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Chrétiens

Pourquoi vendredi pour les Musulmans et dimanche pour les Chrétiens?

 

Le vendredi pour les Musulmans

Le Vendredi est pour les musulmans un jour aussi important que le dimanche pour les chrétiens et que le sabbat pour les juifs. Ce jour du vendredi est connu dans l'islam comme étant le "Yawm-ul-Jumu’ah", يوم الجمعة (jour de la congrégation).

"Ô vous qui avez cru! Quand on appelle à la salatdu jour du Vendredi, accourez à l'invocation d'Allah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez!
Puis quand la Salat est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d'Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez.Coran [S62 V9-10]

Le jour du vendredi fait partie des moments particuliers pour le musulman. En effet, ce jour est un cadeau offert par Allah au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et à sa Oummah de telle manière que le vendredi est supérieur aux autres jours de fête dans l'Islam. En effet, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

"Le vendredi est le plus excellent et distingué jour parmi les autres jours de la semaine aux yeux d'Allah, si bien qu'il excelle l'Eidoul Fitr et l'Eidoul Ad-ha." (Cité par Ibn Maajah dans son Sounan)

La raison de cette excellence semble être l’accomplissement des événements de grande importance. En effet, c'est en ce jour que fut créé Adam (‘alayhi salam) Il fut admis au Paradis un vendredi et c'est aussi en ce jour qu'il en fut retiré. De même, le jour du jugement aura lieu vendredi. ".(Cité par Tirmidhî dans son Sounan)

Les créatures d'Allah ont connaissance de l’importance de ce jour. C'est la raison pour laquelle le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :
"Il n'y a pas un ange proche d'Allah, ni le ciel et la terre, ni le vent, ni les montagnes, ni les océans qui n'ont peur le jour du vendredi."

(Cité par Ahmad dans son Mousnad)

Mais en dépit de l'attitude craintive des créatures d'Allah en ce jour, il est regrettable de constater que le musulman passe souvent cette journée sans se soucier de quoi que ce soit, ne prenant pas en considération ces moments précieux. Il est donc nécessaire de rappeler les vertus de ce jour, les droits qui y sont liés et l'attitude à adopter en ce jour sacré.

L'importance du vendredi

L'importance de ce jour telle qu'elle a été citée dans les sources islamiques nous prouve toute l'attention accordée par Allah et son Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) au vendredi.

• Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

" Le meilleur jour sur lequel le soleil s'est levé est le jour du vendredi. C'est en jour que fut créé Adam (‘alayhi salam). Il fut admis au Paradis un vendredi et c'est aussi en ce jour qu'il fut en retiré." (Cité par Mouslim dans son Sahih)

• Aous ibn Aous (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

" Le meilleur de vos jours et le vendredi. (Ne manquez donc pas d') envoyer la salutation sur moi en grand nombre, car votre salutation m'est présentée."

(cité par Abou Daoud dans son Sounan)

Les vertus du vendredi et le fait d'y aller tôt (à la mosquée)Rappelons-nous des vertus de ce jour afin de nous hâter à ne pas perdre une seule seconde de ce précieux temps pour accomplir les bonnes œuvres et nous éloigner des mauvaises.

• Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

"Les cinq Salah ainsi que le vendredi jusqu'au prochain vendredi sont des moyens de rachats (kaffarah) entre ce qui s'y trouve."

(Cité par Mouslim dans son Sahih)

• Salman (al Farsî) (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

" Il n'y a pas un homme qui prend un bain le jour du vendredi et qui se purifie autant qu'il peut, qui se parfume ensuite, et part à la mosquée, et (en arrivant là bas) ne saute pas (les rangs) entre deux personnes, fait ensuite ce qu'il doit faire comme salah (sounnah), et écoute attentivement lorsque l'Imam parle (pendant le Khoutbah), sans qu'Allah ne lui pardonne ces péchés entre ce vendredi et le suivant."

(Cité par Boukhari dans son sahih)

• Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

" Celui qui prend le bain purificateur (Ghousl oul Djanaabah) le vendredi et part de très bonne heure (à la mosquée) recevra la récompense d'avoir égorgé un chameau pour Allah. Celui qui part à la deuxième heure recevra la récompense d'avoir égorgé un bœuf; celui qui part à la troisième heure recevra la récompense d'un cabri avec cornes, celui qui part à la quatrième heure recevra la récompense d’une poule; celui qui part à la cinquième heure recevra la récompense d'avoir donné un œuf pour Allah. Et lorsque l'Imam arrive (pour faire le Khoutbah), les anges se présentent et écoutent attentivement le Zikr."

(Cité par Boukhari et Mouslim dans leur sahih)

La gravité de négliger le Djoum'ah (salah du vendredi)

• Abdoullah ibn Oumar et Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou) disent qu'ils ont entendu le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) dire :

"Que cessent ceux qui abandonnent la Salah en congrégation le vendredi, ou alors Allah scellera leur cœur et ils deviendront des gens négligents (cad que leurs cœurs seront privés de bonté et de désir à la pratique du bien."

(Cité par Mouslim dans son Sahih)

•Abou Hourayra (radhia Allâhou anhou) rapporte que le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) a dit :

"Celui qui délaisse trois Salah du Vendredi sans raison, Allah lui scelle le cœur et il est alors du nombre des hypocrites".

(Cité par Sa'îd Ibn Mansoûr dans son Sounan)

La signification chrétienne du dimanche

Le dimanche pour les chrétiens est le « jour du Seigneur », le jour de la résurrection du Christ, le premier jour de la semaine. « Ce jour est le premier, celui où Dieu fit le monde en transformant la ténèbre et la matière, et celui où Jésus-Christ, notre Sauveur est ressuscité des morts » (Saint Justin 1re apologie 67,8). Premier jour de la nouvelle création, c'est le jour de la célébration de la libération des puissances de la mort.

Le sabbat signifiait déjà une libération, le septième jour, après six jours de travail, était le jour consacré au Seigneur : « Pendant six jours, tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est un sabbat pour ton Dieu. Tu n'y feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'étranger qui réside chez toi » (Ex 20, 8-10). Dans l'Évangile, Jésus assume le sabbat en le dépassant comme un jour de guérison (Lc 14,3-4).

C'est pourquoi l'eucharistie est au cœur du dimanche. L'assemblée dominicale célèbre par anticipation le « banquet céleste » et l'espérance du retour du Seigneur. La messe du dimanche exprime à la fois le sens et la finalité de la vie des chrétiens.

Donc la signification du dimanche, pour un chrétien, par la célébration de l'eucharistie à laquelle il est convié, a précédé dans les premiers siècles l'instauration du dimanche comme jour de repos hebdomadaire.

L'heureuse tradition du dimanche chômé, a permis d'enrichir la célébration du jour du Seigneur. Arrêter son travail pour se refaire spirituellement, raffermir les liens familiaux et fraternels, prendre le temps de la contemplation, c'est déjà goûter un peu de la joie de la résurrection.

L'homme ne se réduit pas à sa dimension économique. La remise en cause du dimanche qui tendrait à en faire un jour « comme les autres » risque d'occulter le sens de la vie humaine tel que nous l'a révélé le Christ.

Certes, la vie moderne demande des aménagements nécessaires pour que la vie sociale soit assurée le dimanche. Ces aménagements ne doivent être considérés que comme des moyens exceptionnels qui ne concernent que certains domaines particuliers (santé, sécurité, transports, professionnels des loisirs...).

Il y a pour les chrétiens d'aujourd'hui, un appel à rappeler de manière prophétique que « l'homme ne vit pas seulement de pain » (Lc 4,4). En gardant au dimanche le sens de la célébration de la Résurrection, l'Église affirme sa volonté de permettre aux chrétiens la possibilité de le vivre dans des conditions favorables. Elle souhaite également, rendre service à la société tout entière, pour qu'elle puisse trouver un chemin qui permette de rendre la vie humaine toujours plus humaine.

 

Le dimanche : quel sens pour les chrétiens ?

 

L'eucharistie est au cœur du dimanche. L'assemblée dominicale célèbre par anticipation le « banquet céleste » et l'espérance du retour du Seigneur. La messe du dimanche exprime à la fois le sens et la finalité de la vie des chrétiens. Donc la signification du dimanche, pour un chrétien, par la célébration de l'eucharistie à laquelle il est convié, a précédé dans les premiers siècles l'instauration du dimanche comme jour de repos hebdomadaire. L'heureuse tradition du dimanche chômé, a permis d'enrichir la célébration du jour du Seigneur. Arrêter son travail pour se refaire spirituellement, raffermir les liens familiaux et fraternels, prendre le temps de la contemplation, c'est déjà goûter un peu de la joie de la résurrection.

L'homme ne se réduit pas à sa dimension économique. La remise en cause du dimanche qui tendrait à en faire un jour « comme les autres » risque d'occulter le sens de la vie humaine tel que nous l'a révélé le Christ.

Certes, la vie moderne demande des aménagements nécessaires pour que la vie sociale soit assurée le dimanche. Ces aménagements ne doivent être considérés que comme des moyens exceptionnels qui ne concernent que certains domaines particuliers (santé, sécurité, transports, professionnels des loisirs...).

Il y a pour les chrétiens d'aujourd'hui, un appel à rappeler de manière prophétique que « l'homme ne vit pas seulement de pain » (Lc 4,4). En gardant au dimanche le sens de la célébration de la Résurrection, l'Église affirme sa volonté de permettre aux chrétiens la possibilité de le vivre dans des conditions favorables. Elle souhaite également, rendre service à la société tout entière, pour qu'elle puisse trouver un chemin qui permette de rendre la vie humaine toujours plus humaine.

Extrait de Document épiscopat N°1 / 2008 "Le dimanche au risque de la vie actuelle" , p 5

 

http://islampodcast.tahfidh.com/post/Sayyidoul-Ayyam

Les Juifs entre Chrétienté et Islam


JACQUES HALBRONN

Depuis la fin du XIXe siècle, le Christianisme et l’Islam ont chacun un problème avec les Juifs, de nature, il est vrai, bien différente. Chacun, à sa façon, a rêvé de les faire disparaître, sans vraiment y parvenir, de la Shoah à l’Intifada.

Pour les musulmans, ce qui est insupportable, ce n’est pas l’existence d’un Etat Juif enclavé dans le monde arabe, prix jugé exorbitant de l’aide des Britanniques à leur libération du joug ottoman.(cf. notre article sur l’Histoire du partage de la Palestine, sur ce site), c’est la violence collective des Israéliens.

Pour les chrétiens, ce qui est insupportable, ce n’est pas la présence minoritaire des juifs parmi eux, c’est le génie individuel de certains juifs.

Deux réalités imprévisibles, il y a encore deux siècles, l’une comme l’autre et qui hantent ces deux civilisations jusqu’à la folie..

De fait, il n’y a plus un peuple juif mais deux, aux manifestations si différentes et cela constitue un double défi que le XXIe siècle devra apprendre à gérer.

La violence israélienne

Ce qui se passe en Palestine/Israël est cauchemardesque pour la culture musulmane qui n’aurait jamais imaginé que les Juifs en arriveraient là, en terme de puissance, en terme de violence.

Mais si ce qui se passe est insoutenable, c’est bien parce que les musulmans idolâtrent la force qui est toujours un don d’Allah. Et que les Israéliens les battent à leur propre jeu, avec leurs propres valeurs.

Le rêve des Arabes n’est nullement de détruire les Juifs en tant qu’individus mais en tant qu’entité étatique, il est en fait de les réduire à un état de faiblesse, de précarité, dans un contexte bien différent de celui qui leur est offert par le monde chrétien ou post-chrétien. On imagine pas un Einstein juif en pays musulman.

Comment les arabes nieraient l’importance qu’ils accordent à la force – ne se sont-ils pas soumis à celle des Turcs dont on a fini par se débarrasser mais à la place a émergé, en quelque sorte dans la continuité, l’Etat Juif, un cadeau empoisonné des Anglais dont, au départ, les Arabes, n’imaginaient nullement ce qu’il en adviendrait et c’est pour cela qu’ils ne protestèrent guère, dans les années Vingt : cette entité ne pèserait pas lourd et on en ferait ce qu’on voudrait. Et 1948, lors du refus du plan de partage de l’ONU par les Arabes, aurait fort bien pu être une sorte de réplique de la Shoah, dont on venait à peine de faire le terrible bilan. Imaginons qu’en une même décennie, juifs du monde chrétien et juifs du monde musulman aient été anéantis !

La guerre est une valeur arabe, c’est par la guerre "sainte" que l’Islam s’est étendu au Moyen Age sur toute une partie du monde. La guerre est donc l’instrument d’Allah. Et dès lors pourquoi Allah donne-t-il la victoire aux Israéliens ? On n’est pas loin d’un problème théologique... Chaque civilisation a les Juifs qu’elle mérite : le monde arabe a les Israéliens, parlant une langue proche de l’arabe, un alphabet anciennement connu dans la région bien avant l’arrivée de l’Islam.. Comme ils doivent détester cet alphabet, cette langue cousine !

Comme écrivait, il y a quarante ans, le sociologue Georges Friedmann, (Fin du peuple juif ? ; Idées, Gallimard), si peu de temps pourtant après la création de l’Etat Hébreu, mais pouvant faire le bilan d’un juif déjà formé par des décennies de présence, sous le mandat, un juif d’un type nouveau émerge en Israël dont, selon nous, on ne perçoit la véritable dimension que de nos jours, quand on tente de décoder ce qui s’est passé depuis le diagnostic de Friedman. Et en fait, ce n’est pas tant un juif nouveau qui émerge qu’une communauté juive nouvelle dont la structure n’a rien à voir avec celle des juifs au sein du monde chrétien. C’est un nouveau collectif juif en dialectique avec l’autre tant il est vrai que toute réalité est double.

Peu nous importe ici si ce collectif israélien s’est ; à l’origine, forgé à partir de juifs issus du monde chrétien et notamment orthodoxe. Ce qui compte, c’est ce qu’ils sont devenus dans ce contexte, face à un non juif musulman ou arabo-chrétien. Les juifs israéliens ne sont-ils pas en effet ce que les arabes en ont fait ? Comme nous le disions : on a les Juifs que l’on mérite..

On en arrive, en effet, à la conclusion, c’est qu’on ne voit pas pourquoi la situation changerait ou devrait changer : juifs et arabes parlent, collectivement au travers de leurs chefs, une même langue, la force physique, celle qui passe par le feu et le sang. Dont acte. Nous n’avons pas à juger.

Le génie diasporique

Passons à l’autre pôle juif, à l’autre collectif – cette fois en terre chrétienne – pour bien consolider notre parallèle et la thèse d’une double judéité, occidentale et orientale, d’un autre défi que les juifs ont su relever. Là encore, rien qui ait pu être prévu il y a deux cents ans.

L’Emancipation des juifs de 1791 en France, c’est un peu la Déclaration Balfour anglaise de 1917 – on notera à l’intention des amateurs de kabbale, que ce sont les mêmes chiffres- et en ce sens on pourra dire, schématiquement, que la France a fait naître le nouveau juif en monde chrétien et l’Angleterre le nouveau juif en monde islamique. Deux pays qui quelque part ont voulu lier leur Histoire à celle du destin juif.

Mais le défi, au lendemain de la Révolution n’avait rien à voir avec la création d’un Etat Juif et les juifs étaient simplement conviés à participer modestement et individuellement à cette épistémologie de la modernité qui allait de plus en plus éloignait monde chrétien et monde musulman. C’est que les valeurs de l’Occident chrétien passaient non pas, comme celle de l’Orient musulman, par la force mais par l’intelligence.

Le cauchemar du chrétien sera, quant à lui, de voir ces juifs acquérir une place croissante au sein de l’intelligentsia chrétienne, dans une civilisation qui idolâtre la performance individuelle du chercheur, du créateur. Si peu de juifs, dont on parle trop et que les antisémites se hâtent de rassembler sur le papier, en dressant des inventaires ou dans des camps dits de concentration.. Face aux valeurs du monde chrétien, au sens wébérien, les juifs assurent et on ne voit pas vraiment que cela change à l’avenir. On a les Juifs que l’on mérite et rien ne saurait mieux distinguer qu’Orient et Occident que le destin des communautés juives respectives : rappelons que le monde arabe a fini par évacuer à peu près tous ces juifs, les polarisant, en partie, d’ailleurs, vers l’Etat Juif. Rien de tel pour le monde chrétien, se prolongeant vers le continent américain, lui-même, fortement chrétien, et ce en dépit des entreprises hitlériennes ou staliniennes qui cessèrent il y a un demi siècle.

Il semble bien que la logique du judaïsme en monde arabe soit la concentration au profit d’un Etat Juif Léviathan alors que la logique du judaïsme en monde chrétien, soit la dispersion, la présence individuelle en tout lieu où quelque chose, artistiquement, intellectuellement, se passe. C’est ainsi que le Juif se fait véritablement respecter en Occident tout comme, il faut s’en faire une raison, il n’est respecté en Orient que par sa puissance concentrée. On a les juifs que l’on mérite.

Constatons ainsi que l’Etat Juif n’a jamais été un problème pour la Chrétienté, il ne l’a jamais affronté, c’est devenu pour elle, après les exaltations messianiques, un épiphénomène, un nationalisme de plus.. Le vrai défi pour ce monde chrétien, c’est l’émergence de nouveaux prophètes qui s’affirment selon des valeurs que l’Occident a forgées. A contrario, il ne faut pas s’attendre à ce que l’individu juif puisse s’épanouir, par son génie, en Orient car l’idée d’une pensée intellectuellement révolutionnaire est étrangère à cette civilisation. On a les Juifs que l’on mérite.

Juifs d’Orient, juifs d’Occident

C’est dire que la présence musulmane en France pourrait faire problème, si les Musulmans n’adoptaient pas les valeurs de l’Occident. On a déjà affaire à bien des interférences à commencer par l’identification, aux yeux des arabes sur le territoire français, des juifs d’Occident avec les juifs d’Orient (dans notre langage désormais, ceux d’ Israël).

Il importe, pédagogiquement, de bien expliquer ce qui distingue selon notre terminologie Juifs d’Orient et Juifs d’Occident, d’expliquer la différence des valeurs et des enjeux. On peut, au demeurant être fier de l’une ou l’autre de ces appartenances car chacune offre un caractère prométhéen, qui recoupe quelque part, dans un cas comme dans l’autre, celle de peuple élu.

Herzl avait compris, confusément, la nécessité de former un second pôle, le sionisme au bout du compte, c’est la mise en place de cet autre pôle. A chaque juif de se déterminer par rapport à l’un ou l’autre de ces pôles, par rapport à un double espace. Car il y a besoin pour le monde juif d’une alternative.

On nous dira : mais la situation telle qu’elle est ne peut pas perdurer ! Qu’est-ce à dire que le monde doit cesser de rechercher l’excellence au niveau scientifique ? Ignore-t-on ce qu’a d’agressif et de cruel la rivalité entre chercheurs ? Cette cruauté, il nous faut l’assumer. Et quant à l’autre conflictualité, qui est lié non pas au verbe mais à la force brute, après tout, dirons-nous cyniquement, qu’elle n’habite plus le monde judéo-chrétien et qu’elle se cantonne dans le monde judéo-arabe, comme un abcès de fixation.. On a les défis que l’on mérite.

Reste la question de la coexistence entre Orient et Occident : ne risque-t-on pas que l’Orient soit soumis indéfiniment à l’Occident en matière technologique mais ne risque-t-on pas aussi, tôt ou tard, à ce que l’Occident ne puisse plus affronter les guerres sales et soit contraint de subir un certaine chantage, en tout cas une certaine pression ? Comment dès lors ne pas voir que le pont entre Orient et Occident passe par les deux mondes juifs que nous avons décrits ?

Si les Musulmans appartiennent fondamentalement à l’Orient, en revanche, on vient de le montrer, les Juifs sont des acteurs majeurs tant de l’Orient que de l’Occident. Les Juifs en Occident sont loin de n’être qu’une minorité parmi cent autres. Ce serait là un grave contresens et que la Shoah ait au moins servi à en souligner la spécificité.

Les musulmans vivant en Europe sont dans la même situation que les juifs dans le monde arabe, ils y constituent, si l’on veut, une enclave et celle-ci ne saurait être tolérée en France notamment que si l’on reconnaît la légitimité de l’Etat d’Israël au Moyen Orient. En un certain sens, les émigrés arabes sont les israéliens de l’Europe.

 

Il faudrait opposer le Juif et l’européen, le Juif et le chrétien mais pas le Juif et le français ou le Juif et le russe. Car ce qui oppose le juif à l’autre, c’est une civilisation et non pas une culture. Le juif français est partie prenante de la culture française, il peut s’enraciner dans son histoire séculaire. Il est donc français à part entière. En revanche, il est l’autre du Chrétien, il est l’autre de l’Européen, si l’on considère l’Europe comme le lieu par excellence de la Chrétienté (catholique, protestante, orthodoxe). Autrement dit, en tant que juif, je n’ai pas à tolérer qu’on discute de ma francité, en revanche, je dois admettre ma judéité au sein de l’ensemble Europe. Je suis français et je suis juif d’Europe.

Le vrai combat pour les Juifs de ce début du Troisième Millénaire, c’est avant tout de dénoncer tout négationnisme qui reste la forme la plus redoutable et la plus sournois de l’antisémitisme car elle se dissimule derrière une laïcité doucereuse.

Les Juifs sont à la charnière de deux univers complémentaires et qui correspondent à la dialectique du corps (Orient) et de l’esprit (Occident), du masculin et du féminin. Il y a plusieurs façons de démontrer quelque chose : par des équations sur un tableau ou par des tanks (combien de divisions ?). On sent bien qu’au Proche Orient, la force prime – en tout cas la dimension collective l’emporte sur l’individuelle – des deux côtés, ce qui n’est pas, au sens darwinien, totalement faux. L’Humanité – mais nous nous sommes cantonnés ici au monde dit monothéiste, constitué autour de la Méditerranée – doit maintenir en en approfondissant la portée, cette double problématique, faute de quoi elle retomberait dans la barbarie ou plongerait dans un monde virtuel de type Matrix, film remarquable qui met bien en évidence certains enjeux de notre propos.

 

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Est-il permis de manger de la viande des bêtes sacrifiées par les chrétiens ?

Est—il permis, à notre époque actuelle, de manger de la viande des bêtes sacrifiées par les chrétiens ? Sachant que lors du sacrifice, les techniques qu’ils emploient pour égorger la bête sont multiples, à l’exemple des dispositifs mécaniques ou encore l’utilisation de substances psychotropes ?

Allah, Béni et Exalté soit-Il, vous a rendues licites les bêtes égorgées par les Gens du Livre (les juifs et les chrétiens), qu’ils s’agissent des chrétiens ou des juifs. Il nous a également rendues licites les bêtes égorgées par les gens de l’Islam (les musulmans).

Cependant, je vous pose cette question : « à supposer que vous connaissez un musulman de part son affiliation à l’Islam, mais que celui-ci égorge sa bête d’une manière qui n’est pas conforme au rite Islamique ; est ce que cette viande [provenant de sa bête] serait-elle mangeable ? »

Certes, nous ne la mangerions pas sans aucun doute ! Alors, qu’en serait-il des chrétiens s’ils venaient à agir également ainsi ?

Si le musulman qui ne se conforme pas au rite lorsqu’il va égorger la bête et supposé qu’il le fasse, par exemple, par strangulation ou qu’il la laisse mourir ou bien encore qu’il ne prononce pas intentionnellement le Nom d’Allah au moment de l’égorger, alors la viande [provenant de la bête] de cette individu ne doit pas être consommé.

Il en va de même pour le chrétien qui n’égorge pas sa bête de la façon recommandée par sa religion. Car Allah, Béni et Exalté soit-Il, nous a permis de manger les bêtes égorgées par les Gens du Livre (les juifs et les chrétiens), si elles on été égorgées de la façon recommandée par la religion [selon le Livre].

Sachez que l’avis qui prévaut quant à la nourriture des juifs et les chrétiens, c’est l’immunité pour la personne et qu’il est permis de manger de la viande des bêtes qu’ils égorgent vu que vous ne savez pas si elles ne sont pas égorgées de la façon recommandée par la religion et il en va de même en ce qui concerne les musulmans. Donc, s’il arrive qu’un musulman ou qu'un chrétien égorge sa bête et que vous ne connaissez pas de quelle façon il l’a fait, alors nous vous dirons dans ce cas mangez-en !

Par contre, si vous parvenez à savoir avec certitude que cette personne n’égorge pas [sa bête] de la façon recommandée par sa religion, que ce soit selon notre législation, ou celle des Gens du Livre, alors la viande [provenant de cette bête] ne doit pas être consommé, que cette personne soit musulmane ou chrétienne.

Et Allah est le plus savant.

Source : www.mandakar.com

Fatwa de Sheikh Falah Ibn Ismail Mandakar (rahimahou Allah)
Traduction rapprochée : par AbuKhadidja Al Djazairy

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Juifs et chrétiens seront jugés pour ne pas adhérer à l'Islam

 L’Islam a abrogé les religions antérieures et tout le monde doit désormais adhérer à l’Islam, quelle que soit sa religion antérieure. A ce propos, le Très Haut a dit : «Et quiconque désire une religion autre que l' Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l' au-delà parmi les perdants. » (Coran, 3 : 85) et : «Dis: "Ô hommes! Je suis pour vous tous le Messager d' Allah, » (Coran, 7 : 158).

2/ Al-Qadi Iyadh a dit : « c’est pourquoi nous jugeons mécréants les adeptes des religions autres que l’Islam et ceux qui émettent des réserves ou des doutes à propos de l’inexactitude de leur credo et ceux qui les déclarent exactes, même s’ils affichent l’Islam, même s’il croient et déclarent faux tout autre credo. Nous les jugeons mécréants puisqu’ils vont dans le sens contraire de ce qu’ils affichent ». Voir ach.chifa bi taarif bi huquq al-mustafa, 2/1071.

3/ Cheikh Muhammad ibn Abd al-Wahhab (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Sachez que dix choses constituent les plus grandes violations de l’Islam :

La première consiste à associer un autre au culte à rendre à Allah seul qui n’a pas d’associé. Cela s’atteste dans la parole du Très Haut : « Certes, Allah ne pardonne pas qu' on Lui donne des associés. À part cela, Il pardonne à qui Il veut. Quiconque donne des associés à Allah s' égare, très loin dans l' égarement.» (Coran, 4 : 116). L’offrande de sacrifices à un autre qu’Allah à l’instar de ceux qui immolent (des animaux) au profit des djinns et devant des mausolées relève de ce chapitre.

La deuxième consiste à installer des intermédiaires entre soi-même et Allah, intermédiaires que l’on invoque et dont on sollicite l’intercession. Celui qui adopte une telle attitude devient mécréant selon l’avis unanime des ulémas.

La troisième est le cas de celui qui refuse de reconnaître la mécréance des associateurs (polythéistes) ou doute de leur infidélité ou juge leur credo exact, celui-là est unanimement considéré comme mécréant.

Après avoir énuméré les autres violations, il poursuivit : « Aucune différence n’existe dans ces violations entre l’attitude du plaisantant et celle du sérieux, à moins qu’on se trouve sous l’emprise de la peur ou de la contrainte. Toutes les violations sont très dangereuses et très fréquentes. Aussi le musulman doit-il s’en méfier et craindre de les commettre.

Nous demandons à Allah de nous protéger contre les causes de Sa colère et de Son douloureux châtiment. Puisse Allah bénir Muhammad ».

Les œuvres de Cheikh Muhammad ibn Abd al-Wahhab, 212-213.

4/ L’associationnisme (le polythéisme) et la mécréance ont le même statut.

Ibn Hazm a dit : « l’associationnisme et la mécréance sont pareils ; tout mécréant est un associationniste et tout associationniste est un mécréant. C’est aussi l’avis de Chafii et d’autres ». Voir al-fissal, 3/124/

5/ Les Juifs et les Chrétiens sont des infidèles associationnistes. A ce propos, le Très Haut a dit : «Les Juifs disent: "'Ouzayr est fils d' Allah" et les Chrétiens disent: "Le Christ est fils d' Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu' Allah les anéantisse! Comment s' écartent- ils (de la vérité)? - Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d' Allah, alors qu' on ne leur a commandé que d' adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu' ils (Lui) associent. » (Coran, 9 : 30-31).

D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main ! Tout juif et tout chrétien ayant entendu parler de moi qui mourront sans avoir cru en moi iront en enfer » (rapporté par Mouslim, 153).

Celui qui dit que les Juifs ne sont pas des infidèles démentit la parole du Très Haut concernant les Juifs : «Dans leur impiété, leurs cœurs étaient passionnément épris du Veau (objet de leur culte).» (Coran, 2 : 93). Il démentit encore la parole du Très Haut : « Il en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur sens, et disent: "Nous avions entendu, mais nous avons désobéi", "Écoute sans qu' il te soit donné d' entendre", et favorise nous "Râ'inâ", tordant la langue et attaquant la religion. Si au contraire ils disaient: "Nous avons entendu et nous avons obéi", "Écoute", et "Regarde- nous", ce serait meilleur pour eux, et plus droit. Mais Allah les a maudits à cause de leur mécréance.» (Coran, 4 : 46) et démentit aussi cette parole du Très Haut : « (Nous les avons maudits) à cause de leur rupture de l' engagement, leur mécréance aux révélations d' Allah, leur meurtre injustifié des prophètes, et leur parole: "Nos cœurs sont (enveloppés) et imperméables". En réalité, c' est Allah qui a scellé leurs cœurs à cause de leur mécréance, car ils ne croyaient que très peu. - Et à cause de leur mécréance et de l' énorme calomnie qu' ils prononcent contre Marie, - et à cause de leur parole: "Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d' Allah"... Or, ils ne l' ont ni tué ni crucifié; mais ce n' était qu' un faux semblant!» (Coran, 4 : 155-157). Il démentit en plus la parole du Très Haut «Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent: "Nous croyons en certains d' entre eux mais ne croyons pas en d' autres", et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants! Et Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant. » (Coran, 4 : 150-151).

Celui qui dit que les Chrétiens ne sont pas des mécréants démentit la parole du Très Haut : «Certes sont mécréants ceux qui disent: "Allah, c' est le Messie, fils de Marie! » (Coran, 5 : 17) comme il démentit cette autre parole du Très Haut : « Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent: "En vérité, Allah est le troisième de trois." Alors qu' il n' y a de divinité qu' Une Divinité Unique! Et s' ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d' entre eux.» (Coran, 5 : 73). Il démentit en plus la parole du Très Haut relative aux Juifs et aux Chrétiens qui ne croient pas en notre Prophète et ne le suivent pas : «Ceux qui ne croient pas en Allah et en Ses messagers, et qui veulent faire distinction entre Allah et Ses messagers et qui disent: "Nous croyons en certains d' entre eux mais ne croyons pas en d' autres", et qui veulent prendre un chemin intermédiaire (entre la foi et la mécréance), les voilà les vrais mécréants! Et Nous avons préparé pour les mécréants un châtiment avilissant » (Coran, 4 : 150-151).

Qu’est-ce qui reste après cette claire explication émanant d’Allah, le Puissant et Majestueux ? Nous demandons à Allah de nous guider. Puisse Allah bénir notre Prophète Muhammad.

http://islamqa.info/fr/ref/668

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