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Existe-t-il un gène de l'instinct maternel?

Pour tenter de savoir si la relation mère-petit est innée ou acquise, il est d’abord intéressant d’observer les comportements des animaux, en particulier ceux des insectes et des mammifères auxquels nous sommes souvent comparés par les scientifiques.

Chez l’animal : amour maternel ou chimie ?

Les animaux, pour la survie de leur espèce, se reproduisent et assurent la protection de leurs petits, vulnérables. Pour cela, un système de reconnaissance se met en place entre la mère et son petit. En effet, une mère doit être capable d’identifier sa progéniture en tant qu’objet de soins à l’aide de signaux de reconnaissance visuels, olfactifs ou acoustiques.

Le comportement parental est activé grâce à des hormones sécrétées à la suite d’un événement qui diffère selon les espèces : l’accouplement, la fécondation, la ponte, la parturition[1], ou encore la présence de petits abandonnés de l’espèce.

Chez les insectes sociaux (abeilles, fourmis…), ce sont les ouvrières qui s’occupent des larves. Grâce à l’émission de phéromones, les adultes parviennent à localiser, déterminer le sexe, la caste et le stade de développement de la future génération. Les phéromones, substances chimiques qui envoient des signaux à un bulbe spécifique du cerveau, sont détectées par l’organe voméronasal, situé sous la surface intérieure du nez, organe atrophié chez l’homme. La synthèse de ces substances par les larves est dictée par les gènes spécifiques de l’espèce de l’insecte. La reconnaissance entre les ouvrières et les larves est ainsi immédiate et peut donc être qualifiée d’innée.

Chez les bovidés, les hormones jouent un rôle fondamental dans le comportement maternel. La sécrétion d’œstradiol provoque les contractions vaginales pour la mise-bas du petit. Chez la chèvre, la stimulation vaginale de la parturition entraîne la sécrétion principalement de deux hormones : la noradrénaline, qui permet de mémoriser l’odeur du petit par le léchage, et l’ocytocine, qui facilite le comportement maternel et le lien d’attachement, et qui prépare à l’allaitement. Le lien d’attachement exclusif qui existe entre une mère et son petit se noue très rapidement après la naissance et rend l’adoption d’étrangers (orphelins, abandonnés, surnuméraires) extrêmement difficile.

Chez la femme

Certains scientifiques tendent à penser que l’instinct maternel serait également inné chez la femme. Pourtant, toutes les femmes ne semblent pas posséder cet instinct au moment de la naissance et la relation avec leur enfant se construit grâce à un apprentissage. À Prague, les mères ne se sont pas aperçues de l’échange de leurs enfants car l’erreur s’était produite dès la naissance. Elles n’avaient pas encore eu le temps d’apprendre l’odeur et le cri de leur bébé. Dans ce cas, les enfants « non biologiques » sont acceptés et aimés de la même manière que des enfants naturels.

Cet exemple montre que le lien fort qui existe entre une mère et son enfant n’apparaît pas dès la naissance, comme ça peut être le cas chez les animaux, mais qu’il se construit grâce au système nerveux sophistiqué et aux capacités intellectuelles spécifiques à l’homme.

 

[1] Chez les mammifères, la parturition est l’action de mettre bas.

http://www.reflexiences.com/dossier/142/la-relation-mere-petit-est-elle-innee-ou-acquise-/2/chez-l-animal-amour-maternel-ou-chimie-/

instinct maternel

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