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Images le savoir
  
AsmaAllah El husna  
 

 
 
Hommes! craignez votre Seigneur, car le tremblement de la dernière
sera quelque chose de terrifiant !" S22 Alhajj ( Le pélérinage) v.1

 

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la sourate 'al ahad' équivaut au 1/3 du coranlire le verser d'Alkorsi après chaque prière permet la rentrée au au Paradie

 

La relation à Dieu en Islam

Pour l'islam, la relation à Dieu ne peut être purement abstraite, elle a besoin de s'exprimer dans le vécu, dans le tissu de la vie quotidienne individuelle et de la cité, sinon elle risquerait d'être vidée de toute substance. La foi est un vécu individuel et social.

  Dans ce sens, ce site a pour vocation éssentielle de véhiculer un savoir pur, authentique, lié à aucun groupe sectaire. D'un autre côté; le débat reste ouvert pour un échange constructif,serieux et respéctueux . Notre seul et unique objectif est de participer à l’élan de la" Da’wa"  par l’entremise d’Internet, qu’Allah nous facilite cette entreprise ne nous oubliez pas dans vos pieuses invocations inchaAllah

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Le Videowall de Islamiates

Méfiez-vous des expériences sentimentales qui se terminent par l’échec !!

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La splendeur de l’Islam  se manifeste clairement encore une fois,  par  le  maintien du  croyant  loin des désirs et des passions amoureuses en lui interdisant toute relation amoureuse extraconjugale. C’est ce que les savants occidentaux reconnaissent aujourd’hui….

Une  étude scientifique récente

 Les scientifiques confirment aujourd'hui que les problèmes sentimentaux ne sont pas  une crise  que les adolescents peuvent surmonter par un peu de distraction.

Des études scientifiques  récentes ont prouvé que l’expression  «cœur brisé»  n’est pas une simple expression  employée dans le sens figuré du mot, mais une réalité parce que le cœur est l’organe le plus sensible dans notre corps.

Des scientifiques de l'université allemande de Tübingen ont prouvé que les problèmes émotionnels n'affectent pas seulement le cœur, mais tout le corps à tel point que  les fonctions de  certaines zones cérébrales  chez les femmes en particulier, sont sérieusement  touchées  après  l'échec   d'une relation amoureuse. Les zones les plus touchées sont celles  responsables des émotions et  de l’enthousiasme. Ainsi que celles responsables  du  sommeil et de nourriture. Il n’est pas étonnant donc   de voir souffrir  des femmes d’anorexie  et de troubles dans leur régime alimentaire   après la  séparation d’avec l’être aimé !

L'étude  qui a été publiée par le magazine allemand  "Focus" confirme que les  "crises  émotionnelles" sont un  problème qui  peut arriver à  tout le monde, à  tout âge et quel que soit le statut de la personne. Sylvia Fawk,  première experte  en crises émotionnelles en Allemagne dit : «J'ai des clients âgés entre 28 et 73 ans. Des députés au Parlement, des personnalités sportives, des  acteurs, des femmes au foyer viennent me voir. »

 

 

 L'étude a confirmé que les hommes souffrent eux  aussi de crises émotionnelles, mais d'une façon différente des femmes. Celles-ci peuvent en effet parler de leurs sentiments à leurs  amis, à leurs  mères  et même à leurs  coiffeurs ! Tandis que les hommes  ne se confient  même pas à leurs   amis les  plus proches !  L'étude a montré que  ce n’est pas juste de croire que  c’est uniquement l’un des partenaires  qui souffre.  Les deux  parties sont  en effet exposées à de grandes souffrances même celle qui prend la décision de la séparation.

 

 L'étude a conclu que le mot «cœur brisé» employé  couramment  a un sens réel et littéral. Le cœur souffre réellement  parce qu’il est  l’un des organes les plus sensibles du corps. L’expert Juergen Schaefer de l'Université de Marburg, en Allemagne déclare : "Quand quelqu'un dit que son cœur lui fait mal à cause de la perte de son  bien-aimé, c'est très vrai au  sens littéral du mot. "

 Comment l'Islam a abordé ce problème?

 Chers frères,  les enseignements apportés par le Prophète Muhammad Paix soit sur lui sont un véritable remède pour  guérir et   prévenir  les maladies de cette époque. Il veut  pour   nous  une bonne et heureuse vie, et surtout  de rester loin des soucis,  des problèmes, des maladies, des souffrances et  des dépressions ...

Le Prophète  Paix et Salut soient  sur lui s’attaque donc  à ce problème dans ces débuts. Ainsi il a  recommandé  à sidna  Ali ibn Abi Talib Qu'Allah soit satisfait de lui : « Ô Ali ne fais pas suivre un regard par un autre, tu maîtrises le premier  mais pas le second ».[Rapporté par Ahmad, Abou Dawoud et Tirmidhi].

Comme nous le savons, toute relation amoureuse  commence par un regard ! C'est pourquoi Dieu nous a ordonné de baisser  notre regard.  Il  dit: «    Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font ».  Verset 30 Sorat Al Nur (La Lumière). Baisser son regard  nous permet de garder  une âme et un esprit purs. Alors que  les regards de convoitise endommagent les  nerfs  et les organes de notre corps, parce que ces regards érotiques les épuisent.

Nous savons aussi  que toute relation amoureuse  se termine obligatoirement par   la fornication ou au moins par  des flirts… L’esprit est par conséquent hanté par l’image de la personne aimée, reste donc éveillé jour et  nuit et perd temps, énergie  et effort...  lorsque  cette relation se termine par l’échec  cela  se reflète négativement sur la santé, le cerveau et le  cœur de la personne.

Le cœur souffre beaucoup à cause  des  relations affectives, qu'elles  aient réussies  ou  échouées.  La meilleure façon de bâtir une relation entre les hommes et les femmes  est le mariage.  C'est  ce que recommandent   les scientifiques  aujourd’hui  et c’ est  ce que l'Islam a d’ailleurs  fait,  il y a quatorze siècles ,  quand il a refusé les relations affectives illégales  et a permis le mariage? !

 Par conséquent, vous  devriez  imaginer quand vous jetez un  regard  qu'Allah a interdit, que votre corps tout entier est mis en état d’alerte. Les hormones sexuelles  sont sécrétées  en abondance  ...le  Sang, le cœur, le cerveau et tous les organes du corps se mettent à se préparer  au processus naturel ... Mais rien ne se passe, sinon des regards et des discussions  ... A force que cela se répète les organes du corps s’affaiblissent, perdent leur  immunité et deviennent plus sensibles aux maladies graves et chroniques.

Chers frères Méfiez-vous des relations affectives et la première chose  à faire est  de baisser son regard. Le regard est une  des flèches de Satan, quiconque l’abandonne par crainte du Miséricordieux, Dieu le récompensera une lumière dont il trouvera le plaisir dans son cœur.

--------------------

Ecrit par: Abduldaem Al-Kaheel

www.kaheel7.com/fr

 Références:

http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4184048,00.html

Méfiez-vous des expériences sentimentales qui se terminent par l’échec !!

 

 

 

 

La splendeur de l’Islam  se manifeste clairement encore une fois,  par  le  maintien du  croyant  loin des désirs et des passions amoureuses en lui interdisant toute relation amoureuse extraconjugale. C’est ce que les savants occidentaux reconnaissent aujourd’hui….

Une  étude scientifique récente

 Les scientifiques confirment aujourd'hui que les problèmes sentimentaux ne sont pas  une crise  que les adolescents peuvent surmonter par un peu de distraction.

Des études scientifiques  récentes ont prouvé que l’expression  «cœur brisé»  n’est pas une simple expression  employée dans le sens figuré du mot, mais une réalité parce que le cœur est l’organe le plus sensible dans notre corps.

Des scientifiques de l'université allemande de Tübingen ont prouvé que les problèmes émotionnels n'affectent pas seulement le cœur, mais tout le corps à tel point que  les fonctions de  certaines zones cérébrales  chez les femmes en particulier, sont sérieusement  touchées  après  l'échec   d'une relation amoureuse. Les zones les plus touchées sont celles  responsables des émotions et  de l’enthousiasme. Ainsi que celles responsables  du  sommeil et de nourriture. Il n’est pas étonnant donc   de voir souffrir  des femmes d’anorexie  et de troubles dans leur régime alimentaire   après la  séparation d’avec l’être aimé !

L'étude  qui a été publiée par le magazine allemand  "Focus" confirme que les  "crises  émotionnelles" sont un  problème qui  peut arriver à  tout le monde, à  tout âge et quel que soit le statut de la personne. Sylvia Fawk,  première experte  en crises émotionnelles en Allemagne dit : «J'ai des clients âgés entre 28 et 73 ans. Des députés au Parlement, des personnalités sportives, des  acteurs, des femmes au foyer viennent me voir. »

 

 

 L'étude a confirmé que les hommes souffrent eux  aussi de crises émotionnelles, mais d'une façon différente des femmes. Celles-ci peuvent en effet parler de leurs sentiments à leurs  amis, à leurs  mères  et même à leurs  coiffeurs ! Tandis que les hommes  ne se confient  même pas à leurs   amis les  plus proches !  L'étude a montré que  ce n’est pas juste de croire que  c’est uniquement l’un des partenaires  qui souffre.  Les deux  parties sont  en effet exposées à de grandes souffrances même celle qui prend la décision de la séparation.

 

 L'étude a conclu que le mot «cœur brisé» employé  couramment  a un sens réel et littéral. Le cœur souffre réellement  parce qu’il est  l’un des organes les plus sensibles du corps. L’expert Juergen Schaefer de l'Université de Marburg, en Allemagne déclare : "Quand quelqu'un dit que son cœur lui fait mal à cause de la perte de son  bien-aimé, c'est très vrai au  sens littéral du mot. "

 Comment l'Islam a abordé ce problème?

 Chers frères,  les enseignements apportés par le Prophète Muhammad Paix soit sur lui sont un véritable remède pour  guérir et   prévenir  les maladies de cette époque. Il veut  pour   nous  une bonne et heureuse vie, et surtout  de rester loin des soucis,  des problèmes, des maladies, des souffrances et  des dépressions ...

Le Prophète  Paix et Salut soient  sur lui s’attaque donc  à ce problème dans ces débuts. Ainsi il a  recommandé  à sidna  Ali ibn Abi Talib Qu'Allah soit satisfait de lui : « Ô Ali ne fais pas suivre un regard par un autre, tu maîtrises le premier  mais pas le second ».[Rapporté par Ahmad, Abou Dawoud et Tirmidhi].

Comme nous le savons, toute relation amoureuse  commence par un regard ! C'est pourquoi Dieu nous a ordonné de baisser  notre regard.  Il  dit: «    Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font ».  Verset 30 Sorat Al Nur (La Lumière). Baisser son regard  nous permet de garder  une âme et un esprit purs. Alors que  les regards de convoitise endommagent les  nerfs  et les organes de notre corps, parce que ces regards érotiques les épuisent.

Nous savons aussi  que toute relation amoureuse  se termine obligatoirement par   la fornication ou au moins par  des flirts… L’esprit est par conséquent hanté par l’image de la personne aimée, reste donc éveillé jour et  nuit et perd temps, énergie  et effort...  lorsque  cette relation se termine par l’échec  cela  se reflète négativement sur la santé, le cerveau et le  cœur de la personne.

Le cœur souffre beaucoup à cause  des  relations affectives, qu'elles  aient réussies  ou  échouées.  La meilleure façon de bâtir une relation entre les hommes et les femmes  est le mariage.  C'est  ce que recommandent   les scientifiques  aujourd’hui  et c’ est  ce que l'Islam a d’ailleurs  fait,  il y a quatorze siècles ,  quand il a refusé les relations affectives illégales  et a permis le mariage? !

 Par conséquent, vous  devriez  imaginer quand vous jetez un  regard  qu'Allah a interdit, que votre corps tout entier est mis en état d’alerte. Les hormones sexuelles  sont sécrétées  en abondance  ...le  Sang, le cœur, le cerveau et tous les organes du corps se mettent à se préparer  au processus naturel ... Mais rien ne se passe, sinon des regards et des discussions  ... A force que cela se répète les organes du corps s’affaiblissent, perdent leur  immunité et deviennent plus sensibles aux maladies graves et chroniques.

Chers frères Méfiez-vous des relations affectives et la première chose  à faire est  de baisser son regard. Le regard est une  des flèches de Satan, quiconque l’abandonne par crainte du Miséricordieux, Dieu le récompensera une lumière dont il trouvera le plaisir dans son cœur.

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Ecrit par: Abduldaem Al-Kaheel

www.kaheel7.com/fr

 

Références:

http://www.dw-world.de/dw/article/0,,4184048,00.html

 
 

Pourquoi le sang est-il rouge ?

Globules rouges
Hématies du sang humain appelées aussi globules rouges à cause de leur forme et de leur couleur.

La principale substance constitutive du sang, du point de vue fonctionnel, c'est le globule rouge. C'est lui qui transporte l'oxygène des poumons vers les muscles et c'est encore lui qui débarrasse ces derniers de leur principal déchet : le dioxyde de carbone. Le globule rouge contient de l'hémoglobine qui est un pigment rouge. La molécule d'hémoglobine contient des atomes de Fer, c'est lui qui confère au sang sa teinte particulière.

L'élément Fer possède un spectre d'émission qui comporte une raie visible au niveau de la longueur d'onde correspondant à la couleur rouge (à chaque longueur d'onde de la lumière correspond une couleur). Ce spectre est une sorte de « carte d'identité » de l'élément car chaque élément a un spectre différent de celui des autres. Lorsque le Fer est exposé à un faisceau de lumière blanche (addition de toutes les couleurs), il absorbe toutes les longueurs d'ondes visibles et il renvoie seulement des photons dont la longueur d'onde correspond au rouge. L'œil d'un observateur ne voit donc que le rouge.

http://cyberzoide.developpez.com/pourquoi/index.php3?page=sang

http://www.e-monsite.com/manager/#modules__p=blog&onglet=ajout

 

  • e6un7

Soubhana Allah ,le corps humain: un système de recyclage parfait

 

Le système de recyclage du corps humain possède une structure parfaite. Chaque instant, les nombreux déchets nuisibles, les cellules mortes, les corps étrangers qui entrent et se font neutralisés par le système de défense ainsi que beaucoup d’autres substances inutiles circulent dans notre corps. Or, aucun de ces derniers ne nuit au corps. 


Car dans le corps, il se trouve des systèmes capables de jeter ces substances dehors ou bien de valoriser ces dernières dans les opérations effectuées à l’intérieur du corps. Nous pouvons donner comme exemple les globules rouges qui sont renouvelées constamment. La durée de vie de ces globules est d’environ 120-130 jours. Les globules rouges “âgés” meurent dans le foie, la rate et la moelle osseuse. Et de nouveaux globules rouges sont constamment produits à la place ceux qui meurent. Chaque seconde 10 millions de globules rouges meurent et chaque jour 200 milliard de nouvelles cellules sont créés à la place. De cette manière, tous les globules rouges du corps sont complètement renouvelés tous les 4 mois environ.

Grâce au système de recyclage de notre corps, les molécules de fer qui se trouvent à l’intérieur des globules rouges sont entreposés et prêts à être utiliser dans la production de nouveaux globules rouges. Ceci est un exemple de planification industriel excellent. Le corps humain, avec toutes ses qualités, est le propre du miracle.

Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela (le Coran), la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose ? (Sourate Fussilat, 53)

Harun Yahya

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Islam : La Réforme dont nous avons besoin

 

Cela fait des décennies que l’on parle de réforme dans le monde musulman. Les débats sont intenses et les affrontements intellectuels nombreux entre les tenants de « la nécessaire réforme » destinée à libérer l’esprit musulman et ceux qui s’y opposent à « la soi-disant réforme » qui en fait cacherait soit une trahison des principes de l’islam soit une dangereuse occidentalisation. On s’accorde à reconnaître que les musulmans à travers le monde peinent à trouver des réponses adéquates aux défis contemporains, que les crises (religieuse, identitaire, scientifique, politique ou économique) qu’ils traversent sont profondes, qu’un réveil s’impose mais les divergences quant aux moyens à mettre en œuvre et aux finalités de cet engagement sont inextricables.

 

Le concept qui revient le plus souvent dans les débats est celui d’ « ijtihâd » lequel signifie « la lecture critique des textes islamiques de référence » (Coran et tradition prophétique) et qui doit permettre de promouvoir une approche historique et contextualisée du texte révélé en même temps qu’il invite la rationalité humaine à plus de créativité dans l’élaboration de réponses aux problèmes de notre temps.

Le concept est omniprésent dans la littérature musulmane contemporaine et pourtant rien ne semble véritablement évoluer : les crises demeurent, voire s’amplifient, et l’intelligence musulmane paraît en panne dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, l’éthique appliquée, les sciences, la démocratisation, le respect des droits fondamentaux dont ceux des femmes, la violence, etc. Quelles sont les raisons de ces blocages, comment inverser cette malheureuse spirale ?

Les savants musulmans (‘ulamâ’) des différentes tendances de l’islam ne sont pas d’accord sur les différentes définitions et interprétations des concepts clefs de la terminologie islamique. Pour les littéralistes et les traditionalistes, la « sharî’a » est un corps de lois qui forment un univers de référence clos et atemporel qui s’oppose à toute adaptation, à toute évolution et à toute lecture prenant en compte l’histoire ou le contexte.

La tradition réformiste, au contraire, a très tôt défini le concept de sharî’a comme « la voie de la fidélité aux principes de l’islam » au cœur de laquelle les domaines du dogme et de la pratique (al-‘aqîda, al-‘ibadât) sont distincts du domaine des affaires sociales et des relations interpersonnelles (al-mu’âmalât) : les prescriptions sont immuables dans les deux premiers alors les textes offrent une large marge de manœuvre à la rationalité humaine, et donc à l’ijtihâd, dans le second.

L’approche réformiste est depuis longtemps très connue et très répandue dans les sociétés et les communautés musulmanes à travers le monde et pourtant rien ne semble avancer. Les appels à l’ijtihâd sont permanents mais les résultats de ce dernier siècle sont peu probants.

L’une des raisons majeures de cet état de fait tient sans doute aux déficits dans les fondements de l’approche réformiste elle-même. On lit et on étudie depuis des décades des productions de ‘ulamâ’ qui travaillent de façon approfondie sur les textes, proposent de nouvelles interprétations et tentent ainsi d’apporter de nouvelles réponses aux nouveaux défis.

 

La contribution de ces savants du droit et de la jurisprudence musulmane ( fuqahâ’ ) est phénoménale et nul ne peut ignorer l’importance de leurs études et apports. Questionnés par le réel, interpellés par la nature des nouveaux défis (scientifiques, sociaux, économiques, etc.), les fuqahâ’ tentent d’offrir des réponses adaptées à leur époque : la nature même de leur travail exclusivement orienté sur les textes les met dans une position de perpétuel suivisme. Le monde avance, ils le suivent.

 

Réformer la lecture et la compréhension des textes consiste donc uniquement pour eux à s’adapter aux nouvelles réalités de l’époque. On pourrait imaginer que cela soit suffisant pour mettre en branle la nécessaire réforme mais force est de constater que cette approche, malgré l’apparence du mouvement et du renouveau, pêche quant à l’efficience des propositions. Ce sont des spécialistes des textes révélés qui discutent et jugent du monde sans avoir toujours une compréhension profonde de la complexité des domaines sur lesquels leur jugement se portent.

Ils s’expriment avec autorité sur les domaines de l’économie, des sciences exactes ou humaines sans maîtriser les savoirs et les savoir-faire nécessaires non seulement à s’adapter au monde mais à le transformer à la lumière des exigences de l’éthique islamique (respect de l’intégrité de la personne, justice sociale, égalité, etc.) Les savants et les penseurs musulmans ne représentent une force de propositions dans aucun de ces domaines.

Ce que cache cette réalité est, dans les faits, une crise d’autorité. Le chaos règne quant à savoir qui parmi les ‘ulamâ’ dit quoi et qui est légitimé à le dire : les avis de ces derniers sont souvent contradictoires et personne ne sait très bien à qui se référer. Au surplus, les ‘ulamâ’ sont jaloux de leur autorité dans les domaines de l’élaboration de la norme et des opinions juridiques (fatwâ) et ils ressentent souvent comme une intrusion dangereuse le questionnement ou la participation des spécialistes des sciences dites « profanes » dans l’élaboration d’une jurisprudence musulmane contemporaine. Sous prétexte que ces derniers ne sont pas des spécialistes du droit islamique, ils n’auraient rien à dire sur la question et seraient dénué de toute autorité en la matière.

La réforme radicale dont nous avons besoin se situe très exactement à ce niveau. Il s’agit de déplacer le centre de gravité du pouvoir et de l’autorité des ‘ulamâ’ au niveau du fondement du droit et de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh). En effet les textes ne sont pas les seules références normatives du droit musulman mais l’univers - le livre du monde selon l’expression d’al-Ghazâlî - est une source qu’il faut placer au même niveau que les textes.

Les savants et experts, spécialistes des sciences expérimentales (physique, biologie, psychologie, médecine, etc.), des sciences exactes ou des sciences humaines (philosophie, sociologie, économie, etc.) doivent pouvoir contribuer à l’élaboration de l’éthique musulmane contemporaine. Maîtrisant mieux les différents domaines de la connaissance contemporaine, ils sont mieux à même d’orienter la réflexion des ‘ulamâ’ et de produire une réforme de transformation par l’éthique plutôt que d’adaptation par la nécessité (comme c’est le cas aujourd’hui).

L’ijtihâd contemporain n’est pas seulement l’affaire des spécialistes des textes. Si nul ne peut contester leurs compétences dans ce domaine, il importe de convoquer à la table de cette lecture critique des textes, des femmes et des hommes versés dans les différentes sphères de l’activité humaine afin qu’ils puissent s’exprimer, proposer de nouvelles visions, de nouvelles orientations de réformes fidèles à l’éthique mais en phase avec les questions et les crises de l’époque.

Il s’agit d’établir des espaces d’un ijtihâd concerté qui, à différents niveaux (des questions globales aux réalités nationales), réconcilient les musulmans ordinaires avec leurs références en leur restituant une parole, une compétence, une autorité. Les chantiers sont immenses : la promotion de l’esprit critique et la réforme de l’éducation islamique et générale ; l’élaboration d’une éthique musulmane en matière de science ; la proposition d’alternatives en matière économique globale autant que locale ; la transformation radicale du statut des femmes dans les sociétés et communautés musulmanes ; la démocratisation, la formation de la société civile autant que la gestion de la violence et du rapport à autrui, etc.

La réforme radicale que nous appelons de nos vœux exige un déplacement du centre de gravité du pouvoir religieux à l’intérieur de l’univers islamique. Elle exige la conscientisation de chacun et établit que la libération des esprits et des consciences ne se fera que par la participation des acteurs directement concernés. Avec les ‘ulamâ’ des textes (an-nusûs) nous avons besoin de ‘ulamâ’ du contexte et de l’environnement (al-wâqi’) qui soient capables de donner, concrétiser un processus de réforme qui offre aux musulmans la possibilité de devenir une force de proposition pour transformer le monde et non seulement pour s’y adapter.

Le rôle de l’Occident et de ses intellectuels est ici majeur : par leurs questions, par leurs critiques constructives, par leur capacité à écouter la multiplicité des voix qui s’expriment parmi les musulmans (et non pas seulement celles qui apparemment leur plaisent), ils peuvent devenir les partenaires de cette révolution de perspectives. Au creuset de cette dynamique, tous les acteurs de ce dialogue critique découvriront qu’ils partagent de nombreuses valeurs universelles communes malgré la différence de route qu’ils empruntent et qu’il est possible non seulement de cheminer ensemble mais de s’engager ensemble à rendre ce monde meilleur. Loin des sirènes qui appelleraient à une modernisation sans principes et sans âme, il s’agit d’établir ensemble les principes éthiques d’une réforme de la résistance et de la transformation du monde au nom de la justice et de la dignité des êtres humains malheureusement oubliés dans le désordre de l’actuel ordre globalisé.

 

Islam : La Réforme Radicale

 
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