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Les Écoles Rituelles (madhâhib) dans le Sunnisme

Les Quatre école sunnites qui existent encore de nos jours sont les suivantes : Mâlikite, Hanafite, Chafi'îte et Hanbalite. Mais d'autres ont existé dans un passé plus lointain, notamment avant le raz-de-marée Mongol, qui n'a pas entraîné que des destructions matérielles, mais aussi un appauvrissement culturel de la civilisation musulmane (et Arabe en particulier).

Pour preuve, cette affirmation de l'Imam al­Suyûtî (mort en 911 H./ 1515 ap. J.-C..), dans son ouvrage « Le Retour de jésus » :

« Mais le plus étonnant encore, c'est de s'interroger sur les quatre rites. Est-il venu à l'esprit que les rites de cette loi religieuse se limitent seulement à quatre doctrines fondamentales? Il faut savoir pourtant que le nombre de ceux qui recourent à l'effort personnel (Ijtihâd), en matière de loi religieuse, est illimité et que chacun, parmi les compagnons et leurs successeurs immédiats, avait sa propre doctrine ou son école juridique. En effet, on comptait à leur époque pas moins de dix écoles ou rites ayant leur propres chefs et leurs manuels bien établis. Car, en plus des quatre rites fondamentaux, il y a ceux de Sufyan ibn 'Uyayna, de Sufyan al-Thawri, d âl-Layth ibn Sa'd, d'Ishaq ibn Rahawayya, d'Ibn Jarir et d'Ibn Dawud. Chacun d'eux avait ses propres disciples qui adoptaient sa thèse et appliquaient sa doctrine. Donc, si les doctrines et les écoles juridiques sont nombreuses, pour quelle raison s'est-on limité aux quatre rites ? ».

Par ailleurs, à l'époque des anciens (Compagnons et Suivants), le Madhhab (rite) pratiqué et enseigné par 'Ali, son épouse Fatima, leurs enfants Haçan et Huçein et leurs partisans (qu'on appellera les Chiites) n'était pas considéré par les autres musulmans comme un rite hérétique, mais « sunnite », c'est-à-dire conforme à la Sunna prophétique, les divergences étant seulement, alors, politiques. Ce n'est qu'à la suite du fossé creusé par des générations de lutte fratricide entre les Alides et les Omeyyades que la distinction rituelle se renforça, au point que chaque courant regardait l'autre comme hétérodoxe.

Ceci dit, les différences entre les « branches » du monde musulman (sunnite, chiite et kharidjïte) sont, du moins à l'origine, moins doctrinales que politiques, et même de nos jours, chaque année, des Musulmans de toutes les tendances prient dans la même mosquée côte à côte à La Mecque.

En ce qui concerne les quatre rites sunnites subsistant de nos jours, ce sont :

1. L'école Malikite :

C'est le Rite (madhhab) ancien par excellence, à côté du rite Hanafite, si l'on excepte les écoles Chi'ites (dont beaucoup se sont constituées tardivement et par opposition entre elles, principalement au sujet de la reconnaissance de leurs Imams successifs). Le rite malikite est la somme de l'enseignement reçu puis transmis par l'Imam de Médine, Mâlik Ibn Anas, né et mort à Médine (94 H./716 ap. J.-C. - 179 H./795 ap. J.-C.). L'Imam Mâlik fut un disciple direct des Compagnons du Prophète Mohammed - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - et notamment de Sahl Ibn Sa'd. Il étudia aussi auprès de Ja'far as-Sâdiq et connut Abû Hanifah. Il fut l'auteur du premier traité de droit musulman, al-Muwatta' (« La Voie Aplanie » ou « La Voie rendue aisée »), qui est aussi le premier recueil de hadiths.

L'Imam Mâlik était donc l'héritier principal de la plus ancienne école d'exégèse coranique fondée par le Compagnon 'Ubay al-'Ansâri (mort en 28H.) à Médine, la Ville du Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, qui était naturellement la mieux placée en tant que dépositaire des «traditions connues» (hadîth Mashhûr).

Dans la définition du Droit (fïqh) musulman, cette école, après le Coran, admet comme sources (Oussoul), la sunna prophétique, mais presque exclusivement basée sur les seuls hadîths qui sont connus de l'ensemble de la première communauté médinoise, car, au-delà, la science du hadith a donné lieu à des polémiques sans fin entre les docteurs de l'Islam. Le consensus ('ijmâ') s'est ensuite néanmoins rapidement établi, dans le sunnisme, sur l'exactitude des deux recueils authentiques (sahîh) d'Al-Bukhârî et de Muslim, ainsi que l'ont constaté des chroniqueurs anciens, auxquels se réfère notamment Ibn Khaldûn (mort en 808 H./ 1406 ap. J.C).

Les bases juridiques de cette école sont donc bien sûr avant tout le Coran (comme pour les autres écoles d'ailleurs), puis la sunna, connue principalement par les coutumes médinoises (Adât al-Madîna), mais aussi le consensus des savants ('ijmâ'), l'opinion personnelle (ra'y) qui découle de la réflexion (fikr) et de l'effort d'interprétation personnelle (Ijtihâd), ainsi que le raisonnement par analogie (qiyâs).

Et bien qu'elle soit assez scrupuleuse sur le plan de la pratique religieuse (notamment des cinq piliers fondamentaux de l'Islam), cette école est aussi, avec l'école hanafite, la plus ouverte et la plus souple dans son adaptation aux différentes réalités locales et temporelles (la coutume, 'ourf), à la réflexion personnelle et à l'évolution du monde. Elle est donc mieux en mesure d'appréhender les adaptations nécessaires d'une façon dédramatisée et efficace. Et surtout cette école, à la suite de son fondateur, homme humble et scrupuleux, a une motivation fondamentale, une intention (niyya) tournée avant tout vers la préservation de l'unité de la oumma, préférant cultiver ce qui réunit que de rechercher des solutions juridiques qui pourraient diviser. Cela la distingue notamment de l'école hanbalite (à partir d'Ibn Taymivya), plus vindicative, et qui a souvent pris le risque de susciter des fitna (trouble, division) au nom de la recherche de solutions juridiques.

Cette École sunnite malikite est répandue autour du golfe Arabo-Persique, au Soudan, en Afrique du Nord et de l'Ouest.

2. L'école Hanafite :

Cette école a été fondée par l'Imam 'Abu Hanifa à Bagdad (mort en 150 H./ 767 ap. J.­C.). Il était d'origine irakienne mais vivait en Perse. Sa jurisprudence prend, comme source première, le Coran, puis les seuls hadiths admis par l'ensemble de la communauté (Abû Hanifa a récusé beaucoup de hadiths qui lui semblaient douteux), partageant le même souci et la même doctrine essentielle que Mâlik en ce qui concerne les fondements du Droit. Il admet également l'opinion personnelle (Ra'y) et l'Ijtihâd (l'effort de recherche personnelle), car Allâh - qu'Il soit exalté - a créé l'homme doué de raison et Il appelle constamment Sa créature intelligente à raisonner.

Soutenue par les Abassides, les Seldjoukides et les Ottomans, l'école hanafite s'est enracinée principalement chez les non-arabophones, au Moyen-Orient (principalement en Turquie), en Chine. Considérée par certains commentateurs comme plus « ouverte » que les autres écoles, on lui a reproché aussi parfois une « imitation servile » (taqlîd) des choix juridiques du passé, pouvant figer sa capacité d'adaptation aux réalités contingentes en perpétuelle mutation.

3. L'école Chafi'ite :

Cette école s'est inspirée de l'Imam Chafi'î (mort au Caire en 204 H./ 819 ap. J.-C.). Après avoir vovagé dans tout l'orient arabe et étudié les doctrines Mâlikites et Hanafites, il créa une synthèse avec pour souci de clarifier l'articulation des sources de la loi musulmane, pour l'appliquer aux événements contemporains. Il a réuni ses théories dans son ouvrage al-Riçâla (l'Epître).

Selon lui, les sources du Droit doivent être : 1. Le Coran, 2. le hadith (sans toutefois donner de priorité à la coutume traditionnelle de la communauté, priorité qui caractérisait les précédentes écoles d'Irak et d'Arabie, et notamment de Médine, comme le faisait l'Imam Mâlik), 3. Le Qiyâs (raisonnement et déduction par analogie, mais qui n'intervient selon lui que lorsque les deux premières source de la loi ne donnent pas de réponse sur une question précise ou nouvelle), 4. l'Ijma' (consensus des compagnons, puis dans les générations suivantes, consensus des savants religieux de la communauté, ce qui dans la pratique est assez difficile à réaliser). Quand au ra'y (raisonnement personnel), il est écarté purement et simplement des sources du droit musulman, contrairement aux deux écoles précédentes. Ceci a sans doute eu pour effet de figer l' Ijtihâd.

Cependant, on peut dire toutefois que l'Imam Châfi'î a eu le souci légitime de brider certains effets extrêmes du ra'y et de l' Ijtihâd dont quelques-uns se servaient parfois en dépit du bon sens, sans profonde connaissance du Coran et de la sunna héritée des anciens, pour tenter de justifier des interprétations hasardeuses du Livre, voire des innovations blâmables qui allaient se cristalliser bientôt sous la forme de l'hérésie rationaliste et intolérante du Mu'tazilisme.

Puis, avec le temps et l'influence des deux premières écoles, un recentrage s'est peu à peu opéré dans cette école, pour donner un peu plus de poids au consensus ( Ijma') des savants, ce qui libère partiellement l'Ijtihâd de la stricte dépendance au hadith (considéré jusque là par cette école comme la norme absolue de la sunna).

Cette école s'est implantée en Arabie, au Nord de l'Égypte, en Afrique de l'Est et dans tout l'Orient : Inde, Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Viêt-nam, Philippine.

4. L'école Hanbalite :

Cette école se réclame d'Ahmad Ibn Hanbal (mort en 241 H./ 855 ap. J.-C.), est pratiquement née du conflit qui a opposé Ibn Hanbal aux Mu'tazilites (rationalistes hellénisants passablement intolérants) et aux autorités politiques qui soutenaient alors les Mu'tazilites. La réputation d'Ibn Hanbal s'est forgée durant ces événements au cours desquels il fut persécuté et emprisonné sans jamais se renier. En fait, Ibn hanbal était principalement un spécialiste du hadith (un traditionniste, un rapporteur des traditions prophétiques). C'était aussi un traditionnaliste scrupuleux qui se méfiait du ra'y (opinion personnelle) et du qiyâs (analogie), car, selon lui, ils avaient ouvert la porte à l'hérésie mu'tazilite, source d'innovations pécheresses et de division de la communauté. La polémique qui l'opposa à ces derniers, au sujet de la nature du Coran, et qui lui valut la persécution, donna dès le départ à cette école une teinte contestataire, alors que dans sa doctrine, Ibn Hanbal privilégiait surtout la sunna (la coutume communautaire héritée des anciens formés par le Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - béni et ses compagnons et suivants) et l'unité communautaire, en bon sunnite.

Cette école se développa ensuite et ses missionnaires apportèrent leur madhhab dans des contrées lointaines, notamment dans le nord de l'Iran où allait naître le Cheikh Abd al-Qâdir al Jilânî (mort en 1166 ap. J.-C.), grand organisateur du soufisme confrérique.

Un siècle plus tard naissait le théologien Ibn Taymiyya (mort en 727 H.: 1328 ap. J.-C.). Son approche est sensiblement différente de celle du fondateur Ibn Hanbal. Avant même l'intérêt de l'unité communautaire, la recherche de solutions juridiques semblent primer chez lui.

Il intervient notamment auprès des Princes arabes lors de la conquête mongole, pour dénoncer l'apathie des Chouyoukh des confréries soufies, qui voient, dans le nouvel envahisseur, l'expression de la colère d'Allâh - qu'Il soit exalté -, d'autant plus que les Tatares se sont convertis à l'Islam (après avoir - il est vrai - ravagé l'orient arabe). C'est sans doute en grande partie son nationalisme arabe qui lui fait alors traiter les nouveaux maîtres Mongols d'hypocrites, et il parvient à entraîner des princes arabes dans la résistance, malgré l'attitude réservée des confréries soufies.

Dans cette lutte, les arabes subissent d'effroyables pertes irrémédiables, mais fait paradoxal, en affaiblissant considérablement la puissance du déferlement mongol vers la Méditerranée, ils sauvent de fait de justesse leur ennemi héréditaire, l'auteur des croisades, à savoir le monde chrétien occidental qui n'était pas en mesure, à cette époque, vu son retard militaire et son extrême morcellement politique, de résister au raz de marée Asiatique.

Serait-ce donc par son attachement ethnique et culturel, c'est-à-dire en fin de compte par, un chauvinisme digne de la Jahiliya (période de l'ignorance pré-islamique des Arabes), qu'Ibn Taymiyya a agi ? En ce cas, il aura simplement poussé les Arabes à faire de leurs propres corps et cadavres, l'ultime rempart pour sauver leurs ennemis trinitaristes qui les persécutaient depuis sept siècles ! Et pour les sauver de quoi ? De l'Islamisation qu'aurait pu entraîner l'invasion des mongols (convertis) en Europe ! Ce qui aurait stoppé, entre autre, la reconquista des fanatiques catholiques en Espagne...

Mais Allâh - qu'Il soit exalté -, fidèle à Son éternelle Coutume, ne favorise pas un peuple rebelle, qui préfère sa nationalité, sa race ou sa langue, à sa religion, alors que la seule noblesse réside dans la piété, conformément à Sa Parole.

Par ailleurs, l'intransigeance dogmatique d'Ibn Taymiya, son rigorisme sourcilleux, a assurément fait dévier après lui cette école dans une voie particulièrement austère. Ce qui n'enlève rien aux qualités intrinsèques de ses ouvrages.

Conclusion :

Au cours des siècles, la cohabitation, parfois difficile entre les quatre écoles sunnites (surtout avec l'école hanbalite), s'est désormais adoucie. Un consensus de respect mutuel s'est établi peu à peu entre les docteurs des quatre écoles (et même au-delà, avec les chi'ites). Ces quatre écoles se reconnaissent donc officiellement et constituent le Sunnisme, c'est à dire l'ensemble des « gens de la tradition (sunna) et de la communauté » qui englobe aujourd'hui 80 % des musulmans de la planète, soit plus d'un milliard d'humains.

Malgré tout, force est de constater que les premières écoles (madhhab) Mâlilkite et Hanafite étaient plus ouvertes et tolérantes que les suivantes. Elles plaçaient l'opinion personnelle, le raisonnement analogique et l'effort d'interprétation en haute estime, ainsi que la pratique (sunna) communautaire des anciens, tout en rejetant l'imitation aveugle des jurisprudences et fatwa (décision juridique) du passé, face à des situations inédites ou dans des contextes différents.

A contrario, les écoles constituées ensuite, Chafi'îte et Hanbalite (sans compter la tendance ultra puritaine Wahhabite), constituent un net durcissement, une réaction à la conception du droit islamique selon les Anciens (Salaf de la communauté, ces Anciens étant constitués des Compagnons du Prophète béni, de ses Compagnons (Sahâha), de leurs Suivants (Tabi'in), des disciples directs de ces suivants (Tabi'in ­ Tahi ûn), de leurs disciples qu'on appela Zuhâd (Ascètes, singulier : Zâhid), puis au début du deuxième siècle de l'Hégire, les Soufis. Al-Qushayrî (mort en 465 H.) atteste de cela dans son livre Kitab an-Nafahât :

« Après la mort du Prophète - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, les Musulmans les plus distingués étaient appelés Compagnons, puis à la seconde génération, Suivants, puis Suivants des Suivants, puis dans les générations suivantes Ascètes, puis Soufis ». Les premiers soufis font donc bien partie de ce qu'on doit à juste titre désigner comme les Anciens (salaf de la communauté, puisqu'ils constituent la cinquième et ultime génération des meilleurs fidèles du prophète Mohammed - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Et ces distinctions de titres n'ont été produites que pour ne pas confondre ces générations entre elles, mais elle ne désignent pas une différence de nature entre les Anciens, bien que globalement les premières générations furent meilleures que les suivantes. Mais à chaque génération Allâh - qu'Il soit exalté - suscite des saints, et il arrivera parfois, comme l'indique le hadith, que certains individus surpasseront les Anciens en piété.

Le retour de jésus constituera sans doute une épreuve pour les esprits trop rigides et dogmatiques, et aussi, à l'opposé, pour les esprits trop laxistes et accommodants, puisqu'il est annoncé que des «musulmans» de nom le récuseront.

Loin de l'intolérance, les premières générations de musulmans reçurent une religion libératrice, tant sur le plan spirituel que moral, culturel, économique, qui permit un progrès dans tous les domaines de la vie humaine : liberté de conscience, amélioration de la condition féminine, affranchissement des esclaves, égalité juridique et fiscale, réglementation de l'économie dans le sens du bien public, à l'antipode des doctrines passéistes récemment apparues dans la communauté musulmane.

En réalité, les soi-disant « fondamentalistes» ne sont que les victimes et les jouets des gouvernements du monde matérialiste occidental (plutôt athée que chrétien). Ils en épousent d'ailleurs beaucoup de croyances (par exemple leur réfutation des miracles du Prophète béni et des saints, leur négation des apparitions du Prophète et des Anges aux saints, etc.). En plus, ils servent presque toujours les intérêts politiques, économiques et géostratégiques militaires des puissances non-musulmanes. Les dirigeants occidentaux ne s'y trompent d'ailleurs pas, et c'est leur intérêt, également idéologique, que de soutenir les formes les plus rétrogrades et repoussantes existantes dans l'Islam actuel, dans le but de le défigurer et de ralentir la progression universelle de la belle religion de notre saint Prophète béni - qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, comme Allâh - qu'Il soit exalté - l'a annoncé dans Son Livré Révélé, le Noble Coran.

Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu'ils décrivent ! Et paix sur les Messagers, et louange à Allah, Seigneur de l'univers ! Sourate 37 : Les rangés (As-Saffat) verset 180 - 181 - 182.

Ali Hamoneau

http://aslama.com/

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