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De Pythagore à El Hazan, l’islam, un maillon indispensable

 

L'origine des mathématiques nous est racontée par J.Bronowski, ancien prix Nobel du Canada et rédacteur à Encyclopedia Britannica. C'est le récit d'une étude sérieuse, faite suite à un voyage en Grèce et au Proche-Orient vers les années 70, dans laquelle il avait démontré clairement que bien que les premiers théorèmes fondamentaux ont enflammé l'esprit des grecs c'est bien les savants musulmans qui sont à l'origine de la plupart des lois qui construisent notre nature.

En 580 avant JC, naquit à Samos, île au Sud de la Grèce, le célèbre mathématicien Pythagore. A l'époque où ces savants étaient persécutés, il se réfugia dans une grotte de l'île de Samos où il enseignait à ses fervents disciples ses découvertes extraordinaires.

« Il y a une harmonie dans la nature » disait-il, « les nombres sont le langage de la nature », « la nature est gouvernée par les nombres ».

Parmi ses découvertes impressionnantes - bien qu'elles ne figurent que dans des contes populaires mais prouvées scientifiquement aujourd'hui - il y a celle de la régularité mathématique des sons.

Ce premier récit avait rendu Pythagore très populaire, mais plus importante fut sans doute la démonstration de son théorème « Dans un triangle rectangle quelconque, la somme des carrés des deux côtés est égale au carré de l'hypoténuse », qui étendait une propriété utilisée de manière empirique par les Egyptiens (dans les triangles 3-4-5 par exemple) à tous les triangles rectangles. Il avait enfin découvert ce lien étroit entre les nombres et la nature. Comment des formules si simples pouvaient-elles s'accorder à une nature si complexe ? C'est ainsi que ses disciples ont vu une grande force mystique en ce personnage. Ils pensaient que toute la nature était gouvernée par les nombres, telle une musique. Selon le modèle de Ptolémée, les planètes tournent de manière circulaire et autour de la Terre ; bien que cette conception était erronée, tous s'y accordaient : c'est ce qu'ils appelaient « la musique des sphères ». Ce fut longtemps ce point de vue philosophique qui fit loi, jusqu'à ce que ces sciences et ces enseignements qui ont germé dans l'esprit des savants grecs, ne soient transmis à d'autres peuples.

Quelques siècles plus tard, vers la fin du VIème siècle, l'essor des sciences grecques à Alexandrie. On dit souvent que la Grèce fait partie de l'Europe à cause de son importance historique mais il apparaît qu'en fait elle fut jadis plus proche de l'Asie et du Moyen-Orient. Le cheminement des sciences se fit bien de la Grèce à Alexandrie en Egypte, où les mathématiques et les autres sciences allaient se développer. Il faut parfois des impulsions dans l'histoire pour revivifier des sciences et avancer et il s'avère que l'islam fut à l'origine, dès les années 600 après JC, d'une de ces impulsions, tout cela grâce à cette religion qui appelle au contemplement et qui rejette les superstitions et les préjugés. Les arabes importèrent d'Inde en 750 le système numérique qui est aujourd'hui le plus utilisé, mais qui n'a été adopté en Europe que 500 ans après, ce qui montre que l'islam dans ses conquêtes n'a jamais méprisé le savoir des autres, ce qui fut entre autres un des facteurs de sa réussite. Quand on regarde les superbes architectures musulmanes dans les mosquées, on retrouve dans les fresques et les arabesques, les signes d'une domination scientifique mondiale ! Les symétries utilisées sont d'ordre très complexe et sont très cohérentes ; ainsi on retrouve dans l'Alhambra à Grenade (Espagne) des symétries du 6ème ordre (du type du cristal de neige) que nous connaissons bien aujourd'hui. Les sciences suivirent leur parcours pour arriver à la frontière de l'Espagne.

Tolède joue à partir du XIIème siècle un rôle scientifique primordial. C'est là que se mêlent des populations d'origine musulmane, chrétienne et même juive. Cette cité deviendra vite un pôle mondial de traduction de classiques arabes, on viendra même y apprendre l'arabe, langue obligatoire à l'accès aux sciences. C'est à Tolède que le premier ensemble de tables d'astronomie ou l'encyclopédie des positions des étoiles sont rédigés.

Le développement scientifique et technologique allait alors s'éparpiller dans toute l'Europe, grande bénéficiaire de cet essor prodigieux.

On entend souvent aujourd'hui que c'est en Italie qu'est née la Renaissance, mais la plupart des esprits italiens avaient puisé leurs connaissances à Tolède. C'est le cas, par exemple ,de Gerad de Cramon venu d'Italie pour traduire la plupart des classiques grecs (Archimède, Hypocrate, Euclide, ...). Mais le plus grand esprit scientifique et le plus influent de son époque fut sans doute Al Hazan qui vécu vers l'an mil. La perception des objets chez les grecs était fausse et il fut celui qui révolutionna la physique en découvrant le principe de tridimensionnalité. Il le démontra d'une manière très simple : lorsqu'on voit un objet, on le voit parce que chaque point de celui-ci dirige et réfléchit un rayon dans l'œil. Ainsi le cône de rayon qui provient de la configuration de notre main par exemple devient plus petit lorsque on l'éloigne et réciproquement s'agrandit lorsqu'on l'approche. Le principe du cône de rayon fut à la base de la perspective et du concept 3D actuel qui fut très vite adopté par les Italiens puis par le monde entier. La Renaissance européenne a souvent bénéficié des apports des musulmans, c'est pourquoi de nombreux ouvrages ont été tout simplement recopiés, comme pour la loi de réflexion et réfraction de Descartes qui n'a pas été découverte par Descartes mais bien par Al Hazan, c'est pourquoi on l'appelle aujourd'hui la loi d'Al Hazan-Descartes.

Bien que n'ayant pas découvert les notions de temps et le système astronomique tel que nous le percevons, les savants musulmans ont apporté - dans un espace de temps limité - des connaissances fondamentales, et ont redonné une impulsion considérable à l'avancée des sciences. Sans leur conservation des manuscrits grecs et des livres de leur propre production, l'Europe n'aurait pas pu profiter de cet énorme héritage et ne serait pas aujourd'hui ce qu'elle est. Il n'y a pas cinquante ans, on étudiait encore le Canon médical de Avicenne dans les écoles de médecine, et les professeurs utilisaient encore des démonstrations d'Euclide...

Tiré de « La musique des Sphères » de Jacob Bronowski et A.Malone. London BBC 1973

 

 

 
 

 

Abdelhak O.


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Commentaires (1)

1. clovis simard (site web) 20/08/2011

Bonjour,

Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.

Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.

La Page No-4, THÉOREMES DE L'ESPRIT ET AMOUR DIVIN..

Cordialement

Clovis Simard

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