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Notre vécu change l'anatomie du cerveau

On croyait dur comme fer jusqu'à récemment que le cerveau était immuable. Même aujourd'hui, selon la croyance populaire, des modifications du cerveau ne sont possibles que par des interventions médicales ou pharmaceutiques. Or, ce n'est pas comme cela que le cerveau fonctionne. Plutôt, le vécu de chaque personne engendre des changements continuels dans l'anatomie de son cerveau tout au long de sa vie, formant ainsi ses habiletés particulières ainsi que son caractère. Le réseau des neurones est en perpétuel réarrangement, autant relativement aux microchangements des neurotransmetteurs qu'aux grandes bases intégratives reliées à l'intelligence.

On découvre de plus en plus de liens entre la souffrance morale et le fonctionnement du cerveau. On sait maintenant que des manifestations purement biologiques au cerveau peuvent être modifiées par des expériences exclusivement humaines comme la psychothérapie, par exemple, sans aucune intervention chimique. Ainsi, la psychothérapie à elle seule peut modifier le fonctionnement du cerveau de façon permanente.

Le psychiatre Kandel (Prix Nobel 1998) a démontré la plasticité du cerveau. Par exemple, des images scannées du cerveau de musiciens témoignent de différences faisant suite à leur pratique d'instruments de musique. Leur cerveau «musical» s'est développé à la suite de leurs répétitions avec leurs instruments de musique et non à cause de gènes précis. Autres exemples : les neurones de rats élevés dans des environnements plus stimulants sont beaucoup plus branchés. Ces environnements rehaussés stimulent les rats au point que leur cerveau s'en trouve amélioré. Chez les humains, le nombre de dendrites neurales du centre du langage dans le cerveau est proportionnel au degré de scolarité d'un individu.

Pour bien comprendre, il faut savoir que le cerveau est constitué de neurones, environ cent milliards, qui établissent entre eux des connexions tout au long de la vie. Chaque neurone a une moyenne de 10 000 connexions qui le relient à d'autres neurones. Ce qui porte à environ un million de milliards de connexions dans le cerveau, faisant ainsi du cerveau la structure la plus complexe de la Terre. La connexion de chaque neurone se fait par l'émission de petites impulsions électriques qui déclenchent une substance chimique appelée neurotransmetteur, laquelle rejoint un autre neurone de cette façon, et il s'enclenche ainsi une série de répercussions sur une multitude d'autres neurones tous interconnectés. Ainsi, un seul neurone peut influencer une moyenne de 10 000 neurones à l'autre bout du processus lors de l'envoi d'un seul message. Le cerveau se forge de cette manière.

Or, savez-vous que les contacts interpersonnels sont parmi les principales causes de connexions des neurones? Dans son livre The Developing Mind, le psychiatre Daniel Siegel explique comment l'esprit d'une personne émerge de l'activité de son cerveau, dont la structure biologique est formée par ses relations interpersonnelles dès le début de sa vie et tout au cours de sa vie. Ce qui fait dire à Siegel que «les connexions humaines forment les connexions des neurones». En effet, le vécu interpersonnel altère à la fois l'activité et la structure des connexions entre les neurones, formant ainsi les divers circuits responsables des divers processus du cerveau comme la mémoire, les émotions, la conscience de soi, etc.

Je fais le lien avec la dépression. Malheureusement, celle-ci est encore très mal comprise. On est porté à blâmer le cerveau ou les gènes, alors que les réelles explications relèvent de notre vécu et du sens que nous donnons à ce vécu. Il y a des échanges bidirectionnels constants entre notre cerveau, notre organisme et notre vécu. Ainsi, le calme ressenti à la vue d'un beau point de vue du fleuve Saint-Laurent s'accompagne d'un accroissement de l'amplitude des ondes alpha dans le cerveau. Autrement dit, le cerveau réagit en fonction de notre vécu. Nous ne sommes pas à la merci de la «mécanique biologique» de notre cerveau, puisqu'au contraire, nous agissons et notre cerveau se modifie en conséquence.

Les personnes en dépression ne sont pas les esclaves de leur cerveau détraqué qu'il faudrait remettre sur les rails nécessairement de façon chimique. Notre cerveau est en constante adaptation, et ceci en fonction de notre vécu, sans apport chimique externe. Le corps et l'esprit sont intimement liés. Des répercussions physiques se manifestent automatiquement à la suite de nos émotions, mais de façon temporaire, et vice versa. Dans le cas d'une dépression typique, il s'agit de changements normaux, mineurs et temporaires et non de pathologies graves du cerveau.

En résumé, ce que nous vivons au jour le jour change l'anatomie de notre cerveau. Notre personnalité est donc le fruit de l'interaction active entre notre bagage héréditaire et notre expérience concrète de la vie.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/vivre-ici/coin-du-psy/201306/01/01-4656803-notre-vecu-change-lanatomie-du-cerveau.php

  • e6un7

Peut-on augmenter les capacités du cerveau et pirater les pensées?

Pirater le cerveau pour en extraire des informations
Des interfaces cerveau-machine seraient capables d'accéder à des informations présentes dans nos cerveaux. En effet, des chercheurs ont récemment montré qu'il est possible d'utiliser des interfaces neuronales directes pour accéder aux données stockées dans notre mémoire.

Si les pirates informatiques s'attaquent d'habitude à nos boites e-mail, nos ordinateurs personnels et plus récemment à nos smart-phones, ils pourraient bientôt s'attaquer directement à nos cerveaux. En effet un groupe de chercheurs des universités d'Oxford, de UC Berkeley et de Genève ont récemment découvert qu'il était possible d'extraire des informations de nos cerveaux grâce à un type particulier de périphériques d'ordinateur : les interfaces cerveau-machine, également appelées interfaces neuronales directes.


Interfaces cerveau-machine
Les interfaces cerveau-machine sont constituées d'un ensemble d'électrodes qui s'adaptent sur la tête pour y capter les ondes cérébrales (signaux électriques émis par le cerveau en activité). Ces appareils ont dans un premier temps été développés pour des applications médicales, avant d'être récemment adaptés au domaine des jeux vidéo. En effet, ces interfaces cerveau-machine viennent s'ajouter aux autres périphériques (souris, clavier, joypad) pour améliorer l'expérience du joueur; par exemple en adaptant le déroulement du jeu en fonction de l'état émotionnel de l'utilisateur (satisfaction, ennui, frustration, etc ...).

Les ondes cérébrales P300

Parmi les ondes cérébrales que ces appareils sont capables de capter, les chercheurs ont utilisé un signal particulier appelé P300. Le signal P300 est observé chez des sujets classifiant des stimuli (images, sons) en fonction d'une tâche à accomplir. Par exemple, si l'on fait défiler sur un écran une série aléatoire de nombres entre 0 et 9 et que l'on demande à un sujet de compter le nombre de fois où le nombre de 5 apparaît, un pic du signal P300 sera observé à chaque affichage du nombre 5. Ceci vient du fait que le cerveau va classifier le nombre 5 comme pertinent à sa tâche courante, tandis les autres nombres seront considérés comme non-pertinents.
Attaque par force brute
Afin d'extraire des informations du cerveau, les chercheurs ont employé une attaque dite "par force brute". Ce type d'attaque, habituellement utilisé pour retrouver des mots de passe et codes secrets, consiste à essayer toutes les possibilités. Par exemple pour deviner un code secret composé de 4 chiffres, une attaque par force brute consistera à essayer toutes les combinaisons de 4 chiffres (il y en a 10 000). Ceci est similaire à la recherche de la clef qui ouvre une serrure donnée. La méthode par force brute consiste à essayer tour à tour les clefs à notre disposition; la bonne clef sera celle qui permettra de déverrouiller la serrure.

Ce principe a été adapté en soumettant des informations visuelles au sujet et en observant sa réaction en terme de signaux P300. Une des expériences a consisté à afficher la question "quel est votre date de naissance ?", puis d'afficher un par un les 12 mois de l'année dans un ordre aléatoire. On déduit alors le mois de naissance du sujet comme étant le mois correspondant au pic d'intensité maximum du signal P300. Cette attaque a été déclinée pour cibler d'autres informations personnelles telles que le premier chiffre de notre code PIN, notre quartier de résidence, des visages familiers ou encore notre banque.


Voyage dans l'espace-temps [ Peut-on pirater le... par LPDE

Ces expériences ont permis d'extraire efficacement ces informations du cerveau des sujets sans autre source que les ondes cérébrales. Par exemple pour le mois de naissance, le système devine correctement dans 60% des cas alors que sans l'information fournie par l'interface cerveau-machine il n'y a que 8,33% de chance (une sur douze) de tomber juste.
Menaces sur la vie privée et la sécurité
Les interfaces cerveau-machine pour un usage général n'en sont qu'à leurs début. A la lumière de ces travaux, il convient de sérieusement considérer les menaces que font peser ces appareils sur la vie privée et la sécurité des utilisateurs. En effet on pourrait facilement imaginer un jeu vidéo intégrant un programme malicieux qui extrairait des informations personnelles, en stimulant le joueur avec des images ou des sons incrustés dans le jeu. Ce type de menace est d'autant plus inquiétant qu'elles peuvent s'effectuer à l'insu des utilisateurs et accéder à des informations extrêmement sensibles qui sont uniquement stockées dans le cerveau comme des mots de passe, mais aussi des informations personnelles telles que l'orientation sexuelle ou des secrets intimes.

Entretien avec un des auteurs
Daniele Perito est docteur en informatique et actuellement chercheur post-doctorant à l'université de UC Berkeley en Californie. Il est un des auteurs de ce travail et a bien voulu répondre à mes questions.

- C'est un travail de recherche très original; comment l'idée vous est-elle venue ?
C'est Ivan Martinovic qui en est à l'origine. Il m'en a fait part l'année dernière et elle m'a tout de suite plu. J'ai pensé que c'était une idée incroyablement futuriste, mais que c'était également quelque chose qui deviendrait intéressant dans les années à venir, à mesure que les interfaces cerveau-machine se démocratiseraient.

- Ce travail touche à plusieurs domaines scientifiques et a requis la collaboration de 5 coauteurs. Quelle est votre spécialité et comment avez-vous contribué à cette découverte ?
Nous sommes tous dans le domaine de la sécurité informatique à l'exception de Tomas Ros qui est un spécialiste en neurosciences et qui nous a aidé à comprendre son domaine de prédilection. Pour ma part, je me suis chargé de la définition du protocole expérimental ainsi que de la réalisation des expériences sur les participants.

- Le système que vous avez développé n'est pas parfait et commet parfois des erreurs. Qu'est-il possible de faire pour améliorer ses performances, et quelle précision peut-on espérer ?
Les instruments destinés à la recherche [en neurosciences] ont une précision beaucoup plus élevée que ceux que nous avons employés; mais ils sont également beaucoup plus chers. Cependant, de nombreuses sociétés travaillent afin de mettre sur le marché des appareils aux performances similaires mais à des coûts beaucoup plus faibles. Je pense que cela va devenir un domaine très excitant dans un futur proche.

- Quelles sont les conséquences d'une telle découverte sur nos vies ?
Aucune pour le moment. Parce que pour l'instant les interfaces cerveau-machine ne sont pas entrées dans notre quotidien et que la précision et la discrétion de ces attaques sont faibles. Cependant, la précision de ces appareils va augmenter très rapidement. Cela veut dire que leur usage va se généraliser en même temps que leur capacité à collecter des informations. Lorsque nous en seront rendu à ce point, il faudra réfléchir à des moyens de limiter les fuites d'informations personnelles.

- Les ordinateurs possèdent des protections contre ce type d'attaques. Dans le cas de nos cerveaux, existe-t-il aussi des moyens pour le protéger ?
Je pense que nous aurons besoin de techniques similaires à celles que nous utilisons aujourd'hui pour les systèmes informatiques. C'est à dire trouver un moyen de contrôler et limiter le flux d'informations. Ces attaques sont principalement possibles parce que des applications tierce-partie peuvent accéder directement à l'énorme source d'information que constituent les signaux bruts captés par l'interface cerveau-machine. Dans le futur, ces applications ne devront avoir qu'un accès restreint via une interface afin de ne leur communiquer que certaines caractéristiques des ondes cérébrales et d'en cacher le reste.

Liens :
- Page de la présentation à USENIX SEC : https://www.usenix.org/conference/usenixsecurity12/feasibility-side-channel-attacks-brain-computer-interfaces
- L'article original : https://www.usenix.org/system/files/conference/usenixsecurity12/sec12-final56.pdf

e6un7

 

LE DHA et protectection contre les maladies neurodégénératives.

Avec 9 kcal/g, les lipides sont les macronutriments les plus énergétiques de l’alimentation. Ils sont indispensables pour nos activités quotidiennes et lorsque l’on en consomme plus que nécessaire, ils sont  mis en réserve et stockés dans les cellules graisseuses. Mais leur rôle n’est pas seulement énergétique. Les lipides sont très importants pour la santé parce qu’ils constituent la structure des membranes de nos cellules et par là conditionnent leur bon fonctionnement et donc celui des organes auxquels elles appartiennent.

Le DHA (acide docosahexaénoique) est un acide gras de la famille des Oméga 3. On le trouve surtout dans les poissons gras, comme le saumon, le thon, le hareng, la sardine, le maquereau...

En plus de ses effets bénéfiques sur la prévention des risques de maladies cardiovasculaires, le DHA joue un rôle très important sur la vision, le système nerveux, le cerveau...à tous les âges de la vie ! Preuve de son importance, dans la nouvelle version des Apports Nutritionnels Conseillés, revus en 2010, pour le DHA, l'apport a été augmenté pour les adultes à 250mg (contre 100 mg auparavant).

Place du DHA dans le système nerveux
Le DHA est un constituant essentiel des membranes des cellules, et en particulier des neurones. Il joue également un rôle fondamental au niveau de la rétine et améliore ainsi la vision. Notre cerveau et nos neurones ont quotidiennement besoin de DHA !

DHA et développement du cerveau chez l'enfant
Les Oméga 3, et notamment le DHA, sont indispensables à la croissance et au développement du cerveau pendant la période foetale et la petite enfance. C'est pour cette raison que l'on conseille aux jeunes mamans de pratiquer l'allaitement (le lait maternel étant très riche en Oméga 3 et Oméga 6) ou d'avoir recours à des laits enrichis. Des études scientifiques mettent en évidence l'effet du DHA sur le développement de la vision, de l'apprentissage, du QI...

DHA chez la femme enceinte et allaitante
La composition en acides gras du liquide amniotique et du lait maternel est très dépendante de l'alimentation de la femme enceinte puis allaitante. Une femme enceinte dispose de ses propres réserves en Oméga 3 mais celles-ci ne sont pas forcément suffisantes pour satisfaire ses besoins et ceux du foetus. Il est donc essentiel pour toute femme en âge de procréer de veiller à son alimentation en Oméga 3 et en particulier en DHA, car ceux-ci sont essentiels pour assurer un bon développement cérébral à son bébé.

Le DHA et la lutte contre les déficiences intellectuelles chez les personnes agées
Le cerveau adulte évolue en permanence et avec l'âge, certaines des ses fonctions peuvent être affectées. Plusieurs études montrent que la consommation régulière d'Oméga 3, notamment de DHA, permettrait de ralentir le vieillissement cérébral et de diminuer les risques d'apparition de démence, de maladies d'Alzheimer...

Les sources de DHA

Penser huiles… et escargots !
Chez les végétaux, on trouvera donc surtout un type d’Oméga 3 : l’acide alpha linolénique (ALA). Seul souci : celui-ci a une biodisponibilité assez faible dans l’organisme. D’abord, une grande partie va entrer dans d’autres réactions chimiques que celles qui permettent de fabriquer les EPA et DHA. Il est donc essentiel d’en consommer beaucoup pour parvenir à des taux intéressants en Oméga 3.
Il faut donc favoriser la consommation de végétaux qui en contiennent beaucoup, sous forme d’huiles végétales notamment, pour qu’ils soient concentrés : huiles de colza, de soja, de noix. A noter : l’huile de lin est également une source intéressante, mais elle est interdite en France. Certaines personnes ayant été intoxiquées en consommant de l’huile de lin destinées à la peinture…
Les autres végétaux intéressant sont le pourpier, la mâche, la salade, les épinards… Certes, leurs apports restent assez faibles en quantité, mais leur consommation régulière participe aux apports. Si les sources d’acide alpha linolénique (ALA) sont principalement végétales, pour faire le plein, il faut consommer… la viande des herbivores ! A condition toutefois qu’il ne s’agisse pas de ruminants, leur estomac détruisant partiellement ces Oméga 3. Ainsi, les animaux les plus intéressants sont le lapin, l’oie, le cheval, le gibier sauvage ou les escargots !
Incontournable poisson…
Notre organisme synthétisant faiblement les acides gras EPA et DHA à partir des Oméga 3 des végétaux, il faut impérativement que l’alimentation apporte également ces deux acides gras "terminaux". Cela est particulièrement vrai pour les personnes âgées ou les diabétiques. Et là, pas de mystère, les poissons gras sont incontournables, notamment le saumon, les maquereaux ou les harengs. Ces poissons contiennent des Oméga 3 parce qu’ils ont consommé directement ou indirectement du phytoplancton, riche en ALA, qu’ils ont transformé en EPA et DHA. Mais il existe des différences de teneur en Oméga 3 selon la période de l’année et la provenance (élevage ou sauvage). Schématiquement, on trouve un peu plus d’Oméga 3 dans les poissons d’élevage toute l’année, et dans les poissons sauvages l’été.
A noter : certaines algues produisent également des dérivés des Oméga 3, mais leur consommation reste réservée aux amateurs des légumes de la mer…
Des sources triples !
Mais il existe aujourd’hui des filières qui proposent d’enrichir « naturellement » les animaux d’élevages en Oméga 3, pour augmenter leur valeur nutritionnelle. C’est le cas, lorsqu’on ajoute des graines de lin dans l’alimentation des poules ou des vaches, pour obtenir du lait ou des oeufs enrichis. Ces aliments présentent alors un triple avantage : ils contiennent à la fois de l’ALA, de l’EPA et du DHA !
Une autre source qui va combiner tous les types d’Oméga 3 : le surimi ! Car dans sa composition, on trouve des filets de poisson associés à de l’huile de colza (avec aussi de l’amidon et des oeufs). Deux sources qui vont apporter des Oméga 3 animaux et végétaux.

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/omega-3/9075-omega3-sources.htm

http://www.lesieur.fr/Nutrition/La-matiere-grasse/Omega-3/Le-DHA-l-allie-de-notre-cerveau

e6un7

La science confirme le Coran:le cerveau n’est mature que vers 40 ans

 

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ إِحْسَاناً حَمَلَتْهُ أُمُّهُ كُرْهاً وَوَضَعَتْهُ كُرْهاً وَحَمْلُهُ وَفِصَالُهُ ثَلَاثُونَ شَهْراً حَتَّى إِذَا بَلَغَ أَشُدَّهُ وَبَلَغَ أَرْبَعِينَ سَنَةً قَالَ رَبِّ أَوْزِعْنِي أَنْ أَشْكُرَ نِعْمَتَكَ الَّتِي أَنْعَمْتَ عَلَيَّ وَعَلَى وَالِدَيَّ وَأَنْ

أَعْمَلَ صَالِحاً تَرْضَاهُ وَأَصْلِحْ لِي فِي ذُرِّيَّتِي إِنِّي تُبْتُ إِلَيْكَ وَإِنِّي مِنَ الْمُسْلِمِينَ

Dans le Coran il est dit :" Nous avons recommandé à l’homme d’être bienveillant envers son père et sa mère. Sa mère le porte dans la douleur et le met au monde dans la douleur. Et pendant trente mois, elle endure les fatigues de sa gestation et de son allaitement. Quand il atteint sa maturité, à l’âge de quarante ans, il dira : «Seigneur, fais que je sois reconnaissant envers Toi pour les bienfaits dont Tu nous as comblés, moi et mes parents, et que j’accomplisse de bonnes œuvres que Tu agréeras ! Fais aussi que ma postérité soit d’une bonne moralité ! Je reviens repentant vers Toi et me déclare du nombre des soumis.»Al-Ahqaf - 46.15

Le prophète Mohammed, lui même à eu la révélation à l'âge de 40 ans. Or , jusqu'à présent ,les scientifiques pensaient que votre cerveau arrêtait physiquement de se développer à la sortie de l’enfance, mais la recherche montre qu’il continue de changer à l’âge mûr.

Des scanners du cerveau ont montré que le cortex préfrontal, la région juste derrière votre front, continue de changer de forme aux âges de 30 et 40 ans. Cette découverte est particulièrement significative, car le cortex préfrontal est une région clé du cerveau, et on pense souvent qu’il est la région responsable de ce qui fait de nous des êtres humains.

On sait qu’il est impliqué dans la prise de décision, dans les interactions sociales et de nombreuses autres caractéristiques de la personnalité. Le Professeur Sarah-Jayne Blakemore [1], neuroscientifique à l’Université de Londres, déclare : "jusqu’à ces 10 dernières années environ, nous supposions que le cerveau humain arrêtait de se développer pendant l’enfance."

"Mais nous savons maintenant, grâce à l’imagerie cérébrale, que nous étions loin de la vérité, et que de nombreux cerveaux humains continuaient de se développer pendant plusieurs décennies. La région du cerveau qui est passée par le développement le plus long est le cortex préfrontal droit, la partie antérieure du lobe frontal du cerveau."

"C’est la partie du cerveau qui est impliquée dans la fonction cognitive supérieure, comme la prise de décision, la planification et le comportement social. Elle a aussi des implications dans la compréhension des autres individus."

"Elle commence à se développer au début de l’enfance, est réorganisée à la fin de l’adolescence, et continue de se développer pendant la trentaine et la quarantaine. C’est la région du cerveau qui nous rend humains."

Source:

http://www.insoliscience.fr/?Le-cerveau-n-est-mature-que-vers

Les mystères du cerveau

Pesant chez l’homme en moyenne 1 450 grammes et contenant quelques 100 milliards de neurones et 1000 milliards de cellules gliales, le cerveau est le siège de la pensée consciente, de la mémoire et de la personnalité.

Qu’il s’agisse de lever le petit doigt ou de résoudre une équation, notre cerveau est aux commandes.
Malgré notre avancée technologique, nous savons encore bien peu de chose sur le cerveau humain et les maladies qui s’y rattachent.

  L’exploration du cerveau humain

C’est le chirurgien Paul Broca qui, en 1861, a été le premier à faire une relation entre une zone du cerveau et une faculté mentale.
La dissection du cerveau de l’un de ses patients, surnommé Tan-Tan, confirma sa théorie. Broca a laissé son nom à une aire du cerveau que depuis on associe au langage.

M. Leborgne, dit Tan-Tan, n'est pas un idiot. Il comprend très bien ce qu'on lui dit, joue aux échecs et a un comportement normal. Mais, les deux seules syllabes qu'il est capable de prononcer sont: tan tan.

A sa mort, Paul Broca pratique l'autopsie et remarque sur l'encéphale de Tan-Tan une lésion nette de l'hémisphère gauche, au bas de la troisième circonvolution. Tan-Tan ne pouvait pas parler car son cortex était touché à cet endroit précis. La conclusion qui s'imposa à Broca était que cette partie du cerveau contrôlait la parole.

Paul Broca

Suivant ce procédé, les chercheurs se sont penchés sur les cerveaux accidentés pour découvrir à quelle partie de notre anatomie cérébrale est associée telle ou telle fonction.

 Structure du cerveau en détail

Le cerveau comprend deux hémisphères réunis par le cerveau moyen, ou diencéphale, et par le corps calleux. Il se situe au-dessus du tronc cérébral et du cervelet.

Cet ensemble occupe la boîte crânienne. Chaque hémisphère est subdivisé par des scissures formant les lobes (frontal en avant, occipital en arrière, pariétal et temporal latéralement), et les lobes sont creusés par des sillons formant des plis, ou circonvolutions.

Le cerveau est en outre creusé de cavités, ou ventricules, remplies de liquide cérébrospinal nourricier et protecteur. Il existe un ventricule dit latéral par hémisphère, et un 3e ventricule correspondant au diencéphale.

Le cerveau est entouré par les méninges.

Coupe du cerveau

Le cerveau est constitué, comme le reste du système nerveux central, de substance grise (corps des neurones et des synapses) et de substance blanche (fibres myélinisées).

Dans les hémisphères, la substance grise se répartit en une couche superficielle épaisse, le cortex, et en noyaux profonds, les noyaux gris centraux (pallidum, putamen et noyau caudé).

Le diencéphale est composé essentiellement de deux gros noyaux gris symétriques, les thalamus. Ceux-ci surmontent l'hypothalamus, structure qui comprend de petits noyaux et se prolonge par deux glandes, l'hypophyse en bas, l'épiphyse en arrière.

Les neurones du cortex cérébral comprennent des cellules rondes, ou grains, destinées à la réception des stimulations périphériques (sensations tactiles, ondes visuelles ou sonores) ; des cellules triangulaires, ou pyramides, à vocation motrice ; des cellules fusiformes qui relient, par le corps calleux, deux points symétriques des hémisphères cérébraux.

 L’homme au cerveau coupé

L’un des cobaye les plus célèbres est Kevin, un épileptique à qui, dans les années 1860, des médecins sectionnèrent le corps calleux : une bande de tissus nerveux qui relie les deux hémisphères du cerveau.

Non seulement le malade n’a pas guéri mais de nouveaux troubles sont apparus. Kevin ne pouvait plus sourire sur commande que si l’on s’adressait à son oreille droite.
L’oreille gauche était incapable de comprendre le message.

Le neurologue Guillaume Duchenne inventa l'électrophysiologie, procédé de mesure de l'activité nerveuse et musculaire, qu'il pratique ici sur Kévin

Par ailleurs, le malheureux ne reconnaissait plus les visages familiers qui se présentaient sur la partie droite de son champ de vision.

Cette tentative peut sembler monstrueuse mais elle est surtout née de l’ignorance. Quoi qu’il en soit, l’expérience a permis aux scientifiques de mieux comprendre la façon dont nos deux hémisphères se répartissent les tâches.

 Fonctionnement du cerveau

Chaque hémisphère contrôle la moitié du corps qui se trouve du côté opposé. Autrement dit, quand on remue l’orteil droit, c’est l’hémisphère gauche qui en donne l’ordre.

Chaque hémisphère semble spécialisé dans l’accomplissement de fonctions très précises.

On attribue l’analyse des formes dans l’espace, la reconnaissance des visages, la mémoire des sons et la compréhension de la musique à l’hémisphère droit.

Celui de gauche régit les sourires, la maîtrise du calcul et la résolution logique des problèmes. Il contrôle aussi la capacité d’articuler, de décoder les sons en paroles, et de comprendre ce que l’on dit et ce que l’on entend.

Le cerveau de Tan-Tan retrouvé en 1960 dans les caves de l'ancienne faculté de médecine

Mais, les deux hémisphères travaillent en parfaite synchronisation pour diriger le moindre de nos comportements.
Le secret de cette harmonie : le corps calleux. C’est ce faisceau de fibres nerveuses qui assure la connexion.
Si Kévin ne reconnaissait pas les amis placés à sa droite, c’est que son hémisphère gauche, recevant cette information visuelle, ne pouvait la décrypter car il était privé de communication avec l’hémisphère droit, chargé lui, de l’identification des visages.

 Le cerveau en action

Les avancées technologiques nous ont offert de nouvelles possibilités d’explorer le cerveau. Le cerveau est exploré, comme le reste de l'encéphale, par l'imagerie radiologique, le scanner et surtout par l'imagerie par résonance magnétique (I.R.M.).
Ces méthodes très performantes ont supplanté l'électroencéphalographie (enregistrement de l'activité électrique de l'encéphale), technique plus ancienne.

On a déjà localisé plus de 20 aires visuelles. Chaque zone analyse séparément la forme, les dimensions ou la couleur de l’objet pour reconstruire un tout cohérent.

Pour peu que l’un de ces éléments de décodage ne fonctionne pas, notre perception du monde est bouleversée.
C’est par exemple le cas des gens qui parlent et écrivent mais sont incapables de lire, qui reconnaissent les objets mais en ignorent la fonction.

Aucun cerveau n’est tout à fait semblable à un autre. Donc, chaque cerveau est unique.

Lors de certains exercices portant sur la compréhension des mots, les femmes mettent leurs deux hémisphères au travail, alors que les hommes ne font appel qu’au gauche.

 Le cerveau d’un gaucher

Le cerveau d’un gaucher fonctionne différemment de celui d’un droitier. L’emploi d’une main plutôt qu’une autre est lié au processus du langage. C’est l’hémisphère gauche qui domine la lecture, l’écriture et les fonctions associées à la parole.
Or, pour 40% des gauchers, c’est l’hémisphère droit.

Le planum temporale, une petite zone liée au langage dans les deux hémisphères, est plus développé du côté gauche chez 90% des droitiers.
Chez 70% des gauchers, il est également volumineux des deux côtés.

Par ailleurs, chez certains gauchers, le corps calleux paraît plus épais. Ce pont de communication plus étoffé leur permet peut-être d’échanger plus facilement et plus rapidement les informations d’un hémisphère à l’autre.

Est-ce un hasard si beaucoup d’architectes, de champions d’escrime et de tennis sont gauchers ?

http://www.dinosoria.com/cerveau.htm

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