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coran

Les fatawas inconscientes

Fatwas

Chacun d'entre nous sait reconnaître une fatwa officielle. Elle émane d'un savant contesté par les uns, vénéré par d'autres. Mais qu'en est-il des fatawas officieuses qui circulent sans gêne au sein de la communauté ? Beaucoup croient en effet que le terme fatwa ne s'applique qu'au verdict rendu par un jurisconsulte, un mufti reconnu. Or, il importe de rappeler qu'à partir du moment où une personne se prononce sur une question de jurisprudence, plusieurs cas de figure se présentent à elle :

elle rejoint une fatwa déjà existante en la reformulant de manière fidèle et complète,
elle rejoint une fatwa déjà existante, mais oublie d'en préciser les subtilités énumérées en amont par un jurisconsulte, et ainsi, contribue à la diffusion d'une fatwa tronquée,
elle produit une fatwa à son insu, sans pour autant chercher à savoir si cela a déjà été validé par des gens de science et ajoute au patrimoine jurisprudentiel, une nouvelle posture,
elle en produit une parce qu'elle estime que dans les avis qui lui sont parvenus, la vérité n'a pas été dite et qu'elle est en train de la dévoiler,
elle préfère finalement se taire sur la question,
Pourquoi donc un non-savant peut-il techniquement produire une fatwa ? Le fait est que les discussions et débats animés entre musulmans touchent très souvent la question du halal et du haram, ce qu'on appelle communément "la jurisprudence" (al fiqh). Aussi, il arrive qu'effectivement, devant la soif de réponses, nous soyons tentés de contribuer à la discussion en reliant nos souvenirs ou nos réflexions, à nos interlocuteurs avides d'explications. Ainsi, à la question "telle chose est-elle permise ?", les "on-a-dit-que" et autre "apparamment" vont combler les tiroirs des interrogations, dans la mesure où le silence met mal à l'aise et qu'il vaut mieux se suffire d'une réponse vide de sens, que de subir la lourdeur d'une vacuité envahissante. Loin de vouloir condamner cette pratique en totalité, il faut dire que tant que ce fameux "on-a-dit-que" est suivi d'une riche argumentation, pleine de vérité(s), il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Seulement, encore faut-il préciser qui se cache derrière le "on", car effectivement, les approximations relèvent très souvent de l'automatisme dans nos discussions sur l'Islam.

Les fatawas inconscientes restent en réalité, passionnelles, plus que scientifiques. Sans oublier que les sources contemporaines se résument souvent à des rumeurs et des références grossièrement traduites sur le net et les réseaux sociaux, en passant parfois par de graves mensonges, sans oublier que beaucoup s'attachent tels des sangsues aux premières fatawas qu'ils ont découverts et que dorénavant, rien au monde ne peut les faire changer d'avis, à l'exception de ceux à qui Allah a fait Miséricorde.

Comprenons chers frères et chères soeurs, qu'il ne suffit pas de jouir d'une réputation de savant, d'avoir en face de soi un auditoire et une série de questions, pour entamer une séances de fatawas. La fatwa est techniquement et de manière générale, ce qui sort de notre bouche ou est écrit par nos mains, et qui se prononce sur la valeur juridique d'une oeuvre apparente ou cachée, le tout mesuré en principe, sur la balance de notre religion. Combien de fois avons-nous, à notre insu, pratiqué ces fatawas inconscientes, sans même être sûrs de leur justesse ? Combien de personnes ensuite, ont diffusé ces introductions pour en faire de véritables postures scientiques ? Ce faisant, nous avons alors donné à nos frères, la graine qui a fait poussé une fleur, dont le parfum se distingue potentiellement, de celui de la vérité...

C'est la raison pour laquelle Abdu'llah ibn Omar (qu'Allah agrée le père et le fils) disait :

العلم ثلاثة كتاب ناطق وسنّة محكمة ولا أدري

La science se résume en trois choses : un livre parfait (le Coran), une Sunna dénuée d'ambiguïtés, et (dire) "je ne sais pas"

Le bouche à oreille est l'une des conséquences, et parfois même l'une des causes, de la propagation des fatawas inconscientes. Et là où certains jurisconsultes ont mis des semaines, voire des mois à rédiger une fatwa riche en détails et en preuves, d'autres préfèrent ponctuer en quelques secondes leurs argumentations d'un "il y a des savants qui disent que", "il y a un verset dont je ne me souviens plus qui dit que", "Ceci est halal, j'ai vu une vidéo sur Youtube", etc. Ce genre d'exemples porte la marque de la fatwa inconsciente, qui par nature est approximative et est sujette à l'erreur, puisque très souvent, les écarts de rigueur, de mémoire, de fidélité aux témoignages consultés, diffèrent d'un individu à un autre. Quoiqu'il en soit, ce procédé est scientiquement risqué pour nos interlocuteurs, et parmi eux, des personnes qui seraient prêtes à avaler n'importe quel posture, pourvu qu'elle soit à priori, tirée des sources de l'Islam.

Et ceci fait partie des prophéties annoncées par le Messager d'Allah (prière et salut sur lui) :

إن الله لا يقبض العلم انتزاعا ينتزعه من العباد ، ولكن يقبض العلم بقبض العلماء ، حتى إذا لم يبق عالما ، اتخذ الناس رؤوسا جهالا ، فسئلوا ، فأفتوا بغير علم ، فضلوا وأضلوا

"Allah ne retirera pas la science en l’arrachant aux serviteurs, mais Il la retirera en faisant disparaître les savants. Et lorsqu’il ne restera aucun savant, les gens prendront à leur tête des ignorants qui seront interrogés et donneront des fatawas sans science, et ainsi s’égareront et égareront les gens" Authentique par Al bukhari et Mouslim.

قُلْ إِنَّمَا حَرَّمَ رَبِّيَ الْفَوَاحِشَ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَمَا بَطَنَ وَالإِثْمَ وَالْبَغْيَ بِغَيْرِ الْحَقِّ وَأَن تُشْرِكُواْ بِاللَّهِ مَا لَمْ يُنَزِّلْ بِهِ سُلْطَانًا وَأَن تَقُولُواْ عَلَى اللَّهِ مَا لاَ تَعْلَمُونَ

"Dis : "Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas" Sourate Al A'raf, verset 33

وَلاَ تَقْفُ مَا لَيْسَ لَكَ بِهِ عِلْمٌ إِنَّ السَّمْعَ وَالْبَصَرَ وَالْفُؤَادَ كُلُّ أُوْلَئِكَ كَانَ عَنْهُ مَسْؤُولاً
"Et ne te prononce pas sur ce dont tu n'as aucune science. Certes, l'ouïe, la vue et le coeur, sur tout ceci on sera interrogé" Sourate Al Isra, verset 36

فَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنِ افْتَرَى عَلَى اللَّهِ كَذِبًا لِيُضِلَّ النَّاسَ بِغَيْرِ عِلْمٍ إِنَّ اللَّهَ لاَ يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ

"Et qui est donc plus injuste que celui qui forge le mensonge sur Allah, en égarant les gens sans aucune science. Certes Allah ne guide point les gens injustes" Sourate Al An'am, verset 144

وَلاَ تَقُولُواْ لِمَا تَصِفُ أَلْسِنَتُكُمُ الْكَذِبَ هَذَا حَلالٌ وَهَذَا حَرَامٌ لِّتَفْتَرُواْ عَلَى اللَّهِ الْكَذِبَ إِنَّ الَّذِينَ يَفْتَرُونَ عَلَى اللَّهِ الْكَذِبَ لاَ يُفْلِحُونَ

"Et ne dites pas conformément aux mensonges que vos langues ont proférés "Ceci est halal (permis), ceci est haram (interdit), en forgeant le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah, ne réussiront point" Sourate An-nahl, verset 116

http://www.sous-missions.com/rappels/les-fatawas-inconscientes/

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Abel et Caïn à travers la Bible et le Coran

Caïn et Abel à travers le Coran

Le Coran fait mention comme la bible de l’histoire de Caïn et Abel, fils de Adam et de Eve ">alopecie. Les versets coraniques 27 à 32 de la sourate 5 Al-Ma-Idah (La Table Servie) donnent ainsi le récit du meurtre d’Abel par son frère Caïn.

Le premier homicide terrestre

Le Coran enseigne que Caïn K’abil et Abel H’abil firent une offrande à Dieu, mais que seul celle d'Abel fut acceptée, et non celle de son frère Caïn. Ce dernier, fou de jalousie et aveuglé par sa colère, entrepris alors de tuer son frère.

Abel ne se défendit pas, expliquant que son statut de soumis à Dieu l’empêchait de porter la main sur son frère. Après que Caïn eut porté le coup fatal qui fit succomber Abel, il fut l’auteur, sans le savoir sur le moment, du premier meurtre d’un être humain commis sur terre.

Dieu envoya alors un corbeau qui s’employa à gratter le sol avec ses pattes pour montrer entre autre à Caïn comment ensevelir le corps de son défunt frère sous terre. Voyant l’oiseau, Caïn comprit alors l’horrible acte dont il venait d’être l’auteur, et entrepris aussitôt d’enterrer le cadavre de son frère Abel.

 

27. Et raconte-leur en toute vérité l'histoire des deux fils d'Adam. Les deux offrirent des sacrifice sacrifices; celui de l'un fut accepté et celui de l'autre ne le fut pas. Celui-ci dit : “Je te tuerai sûrement”. “Allah n'accepte, dit l'autre, que de la part des pieux”.
28. Si tu étends vers moi ta main pour me tuer, moi, je n'étendrai pas vers toi ma main pour te tuer : car je crains Allah, le Seigneur de l'Univers. 
29. Je veux que tu partes avec le péché de m'avoir tué et avec ton propre péché : alors tu seras du nombre des gens du Feu. Telle est la récompense des injustes. 
30. Son âme l'incita à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants.
31. Puis Allah envoya un corbeau qui se mit à gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le cadavre de son frère. Il dit : “Malheur à moi ! Suis-je incapable d'être, comme ce corbeau, à même d'ensevelir le cadavre de mon frère ? ” Il devint alors du nombre de ceux que ronge le remords.

Sourate 5 : AL-MA-IDAH (LA TABLE SERVIE)

Dieu donne à travers ce récit du premier meurtre de l'histoire de l'humanité, une morale à destination des croyants, leur prescrivant l’importance du respect de la vie d’un être humain, la proscription du meurtre des innocents et l’obligation qu’il incombe à chacun de faire en sorte de cohabiter avec ses frères dans la paix et le respect mutuel.

Il est important également de noter que Caïn et Abel ne sont pas appelés dans le Coran par leur prénom respectif mais par l’appellation de « Fils d’Adam », ce qui amplifie l’importance de cette histoire, dont la symbolique s'étend à l'ensemble des « Fils d'Adam », soit l'humanité toute entière.

 32. C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre . 


Sourate 5 : AL-MA-IDAH (LA TABLE SERVIE)

Le sens ésotérique de ce passage coranique

L’histoire de Caïn et Abel présente également une vision plus subtile que ce qu’il pourrait ressortir d’une interprétation littérale classique des versets coraniques précédemment cités.
En effet, selon la Bible, Caïn serait un cultivateur et Abel un pasteur. Caïn serait donc un sédentaire, également responsable de la construction de la première ville, et Abel un nomade.

Certains auteurs de l'ésotérisme voit dans le meurtre d’Abel par son frère Caïn une victoire de la sédentarité au profit du nomadisme. Les sédentaires, de part leur nature, sont également vus comme les seuls personnes capables de pratiquer certains arts visuels ou décoratifs (peinture, sculpture), à l’opposé des nomades qui sont eux plus portés vers les arts sonores tels que la musique ou la poésie.

Les sédentaires, matérialistes, fixés dans l’espace et dans le temps, et adeptes de la représentation imagée ont donc, à l’image du monde moderne, tués peu à peu les nomades, en les obligeant à se conformer de plus en plus à une vie sédentaire, où toute tentative de se libérer du conformisme régnant est impossible.

Quand au symbolisme soulevé par l’offrande d’Abel et de Caïn, on retiendra que le meurtre d’Abel constitue en quelque sorte sa récompense, son martyr lui permettant d’acquérir la meilleure part dans l’au-delà, là ou son frère vivant, est condamné à errer sur Terre, dévoré par la douleur et le regret.

 

Auteur: Souhayl.A & Lionel.J

 


Mystères de la Bible, Caïn et Abel - 1 de 3 par Introcrate


Mystères de la Bible, Caïn et Abel - 2 de 3 par Introcrate


Mystères de la Bible, Caïn et Abel - 3 de 3 par Introcrate

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Lecture collective du Coran au profit des défunts

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Cheikh Abdoul Aziz Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder si miséricorde) a été interrogé en ces termes : « M’est-il permis de lire le Saint Coran au profit de mes père et mère, étant donné qu’ils sont illettrés. Puis-je effectuer une lecture complète du Coran au profit d’une personne lettrée, mais à qui il me plait d’offrir une telle œuvre ?

Puis-je faire la même chose pour plusieurs personnes ? Il a répondu ainsi : « Rien dans le Coran ni dans la Sunna purifiée du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) ni dans ce qui a été rapporté de ses nobles compagnons n’atteste la légalité d’offrir la lecture du Saint Coran à ses père et mère ou à d’autres. La loi religieuse stipule qu’on lit le Coran pour en tirer profit, pour le méditer et l’appliquer. Le Très Haut a dit : « (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu'ils méditent sur ses versets et que les doués d'intelligence réfléchissent! (Coran, 38 : 29) et dit : « Et ils dirent: "Nous ne croirons pas en toi, jusqu'à ce que tu aies fait jaillir de terre, pour nous, une source;» (Coran, 17 :90) et dit «Si Nous en avions fait un Coran en une langue autre que l'arabe, ils auraient dit: "Pourquoi ses versets n'ont-ils pas été exposés clairement? quoi? Un (Coran) non-arabe et (un Messager) arabe?" Dis: "Pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison". Et quant à ceux qui ne croient pas, il y a une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés d'aveuglement en ce qui le concerne; ceux-là sont appelés d'un endroit lointain. » (Coran, 41 : 44). Et notre Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « lisez le Coran car il intercédera au profit de ses lecteurs » il dit aussi : « Le Coran sera amené au jour de la Résurrection en compagnie des siens, ceux qui l’appliquaient avec entête les sourates al-baqara et al-imran qui apparaîtront tels deux nuages ou un groupe d’oiseaux rangés, et défendraient celui qui avait l’habitude de les lire.

En somme, le Coran est révélé pour être appliqué et médité. Il faut le réciter fréquemment dans le cadre de la pratique cultuelle. Mais il n’est pas fondé d’offrir la récompense de sa lecture aux morts ou à d’autres. Je ne sache pas que le fait d’offrir la récompense de sa lecture aux père et mère ait un fondement sûr. Or le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Toute œuvre contraire à notre ordre est rejeté ».

Certains ulémas soutiennent la légalité de cela et disent : rien n’empêche d’offrir (aux défunts) la récompense de la lecture du Coran ou d’autres bonnes œuvres. Et ils assimilent cela à l’aumône, et à l’invocation et à d’autres actions faites pour les morts.

Le premier avis demeure le juste compte tenu du hadith susmentionné et d’autres allant dans le même sens. S’il était permis d’offrir la récompense de la lecture du Coran (aux morts), les ancêtres pieux l’auraient fait. Et le raisonnement par analogie n’est pas acceptable en matière cultuelle, celle-ci étant exclusivement déterminée soit par un texte reproduisant la parole d’Allah Puissant et Majestueux, soit par la Sunna du Messager d’Allah) conformément au hadith précité et d’autres abondant dans le même sens. Voir Madjmou fatawa Cheikh Ibn Baz, 8/360-361.

Quant à l’argument qu’ils (les partisans du deuxième avis) croient trouver dans ce hadith : « La mort fait cesser les œuvres du défunt sauf trois… » il est invalide car, à y réfléchir de près, ce hadith indique qu’il n’est pas institué d’offrir la récompense de la lecture du Coran aux morts, car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : un enfant qui prie pour lui (son père) et non : qui lit le Coran pour lui »

http://islamqa.info/fr/70317

  • e6un7

Est-il permis d'embrasser le Coran?...

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 Concernant le fait d'embrasser le Qour'aane, voici à peu près ce qu'écrit l'Imâm Souyoûti r.a. dans son célèbre "Al Itqân fî ouloûm il Qour'aane":
Il est "Moustahab" (recommandé) d'embrasser le "Moushaf" (exemplaire écrit du Qour'aane), car Ikramah Ibnou Abî Djahal (radhia Allâhou anhou) le faisait, procédant par analogie par rapport à ce que l'on fait avec la pierre noire (…) et parce que le Qour'aane est un présent de la part d'Allah; ainsi, il est permis de l'embrasser comme il est recommandé d'embrasser ses enfants en bas âge. Et il y a trois avis qui sont rapportés de l'Imâm Ahmad r.a. à ce sujet: Selon un rapport, il était d'avis que cela était permis; selon un autre rapport, il considérait cela comme recommandé; et suivant une troisième narration, il se serait abstenu de se prononcer à ce sujet, et ce, même pour celui qui le fait par respect et pour honorer le Qour'aane. Ce dernier avis serait justifié par le fait que, dans ce genre de domaine, on ne peut procéder par analogie; c'est ce qui explique les propos qu'avaient tenus Oumar (radhia Allâhou anhou) au sujet de la Pierre Noire: "Si je n'avais pas vu le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) t'embrasser, je ne l'aurais pas fait."
(Réf: "Al Itqân Fî Ouloûmil Qour'aane" - Volume 2 / Page 172)

En considérant ces écrits de l'Imâm Souyoûti r.a., je ne crois pas que l'on puisse qualifier le fait d'embrasser le Qour'aane en guise de respect à son égard comme étant une "Bid'ah" (innovation). D'ailleurs, on remarquera que même l'Imâm Ahmad Ibnou Hambal r.a., qui était réputé pour son intransigeance envers les innovations religieuses, ne s'était pas prononcé en ce sens.
Wa Allâhou A'lam !
Et Dieu est Plus Savant !

http://www.muslimfr.com/modules.php?name=News&file=article&sid=184

  • e6un7

.Les applications de Coran sur iPhone : Puis-je toucher mon iPhone sans Ablutions?

1) La position tenue par les quatre écoles Sunnites de Loi Islamique, est qu'il est illicite (haram) de toucher n'importe quelle partie d'une copie textuelle du Coran (Mushaf) sans être en état de pureté rituelle mineure (wudu), de manière à honorer le livre d'Allâh. La majorité des Imams (spécialistes) de l'Exégèse Coranique (mufassirun) déclarent que les versets : « Ce Livre est bien un noble Coran (une noble Lecture) conservé sur un Ouvrage [original] dissimulé ; seuls ceux qui se sont purifiés peuvent le toucher. Il est une révélation du Seigneur des mondes. » [2] renvoient également au fait de toucher physiquement le Coran. En outre, l'Imam Malik rahimahullaah.gif rapporte dans sa Muwatta que le Messager d'Allâh saws.gif a écrit une lettre à Amr Ibn Hazm radiallahanhou.gif , dans laquelle il a dit, « Personne ne doit toucher le Coran, sauf celui qui est en état de pureté. » [3]

En dehors du Mushaf, si un verset complet du Coran est écrit ou inscrit sur autre chose, par exemple un mur, un morceau de papier, d'ardoise ou une pièce [et, par extension, si le Coran est conservé électroniquement dans un format numérique sur un iPhone, un PC ou un autre appareil, à partir du moment où il ne peut être classé comme Mushaf], les juristes Hanafites traditionnels  (fuqaha) ont émis deux avis concernant son jugement :

Certains juristes sont d'avis qu’en plus du Mushaf lui-même, il n'est pas non plus permis de toucher un élément sur lequel un verset complet du Coran est inscrit. Il est dit dans Maraqi al-Falah :

« Également, le Wudu est obligatoire pour toucher un Mushaf, et même [pour toucher] un verset inscrit sur une pièce ou un mur, compte tenu de la déclaration d'Allâh le Très-Haut,« seuls ceux qui se sont purifiés peuvent le toucher » ou bien encore [pour toucher] la partie inscrite ou l'espace blanc [sans texte]. Certains de nos savants [Hanafi], ont toutefois déclaré que ce qui est détestable au point d’entrainer l’interdiction, est le fait qu’une personne rituellement impure, touche la zone même où le texte est écrit, et non pas l'espace vide [blanc], car dans ce dernier cas, la personne ne touche pas à proprement parler le Coran. La position correcte est que le fait de toucher l'espace blanc est semblable à toucher le texte lui-même [les deux ne sont pas autorisés]. » [4]

Reconnaissant que certains juristes Hanafites limitent l'interdiction de toucher à la zone même où le texte Coranique est inscrit, l’Imam Shurunbulali dans le passage ci-dessus explique que la position correcte est que si un verset est écrit sur autre chose que le Mushaf, sur une ardoise par exemple, alors non seulement il est interdit de toucher cette partie de l'ardoise où est inscrit le verset, mais également l'ardoise elle-même. Sur cette base, si l’application de Coran est activée et que les versets apparaissent sur l'écran d'un iPhone, d’un PC ou d’autres appareils électroniques, il n'est pas permis de toucher l'appareil sans avoir le Wudu.

Le deuxième avis au sein de l'école Hanafite, est que si les versets du Coran sont inscrits sur autre chose qu'un Mushaf, il est alors uniquement interdit de toucher cette partie de l’élément où les vers sont inscrits et non l’élément entier. L’Imam Ibn Abidin rahimahullaah.gif , citant Halabi et Al-Bahr al-Ra'iq, déclare :

« ... Il n'est pas illégal [de toucher] autre [support] qu'un Mushaf, sauf la zone où les versets sont inscrits. » [5]

On peut rejoindre la position choisie par les imams Ibn Abidin, Ibn Nujaym et d’autres, en raison de la nécessité et de l'utilisation répandue du Coran sous forme numérique. Il est toutefois préférable  et plus proche de la bienséance lorsque cela est possible de prendre des précautions et de se conformer à la première position. Sur cette base, une fois que les versets du Coran apparaissent sur l'écran, il n’est alors pas permis de toucher la zone où le texte apparaît sans avoir le Wudu. Toucher d'autres parties de l'iPhone ou l'appareil en lui-même sera cependant autorisé.

Notez que si l’application de Coran n'est pas activée et que donc les versets n’apparaissent pas sur l'écran, alors il est tout à fait permis de toucher l’appareil et son écran sans Wudu.


2) En ce qui concerne le fait de se rendre aux toilettes avec son téléphone contenant des versets Coraniques, des Hadiths, des invocations Prophétiques, etc. stockés dans sa mémoire, si l'application n’est pas en fonction et que le texte n'est pas visible à l'écran, cela est permis. Toutefois, se rendre aux toilettes avec son téléphone alors que le texte est visible sur l'écran est très irrespectueux et blâmable. Il est dit dans Al-Fatawa al-Hindiyya :

« Il est détestable [au point d’entrainer l’interdiction] d’entrer aux toilettes avec une bague sur laquelle est inscrit le nom d'Allâh le Très-Haut ou une partie du Coran. » [6]

Et Allâh est Plus Savant.

Muhammad ibn Adam al-Kawthari

Darul Iftaa, Leicester, UK



Notes :

[1] La biographie du Mufti Muhammad ibn Adam al-Kawthari est disponible ici

[2] Coran : 56/77-80

[3] Al-Muwatta n° 534

[4] Voir : Maraqi al-Falah avec le commentaire de Tahtawi page 82

[5] Voir : Radd al-Muhtar ala ‘l-Durr al-Mukhtar 1/173

[6] Al-Fatawa al-Hindiyya 1 / 50

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