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Images le savoir
  
AsmaAllah El husna  
 

 
 
Hommes! craignez votre Seigneur, car le tremblement de la dernière
sera quelque chose de terrifiant !" S22 Alhajj ( Le pélérinage) v.1

 

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la sourate 'al ahad' équivaut au 1/3 du coranlire le verser d'Alkorsi après chaque prière permet la rentrée au au Paradie

 

La relation à Dieu en Islam

Pour l'islam, la relation à Dieu ne peut être purement abstraite, elle a besoin de s'exprimer dans le vécu, dans le tissu de la vie quotidienne individuelle et de la cité, sinon elle risquerait d'être vidée de toute substance. La foi est un vécu individuel et social.

  Dans ce sens, ce site a pour vocation éssentielle de véhiculer un savoir pur, authentique, lié à aucun groupe sectaire. D'un autre côté; le débat reste ouvert pour un échange constructif,serieux et respéctueux . Notre seul et unique objectif est de participer à l’élan de la" Da’wa"  par l’entremise d’Internet, qu’Allah nous facilite cette entreprise ne nous oubliez pas dans vos pieuses invocations inchaAllah

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Le Videowall de Islamiates

Dossier sur la sorcellerie

 
 
Djin
Il existe trois sortes de sorcellerie 
 
La sorcellerie, semble aussi vieille que l’humanité. On en trouve trace dans les civilisations les plus anciennes. Tous les prophètes envoyés par Allah à une nation se firent insulter de magiciens ou de possédés. Allah dit dans le saint Coran :[ Ainsi, aucun Messager n’est venu à leurs prédécesseurs sans qu’ils n’aient dit : « C’est un magicien ou un possédé » ! ][ S51, v52 ] 

La sorcellerie se divise en trois catégories : 

- Sorcellerie figurée. 

- Sorcellerie d’illusion ou encore de prestidigitation. 

- Sorcellerie réelle. 

La première catégorie se base sur des arcanes chimiques, sur la légèreté de la main et la capacité de tromper et de mentir sur les faibles d’esprit. Elle est connue à notre époque par le charlatanisme. Ceux qui pratiquent ce genre de magie n’ont pas, dans la majorité des cas, de lien direct avec les diables comme ceux qui pratiquent la magie réelle. Mais plutôt le savoir-faire et la connaissance des propriétés des matières chimiques, des arcanes, du caractère des gens et la manière de les influencer et de les tromper. 


Exemples de tours de Sorcellerie figurée : 


Souffler sur un bout de tissus et y mettre le feu 

Le charlatan se base encore une fois sur une matière chimique : le phosphore qui s’enflamme au contacte de l’air. Lorsqu’une personne consulte le charlatan pour une maladie quelconque, ce dernier passe un bout de tissu sur le corps comme s’il récupérait la sueur du malade, ensuite il le met dans une boite fermée dont les parois sont enduites de phosphore puis demande au patient de répéter quelques versets avec lui. Il ouvre rapidement la boite et demande au malade de souffler. Le chiffon s’enflamme directement. le charlatan lui fait croire alors qu’il était atteint de la maladie du feu et qu’elle vient de sortir de sa bouche. 


L’écriture avec l’ancre magique 

Cette ruse est basée sur une arcane chimique dans laquelle on utilise le jus de citron ou le jus d’oignon. Le charlatan s’en sert pour écrire sur du papier blanc se qu’il veut faire croire ou écrit le nom d’une maladie en particulier, ensuite il place la feuille sur la poitrine du malade et lui demande de fermer les yeux et de répéter avec lui quelques versets pour le tromper. Il prépare ensuite des braises et y met de l’encens puis passe la feuille au-dessus. Lorsque la feuille chauffe l’écriture apparaît. Il fait croire ainsi au client que les esprits connaissaient sa maladie et l’ont écrite. 

Dans la deuxième catégorie le magicien utilise deux choses importantes par lesquels il peut agir sur l’imagination de l’ensorcelé comme il veut, il lui fait voir ce qu’il veut, c’est deux choses sont : l’ensorcellement des yeux et l’épouvantement. 

Exemples: 

1- Le magicien rassemble les gens autour d’une vache ou d’une chamelle puis ensorcelle leurs yeux. Il stationne au niveau de la tête une fois puis au niveau de la partie postérieure une autre fois. Par l’influence de la magie, les gens croient qu’il rentre par la bouche et ressort par le derrière de l’animal. 

2- Ce que font les clowns comme mensonge et tromperie: faire rentrer un œuf par la bouche et le faire ressortir par l’œil, avaler une quantité de lames de rasoirs reliés par un fil ou mettre une femme dans une boite qu’on transperce par la suite de plusieurs épées sans que la femme ne soit atteinte. 

3- Certains escroqueurs remplissent des valises de feuilles blanches que l’ensorcelé croit être de l’argent ( à blanchir). Le magicien l’attire en lui disant : « je te donne cent mille contre dix mille » et l’ensorcelé se fait avoir. Après quelques heures l’influence de la magie disparaît les cent mille deviennent des feuilles blanches sans valeur. 

4- Le magicien influence la pensée de la personne qui se soumet à lui et lui donne tout son argent de plein gré. Lorsque le pouvoir de la magie disparaît, l’ensorcelé découvre qu’il a été envoûté et volé. 

Dans la troisième catégorie, le sorcier utilise des incantations, des talismans, des sorts sataniques et des nœuds qui ont une forte influence dans les cœurs, les corps et les esprits 

Exemples: 

1- On envoie au sorcier une chose appartenant à la personne que l’on désir ensorceler tel un morceau de ses vêtements, ses cheveux ou ses ongles. Si cela est impossible, le sorcier se contente du nom de sa mère pour pouvoir trouver un signe par lequel il relie le sort et l’ensorcelé. Le sorcier fait des nœuds contenant la trace de l’ensorcelé et lit ensuite ses formules sataniques par lesquelles il demande l’aide aux mauvais esprits. Ces satans qu’il adore et auxquels il obéit en dehors d’Allah, l’aident et lui mettent à disposition des mauvais esprits qui s’attachent au corps de la personne visée. Le Satan attaché à l’ensorcelé s’appelle “le serveur de la magie”. Il l’accompagne jusqu’à ce qu’il trouve l’occasion propice pour pénétrer dans son corps et ne le relâche plus jusqu’à ce que le sort soit annulé et les nœuds défaits. Les nœuds attachés aux feuilles contenant les formules sataniques sont mises dans un endroit proche ou lointains de l’ensorcelé. 

Aïcha la femme de Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a rapporté que ce dernier avait été ensorcelé au point qu’il s’imaginait avoir fait une chose qu’il n’avait pas faite. Or, un certain jour qu’il était chez moi (dit-elle), il invoqua Allah à plusieurs reprises, puis il me dit : « Oh Aïcha, sais-tu qu’Allah vient de me donner la décision que je lui avais demandée.- Et comment cela, ô envoyer d’Allah, demandais-je.- Deux hommes, me répondit-il, vinrent à moi ; l’un s’assit à mon chevet, l’autre à mes pieds. Puis l’un d’eux dit à son compagnon : « De quoi souffre cet homme ? - Il a été ensorcelé.- Qui l’a ensorcelé ? - Lebid ben El Asam, le juif des Benou Zoraïq. -Et sur quoi ? - Sur un peigne, une mèche de cheveux et l’enveloppe d’une spathe de palmier mâle.- Ou sont ces objets ? - 

Dans le puits de Dzou Arouan. » Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) accompagné d’un groupe de ses compagnons, se rendit au puits; il le vit entouré de palmiers. Revenant alors auprès de Aïcha, il dit : « Par Allah ! on aurait dit que son eau était une infusion de henné et que ses palmiers avaient des têtes de démon.- O envoyé d’Allah, demanda Aïcha, as-tu retiré ces objets ?- Non, répondit-il, parce qu’Allah m’avait soulagé et guéri et que j’ai craint de provoquer par-là une animosité contre les fidèles. » Ensuite il donna l’ordre de combler le puits. [Rapporté par Al Bokhari] 


Verdict de l’islam concernant la sorcellerie et la peine du sorcier 


Le jugement de la magie se scinde en deux parties 
La sorcellerie réelle et la sorcellerie illusionniste 

Ces deux sortes de magie ne sont réalisées qu’avec l’aide des chayatines (satans) et leur adoration par les actes et les paroles, que ce soit directement ou indirectement. Ces deux sortes de magie ne sont que mécréance et association à Allah -le Très Haut-. Il n’est pas permis au musulman de les apprendre ni de les enseigner. 

Allah -le Très Haut- dit : [Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. 

Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ ce pouvoir ] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! (102)][ Al-Baqarah (2)] 

[ Jette ce qu'il y a dans ta main droite; cela dévorera ce qu'ils ont fabriqué. Ce qu'ils ont fabriqué n'est qu'une ruse de magicien; et le magicien ne réussit pas, où qu'il soit ». (69)][ Ta-Ha (20)] 

Personne ne peut soumettre ni posséder les djinns après l’invocation de Salomon (paix et bénédiction d’Allah sur lui) [ Il dit : « Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil. C’est Toi le grand Dispensateur. »(35) ][ Sad (38)] 


Quel est donc le secret de la relation qu’ont les magiciens avec les satans ? Les satans mécréants parmi les djinns choisissent la mécréance, l’association et les interdits ; Ibliss et son armée parmi les satans désirent et cherchent le mal [ Il dit encore : « Vois-Tu ? Celui que Tu as honoré au-dessus de moi, si Tu me donnais du répit jusqu’au jour de la Résurrection, j’éprouverai, certes, sa descendance, excepté un petit nombre [parmi eux] ». (62)][ Al-Isra (17)]. Lorsque l’âme ou l’humeur de l’être humain se pervertissent, ce dernier désire tout ce qui nuit et y éprouve un énorme délice. Lorsqu’il s’approche des satans par ce qu’ils désirent comme mécréance et association, l’homme doit leur remettre des “pots-de-vin” en échange de leur service: La relation est donc basée sur la mécréance. 

Les satans ne répondent aux sorciers que lorsque ces derniers mécroient en Allah. La mécréance prend différentes formes selon les désirs des satans : L’écriture des versets coraniques avec l’urine ou le sang des menstrues ; jeter ou enterrer le coran dans les poubelles ou les toilettes après l’avoir déchiré ; consacrer aux diables certaines prières comme la prière de Fajr ou celle de l’Asr. 


Cette mécréance est le prix de l’apprentissage de cette magie. 

La peine légale « Hadd » de celui qui pratique la magie est la condamnation à mort. Le sorcier qui commet dans sa magie un acte qui fait sortir de l’Islam sera tué car il s’est détourné de la religion. Si sa magie a causé la mort de quelqu’un, on le tuera par loi du talion. Toutefois, il y a divergence au sujet de la peine légale de celui qui ne pratique pas dans sa magie quelque chose qui le fait sortir de l’Islam et qui n’a point tué. 

L’avis le plus correct est qu’il soit tué en raison de son apostasie: tel est l’avis d’Abou Anifa, l’Imam Malick et l’Imam Ahmad ( qu’Allah leur fasse miséricorde ) car il est devenu mécréant à cause de sa magie ; la preuve : [Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. 

Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ ce pouvoir ] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! (102) ][ Al-Baqarah (2)] 

Dans le sahih d’Al-Bokhari : Bajala Ben Abda a dit : « Omar Ben Al-Khattab (qu’Allah l’agrée) a écrit : Tuez tout magicien et toute magicienne ; nous en avons tué trois. » 

Selon l’Imam Malick dans Al-Mouwatta, il a été certifié que Hafsa la mère des croyants (qu’Allah l’agrée) avait ordonné de tuer une esclave qui lui appartenait pour l’avoir ensorcelé ; elle fut exécutée alors. 


La magie figurée

Comme il a été démontré auparavant ce genre de magie est une sorte de tromperie qui se base sur l’habilité et la légèreté de la main. Il n’atteint pas le degrés de mécréance, donc dans ce cas, le sorcier peut ne pas être tué mais seulement punis. 


Consulter les sorciers et les devins 

La consultation des sorciers et des devins est devenue monnaie courante de nos jours, en effet de nombreux musulmans veulent causer du mal et tenter leurs frères dans l’islam. Faire du mal et affecter un musulman est un péché énorme. Allah -le Très Haut- dit : [ Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident. (58)][ Al-Ahzab (33)] [ Ceux qui font subir des épreuves aux croyants et aux croyantes, puis ne se repente pas, auront le châtiment de l’enfer et le supplice du feu.(10)][ Al-Buruj (85)] 

Abou Mass’oud a dit : « Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a déclaré illicite le prix du chien, la dot de la femme adultère et les honoraires des magiciens. »[Rapporté par Al Bokhari] 

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) a rapporté que l’envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « le musulman est le frère du musulman: il ne doit ni le trahir, ni le mentir ni tarder à le secourir. La personne du musulman est sacrée pour tout musulman comme ils le sont : son bonheur, ses biens et son sang. La piété se trouve là (et il montra le cœur). Il suffit à un homme de commettre un acte de mal envers son frère en le méprisant » [Rapporté par Al-Tirmidhi] 

Le pire, c’est que le mal ne se restreint pas aux frères dans l’islam mais affecte les proches parents. On trouve alors des mères qui ensorcellent leurs fils pour qu’ils ne se détournent pas d’elles en faveur de leurs épouses ou des femmes qui ensorcellent leurs maris pour qu’ils ne les quittent pas. Tout cela est une ignorance de leur part et un embellissement de leur acte par satan. Ils ignorent que la magie a des conséquences douloureuses hormis celles qu’ils désirent comme par exemple des maux de tête qui ne peuvent pas être calmés même si l’on prend les plus fort antalgiques, des douleurs dorsales et d’articulation, l’insomnie, des dépressions ou des maux de ventre si le sort était mis dans la boisson ou la nourriture… 

On rapporte que Aïcha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certaines personnes ayant interrogé l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) au sujet des devins en obtinrent la réponse suivante : « Leurs paroles n’ont aucune valeur.- Mais, ô l’Envoyé d’Allah, répliquèrent-ils, il arrive par moments qu’ils nous rapportent des choses qui se vérifient.- Ces paroles vérifiées, repartit l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) ils les tiennent par surprise des génies qui les jettent dans l’oreille de son maître (le devin) et ceux-ci les mélangent avec cent discours mensongers. » [Rapporté par Al Bokhari] 

Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui consulte un devin au sujet de quelque chose et le croit, ses prières ne seront pas acceptées pendant quarante jours.» [Rapporté par Moslim] 

Selon Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui consulte un devin ou un sorcier et le croit, il a mécru en ce qui a été descendu sur Mohammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) [Rapporté par Ahmad] 


Deux sortes de personnes consultent les sorciers et les devins 

Ceux qui les consultent en sachant que leur but ne peut être réalisé qu’avec l’aide des chayatines (satans) et le rapprochement vers eux en mécroyant en Allah. S’ils acceptent cela et appliquent ce qu’on leur demande, nul doute qu’ils ont mécru car on peut leur ordonner de participer à la mécréance et à l’association en égorgeant pour satan. 

Ceux qui les consultent en ignorant leur manière de faire et que l’association et la mécréance sont derrière tout cela. Ceux-là, tombent dans deux dangers 

a- Ils ne sont pas à l’abri de la ruse du sorcier lui-même. 

b- Ils rentrent dans le cadre du hadith cité auparavant.
 
 
La sorcellerie dans l'islam, le Christianisme et le Judaisme
 
 
Dans l'ancien testament, l'on faisait déjà référence à la sorcellerie. Elle est qualifiée de pratique abominable. De ce fait, les praticiens sont soumis à des condamnations strictes et fermes. Augure, devin, astrologue, enchanteur et magicien rentrent tous dans cette catégorie. Les personnes qui en font partie sont susceptibles de subir une mort par lapidation. En Europe, les croyances païennes caractérisent les sorcières comme de simples femmes de chamans qui subissent le revers de la propagande chrétienne les qualifiant d'êtres malveillants. La pratique de la magie était déjà connue par les Européens bien avant l'arrivée duchristianisme. La magie faisait alors partie de la vie quotidienne. Avec l'arrivée des clergés, la population pensait apprendre une autre forme de magie et ne s'attendait pas du tout à une toute nouvelle réforme. C'est peut être pour cela que la chrétienté intègre les pratiques ancestrales en reprenant l'emploi de talismans et d'amulettes ainsi que les figurines des Saints et du Christdans les lieux de culte. En général, la sorcellerie désigne les pratiques qui visent à influencer les énergies d'un lieu, d'une personne ou d'un objet.

 
Les néo-païens associent la sorcellerie à une forme de projection chrétienne. Et pour cause, bien avant le monothéisme, des traditions religieuses et de magie blanche avaient déjà pour objectif de contrer les praticiens de la sorcellerie classée comme étant de la magie noire. Des anciennes écritures en provenance de Babylone et d'Égypte prouvent cette affirmation. Le fait que le praticien a le pouvoir d'agir sur l'esprit provoque de la malchance, des maladies inexplicables voire une mort brutale.

 
Face à ces effets négatifs, une autre forme de magie visant à rompre la malédiction voit le jour. Celle-ci a la capacité de briser l'enchantement et le sortilège. Ces idées reçues expliquent peut être la raison pour laquelle l'on considère bon nombre de pratiques magiques comme des actes de sorcellerie. Parmi les pratiques les plus connues, l'on peut citer la confection de poupées en cire, en argile ou en chiffon qui représente une personne réelle sur laquelle l'on désire jeter des sorts. Pour cela, toutes les actions que l'on inflige à la poupée se transmet directement à la personne que l'on souhaite atteindre. C'est ce que l'on a l'habitude d'appeler « la poupée vaudou ». L'on peut également évoquer la nécromancie. Il s'agit d'une pratique qui permet d'entrevoir l'avenir grâce à l'intervention d'un mort. D'après de nombreuses croyances, les pouvoirs que les sorcières et les sorciers détiennent leur ont été procurés après qu'ils aient signé des pactes avec le diable. Ils lui offrent leurs âmes et en contrepartie, celui-ci leur donne des pouvoirs surhumains. Pour les chercheurs, il s'agit d'une explication simpliste pour expliquer leurs pouvoirs surnaturels tels que tourmenter les esprits ou voler dans les airs.
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Mais c'est en Afrique que la pratique de la sorcellerie connaît une plus grande importance. Elle fait partie de nombreuses traditions et les cultes magiques entrent dans les us et coutumes. Le Vaudou, le Candomblé, l'Obeah et la Santeria sont originaires de ce continent. Les praticiens sont classés en deux catégories. D'un côté, l'on retrouve le « inyanga » qui veut dire guérisseur. Son travail consiste à recourir à une autre forme de magie pour soigner des maux causés par la sorcellerie. Il fournit des gris-gris censés conjurer le mauvais sort et libérer sa clientèle du joug du mal. Et d'un autre côté, l'on rencontre le « thakatha » qui pratique des actions malveillantes pour détruire autrui. Parfois, l'on retrouve une troisième entité baptisée « sangoma ». Il correspond à un devin qui se dit avoir le don de voir en l'avenir. Il prédit le futur, détecte les maladies et arrive même à identifier le responsable du mal ou l'identité du sorcier. Selon plusieurs sources, la différence entre les autres formes de magie et la sorcellerie réside dans le but de la pratique, la dernière étant toujours qualifiée de vecteur des forces du mal.

 

Les symptomes de la sorcellerie, de la possession, et du mauvais oeil 

La magie de la désunion

Allâh (تعالى) a dit : {Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : "Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant"; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse.} (2/102)

Selon Jabir (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Iblis place son trône sur la mer. Puis il envoie ses armées à travers le monde. Celui de ses agents qui est le plus proche de lui est celui qui provoque la plus grande corruption. L'un d'eux vient et dit : "J'ai fait cela et cela".
Iblis lui répond : "Tu n'as rien fait".
Puis un autre arrive et rapporte : "Je ne l'ai pas quitter (l'homme) avant que de l'avoir fait divorcer de son épouse".
Iblis lui répond alors : "Oui, toi ! (tu as bien agi)""
. (Ahmad)

La magie de la désunion a pour but de séparer deux personnes ou de semer la haine entre deux amis ou proches.

Ses symptômes

- Un bouleversement du comportement et des sentiments de façon brusque. On passe d'un amour profond à une haine viscérale.

- Quand il est loin de chez lui, il éprouve une forte envie de retrouver sa famille, mais quand il rentre, il la haït

- Le soupçon non fondé quant aux agissements de l'autre.

- Le refus des excuses.

- Le fait d'aggraver les raisons d'un désaccord même si elles sont minimes.

- Dégoût des actes de l'autre, haine de tout ce que l'autre peut faire.

La magie de la passion

Cette magie n'a d'autre but que de se faire aimer ardemment par une personne déterminée ou bien afin qu'elle lui obéisse aveuglément.

Ses symptômes

- L'engouement et l'amour violent.

- Un désir ardent de faire l'amour plusieurs fois avec la personne en question.

- L'impatience.

- L'incapacité de s'éloigner d'elle.

- L'Obéissance complète. L'homme se soumet aveuglément à ses ordres.

Ses effets secondaires

- L'époux peut tomber malade du fait de cette magie.

- Parfois, la magie se renverse. L'époux éprouve du dégoût vis à vis de sa femme. Cela relève de l'ignorance du sorcier.

- Quelques fois, l'épouse emploie une sorcellerie double, de sorte qu'il déteste toutes les femmes hormis elle. Dans ce cas, l'époux va détester sa mère, ses soeurs, ainsi que toutes les femmes proches de lui.

- Cette double sorcellerie peut elle aussi se renverser. Dans ce cas, l'homme va détester toutes les femmes même la sienne.

La magie pour empêcher le mariage

Le sorcier demande un objet appartenant à cette fille ainsi que le prénom de sa mère. Et il charge un djinn ou plusieurs djinns de l'exécution de cette sorcellerie. Le djinn en question va à la rencontre de la fille que l'on veut envoûter et reste tout près d'elle jusqu'à ce qu'il trouve une faille pour entrer dans son corps. Lorsque le djinn a réussi à pénétrer dans le corps de la femme, il la met dans état de dérangement et de gêne à chaque fois qu'un homme demande sa main. Du fait de cette magie, la femme peut présenter des migraines et des céphalées.

Ses symptômes

- Migraine d'un moment à l'autre.

- Un resserrement au niveau du coeur qui devient de plus en plus fort à partir du coucher du soleil jusqu'à la moitié de la nuit.

- Le fiancé prend un aspect laid et repoussant.

- La distraction mentale, impossibilité de suivre une discussion.

- Angoisse et insomnie.

- Malaise et agitation de l'esprit.

- Sommeil agité.

- Maux d'estomac fréquents.

- Maux au niveau de l'épine dorsale.

Le nouage

C'est la défaillance de l'homme, qui bien que valide physiquement, ne peut avoir de rapports sexuels avec sa femme. C'est pour cela que l'on dit qu'il est "noué".

L'érection est causée par un flux sanguin dans les corps spongieux et caverneux de la verge. Lorsque l'homme veut avoir un rapport avec sa femme, le djinn associé à cette magie empêche ce flux sanguin si bien que le sang se retire rapidement de la verge qui se détend et devient sans vigueur.

On peut distinguer également de nouements chez la femme qui sont :

Le nouement de l'empêchement

La femme essaie d'empêcher son mari de faire l'amour avec elle en collant ses jambes l'une contre l'autre de sorte qu'il ne puisse pas accomplir l'acte sexuel.

Le nouement de l'apathie

Lorsque l'époux à l'intention d'entrer en relation sexuelle avec elle, le djinn la rend insensible à la séduction. Elle est totalement indifférente et insensible. Dans ce cas, étant donné que le plaisir est inexistant, les glandes femelles ne déversent pas les substances qui doivent normalement assouplir et humidifier les parties génitales de la femme. Par conséquent, l'orgasme n'est pas atteint et le rapport est rompu.

Le nouement de l'hémorragie

Ce nouement est une menstruation excessive causée par un djinn dans le cas où l'époux a l'intention d'accomplir l'acte sexuel.

Le nouement de l'obstruction

Quand l'époux veut faire l'amour avec sa femme, il se trouve devant un barrage insurmontable de la chair, par conséquent, l'acte conjugal est rompu.

Le nouement de l'enfoncement de l'hymen

L'homme épouse une jeune fille vierge et lorsqu'il veut consommer le mariage, il la trouve pas vierge jusqu'à ce qu'il se mette à douter de ses agissements. Ceci a pour but de rompre le mariage. Mais lorsque l'on traite la jeune fille et que l'on rompt la magie, l'hymen reprend sa place naturelle.

La stérilité non organique

Dans le cas de la femme, un djinn s'établit dans l'utérus pour empêcher la fécondation, ou bien après la grossesse, le djinn provoque un écoulement de sang ce qui conduit à l'avortement causé par exemple à un accouchement prématuré.

Ses symptômes

- Une succession de fausse couche

- Un resserrement au niveau du coeur de la tombée de la nuit jusqu'à sa moitié

- La distraction mentale

- Des douleurs au niveau du dos

- Les insomnies

- Les cauchemars.

La magie de l'imagination

Allâh (تعالى) a dit : {Ils dirent : "Ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter". "Jetez" dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie.} (7/115-116)

et : {Il dit : "Jetez plutôt". Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l'effet de leur magie.} (20/66)

Ses symptômes

- Voir quelque chose d'immobile bouger devant nos yeux

- Voir ce qui est petit de façon immense et ce qui est grand de façon minuscule.

La magie de la folie

Ses symptômes

- La distraction, l'ébahissement et l'oubli excessif

- Le bouleversement du discours

- Avoir le regard hagard, fixité du regard

- L'impossibilité de garder une place fixe ou de rester dans un lieu trop longtemps

- L'impossibilité d'achever un travail donné

- Dans un état excessif, le malade erre ça et là, à l'aventure sans but. Il peut même se coucher dans des lieux déserts.

La magie de l'indolence

Ses symptômes

- L'amour de la solitude

- L'isolement complet

- Le silence continuel

- La distraction mentale

- L'insociabilité

- Mal à la tête perpétuel

- Lenteur et langueur continuelles

La magie de la maladie

Ses symptômes

- Douleur perpétuelle à l'un des membres du corps

- Crises d'épilepsie

- Paralysie d'un membre

- Paralysie totale

- Inaction d'un des 5 sens

Ces symptômes ne peuvent être dus qu'à une maladie organique. On distinguera entre les deux en faisant la roqiya au malade. S'il est pris de maux de tête et qu'il a le corps engourdi alors dans ce cas il est envoûté. Dans le cas contraire, il doit consulter un médecin.

La possession par un djinn

Il existe differents stade de possession

L'obsession

Ce cas n'est pas vraiment une possession mais le démon fait une pression sur les pensées de la personne par des pensées obsédantes et dont il ne peut les chasser de don cerveau ce qui fait qu'il se trouvera torturer moralement par ces pensées parasites qui avec le temps fera qu'il deviendra une personne nerveuse et instable qui s'énerve très facilement à cause de ces idées stressantes de meme qu'ils rendront cette personne très malheureuse.

La possession sur le cerveau

Dans ce genre de cas le djinn peut parler par la bouche du malade, le malade sent des sensations bizarre comme le fait de se dire que fait-il dans ce monde et il se sent étrange à lui-meme vivant dans un monde irréel comme s'il ne possède pas une volonté.

La possession d'une partie du corps

Ce genre de possession se manifeste par des douleurs dans une partie du corps et qui ne dure pas toute la journée les symptomes de cette possession se fait par des douleurs au dos, des céphalées, un bourdonnement dans la tete. Pendant la roqya dans ce genre de possession, soit le djinn parle de la bouche du malade, soit le malade sent cette douleur se déplacer dans son corps.

La possession de tout le corps

Dans ce cas de possession le malade se trouve dans un genre de coma profond du fait que le djinn à pris possession de tout le corps.

La possession indirecte

Le malade ressent des douleurs dans son corps mais lorsque il ferme les yeux ou lorsque il est endormi il voit une créature devant ses yeux. Ce genre de possession dans la plupart des cas à une relation avec un sortilège.

La possession partielle

Le malade se trouve parfois très bien mais des fois il ressent une force pénetrait dans son corps et qui fait qu'il change brusquement de caractère et devient irritable. Lorsque cette force le quitte il redevient normal.

Les symptomes d'une possession sont très variés :

Ses symptômes durant le sommeil

Ses symptômes à l'état de veille

  •  

    Angoisse et insomnie

    Les cauchemars très frequents

    La vision d'animaux dans les rêves tels que des serpents, des chiens noirs…

    Pousser des cris, rire ou pleurer

    Se lever durant la nuit et marcher tout en étant endormi

    Se voir tomber d'un lieu élevé durant son sommeil

    Se voir dans un cimetière, un endroit sale telle qu'une décharge publique

    Faire des rêves érotiques trop fréquemment (c'est le cas du djinn amoureux)

    Voir des gens ayant une apparence bizarre dans ses rêves

    Voir toujours une même personne ou un même animal dans un rêve

    Se voir parmi des morts durant ses rêves

    Les maux de tête fréquents, migraine

    Le fait de se détourner et de répugner fortement à l'écoute du Coran et de l'appel à la prière

    L'évanouissement, l'entrée dans une crise ou le fait de tomber quand on récite (du Coran) sur l'intéressé;

    Le fait que le démon qui possède l'intéressé parle quand on récite sur lui

    La distraction mentale, le malade est tout le temps absent

    L'indolence et la paresse, le malade n'a envie de rien faire, il se laisse aller

    Une douleur persistante dans un membre ou dans tout le corps

    Le malade parle seul ou ne parle pas du tout

    Pensées obsessionnelles

    Avoir la poitrine serrée à partir de la tombée de la nuit

    Troubles de la vision (flashs, filets grisâtres, visions étranges..)

    Les signes de la manifestation du djinn pendant la lecture du Coran

    - Le malade ferme les yeux ou se met à cligner des yeux très rapidement ou pose ses mains sur ses yeux.

    - Une violente convulsion dans le corps ou une légère sur les extrémités du corps.

    - Le djinn pousse des cris ou vocifère

    - Le djinn se présente en prononçant son nom.

    - Un violent sursaut du malade.

    Tu peux parfois croire que le djinn est sorti alors qu'il se trouve encore à l'intérieur du malade. Pour t'en rendre compte, pose ta main sur les genoux et sur la tête du malade. Si tu sens de légers tressaillements anormaux c'est qu'il est encore présent.

Les differences entre la possession par un djinn et l'ensorcellement

- Dans le cas de possession, le djinn va parler rapidement contrairement a la sorcellerie ou il ne parlera pas.

Et pour la sorcellerie uniquement :

- le malade se met à pleurer alors qu'il est saint d'esprit. Lorsque tu lui demandes pourquoi il pleure, il te répond que c'est malgré lui.

- Le malade vomit un caillot de couleur jaune ou noire. Il s'agit d'une sorcellerie bue ou mangée.

- Le malade ressent des brûlures au niveau du ventre.

Ce qui annule l'Islam: La sorcellerie 7/9 par abell95

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Délaisser volontairement certains plaisirs de la vie est-il institué par l'Islam ?

 

In ch allah1

Le terme "zuhd" signifie deux choses :

– le premier sens du terme est : "avoir le cœur détaché des choses dunyawî" ; le terme est alors l'opposé de "raghba" (désirer) ; le zuhd consiste alors à avoir pu libérer son cœur de l'attachement excessif aux choses du dunyâ – biens matériels, mais aussi reconnaissance sociale, gloire et pouvoir – ; et ce même si on travaille pour obtenir ces biens dans un cadre licite, et même si on les utilise ; et même si on dispose d'une reconnaissance sociale ou d'un pouvoir – sans avoir fait des efforts pour obtenir cette reconnaissance ou ce pouvoir, car cela est interdit ;

– le second sens du terme "zuhd" est : "délaisser volontairement certaines choses dunyawî" ; le terme est alors synonyme de "tark" (délaisser volontairement) ; le zuhd consiste alors à se priver volontairement de posséder ou de profiter de certaines choses dunyawî qui font le plaisir de l'homme (haDhdh) : posséder des biens matériels ; manger des mets raffinés ou de manger beaucoup de nourriture ; porter de beaux vêtements ; vivre sa sexualité ; etc.

Le terme "zuhd" ne pose aucun questionnement d'après son premier sens. En effet, faire des efforts pour avoir le cœur (relativement) détaché des choses dunyawî et attaché à Dieu, pour avoir l'esprit se rappelant la venue de l'au-delà, et pour faire des actions destinées à cet au-delà, cela est possible même si on possède des richesses matérielles abondantes, pourvu qu'elles soient licites. Il est des hadîths du Prophète qui recommandent ainsi le désintéressement par rapport aux choses du dunyâ, qu'ils désignent par le terme "zuhd" (Mishkât 5187). Il s'agit du zuhd selon ce premier sens.

Par contre le terme "zuhd" peut questionner quand il revêt le second sens. Et ce dans la mesure où on lit deux types de textes...

D'un côté on lit que, voyant l'extrême sobriété régnant dans la pièce où le Prophète s'était retiré quand ses épouses l'avaient trop pressé quant au matériel, Omar ibn ul-Khattâb, en larmes, lui dit : "Chosroes et Cesar sont dans ce en quoi ils sont. Et tu es le Messager de Dieu, et voilà ce que tu possèdes !" ; dans une autre version : "Invoque Dieu, ô Messager de Dieu, qu'Il accorde largesse (matérielle) à ta Umma. Car Il l'a accordée aux Perses et aux Byzantins, alors que ceux-ci ne font pas Sa 'ibâda." Omar ne demandait pas là au Prophète que sa Umma choisisse le kufr, ni même qu'elle cesse de faire des actions cultuelles, pour pouvoir se consacrer à l'acquisition des richesses matérielles. Il souhaitait seulement, pour le Prophète, davantage de biens matériels licites que ceux qu'il possédait alors. Pourtant, entendant cela, le Prophète se redressa et lui dit : "Dans cette [façon de voir], es-tu, ô fils de al-Khattâb ? N'es-tu pas satisfait que nous ayons l'au-delà et eux ce monde ?" ; dans l'autre version : "Ce sont là des gens dont leurs bonnes choses (tayyibât) leur ont été données immédiatement, dans cette vie terrestre" (Muslim 1479, etc.). Cette réponse du Prophète montre bien qu'il préférait se suffire des richesses matérielles qu'il possédait alors. Et il apaisa Omar en lui rappelant que même si ceux qu'il citait semblaient plus nantis dans ce monde, c'est l'au-delà qui ferait la différence. On le voit donc ici délaisser volontairement certaines choses licites.

Or d'un autre côté on lit le verset suivant : "O vous qui avez apporté foi, ne (vous) interdisez pas les choses bonnes (tayyibât) que Dieu a rendues licites pour vous. Et ne transgressez pas, Dieu n'aime pas ceux qui transgressent" (5/87).

Comment comprendre ces deux types de textes apparement différents ?

Est-il, en islam, obligatoire / recommandé / autorisé de délaisser certaines choses dunyawî qui font le plaisir de l'homme (haDhdh) ? ou bien délaisser ces choses est-il en islam, tout au contraire, déconseillé / interdit ?

Quelle est donc la différence entre monachisme (rahbâniyya) et délaissement de certains plaisirs et d'un certain confort matériel (zuhd mashrû') ?

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A) Prioritairement, le zuhd mashrû' consiste à délaisser ce que Dieu a déclaré interdit :

Délaisser les plaisirs qui sont en soi illicites, ou les plaisirs qui sont en soi licites mais par un moyen qui, lui, est illicite, cela constitue la première dimension du zuhd (Al-Muwâfaqât 1/107).

Ainsi, le plaisir qu'une personne obtient en contemplant un corps qu'il ne lui est pas autorisé de contempler est interdit. Se préserver de ce plaisir obtenu par un moyen illicite est donc du zuhd. (Par contre, le plaisir de contempler le corps de son épouse – ou, pour une femme, celui de son époux – est licite.)

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B) Ensuite, au-delà du A, la question se pose de délaisser volontairement (tark) les plaisirs dunyawî qui sont en soi autorisés (halâl), avec tel ou tel objectif : ce délaissement (tark) constitue-t-il du zuhd mashrû' ou pas ?

En fait ce délaissement peut revêtir plusieurs cas de figure… Ash-Shâtibî a évoqué cela in Al-I'tissâm, 1/328-331 et 42-45).

Avant de voir plus bas ces différents cas, il nous faut ici préciser que les choses dunyawî halal sont de plusieurs niveaux…

– B.A) Il y a d'un côté ce qui est nécessaire pour rester en vie ou pour vivre normalement (il s'agit des niveaux dits "dharûrî" et "hâjî") (et ce en termes de nourriture et de boisson, de sommeil et de repos, de propriété de biens matériels, de fréquentation d'autrui, de paroles échangées, de dignité dans son habillement, etc.) : quelque soit la motivation que l'on peut avoir, il est interdit de se priver volontairement (tark) de cette quantité nécessaire.

– B.C) Et il y a à l'autre extrême ce qui constitue du gaspillage (isrâf fi-l-halâl) : dans tous les cas il est obligatoire de s'abstenir (tark) de cela.

– B.B) Et puis il y a les choses dunyawî qui, sans relever de ce qui est nécessaire, ne relèvent pas non plus du gaspillage, mais apportent un "plus", un certain bien-être, un confort (il s'agit du niveau dit "tahsînî") : c'est en fait seulement par rapport à cette catégorie que la question se pose : se priver volontairement et pour une raison dînî, des choses de cette catégorie, est-ce quelque chose de bien (donc du zuhd mashrû') ou est-ce au contraire une bid'a (donc, ici, de la rahbâniyya) ?

On peut reformuler la réponse à cette question en distinguant les différents cas suivants (lesquels reprennent aussi bien ce qui est tahsînî que ce qui est dharûrî ou hâjî)...

– B.1) C'est en ayant la croyance que cela est devenu harâm que quelqu'un délaisse (tark) quelque chose de dunyawî qui est halal :

Une telle croyance est une déviance (dhalâl), voire une croyance de kufr akbar (si le caractère licité de cette chose est ma'lûm min ad-dîn bi-dh-dharûra) (cf. Al-I'tissâm, 1/328). Il est d'ailleurs à noter que c'est ici la croyance qui pose problème, que dans le prolongement de celle-ci on délaisse cette chose ou qu'on ne la délaisse pas. Une croyance est dans le for intérieur, mais elle est également exprimée par la langue ou la plume.

– B.2) C'est par 'ibâda que quelqu'un délaisse (tark) quelque chose de dunyawî qui est halal :

C'est-à-dire que ce musulman reconnaît que cela est halal, mais s'en abstient volontairement, pensant se rapprocher de Dieu par cette abstention. Rappelons ici que l'on se rapproche de Dieu par le fait d'accomplir ce qu'Il a voulu, par ta'abbud ; quand on fait quelque chose avec la perception que cela permet une avancée spirituelle, cela est plus particulier encore (akhass) : il s'agit de faire cette chose par 'ibâda. (Tout ce qui est fait par 'ibâda est forcément fait par ta'abbud, alors que tout ce qui est fait par ta'abbud n'est pas forcément fait par 'ibâda.)

Or faire une action avec la perception qu'elle constitue le moyen d'avancer spirituellement ('ibâda), cela n'est possible que par le moyen qui a dûment été institué dans les textes, dans la mesure où cela y a été institué : ces moyens sont des actions à accomplir (comme la prière, le pèlerinage, les formules d'évocations, etc.), tantôt des offrandes à présenter à Dieu (comme le sacrifice d'un animal), tantôt des délaissements et abstentions (comme le jeûne, la retraite) (lire notre article sur le sujet).

Dès lors, pratiquer en tant que 'ibâda une abstention qui n'a pas été instituée dans les textes, ou le faire d'une façon qui n'a pas été instituée dans les textes, cela constitue de la bid'a (Al-I'tissâm, 1/43) ; et cela constitue de la rahbâniyya (monachisme).

Délaisser nourriture, boisson et relations intimes constitue le jeûne (siyâm) : cela a été institué depuis l'aube jusqu'au coucher du soleil. Il est un mois de l'année où jeûner est obligatoire (il s'agit du mois de ramadan) ; cinq jours de l'année où jeûner est interdit ; quelques jours spécifiques où jeûner est recommandé ; le reste du temps cela est surérogatoire (nafl). Le Prophète a défendu de joindre ensemble deux jeûnes sans manger et boire la nuit (il y a divergence quant à savoir si cette interdiction est ta'abbudî ou bien si elle est ma'qûl ul-ma'nâ) ; et il a déconseillé de pratiquer le jeûne surérogatoire pendant trop de jours, au point de s'en retrouver affaibli physiquement.
Se retirer dans un lieu par 'ibâda, cela constitue la retraite spirituelle (i'tikâf) : cela est institué – d'après l'avis de bien des ulémas – dans toute mosquée de la terre. Il est une période de l'année où cela est fortement recommandé (les dix derniers jours du mois de ramadan) ; le reste du temps cela est surérogatoire. Cependant, il n'est pas autorisé de faire tellement de retraites spirituelles que cela nuirait de façon conséquente à la vie familiale, professionnelle ou sociale.

Par contre – et sachant que la possibilité de faire le vœu (nadhr) de quelque chose, cela n'est possible que par rapport à une action de 'ibâda –, il n'existe pas en islam :
– de vœu (nadhr) de pauvreté (c'est-à-dire le fait de ne pas acquérir de biens matériels ou de se débarrasser de tout bien matériel par 'ibâda, par "sacrifice du confort pour Dieu") ;
– ni de vœu d'érémitisme (le fait de parcourir le monde et de ne pas posséder un toit par 'ibâda, par "sacrifice pour Dieu") ;
– ni de vœu de célibat (le fait de ne pas se marier par 'ibâda, par "don de soi à Dieu") .
Tout cela relève du monachisme, ou rahbâniyya.

– B.3) C'est par maslaha que quelqu'un délaisse (tark) quelque chose de dunyawî qui est halal :

Ash-Shâtibî a évoqué cela (Al-I'tissâm, 1/44 : "li amrin"). Pour comprendre la différence entre "faire quelque chose par ta'abbud" et "faire quelque chose par maslaha", lire notre article exposant cela.

Toute la question est alors de savoir :
– d'une part quel statut les sources ont conféré au principe (maslaha) pour la réalisation duquel on délaisse cette chose : s'agit-il de quelque chose qui est reconnu par les sources ("li amrin yu'tabaru mithluhû shar'an" – Al-I'tissâm, 1/42 – "li 'âridhin shar'iyyin yash'had ud-dalîlu b-i'tibârihî" – 1/342) ou qui n'est pas reconnu par ces sources ?
– d'autre part quel statut les sources ont conféré à cette chose dunyawî halal : l'ont-elle déclarée "obligatoire", "recommandée" ou "purement autorisée" ("mubâh") ?

Selon ces deux critères, nous avons, à l'intérieur de ce cas B.3, plusieurs cas de figures…

--- B.3.1) … cette chose dunyawî halal est en soi "obligatoire", "recommandée" ou "surérogatoire" :

----- B.3.1.1) … et la maslaha est de se préserver de tomber dans une action "interdite" ou "déconseillée", car c'est ce à quoi cette action qui est "obligatoire" ou "recommandée" mène (dharî'a) sa personne précisément (on le sait par expérience) :

Il s'agit alors de faire une évaluation (muwâzana) (Al-I'tissâm, 1/338) : il s'agit d'une part de vérifier le degré de probabilité d'entraînement de la mauvaise action par la bonne ; et il s'agit d'autre part de comparer la maslaha de l'action requise et la mafsada de l'action mauvaise que cela va entraîner. C'est seulement s'il est certain (yaqînî) que la bonne action va entraîner la mauvaise et que la mafsada de cette mauvaise action dépasse la maslaha de la bonne qu'il devient exceptionnellement autorisé de momentanément ne pas pratiquer cette bonne action.

----- B.3.1.2) … et la maslaha est de pouvoir pratiquer davantage d'actions de ibâdât ou de khidmat ud-dîn, car s'adonner à cette chose halal qui est "obligatoire" ou "recommandée" absorbe du temps et de l'énergie :

Délaisser une chose qui revêt le caractère "obligatoire" ou "recommandé", cela est, en soi, respectivement interdit et déconseillé. On ne peut donc délaisser quelque chose de ce genre uniquement pour pratiquer davantage ce qui n'est que surérogatoire (nafl).

Ainsi, certains Compagnons voulaient-ils rester célibataire pour pouvoir s'adonner à davantage d'actions purement cultuelles ("li yatafarraghû li-l-'ibâda") ; un verset coranique fut révélé sur le sujet, les en dissuadant ; par ailleurs, le Prophète affirma que ce n'était pas là la voie qu'il enseignait ("sunna") (nous verrons les récits en détail plus bas, en E). Se marier est recommandé au niveau individuel (mandûb juz'iyyan), afin qu'on tende soi-même à un équilibre, et qu'on mette davantage de chances de son côté pour éviter de tomber dans le péché. Délaisser cela pour pouvoir s'adonner à davantage d'actions cultuelles surérogatoires (nafl) n'est donc pas possible. Par ailleurs, le mariage est obligatoire au niveau global (wâjib kulliyyan), afin que l'espèce humaine perdure, que les enfants aient des parents qui s'occupent d'eux et les éduquent, et que la société soit stabilisée par le biais de cette institution qu'est la famille.

--- B.3.2) … cette chose dunyawî halal est en soi "purement autorisée ("mubâh") :

----- B.3.2.1) … et la maslaha est de se préserver de tomber dans une action "interdite" ou "déconseillée", car c'est ce à quoi cette action qui est "purement autorisée" mène (dharî'a) sa personne précisément (on le sait par expérience) :

Il s'agit là d'une maslaha reconnue. Et délaisser cette chose est bien, voire nécessaire.

----- B.3.2.2) ... et la maslaha est de pouvoir pratiquer davantage d'actions de ibâdât ou de khidmat ud-dîn, car s'adonner à cette chose halal qui est "purement autorisée" absorbe du temps et de l'énergie :

Deux sous-cas se présentent ici, selon le besoin que l'on a de cette chose dunyawî…

------- B.3.2.2.1) … cette chose mubâh est une dharî'a vers ce qui est "obligatoire" ou "recommandé" dans les textes, ou est "mu'în" pour ce qui est obligatoire ou recommandé :

Délaisser cette chose "mubâh" n'est alors pas un bien ; ensuite :
– si son caractère de dhar'îa est de niveau certain (yaqînî) et que l'action dont elle est la dharî'a est de niveau "obligatoire", alors délaisser cette chose est interdit ;
– dans les autres cas, la délaisser peut être d'un niveau moins grave, mais n'est toujours pas un bien.

C'est ce qui explique que le Prophète ait déconseillé à Abdullâh ibn 'Amr ibn il-'Âs de continuer à faire ce qu'il faisait : prier toute la nuit et jeûner chaque jour.
Abdullâh ressentait alors avoir suffisamment de force physique pour faire ce qu'il faisait ; dormir lui était alors purement autorisé (mubâh juz'iyyan), puisqu'il pouvait s'en passer sans que sa santé physique en pâtisse ; de même, passer une journée en mangeant et buvant aux heures voulues, cela était également pour lui purement autorisé (mubâh juz'iyyan), puisqu'il pouvait s'en passer sans que sa santé physique en pâtisse. Il s'en privait donc pour prier et pour jeûner, deux actions de 'ibâdât qui sont instituées de façon surérogatoire (nafl) quand on le peut (en dehors des horaires et des jours interdits pour cela).
Cependant, il est établi qu'une pareille privation cause du tort sur le long terme à la santé physique. Au niveau global (kulliyyan) dormir est donc nécessaire. Le Prophète lui a donc déconseillé de faire comme il faisait (les hadîths sont bien connus sur le sujet : cf. Riyâdh us-sâlihîn, n° 150) (cf. aussi MF 22/301-302).

Un cas voisin : la chose halal est purement autorisée à un niveau élémentaire, mais est recommandée, voire obligatoire à un niveau global ; et on sait par expérience que si on délaisse cette chose qui est mubâh juz'iyyan pendant plusieurs jours de suite, on tombe dans un problème plus grand. Cette séquence de temps est alors, pour soi, déjà un niveau global. Ainsi, ce n'est pas un bien que de délaisser une chose halal pour s'adonner à quelque chose qui n'est que surérogatoire (nafl) quand on sait par expérience que ce délaissement va nous entraîner dans quelque chose d'interdit. Ainsi, tout en dormant une partie suffisante de la nuit, il est bien d'en consacrer une partie à la prière de nuit (qiyâm ul-layl), qui est surérogatoire (nafl) ou recommandée (mustahabb) ; seulement, si quelqu'un sait que s'il fait ainsi plusieurs nuits de suite et n'a donc plus de temps pour avoir des relations intimes avec son épouse, il a ensuite d'énormes difficultés à maîtriser son regard la journée, il devrait libérer du temps au moins une nuit de temps à autre pour le consacrer aux relations intimes, même s'il doit pour cela délaisser alors la prière de nuit (qiyâm ul-layl) (Al-Muwâfaqât 1/449). On ne doit donc pas pratiquer ce qui n'est que surérogatoire dans une telle mesure que cela nous occupe au point qu'on ne puisse plus faire des actions dunyawî qui nous sont indispensables pour nous préserver de ce qui est interdit.

------- B.3.2.2.2) … cette chose mubâh ne constitue ni une dharî'a ni un mu'în pour ce qui est recommandé mais relève au contraire du superflu (fudhûl) pour soi :

Délaisser des choses dunyawî de ce type, avec cette intention, est un bien. Le fait est que, si sans tomber dans l'injustice envers son corps ou sa famille, un musulman renonce à ce qui constitue un certain confort matériel, ce dont il peut se passer (fudhûl ul-halâl), avec l'intention de pouvoir bénéficier de davantage de richesses dans le paradis, et ce par le fait de pouvoir se libérer pour des actions de 'ibâdât ou de khidmat ud-dîn plus abondantes, ou pour laisser cela pour les autres humains (ithâr), cela est possible (mashrû'). C'est ce qui explique la réponse du Prophète à Omar ibn ul-Khattâb, que nous avons vue en début d'article : "N'es-tu pas satisfait que nous ayons l'au-delà et eux ce monde ?" / "Ce sont là des gens dont leurs bonnes choses (tayyibât) leur ont été données immédiatement, dans cette vie terrestre" (Muslim 1479, etc.). Cela ne veut pas dire que si un musulman fait sciemment des efforts pour chercher à obtenir une certaine aisance matérielle dans ce monde, il n'aura rien dans l'au-delà. Cela veut dire que le Prophète voulait se contenter de ce qu'il pouvait avoir facilement ici-bas (et ne pas se préoccuper d'obtenir plus que cela, de ce qui n'est pas en soi recommandé mais est superflu, min fudhûl il-halâl) pour avoir plus là-bas, et ce par le fait de pouvoir libérer de l'énergie et du temps et de consacrer alors ceux-ci à des actions dînî (lire notre article).

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C) Synthèse :

Le verset "O vous qui avez apporté foi, ne (vous) interdisez pas les choses bonnes (tayyibât) que Dieu a rendues licites pour vous. Et ne transgressez pas, Dieu n'aime pas ceux qui transgressent" (5/87) concerne tous les cas de figure qui ne sont pas un bien (nous les avons évoqués plus haut) ; il concerne ces différents cas à des niveaux différents, certes, puisque "s'interdire" peut désigner plusieurs choses différentes, comme l'a montré ash-Shâtibî (nous en avons cité quelques-unes plus haut) : tantôt cela constitue du kufr akbar, tantôt du dhalâl ; parfois cela est fortement déconseillé, d'autres fois déconseillé. Cependant, aucun de ces cas ne constitue une chose "bien".

Quant au propos du Prophète disant à Omar de préférer s'abstenir de certaines choses matérielles ici-bas pour avoir davantage dans l'au-delà, sans chercher à s'aligner sur des personnes qui n'ont pas la foi et à qui leurs choses bonnes (tayyibât) leur sont données dans ce bas-monde, il concerne ce qui relève du surplus (fudhûl ul-halâl) (soit le cas B.3.2.2.2).

Constitue du "surplus" (fudhûl), parmi les choses dunyawî licites (halâl), ce qui :
– pour soi n'est pas quelque chose de niveau hâjî mais seulement de niveau tahsînî (dans le cas de l'argent, de l'immobilier ou du mobilier de maison) ;
– est tahsînî d'un degré très poussé (dans le cas des vêtements) (lire notre article consacré à ce point).

Qu'est-ce qui relève des dharûriyyât, cela est universel.

Par contre, qu'est-ce qui relève des hâjiyyât, cela peut varier, quant à certains repères, d'un individu à l'autre : ainsi, dans le cas de la nourriture, une personne a besoin de tant de nourriture pour être en bonne santé, et cela relève pour elle de ce qui est hâjî, alors que pour une autre personne la même quantité et la même qualité de nourriture relève de ce qui n'est que tahsînî.

De même, la frontière entre ce qui est tahsînî et ce qui constitue du gaspillage (isrâf) peut varier d'un individu à l'autre : pour telle personne, telle quantité et telle qualité de nourriture relève du tahsîn – qu'il est autorisé de chercher à acquérir et dont il est autorisé de profiter, même s'il est mieux de s'en abstenir, par zuhd – alors que pour telle autre cela relève du gaspillage (isrâf) (cf. Al-Muwâfaqât 1/106).

Par ailleurs, ce n'est pas le seul fait d'avoir délaissé certaines possibilités ici-bas qui apportera davantage dans l'au-delà là-bas. Le fait est que l'islam n'enseigne pas que posséder ou profiter des tahsîniyyât dunyawiyya serait chose mauvaise en soi (fî nafsihî) ; que délaisser ces choses soit institué (zuhd mashrû'), cela est dû à des raisons extérieures (li ghayrihî) :
– le fait d'acquérir (kasb) ces tahsîniyyât consomme un temps et une énergie que l'on pourrait consacrer à autre chose, plus important dans l'existence de l'homme ; et même si on n'a pas eu à faire d'effort pour les acquérir, le fait de se consacrer (mubâshara) à ces tahsîniyyât consomme un temps et une énergie que l'on pourrait consacrer à des actions dînî ('ibâdât ou khidmat ud-dîn) ; or il est dit : "Ce qui est peu et suffit (kafâ) est mieux que ce qui est abondant et occupe (al'hâ)" (Mishkât 5218) ; "ce qui suffit" désigne les dharûriyyât et les hâjiyyât ; "ce qui est abondant" désigne les tahsîniyyât ;
– par le fait de délaisser ce qui, pour lui, relève non pas des hâjiyyât mais des tahsîniyyât, le croyant peut libérer ces choses pour autrui (îthâr) (MF 22/138) ; ainsi, si la majorité des individus constituant toute une société se mettent à être satisfaits de ce qui leur suffit réellement (kafâf) et de laisser de bon cœur pour autrui le reste qui est disponible, chacun aura plus de chances de trouver de quoi lui suffire que par rapport à une société où la majorité des individus sont formés de telle sorte qu'ils en veulent toujours plus, quitte à déposséder son voisin ;
– certaines tahsîniyyât produisent sur certaines personnes un certain effet nocif (même si cet effet nocif n'est pas d'un niveau grave, ou même si l'effet est d'un niveau assez grave mais, n'étant pas généralisé à toute personne ou bien n'étant pas systématique pour cette personne, il n'y a pas de règle juz'î sur le sujet : cela est laissé à l'appréciation de chaque personne). Ainsi, Aïcha ayant installé un rideau sur lequel se trouvaient certains dessins ; un jour, le Prophète lui dit : "Détourne-le. Car chaque fois que j'entre et le vois alors, je pense au dunyâ" (Muslim 2107). Il n'est pas interdit d'avoir un tel rideau chez soi ; mais le Prophète, constatant que cela l'amenait à penser au dunyâ, préféra de ne pas le laisser chez lui. Dans une autre version, il est dit que Aïcha avait installé un petit rideau léger, doté d'images, dans un coin de son appartement ; et qu'un jour le Prophète lui demanda d'enlever ce rideau, car "ses images ne cessaient" d'attirer son attention "pendant qu'il accomplissait la prière" (surérogatoire chez lui) (al-Bukhârî 367). De même, Abû Jahm avait offert au Prophète un manteau sur lequel se trouvait des dessins (FB 1/626) ; après avoir accompli une prière vêtu de ce manteau, il dit : "Emportez ce manteau auprès de Abû Jahm, et ramenez-moi de la part de Abû Jahm un manteau simple (anbijâniyya). Celui-ci a détourné mon attention pendant ma prière" (al-Bukhârî 366, Muslim 356), ou bien il a dit : "Je crains que celui-ci détourne mon attention pendant ma prière" (FB 1/626).

Des exemples avec des Compagnons ou d'autres personnages sont visibles, avec la règle, in Al-Muwâfaqât 1/104 ;
– le fait de prendre l'habitude (i'tiyâd) de ces tahsîniyyât ramollit le corps et fait perdre l'habitude de la frugalité. Or garder l'habitude de la simplicité et de la frugalité est une règle d'ordre général enseignée par le Prophète : il avait dit à Mu'âdh en l'envoyant au Yémen : "Préserve toi du luxe ; car les serviteurs de Dieu ne sont pas ceux qui sont dans le luxe" (Ahmad 21089, 21102) ; il a également dit : "N'entendez-vous pas ? N'entendez-vous pas ? La simplicité (al-badhâdha) fait partie de la foi ! La simplicité fait partie de la foi !" (Abû Dâoûd, 4161). Alors qu'il était calife, Omar ibn ul-Khattâb écrivit à d'autres Compagnons se trouvant en Azerbaïdjan pour leur dire entre autres de ne pas se laisser ramollir : "Portez le pagne, la houppelande et les sandales ; délaissez les chaussettes en cuir et les pantalons : choisissez les vêtements de votre ancêtre Ismaël. Préservez-vous du luxe et de la tenue vestimentaire des non-arabes. Restez au soleil, c'est le hammam des Arabes. Gardez la culture de Ma'add [ancêtre des Quraysh]. Endurcissez-vous. Soyez prêts. Coupez les étriers [= montez à cheval sans étriers] et sautez à cheval. Entraînez-vous au tir à l'arc en visant des cibles" (Musnadu Abî 'Awâna, voir Al-Furûssiya, Ibn ul-Qayyim, p. 120). Si Omar leur a conseillé de garder ces vêtements et ne pas adopter les vêtements des non-arabes, c'est parce qu'il voulait qu'ils demeurent arabes (cliquez ici et ici pour en savoir plus).

Ibn Taymiyya écrit :
"Si le dunyâ ne détournait pas de la 'ibâda de Dieu et de [la recherche de] l'au-delà, le zuhd par rapport au dunyâ ne serait pas mashrû' ; pratiquer ce (zuhd) et le délaisser seraient alors semblables" (MF 20/147).
"- Ce qui fait l'objet d'éloges dans le Coran et la Sunna, c'est de rechercher l'au-delà.
- Et celui qui (y) fait l'objet de blâme c'est celui qui a délaissé la recherche de l'au-delà et s'en est détourné à cause du fait qu'il recherche le dunyâ.
- Mais l'éloge pour le seul délaissement du dunyâ, cela n'existe pas dans le Livre de Dieu ni dans la Sunna de Son Messager" (MF 20/147-148).

C'est donc uniquement dans la mesure où l'on va pouvoir se consacrer davantage aux actions de 'ibâdât, de khidmat ud-dîn (tamkîn ud-dîn), et où l'on va favoriser son prochain (îthâr) que le fait de délaisser volontairement (tark) les choses dunyawî autorisées mais superflues (fudhûl ul-mubâhât) est action de bien.

Par contre, quand Ibn Taymiyya cite Ibn Mas'ûd, qui disait à ses élèves : "Vous faites davantage de jeûnes et de prières que les Compagnons de Muhammad, et pourtant ils étaient meilleurs que vous. – Pourquoi cela, ô Abû 'Abd ir-Rahmân ? le questionnèrent-ils. – "Parce qu'ils avaient davantage de zuhd par rapport au dunyâ et davantage de raghba pour l'au-delà" (MF 22/303-304), ici il semble s'être agi du terme "zuhd" dans le premier de ses deux sens que l'on a évoqués plus haut : le détachement du cœur par rapport aux choses de ce dunyâ. Et ce détachement du cœur par rapport aux choses du dunyâ – biens matériels, mais aussi reconnaissance sociale, gloire et pouvoir – l'emporte effectivement sur la seule quantité d'actions surérogatoires que l'on peut faire, dans la mesure où cela permet une plus grande sincérité (ikhlâs un-niyya) dans les actions dînî que l'on fait. Même en plus petit nombre, les actions surérogatoires seront alors faites davantage pour Dieu et pour l'obtention de félicités dans l'au-delà, et auront alors davantage de valeur que celles faites en grand nombre mais avec moins de sincérité que celles faites avec l'intention d'obtenir des biens matériels (de toutes façons l'obtention de ces biens ne peut pas constituer la motivation première et principale des actions dînî que l'on fait ; mais même en tant que motivation secondaire, avoir l'intention d'obtenir cela reste moins bien que de ne pas avoir du tout une telle intention : cliquez ici : point D.d.b). Quant à l'obtention de la gloire, la renommée et le pouvoir, il n'est absolument pas autorisé de l'avoir comme motivation, fût-elle secondaire (cliquez ici).

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D) Un cas concret : s'abstenir de se marier :

– Si le musulman s'abstient volontairement de se marier, alors même qu'il a les moyens financiers pour le faire :

--- S'il s'abstient de se marier par 'ibâda ("don de sa personne à Dieu" / "délaissement du plaisir sexuel, par acte de culte"), alors cela relève de l'innovation (bid'a 'amaliyya haqîqiyya), puisque ayant consisté à inventer une nouvelle forme de 'ibâda (il s'agit du cas B.2 plus haut évoqué). Cela constitue par ailleurs une forme d'imitation (tashabbuh) de non-musulmans dans quelque chose de dînî, puisque le vœu (nadhr) de célibat existe chez eux (nous sommes là dans un cas relevant de la catégorie 3.1.1.1, tel qu'exposé dans notre article traitant de la tashabbuh).

--- Mais qu'en est-il s'il s'abstient de se marier par maslaha ? En fait il faut alors considérer la nature de cette maslaha, comme évoqué plus haut en B.3.

----- Si la maslaha qu'il recherche alors est de se préserver de manquer à ses devoirs vis-à-vis de l'épouse, vu qu'il sait pertinemment qu'il ne sera pas capable de satisfaire les droits de l'épouse, alors c'est une maslaha qui est reconnue et il peut, pour cette raison, ne pas se marier (voir Al-Mughnî 9/139-140 ; Fat'h ul-bârî 9/139-140). Cependant, il doit veiller à ne pas tomber dans la fornication (zinâ).

----- Si par contre la maslaha qu'il recherche est de libérer du temps et de l'énergie pour se consacrer davantage aux actions de 'ibâdât ou de khidmat ud-dîn, alors c'est une maslaha qui n'est pas reconnue en islam. 'Uthmân ibn Maz'ûn voulait ainsi demeurer célibataire et en demanda la permission au Prophète ; mais celui-ci refusa (al-Bukhârî, Muslim, avec Fat'h ul-bârî 9/148 ; ce fut apparemment ensuite qu'il se maria à Khuwayla bint Hakîm). Sa demande était motivée par la volonté de pouvoir se consacrer davantage à la 'ibâda.

– Et qu'en est-il si le musulman désire diminuer en lui le désir sexuel ?

--- Si la maslaha qu'il recherche est d'avoir davantage de spiritualité, et ce parce qu'il croit que ce désir est quelque chose d'animal, de sale, quelque chose dont il a à se débarrasser ou qu'il lui faut diminuer au maximum pour pouvoir vraiment vivre sa spiritualité avec Dieu, alors c'est là une croyance erronée (bid'a), car il n'y a en islam l'idée que la force physique – dans tous ses aspects – serait une mauvaise chose, contraire à la force spirituelle. C'est pourquoi il est relaté que le verset 5/87 s'applique aussi au cas de ce Compagnon venu voir le Prophète pour lui dire qu'il s'abstenait de manger de la viande, car celle-ci entraînait chez lui du désir sexuel (at-Tirmidhî 3054).

--- Si par contre la maslaha qu'il recherche est de diminuer le risque du péché, et ce parce que ce musulman se trouve dans un cas où il n'a réellement pas les possibilités de se marier et qu'il craint de tomber dans le péché, ou qu'il est déjà marié mais qu'il a tant d'énergie sexuelle qu'il est en décalage avec son épouse (ou avec ses épouses, là où il lui est possible de pratiquer la polyginie), alors il peut chercher à diminuer le désir sexuel ; pour cela il peut pratiquer le jeûne, comme il peut aussi s'abstenir de manger de la viande.
Ce qui a été évoqué dans le hadîth rapporté par at-Tirmidhî (3054) concerne le musulman qui ne se trouve pas dans ce cas : soit il est déjà marié et peut avoir des relations normales ; soit il n'est pas marié mais a la possibilité de le faire ; soit il veut se débarrasser du désir sexuel, pensant que cela contredit une spiritualité saine : dans tous ces cas c'est un excès que de chercher à diminuer sa vitalité.

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E) La demande de certains Compagnons et le refus formulé par Dieu ou par Son Messager :

– Certains Compagnons avaient eu l'intention de pratiquer le délaissement de plaisirs, par 'ibâda :

Le verset 5/87 s'applique au cas de certains Compagnons, qui "avaient eu l'intention de délaisser le dunyâ [totalement], de délaisser les femmes [c'est-à-dire de ne jamais se marier] et d'adopter une vie d'ascèse ("yatarahhabû")" (Tafsîr ut-Tabarî, commentaire du verset 5/87).

Ce verset s'applique aussi au cas de 'Uthmân ibn Maz'ûn, qui "avait voulu s'interdire [= s'abstenir systématiquement de] le mariage, l'utilisation de parfum et tout ce dont on retire du plaisir (kullu mâ yultadhdhu bihî)" (at-Tabarî, cité dans Fat'h ul-bârî 9/148).

Il s'agissait ici de "délaisser cela par 'ibâda" (soit le cas B.2 évoqué plus haut). Cela relève donc de la rahbâniyya.

Ces Compagnons avaient pensé qu'ils réaliseraient ainsi un plus grand rapprochement avec Dieu ; cependant, on note qu'ils se renseignèrent auprès du Prophète, afin de s'enquérir de la conformité de ce qu'ils pensaient avec la révélation ; le Prophète leur expliqua alors que ce n'était point là sa voie ("sunna") ; cela était donc une innovation ("bid'a 'amaliyya haqîqiyya").

Comme exposé dans un autre article, ce qui cause le plaisir des sens humains est quelque chose de nécessaire à la survie de l'individu ou de l'espèce (cliquez ici). S'en préserver par 'ibâda n'est donc pas institué.

– Certains autres Compagnons voulurent délaisser certaines choses dunyawî non pas dans la perspective où ce délaissement serait lui-même 'ibâda, mais par maslaha : ils voulaient pouvoir se libérer afin de pouvoir pratiquer davantage de 'ibâdât dûment instituées ("li yatafarraghû li-l-'ibâda") :

Dans la mesure où ces choses dunyawî sont recommandées (mustahabb) ou nécessaires (hâjî) (voir, plus haut, le point B.3 ainsi que ses ramifications), le verset 5/87 s'applique aussi à ce cas.

Ibn ul-Jawzî écrit que certains Compagnons voulurent ainsi se priver de se marier et de manger de la viande, "afin de pouvoir pratiquer davantage de 'ibâda" ("li yatafarraghû li-l-'ibâda") ; la règle présente dans ce verset s'appliqua aussi à eux (Zâd ul-massîr, commentaire de 5/87).

Un autre récit, très connu, expose que quelques Compagnons se rendirent aux appartement d'épouses du Prophète, questionner (celles-ci) au sujet de la 'ibâda que le Prophète faisait [il s'agissait de la 'ibâdatullâh surérogatoire – nâfila – que le Prophète faisait chez lui]. Lorsqu'ils en furent informés, il semble qu'ils l'aient considérée comme étant de petite quantité ; ils ont alors dit : "Quelle est notre statut par rapport à celui du Prophète, lui dont Dieu a pardonné les fautes antérieures et futures !" L'un d'eux dit alors : "Moi je prierai toujours toute la nuit." Un autre dit : "Je jeûnerai tout le temps, ne passant aucune journée sans jeûne." L'autre dit : "Je resterai à l'écart des femmes et ne me marierai jamais." [Ayant été informé de ce que ces trois Compagnons avaient projeté de faire,] le Messager de Dieu se rendit auprès d'eux et leur dit : "Etes-vous ceux qui ont dit ainsi et ainsi ? Par Dieu je suis celui qui a le plus de crainte pour Dieu et le plus de piété envers Lui. Mais (certains jours) je jeûne et (d'autres jours)je ne jeûne pas ; (la nuit) je prie et je dors ; et je me marie avec les femmes. Celui qui dédaigne (raghiba 'an) ma voie (sunna) ne fait pas partie de moi" (al-Bukhârî 4776, Muslim 1401, an-Nassâ'ï 3217, Ahmad). Cette version est celle de al-Bukhârî. Dans une autre version, le propos suivant est relaté de l'un d'eux : "Je prierai et ne dormirai pas" (Ahmad 13045).
Les deux premiers Compagnons avaient décidé de faire cela non pas par 'ibâda mais par maslaha. En effet, il s'agissait pour l'un d'eux de ne plus dormir non pas en percevant le délaissement du plaisir du sommeil comme une 'ibâda (action cultuelle), mais afin de pouvoir consacrer le temps ainsi économisé à la prière, laquelle est, elle, une 'ibâda (li yatafarragha li-l-'ibâda). De même, il s'agissait pour le second de ne plus passer une journée à manger non pas par délaissement de ce plaisir par 'ibâda mais afin d'accomplir chaque jour le jeûne (lequel est une action de 'ibâda qui est en soi instituée, mashrû').
Par contre, le Compagnon qui avait décidé de ne pas se marier, soit cela était par 'ibâda (il voulait s'abstenir d'un plaisir par 'ibâda), et cela relève alors du cas évoqué précédemment ; soit cela était par maslaha (libérer le temps et l'énergie que demandent une épouse et des enfants pour les consacrer à davantage d'actions de 'ibâdât).
Cependant, le Prophète leur montra que ce qu'ils projetaient de faire était excessif, et que ce n'était pas la voie ("sunna") que lui il avait tracée, laquelle était une voie d'équilibre entre les différentes composantes de l'être humain.

Un autre récit encore : Un jour, questionnée par des épouses du Prophète quant à la raison de son laisser-aller au niveau de son apparence, Khuwayla bint Hakîm leur répondit que son mari, 'Uthmân ibn Maz'ûn, la délaissait totalement, passant ses journées à jeûner et ses nuits à prier ; ne se sentant plus désirée, elle se négligeait. Quand le Prophète l'apprit, il dit à 'Uthmân ibn Maz'ûn : "'Uthmân, n'as-tu pas en moi un modèle ? – Qu'est-ce donc, ô Messager de Dieu - mon père et ma mère pour toi - ?" Le Prophète lui dit : "Toi tu pries (toute) la nuit et tu jeûnes (chaque) jour. (Or) ta famille a des droits sur toi, et ton corps a des droits sur toi. Prie donc (une partie de la nuit) et dors (une autre partie). Jeûne (certains jours) et ne jeûne pas (d'autres jours)." Plus tard Khuwayla se rendit auprès des épouses du Prophète : elle était alors comme une nouvelle mariée (rapporté par at-Tabarânî : cité dans Tahrîr ul-mar'a 5/183).
Dans une version voisine, on lit que le Prophète dit à 'Uthmân ibn Maz'ûn : "'Uthmân, (y aurait-il en toi) quelque dédain pour (raghba 'an) ma voie ("sunna") ? – Non, par Dieu, ô Messager de Dieu ! C'est au contraire ta voie ("sunna") que je recherche ! – Eh bien moi je dors (une partie de la nuit) et je prie (une autre partie). Je jeûne (certains jours) et je ne jeûne pas (d'autres jours). Et j'ai commerce avec les femmes. Crains donc Dieu, ô 'Uthmân, car ta famille a des droits sur toi, ton hôte a des droits sur toi, et ta personne a des droits sur toi. Aussi, jeûne (certains jours) et ne jeûne pas (d'autres jours) ; et prie (une partie de la nuit) et dors (une autre partie)" (Ahmad 25104).

 

http://www.maison-islam.com/articles/?p=587

 

 

Le Père Noël; origine et symbolique

Le pere noel

 

Le Père Noël aurait pour origine Saint Nicolas. On retrouve dans sa représentation tout la symbolique de Saint Nicolas (barbe blanche, manteau rouge...). Le père Noël voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d'un âne.

Malgré la réforme protestante du XVIe siècle qui supprima la fête de St Nicolas dans des pays d'Europe, les Hollandais gardèrent leur Sinter Klaas (nom hollandais pour Saint Nicolas) et sa distribution de jouets.

Lorsqu'ils s'installèrent aux États-Unis, Sinter Klass devint Santa Claus. Santa Claus subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial.

Clement Clarke MOORE écrivit en 1821 un conte de Noël pour ses enfants intitulé « The night before Christmas » (La nuit d'avant Noël ) dans lequel le Père Noël apparaît dans son traîneau tiré par des rennes.

Ce même auteur rédigea un texte intitulé « A Visit From St Nicholas » (la visite de St Nicolas) qui parut dans le journal « Sentinel » de New York le 23 décembre 1823.

Ce texte parlait de lutins qui distribuaient des cadeaux aux enfants par la cheminée et se dépaçaient dans une carriole tirée par 8 rennes (répondant aux noms de Blitzen, Dasher, Dancer, Comet, Cupid, Donder, Prancer et Vixen).

Un neuvième renne fut rajouté en 1939 : Rudolf, qui fut chargé d'éclairer le chemin du père Noël grâce à son « nez rouge lumineux ». Le récit fut traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

La Naissance du Père Noël
En 1863 « Harper's Illustrated weekly », le journal New-Yorkais, rêva Santa Claus d'un costume garni de fourrure blanche et portant un large ceinturon de cuir. Le dessinateur Thomas NAST en fut l'auteur.

Pendant près de 30 ans, Thomas NAST représenta, dans ce journal, Santa Claus ventru et jovial, à la barbe blanche et accompagné de rennes.

C'est en 1885 que l'illustrateur de ce journal dessina le parcours du Santa Claus qui va du pôle Nord aux Etats-Unis; sa résidence était ainsi officiellement établie…

Un an plus tard, l'écrivain Georges P. WEBSTER précisa que la manufacture de jouets ainsi que la maison du père Noël « étaient cachées dans la glace et la neige du Pôle Nord » confirmant par cette affirmation les dessins de NAST.

Il aura fallu attendre 1931 … et Coca Cola !

La firme Américaine a eu le génie de demander à Haddon SUNDBLOM de dessiner ce vieux bonhomme (dont la renommée grandissait la-bàs) en train de boire du Coca Cola pour reprendre des forces pendant la distribution de jouets. Ainsi les enfants seraient incités à en boire durant l'hiver.

Le dessinateur l'habilla aux couleurs de la célèbre bouteille de Coca Cola : rouge et blanc.

Ce nouveau look et la renommée que lui valut la publicité, firent du vieux bonhomme le maître planétaire de la nuit magique, le Père Noël.

Il y eu bien quelques mouvements de protestation de la part des Catholiques contre cette envahissante popularité, la nuit du 24 au 25 décembre étant à l'origine celle de l'enfant Jésus.

Certaines manifestations allèrent même jusqu'à brûler l'effigie du Père Noël, mais tout rentra dans l'ordre au fil du temps.

 

 

http://www.cadeaux-avenue.com/cadeau-noel/pere_noel.html

 

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Les origines de la fête de noël

Le pere noel

 

Jésus-Christ (que la paix soit avec lui) a apporté un grand nombre de beaux enseignements pour les gens de son époque, notamment la foi en Dieu unique. Mais il était inévitable qu’avec le temps sa religion souffre d’un déclin constant ; ce qui a facilité l’adoption progressive par les chrétiens de croyances et de rites païens et de pratiques culturelles nouvelles. Dans cette brève présentation, nous vous invitons à examiner l'authenticité de la fête de Noël, et nous poserons quelques questions : Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l'aurait-il approuvé ?

La plupart des chrétiens considèrent Noël comme une fête religieuse. À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ. Combien de fois n’a-t-on pas revécu la mise en scène du miracle de la Nativité - l’enfant Jésus dans la crèche, les Rois Mages, etc. ?

La fête de Noël ranime, sans doute, des sentiments de solidarité entre chrétiens, de par leur identité, leur culture et leurs objectifs communs : ils ont tous recours aux arbres de Noël, aux cloches, aux bougies et aux bûchers, sans oublier le Père Noël. Toutes ces choses aident à créer une ambiance de fête et de réjouissances.

L’historique de la fête de Noël

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible. En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux (voir Luc 2 : 8). L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile (Esdras 10 : 9). Si l’histoire de la naissance du Christ se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée. D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Jésus ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste. En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suivants l’auraient certainement fêtée. Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église Catholique Romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. » C’est dire que cette fête est d’origine païenne.

Le Coran affirme aussi que la période de naissance de Jésus était en été, période des dattes mûres que la Vierge Marie mangea avant d'accoucher : « Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué une abstinence au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». (Qur’an, 19:16-26).

Pourquoi le 25 décembre ?

Peu de gens savent que la naissance de Jésus est fêtée à différentes dates dans le monde chrétien : le 6 janvier, le 21 avril, ou encore le 1er mai. Cette multitude de dates a pour origine le fait que la date exacte n’est pas connue. Mais le 25 décembre est une date très importante pour les païens romains : il s’agit de la célébration de « Brumalia », suivant les « Saturnalia », fêtées du 17 au 24 décembre. Cette fête avait le but de rendre hommage à Saturne, le Roi-Soleil de l’agriculture. Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog :

« ... la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! Ce fut le Pape Jules 1er qui, en l’an 320 après J.-C., avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ. Dès lors, le Christianisme deviendrait une religion attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adopté cette fête païenne. Notons au passage qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne.

Quelques croyances païennes défendues

La religion romaine : Vers l’an 200 avant J.-C., les païens romains adoraient Attis, le fils de la vierge Nana, dont la naissance était célébrée le 25 décembre. Il aurait été crucifié le 25 mars pour le salut des hommes. Il descendit aux enfers et y demeura trois jours, puis ressuscita un dimanche en tant que « dieu-soleil pour la nouvelle saison ». Son corps était symboliquement consommé sous la forme de pain.

La religion égyptienne : Osiris était un dieu-sauveur, dont l’adoration s’étendit jusqu’à Rome avant la fin du premier siècle. On l’appelait, entre autres : le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Dieu des Dieux, la Résurrection, la Vie, le Bon Pasteur... le dieu grâce auquel les hommes et les femmes pouvaient renaître. Trois hommes sages avaient annoncé sa naissance. Ses adorateurs mangeaient des gâteaux de blé, symbolisant son corps.

La religion persane : Mithra était un dieu païen en compétition avec le christianisme jusqu’au 4e siècle. Sa naissance aurait eu lieu le 25 décembre en présence de plusieurs témoins, dont... des bergers et trois mages portant des présents ! Beaucoup croyaient qu’il était né d’une vierge, qu’il faisait des miracles, qu’il guérissait les malades et qu’il exorcisait les personnes possédées par des démons. Il aurait célébré un dernier repas avec ses douze disciples avant de monter au ciel le 21 mars.

La religion babylonienne : La scène de la Nativité était très répandue dans l’ancienne Babylonie. Y figuraient la déesse-mère Sémiramis, qui, par ses complots, était devenue la Reine du Ciel, et Nemrod, le Fils divin du Ciel. Après la mort prématurée de Nemrod, sa mère proclama qu’un arbre à feuilles persistantes avait poussé durant la nuit à partir d’une souche morte, une indication symbolique de la renaissance de Nemrod. Elle déclara que dorénavant, le jour de son anniversaire, Nemrod visiterait l’arbre éternellement vert pour y laisser des présents.

Ne serait-ce pas là l’origine réelle de l’arbre de Noël ? En définitive, la ressemblance entre ces légendes païennes et l’histoire de la Nativité sont pour le moins flagrantes.

Il est à souhaiter que tous les chrétiens qui croient vraiment en Dieu, réfléchiront, et arriveront à faire la distinction entre les commandements de Dieu et les innovations des hommes. Nous espérons aussi qu’ils n’hésiteront pas à débarrasser le christianisme de toutes pratiques païennes. Jésus dit qu’il n’est pas venu pour « détruire la Loi ou les Commandements... mais pour les accomplir » (Matthieu 5 : 17). Quiconque suivra des enseignements autres que ceux de Jésus sera rejeté : « Personne ne peut servir deux maîtres... vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Voir Matthieu 6 : 24). « Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la Loi. » (Matthieu 7 : 23).

À cela, Jésus rajoute que Dieu avait dit par la bouche du prophète Esaïe : « C’est en vain qu’ils continuent à m’adorer, car ils enseignent pour doctrine des commandements d’hommes. Lâchant le commandement de Dieu, vous tenez ferme la tradition des hommes. » (Marc 7 : 7,8).

Par ailleurs, Dieu commande aux croyants : « N’apprenez absolument pas la voie des païens... En effet, les coutumes des impies ne sont qu’un... simple arbre qu’on a coupé dans la forêt, travaillé des mains de l’artisan... D’argent et d’or, on l’enjolive. » (Jérémie 10 : 2-4).

Par ailleurs, Dieu les met en garde : « Prends garde à toi, de peur que tu te laisses prendre à leur suite... Toute parole que Je vous commande, voilà ce que vous devrez avoir soin de pratiquer. Vous ne devrez rien y ajouter et rien en retrancher. » (Deutéronome 12 : 30 et 32).

En somme, Jésus (sur lui la paix) n'a jamais ordonné de célébrer son anniversaire comme tous les prophètes d'ailleurs, mais a seulement commandé les gens de suivre ses enseignements dont le plus important : celui d'adorer Dieu seul sans rien lui associer dans son adoration et dans sa législation…

Aux chrétiens, nous posons la même question qu’avait posée Paul : « Quelle part a le fidèle avec l’incroyant ? Et quelle entente y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6 : 15,16).

Jésus n’est donc pas né le jour de la Noël. Et il n’aurait certainement pas approuvé l’institution de cette célébration, car elle est d’origine païenne, elle est contraire à la Loi, elle se situe en dehors de ses enseignements et des Commandements de Dieu. Comment un prophète pourrait-il tolérer des coutumes ou des rites païens ? S’il les agréait, ce serait la négation même de l’objectif de sa venue, qui n’était autre que d’amener les gens vers le vrai Dieu, le Dieu Unique, le Créateur des cieux et de la terre.

 

La Naissance de Jésus dans le Coran

 

Dieu dit : « (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà que Dieu t'annonce une parole de Sa part : son nom sera « Al-Masih » « 'issa », fils de Marie[1], illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés de Dieu".
46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien". 47. - Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?» - « C'est ainsi ! » dit-Il. Dieu crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : « Sois» ; et elle est aussitôt. 48. "Et (Dieu) lui enseignera l'écriture, la sagesse[2], la Thora et l'Évangile, 49. et Il sera le messager aux enfants d'Israël [et leur dira] : » En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! 50. Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi. 51. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. » (Qur’an, 3:45-51)

 

Dieu dit également : « Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. 17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait. 18. Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]. 19. Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur ». 20. Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ? » 21. Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée ». 22. Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». 27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! 28. « Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée ». 29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » 30. Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. 31. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; 32. et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. 33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. » 34. Tel est Hissa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent. 35. Il ne convient pas à Dieu de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui[3] ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : « Sois ! » et elle est.
36. Certes, Dieu est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin. » (Qur’an, 19:16-36)

Que Dieu nous donne la force et le courage de suivre Sa Parole, et d’abandonner la tradition des hommes et leur duperie. Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient avec tous les croyants sincères. Amen.

 

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Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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L’islam à la portée de tous !

 

Jésus-Christ (que la paix soit avec lui) a apporté un grand nombre de beaux enseignements pour les gens de son époque, notamment la foi en Dieu unique. Mais il était inévitable qu’avec le temps sa religion souffre d’un déclin constant ; ce qui a facilité l’adoption progressive par les chrétiens de croyances et de rites païens et de pratiques culturelles nouvelles. Dans cette brève présentation, nous vous invitons à examiner l'authenticité de la fête de Noël, et nous poserons quelques questions : Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l'aurait-il approuvé ?

La plupart des chrétiens considèrent Noël comme une fête religieuse. À travers le monde, les églises diffusent messages et sermons qui laissent croire que le 25 décembre est l’anniversaire authentique de Jésus-Christ. Combien de fois n’a-t-on pas revécu la mise en scène du miracle de la Nativité - l’enfant Jésus dans la crèche, les Rois Mages, etc. ?

La fête de Noël ranime, sans doute, des sentiments de solidarité entre chrétiens, de par leur identité, leur culture et leurs objectifs communs : ils ont tous recours aux arbres de Noël, aux cloches, aux bougies et aux bûchers, sans oublier le Père Noël. Toutes ces choses aident à créer une ambiance de fête et de réjouissances.

L’historique de la fête de Noël

Il est un fait que ni l’année, ni le mois, ni encore le jour de la naissance de Jésus ne sont mentionnés dans la Bible. En fait, le récit biblique nous indique qu’il naquit durant l’été (de juin à septembre en Palestine), car les bergers étaient dehors avec leurs troupeaux (voir Luc 2 : 8). L’hiver étant une saison de pluie, il n’était pas question pour les bergers de passer la nuit à la belle étoile (Esdras 10 : 9). Si l’histoire de la naissance du Christ se trouve bien dans la Bible, la célébration de l’événement, quant à elle, n’est nullement indiquée. D’ailleurs, il est intéressant de noter que selon la Bible, ni Jésus ne l’avait jamais célébré, ni ses disciples auxquels il avait lui-même enseigné la religion juste. En effet, si la célébration de Noël devait figurer dans la religion de Jésus, ses suivants l’auraient certainement fêtée. Or, l’édition anglaise de 1911 de l’Encyclopédie catholique, diffusée par l’Église Catholique Romaine, déclare que « Noël ne figure pas parmi les premières fêtes de l’Église... elle apparaîtra pour la première fois en Égypte. » C’est dire que cette fête est d’origine païenne.

Le Coran affirme aussi que la période de naissance de Jésus était en été, période des dattes mûres que la Vierge Marie mangea avant d'accoucher : « Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué une abstinence au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». (Qur’an, 19:16-26).

Pourquoi le 25 décembre ?

Peu de gens savent que la naissance de Jésus est fêtée à différentes dates dans le monde chrétien : le 6 janvier, le 21 avril, ou encore le 1er mai. Cette multitude de dates a pour origine le fait que la date exacte n’est pas connue. Mais le 25 décembre est une date très importante pour les païens romains : il s’agit de la célébration de « Brumalia », suivant les « Saturnalia », fêtées du 17 au 24 décembre. Cette fête avait le but de rendre hommage à Saturne, le Roi-Soleil de l’agriculture. Selon l’encyclopédie éditée par Schaff-Herzog :

« ... la fête, solidement enracinée dans la tradition populaire, ne put être éliminée par l’influence chrétienne. Cette fête païenne, avec sa débauche et ses réjouissances, était si populaire que les paléochrétiens de l’Empire Romain furent heureux d’avoir un prétexte pour continuer à la célébrer sans trop changer son esprit ou sa tradition. »

Bien loin de rejeter cette fête païenne, l’Église l’agréa en prenant le soin de l’adapter : au lieu d’être la naissance du Roi-Soleil des Romains, désormais ce serait celle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ! Ce fut le Pape Jules 1er qui, en l’an 320 après J.-C., avait déclaré que le 25 décembre serait la date officielle de la naissance du Christ. Dès lors, le Christianisme deviendrait une religion attirante et acceptable pour les masses populaires païennes de Rome. Ceci poussa les chrétiens de Mésopotamie (les Syriens et les Arméniens) à accuser leurs coreligionnaires occidentaux d’idolâtrie pour avoir adopté cette fête païenne. Notons au passage qu’en 1643, le parlement britannique avait officiellement aboli la célébration de la Noël, la considérant non chrétienne en raison de son origine païenne.

Quelques croyances païennes défendues

La religion romaine : Vers l’an 200 avant J.-C., les païens romains adoraient Attis, le fils de la vierge Nana, dont la naissance était célébrée le 25 décembre. Il aurait été crucifié le 25 mars pour le salut des hommes. Il descendit aux enfers et y demeura trois jours, puis ressuscita un dimanche en tant que « dieu-soleil pour la nouvelle saison ». Son corps était symboliquement consommé sous la forme de pain.

La religion égyptienne : Osiris était un dieu-sauveur, dont l’adoration s’étendit jusqu’à Rome avant la fin du premier siècle. On l’appelait, entre autres : le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Dieu des Dieux, la Résurrection, la Vie, le Bon Pasteur... le dieu grâce auquel les hommes et les femmes pouvaient renaître. Trois hommes sages avaient annoncé sa naissance. Ses adorateurs mangeaient des gâteaux de blé, symbolisant son corps.

La religion persane : Mithra était un dieu païen en compétition avec le christianisme jusqu’au 4e siècle. Sa naissance aurait eu lieu le 25 décembre en présence de plusieurs témoins, dont... des bergers et trois mages portant des présents ! Beaucoup croyaient qu’il était né d’une vierge, qu’il faisait des miracles, qu’il guérissait les malades et qu’il exorcisait les personnes possédées par des démons. Il aurait célébré un dernier repas avec ses douze disciples avant de monter au ciel le 21 mars.

La religion babylonienne : La scène de la Nativité était très répandue dans l’ancienne Babylonie. Y figuraient la déesse-mère Sémiramis, qui, par ses complots, était devenue la Reine du Ciel, et Nemrod, le Fils divin du Ciel. Après la mort prématurée de Nemrod, sa mère proclama qu’un arbre à feuilles persistantes avait poussé durant la nuit à partir d’une souche morte, une indication symbolique de la renaissance de Nemrod. Elle déclara que dorénavant, le jour de son anniversaire, Nemrod visiterait l’arbre éternellement vert pour y laisser des présents.

Ne serait-ce pas là l’origine réelle de l’arbre de Noël ? En définitive, la ressemblance entre ces légendes païennes et l’histoire de la Nativité sont pour le moins flagrantes.

Il est à souhaiter que tous les chrétiens qui croient vraiment en Dieu, réfléchiront, et arriveront à faire la distinction entre les commandements de Dieu et les innovations des hommes. Nous espérons aussi qu’ils n’hésiteront pas à débarrasser le christianisme de toutes pratiques païennes. Jésus dit qu’il n’est pas venu pour « détruire la Loi ou les Commandements... mais pour les accomplir » (Matthieu 5 : 17). Quiconque suivra des enseignements autres que ceux de Jésus sera rejeté : « Personne ne peut servir deux maîtres... vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Voir Matthieu 6 : 24). « Éloignez-vous de moi, vous qui agissez en hommes qui méprisent la Loi. » (Matthieu 7 : 23).

À cela, Jésus rajoute que Dieu avait dit par la bouche du prophète Esaïe : « C’est en vain qu’ils continuent à m’adorer, car ils enseignent pour doctrine des commandements d’hommes. Lâchant le commandement de Dieu, vous tenez ferme la tradition des hommes. » (Marc 7 : 7,8).

Par ailleurs, Dieu commande aux croyants : « N’apprenez absolument pas la voie des païens... En effet, les coutumes des impies ne sont qu’un... simple arbre qu’on a coupé dans la forêt, travaillé des mains de l’artisan... D’argent et d’or, on l’enjolive. » (Jérémie 10 : 2-4).

Par ailleurs, Dieu les met en garde : « Prends garde à toi, de peur que tu te laisses prendre à leur suite... Toute parole que Je vous commande, voilà ce que vous devrez avoir soin de pratiquer. Vous ne devrez rien y ajouter et rien en retrancher. » (Deutéronome 12 : 30 et 32).

En somme, Jésus (sur lui la paix) n'a jamais ordonné de célébrer son anniversaire comme tous les prophètes d'ailleurs, mais a seulement commandé les gens de suivre ses enseignements dont le plus important : celui d'adorer Dieu seul sans rien lui associer dans son adoration et dans sa législation…

Aux chrétiens, nous posons la même question qu’avait posée Paul : « Quelle part a le fidèle avec l’incroyant ? Et quelle entente y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6 : 15,16).

Jésus n’est donc pas né le jour de la Noël. Et il n’aurait certainement pas approuvé l’institution de cette célébration, car elle est d’origine païenne, elle est contraire à la Loi, elle se situe en dehors de ses enseignements et des Commandements de Dieu. Comment un prophète pourrait-il tolérer des coutumes ou des rites païens ? S’il les agréait, ce serait la négation même de l’objectif de sa venue, qui n’était autre que d’amener les gens vers le vrai Dieu, le Dieu Unique, le Créateur des cieux et de la terre.

 

La Naissance de Jésus dans le Coran

 

Dieu dit : « (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : « Ô Marie, voilà que Dieu t'annonce une parole de Sa part : son nom sera « Al-Masih » « 'issa », fils de Marie[1], illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés de Dieu".
46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien". 47. - Elle dit : « Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ?» - « C'est ainsi ! » dit-Il. Dieu crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : « Sois» ; et elle est aussitôt. 48. "Et (Dieu) lui enseignera l'écriture, la sagesse[2], la Thora et l'Évangile, 49. et Il sera le messager aux enfants d'Israël [et leur dira] : » En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission de Dieu, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! 50. Et je confirme ce qu'il y a dans la Thora révélée avant moi, et je vous rends licite une partie de ce qui était interdit. Et j'ai certes apporté un signe de votre Seigneur. Craignez Dieu donc, et obéissez-moi. 51. Dieu est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit. » (Qur’an, 3:45-51)

 

Dieu dit également : « Mentionne, dans le Livre (le Coran), Marie, quand elle se retira de sa famille en un lieu vers l'Orient. 17. Elle mit entre elle et eux un voile. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d'un homme parfait. 18. Elle dit : « Je me réfugie contre toi auprès du Tout Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m'approche point]. 19. Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d'un fils pur ». 20. Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m'a touchée, et je ne suis pas prostituée ? » 21. Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M'est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C'est une affaire déjà décidée ». 22. Elle devient donc enceinte [de l'enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. 23. Puis les douleurs de l'enfantement l'amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse mort avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! » 24. Alors, il l'appela d'au-dessous d'elle [lui disant :] « Ne t'afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. 25. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. 26. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu'un d'entre les humains, dis [lui :] « Assurément, j'ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd'hui à aucun être humain ». 27. Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! 28. « Sœur de Haroun, ton père n'était pas un homme de mal et ta mère n'était pas une prostituée ». 29. Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » 30. Mais (le bébé) dit : « Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. 31. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; 32. et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. 33. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant. » 34. Tel est Hissa (Jésus), fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent. 35. Il ne convient pas à Dieu de S'attribuer un fils. Gloire et Pureté à Lui[3] ! Quand Il décide d'une chose, Il dit seulement : « Sois ! » et elle est.
36. Certes, Dieu est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin. » (Qur’an, 19:16-36)

Que Dieu nous donne la force et le courage de suivre Sa Parole, et d’abandonner la tradition des hommes et leur duperie. Que la Paix et les Bénédictions de Dieu soient avec tous les croyants sincères. Amen.

 

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Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

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L’indulgence réduit la proportion de la mort des neurones cérébraux

 

… Mais si vous [les] excusez, passez sur [leurs] fautes et [leur] pardonnez, sachez que Dieu est pardonneur, très miséricordieux. (Coran, 64 : 14)

Certaines versets coraniques nous obligent à nous arrêter pour plus profonde réflexion, par exemple ce verset : « O !vous qui croyez ! Vous avez parfois de vrais ennemis en certaines de vos épouses et en certains de vos enfants. Méfiez-vous-en ! Mais si vous faites preuve d’indulgence à leur égard, en les excusant et en leur pardonnant, sachez que Dieu est infiniment Absoluteur et Miséricordieux» Sourate At-Tagaboun 14où Allah exalté soit t-il nous demande de pardonner ceux qui nous ont causé un dommage surtout des plus proches : nos familles.

En tant que croyants musulmans, nous savons que tout ce que nous enseigne  le sacré Coran est véridique et c’est pour notre bien  qu’il faut le suivre que ce soit dans le temps ou dans l’espace : il peut s’agir d’un bien à en usufruitier ou d’un  dommage à éviter. Nous allons donc dévoiler les secrets du pardonne ainsi que ses bienfaits prouvés scientifiquement.. 

Au cours de leur travail et leur recherches, les scientifiques contemporains  ont constaté que le pardon ou l’indulgence cache beaucoup de secrets bénéfiques et qu’il y a une relation inséparable entre le pardon et le bonheur ainsi ceux qui pardonnent  sont les moins souffrant  des troubles psychologique selon une étude publiée dans  la revue : «  les études du bonheur : Journal of happiness studies ». L’étude a été effectuée sur un groupe de personnes  incluant  leur niveau social, matériel et leur condition psychologiques sous forme de questionnaire, comme critère du bonheur d’un être dans cette vie.  

Le résultat était fort surprenant : les personnes les plus  heureuses étaient celles les plus indulgentes. Suite à ce résultat,  les scientifiques ont entamé une étude qui porte sur  les relations entre l’indulgence et les maladies dangereuses, dites maladies du siècle ex : maladie cardiaque  et pour une autre fois le résultat était surprenant : les personnes habituées à être indulgentes  sont les moins émotives négativement ce qui leur épargnent ces maladies !!!!

Suite à ses études, les scientifiques  ont conclu que : les personnes indulgentes sont :

- Les moins  touchées par :

  • L’Hypertension artérielle.
  • La Crise cardiaque : le cœur chez ses personnes fonctionne très bien
  • -Et elles sont les plus :
  • Créatives
  • Ils jouissent d’une vie prolongée.

-La question qui se pose : qu’il est le secret ?

Le secret  est  clair, les personnes indulgentes sont habituées à pardonner ce qui leur permet avec le temps d’être les moins  influencées en cas de situations bouleversantes ce qui  favorise chez eux la protection contre  l’hypertension. De même, ces personnes bénéficient d’un sommeil tranquille  puisqu’elles ne pensent pas à la vengeance ce qui  éloigne les mauvais cauchemars  de leur sommeil.

 

Les scientifiques  nous conseillent d’oublier toutes les situations bouleversantes afin de soulager le cerveau d’une nuisible réflexion de vengeance néfaste à la santé. Dans ce cas penser à la vengeance est plus défavorable au  vengeur, qu’il est à l’adversaire.

L’indulgence  réduit la proportion de la mort des neurones cérébraux, raison pour laquelle les cerveaux des personnes indulgentes sont les plus grands au niveau de la forme et plus actifs au niveau du fonctionnement. Certaines études prouvent que l’immunité chez les personnes  indulgentes  est plus forte, ce qui fait de l’indulgence une protection gratuite contre diverses maladies !!! 

L’un des noms attribué à Allah exalté c’est le Pardonneur « 149. Que vous fassiez du bien, ouvertement ou en cachette, ou bien que vous pardonniez un mal... Alors Allah est Pardonneur et Omnipotent. »Sourate  les femmes N° 149.

De même  les spécialistes de la programmation neurolinguistiques estiment que la meilleure façon de traiter un enfant est d’être indulgent  envers lui  ainsi avec le temps il s’habituera à pardonner les autres ce qui tue chez lui l’esprit  de la vengeance, qui tuent malheureusement nos jeunes d’aujourd’hui. Ainsi le musulman est  censé être indulgent comme Allah l’ordonne, il doit pardonner ces amis, sa famille, ses enfants, sa femme/son mari, tous ceux qui se sont moqués de lui puisque cette indulgence lui procure du temps (puisque la vengeance demande du temps et un plan)  et l’éloigne de la voix des ignorants (au sens spirituel du terme). 

Nous allons conclure notre article par une enthousiaste  histoire inspirée des paraboles prophétiques «Jadis,  il y avait un commerçant  qui n’a point fait de  grâce dans sa vie, et malgré ceci, cette personne est entrée au paradis !! ! Comment ? La réponse est la suivante : «  cette personne avait l’habitude d’ordonner à ces receveurs de tarder la réception des dettes en cas où le débiteur n’avait pas la capacité de payer,  il avait l’habitude de répéter à ses employés « soyez indulgent afin que Dieu le soit avec moi »  Ainsi lorsqu’il est mort, Allah lui a pardonné comme il avait l’habitude de le faire avec ses clients.

NB : Cher  musulman, veuillez accepter ce conseil de la part d’Allah, si vous voulez qu’Allah vous pardonne  à l’éternité, pardonnez aussi à vos frères en humanité et n’oubliez  pas qu’Allah dit dans le sacré Coran : « Que les gens honorables et fortunés d’entre vous ne jurent point qu’ils ne viendront plus en aide à leurs parents, aux pauvres et à ceux qui se sont expatriés pour la Cause de Dieu ! Qu’ils se montrent, au contraire, indulgents et cléments ! Vous-mêmes, n’aimeriez-vous pas que Dieu vous absolve? Dieu est infiniment Clément et Miséricordieux.»  AN-NUR sourate 22.


La loi de talions ou le Pardon dans le Coran par orililamane

Abduldaem Al-Kaheel

 

www.kaheel7.com/fr

Références:   

1.      Des études relatives au sujet  publiées dans la revue : «  Journal of Happiness Studies » : Forgivingness and Satisfaction with Life Journal of Happiness Studies, Sep, 2003.    

2.      Un ensemble d’articles intéressant sur le site : www.quantum-leap.com

3.     « La puissance de votre subconscient » livre de Mr Josef Murphy : http://josephmurphy.wwwhubs.com/ ce livre traduit en arabe chez l’édition DAR JARIR

4.     « Comment devenir la personne dont vous rêvez » livre de Steve Chandler   http://www.stevechandler.com ce livre traduit en arabe chez l’édition DAR JARIR.

http://www.kaheel7.com/fr/index.php/sante-et-medecine/48-les-secrets-du-bonheur

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