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Hadith:un geste de charité envers un voleur, un fornicateur...est louable

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Al Bokhari rapporte un hadith édifiant dans lequel le prophète (prière et salut sur lui) dit : « Un homme avait dit : Je vais faire une aumône. Puis il partit avec son aumône et la mis dans la main d’un voleur. Le lendemain, comme on parlait de cette aumône faite à un voleur, le même homme dit : Ô mon Dieu, louange à Toi ; je vais faire une aumône. Puis, il partit avec son aumône et la déposa dans la main d’une fornicatrice. Le lendemain, on parla de cette aumône faite la veille à une fornicatrice. Le même homme dit encore : Ô mon Dieu ! Louange à Dieu qui m’a fait donner l’aumône à une fornicatrice. Je vais faire encore une aumône. Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un riche. Le lendemain on parla de cette aumône faite à un riche. Le même homme s’écria alors : Ô mon Dieu ! Louange à Toi qui m’as fait donner l’aumône à un voleur, à une fornicatrice et à un riche. Cet homme vit en songe quelqu’un qui lui dit : L’aumône que tu as faite à un voleur servira peut-être à lui enlever dorénavant le désir de voler. Celle faite à une fornicatrice la portera peut-être à s’abstenir de la fornication, et, quant à celle faite à un riche, il y verra peut-être un exemple à imiter et il dépensera (en aumônes) une partie des biens que Dieu lui a donnés. »

La première des subtilités de ce hadith, qui d’ailleurs se retrouve dans beaucoup d’autres, dévoile le travail correctif du messager de Dieu (prière et salut sur lui) qui réoriente la communauté vers une compréhension plus saine des choses. C’est en l’occurrence, l’un des rôles du prophète (prière et salut sur lui) que d’enseigner aux croyants la sagesse.

[Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage] Sourate La Génisse, verset 129

Dans ce hadith, les gens s’attachent à une impression injuste et erronée : celle de croire que l’aumône faite à des voleurs, des fornicateurs et des riches est incohérente. Poussés par leurs préjugés, ils ont institué un genre d’interdiction qui prive ces catégories de personnes, de l’aumône. Pourtant et comme le mentionne la fin du hadith, certaines subtilités peuvent donner à des gestes de charité, une valeur illustre et prolifique. Malheureusement et à l’image de notre société, le nombre de critiques l’emporte sur la qualité de certaines initiatives singulières, au point même de freiner des membres de notre communauté dans le bien. Que de frères et soeurs, face à des procès d’intentions, auraient baissé les bras ? C’est au contraire, le chemin inverse qu’a emprunté notre homme, en troquant les suggestions diaboliques avec l’espoir en Dieu. Quoi qu’on ait pu dire sur lui, et malgré que sa réputation ait été écorchée, son oeuvre avait pour compagnie l’agrément divin, et c’était là le plus important pour lui…

Parmi les autres sagesses de ce hadith, on notera la persévérance dont a fait preuve le protagoniste. Et malgré les jugements de son entourage, il continua à faire preuve de confiance en Allah et à redoubler d’efforts dans ses sacrifices et ses aumônes. Devant ces invitations aux regrets et au désespoir, il a préféré louer son Seigneur et poursuivre sa dynamique de charité. Ainsi, l’espoir en Allah joue comme souvent, un rôle plus que déterminent dans le devenir des oeuvres religieuses. Le prophète (prière et salut sur lui) par cet exemple illustre, nous a démontré que certaines finesses cachées peuvent donner lieu à un agrément divin et une utilité sur les plans sociaux et religieux. C’est d’ailleurs l’un des intérêts des formes d’adorations, que de susciter des avantages pour soi-même et pour les gens en général.

Un élément est également dénoncé de manière implicite dans ce hadith : c’est la croyance erronée de l’entourage. Plusieurs prétextes ont été pris comme base par les gens, afin de rendre illégitime l’aumône à certaines catégories de la société. C’était comme si certaines personnes méritaient de recevoir des aumônes, et d’autres non, et ce, indépendamment de toute loi divine et/ou prophétique. En l’occurrence ici dans notre hadith, les voleurs, les fornicateurs et les riches n’ont pas le droit (selon les codes populaires) de recevoir l’aumône. Et les raisons à cela peuvent être différentes d’après les gens. On pourrait citer par exemple, le caractère de vilénie des deux premiers. En effet, la croyance populaire inviterait alors les gens à croire que les voleurs et les fornicatrices commettent un péché suffisamment grave, pour être privés d’aumône. Ou bien encore, on pourrait croire que le voleur avec l’argent qu’il vole, ou la fornicatrice avec l’argent qu’elle gagne en monnayant ses charmes, n’ont pas besoin de recevoir de l’argent par charité. C’est le même argument qui correspondrait au cas des riches, qui sont suffisamment à l’aise financièrement, pour ne pas être l’objet d’un don.

Ce qui est étonnant dans ce hadith, c’est que malgré la place que prend le péché du vol et de la fornication (qui sont hautement condamnés sur le plan religieux) cela n’empêche pas ces aumônes d’avoir une utilité pour ce genre de pécheurs. Ainsi, le bénéfice social et religieux souligné à la fin du hadith, leur a rendu licite la réception des aumônes. L’abstention au vol permet à certaines personnes de conserver la propriété de leurs biens, de préserver la personne qui allait commettre le vol du châtiment divin, etc. Idem pour la fornicatrice. Pour ce qui est du riche, l’aumône devient une manière, certes insolite mais potentiellement efficace, d’inciter les bien-portants, à s’adonner eux aussi, à l’aumône.

Si on transpose les enseignements de ce hadith sur notre quotidien actuel, on verra qu’un certain nombre de similitudes apparaissent. Parmi elles, les préjugés intempestifs sur les quémandeurs dans la rue. On entend un certain nombre de frères et soeurs justifier leur refus de donner de l’argent à certaines catégories de mendiants. Les remarques sont aussi nombreuses que fantaisistes : « certains sont « en réalité » riches, voire plus riches que ceux qui donnent », « d’autres sont des arnaqueurs qui ont monté un genre de business de mendicité », etc. Même si en effet, ce genre de réalités existe, on ne peut se permettre de généraliser ces phénomènes à toutes les personnes qui sollicitent une aide. On verra même que ceux qui critiquent le plus les mendiants, sont ceux qui ne font jamais (voire très rarement) preuve de charité…!

Quant aux organisations qui travaillent dans l’humanitaire, elles subissent de plein fouet les effets de ces préjugés. Et même si le souvenir de certaines affaires telles que celle de l’ARC plane, on ne peut se réfugier derrière ces malheureux évènements qui relèvent de l’anecdotique, alors que la pauvreté mondiale est loin d’être éradiquée.

Par la grâce d'Allah, un grand nombre d’entités sérieuses existent. Certaines d’entre elles proposent même un retour d’information avec des « rapports de projet » qui permettent de garantir l’accomplissement des « missions » pour lesquelles elles ont été mandatées. Que ces bénéficiaires soient musulmans ou non, il est important de rappeler que le prophète (prière et salut sur lui) ne cherchait pas à faire du favoritisme communautaire lorsqu’on le sollicitait. A ce propos, si certains frères et soeurs s’interrogent sur la validité des aumônes dirigées aux non-musulmans, ils verront que le Coran et la Sunna se sont prononcés favorablement à ce genre d’initiatives. Ceci dit, Allah (exalté soit-il) met un certain nombre de conditions « évidentes » qu’il convient de respecter, et que l’on retrouve en substance, dans le 8ème verset de la sourate l’éprouvée :

[Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables]

Malheureusement, il reste encore des frères et soeurs qui s’obstinent à refuser de donner aux populations non-musulmanes, qu’ils soient sollicités ou non. Nous leur rappellerons que le modèle qu’ils suivent (prière et salut sur lui) se montrait généreux envers les besogneux de quelques confessions qu’ils soient. Comprend cher frère/chère soeur, que les occasions de charité ne se limitent pas à un flux intracommunautaire. Les sources authentiques nous font même état de certaines personnes qui ont bénéficié de la miséricorde divine, en faisant preuve de clémence et de générosité envers les animaux. Que dire alors de ce qui est requis en termes de fraternité humaine ?!

 

http://www.sous-missions.com/articles/zooms/ta-relation-avec-l-argent/

 

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