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coran

Pourquoi Allah n'a pas révélé qu'un seul livre ?

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’Allah, exalté soit-Il, est capable de faire des gens une seule et même communauté, mais Sa volonté a été qu’il y aurait plusieurs communautés ayant différentes religions et différents livres célestes. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :

« Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent d'être en désaccord (entre eux,) sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé miséricorde. C'est pour cela qu'Il les a créés. […] » (Coran 11/118-119)

Il existe de nombreuses sagesses à cela. Ibn al-Qayyim a dit : « Si toutes les créatures obéissaient, adoraient et louaient Allah, la trace de nombre d’Attributs et Noms d’Allah serait inexistante. En effet, comment pourrait-on voir l’impact des attributs du pardon, de l’indulgence, de la clémence, de la vengeance, de la puissance, de la domination, de la justice, de la sagesse qui met chaque chose à sa place. Si les gens ne constituaient qu’une seule et même communauté, se perdraient alors les sagesses, les signes, les leçons et les objectifs louables de leur création sous cet aspect et se perdrait la perfection de la Souveraineté et du libre arbitre […] »

De plus, si Allah, exalté soit-Il, avait décidé qu’il n’y aurait qu’un seul livre céleste et qu’une seule religion, cela n’aurait pas garanti l’absence de conflits et de différends entre les gens, et ce, à cause des dissensions, de la perversité, de la jalousie… Cela arrive dans chaque communauté et religion et la réalité en témoigne.

Nous attirons ici votre attention sur le fait que ces mauvaises pensées sont le fruit du diable qui tente de corrompre la religion de l’homme. Quiconque donc repousse et réfute ces pensées lorsqu’elles lui viennent, ces dernières ne lui nuiront alors en rien et cela sera un indicateur de sa foi et un bon signe. Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, a rapporté : « Des Compagnons du Prophète () vinrent trouver ce dernier et lui dirent : - "Nous avons des pensées dont nous n’osons pas parler." - "Avez-vous vraiment de telles pensées ?", demanda le Prophète (). - "Oui.", répondirent-ils. - "C'est la marque manifeste de votre foi.", dit le Prophète (). » (Mouslim)

Ibn ‘Abbâs, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père, a rapporté : « Un homme alla trouver le Prophète () et dit : "Ô Messager d’Allah, il y en a parmi nous qui sont sujets à certaines pensées mais préféreraient être réduits en cendres plutôt que d’en parler." Le Prophète () dit alors : "Allah est le plus grand. Allah est le plus grand. Allah est le plus grand. Louange à Allah qui a réduit le stratagème du diable à des obsessions." » (Ahmad, Abû Dâwûd)

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=294829

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Tirer un bon augure du Coran

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La prière de consultance repose sur une sunna vérifiée reçue du Prophète (Bénédiction et salut  soient sur lui). Le bon augure tiré du Coran ne peut pas en tenir lieu. Pire, cet usage du Coran est interdit selon un groupe d'ulémas puisqu'il s'assimile à l'usage de flèches de divination.

Al-Qarafi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit: « A propos de  la recherche interdite d'une source du bon augure, al-Tartouchi dit dans son commentaire que tirer un bon augure du Coran , la divination à l'aide du sable, le jeu de hasard, la frappe du blé constituent tous des pratiques interdites car elles s'assimilent de l'usage des flèches  de divination. Celles-ci consistaient en des bouts de bois qui, à l'époque antéislamique, portaient soit fais, soit ne fais pas , ou restaient sans écriture. On tirait au sort un bout de bois. S'il portait fais, on  se mettait à faire ce qu'on voulait réaliser. Si le bout de bois tiré portait ne fais pas on se détournait de son projet et le jugeait mauvais.

Quand le bout de bois tiré ne portait rien, on recommençait l'opération. C'est une manière d'utiliser ces bouts de bois pour percer le mystère afin d'y découvrir son destin. Il s'agit de chercher sa chance, de savoir ce qui est bon ou mauvais pour soi. Celui qui fait la même recherche avec l'usage du Coran ou d'un autre moyen est animé de la même croyance car s'il tombe sur un bon signe, il agit en conséquence et s'il tombe sur un mauvais signe , il lévite de faire. Ce n'est rien d'autre que la consultance païenne de symboles que le Coran a interdite.» Extrait d'al-Fourouq,4/240.

Al-Nafrawi a dit: « Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) aimait le bon augure, toute chose de nature à rassurer comme un bon mot. On trouve dans un hadith authentique: «Pas de mauvais augure à tirer de l'envol  d'un oiseau. Le bon présage est à retenir. On lui dit alors, Messager d'Allah! Qu'est-ce qui est un bon augure?- Un bon mot entendu par l'un d'entre vous. Selon une autre version: le bon augure lui plaisait. Une autre version dit: «J'aime l'agréable présage». En voici un exemple: quand quelqu'un sort de chez lui pour voyager ou se rendre au chevet d'un malade et entend par coïncidence quelqu'un crier: ô sain! ou  ô triomphant! ou ô bien portant!

Cependant, si on suscite de telles réactions pour s'en inspirer afin de décider , cela n'est pas permis car on s'assimile aux usagers des symboles interdits employés à l'époque antéislamique dans le cadre de leurs pratiques hasardeuses.

Fait parti des pratiques interdites l'usage divinatoire du Coran car il s'assimile à l'emploi des flèches de divination et parce que le résultat peut être contraire à la volonté de l'usager, ce qui pourrait l'amener à tirer un mauvais augure du Coran.

Si quelqu'un veut faire une chose et entend quelque chose qui ne lui plait pas, qu'il ne se détourne pas de son projet et qu'il dise: Monseigneur! Ne peut apporter le bien que Toi. Ne peut apporter  ou repousser le mal que Toi.» Extrait de al-Fawakih al-Dawani, 2/342.

Cheikh al-Islam, Ibn Taymiyyah (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé à propos de l'usage divinatoire du Coran. Voici sa réponse: «Quant au fait de tirer un bon augure du Coran, rien le concernant n'a été rapporté des ancêtres pieux. Les dernières générations (d'ulémas) ont engagé une controverse sur la question. Al-Quadi Abou Ya'alaa a évoqué ladite controverse. Il a mentionné qu'Ibn Battah l'a fait et que d'autres l'ont réprouvé.

Cet usage du Coran n'a rien à voir avec le bon augure cher au messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui). Certes, il aimait le bon augure et réprouvait le mauvais présage. Le bon augure qu'il aimait consiste à se résoudre à faire une chose en comptant sur Allah et à entendre ensuite un bon  mot qui rassure. Par exemple un mot comme: ô toi qui vas réussir! Ô toi qui vas connaître le bonheur! Ô toi, l'heureux! Ô toi le victorieux!, etc.

C'est dans ce sens qu'il rencontra au cours de son émigration un homme et lui demanda son nom. L'interrogé lui répondit qu'il s'appelait Yazid ( développement, croissance). (Tout contenant), le Prophète dit à Abou Baker ( en guise de commentaire): «Notre projet va se développer». Quant au mauvais présage, il consiste à se résoudre à faire une chose en comptant sur Allah et à entendre ensuite un mot désagréable comme : «ça ne va pas marcher » ou ça ne va pas  réussir», etc. et à en tirer un mauvais présage de sorte à abandonne son projet.

Il est interdit d'agir de cette manière d'après un hadith authentique rapporté par Muawia ibn al-Hakam as-Soulami qui déclare avoir dit: « Ô Messager d'Allah! Il y a parmi nous des gens prompts à tirer un mauvais présage…» Il dit: «C'est un sentiment qu'on éprouve (naturellement) mais ne le laisse pas vous détourner  (de vos projets).» Aussi  le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) interdit il au fidèle serviteur de se laisser détourner de ses projets par le mauvais présage.

Dans son amour du bon augure comme dans son rejet de se fier au mauvais présage, le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) se décidait sur la base de sa confiance en Allah et agissant en usant des moyens établis par Allah. Le bon augure qu'une situation lui inspirait ne constituait pas un facteur déterminant ou un motif d'entreprendre, et le mauvais présage ne l'empêchait pas de faire.

Ces facteurs ne déterminent que des gens assimilables à ceux de l'époque antéislamique qui se décidaient en fonction des indications des flèches de divination. Or Allah a interdit à deux endroits de Son livre l'usage de ces flèches. Les gens  de l'époque susmentionnée avaient l'habitude, chaque fois qu'ils projetaient une affaire de procéder à une opération divinatoire à l'aide soit de flèches , soit de cailloux , soit d'autres objets. Les trois  instruments utilisés portaient l'un la mention bon, l'autre la mention mauvais tandis que le troisième était laissé vide.

Quand le tirage au sort affichait le premier, ils exécutaient leur projet et quand il affichait le deuxième, ils s'en abstenaient et quand il affichait le troisième, ils recommençaient l'opération. Toutes les espèces de divination assimilables à cette pratique comme celles qui se font avec usage de flèches, de cailloux, du blé, d'un tableau, du papier portant des lettres de l'alphabet ou des vers ou d'autres choses allant dans le sens de l'indication de ce qu'on doit choisir de faire ou de ne pas faire. Tout cela est interdit parce qu'assimilable à l'usage des flèches  de divination. Ce que la Sunna préconise c'est de consulter le Créateur, de se concerter avec son semblable et d'user des arguments religieux qui indiquent ce qu'Allah aime et ce qu'il réprouve et interdit.

Les pratiques en question visent tantôt à savoir si ce qu'on projette de faire est bon ou pas, tantôt à savoir si ce qui est bon dans le passé ou dans le futur. Or tout cela n'est pas institué. Allah le Transcendant et Très Haut le sait mieux.» Extrait de madjmou' al-fatawa,23/66.

Il en ressort clairement que le fait de tirer un bon augure d'un extrait du Coran qui nous tombe sous les yeux dès son ouverture et vouloir ensuite se déterminer en fonction de cela est assimilable à l'usage des flèches de divination. C'est tout le contraire du bon augure qui apparaît immédiatement après qu'on s'est engagé dans une opération. C'est le cas quand on entend un bon mot incidemment.

Ce qui est dit à propos de l'épouse à laquelle on ne donne pas ses droits prouve l'invalidité de la méthode mentionnée. En effet, on pourrait rétorquer que le verset indique qu'on doit opter pour la séparation et l'éloignement même quand ils peuvent avoir des conséquences redoutables à l'instar de  la mère de Moise qui, bien qu'ayant jeté son bébé à la mer , eut une  issue  favorable.

Ce qu'il faut faire dans le cas présent , c'est d'examiner le problème, de voir ses causes et moyens religieux de traitement comme la dispense de bons conseils et le recours aux services de deux arbitres issus des  familles des époux, etc.

https://islamqa.info/fr/145596

 

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Les 5 insectes du Coran

Fourmi

Introduction

Il y a plus d’un an, nous avions publié sur ce site, deux articles parlant de l’abeille. L’un s’intitulait : "les merveilles du miel" et l’autre : "couleurs de miel". Nous venons tout juste de publier un autre sur les araignées sous le titre : "La demeure la plus vulnérable".
A présent, et après une brève introduction sur.les insectes qui tournent autour de nos têtes, nous allons vous parler du "Royaume des fourmis", que nous foulons inopinément sous nos pieds.
Commençons d’abord par projeter sur ces "nobles" insectes quelques rayons coraniques, pour voir pourquoi le Livre d’Allah les a spécialement cités.
1- Le Moustique
Allah ne se gène pas (de vous) sommer avec n’importe quel exemple (de créature), un moustique ou toute (autre créature) plus élevée. Quant aux croyants, ils savent que ce (Coran) est vérité (et) vient de leur Seigneur ; quant aux mécréants, ils disent :"que veut donc dire Allah, par cet exemple" ? (En fait, Allah) pousse avec cet exemple de nombreuses (gens) à l’égarement et guide plusieurs autres dans la bonne voie ; en réalité Il n’en dévoie que les abjectes. (S2-V26)
Allah nous dit, qu’en dépit de son importance comme créature, le moustique n’est rien devant d’autres encore plus grandes. Nous verrons dans un prochain article, les capacités et les dons incroyables de cet insecte minuscule, que tout le monde sous-estime et lorsqu’il nous pique, nous tentons de le tuer, en nous donnant un coup de gifle!
Quand un Arabe veut ridiculiser quelqu’un, il le somme par le proverbe qui dit : "il ne vaut pas l’aile d’un moustique!"
Nous verrons, dans un prochain article, ce que vaut en réalité un moustique ; nous comprendrons pourquoi Allah ne se sent point gêné d’en parler dans son Saint Message à l’humanité.
2- La Mouche
Allah dit :
A vous les Humains ! Une parabole est apposée ; écoutez-la ! Ceux que vous priez en dehors d’Allah, ne créeront jamais une mouche même s’ils s’y mettaient tous ensemble. Et si la mouche leur subtilise quelque chose, ils sont incapables de la lui reprendre. Combien vulnérable est-il, et le poursuivant et le poursuivi ! (S22–V73)
Dans les pays chauds, les gens savent combien la mouche est agaçante ; même si vous lui donnez votre plat tout entier, elle va chercher une saleté ailleurs, puis, venir plonger dans verre d’eau où elle préfère crever. Quand rien ne l’allèche par l’odeur, elle va s’accrocher vos yeux ou à ceux des enfants pour les infecter de trachome, ou y déposer ses excréments. Bref, elle vous écœure, vous traque et vous empêche de dormir, à moins que vous ne fassiez en plein jour !
Dans le Verset précité, Allah veut frapper notre imagination en nous donnant l’exemple d’une petite créature et défie l’humanité toute entière de pouvoir la créer du néant, même si elle se mettait ensemble et associait la capacité et l’intelligence de tous !
Et pour souligner notre impuissance, il dit qu’une fois que la mouche soustrait à quiconque une chose aussi petite soit-elle, il est incapable de la récupérer. Il peut tout juste la tuer, mais jamais lui reprendre ce qu’elle aurait avalé dans la seconde qui suit sa conquête ! Le Coran pousse encore l’ironie plus loin, en affirmant que l’impuissance est aussi bien du côté de celui qui tente de reprendre ce que la mouche lui avait "piqué", que du côté de la mouche "la voleuse" qui vit et meurt d’un rien.

3- L’abeille
Après les deux insectes que nous croyons nuisibles et méchants, car vecteurs d’épidémies, relevons notre goût en disant quelques mots de deux autres plus nobles et plus utiles à nous et à notre environnement.
Ces deux insectes ont donné leur nom à deux Sourates (chapitres) du Coran dans lesquelles ils sont évoqués. C’est dire toute l’importance que le Créateur Suprême leur accorde.
Pour les abeilles nous vous invitons à vous reporter aux articles cités en introduction. Quand aux fourmis nous allons en parler dans les lignes qui suivent.

4- La fourmi
Résumé
De tous les insectes cités par le Saint coran, la fourmi tient une place privilégiée. En effet son sens de l’organisation dans la vie sociale de sa communauté, son sens de l’économie, son goût pour le labeur et sa cohésion sociale font d’elle une créature exceptionnelle citée en exemple par les hommes à travers les époques. Cependant, vous découvrirez à travers l’article qui suit que cet insecte doué d’une intelligence divine a aussi un coté pervers, égoïste et corrompu tout comme l’être humain.
La fourmi appartient à la famille des insectes nobles cités dans le Saint Livre de l’Islam. Elle joue un rôle important dans la conservation de l’environnement naturel et représente un modèle d’organisation et de communication.
Il existe plusieurs familles de fourmis selon leur mode de vie.
Organisation sociale
Les fourmis et certains autres insectes sociaux se rassemblent afin de créer une colonie
Organisée intelligemment : Chaque fourmilière est divisée en différents types de fourmis. Ces castes appelée polymorphisme sont au nombre de 3
- Les ouvrières (fourmis asexuées)
- La reine (fourmi sexuée)
- Les mâles (fourmis sexuées)
a- Les ouvrières
sont chargées de la vie de la cité fourmi. Leur premier rôle est de construire la fourmilière, elles assurent l’approvisionnement de la cité en nourriture. Grâce au « jabot social »,( c’est un deuxième estomac permettant de stocker les aliments prédigérés qui servent à nourrir d’autres fourmis ouvrières qui n’ont pas eu le temps ou les moyens d’aller se nourrir d’elles même. Ce mode d’alimentation s’appelle prophylaxie. Les aliments sont régurgités dans la bouche de la fourmi). Certaines ouvrières ont un rôle de nourrices car elles s’occupent des œufs pondus par la fourmi reine en attendant leur éclosion, et apportent aux jeunes fourmis les soins appropriés. Enfin d’autres ouvrières ont pour rôle de protéger la cité des attaques d’autres insectes ; on parle de fourmis soldats.
Elles sont chargées de la vie de "la cité fourmi". Leur premier rôle est de construire la fourmilière ; elles assurent l’approvisionnement de la cité en nourriture. Grâce au « jabot social », qui constitue un deuxième estomac ; la fourmi ouvrière stocke des aliments prédigérés afin de nourrir une autre fourmi ouvrière. Ce mode de nourriture chez certains insectes s’appelle trophallaxie. Certaines ouvrières ont un rôle de nourrices car elles s’occupent des œufs pondus par la fourmi reine en attendant leur éclosion, et apportent aux "fourmis nourrissons" les soins appropriés. D’autres ouvrières ont enfin pour rôle de protéger la cité des attaques d’autres insectes ; on parle de fourmis soldats. Nous verrons dans quelques instants un exemple de ce rôle évoqué justement par le Coran.
Sortant de l’œuf, la chenille reste environ 11 à 23 mois dans une fourmilière, avant de se métamorphoser en adulte et s’envoler au loin.

b- La reine
Il n’y a qu’une seule reine par colonie (monogénisme). C’est la plus grosse de toutes les fourmis et c’est la seule à pouvoir pondre. Elle pond des milliers voire des millions d’œufs dans sa vie en fonction des besoins de la cité. Elle vit entre dix et quinze ans et c’est elle qui transmet le code d’identité génétique de la colonie.
c- Les mâles
Ils n’ont aucun rôle fonctionnel si ce n’est de féconder la reine. Ils meurent après l’accouplement, Dans le royaume des fourmis c’est la femelle reine et ouvrière, qui dirige la société.

d- La communication
La vie sociale des fourmis est organisée et structurée. La fonction de chaque fourmi est une énigme. Jeremy Thomas a écrit «… les fourmis n’ont pas besoin d’un chef pour les diriger dans leur travail. Les tâches sont faîtes naturellement et avec coordination… ». Dans le Livre des Proverbes attribué par les Juifs au Roi Salomon on lit par exemple : "Va voir la fourmi espèce de paresseux, observe ses voies et soit intelligent ; elle n’a ni chef ni expert ni commandant. Elle prépare sa nourriture en été …". A l’opposé, Le Coran nous informe que les fourmis communiquent entre elles. Elles peuvent s’appeler, s’avertir de la découverte d’une nouvelle source de nourriture, donner l’alerte lorsqu’il y a danger… etc. Bref, elles vivent avec une intelligence collective.
D’après l’article publié dans le magazine britannique "The Times" du 6 février 2009 et intitulé « les collines vivent aux sons des fourmis » ; elles se parlent. C’est une découverte scientifique précieuse dans le domaine de la communication entre des fourmis. Grâce aux nouvelles technologies sonores (microphones miniaturisés), les chercheurs ont découvert que dans les fourmilières les fourmis émettent des sons appelés stridulations qui leur permettent de s’exprimer.
Les chercheurs ont constatés que la reine donnait des instructions à ses ouvrières. le Pr J. Thomas de l’université d’Oxford explique que la mise en place de microphones miniaturisés dans la fourmilière et la reproduction des sons émis par une reine, ont permis aux chercheurs de faire réagir les fourmis. «… Lorsque nous avons reproduit les sons émis par une reine, les fourmis se sont mises en garde sans bouger, les antennes levées et les mandibules entrouvertes prêtes à attaquer. » A partir de cette expérience nous comprenons que chaque type de son provoque une réaction différente chez les fourmis.
La communication se fait aussi au moyen de produits chimiques volatiles (phéromones) produits par des glandes. Les fourmis sentent et se dirigent avec leurs antennes mobiles. Ce système d’orientation olfactive est combiné avec des composantes visuelles (points de repères, position du soleil). Les phéromones aident à repérer les sources de nourriture.
 

La récente recherche de Robert Hickling et Richard Brown publiée dans la revue : "Journal of Sound and Vibration", sous le titre de : « Analysis of acoustic communication by Ants » révèle bien que les fourmis émettent des sons. Ces chercheurs ont étudié pendant plusieurs années les différentes fourmis et les sons qu’elles émettent ; Ce qui a interloqué les chercheurs c’est que les sons émis différaient d’une fourmi à l’autre et différaient selon les circonstances. Ces stridulations enregistrées dans des différentes situations se trouvent sur ce lien : "différents sons des fourmis" ; elles expriment des situations de danger, de détresse, d’attaque ou de mouvement normal...

D’autres recherches ont remis en cause les anciens préjugés, notamment que le monde des fourmis seraient fait de travailleurs dévoués qui vivent dans une monarchie organisée pour le bien de la communauté. Ces nouvelles recherches montrent que leurs colonies sont en fait des foyers de sournois, d’égoïstes et de corrompus.

En effet, William Hughes, de l’Université de Copenhague, et ses collègues ont montré que, dans des colonies de fourmis champignonnistes, certains mâles pervertissent le système.
le statut de reine n’étant pas inné chez les fourmis, il dépend des aliments qui nourrissent les larves et permettent leur développement rapide en reines ; pour cela, il ya des conflits, des tricheries et des comportement antisociaux entre males pour s’acquérir la ligné royale.

Dr Bill Hughes affirme : "La rareté des lignes royale est en fait une stratégie d'évolution par la tricherie, pour échapper à la répression par l'altruiste des masses qu'ils exploitent. On croyait que les fourmis font exception, mais notre analyse génétique a montré que la corruption est également monnaie courante dans leur communauté"
"source- http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/"
Cette belle comparaison à la société humaine est bien traduire par le Verset 38 de la sourate 6 (Les Bestiaux ou Al-Anaâm) :

"Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté (ou des générations). Nous n'avons rien omis (d'écrire) dans le Livre. Puis, c'est vers leur Seigneur qu'ils seront rassemblés." (S6-V38)
Pour ajuster au mieux cette analogie entre humains et fourmis, disons que ce sont les mâles les instigateurs de la corruption, mais la "Reine Femelle" en est souvent le séductrice !

e- La trophallaxie
La majorité des fourmis pratiquent la trophallaxie, le processus alimentaire au cours duquel une fourmi régurgite une partie de la nourriture qu’elle a ingérée dans son jabot social pour la restituer à une autre fourmi.

f- Vie collective
Les fourmis ont une intelligence collective grâce à des interactions entre elles. C’est une organisation complexe. Elles vivent en colonies, elles ont une division du travail (polyéthisme) et une capacité à résoudre des problèmes complexes.
g- Rôle des fourmis dans l’environnement
En creusant leurs fourmilières, les fourmis contribuent à homogénéiser et aérer le sol donc à l’enrichir. Elles protègent les arbres en les débarrassant des insectes parasites. Elles contribuent enfin à disperser et à faire germer les graines (pollinisation).
Certaines espèces de fourmis sont introduites dans les cultures fruitières pour protéger les fruits des attaques d’insectes ou dans les plantations de café et de cacao.
Elles produisent naturellement des insecticides, fongicides, bactéricides et des virucides pour protéger leurs œufs et leurs cultures. Elles ont la capacité de résister à la radioactivité et au feu.
h- Aspect culturel
Les fourmis sont citées dans le Coran et la Bible. Elles sont utilisées dans les proverbes, les fables, les films de science-fiction ou d’animation et dans les romans.
Exemples :
La fable de Jean La Fontaine qui s’est inspiré du livre arabe Kalila wa Dimna d’Ibn Al-Moukaffaâ extrait lui-même de contes persans et hindous.
Dans cette fable, la cigale la chanteuse, (symbole de l’individualisme, la jouissance et l’improvisation), mendie en hivers de la nourriture à la fourmi (symbole de travail, de l’économie, et de la discipline sociale)
En voici un petit extrait :
"La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! Dansez maintenant."
5- La fourmi dans le Coran
Dans la Sourate "La Fourmi", Allah dit :
Les soldats de Soulaïman (Salomon), Hommes, Djinns, et oiseaux, lui furent rassemblés ; ils furent guidés naturellement. Lorsqu’ils arrivèrent dans la vallée des fourmis, une fourmi s’écria : O ! Fourmis, rentrez dans vos demeures ; sinon Soulaïman et ses soldats vont vous démolir, sans se rendre compte. Lorsqu’il entendit ses dires, il afficha un grand sourire, et dit : "Mon Seigneur faites que je sache reconnaitre votre grâce que vous m’avez accordée ainsi qu’à mes parents, et que je fasse le bien, de sorte que vous soyez satisfait… (S27-V17/18)
Dans ce couple de Versets on peut souligner plusieurs finesses et informations scientifiques découvertes seulement ces dernières années :
1- Que Soulaïman (Salomon) possédait une armée faite d’hommes, de Djinns, d’oiseaux et d’autres animaux ; ils sont mentionnés plus loin, lorsque la Sourate évoque l’histoire de la Reine de Sabbat. (S27-V37/39).
2- Que le Roi Soulaiman se déplaçait sur de longues distances et traversait ce jour-là une vallée dite : "Oued des fourmis". Cette vallée était habitée par de grandes colonies de fourmis.
3- Qu’une fourmi chargée de la surveillance du royaume, vit l’armée arriver de loin et eut le temps d’avertir ses collègues afin qu’elles regagnent leur demeure. Elle utilisa ce que la science a découvert aujourd’hui, une alerte chimique (phéromones) ou un signal de détresse sonore. (stridulations)
4- Que les fourmis disposent d’un abri sûr et d’une demeure où elles se réfugient, en cas de danger et surtout en hivers ou pendant les crues subites des cours d’eau.
5- Le signal d’alerte a été saisi par toute la communauté dans la vallée ; sonore ou chimique, sa portée était suffisante.
6- La fourmi a parlé de "démolition". Certaines critiques du Coran ont cru relever dans cette expression un non sens en disant :
"On écrase une fourmi mais on ne la démolit pas ! Ce n’est pas une bâtisse! Le Coran n’est pas un Livre du ciel ; il utilise des terme non appropriés !"
Quelques années plus tard, la science est venue les contredire et donner raison au Coran : On a découvert que le corps d’une fourmi est vitrifié et se fracasse. Dans le cas où il est piétiné il se démolit comme un corps solide! En plus, au-delà du nid en proximité, les fourmis disposent en profondeur d’un gite plus sûr. Le Coran qui utilise des termes très précis, parle de "logements" (Massakin), bâtis en profondeur.

7- Soulaïman, tel que le Coran le précise dans le Verset juste avant, possédait un grand royaume et comprenait le langage des oiseaux et des animaux :
Et Soulaïman hérita Daoud (David) ; il dit alors : "O gens ! Le langage des oiseaux nous a été enseigné et nous avons eu de tout, et c’est une véritable grâce !" (S27-V16)
Dans les Versets 36/37 mentionnés plus haut, Soulaiman menaça l’envoyé de la Reine de Saba de leur envoyer une armée à laquelle ils ne pouvaient jamais faire face (et qu’ils n’avaient jamais vue).
Des chercheurs allemands ont tenté de faire comme Soulaïman. Ecoutez donc un spécimen de ces communications que Soulaïman a entendu et compris :
Enfin, pour vous distraire, nous vous invitons à écouter des "chants" que vous n’avez jamais entendus sur les antennes de votre radio ou de votre téléviseur :

6- Quelques Vidéos :
Le son des fourmis selon les différentes situations:
1- En mouvement normal
Normal movement sounds of a group of ants with occasional bursts of stridulating sound from a single ant.
2- Lorsque la fourmi attaque un ennemi:

Sounds of ants attacking a caterpillar with stridulation sound from a single ant.
3- Fourmi en état de détresse:

Distress signals emitted by a single major worker with a caught antenna.

Reference: R. Hickling and R. L. Brown, "Analysis of acoustic communication by ants" Journ. Acoust. Soc. Amer.,Vol. 108, No. 4, pp 1920-1929, 2000.
Appel d’une reine à 6 pattes
The Sound of Six-Legged Majesty


Références et vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=8sgGgZdjCsU
Ces Sons de la stridulation des fourmis enregistré dans des différentes situations se trouve dans ce lien : "different sons des fourmis"
i. Ant sounds mimicked by invading butterflies - 5 February 2009
Large Blue's queen 'impressions' fool ant colonies
Queen Ants Make Distinctive Sounds That Are Mimicked by a Butterfly Social Parasite
The Sound of Six-Legged Majesty

http://www.wired.com/wiredscience/2009/02/anttraffic/

http://www.youtube.com/watch?v=fT2ZhG-utoc

Conclusion
Il n’y a pas une bête (qui bouge) sur terre ni un oiseau qui vole de ses deux ailes, qui ne soit pas (membre) de communautés (ou générations) comme vous; nous n’avons rien omis sur le Livre; et c’est à leur Seigneur qu’ils seront rassemblés. (S6-V38)
Le Coran entend souvent par "Oumma, pluriel Oumam", une période, une génération ou une communauté. Sur le plan génétique, tous les animaux, homme inclus, descendent de générations. Sur le plan social, même ceux qui vivent isolés, ou indépendants, commencent par faire partie d’une famille au moins (couple et progéniture), si ce n’est d’une communauté plus au moins organisée.

Chez la majorité, sinon la totalité des animaux, c’est la femelle qui dirige le royaume à partir de son foyer. On peut évoquer à ce titre quelques lignes d’un très beau poème de "l’émir des poètes" sur les abeilles, mais qui peut s’appliquer également aux fourmis :
Un royaume géré ; par une femme commandé
Elle impose sur les ouvriers et les artisans ; la charge de sa maîtrise
Admire les ouvriers qui élisent ; à leur tête une Tsarine
C’est une religieuse qui les gouverne ; fécondée, et couverte de poussière
Elle lève son aiguillon en l’air et relève ses vêtements
(pour découvrir sa jambe et se mettre au travail) …
Ceci nous amène à réfléchir sur le rôle que la civilisation occidentale impose à la femme en la forçant à sortir du foyer. Au lieu d’en faire une Reine, elle en fait une esclave et une bonne à tout faire. Une fois qu’elle a usé sa jeunesse et "dépensé sa beauté", l’homme ingrat et infidèle, l’abandonne pour une autre "femelle".
Au lieu d’être une armée de fourmis qui traille jour et nuit, et emmagasine ses provisions pour les saisons difficiles, la famille moderne s’effrite en une entité d’araignée, qui "consomme" en fin de séjour, sa liberté et ses jouissances, dans les asiles de vieux !

Principales références :
• Maurice Maeterlinck, La vie des Fourmis, 1932.
• Bernard Werber la trilogie des fourmis (1992,1993) : les fourmis, le jour des fourmis, la révolution des fourmis
• Bert Hölldobler et Edward O. Wilson (1994) Voyage chez les fourmis, Seuil (Paris), coll. Science ouverte : 247 pages.
• Julian Huxley (1955). Les Voies de l’instinct : fourmis et termites. À la Baconnière (Neuchâtel), coll. Observation et synthèse : 104 p.
• Pierre-André Latreille (1989). Histoire des fourmis de la France. Cité des sciences et de l’industrie (Paris) : 64 p.
• Luc Passera (1987). L’organisation sociale des Fourmis. Privat (Toulouse), coll. Bios : 280 p.
• Pierre Jaisson (1993) : La Fourmi et le Sociobiologiste. Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-0207-2)
• Luc Passera et Serge Aron (2005): Les fourmis: comportement, organisation sociale et évolution. Les Presses scientifiques du CNRC, OttISBN 978-0-660-97021-9)
• Luc Passera La véritable histoire des fourmis. Fayart (France) le temps des sciences. Octobre 2006 (ISBN 2-213-62886-6 3)3-60-3086-2/01
• Albert Raigner (1952). Vie et Mœurs des fourmis. Payot (Lausanne), coll. Bibliothèque scientifique, 11 : 223 p.
• Laurent Keller et Elisabeth Gordon (2006) : La vie des fourmis. Odile Jacob, 303 p.
• Wikipedia l’organisation sociale des fourmis
• Wikipedia Terra Nova

Rédigé par : A. Fouzia
Commenté par : Mohammed Messen
Corrigé par : Bakir Abousseddik

 

http://www.merveillescoraniques.net/index.php/la-nature/110-les-5-insectes-du-coran-l-araignee-la-mouche-le-moustique-l-abeille-et-la-fourmi

 

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Bilqîs, Reine de Saba, une reine démocrate…

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Qui lit le Coran et s’arrête sur les versets de la Sourate « Les fourmis ; An-Naml » peut se demander pourquoi Dieu a donné en exemple la reine de Saba ? Les historiens lui ont attribué le nom de Bilqîs[i] et affirment qu’elle régnait sur le peuple de Saba dont le royaume se trouvait au Yémen. Le peuple de Saba et sa souveraine étaient connus pour leur idolâtrie et l’histoire raconte que Bilqîs vivait dans un palais doté de trois cent soixante fenêtres afin de laisser passer la lumière du soleil pour lequel elle se prosternait chaque matin[ii].

Bilqîs reçoit un jour une missive du prophète et non moins roi Salomon afin de se soumettre au Créateur de ce monde… Ce qui est intéressant dans cette histoire racontée par le Coran c’est la description que fait Dieu de cette femme… En effet, alors que la majorité des rois et gouvernants hommes cités par le Coran sont des despotes comme c’est le cas de Pharaon, de Néron et d’autres… Le modèle de Bilqîs, souveraine – femme, est, comme le décrit le Coran, celui d’une monarque certes, mais une monarque juste et éclairée. Le portrait est donc celui d’une dirigeante apparemment très à cheval sur les principes politiques d’équité et de justice. Les versets coraniques sont en effet très explicites quant à la manière de gouverner de cette illustre femme.

Dès la réception du message envoyé par Salomon elle convoque immédiatement un conseil de dignitaires, leur fait part du contenu de la lettre et leur demande de réfléchir sur la décision politique à prendre… Voilà ce que le Coran lui fait dire :« Dignitaires ! dit la reine, conseillez moi dans cette affaire ; je ne prendrai aucune décision avant de connaître votre avis. » Coran 27 ; 32 Une femme dirigeante d’un des plus riches royaumes de l’époque et qui prend la peine de « consulter » les élus de son peuple ! Ces derniers vont d’ailleurs lui faire savoir que la décision finale lui revenait à elle seule mais qu’elle pouvait compter sur leur puissance physique et matérielle :« Nous sommes, répondirent-ils, un peuple fort et d’une puissance redoutable. Mais la décision t’appartient. Vois donc toi-même les ordres que tu veux bien nous donner ! » Coran 27 ; 34

Le célèbre exégète Azamakhchari[iii] explique dans son commentaire, que les élus concertés par Bilqîs, tout en lui laissant le choix de la décision finale, ont tenu à lui faire une démonstration de leur force et de leur puissance ce qui suggère qu’ils étaient plutôt en faveur d’une action belliqueuse. Cependant, Bilqîs n’était apparemment pas d’accord avec cette approche, puisqu’elle leur proposa comme première démarche, une solution pacifique à savoir celle d’envoyer à Salomon un présent dans le but de tester sa réaction…

Une décision politique pondérée qui démontre la grande sagesse de cette reine qui fera d’ailleurs « en passant » une remarque pertinente sur le « despotisme » des rois… Remarque, pour le moins intrigante, étant elle-même reine, mais on peut y lire son souci justement d’éviter de telles dérives liées habituellement à tout pouvoir autocratique :« En vérité, dit-elle, lorsque les rois s’emparent d’une cité, ils y sèment la perversion et asservissent les meilleurs jusqu’à les rendrent sans dignité aucune. “C’est ainsi qu’habituellement ils se comportent ». Aussi vais-je leur envoyer un présent et attendre la réponse que me rapporteront les messagers. » Coran 27 ; 34

La lecture attentive de ces versets nous montre à quel point le constat de cette reine s’avère politiquement fondé… Le message politique qu’elle a voulu transmettre ici est on ne peut plus clair. Il s’agit d’une critique acerbe à l’encontre de tous ces despotismes qui s’inscrivent de façon récurrente dans l’histoire de l’humanité avec leur corollaire d’humiliation et d’oppression, vécues par des peuples, qui comme elle le dit si bien, vont jusqu’à « perdre leur dignité humaine » sous la gouvernance des pouvoirs politiques autoritaires.

Son analyse politique, par ailleurs, est d’une incroyable actualité, pour celui qui observe la désastreuse gestion du politique en terre d’islam et nous éclaire – si besoin est – sur l’exigence de justice et d’équité du message coranique. Exigence, qui constitue sans conteste la pierre angulaire du système moral et légal islamique. Ibn Abass, le célèbre et premier exégète musulman surnommé « l’interprète du Coran » ou« turjuman al Qur’an » attribue le verset suivant “C’est ainsi qu’habituellement ils se comportent » à Dieu Lui-même, qui répond au commentaire de Bilqîs et confirme donc son analyse préalable sur le système politique dictatorial. Quel témoignage plus parlant que celui-ci pourrait-on rajouter pour illustrer le jugement et la perspicacité politique de cette femme ? ! !

Bilqîs faisait donc preuve de sagesse politique mais aussi d’intelligence, car en adressant le présent à Salomon elle prenait soin d’abord d’écarter judicieusement la proposition précipitée de ses conseillers afin d’éviter une guerre inutile puis par la même occasion elle se donnait un délai de réflexion qui lui permettait d'étudier la personnalité de ce roi.

Bilqîs voulait donc tester Salomon et voir ce qu’il y avait derrière ce message où il l’exhortait à se soumettre à « Dieu l’Unique »Si ce roi acceptait son cadeau c’est que sa missive était révélatrice d’une ambition terrestre, par contre tout refus signifierait que la motivation de Salomon était plus profonde autrement dit d’ordre spirituel… Une véritable stratégie diplomatique !

Sayd Qotb perçoit à travers le personnage de cette reine, celui de la femme dans toute sa féminité… La femme qui par son instinct et son intuition féminine innée refuse les guerres et les conflits et préfère la paix et le dialogue[iv]. N’est-il pas dit que la femme personnifie une part quoique infime de l'infinie clémence ou « Rahma » de Dieu sur terre ?… Cette qualité, que certains interprètent comme un signe de faiblesse chez la femme, est bien au contraire symbolisée par le Coran comme un signe d’intelligence et de grande force morale chez cette femme reine… Une souveraine qui règne politiquement avec raison et sagesse tout en gardant son humanité de « femme » comme un don de Dieu… C’est comme si elle humanisait en quelque sorte son action politique par cette sensibilité féminine qui la rend plus proche des réalités humaines quotidiennes…

La description que nous fait le Coran de cette femme « chef d’état » est à elle seule une preuve indéniable contre toutes les allégations supposées de « l’hyperémotivité »des femmes qui « raisonnent » moins bien que les hommes du fait de l’ascendant affectif de leur personnalité et qui, suivant la même logique, ne peuvent diriger politiquement parlant, tout un peuple ! ! C’est l’explication retrouvée dans le discours de pratiquement la majorité des savants musulmans et ce quelle que soit leur époque…

La femme serait très sensible, excessivement sentimentale et donc vulnérable du point de vue affectif ce qui la rend incapable d’utiliser sa raison et dans la gestion des affaires d’état, nulle place aux sentiments ni aux émotions, c’est la raison qui prime…

Or, avancer ce genre d’argumentaire qui supposerait que la femme« raisonne moins »ou que sa « raison » est assujettie à ses sentiments, équivaut à dire qu’elle serait « moins humaine ». En effet, si l’on devait distinguer l’être humain des autres créatures terrestres l’on constaterait que c’est bien la « raison », cette capacité essentiellement « humaine » qui le différencie du reste de la création divine et qui lui permet d’accéder à cette dimension privilégiée de l’être humain avec ses capacités de raisonnement et de discernement…

En présumant donc que la femme ait des « carences »dans ce domaine-là on la prive tout simplement d’une partie de sa raison et par là de son humanité…

Dans la littérature islamique, entériner ce genre de thèses, du point de vue religieux, a toujours été une tâche facile vue l’ancrage de telles traditions dans l’imaginaire populaire qui stipule la suprématie de l’homme quelque soit le contexte ou l’environnement social… Concernant les affaires politiques et la gouvernance, l’homme étant supposé plus fort, moins émotif et donc plus raisonnable, il est définitivement plus apte que la femme, à gérer ce genre de situations… Il est à noter cependant que ce genre de postulats machistes ne sont pas spécifiques aux seuls peuples musulmans, loin de là, on les retrouve dans toutes les sociétés même celles dites les plus avancées… En France, par exemple, pays des droits de l’homme et berceau du « féminisme », le parlement est composé à 89 % d’hommes et la lutte des femmes pour l’égalité politique a encore un long chemin à parcourir[v].

Néanmoins, il reste vrai que dans notre contexte musulman, l’accès des femmes aux postes de responsabilité politique est souvent si ce n’est toujours interdit au nom de l’islam… Et il est tout aussi étonnant de voir comment la soit disant interdiction pour la femme d’accéder aux hautes sphères de gouvernance politique est justifiée islamiquement parlant par un seul hadith – un seul – qui est devenu la norme si ce n’est l’épée de Damoclès que l’on brandit sur les têtes à chaque fois que l’on soulève le sujet de la participation politique de la femme en terre d’Islam ! ! !

Il existe, en effet, un récit de la tradition prophétique, dans lequel le prophète de l’islam aurait dit« qu’un peuple ne pourrait réussir s’il est dirigé par une femme ou s’il laisse le pouvoir politique aux mains d’une femme… »[vi]

D’abord, il faudrait souligner que le contexte dans lequel ce hadith a été formulé a souvent été ignoré, ce qui ampute, de manière considérable le récit de sa véritable signification… En effet, cela se passait alors que le prophète venait d’apprendre que Chosroes empereur de Perse et ennemi invétéré des musulmans était mort et que c’est sa fille qui avait pris le pouvoir à sa place… L’empire perse de l’époque était dirigé d’une main de fer par la famille régnante qui était connue pour son despotisme sournois. Le prophète voulait par cette phrase dénigrer la fille de l’empereur du fait de l’état de guerre qui régnait entre les deux peuples et du fait aussi du régime politique autocratique qui y sévissait et non critiquer le fait qu’elle était une femme. On peut, à ce niveau, poser le problème autrement : Le prophète aurait-il glorifié la prise de pouvoir de l’empire perse si c’était le fils et non la fille de Chosroes qui lui avait succédé ? Il est évident que non… Le prophète critiquait la nature du pouvoir et tout le système politique de l’empire perse de l’époque ! Cependant, il est malheureux de constater, qu’une certaine lecture religieuse profondément misogyne a perçu, à travers ce hadith, la nécessité absolue d'imposer la nomination d’un homme pour tout poste de responsabilité politique…

Il est intéressant de rappeler ici que, Abû Bakra[vii], narrateur du hadith, va évoquer ce hadith, pour la première fois, dans un contexte historique aussi particulier que celui dans lequel il a été énoncé par le prophète !

En effet, l’histoire de la tradition rapporte que Abû Bakra va se « remémorer » ce hadith lors de la célèbre bataille du chameau dans laquelle vont se confronter les alliés de Aisha et ceux de Ali Ibn Abî Taleb[viii]. Abû Bakra lui-même allié du clan de Aisha, va justifier ainsi son refus de participer à la bataille du fait que c’était Aisha, en tant que femme, qui dirigeait l’action politique ! Abû Bakra a donc fait le lien entre le hadith qu’il avait entendu du prophète et le contexte du conflit qui opposait Aisha à l’Imam Ali et qui s’est malheureusement transformé en tragédie[ix].

Ayant interprété ce hadith littéralement, il considérait illicite toute participation à une action dirigée par une femme même si dans ce cas-là il s’agissait de Aisha qu’il tenait en très haute estime selon certaines sources islamiques[x].

Il est important de noter à cet égard et concernant cet épisode politique, que le justificatif argué par Abû Bakra, ne sera repris par aucun des grands compagnons du prophète de l’époque qui eux vont s’abstenir de participer à la bataille du chameau pour d’autres considérations…

Alors que le prophète a critiqué une représentation politique du fait de son autoritarisme, Abû Bakra a compris comme vont le faire la plupart des savants après lui, que c’est toute représentation politique de la femme qui devait être interdite.

Les générations suivantes de savants vont finir par « insérer » ce hadith dans le registre des recommandations en faveur de l’interdiction de toute participation politique de la femme alors que le prophète n’a jamais recommandé quoique ce soit en la matière. Le prophète faisait simplement un constat de la situation politique perse de l’époque et toute l’instrumentalisation que va connaître ce hadith s’est faite en marge du contexte dans lequel il a été formulé et dans le but avéré de récuser toute participation politique des femmes[xi].

D’autre part, certains penseurs, notamment contemporains, affirment que ce hadith étant considéré comme un simple « hadith Ahad » – hadith rapporté par un seul narrateur – il ne devrait logiquement pas être pris comme source de législation[xii].

L’interprétation donc de ce hadith va avoir l’avenir florissant que l’on connaît avec son corollaire de « justificatifs » dont le plus en vogue reste celui de la « faiblesse structurelle » des femmes… Les savants interdiront aux femmes l’accès à toute responsabilité politique du fait de cette supposée« structurelle faiblesse» qui les rend dans l’incapacité morale et intellectuelle à gérer les affaires d’Etat ! ! ! Les femmes seraient plus « faibles » du fait de leur constitution physique et de leur propension biologique à tout concevoir sur le plan passionnel ce qui les rend le plus souvent « irrationnelles ». On confond ici prédisposition émotionnelle avec capacités intellectuelles or il y a une grande différence entre dire que la femme à une prédisposition à plus de sensibilité et d’affectivité, ce qui en aucun cas ne constitue une tare et prétendre qu’elle soit handicapée par cela ! ! Une femme neurochirurgienne qui opère chaque matin afin d’extirper des tumeurs cérébrales chez les « hommes »serait-elle incapable de maîtriser son soit disant « trop plein » émotionnel sur la scène politique alors qu’elle le fait sans problème aucun sur une table d’opération ?

Toutes ces affirmations en plus d’être erronées et injustifiées sont en flagrante contradiction avec les principes coraniques… Le Coran n’a jamais préconisé une quelconque « faiblesse »particulière de la femme et à aucun moment il ne stipule que l’homme est doué de plus de raison ou que la femme soit plus faible que l’homme ou qu’elle soit dépourvue de rationalité. Nulle part… Le Coran a par contre précisé que « l’être humain » en général est « faible » : « Et l’être humain a été créé faible » Coran4 ; 28… La faiblesse dont parle le Coran ici est une faiblesse liée à la création de l’être humain lui-même du fait de son incapacité à maîtriser ses pulsions négatives… Une faiblesse humaine intrinsèque à l’être humain et qui transcende le genre…

Le Coran va par ailleurs, avec cet exemple de Bilqîs, démentir toutes ces présomptions qui tendent à inférioriser la femme et à l’exclure, politiquement parlant, en érigeant une femme, au summum de la sagesse, comme une dirigeante politique démocrate, juste et habile… Infiniment plus sage donc que tous ces hommes qu’elle a consultés et qui semblent être les dignitaires de son peuple… Cependant, il est déplorable de voir comment certains anciens commentateurs musulmans ont fortement décrié le personnage de Bilqîs… Alors que le Coran parle de cette femme en des termes élogieux, respectueux et on ne peut plus clairs et précis, de nombreux exégètes vont avoir une approche très pernicieuse de ce personnage et certains d’entre eux vont même s’empêtrer dans des commentaires très longs, ardus et des fois très désobligeants !

Qui lit les différents ouvrages de tafassirs retiendra l’embarras, parfois la réticence voire des fois l’hostilité de certains exégètes devant un personnage féminin régnant sur un « trône magnifique »[xiii] et qui de surcroît fait preuve d’intelligence et de sagesse ! Il est à noter ici que le Coran décrit le trône, emblème de son pouvoir, comme magnifique, c’est dire la capacité intellectuelle de cette femme de gérer ce vaste et riche royaume avec une telle dextérité et un tel savoir faire ! ! !

Certains érudits musulmans, vont donc contourner le vif du sujet, à savoir la formidable personnalité de cette souveraine telle décrite par le Coran ainsi que ses capacités politiques, pour en faire une approche très réductrice voire des fois véritablement dévalorisante… C’est le cas d’un grand théologien des premiers temps de l’islam qui la décrit comme une « Aljatou », terme très péjoratif, qui signifie « ânesse » ou « mécréante »expression souvent utilisée pour désigner de façon très dépréciative voire insultante les non croyants… Ce savant donc s’étonne de voir des hommes se « laisser gouverner » par une Aljatou, qui en tant que femme est supposée être faible et sans raison, mais qui s’avère – à sa grande déception – plus intelligente que les messieurs – supposés être des Sages – qui l’entourent ! Il pousse la dérision jusqu’à critiquer d’une manière assez déplacée son physique de femme[xiv]. On peut se demander d’abord où est le rapport entre le physique de cette femme et ses décisions politiques, sa nature physique étant issue de la création divine ! Et comment peut-il la vilipender et déprécier tout son personnage du seul fait qu’il s’agisse d’une femme ? !

D’autres savants vont aller plus loin et finir par trouver à cette pauvre reine une ascendance de Djinns ! La mère de Bilqîs serait une Djinn voire selon certains la patronne des Djinns[xv] ! ! ! C’est qu’en l’amputant de son humanité, les commentateurs, vont être finalement rassurés sur son devenir de femme… Nul besoin de la prendre en exemple si elle n’est qu’à moitié humaine ! En lisant les commentaires attribués à l’histoire de Bilqîs on reste stupéfait devant autant de spéculations et d’histoires invraisemblables qui détournent le lecteur de la véritable dimension éducative du récit.

Ibn Kathir à la fin de son commentaire sur ces versets va presque s’excuser d’avoir eu à rapporter tant de légendes et de frasques concernant Bilqîs. Il reconnaît le côté invraisemblable d’un grand nombre de récits et d’interprétations inappropriées qui vont à l’encontre de la déférence et de la sobriété de la description coranique[xvi]

On est en droit de se poser des questions et d’essayer de se demander pourquoi ce dénigrement alors que Dieu Lui-même dans Son Coran mentionne Bilqîs en des termes très respectueux et avec une extrême délicatesse ?… En effet, l’on constate que même vis-à-vis de son idolâtrie, Dieu, ne la qualifie pas de mécréante ou d’impie mais en fait Il nous la dépeint comme étant forcée de se soumettre à la culture religieuse de son peuple et faisant partie – un peu malgré elle ! – d’un peuple incroyant ! : « C’est ce qu’elle adorait auparavant en dehors de Dieu qui l’avait empêchée de croire, car elle appartenait à un peuple de négateurs » Coran 27 ; 43.

En relisant attentivement les versets concernant Bilqîs on est étonné de voir l’énorme discordance entre les versets coraniques plein d’égards pour sa personne et les interprétations inconcevables qu’on retrouve dans les livres classiques d’exégèse. Dieu dans son saint Coran n’a eu cesse de« valoriser » l’image de cette femme, reine, non croyante, sage et acquise aux valeurs de la justice… On perçoit aussi, à travers le portrait qu’en fait le texte sacré et tout au long de la narration divine, l’aptitude émotionnelle et spirituelle de cette femme qui finalement a été très sensible au message du prophète Salomon… Elle a du sûrement discerné dans ce message les prémices de cette Vérité qu’elle a toujours recherchée du plus profond de son âme… Dieu a voulu sciemment nous embellir l’image de cette femme non croyante afin que nous l’appréciions encore plus une fois convertie à la fois du Dieu Unique ! !

D’autre part, le message coranique est ici on ne peut plus clair quant à l’importance qu’il donne à la consultation du peuple gouverné et aux valeurs d’éthique et de justice dont doit faire preuve le gouvernant… Bilqîs, reine et femme, a symbolisé parfaitement ce profil de chef – d’état à l’antipode des pouvoirs despotiques que le Coran n’a eu cesse de dénoncer tout au long de son message… On peut remarquer d’ailleurs en passant que dans le Coran ces pouvoirs autoritaires sont symbolisés dans presque tous les cas par des dictateurs hommes ! Il semblerait qu’elle soit d’ailleurs le seul personnage politique doté d’unetelle autorité et qui fut érigé en « modèle » à proprement parler dans le Saint Coran. Un modèle donc de gestion du politique pour tous les hommes et toutes les femmes.

Il est intéressant de signaler aussi la forte personnalité de cette femme qui une fois convaincue de la sincérité de Salomon et de la véracité de son message, a solennellement annoncé sa soumission au Créateur avec certes beaucoup d’humilité mais aussi avec une grande dignité. En effet le Coran rapporte ainsi ses paroles : « Seigneur, dit-elle, je me suis fait du tort à moi-même ; et avec Salomon, je me soumets à Dieu, le Maître de l’Univers » Coran 27 ; 44.

C’est avec Salomon – et non pour lui – qu’elle se soumet au Dieu de l’Univers ! Avec lui ! De manière à ce que la dévotion à Dieu se fasse dans l’égalité la plus spontanée et la liberté la plus profonde… Elle a été certes émerveillée par les pouvoirs magiques du roi Salomon et de ses capacités étonnantes mais elle était consciente que toutes ces aptitudes étaient des dons de Dieu et à vrai dire c’était plutôt le prophète et son message spirituel qui ont gagné son cœur…

L’histoire raconte que Salomon et Bilqîs se marièrent[xvii]. Rien ne peut confirmer ce fait… Cependant on voudrait bien y croire ! Rien d’étonnant aussi si ces deux êtres ont eu de l’admiration l’un pour l’autre !… N’étaient-ils pas épris l’un et l’autre des valeurs de justice et de probité ? N’était ce pas la soumission au Créateur de ce monde qui les a tous deux réunit ? C’est une très belle leçon d’amour et d’intelligence que nous a offert ici le Coran à travers ce personnage féminin… Personnage, qui n’a décidément rien à voir avec ce que de nombreux exégètes nous ont malheureusement rapporté…

[i] Le Coran ne mentionnera nulle part le nom de Bilqîs.
[ii] Le Noble Coran, nouvelle traduction française du sens de ses versets, par Mohammed Chiadmi, Editions Tawhid, 2004, Notes de bas de page de la sourate 27, verset 23. ( la majorité des versets en français citées dans cet ouvrage ont été repris de cette traduction)
[iii] Al Kachaf ; 3 ; p 375
[iv] Sayd Qotb : Fidilal al Qur’an ; Sourate Annaml . Est-il nécessaire de remarquer que cette intuition féminine n’est pas toujours évidente et que le modèle féminin n’est pas forcément un modèle de paix et de douceur ?! C’est le cas de celle que l’on avait surnommée « la dame de fer » Mme Margaret Tatcher ou plus récemment celui de la secrétaire d’état américaine Mme Condolezza Rice très en faveur des « guerres préventives » !!
[v] Site internet du parlement français : 502 hommes et 75 femmes… Lire à ce propos « Vol au dessus d’un nid de machos » qui raconte les « déboires » des femmes dans l’échiquier politique français : Régine Saint-Criq et Nathalie Prévost, Albin Michel ;1993, Paris .
[vi] Hadith transmit par Abu Bakra, rapporté par Boukhari, Athirmidi, Annissaii et l’Imam Ahmed, non répertorié par Muslim.
[vii] De son vrai nom : Nufaii Ibnou Al Harith, il fut surnommé Abu Bakra après sa conversion à l’islam.
[viii] Asmaa Mohamed Zyada, dawr al maraa assiyassi fi ahdi annabi wa al khulafaa arrachidine, éditions Dar Assalam, 2001, p 485, en arabe.
[ix] Voir les détails de cette bataille dans notre essai : « Aisha épouse du prophète où l’islam au féminin » ; Editions Tawhid.
[x] Voir tous les commentaires concernant Abu Bakra dans le recueil de Alhaytami ; Majmaa azawaid wa manbaa el fawaid ; p209 ; vol5.
[xi] Pour plus de détails voir Fatima Mernissi : « Le harem Politique » Le prophète et les femmes, chapitre : Enquête sur un hadith misogyne et sur son auteur, Abu Bakra, Albin Michel, 1987, Paris.
[xii] Heba Raouf Izaat : article in Women and the interpretation of islamic sources; www.crescentlife.com.
[xiii]« walaha moulkoun adhim” elle avait un trône magnifique, c’est ainsi que le Coran la décrit.
[xiv] Tafssir Ibnou Kathir ; Dar Al Koutoub Al Ilmya, Liban ; 2007, p 339 ; le savant en question est Hassan Al Bassri cité par Ibnou Kathir .
[xv] Tafssir Ibnou Kathir, rapporté par Kutada, Zouhair Ibn Mohammed, ainsi que dans le commentaire coranique de Al Qortobi…
[xvi]Voir fin du commentaire d’Ibn Kathir dans son tafssir.
[xvii] Fait très controversé ; pour Attabari ; c’est plutôt Salomon qui la maria à un notable.

http://www.asma-lamrabet.com/articles/bilqis-reine-de-saba-une-reine-democrate/

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Le travail des anges selon le Coran

 

Les anges sont les nobles serviteurs de Dieu qui les a créé de lumière, ce sont les soldats de Dieu سبحان

Ils sont timides, car le prophète  a dit :

"Ne dois-je pas m'intimiderd'un homme dont les anges s'intimident de lui?"

L'homme ici est Osman bin Affan. Ils se dérangent des choses odieuses comme de ceux qui ont mangé de l'ail et de l'oignon, ils ne rentrent pas dans les maisons où se trouve un chien ou une image. Ils obéisssent à Allah, comme inscrit dans le Qur'ân

"Mais ce sont plutôt des serviteurs honorés . Ils nedevancent pas Son Commandement et agissent selon Ses ordres."

Sourate Al anbiya, versets 26 et 27.

Allah les a créés partout dans son univers pour s’occuper des gens et exécuter Ses ordres.

1. Il y a Jibril,  ,

Celui qui transmet « الوحي  », le message, aux envoyés, c’est un peu l’ambassadeur entre Allah  et les prophètes عليهم السلم .

Sourate les poètes, verset 192-195 :

« Ce (Coran) ci, c'est le Seigneur de l'univers qui l'a fait descendre,et l'Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. »

2. Israfil 

C’est l’ange qui souffle dans la trompe « الصور   », il le fera deux fois, la première fois tout le monde mourra et la deuxième fois tout le monde sera ressuscité.

« On soufflera dans la Trompe, et voilà que ceux qui seront dans les cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroyés, sauf ceux qu'Allah voudra [épargner]. Puis on y soufflera, et voilà debout à regarder. » Sourate

Azzumar, verset 68

3. L’ange de la mort :

Celui qui prend les âmes.

« Dis : “L'Ange de la mort qui est chargé de vous, vous fera mourir. Ensuite, vous serez ramenés vers Votre Seigneur”. »

Sourate Sajda, verset 11

« Il est le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs. Et Il envoie sur vous des gardiens. Et lorsque la mort atteint l'un de vous, Nos messagers (les Anges) enlèvent son âme sans aucune négligence. »

Sourate Al anam, verset 61

4. Les anges qui descendent près des croyants au moment de la mort

Pour nous calmer, nous rendre endurant et nous annoncer le paradis

« Ceux qui disent : “Notre Seigneur est Allah”, et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux. “N'ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. »

Sourate al fussilat, verset 30

5. Ceux qui arrachent violemment l’âme des non croyants

« Et quel pire injuste que celui qui fabrique un mensonge contre Allah ou qui dit : “Révélation m'a été faite”, quand rien ne lui a été révélé. De même celui qui dit : “Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu'Allah a fait descendre.” Si tu voyais les injustes lorsqu'ils seront dans les affres de la mort, et que les Anges leur tendront les mains (disant) : “Laissez sortir vos âmes. Aujourd'hui vous allez être récompensés par le châtiment de l'humiliation pour ce que vous disiez sur Allah d'autre que la vérité et parce que vous vous détourniez orgueilleusement des Ses enseignements”. »

Sourate Al Anam, verset 93

6. Ceux qui accompagnent l’âme des croyants jusqu’aux cieux, au 7 em ciel.

    Ceux qui font monter les âmes des non croyants et les balancent sur terre quand les portes des cieux restent fermées.

Ceux qui questionnent les morts dans les cercueils, puis ils les torturent ou les traitent bien après leur avoir restitué l’âme.

7. Les gardiens du paradis et des gens du paradis

« Et ceux qui avaient craint leur Seigneur seront conduits par groupes au Paradis. Puis, quand ils y parviendront et que ses portes s'ouvriront, ses gardiens leur diront : “Salut à vous ! Vous avez été bons : entrez donc, pour y demeurer éternellement”. »

Sourate Az zumar, verset 73

8. Les gardiens de l’enfer et des gens de l’enfer

« ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. »

Sourate Tahrim, verset 6

Dont le chef est Malik,  :

« et ils crieront : “ô Malik ! que ton Seigneur nous achève ! ” Il dira : “En vérité, vous êtes pour y demeurer [éternellement]” ! »

Sourate Az Zuhruf, verset  77

9. Les scribes

Qui accompagnent et enregistrent les actes et les paroles des gens, ils réalisent pour chaque personne, un livre personnel de tout ses faits et gestes, ils le lui donnent au Jour de la résurrection.

« alors que veillent sur vous des gardiens, de nobles scribes, »

Sourate Al infitar, verset 10 et 11

10. Ceux qui veillent sur nous

Ils nous gardent pendant la journée ou la nuit…

« Il [l'homme] a par devant lui et derrière lui des Anges qui se relaient et qui veillent sur lui par ordre d'Allah.»

Sourate Araad, verset 11

« Il n'est pas d'âme qui n'ait sur elle un gardien. »

Sourate tariq, verset 4

11. Ceux qui font des invocations et demandent pardon pour les croyants

« . Ceux (les Anges) qui portent le Trône et ceux qui l'entourent célèbrent les louanges de leur Seigneur, croient en Lui et implorent le pardon pour ceux qui croient : “Seigneur ! tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. Pardonne donc à ceux qui se repentent et suivent Ton chemin et protège-les du châtiment de l'Enfer. Seigneur ! Fais-les entrer aux jardins d'Eden que Tu leur as promis, ainsi qu'aux vertueux parmi leurs ancêtres, leurs épouses et leurs descendants, car c'est Toi le Puissant, le Sage. »

Sourate Ghafir, verset 7-8

12. Ceux qui suivent les rassemblements de rappel et d’adoration des croyants

Ils se collent à ceux qui lisent le Qur'ân et l’étudient comme il a été dit dans ce Hadith : 

« Il n’y a pas des personnes qui s’assoient dans une des maisons de Dieu pour y lire le Qur'ân et l’étudier, sans que ne descende sur eux la tranquillité et la miséricorde ainsi que des anges qui se collent a eux et sans que Dieu ne les cite parmi les siens »

Le prophète a parlé des anges dans ses Hadiths en voici quelques uns:

"Le ciel fait entendre des craquements tellement les anges y sont nombreux , sérrés au point où il ne reste plus un pouce d'espace libre, tousentrain de se prosterner"

Ahmad

"Le jour de la prière du vendredi, des anges viennent se poster devant les portes des mosquées inscrire les arrivants selon leur arrivée, par ordre de mérite, du premier au dernier. Ensuite, dès que l'imam s'installe sur la chaire, ils ferment leurs registres et viennent écouter le prêche"

Al-Bukhâri

"Les anges du jour et ceux de la nuit s'alternent près de vous"

Al-Bukhâri

Les fruits de la croyance aux anges

La croyance aux anges apporte de nombreux bénéfices dans la vie du croyant nous vous rappelons ci-dessous les plus important :

1. Quand le croyant pense à la création des anges de lumière, dotés d’ailes, et à leur pouvoir, il se rend compte au combien Allah est grand, car même avec leurs pouvoirs les anges restent humbles devant Dieu et exécutent tous Ses ordres, ils ne parlent pas devant Lui. Cela augmente notre foi en la Majesté de Dieu.

2. Un sentiment de paix nous envahi quand nous nous rappelons que Dieu a mis des anges pour nous garder.

3. Nous sommes encouragés à adorer, à exécuter les ordres de Dieu et à bien agir quand nous nous apercevons que les anges, qui sont plus forts que nous, passent leur temps à adorer Dieu. Ce qui nous pousse à suivre leur exemple et à fortifier notre foi.

4. La croyance aux anges éloigne le croyant de la désobéissance visible ou invisible, car nous savons que les anges sont toujours avec nous et notent tous nos faits et gestes pour nous les donner sous forme de livre au jour de la résurrection

5. La foi aux anges nous rappelle et nous prépare au jour dernier : cette vie n’est pas éternelle, l’ange de la mort est là pour nous cueillir.  On persévère donc sur le droit chemin en gardant notre foi et nos bons actes, on travaille pour le paradis, pour être saluer par les anges et nous éviter de tomber en enfer pour ne pas y être châtiés par les anges.

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

e6un7

 

 

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