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D'où vient notre intuition ?

Intuition

Intuition, pressentiment, prémonition... Quels que soient la forme et le ressenti que prend cette sensation chez chacun d’entre nous, elle est toujours vécue comme l’assurance de savoir, sans savoir pourquoi l’on sait et d’où l’on tient sa certitude. Brutalement, l’évidence s’impose, c’est là, le corps et l’esprit le sentent et le savent en même temps, et sont réunis dans cette conviction. Les uns percevront une ouverture au niveau du plexus, d’autres connaîtront une accélération du rythme cardiaque, auront des picotements dans les mains ou dans la nuque...
L'intelligence du cerveau droit

« Tout le monde en a fait au moins une fois l’expérience, affirme Béatrice Millêtre, docteure en psychologie, spécialisée en sciences cognitives. Mais ce savoir intuitif peut être parasité par notre cerveau gauche, logique et raisonneur. » La psychologue distingue deux modes de raisonnement : « L’un séquentiel, logicomathématique : de l’énoncé, je déduis ma première étape, de laquelle découle la deuxième, et ainsi de suite jusqu’au résultat. Et l’autre intuitif, dans lequel la conscience verbale est le dernier maillon de la chaîne de traitement des informations. » C’est Archimède qui pousse le fameux « Eurêka » dans sa baignoire quand s’impose à lui une solution qui semble tomber du ciel, alors qu’en vérité elle est le fruit d’un long cheminement paraconscient.

Gerd Gigerenzer, directeur de l’institut de recherche Max-Planck à Berlin, qui a enseigné la psychologie à l’université de Chicago, définit l’intuition comme une forme d’intelligence exploitant « les capacités évoluées du cerveau et reposant sur les méthodes empiriques qui nous permettent d’agir rapidement, avec une exactitude étonnante ». Notre cerveau a accès à des informations qui échappent à notre conscience, ainsi qu’à des facultés qui se développent et qui s’affinent depuis des milliers d’années pour garantir notre survie et notre développement. Au point que le chercheur allemand utilise indifféremment les mots « intuition » et « instinct ». Pour lui, est intuition « ce qui jaillit dans la conscience, dont les raisons sous-jacentes nous échappent en partie et qui est cependant suffi samment convaincant pour nous pousser à agir ». Ce sont ces « je dois », « je ne dois pas » qui s’imposent face à un choix important (déménager, s’engager dans une relation affective, changer de travail) et qui semblent surgir des profondeurs de notre être. Que l’on choisisse de les écouter ou pas. C’est également un ressenti très fort et que démentent pourtant les apparences. Agnès, une de mes amies, m’a dit avoir eu un jour l’intuition, en jardinant, que son fils n’allait plus en cours à la fac, alors qu’objectivement aucun élément ne permettait de le soupçonner. « J’ai su, d’un coup. J’ai tout lâché et lui ai laissé un message téléphonique. Le soir, il me rappelait et avouait tout. J’ai bien fait d’écouter ma petite voix plutôt que les arguments rationnels de mon mari, qui n’y avait vu que du feu. »

Une petite voix difficile à entendre

Si nous laissons notre cerveau gauche, celui de la logique et de la raison « raisonnante », monter sur le ring, notre pensée intuitive n’a aucune chance de sortir gagnante du combat. Tout dans notre culture rationnelle, phobique de l’inexpliqué, concourt à étouffer dans l’oeuf notre sixième sens. Au travail, par exemple, comment expliquer que l’on ne « sente pas » une décision, une embauche, une stratégie ? Faire entendre son intuition à des sceptiques, des goguenards, des anxieux, qui ne sont rassurés que par le raisonnement logico- mathématique, est mission impossible. C’est ainsi que la petite voix meurt et que notre faculté finit par s’éteindre.

Catherine Balance, coach et thérapeute spécialisée dans l’intuition, constate quotidiennement, dans ses ateliers, la difficulté des gens à faire confiance à leur « petite voix », « soit parce que ce mode de pensée est découragé dès l’enfance, soit parce qu’il est méprisé dans notre culture, pour laquelle le “ressentir” est le parent pauvre de l’intelligence ». Selon la thérapeute, nombreux sont les freins qui bloquent notre intelligence intuitive : nos peurs, nos croyances, nos projections positives ou négatives… À ces mots, je réalise que dans ma famille celle-ci a toujours été un outil aussi noble et fiable que la raison ou la logique, au point que je sais – passé quelques minutes de parasitage – distinguer mes projections anxieuses d’un pressentiment négatif. « Je donne cette clé à mes clients, ajoute Catherine Balance : lorsqu’une pensée intuitive vient déranger la logique, un mode de réflexion habituel ou l’une de vos croyances, prenez-la en compte ! » La thérapeute ne se lasse pas d’énumérer les bénéfices d’un sixième sens aiguisé : une intelligence complète, car fonctionnant avec « les deux cerveaux », des décisions et des choix plus personnels, et, enfin, une vision et une perception plus globales de sa vie et des autres.

Un phénomène relié à l'univers

Décliner une invitation, relever un défi ou faire un choix sans argumentation rationnelle, puis apprendre que mes décisions spontanées étaient justes… Le phénomène m’est familier depuis longtemps, mais, à chaque confirmation, il me fait éprouver une joie presque enfantine accompagnée d’un sentiment profond d’harmonie, au sens musical du terme. Particulièrement dans ces moments, il me semble faire partie d’un grand tout généreux et cohérent. Comme si l’ensemble des informations dont nous avions besoin se trouvaient à portée de main.

Carole Sédillot, formatrice et spécialiste de Jung, partage cette conception de l’intuition : « Dans la perspective jungienne, cette fonction, qui est en relation avec le phénomène de synchronicité, est un signe de reliance. À son inconscient personnel, à l’inconscient collectif, mais aussi à l’univers. Ceux qui repèrent les synchronicités qui savent qui savent écouter leur voix intérieure ne sont jamais trompés. Si le moi s’égare dans ses désirs, l’âme, nous dit Jung, sait ce qui est bon pour elle, et en cela elle peut déranger le moi. » J’ai souvent constaté que les intuitions fulgurantes qui me traversaient pouvaient être en opposition avec ma raison ou mes croyances. Je me suis toujours mordu les doigts les rares fois où j’ai choisi de ne pas les suivre, par prudence ou peur de la frustration, pour faire plaisir ou ne pas déplaire. « Je ne compte plus le nombre de personnes qui me disent : “Si j’avais écouté mon intuition”, poursuit Carole Sédillot. Ce à quoi je réponds : “Il n’est jamais trop tard pour bien faire.” » Le conseil a la simplicité trompeuse des préceptes de sagesse. Il résonne en tout cas suffi samment en moi pour que je décide de le conserver en mémoire, au cas où.
Steve Jobs, le visionnaire

Nos objets seraient-ils devenus, eux aussi, « intuitifs » ? Le mot signifie ici que leurs fonctions sont à notre disposition, évidentes à comprendre et à utiliser. Tout cela pourrait passer pour du pur marketing s’il n’y avait eu Steve Jobs, créateur d’Apple. Dès 1984, il propose un ordinateur commandé par une souris et dont les logiciels apparaissent à l’écran. Jusque-là, il fallait entrer des lignes de codes pour piloter un appareil. L’échec commercial est cuisant, car, à cette époque, le monde de l’informatique ne jure que par le sérieux et la complexité. Il passe pour un doux allumé. Il est pourtant tout l’inverse : rigide, perfectionniste, irascible. Et têtu. Steve Jobs a voulu un ordinateur en forme de lampe ? Un écran tactile ? Une discothèque universelle ? En dépit des critiques, il a toujours tout obtenu, dans le moindre détail de ce que lui dictait son imagination, sans jamais, paraît-il, avoir recours à une étude de marché. « Le plus difficile est de faire simple, disait-il. Il faut avoir le courage de suivre son coeur et ses intuitions. »
Anne Pichon
Les neurologues et l'intuition

Régine Zekri-Hurstel, neurologue : « Ce n’est pas magique, c’est logique »
« L’intuition est une forme de connaissance directe qui a pu être qualifiée de « clairvoyance instantanée ». Notre cerveau intègre en permanence, dans une routine inconsciente, tous les ressentis sensoriels que nous éprouvons. Qu’un détail change dans une situation connue et notre intuition s’active. Elle surgit en un millième de seconde de la mémoire sensorielle. Elle relève d’un inconscient d’adaptation, d’une capacité du cerveau à arriver directement à des conclusions en zappant leur élaboration. C’est un processus inductif et non pas déductif comme l’est le raisonnement. Mais ce n’est pas parce que nous n’avons pas accès à sa mécanique cognitive que cette dernière n’existe pas. L’intuition n’est pas « magique », elle est parfaitement logique et rationnelle. Comment identifi er une intuition ? Comme l’intuition plonge ses racines dans la mémoire sensorielle, elle se manifeste par un ressenti corporel. Son surgissement s’assortit d’un dérèglement du système neurovégétatif : battements de coeur, sensation de chaleur, mains moites. Son apparition provoque une sensation physique, de bien-être ou de mal-être. Elle s’exprime par une émotion. Ensuite, c’est en tentant de la comprendre que nous mettons des mots sur ce qu’elle nous dit, pour passer de l’implicite à l’explicite. »

 

Propos recueillis par Christine Baudry Régine Zekri-Hurstel est l’auteure, avec Jacques Puisais, du Temps du goût (Éditions Privat, 2010).

http://www.psychologies.com

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Le sommeil, et le « lavage de cerveau »

Si l’on sait précisément en quoi il est utile que notre cœur batte ou quels avantages nous procure la respiration, le rôle du sommeil reste bien plus difficile à définir. Évidemment, on l’associe à la récupération, mais également au renforcement de la mémoire de la journée ainsi qu’à la régulation du métabolisme du système immunitaire. Mais planent autour encore de nombreuses inconnues, notamment sur les mécanismes spécifiquement impliqués.

Pourtant, à n’en pas douter, sa fonction est cruciale. Car des insectes aux mammifères, en n'oubliant pas les autres espèces animales, tout le monde ou presque dort . Les Hommes passent entre un quart et un tiers de leur vie à se reposer. Ce temps de repos ne permet pas d'amasser des ressources alimentaires ou de se reproduire, et expose les animaux à leurs prédateurs. Pourquoi y consacrer toutes ces heures s’il n’y a pas d’utilité biologique derrière ?

Une première réponse concrète vient d’être apportée par des chercheurs new-yorkais de l’université Cornell, sous l'égide de Maiken Nedergaard. Leur spécialité : la façon dont le cerveau se débarrasse de ses déchets. Dans la science , ils viennent de montrer que la mécanique se met en place durant le sommeil. Des résultats importants qui pourraient avoir des répercussions sur le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Le système glymphatique, laveur de cerveaux

Pour bien comprendre, il faut reprendre l’histoire depuis le début. Le cerveau étant un organe fondamental, il se trouve bien protégé et isolé du reste du corps par une barrière quasi imperméable, la barrière hématoencéphalique, évitant ainsi l’intrusion de toxines ou de pathogènes. De ce fait, à la différence du reste de l’organisme qui évacue ses déchets par le système lymphatique, on pensait que l’encéphale devait systématiquement recycler tout le matériel cellulaire.

Cette idée a été mise à mal dernièrement par cette même équipe de scientifiques, d’abord dans Science Translational Medicine en août 2012, puis en juillet dernier dans Science. Sur des souris, ils ont mis en évidence un réseau de canaux microscopiques dans le cerveau, équivalent au système lymphatique, qu’ils ont baptisé glymphatique, du fait de l’intervention des cellules gliales, qui soutiennent les neurones. Cette fois pas de lymphe, mais du liquide céphalorachidien (LCR), qui récolte les déchets amoncelés qui finissent, en passant par des pores bien calibrés, par être dégradés dans le foie.

Notre cerveau dispose d'un système d'élimination des déchets qui s'active surtout durant le sommeil.
Notre cerveau dispose d'un système d'élimination des déchets qui s'active surtout durant le sommeil. © Mark Lythgoe, Chloe Hutton, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Ces scientifiques sont même allés plus loin en démontrant que le mouvement du LCR était dû à l’activation de canaux microscopiques, présents dans les membranes des cellules gliales. En effet, dès lors qu’ils les ont éteints, le liquide devenait stagnant. Or, activer les canaux demande beaucoup d’énergie à la cellule. Est-il possible que les cellules gliales utilisent leurs ressources simultanément pour soutenir l’activité neuronale, et l’élimination des déchets ? Les auteurs ont supposé que non, et que ces deux activités devaient être séparées. Ainsi, selon leur théorie, durant l’éveil, les cellules nerveuses sont privilégiées, tandis que la nuit, on met en place le processus d’évacuation des détritus.

Des déchets principalement éliminés durant le sommeil

Les auteurs ont voulu vérifier leur hypothèse. Des souris ont été entraînées pour se détendre et s’endormir dans un dispositif d’imagerie biphotonique, capable de déceler des mouvements de fluides dans un tissu vivant. Lorsque l’électroencéphalogramme révélait que les animaux plongeaient dans une phase de sommeil, les scientifiques injectaient un colorant vert, afin de suivre ses déplacements dans le cerveau. Une demi-heure plus tard, d’une petite caresse sur la queue, les rongeurs se réveillaient. Alors, un colorant rouge était inoculé. Les chercheurs pouvaient ainsi comparer distinctement les deux situations.

Ils en ont conclu que durant le sommeil, le débit du LCR était environ dix fois plus important que pendant la phase d’éveil, ce qui confirmait leur intuition. Ils expliquent cette situation par une adaptation physiologique jamais observée : les cellules gliales semblent perdre du volume, ce qui se traduit par une augmentation de 60 % du diamètre des vaisseaux du système glymphatique, augmentant alors le rendement de l’évacuation des déchets.

Une nouvelle voie contre les maladies neurodégénératives

En parallèle, ils ont effectué un autre test. Ils ont administré aux souris des bêta-amyloïdes marquées. Ces protéines s’amoncellent dans le cas de la maladie d’Alzheimer et contribuent à la mort des neurones. En phase de sommeil, leur élimination est deux fois plus rapide que durant l’éveil.

Voilà donc une piste qui pourrait expliquer pourquoi de nombreux troubles neurologiques sont associés à des troubles du sommeil. Un déficit de repos pourrait directement être impliqué, en facilitant l’accumulation de protéines nocives, comme les bêta-amyloïdes, mais également l’alpha-synucléine, impliquée quant à elle dans la maladie de Parkinson.

D’autres questions interpellent les chercheurs. D’abord, ils pensent que ce « lavage du cerveau » contribue à la récupération. Mais dans quelle mesure l’accumulation des résidus du métabolisme intervient-elle dans la sensation de fatigue ? D’autre part, comment les canaux des cellules gliales changent-ils de conformation durant le sommeil ? Si les chercheurs semblent avoir décrit l’une des fonctions du sommeil, il se pourrait sûrement que celle-ci ne soit pas la seule. L’enquête est donc bien loin d’être terminée.

 

 

http://www.futura-sciences.com

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Notre mode de vie influence les performances de notre cerveau

Temps

Le métier que nous exerçons, les sports que nous pratiquons, la musique que nous écoutons peuvent jouer un rôle positif ou négatif pour
notre cerveau. Le travail est un élément particulièrement important puisque nous y consacrons un grand nombre d'heures chaque jour.

Les travail

"Le travail favorise une plus grande flexibilité, une plus grande plasticité cérébrale, crée de nouvelles connexions cérébrales, un
peu de stress est positif", explique le Pr Nicolas Franck, chef du service de psychiatrie du CHU de Lyon. "En revanche, trop de stress, trop
de fatigue fait perdre des capacités de mémorisation. La sécrétion d'hormones du stress peut nuire aux performances cognitives."

Ces connaissances aident à mettre au point un management plus intelligent lorsque l'on se rend compte que le stress entraîne une baisse
des mémorisations. "Cela pousse à développer des relations saines avec les collaborateurs et à recourir à un renforcement positif", explique le
Pr Nicolas Franck.

Le chômage et la retraite négatifs aux performances
cérébrales

Le chômage est négatif aux performances cérébrales car il entraîne une diminution de l'activité stimulante et parfois une dépression qui
favorisent le déclin cognitif.

La retraite peut accélérer la survenue de la maladie d'Alzheimer si elle n'est pas bien préparée. Il faut absolument lutter
contre l'isolement, contre un manque d'activité et avoir des relations sociales.

Le sport

Le Pr Franck explique que faire du sport, non seulement améliore les performances cérébrales, mais permet aussi de prévenir la maladie
d'Alzheimer. Le sport entraîne une meilleure oxygénation du cerveau, donc favorise la création de nouvelles connexions au niveau du cerveau. Il y a également un
effet de protection contre la dégradation du cerveau à travers la fabrication de substances impliquées dans la réparation du cerveau et donc un effet de
prévention à la maladie d'Alzheimer.

Les écrans

Les écrans, télé, ordinateurs, smartphones, font partie de notre mode de vie et peuvent être un plus ou un moins pour les performances de
notre cerveau. Tout dépend de l'usage. Il faut favoriser une utilisation active, et s'en servir comme support de discussion, d'échange, de supports
pédagogiques et que cela servent à une mémorisation solide.


Une étude vient de prouver qu'avec une série de mesures il est possible de freiner le déclin cognitif.

Manger sainement, faire de l'exercice physique, stimuler son cerveau mais aussi traiter tension, diabète et cholestérol… Autant d'actions bénéfiques pour les méninges. De nombreuses études établissent en effet un lien entre ces différents facteurs et la démence. Mais c'est la première fois qu'un essai contrôlé, statistiquement solide, publié par le Lancet, démontre qu'il est possible de ralentir le déclin cognitif en agissant systématiquement sur tous ces facteurs.

Les chercheurs de l'Institut Karolinska de Suède et de l'Institut national de la santé et de la prévoyance et de l'Université de Finlande orientale ont recruté 1 260 Finlandais âgés de 60 à 77 ans et les ont répartis au hasard: une moitié d'entre eux dans un groupe d'accompagnement intensif, l'autre dans un groupe contrôle recevant uniquement des conseils de santé. Les participants n'avaient pas encore développé de problèmes de mémoire importants, mais ils étaient à risque de déficience cognitive.


Pendant deux ans, les personnes suivies de manière intensives recevaient régulièrement des conseils nutritionnels, suivaient un programme d'exercice physique et de «gymnastique » cérébrale et étaient surveillées pour leurs facteurs de risques vasculaires. Au bout de deux ans, les résultats de leurs tests étaient 25 % plus élevés que ceux du groupe contrôle. Ils étaient même 83 % plus élevés pour la capacité du cerveau à organiser et réguler les processus de pensée et 150 % pour la vitesse de traitement de l'information !

Haro sur le cholestérol et le tabagisme

«Les résultats de cette étude ne sont pas discutables mais en même temps, il faut rester prudent. Les chercheurs se sont intéressés à des personnes à risque de démence. Chez elles, plus particulièrement, on sait qu'en corrigeant les facteurs de risque comme l'hypertension et le diabète on va forcément retarder le déclin cognitif », commente le Pr Bruno Dubois, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière.

Les «bourreaux du cœur » bien connus que sont l'hypertension artérielle, le diabète, l'obésité, le cholestérol, le tabagisme ou l'inactivité physique sont tout aussi redoutables pour les méninges. «Notre cerveau est une éponge parcourue par des millions de vaisseaux minuscules qui alimentent cette puissante centrale en nutriments, oxygène et glucose. Si ce réseau incroyablement dense de vaisseaux est fragilisé, le cerveau se portera moins bien », explique le Dr Olivier de Ladoucette, psychiatre et gérontologue. Ces facteurs de risques vont en effet progressivement entraîner des altérations vasculaires qui peuvent aboutir à une mauvaise irrigation du cerveau. C'est pourquoi protéger ses artères, c'est aussi préserver ses capacités de réflexion.

Muscler ses neurones

Outre la correction des facteurs de risques vasculaires et les mesures d'hygiène de vie, l'étude finlandaise pointe du doigt la nécessité de «muscler » en permanence son cerveau. Chacun des participants est arrivé avec une «réserve cognitive » différente qui va dépendre de son niveau d'éducation, de sa profession, de ses activités de loisirs… Mais le fait de pratiquer des exercices spécifiques accompagnés par un psychologue s'est révélé bénéfique pour tous. Un phénomène qui peut s'expliquer par la plasticité neuronale.

«Le cerveau est constamment en mouvement: les neurones passent leur temps à fabriquer de nouveaux circuits entre eux grâce au réseau de synapses», explique Olivier de Ladoucette. Stimulé, le cerveau va continuer à créer de nouvelles connexions qui vont l'aider à ne pas flancher trop vite. Il n'est donc jamais trop tard pour se mettre à doper ses méninges, même si, comme le rappelle Olivier de Ladoucette, «on vieillit comme on a vécu. Et mieux vaut prendre de bonnes habitudes jeune».

 

http://www.franceinfo.fr/emission/info-sante/2012-2013/l-impact-du-mode-de-vie-sur-les-performances-de-notre-cerveau-03-11-2013-12-55

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/03/27/23561-changer-mode-vie-pour-proteger-son-cerveau

 

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Mâcher du chewing-gum serait bon pour la mémoire !

Chewing gum

En effet, lorsque l'on mastique du chewing-gum, une hausse d'activité s'opère dans le cerveau. C'est le résultat d'expériences réalisées par une équipe de neurologues japonais de l’université de Gifu. Lors de tests pratiqués sur des volontaires mâchant ou non du chewing-gum. Pour les personnes qui mastiquer du chewing-gum, il a été remarquer une suractivité de l’hippocampe. C'est la région du cerveau associée essentiellement à notre intelligence visuo-spatiale* et à notre mémoire visuelle.

Les sujets ne consommant pas de chewing-gum, ne montraient aucun fonctionnement neuronale particulier, alors que les autres avaient leur cerveau en pleine activité. Les chercheurs suggèrent ainsi, l'aide que le chewing-gum pourrait apporter pour prévenir la perte de mémoire liée au vieillissement. Concrètement, c'est le fait de mâcher qui produit une activité musculaire particulière, laquelle déclenche une accélération du rythme de travail de l’hippocampe. Cette mémorisation pourrait atteindre 35% !

hippocampe

Petite parenthèse à retenir ! Clin d'oeil

Mâcher du chewing gum sans sucres pendant les cours ou en faisant ses devoirs améliore les performances scolaires !

En 1999, le chercheur allemand Siegfried Lehrl de l'université d'Erlangen a éffectué une étude sur 123 élèves, dans laquelle il montre que le fait de mâcher un chewing-gum entraîne une amélioration des performances intellectuelles pouvant aller jusqu'à 40% !

Cette découverte est confirmée par Lucy Wilkinson de l'institut de neurologie de l'université de Newcastle qui a constaté que le chewing-gum pouvait être une aide dans la capacité à apprendre, retenir et se remémorer des informations. L. Wilkinson explique que en plus d'une meilleure oxygénation du cerveau, la mastication du chewing-gum inhiberait la production d'insuline par le pancréas. Ceci permettrait au foie de libérer davantage de glucose dans le sang. Ce surplus de glucose apporterait un surcroît d'énergie, permettant au cerveau de fonctionner plus efficacement, d'où les meilleures performances constatées, notamment au niveau de la mémorisation et de l'attention.

Trois hypothèses affirmeraient donc que le chewing-gum est bénifique au cerveau :

- Mâcher augmenterait l'activité du cerveau au niveau de l'hippocampe qui commande la zone de mémoire.
- L'insuline libéréé par le pancréas lorqu'une personne mastique exciterait l'hippocampe.
- Mâcher favoriserait l'arrivée d'oxygène vers le cerveau permmettant une meilleure concentration.

→ Plus de recherches sont nécessaires pour découvrir tous les bienfaits offerts par le chewing-gum, mais les premières études laissent entrevoir que le chewing-gum peut-être un moyen efficace pour stimuler l'attention, la concentration et la mémoire !

*L' Intelligence visuo-spatiale est ce qui permet de visualiser des objets tri-dimensionnels dans sa tête.

http://cheewing-gum.e-monsite.com/pages/content/macher-du-chewing-gum-serait-bon-pour-la-memoire.html

Où part la graisse quant on mincit?

Barbecue a gaz 7 main 2811302


Au cours de notre vie, il nous arrive de prendre du poids. Pour le perdre, nous avons souvent recours au sport et au régime. Seulement, une fois qu’on a atteint notre poids idéal et qu’on s’est débarrassé des kilos superflus, nous sommes-nous déjà demandés où est partie toute cette graisse qui nous dérangeait tant ?

C’est insolite, mais des chercheurs de l’University New South Wales UNSW ont démontré que la graisse s’évaporait du corps à travers les poumons quand on mincit.

Surprenant, mais prouvé par l’étude microscopique du métabolisme qui a été faite par le Dr Ruben Meerman et le Dr Andrew Brown. Ils ont réussi à retracer le parcours de la graisse pour savoir ce qu’elle devenait. Alors qu’on pensait que la graisse se transformait en énergie ou en chaleur, ces chercheurs australiens ont découvert qu’elle s’évaporait de l’organisme à travers les poumons sous forme de dioxyde de carbone. Ils affirment qu’elle se transforme en air.

Selon cette étude, les poumons sont donc « le premier organe excrétoire (qui produit des matières liquides ou solides) pour la perte de poids ». Lorsqu’on perd 10 kilos, on exhale 8,4 kilos de dioxyde de carbone par les poumons et les 1, 6 kilos qui restent, deviennent de l’eau et sont éliminés sous forme d’urines, de sueur, de larmes ou autres fluides du corps.

Pour mincir, il faut donc se débarrasser du carbone stocké dans les cellules graisseuses. La méthode reste inchangée : manger moins et bouger plus

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