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Pourquoi Allah a créé les créatures tout en sachant que les unes iront au paradis et les autres en enfer?


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Si Allah connaît le mystère, notamment ce que les gens feront et ceux d'entre eux qui iront au paradis et ceux voués à l'enfer, étant donné qu'Il savait tout dès le début, pourquoi nous a-t-Il créés? Pourquoi a-t-Il fait descendre Iblis avec Adam et Eve tout en sachant qu'Iblis ne profiterait jamais de la possibilité de se repentir parce que condamné à aller à la Géhenne?

Premièrement, la connaissance de la finalité de la création de la créature permet de savoir la réponse à donner aux questions ambiguës que soulèvent bon nombre d'athées de manière à troubler certains musulmans..Parmi les  questions ambiguës figure la croyance qu'Allah a créé les gens afin de peupler le paradis et l'enfer! C'est une fausse croyance. Car ce n'est pas pour cela qu'Allah a fait exister la créature. Que l'auteur de la question ainsi que tous ceux qui veulent connaître la vérité sachent que , pour Allah, la finalité de la création de l'homme, des cieux et de la terre, est de  Se faire connaître, Lui, le Transcendant et Très Haut, de faire connaître Son unicité absolue et de Se faire obéir. À ce propos, Allah Très Haut dit: «Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent.» (Coran,51: 56)

Ibn Kathir (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit :« Cela signifie: je ne les ai créés que pour leur donner l'ordre de M'adorer et pas parce que  j'ai besoin d'eux… Selon Ali ibn Abi Talha, Ibn Abbas dit : « que pour qu'Il M'adore» signifie: pour qu'ils acceptent bon gré mal gré mon adoration» C'est le choix d'Ibn Djarir.» Voir le Tafsir d'Ibn Kathir (4/239)

Il y a une confusion chez bon nombre de gens entre la finalité dont l'atteinte est assignée  aux fidèles serviteurs d'Allah, finalité qui incarne la loi qu'Il a établie pour eux puisqu'Il l'aime et leur a donné l'ordre de l'appliquer, et la volonté divine qui s'applique inévitablement aux fidèles serviteurs et qui implique  que l'obéissant soit récompensé et le désobéissant châtié. Cette volonté-là relève du Décret inaltérable et inopposable.

Ibn al-Quayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «La véritable finalité de la création des cieux, de la terre et de l'espace qui les sépare consiste dans la chose que l'on veut des fidèles serviteurs et une chose que l'on veut en eux. Ce qui  est voulu d'eux, c'est qu'ils connaissent Allah Très Haut et Ses attributs à Lui, le Puissant et Majestueux. C'est L'adorer sans rein Lui associer de manière qu'Il reste leur unique Seigneur, l'objet de leur adoration, de leur obéissance et de leur amour. Le Très Haut dit : «Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux (Son) commandement descend, afin que vous sachiez qu'Allah est en vérité Omnipotent et qu'Allah a embrassé toute chose de (Son) savoir.» (Coran,66:12 ) Il (nous) informe ici qu'Il a créé le monde afin que les fidèles serviteurs connaissent la plénitude de Sa puissance et Sa connaissance. Ce qui implique Sa connaissance et la connaissance de Ses noms et attributs, et la connaissance de Son unicité.

Allah Très Haut dit : «Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent.» (Coran,51:56) . Voilà la finalité voulue des fidèles serviteurs qui consiste à les amener à connaitre leur Maître et à L'adorer Lui seul.

Quant à ce qui est voulu en eux, c'est la juste rétribution, la grâce, la récompense et le châtiment. Allah Très Haut dit: «À Allah appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre afin qu'Il rétribue ceux qui font le mal selon ce qu'ils œuvrent, et récompense ceux qui font le bien par la meilleure (récompense),» (53:51) et «L'Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts.» (Coran,20:15) et «Quand Nous voulons une chose, Notre seule parole est: "Sois". Et, elle est.  » (Coran,16:40) et dit : «Votre Seigneur est, Allah qui créa les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi "'istawâ" sur le Trône, administrant toute chose. Il n'y a d'intercesseur qu'avec Sa permission. Tel est Allah votre Seigneur. Adorez-Le donc. Ne réfléchissez-vous pas? C'est Lui qui a fait du soleil une clarté et de la lune une lumière, et Il en a déterminé les phases afin que vous sachiez le nombre des années et le calcul (du temps). Allah n'a créé cela qu'en toute vérité. Il expose les signes pour les gens doués de savoir.» (Coran,10:3-4). Voir Badaia al-fawaid,4/971.

Pour une plus grande connaissance de la sagesse qui sou tend la création, voir la réponse donnée à la question n° 45529.

Deuxièmement, Allah Très Haut n'enverra pas les gens au paradis ou en enfer pour Sa simple connaissance qu'ils méritent ce sort. Il les loge dans l'une ou l'autre demeure selon les actes qu'ils auront accomplis ici-bas. Si Allah avait créé des créatures pour les vouer à l'enfer, elles protesteraient en disant qu'Il ne les aura pas mises à l'épreuve et ne leur aura pas donné la chance de se mettre à l'œuvre . Pour parer à cet argument, Allah les a créés pour vivre ici-bas, les a doués d'entendement, leur a fait parvenir Ses livres et envoyé Ses messagers. Tout cela pour qu'au jour de la Résurrection, elles ne puissent lui opposer aucun argument.

Le Très Haut a dit : «..en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu'après la venue des messagers il n'y eût pour les gens point d'argument devant Allah. Allah est Puissant et Sage.» (Coran,4:165). Cheikh Muhammad al-Amine ach-Chinquiti (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Allah explique clairement dans ce verset qu'il est nécessaire de parer à tout argument qui pourrait Lui être opposable. C'est pourquoi Il a envoyé des messagers porteurs de la bonne nouvelle consistant à l'admission des obéissants au paradis tout en avertissant ceux qui leur désobéissent contre le paradis.

L'argument tranchant expliqué ici est repris encore dans la sourate 20 où Il dit : «Et si Nous les avions fait périr par un châtiment avant lui (Muhammad), ils auraient certainement dit: "Ô notre Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé de Messager? Nous aurions alors suivi Tes enseignements avant d'avoir été humiliés et jetés dans l'ignominie".» (Coran,20:134 ) et dans la sourate 28 où Il dit : «Si un malheur les atteignait en rétribution de ce que leurs propres mains avaient préparé, ils diraient: "Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé un Messager? Nous aurions alors suivi Tes versets et nous aurions été croyants".» (Coran,28:47 ) et : «C'est que ton Seigneur n'anéantit point injustement des cités dont les gens ne sont pas encore avertis.» (Coran,6: 131) et dans la sourate 5 où Il dit: «Ô gens du Livre! Notre Messager (Muhammad) est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas: "Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur". Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur.» (Coran,5:19) et dans la sourate 6 où Il dit : «Et voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre - suivez-le donc et soyez pieux afin de recevoir la miséricorde]on l'a révélé afin que vous ne puissiez pas dire[: "Si c'était à nous qu'on avait fait descendre le Livre, nous aurions certainement été mieux guidés qu'eux. "Voilà certes que vous sont venus, de votre Seigneur, preuve, guidée et miséricorde-» (Coran,6: 155-157) et dans d'autres versets.

Les versets susmentionnés et d'autres abondant dans le même sens indiquent qu'Allah, l'Auguste, le Majestueux, ne châtie personne avant de l'avertir et de lui montrer la vérité par le biais des Mmessagers. C'est à ce propos que l'Auguste , le Majestueux dit : «Toutes les fois qu'un groupe y est jeté, ses gardiens leur demandent: "Quoi! ne vous est-il pas venu d'avertisseur?"» (Coran, 67: 8) Il est bien connu que l'expression «Toutes les fois» implique que le discours s'adresse à toutes les foules  qui y seront jetées.

Dans al-Bahr al-Muhit, Abou Hayyan at-Tawhidi dit dans son commentaire du présent verset: «Toutes les fois» implique la répétition de l'acte dans le temps et concerne tous ceux qui seront jetés (dans l'enfer). Abonde dans le même sens la parole de l'Auguste , le Majestueux: «Et ceux qui avaient mécru seront conduits par groupes à l'Enfer. Puis, quand ils y parviendront, ses portes s'ouvriront et ses gardiens leur diront: "Des messagers (choisis) parmi vous ne vous sont-ils pas venus, vous récitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant de la rencontre de votre jour que voici?" Ils diront: si, mais le décret du châtiment s'est avéré juste contre les mécréants.» (Coran,39:71 ) L'expression «Et ceux qui avaient mécru seront conduits par groupes» s'applique à tous les mécréants. En effet, ces propos du Très Haut:« Et ceux qui avaient mécru seront conduits par groupes  » concernent tous les mécréants et signifient clairement que tous les (futures) pensionnaires de l'enfer auront été avertis par les Messagers ici-bas et auront désobéi à l'ordre de leur Maître. Ce qui est claire.» Voir Adhwa al – bayan (3/66).

Nous croyons que la connaissance de la finalité pour laquelle Allah a créé la créature et la connaissance du fait qu'Allah ne châtiera personne pour la simple connaissance qu'Il a de ses actes accomplis effectivement ici-bas, nous croyons que cela est de nature à empêcher les créatures de protester devant Allah. Voilà la réponse à l'objection soulevée dans la question.

Troisièmement, quant à savoir pourquoi Iblis a été descendu sur terre en même temps qu'Adam et sa progéniture, il y a bien une différence entre la descente d'Adam et celle d'Iblis. Le premier fut descendu sur terre après son repentir agréé par son Auguste Maître. Celui-ci l'installa sur terre comme un prophète honoré et pardonné pour qu'il passât là toute sa vie.

Quant à Iblis, l'ennemi d'Allah, il ne se repentit jamais. Il ne regretta jamais son péché ni ne s'amenda. Bien au contraire, il s'enorgueilli obstinément, se révolta, mécrut et demanda à Allah le Très Auguste de ne pas hâter sa perdition et Son châtiment et de lui accorder un délai jusqu'au jour connu, pas pour profiter du délai pour se repentir, mais pour pouvoir s'engager résolument dans la voie du malheur et embarquer avec lui les égarés ayant pour destination la demeure du malheur. Il choisit ainsi de se mettre à la tête d'un parti satanique regroupant les perdants afin que s'accomplisse la sagesse d'Allah qui s'applique à Ses créatures , qui consiste à les éprouver pour voir si elles lui obéissent ou obéissent à Son ennemi, et pour que le damné subisse pleinement son malheureux sort à cause de son entêtement et de sa corruption qui lui ont valu de la part de son Maître une perte évidente.

Allah le sait mieux.

 

http://islamqa.info/fr/123973

 

Islam : La Réforme dont nous avons besoin

 

Cela fait des décennies que l’on parle de réforme dans le monde musulman. Les débats sont intenses et les affrontements intellectuels nombreux entre les tenants de « la nécessaire réforme » destinée à libérer l’esprit musulman et ceux qui s’y opposent à « la soi-disant réforme » qui en fait cacherait soit une trahison des principes de l’islam soit une dangereuse occidentalisation. On s’accorde à reconnaître que les musulmans à travers le monde peinent à trouver des réponses adéquates aux défis contemporains, que les crises (religieuse, identitaire, scientifique, politique ou économique) qu’ils traversent sont profondes, qu’un réveil s’impose mais les divergences quant aux moyens à mettre en œuvre et aux finalités de cet engagement sont inextricables.

 

Le concept qui revient le plus souvent dans les débats est celui d’ « ijtihâd » lequel signifie « la lecture critique des textes islamiques de référence » (Coran et tradition prophétique) et qui doit permettre de promouvoir une approche historique et contextualisée du texte révélé en même temps qu’il invite la rationalité humaine à plus de créativité dans l’élaboration de réponses aux problèmes de notre temps.

Le concept est omniprésent dans la littérature musulmane contemporaine et pourtant rien ne semble véritablement évoluer : les crises demeurent, voire s’amplifient, et l’intelligence musulmane paraît en panne dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, l’éthique appliquée, les sciences, la démocratisation, le respect des droits fondamentaux dont ceux des femmes, la violence, etc. Quelles sont les raisons de ces blocages, comment inverser cette malheureuse spirale ?

Les savants musulmans (‘ulamâ’) des différentes tendances de l’islam ne sont pas d’accord sur les différentes définitions et interprétations des concepts clefs de la terminologie islamique. Pour les littéralistes et les traditionalistes, la « sharî’a » est un corps de lois qui forment un univers de référence clos et atemporel qui s’oppose à toute adaptation, à toute évolution et à toute lecture prenant en compte l’histoire ou le contexte.

La tradition réformiste, au contraire, a très tôt défini le concept de sharî’a comme « la voie de la fidélité aux principes de l’islam » au cœur de laquelle les domaines du dogme et de la pratique (al-‘aqîda, al-‘ibadât) sont distincts du domaine des affaires sociales et des relations interpersonnelles (al-mu’âmalât) : les prescriptions sont immuables dans les deux premiers alors les textes offrent une large marge de manœuvre à la rationalité humaine, et donc à l’ijtihâd, dans le second.

L’approche réformiste est depuis longtemps très connue et très répandue dans les sociétés et les communautés musulmanes à travers le monde et pourtant rien ne semble avancer. Les appels à l’ijtihâd sont permanents mais les résultats de ce dernier siècle sont peu probants.

L’une des raisons majeures de cet état de fait tient sans doute aux déficits dans les fondements de l’approche réformiste elle-même. On lit et on étudie depuis des décades des productions de ‘ulamâ’ qui travaillent de façon approfondie sur les textes, proposent de nouvelles interprétations et tentent ainsi d’apporter de nouvelles réponses aux nouveaux défis.

 

La contribution de ces savants du droit et de la jurisprudence musulmane ( fuqahâ’ ) est phénoménale et nul ne peut ignorer l’importance de leurs études et apports. Questionnés par le réel, interpellés par la nature des nouveaux défis (scientifiques, sociaux, économiques, etc.), les fuqahâ’ tentent d’offrir des réponses adaptées à leur époque : la nature même de leur travail exclusivement orienté sur les textes les met dans une position de perpétuel suivisme. Le monde avance, ils le suivent.

 

Réformer la lecture et la compréhension des textes consiste donc uniquement pour eux à s’adapter aux nouvelles réalités de l’époque. On pourrait imaginer que cela soit suffisant pour mettre en branle la nécessaire réforme mais force est de constater que cette approche, malgré l’apparence du mouvement et du renouveau, pêche quant à l’efficience des propositions. Ce sont des spécialistes des textes révélés qui discutent et jugent du monde sans avoir toujours une compréhension profonde de la complexité des domaines sur lesquels leur jugement se portent.

Ils s’expriment avec autorité sur les domaines de l’économie, des sciences exactes ou humaines sans maîtriser les savoirs et les savoir-faire nécessaires non seulement à s’adapter au monde mais à le transformer à la lumière des exigences de l’éthique islamique (respect de l’intégrité de la personne, justice sociale, égalité, etc.) Les savants et les penseurs musulmans ne représentent une force de propositions dans aucun de ces domaines.

Ce que cache cette réalité est, dans les faits, une crise d’autorité. Le chaos règne quant à savoir qui parmi les ‘ulamâ’ dit quoi et qui est légitimé à le dire : les avis de ces derniers sont souvent contradictoires et personne ne sait très bien à qui se référer. Au surplus, les ‘ulamâ’ sont jaloux de leur autorité dans les domaines de l’élaboration de la norme et des opinions juridiques (fatwâ) et ils ressentent souvent comme une intrusion dangereuse le questionnement ou la participation des spécialistes des sciences dites « profanes » dans l’élaboration d’une jurisprudence musulmane contemporaine. Sous prétexte que ces derniers ne sont pas des spécialistes du droit islamique, ils n’auraient rien à dire sur la question et seraient dénué de toute autorité en la matière.

La réforme radicale dont nous avons besoin se situe très exactement à ce niveau. Il s’agit de déplacer le centre de gravité du pouvoir et de l’autorité des ‘ulamâ’ au niveau du fondement du droit et de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh). En effet les textes ne sont pas les seules références normatives du droit musulman mais l’univers - le livre du monde selon l’expression d’al-Ghazâlî - est une source qu’il faut placer au même niveau que les textes.

Les savants et experts, spécialistes des sciences expérimentales (physique, biologie, psychologie, médecine, etc.), des sciences exactes ou des sciences humaines (philosophie, sociologie, économie, etc.) doivent pouvoir contribuer à l’élaboration de l’éthique musulmane contemporaine. Maîtrisant mieux les différents domaines de la connaissance contemporaine, ils sont mieux à même d’orienter la réflexion des ‘ulamâ’ et de produire une réforme de transformation par l’éthique plutôt que d’adaptation par la nécessité (comme c’est le cas aujourd’hui).

L’ijtihâd contemporain n’est pas seulement l’affaire des spécialistes des textes. Si nul ne peut contester leurs compétences dans ce domaine, il importe de convoquer à la table de cette lecture critique des textes, des femmes et des hommes versés dans les différentes sphères de l’activité humaine afin qu’ils puissent s’exprimer, proposer de nouvelles visions, de nouvelles orientations de réformes fidèles à l’éthique mais en phase avec les questions et les crises de l’époque.

Il s’agit d’établir des espaces d’un ijtihâd concerté qui, à différents niveaux (des questions globales aux réalités nationales), réconcilient les musulmans ordinaires avec leurs références en leur restituant une parole, une compétence, une autorité. Les chantiers sont immenses : la promotion de l’esprit critique et la réforme de l’éducation islamique et générale ; l’élaboration d’une éthique musulmane en matière de science ; la proposition d’alternatives en matière économique globale autant que locale ; la transformation radicale du statut des femmes dans les sociétés et communautés musulmanes ; la démocratisation, la formation de la société civile autant que la gestion de la violence et du rapport à autrui, etc.

La réforme radicale que nous appelons de nos vœux exige un déplacement du centre de gravité du pouvoir religieux à l’intérieur de l’univers islamique. Elle exige la conscientisation de chacun et établit que la libération des esprits et des consciences ne se fera que par la participation des acteurs directement concernés. Avec les ‘ulamâ’ des textes (an-nusûs) nous avons besoin de ‘ulamâ’ du contexte et de l’environnement (al-wâqi’) qui soient capables de donner, concrétiser un processus de réforme qui offre aux musulmans la possibilité de devenir une force de proposition pour transformer le monde et non seulement pour s’y adapter.

Le rôle de l’Occident et de ses intellectuels est ici majeur : par leurs questions, par leurs critiques constructives, par leur capacité à écouter la multiplicité des voix qui s’expriment parmi les musulmans (et non pas seulement celles qui apparemment leur plaisent), ils peuvent devenir les partenaires de cette révolution de perspectives. Au creuset de cette dynamique, tous les acteurs de ce dialogue critique découvriront qu’ils partagent de nombreuses valeurs universelles communes malgré la différence de route qu’ils empruntent et qu’il est possible non seulement de cheminer ensemble mais de s’engager ensemble à rendre ce monde meilleur. Loin des sirènes qui appelleraient à une modernisation sans principes et sans âme, il s’agit d’établir ensemble les principes éthiques d’une réforme de la résistance et de la transformation du monde au nom de la justice et de la dignité des êtres humains malheureusement oubliés dans le désordre de l’actuel ordre globalisé.

Islam : La Réforme Radicale

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Le concept de '’urf ou `âda": coutumes et us en Islam

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Introduction

Le bien commun, en philosophie et sociologie, correspond à accéder à des ressources équitablement partagées et à des intérêts qui soudent les membres d'une communauté et participent à son existence.

Le droit musulman a plusieurs sources, dont les sources fondamentales que sont le Coran et la sunna d'une part, et d'autre part les sources secondaires dont la coutume ('’urf ou 'âda).

En arabe, 'urf ou 'orf (arabe : عُرْف) signifie « us et coutume » ou « le convenable ».

C'est ainsi que certaines coutumes pré ou post-islamiques ont pu être intégrées dans le droit musulman, ces dernières étant jugées compatibles avec l'islam. Toutefois, la jurisprudence édifiée à partir de la coutume a pu parfois aller à l'encontre de la lettre de la sharia. La coutume n'est toutefois pas, en général, considérée comme source de droit (de même pour la jurisprudence, ou 'amal): ce n'est « pas une source légale », mais « une source spontanée et de caractère secondaire », qui permet « d'adapter la loi » plutôt que de la « modifier »

La question à se poser est : qu'est-ce qu'il y a dans l'Islam qui  sert le bien commun en tant que respect de la dignité de chaque personne. S'il y a la joie, l'inclusion, l'unité, la paix, le partage, la solidarité, le respect universels, on est en présence d'une foi ou d'une religion objective ou subjective qui sert le bien commun et la dignité de chaque personne. Si par contre il y a l'injustice, le mépris, la fausseté, la guerre, l'exclusion, on est en présence d'une foi ou d'une religion objective ou subjective qui sert un bien privé.

Ce concept de Al- Mâarouf est retrouvé plus de vingt fois dans le Coran. Il est souvent défini comme étant le Bien, le convenable, ce qui est moralement acceptable par tous et qui dans une société donnée correspondrait à un ensemble de valeurs autour desquelles les individus se seraient plus ou moins mis d’accord.

Cela correspond aussi à tout ce que l’on peut reconnaître comme étant source de bienfaits pour les êtres humains et ce terme désigne aussi tout ce que la raison reconnaît comme étant juste et dans l’intérêt de tous.

Ce concept de Mâarouf paraît être très proche, voire équivalent, de celui du « Bien commun » ou « bonum commune » concept traditionnel, aux racines antiques (Platon et Aristote) et médiévales (Thomas d’Aquin). Il a été en général compris comme étant l’expression d’un intérêt supérieur de caractère à la fois rationnel et divin.

L’Islam nous ordonne de faire le bien et d’éviter le mal

Les croyants apprennent les véritables significations du bien et du mal dans le Coran, livre révélé par Allah comme la Norme par laquelle discerner le vrai du faux. Des concepts tels que le bien et le mal, le vrai et le faux, sont expliqués dans le Coran à l’aide d’exemples que tout le monde peut comprendre. La crainte de Allah des croyants leur accordera la faculté de discerner le bien du mal. (Sourate al-Anfal, 29)

Les musulmans passent leur vie à appliquer ce que leur conscience leur dit du bien et du mal, comme il est écrit dans le Coran. Pourtant, ils prennent une autre responsabilité importante sur leurs épaules : inviter les autres à voir la vérité, à éviter le mal et à appliquer la morale du Coran. Les croyants passent leur vie à expliquer aux gens la différence entre le bien et le mal, parce que Allah a ordonné ceci aux croyants :

Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. (Sourate Al-lmran, 104)

Dans le verset 110 de la Sourate Al-lmran, Allah souligne que ceux qui se conforment à ce commandement sont bien meilleurs que les autres :

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Les fidèles appliquent ce devoir coranique non seulement par respect pour ceux qui ignorent la différence entre le bien et le mal, et qui n’ont aucune connaissance de la religion, mais également par respect pour les fidèles eux-mêmes. Les gens ne tombent pas dans l’erreur uniquement par ignorance, mais parfois par négligence, par erreur ou lorsqu’ils sont animés par leurs désirs terrestres. Cela étant, le fidèle encourage à faire le bien et prévient le mal en rappelant à autrui les commandements du Coran. Ils s’avertissent les uns les autres dans ce monde, que ceux qui ne parviennent pas à éviter le mal subiront les tourments de l’enfer ; que seuls ceux qui font le bien et accomplissent leurs obligations religieuses avec dévotion seront récompensés par le Paradis. Cette formidable responsabilité signifie qu’ils ne ressentent jamais de lassitude ou de découragement tandis qu’ils continuent à avertir autrui avec compassion et affection, quelles que soient les erreurs qu’ils aient pu commettre. Dans bon nombre de versets, Allah révèle qu’Il aime ceux qui ont de la patience, et appelle les fidèles à être patients lorsqu'ils appliquent la morale du Coran :

O les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et la salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants. (Sourate al-Baqarah, 153)

Sauf ceux qui sont endurants et font de bonnes oeuvres. Ceux-là obtiendront pardon et une grosse récompense. (Sourate Hud, 11)

Et les conventions sociales ?

Dans notre religion aussi il existe des « conventions sociales ». Elles nous ont été dictées par notre Prophète salla Allah aleyhi wa salam ou directement dans le Coran, et des hadiths Qudsi (venant d’Allah Ta’ala). On y apprend à :

-Ne pas entrer chez les gens, comme il est  dit dans le verset 31 de la sourate An-Nour.
-Toujours proposer à manger et à boire à ses invités, comme nous l’explique un long hadith Qudsi rapporté par Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) et noté dans Ryad as Salihin sous le numéro 896.
-Sourire entre sœurs et entres frères lorsque l’on se croise, même si l’on ne se connait pas : Abou Dahrr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète salla Allah aleyhi wa salam m’a dit : « Ne méprise aucune bonne action si petite soit-elle, comme le fait d’accueillir ton frère avec un visage souriant ». [Muslim]

Et encore tant d’autres choses. Ce sont des choses qu’Allah ordonne ou recommande, en échange d’une grande récompense. Elles définissent le cadre d’un vivre ensemble, au sein d’une société musulmane, et ce pour le bien-être de tous.

Conclusion

Dès ses origines, le droit musulman a pris en compte le droit coutumier. Les imâms Malik, Abou Hanifa et Ibn Hanbal, Ach-Chafii, fondateurs des quatre écoles juridiques (madhhab) principales du sunnisme, se sont inspirés respectivement des coutumes de Médine, de l'Irak et de La Mecque pour établir la discipline de leurs écoles1. Les choses se sont compliquées à partir de l'an 40 de l'Hégire, au fur et à mesure de l'extension de l'empire musulman pour des raisons tenant évidemment aux traditions et habitudes des pays islamisés, par exemple pour les rites de célébration du mariage, les systèmes de poids et mesures, le règlement de l'usure (ribâ, ar. ربا), les règles de métayage, ou de tenure des terres, etc. Plus tard, les sultans ottomans se sont appuyés sur la coutume pour justifier certaines de leurs mesures en matière de fiscalité ou de recrutement des janissaires.

Quoi qu'il en soit, les juristes musulmans ont beaucoup débattu pour savoir si la coutume avait la valeur des sources de droit dérivées du Coran et de la sunna, (idjma' et qiyâs), autrement dit pouvait être considérée une source légale (asl). À l'exception de la plupart des auteurs malékites, notamment des malékites maghrébins2, ils ont estimé qu'il s'agissait d'une source secondaire, auxiliaire, dont le rôle était d'adapter la loi plutôt que de la modifier3.

Il n'empêche que dans tous les pays musulmans, la coutume interfère constamment avec la charia. Tel est le cas, par exemple, dans l'islam indien sunnite, ainsi qu'en Indonésie, où la vie quotidienne est plus commandée par la coutume (appelée 'âda) que par le fiqh4. Il en allait de même en Afghanistan sous le régime des talibans, où l'on appliquait la charia dans toute sa rigueur, mais en respectant le code coutumier des tribus pachtounes, le Pachtounwali.

 

http://www.asma-lamrabet.com/articles/l-ethique-coranique-de-l-union-conjugale-partie-i-le-concept-d-al-maarouf-ou-bien-commun/

http://m.harunyahya.fr/tr/works/21189/SEUL-LAMOUR-PEUT-VAINCRE-LE-TERRORISME/chapter/9298/Seul-l%E2%80%99amour-peut-vaincre-le-terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/%27urf

 

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Pourquoi Allah n'a pas révélé qu'un seul livre ?

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’Allah, exalté soit-Il, est capable de faire des gens une seule et même communauté, mais Sa volonté a été qu’il y aurait plusieurs communautés ayant différentes religions et différents livres célestes. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :

« Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent d'être en désaccord (entre eux,) sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé miséricorde. C'est pour cela qu'Il les a créés. […] » (Coran 11/118-119)

Il existe de nombreuses sagesses à cela. Ibn al-Qayyim a dit : « Si toutes les créatures obéissaient, adoraient et louaient Allah, la trace de nombre d’Attributs et Noms d’Allah serait inexistante. En effet, comment pourrait-on voir l’impact des attributs du pardon, de l’indulgence, de la clémence, de la vengeance, de la puissance, de la domination, de la justice, de la sagesse qui met chaque chose à sa place. Si les gens ne constituaient qu’une seule et même communauté, se perdraient alors les sagesses, les signes, les leçons et les objectifs louables de leur création sous cet aspect et se perdrait la perfection de la Souveraineté et du libre arbitre […] »

De plus, si Allah, exalté soit-Il, avait décidé qu’il n’y aurait qu’un seul livre céleste et qu’une seule religion, cela n’aurait pas garanti l’absence de conflits et de différends entre les gens, et ce, à cause des dissensions, de la perversité, de la jalousie… Cela arrive dans chaque communauté et religion et la réalité en témoigne.

Nous attirons ici votre attention sur le fait que ces mauvaises pensées sont le fruit du diable qui tente de corrompre la religion de l’homme. Quiconque donc repousse et réfute ces pensées lorsqu’elles lui viennent, ces dernières ne lui nuiront alors en rien et cela sera un indicateur de sa foi et un bon signe. Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, a rapporté : « Des Compagnons du Prophète () vinrent trouver ce dernier et lui dirent : - "Nous avons des pensées dont nous n’osons pas parler." - "Avez-vous vraiment de telles pensées ?", demanda le Prophète (). - "Oui.", répondirent-ils. - "C'est la marque manifeste de votre foi.", dit le Prophète (). » (Mouslim)

Ibn ‘Abbâs, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père, a rapporté : « Un homme alla trouver le Prophète () et dit : "Ô Messager d’Allah, il y en a parmi nous qui sont sujets à certaines pensées mais préféreraient être réduits en cendres plutôt que d’en parler." Le Prophète () dit alors : "Allah est le plus grand. Allah est le plus grand. Allah est le plus grand. Louange à Allah qui a réduit le stratagème du diable à des obsessions." » (Ahmad, Abû Dâwûd)

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=294829

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Tirer un bon augure du Coran

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La prière de consultance repose sur une sunna vérifiée reçue du Prophète (Bénédiction et salut  soient sur lui). Le bon augure tiré du Coran ne peut pas en tenir lieu. Pire, cet usage du Coran est interdit selon un groupe d'ulémas puisqu'il s'assimile à l'usage de flèches de divination.

Al-Qarafi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: « A propos de  la recherche interdite d'une source du bon augure, al-Tartouchi dit dans son commentaire que tirer un bon augure du Coran , la divination à l'aide du sable, le jeu de hasard, la frappe du blé constituent tous des pratiques interdites car elles s'assimilent de l'usage des flèches  de divination. Celles-ci consistaient en des bouts de bois qui, à l'époque antéislamique, portaient soit fais, soit ne fais pas , ou restaient sans écriture. On tirait au sort un bout de bois. S'il portait fais, on  se mettait à faire ce qu'on voulait réaliser. Si le bout de bois tiré portait ne fais pas on se détournait de son projet et le jugeait mauvais.

Quand le bout de bois tiré ne portait rien, on recommençait l'opération. C'est une manière d'utiliser ces bouts de bois pour percer le mystère afin d'y découvrir son destin. Il s'agit de chercher sa chance, de savoir ce qui est bon ou mauvais pour soi. Celui qui fait la même recherche avec l'usage du Coran ou d'un autre moyen est animé de la même croyance car s'il tombe sur un bon signe, il agit en conséquence et s'il tombe sur un mauvais signe , il lévite de faire. Ce n'est rien d'autre que la consultance païenne de symboles que le Coran a interdite.» Extrait d'al-Fourouq,4/240.

Al-Nafrawi a dit: « Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) aimait le bon augure, toute chose de nature à rassurer comme un bon mot. On trouve dans un hadith authentique: «Pas de mauvais augure à tirer de l'envol  d'un oiseau. Le bon présage est à retenir. On lui dit alors, Messager d'Allah! Qu'est-ce qui est un bon augure?- Un bon mot entendu par l'un d'entre vous. Selon une autre version: le bon augure lui plaisait. Une autre version dit: «J'aime l'agréable présage». En voici un exemple: quand quelqu'un sort de chez lui pour voyager ou se rendre au chevet d'un malade et entend par coïncidence quelqu'un crier: ô sain! ou  ô triomphant! ou ô bien portant!

Cependant, si on suscite de telles réactions pour s'en inspirer afin de décider , cela n'est pas permis car on s'assimile aux usagers des symboles interdits employés à l'époque antéislamique dans le cadre de leurs pratiques hasardeuses.

Fait parti des pratiques interdites l'usage divinatoire du Coran car il s'assimile à l'emploi des flèches de divination et parce que le résultat peut être contraire à la volonté de l'usager, ce qui pourrait l'amener à tirer un mauvais augure du Coran.

Si quelqu'un veut faire une chose et entend quelque chose qui ne lui plait pas, qu'il ne se détourne pas de son projet et qu'il dise: Monseigneur! Ne peut apporter le bien que Toi. Ne peut apporter  ou repousser le mal que Toi.» Extrait de al-Fawakih al-Dawani, 2/342.

Cheikh al-Islam, Ibn Taymiyyah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé à propos de l'usage divinatoire du Coran. Voici sa réponse: «Quant au fait de tirer un bon augure du Coran, rien le concernant n'a été rapporté des ancêtres pieux. Les dernières générations (d'ulémas) ont engagé une controverse sur la question. Al-Quadi Abou Ya'alaa a évoqué ladite controverse. Il a mentionné qu'Ibn Battah l'a fait et que d'autres l'ont réprouvé.

Cet usage du Coran n'a rien à voir avec le bon augure cher au messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui). Certes, il aimait le bon augure et réprouvait le mauvais présage. Le bon augure qu'il aimait consiste à se résoudre à faire une chose en comptant sur Allah et à entendre ensuite un bon  mot qui rassure. Par exemple un mot comme: ô toi qui vas réussir! Ô toi qui vas connaître le bonheur! Ô toi, l'heureux! Ô toi le victorieux!, etc.

C'est dans ce sens qu'il rencontra au cours de son émigration un homme et lui demanda son nom. L'interrogé lui répondit qu'il s'appelait Yazid ( développement, croissance). (Tout contenant), le Prophète dit à Abou Baker ( en guise de commentaire): «Notre projet va se développer». Quant au mauvais présage, il consiste à se résoudre à faire une chose en comptant sur Allah et à entendre ensuite un mot désagréable comme : «ça ne va pas marcher » ou ça ne va pas  réussir», etc. et à en tirer un mauvais présage de sorte à abandonne son projet.

Il est interdit d'agir de cette manière d'après un hadith authentique rapporté par Muawia ibn al-Hakam as-Soulami qui déclare avoir dit: « Ô Messager d'Allah! Il y a parmi nous des gens prompts à tirer un mauvais présage…» Il dit: «C'est un sentiment qu'on éprouve (naturellement) mais ne le laisse pas vous détourner  (de vos projets).» Aussi  le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) interdit il au fidèle serviteur de se laisser détourner de ses projets par le mauvais présage.

Dans son amour du bon augure comme dans son rejet de se fier au mauvais présage, le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) se décidait sur la base de sa confiance en Allah et agissant en usant des moyens établis par Allah. Le bon augure qu'une situation lui inspirait ne constituait pas un facteur déterminant ou un motif d'entreprendre, et le mauvais présage ne l'empêchait pas de faire.

Ces facteurs ne déterminent que des gens assimilables à ceux de l'époque antéislamique qui se décidaient en fonction des indications des flèches de divination. Or Allah a interdit à deux endroits de Son livre l'usage de ces flèches. Les gens  de l'époque susmentionnée avaient l'habitude, chaque fois qu'ils projetaient une affaire de procéder à une opération divinatoire à l'aide soit de flèches , soit de cailloux , soit d'autres objets. Les trois  instruments utilisés portaient l'un la mention bon, l'autre la mention mauvais tandis que le troisième était laissé vide.

Quand le tirage au sort affichait le premier, ils exécutaient leur projet et quand il affichait le deuxième, ils s'en abstenaient et quand il affichait le troisième, ils recommençaient l'opération. Toutes les espèces de divination assimilables à cette pratique comme celles qui se font avec usage de flèches, de cailloux, du blé, d'un tableau, du papier portant des lettres de l'alphabet ou des vers ou d'autres choses allant dans le sens de l'indication de ce qu'on doit choisir de faire ou de ne pas faire. Tout cela est interdit parce qu'assimilable à l'usage des flèches  de divination. Ce que la Sunna préconise c'est de consulter le Créateur, de se concerter avec son semblable et d'user des arguments religieux qui indiquent ce qu'Allah aime et ce qu'il réprouve et interdit.

Les pratiques en question visent tantôt à savoir si ce qu'on projette de faire est bon ou pas, tantôt à savoir si ce qui est bon dans le passé ou dans le futur. Or tout cela n'est pas institué. Allah le Transcendant et Très Haut le sait mieux.» Extrait de madjmou' al-fatawa,23/66.

Il en ressort clairement que le fait de tirer un bon augure d'un extrait du Coran qui nous tombe sous les yeux dès son ouverture et vouloir ensuite se déterminer en fonction de cela est assimilable à l'usage des flèches de divination. C'est tout le contraire du bon augure qui apparaît immédiatement après qu'on s'est engagé dans une opération. C'est le cas quand on entend un bon mot incidemment.

Ce qui est dit à propos de l'épouse à laquelle on ne donne pas ses droits prouve l'invalidité de la méthode mentionnée. En effet, on pourrait rétorquer que le verset indique qu'on doit opter pour la séparation et l'éloignement même quand ils peuvent avoir des conséquences redoutables à l'instar de  la mère de Moise qui, bien qu'ayant jeté son bébé à la mer , eut une  issue  favorable.

Ce qu'il faut faire dans le cas présent , c'est d'examiner le problème, de voir ses causes et moyens religieux de traitement comme la dispense de bons conseils et le recours aux services de deux arbitres issus des  familles des époux, etc.

https://islamqa.info/fr/145596

 

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