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Dieu

Les religions et l'extase

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Le bonheur absolu

Les philosophes : ils ne savent pas comment excuser Dieu ; c'est pourquoi ou bien ils le nient, ou bien ils le prouvent : ce qui revient au même. En effet au lieu de chercher d'abord à le voir, ils commencent par le concevoir. Jacques Rivière"

Ne discutez pas les doctrines et les religions, elles sont une.
Toutes les rivières vont à l'océan.
La grande eau se fraie mille chemins le long des pentes.
Selon les races, les âges et les âmes, elle court dans des lits différents, mais c'est toujours la même eau." Ramakrishna

Insouciant, dans la joie, contemplatif, naïf, paisible, voici le béat.

L'humanité est vouée à atteindre sa perfection. Cette perfection, c'est la sagesse et l'extase. Telle est la base de notre philosophie.

Une expérience universelle

En divers écrits et sous diverses appellations, les courants spirituels et philosophiques ont dépeint l'expérience extatique.

Certains l'appellent Bhakti (l'hindouisme), devekout (le judaïsme), béatitude ou félicité (le christianisme). D'autres l'a nomment hâqiqa, fanâ (l'islam), nirvana ou éveil (le bouddhisme). D'autres encore, l'intitulent ataraxie, époché, splendeur, joie (Spinoza) ou souverain bien (Aristote)..

Tout ces termes, décrivent la même sensation psychique.

Une technique identique

Pour atteindre cet état, les religions proposent des techniques fondamentalement similaires. Prière et ascèse pour le christianisme. Méditation, éveil et ascèse pour le bouddhisme et le zen. Prière et récitation pour le judaïsme, le bouddhisme et l'islam. Etc.

Ces techniques ont le même but : conduire au renoncement, à l'anéantissement du moi et à la sublimation. Elles font toutes appel à la méditation, au contrôle du corps, au jeûne, ou au monachisme.

 

Le judaïsme

La splendeur dans le judaïsme, le Zohar

judaismeL'intention de s'unir physiquement avec Dieu, apparaît dés le départ du monothéisme. Elle est au centre des préoccupations de sa religion mère : le judaïsme.

Pour atteindre la splendeur (zohar) le hassidisme (un des courants du judaïsme), propose : une ascèse vigilante et joyeuse (pour purifier l'âme), le dépouillement, et l'humilité (anava) nécessaires à la prière du cœur, à la concentration (awana) à l'adoration (aboda) à l'embrasement de l'amour (nitlahavout) enfin au mystère et à la consommation de l'union (devekut).

Le but est d'incarner la vie intérieure de Dieu. C'es l'itinéraire de l'homme en marche vers l'union mystique, aïn, seuil indicible du non être.

La prière, la justice, la pénitence réparent la brisure du péché. Elles permettent la rédemption venue de Dieu seul. Elles ouvrent sur la plénitude du royaume sans frontières de l'amour.

La correspondance entre dieu et l'homme est absolue. Extraits du livre de la splendeur (sepher ha zohar)

 

Le christianisme

L'état d'oraison dans le chistianisme

christianismeCette quête de l'absolu, se retrouve bien entendu au sein du christianisme. Elle fait partie des socles sur lesquels est construit cette grande religion.

Dans l'expérience spirituelle de la contemplation, le sujet éprouve intimement et physiquement la présence de Dieu.

Pour que l'homme soit capable de Dieu, il faut qu'il se désapproprie de lui-même.

La mort de l'amour propre, la purification des sens intérieurs, l'abandon de la volonté constitue les principaux aspects de ce chemin d'abnégation.

Le dépouillement de soi-même passe d'abord par l'abandon de l'amour que l'on se porte, le renoncement à tous les besoins de gratification sociale, affective et morale qu'éprouve le moi

L'Islam

La haqîqa, le fanâ, pour les musulmans

islamOn trouve, bien évidemment, l'extase au cœur de l'islam. C'est la recherche principale du soufisme.

Pour cette grande religion, la troisième et ultime étape de la vie spirituelle, conduit à la haqîqa, à la vérité. Elle marque la coïncidence des contraires, des opposés.

C'est le domaine de l'union, de l'unicité, de la dissolution ou dilution de l'humain dans le divin.

Le voyageur spirituel acquiert une humanité pour ainsi dire angélique pour arriver enfin à une humanité divinisée où il est dit que l'homme est annihilé en dieu qui, seul subsiste.

Les attributs humains sont remplacés par les attributs divins. Le chercheur devient ainsi l'objet de sa quête. Il est lui-même le but.

Lorsque tu te connais, ton ego illusoire est enlevé et tu n'es autre qu'Allah.

http://mecaniqueuniverselle.net/bonheur/religion-extase.php

Pourquoi Dieu a-t-Il voulu que l'homme existe, alors que les anges faisaient sans cesse Sa louange ?

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A la question "Pourquoi l'univers existe-t-il ?", nous répondons : "Pour permettre que humains et djinns vivent en son sein "l'épreuve de la vie terrestre", laquelle fera apparaître qui adore Dieu et qui ne le fait pas."
Et à la question : "Et pourquoi Dieu a-t-il créé humains et djinns ?", nous répondons : "Pour qu'ils L'adorent".
(Ces deux questions ont été évoquées dans d'autres articles : cliquez ici et ici.)

Voilà le sens de la création par rapport à elle-même : la finalité de l'univers est de rendre possible la mise à l'épreuve des hommes et des djinns ; et la finalité de l'homme est d'adorer Dieu.

Mais une autre question peut se poser : Pourquoi le Créateur a-t-Il voulu que ces deux créatures existent, à qui Il demande de L'adorer et à qui, parallèlement, Il donne la possibilité de le faire et de ne pas le faire ?

Dieu nous relate dans le Coran que lorsqu'Il a informé les Anges qu'Il allait placer sur la Terre unkhalîfa – l'homme – (cliquez ici), ceux-ci lui ont demandé : "Vas-Tu mettre sur la (Terre) qui y fera le mal et répandra le sang ? Alors que nous, nous proclamons Ta pureté avec Ta Louange, et nous Te glorifions" (Coran 2/30). (Il ne s'agissait pas, de la part de ces Anges, d'une désapprobation de ce que Dieu allait faire, mais de l'expression de leur étonnement – isti'jâb – et d'une recherche de confirmation auprès de Dieu.) Toujours dans ce même verset 2/30, Dieu nous relate qu'Il a alors répondu aux Anges : "Je sais ce que vous ne savez pas" (Coran 2/30).
Les Anges étaient déjà présents, adorant Dieu de façon plus importante que les hommes dans leur ensemble ne pourront jamais le faire ; par ailleurs, comme l'a écrit Ibn Taymiyya, la nature qu'ont les humains durant leur vie terrestre est moindre que celle qu'ont les anges (cliquez ici) ; pourquoi donc Dieu a-t-il créé quand même les hommes et les a-t-Il fait vivre sur Terre ?

Le mal que les Anges ont évoqué comme allant fatalement voir le jour sur Terre de la part des hommes, cela est effectivement un mal (certains Commentateurs pensent que les Anges ont déduit cela de ce que les djinns, créés avant les hommes, avaient fait sur Terre). Et il est vrai qu'eux, les Anges, ne font pas de mal. Cependant, ce mal constitue une mauvaise utilisation, de la part des hommes, de la liberté d'action (kasb) dont ils bénéficient ; et ce mal est une mafsada juz'iyya, alors que le bien global qui ressortira de la présence de l'humanité constitue unemaslaha kulliyya, dépassant donc cette mafsada juz'iyya.

Quel est cette maslaha kulliyya ? Et quelles sont les spécificités des hommes, et, dans une moindre mesure, des djinns, pour que Dieu ait choisi de les faire vivre sur la terre malgré le mal qu'il y feront fatalement ?

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Al-Ma'rifa ou la Connaissance : Une compréhension particulière de la Grandeur de Dieu, par réflexion sur Ses Signes :

Comme prolongement du commentaire de Mujâhid – "afin qu'ils Me connaissent" – cité dans un autre articlecertains ulémas ont dit : "Si Dieu ne les avait pas créés [les djinns et les humains], Son existence et Son unicité n'auraient pas été connues" (Tafsîr ul-Qurtubî, commentaire du verset coranique 51/56-58). Nous citons cependant ce propos de ces ulémas en l'appréhendant comme désignant l'adhésion au monothéisme pur et complet, et non comme ne désignant que la simple croyance en l'existence du Créateur que même les polythéistes possèdent, comme certains ulémas l'ont appréhendé, citant alors les versets qui parlent de ce que même les polythéistes possèdent (Tafsîr ul-Qurtubî 17/38, Majmû' ul-fatawâ 8/50-51).

Comment ces ulémas ont-ils pu dire que l'Existence et l'Unicité n'auraient pas été connues s'il n'y avait pas les djinns et les hommes, alors que les anges connaissent bien l'existence et l'unicité de Dieu, et ont foi en Lui ?

La réponse est que les Anges, dotés de raison (cliquez ici), connaissent effectivement l'Existence, l'Unicité, la Puissance et le caractère Sublime de Dieu. Cependant, peut-on parler d'une "connaissance" au sens profond du terme, quand on sait que les anges ont celle-ci de façon naturelle et "programmée" ? Les djinns et les humains, eux, bien que possédant au fond d'eux-mêmes une prédisposition à cela (fit'ra), doivent faire un effort sur eux-mêmes pour connaître "Celui qui est Caché" et se mettre en communion avec Lui. C'est ainsi qu'ils apprennent à Le connaître.

En effet, l'homme (et peut-être aussi le djinn) possède(nt) la capacité d'admirer la création, et de réfléchir par le moyen de celle-ci sur la Présence de Celui qui a créé celle-ci, puis sur Son Unicité, sur Sa Puissance, sur Sa Sagesse. Ceci, ensuite, lui (ou leur) permet de méditer sur les Attributs de Dieu, de se conformer à ce qu'Il veut de lui (ou d'eux), et de se rapprocher spirituellement de Lui.

L'homme possède, en sus de sa raison, une "âme" (sans compter par ailleurs son corps), et la présence de ces deux constituants que sont sa raison et son âme lui confère une capacité unique à connaître la magnificence de Dieu et à se rapprocher spirituellement de Lui.

L'homme n'est certes qu'une poussière dans l'immensité de l'univers, mais c'est une poussière pensante et c'est une poussière spirituelle.

Dieu aime que l'on fasse Ses Eloges : "Personne n'aime, davantage que Dieu, que l'on fasse ses éloges" (al-Bukhârî 4358, 4361, 4922, 6968, Muslim 2760). Or on ne fait les éloges que de Celui dont on connaît et reconnaît la Perfection.

Et si parmi les Noms de Dieu il y a ceux qui concernent Sa Perfection, il y a aussi celui de "le Caché"Dieu a donc voulu qu'il existe deux créatures capables de connaître quelque chose de Sa Perfection, bien qu'Il leur soit Caché ; capable d'apprendre à Le connaître, et capables, au fil de leur vie et de leur temps, de se rapprocher spirituellement de Lui.

Ibn ul-Qayyim écrit : "Connaître Dieu est de deux types.
Il y a la connaissance [de Lui] par reconnaissance (iqrâr) ; c'est celle que partagent tous [ceux qui ont apporté foi] : le pieux et celui qui ne l'est pas, l'obéissant et le désobéissant.
Et il y a la connaissance [de Lui] qui entraîne la pudeur par rapport à Lui, l'amour de Lui, la relation du cœur avec Lui, l'envie de Le rencontrer, la crainte par rapport à Lui, la sérénité (uns) par Lui, le fait de se détourner des créatures [pour se tourner] vers Lui ; cela c'est la connaissance [de Lui] qui est particulière, qui a cours dans le langage du qawm [= les soufis orthodoxes]. (…) Celui de toute la création qui Le connaît le plus a dit : "Je ne cerne pas une éloge faite à Toi ; Tu es comme Tu as fait Toi-même Ton éloge" [Muslim, 879, et d'autres] ; et il a informé que le Très Pur lui inspirera le jour de la résurrection, parmi Ses louanges, ce qu'il ne connaît pas maintenant [al-Bukhârî, 7072].
Cette connaissance [du second type] a deux portes. La première porte est la réflexion au sujet de tous les versets (âyât) du Coran, et la compréhension particulière que l'on tient de Dieu et de Son Messager (que Dieu prie sur lui et le protège). La seconde porte est la réflexion au sujet des signes visibles (âyât) de Dieu, et au sujet de Sa Sagesse à leur sujet, de Sa Puissance, de Sa Bonté, de Sa Bienfaisance, de Sa Justice et du fait qu'Il S'occupe de Sa création avec équité"
 
(Al-Fawâ'ïdfasl 96).

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As-Sabr ou la Patience : Une adoration de Dieu faite malgré les tentations et malgré les difficultés liées à la vie sur Terre et en société :

Les anges adorent Dieu de façon constante. Dieu Lui-même dit à leur sujet : "Ceux qui sont auprès de Lui ne se considèrent pas trop grands pour l'Adorer, et ne s'en lassent pas ; ils proclament Sa pureté nuit et jour, ne s'interrompent pas" (Coran 21/19-20).

Mais l'adoration que l'homme (et le djinn) font de Dieu a ceci de particulier que eux sont sujets d'une part à de nombreuses tentations liées à leur nature, et d'autre part à de nombreuses difficultés liées à la réalité de leur vie sur Terre : il s'y trouvent certains autres hommes, dont l'homme doit subvenir aux besoins – les membres de sa proche famille – ; il s'y trouvent certains autres hommes qui s'en prennent à lui et lui créent des obstacles ; enfin il fait face à un milieu naturel qui engendre certaines gênes pour lui.

L'homme doit faire alors ce qui s'appelle le sabr, qui désigne plusieurs choses. Il s'agit d'une part, bien sûr, de faire preuve de patience face aux épreuves de l'existence. Ces épreuves sont voulues par Dieu, et même si de par sa nature (tab') le croyant s'en trouve affligé, par sa raison ('aql) et par sa langue (lissân) il fait preuve de patience face à elles et s'y résigne (sabr 'alâ aqdhiyat illâh wa aqdârih). Mais il s'agit aussi de faire preuve d'abnégation face aux besoins et aux désirs qui ont pour objet, ou pour cadre de réalisation, ce que Dieu n'aime pas : l'homme fait alors preuve de sabr et s'abstient, par égard pour Dieu, de donner suite à ce besoins ou ce désir (sabr 'an mahârim illâh). Il s'agit enfin d'être constant dans les actions de bien, lorsque ceux-ci constituent des devoirs (makârih) et non des plaisirs (hadhdh jismânî), et qu'il s'agit de les accomplir et d'y rester constant (sabr 'alâ farâ'ïdh illâh) ; le Prophète (sur lui la paix) n'a-t-il pas dit : "Le Paradis a été entouré des devoirs ("al-makârih"), et le Feu de ce dont on a envie ("ash-shahawât") [mais n'est pas autorisé]" (Muslim, 2823).

Tout cela est inexistant chez les anges, qui ne connaissent ni épreuves liées à la vie sur Terre (malheurs, maladies, soucis), en société (inimitié de la part de semblables, oppositions, querelles), ni tiraillements entre besoins ou désirs physiques d'une part et devoirs spirituels ou éthiques d'autre part. Or les actions valent non seulement par leur nature et leur quantité, mais aussi par leur qualité et l'ampleur du sacrifice nécessaire à leur réalisation.C'est ainsi que Dieu dit dans le Coran : "Et ceux qui auront fait Sabr par recherche de la Face de leur Seigneur, et qui (...), ceux-là auront la demeure finale : les jardins d'Eden ; ils y entreront, eux, ainsi que ceux qui en seront aptes parmi leurs parents, leurs épouses et leurs enfants. Et les Anges entreront auprès d'eux, de chaque porte, (leur disant) : "Paix sur vous à cause de ce que vous avez fait de sabr"" (Coran 13/23-24). On voit ici que les Anges, saluant les hommes qui auront réussi l'épreuve au point d'avoir été admis au Paradis, les féliciteront pour ce Sabr qu'ils auront fait sur Terre pour la recherche de la Face de Dieu, sabr que eux ne sont pas amenés à faire.

Par ailleurs, s'il est vrai que l'homme commet parfois, par faiblesse, le mal, et doit alors revenir à Dieu (tawba), Lui demander pardon (istighfâr), et réparer le mal qu'il a fait (si celui-ci entraîne un besoin de réparation), ce retour et cette demande de pardon le rapproche en fait davantage encore de Dieu (mais il ne doit pas se laisser volontairement à faire le mal, justifiant celui-ci par le fait qu'il pourra ensuite demander pardon à Dieu). Dans une parole, le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) a dit : "Si vous ne faisiez plus aucun acte de désobéissance, Dieu vous ferait disparaître et ferait venir des gens qui Lui désobéiraient puis Lui demanderaient pardon, à qui, alors, Il accorderait Son Pardon" (Muslim, 2749). Commentant ce hadîth, at-Tîbî écrit : "(…) Le Prophète (sur lui soit la paix) a voulu dire par ceci : "Si vous étiez dotés d'une nature semblable à celle dont sont dotés les anges, Dieu ferait venir des gens qui font le péché, puis Il se manifesterait à leur égard par ces Attributs, conformément à la Sagesse. Car (le Nom) "Pardonnant" entraîne un "pardonné", comme (le Nom) "Pourvoyeur" entraîne un "pourvu""" (Shar'h ut-Tîbî 'alâ Mishkât il-massâbîh, n° 2328). Le fait est que si Dieu possède de toute éternité ("azal") – avant d'avoir créé la création – les Attributs de Perfection, certains de Ses Attributs se manifestent par rapport à la création : ainsi en est-il des Attributs de Pardon (maghfira), de Bonté (karam), etc. (cliquez ici). Il a donc voulu créer deux créatures (les djinns et les humains) qui sont capables de faire le bien mais qui font aussi des fautes, afin qu'elles Lui demandent pardon, et qu'Il manifeste Ses Attributs de Bonté et de Magnanimité en leur accordant Son Pardon.

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Al-Khilâfa, ou la Gérance : une responsabilité de l'homme par rapport à la Terre et tous ceux qui y vivent :

Ce sont le devoir de sabr ainsi que les capacités d'assimilation intellectuelle et de compréhension qui ont rendu possible pour l'homme (à la différence du djinn) la notion de gérance sur la Terre : c'est bien parce que l'homme est capable de faire le mal mais qu'il doit faire le bien, et parce qu'il est capable d'apprendre et d'analyser que l'homme a été nommé gérant sur la Terre : il agit et interagit avec ce qui l'entoure (cliquez ici et ici).

Cette gérance constitue elle-même une partie de l'adoration que l'homme doit faire de Dieu ; mais ce type d'adoration de Dieu est particulier à l'homme.

Dieu a donc voulu aussi qu'il existe une créature à qui Il confierait la gérance de la Terre (ceci constituant pour cette créature une épreuve supplémentaire), et à qui Il demanderait ensuite des comptes, en tant que Propriétaire, pour la façon dont elle aura concrètement géré ceux dont elle avait la responsabilité. Les anges ne peuvent faire cela.

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Rappel :

Ce qu'il faut rappeler ici, c'est que Dieu ne retire aucun avantage du fait que des humains et des djinns remplissent l'objectif pour lequel Il les a créés : ni du fait qu'ils reconnaissent Son existence et Son unicité, ni du fait qu'ils observent Ses normes, ni du fait qu'ils établissent un lien profond avec Lui. De même, ne diminue en rien Sa grandeur le fait que certains hommes et djinns Le renient, ou bien croient en Lui au fond de leur cœur mais, en amour ou en actes, se détournent de Lui.

Le prophète Muhammad (sur lui la paix) nous a relaté que Dieu a dit : "… O Mes serviteurs, vous ne pouvez Me faire du tort, et vous ne pouvez Me faire du bien. O Mes serviteurs, si vous tous, depuis le premier jusqu'au dernier, humains et djinns, aviez le cœur du plus pieux d'entre vous, cela n'augmenterait rien dans Ma Royauté. O Mes serviteurs, si vous tous, depuis le premier jusqu'au dernier, humains et djinns, aviez le cœur du plus mauvais, cela ne diminuerait rien Ma Royauté…" (Muslim, 2577).

Pareillement, si nous avons dit que Dieu exprime certains de Ses Attributs par ce qu'Il fait au sein de Sa création et notamment des djinns et humains, Il n'a pas besoin de cette création pour exprimer Ces Attributs ("lâ yastakmilu bi-l-ghayr").

Les djinns et les humains ont la capacité de connaître Dieu, dans le sens où nous l'avons évoqué plus haut ; Dieu les a créés avec cet objectif et a assigné à leur existence cette finalité. Mais Il ne retire aucun avantage du fait qu'un nombre d'entre eux remplissent l'objectif qu'Il a assigné à la création de toute leur espèce. Car le fait que Dieu ait ainsi donné aux hommes la possibilité de Le connaître est une chance et un avantage pour eux, et non pour Lui.

Il y a donc deux dimensions :
– l'une est que Dieu aime qu'on Lui soit reconnaissant et donc qu'on Le reconnaisse en apportant foi en Lui, et n'agrée pas qu'on Le renie (kufr) ;
– l'autre est que, Dieu n'ayant besoin de personne, Lui être reconnaissant ne Lui apporte rien, et Le renier ne diminue en rien Sa Grandeur.

Le verset suivant résume à lui seul ces deux points :
"Si vous reniez (takfurû), [sachez que] Dieu n'a pas besoin (ghanî) de vous. Et [sachez aussi, cependant, qu']Il n'agrée pas (lâ yardhâ), pour Ses serviteurs, le reniement (al-kufr).
Et si vous êtes reconnaissants (tashkurû), Il agrée (yardha) cette (reconnaissance venant de) vous"
 
(Coran 39/7)
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Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

 

http://www.maison-islam.com/articles/?p=557

Pourquoi l'islam ne permet pas les relations sexuelles hors mariage ?

Mariage

:

Certaines religions considèrent que la sexualité est marquée négativement ; la sexualité a comme objectif la procréation, et la contraception est en temps normal une mauvaise chose ; on peut ne pas être d'accord avec [ces religions], mais elles vont jusqu'au bout de leur logique.
D'un autre côté, l'Occident contemporain considère que la sexualité est une chose tout à fait normale, participant de la vie physique de l'humain, et qu'elle peut être vécue entre deux personnes consentantes, même dans le cadre d'une rencontre d'un soir ; on peut ne pas être d'accord avec cet aspect de la civilisation occidentale, mais celle-ci va également jusqu'au bout de sa logique.
Par contre, ce qu'on ne comprend pas en l'islam c'est qu'il considère que la sexualité n'est pas une chose marquée négativement mais tellement normale qu'on peut même avoir recours à des moyens contraceptifs et rechercher le seul plaisir sexuel et qu'on peut vivre sa sexualité pleinement. Tout cela est très beau, mais pourquoi l'islam ne permet-il cette sexualité que dans le cadre du mariage? Après tout, quelle différence y a-t-il vraiment entre une sexualité épanouie, vécue comme un don partagé de soi, dans le cadre d'une rencontre d'un soir, et la même sexualité épanouie, vécue elle aussi comme un don partagé de soi (puisque vous dites aussi qu'une femme ne peut être donnée en mariage contre son gré) dans le cadre du mariage qui n'est pas un sacrement car il peut être rompu par un divorce?!

 la sexualité n'y est pas marquée négativement, elle peut être vécue pleinement et de façon épanouie, et il est un avis qui dit effectivement qu'on peut – à condition que ni l'objectif ni le moyen alors utilisé ne contredisent une règle de l'islam – avoir recours à une contraception (voir mon article concernant la contraception). Il est vrai aussi que cette sexualité doit être vécue dans le cadre du mariage, qui n'est pas un sacrement mais un contrat conclu entre deux personnes consentantes devant des témoins, qui peut, en cas de raison valable, être rompu. Quelle différence, me demandez-vous, entre une telle sexualité vécue dans le cadre du mariage et la sexualité totalement libre qu'autorise l'Occident ?

Dans l'éthique occidentale :

L'éthique occidentale est une éthique sécularisée. Le lien vertical – qui est un lien spirituel vis-à-vis de Dieu – a dû s'effacer de l'espace public pour permettre un lien transversal qui soit réellement basé sur l'équité ; ce lien transversal est donc désormais le seul digne d'attention (voir mon article : Pourquoi l'Occident a-t-il adopté la laïcité ?). Aussi, tout est permis ou presque dès qu'on ne fait ni directement ni indirectement du tort à quelqu'un d'autre. C'est ce qui explique qu'en matière de sexualité également, tout est permis ou presque dès lors : 1) que le ou la partenaire est consentant(e), 2) que l'on ne lui fasse pas de mal, 3) que l'on prend ses précautions pour ne pas transmettre de maladies, 4) et qu'on évite les grossesses causes de problèmes (quand les jeunes sont encore étudiants ou lycéens, etc.).
L'Occident fixe quand même un âge minimum pour qu'une jeune fille ait des relations intimes mêmes consenties : il s'agit de l'âge de 15 ans en France. En deçà de cet âge, le consentement de la jeune fille n'est pas considéré comme valable car la jeune fille est supposée n'avoir pas atteint suffisamment de maturité au moins sur le plan psychique pour consentir à des relations intimes : il s'agit, en clair, d'une protection de l'enfance, ce qui rejoint le point 2) : ne pas faire du mal à autrui.

Dans l'éthique musulmane :

L'éthique musulmane interdit elle aussi, bien entendu, les viols, le mal fait à sa partenaire, la volonté de transmettre des maladies. Mais elle interdit également les relations sexuelles hors mariage (auparavant il existait des esclaves : l'éthique musumane autorisait aussi les relations intimes de l'homme avec la femme-esclave qu'il possédait, à condition que celle-ci ne soit pas mariée à un autre). "(Les croyants,) ceux qui préservent leur sexe [de tout rapport] si ce n'est avec leur épouse ou ce que leur main possède [= femme-esclave non-mariée à quelqu'un d'autre]" (Coran 23/5-6). Nous n'allons parler ici que du mariage (vu que l'autre cas n'existe plus aujourd'hui, ce qui fait que la règle de la licité est inapplicable par rapport à ce point, pour cause de "fawât ul-mahall" : il s'agit du cas n° 1 dans notre article traitant de ce genre de cas). Le fait que l'islam ne considère pas que le seul consentement des deux partenaires soit suffisant s'explique par le fait que si l'éthique musulmane tient elle aussi compte du lien transversal, elle entend également et dans le même temps tenir compte du lien vertical – le lien spirituel avec Dieu. Or, certes, dans le cadre du mariage comme dans les rencontres d'un soir ou l'union passagère, l'homme et la femme vivent de façon consentie leur sexualité. Mais, parallèlement à ce point que mariage et fornication ont en commun, c'est par rapport à la spiritualité vécue comme un lien vivant avec Dieu qu'une différence essentielle existe entre eux.

Dans les rencontres d'un soir ou d'un weekend et dans l'union temporaire, l'objectif est unique : la satisfaction pure de l'instinct sexuel. Or, la nature humaine ne se résume pas à de la sexualité. Et une fois qu'on a rendu permises les relations sexuelles dans le cadre du simple consentement mutuel, sans besoin d'être mariés, rien n'empêche des êtres humains d'avoir comme objectif la recherche de toujours plus de plaisir sexuel avec de toujours nouveaux partenaires (voire même plusieurs à la fois). Il s'agit alors, clairement, de l'instinct vécu en excès car vécu sans prise en compte des autres aspects de la nature humaine. Or, si l'islam n'enseigne pas que vivre sa corporalité serait une entrave à la spiritualité, par contre il enseigne que l'excès dans la corporalité est une entrave à la spiritualité. Si on laisse son instinct dominer, on est en déséquilibre par rapport aux exigences de son âme. C'est bien pour exprimer cette réalité que le Prophète a dit : "Celui qui a des relations sexuelles hors du cadre voulu ne le fait pas en ayant la foi" (rapporté par al-Bukhârî, n° 6424). Bien évidemment, cela ne veut pas dire que le musulman qui le fait a complètement perdu la foi et quitté l'islam (Kitâb ul-îmân al-kabîr, Ibn Taymiyya, p. 283). Cela veut dire, comme l'a dit Ibn Abbâs, qu'au moment de commettre cet acte, il n'a pas "la lumière de la foi" (cité par al-Bukhârî, kitâb ul-hudûd, bâb n° 2). En effet, il s'agit d'un acte de pure recherche de la satisfaction de l'instinct, qui exprime un déséquilibre par rapport à la spiritualité (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 p. 471).
Voilà pour les méfaits des relations extra-matrimoniales sur le lien vertical, avec Dieu. Mais même sur le plan transversal les méfaits sont là, discrets mais visibles pour qui y réfléchit. En premier sur les valeurs familiales, qui tendent à se diluer au profit de valeurs individualistes (puisqu'on n'a plus besoin de former un couple stable pour vivre sa sexualité). Et de nouvelles et curieuses formes de familles apparaissent : monoparentales, homosexuelles… au détriment des droits des enfants, qui ont besoin d'un cadre établi et de repères paternels et maternels pour se développer pleinement sur le plan affectif et psychologique. Une telle sexualité ne peut non plus ne pas avoir des répercussions sur l'échelle des valeurs de chaque individu. Elle appelle plus de liberté des mœurs, plus de libertés des corps, permet toujours plus d'appels à l'endroit des regards pour plus de libertés par rapport aux fidélités. Enfin, une telle sexualité se fait souvent aux détriments de… la femme. En effet, combien de femmes se plaignent d'avoir été d'abord séduites par un homme qui leur avait tout promis, puis, après avoir offert à celui-ci ce qu'il attendait d'elles, s'être vues jetées par lui, au profit d'une autre femme ! Et combien de femmes qui, suite à une relation non suffisamment protégée, sont tombées enceintes, se sont vues proposer par celui qui les avait séduites d'avorter. Combien de femmes, qui ont alors refusé de détruire l'être qu'elles portaient en elles, se sont vues être totalement abandonnées par celui qui avait dit les aimer du fond du cœur. Une femme n'est pourtant pas un kleenex qu'on jette après usage !
Sexualité sans cadre, sexualité sans sentiments, sexualité sans engagement, sexualité sans responsabilités. Jouissance d'une nuit suivie du gris de l'aube et de la journée, quand on se retrouve seul(e). Nouvelle quête pour trouver un nouveau moment de plaisir l'instant d'une nuit ou d'une fin de semaine. Avant, de nouveau, la solitude affective. "L'union des deux cœurs avant l'union des deux corps, comme cela se fait dans le mariage, n'est-elle pas chose bien meilleure que la seule union de deux corps lors de la fornication ?" (d'après Majmû' ul-fatâwâ, Ibn Taymiyya, tome 15 p. 362).

Dans le mariage, l'objectif de la satisfaction sexuelle est intégré à un cadre plus général : les deux personnes font non seulement un consentement mutuel mais font également l'engagement mutuel de vivre perpétuellement ensemble, de s'entraider, d'être responsables des conséquences de la relation sexuelle qu'ils vont avoir (naissance d'enfant) et d'élever ensemble cet ou ces enfant(s). Pour l'islam, le mariage n'est pas un sacrement mais un contrat d'un type particulier qui est convenu entre deux personnes consentantes devant des témoins, et qui peut être rompu ou résilié. Il n'est nullement obligatoire que ce contrat particulier soit conclu en présence d'un théologien ou d'un imam, ni même qu'il soit conclu dans une mosquée. Le mariage n'est que l'extériorisation de l'engagement et de la prise des responsabilités. Dès lors, dire que le mariage est le seul cadre où s'exprimera la sexualité entre un homme et une femme, c'est dire que cet homme et cette femme devront, avant de profiter chacun du corps de l'autre, s'engager et prendre leurs responsabilités. Il n'y a pas ici recherche de la satisfaction pure de l'instinct, il y a une recherche de la satisfaction de l'instinct qui est englobée dans un cadre de responsabilités et de solidarité. La différence avec la fornication (zinâ) est patente. Et elle explique pourquoi le Prophète (sur lui la paix) a dit que les relations sexuelles entre époux sont un acte rapportant récompense auprès de Dieu. A ses Compagnons qui s'en étonnaient, il dit que puisque celui qui le faisait dans l'interdit faisait un acte interdit, celui qui le faisait de la façon permise faisait un acte méritant récompense de la part de Dieu (rapporté par Muslim).

Par le contrat que constitue le mariage (devant être conclu devant deux témoins au minimum), l'homme témoigne de son engagement dans sa relation avec cette femme. Par le douaire (mahr), il témoigne de son affection pour la femme avec qui il est en train de se marier (le mahr est un présent – nihla, comme le dit le Coran 4/4) ; de même, l'homme témoigne ainsi de son engagement dans cette relation (qui n'est pas temporaire mais perpétuelle) ; enfin, en donnant ce présent, il montre qu'il va, conformément à ce que dit l'islam, continuer à dépenser de ses biens pour subvenir aux besoins de la femme qu'il va épouser, qui sera nourrie, logée, blanchie et soignée à ses frais à lui, même si elle possède des biens qui lui sont propres (cf. Fatâwâ mu'âssira, tome 2 pp. 343-345).

Ce cadre du mariage, Dieu l'a décrit comme étant un cadre où il y a engagement pour l'autre, où il y a amour et miséricorde. "Et parmi Ses signes il y a le fait qu'Il a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses afin que vous éprouviez la tranquillité auprès d'elles, et le fait qu'Il a mis entre vous de l'amour et de la miséricorde. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent" (Coran 30/21). "Et Dieu a créé pour vous, de vous-mêmes, des épouses, puis vous a donné par vos épouses des fils et des petits-fils, et vous a donné à manger des choses délicieuses" (Coran 16/72). "Et Il est Celui qui a créé à partir de l'eau une espèce humaine, puis lui a donné une filiation et un lien de mariage…" (Coran 25/54

Le divorce est possible en islam ; mais sachez qu'au moment où les deux personnes se marient, elles font un contrat prévu normalement pour durer de façon perpétuelle. C'est bien pourquoi le mariage explicitement conclu avec une durée temporaire ("nous nous marions pour un an") a été strictement interdit par le Prophète en l'an 8 de l'hégire (rapporté par Muslim, n° 1406). De même, comme Shâh Waliyyullâh l'a écrit, si deux personnes ont recours au mariage à durée officiellement perpétuelle mais, dans leur cœur, ont comme seul objectif de profiter d'un nouveau partenaire pendant quelque temps et de divorcer juste après, alors certes elles respectent la forme du cadre juridique voulu, mais sur le plan spirituel – donc entre elles et Dieu – il n'y a pas de différence entre elles et les personnes qui vivent leur sexualité sans avoir du tout recours au mariage (Hujjat ullâh il-bâligha, tome 1 p. 367). Et c'est encore pourquoi certes, le divorce est entièrement possible, mais il est perçu comme le dernier recours, quand la vie commune n'est plus possible. Cela ressort de ce qu'ont écrit Ibn Taymiyya, Ibn Hajar et Shâh Waliyyullâh ; cliquez ici pour lire mon article au sujet du divorce.

(Les autres explications, données plus haut, sont inspirées de Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 pp. 341-342 et tome 1 p. 319.)

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Différentes façons de percevoir la sexualité :

En résumé, il y a différentes façons de percevoir la sexualité :

A) Soit on dit qu'il s'agit d'une chose marquée négativement, d'un vestige animal dans l'être de l'homme, juste tolérée pour que l'espèce humaine se reproduise. C'est la posture de certaines religions, comme vous l'avez souligné.

B) Soit on dit qu'il s'agit de quelque chose de naturel et que les êtres humains peuvent la vivre de façon épanouie. Ce cas B peut ensuite lui-même être perçu de deux façons différentes :
B.1) soit on dit que la sexualité épanouie c'est une sexualité sans frein et sans limites, et on confond alors liberté et permissivité, de même qu'on perçoit la liberté comme étant le fait de réussir à reculer le plus possible les normes et les limites. C'est la posture de l'Occident contemporain ;
B.2) soit on dit que la sexualité permissive est en excès par rapport aux autres aspects de la nature humaine, et que la sexualité épanouie ne doit pas empêcher les autres aspects de la nature humaine – dont la spiritualité – d'être épanouis ; pour cela, cette sexualité doit être vécue dans un cadre d'engagement et de responsabilités : celui qu'exprime le mariage, qui n'est qu'un contrat en islam. A l'intérieur de ce cadre, la sexualité est libre dans la mesure où, si elle doit respecter certaines limites, elle ne dépend pas de formes imposées une fois pour toutes mais est laissée à la discrétion et à l'imagination des deux partenaires (lire notre article sur le sujet). C'est là la posture de l'islam.

http://www.maison-islam.com/articles/?p=285

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Satan dans La Bible

Adversaire de Dieu, Mal personnifié. D’après la Bible, Satan Satan serait un être bien réel, un esprit créé par Dieu même. et les esprits qui ont choisi de le suivre se sont rebellés contre Dieu, qui les a expulsés du Ciel. Les théologiens pourraient bien se demander pourquoi le Tout-Puissant n’a pas annihilé ces «anges déchus» comme Il l’a fait pour ses autres créatures lorsqu’elles se sont écartées du droit chemin (à l’exception de Noé et des siens, bien sûr). Au contraire, Il a laissé Satan établir son propre royaume infernal et envoyer ses démons rôder partout sur Terre à la recherche d’âmes à s’emparer. Le Diable ne semble exister que pour une seule raison: tenter tenter les humains pour qu’ils se détournent de Dieu. Le Livre de Job offre un semblant de réponse: on y décrit Satan comme un ange travaillant main dans la main avec Dieu. Lorsque Job demande à Dieu pourquoi Il laisse Satan le tourmenter, la réponse tombe, brutale et définitive: As-tu un bras comme le Seigneur? Ce récit de la Bible reçoit de nombreuses interprétations de la part des exégètes, mais son véritable sens est sûrement: Dieu est Dieu; Il fait comme bon Lui chante. Nous n’avons pas à savoir pourquoi Il laisse Satan nous tourmenter; il faut croire sans murmurer.

En tant qu’esprit, Satan n’est ni homme ni femme, mais comme son créateur, on parle souvent de lui au masculin. Beaucoup croient que Satan peut «prendre possession» des êtres humains. L’Église catholique accomplit encore des exorcismes sur ceux qu’elle considère possédés. Jésus ayant été censé chasser les démons, c’est-à-dire effectuer des exorcismes, l’Église croit avoir reçu de tels pouvoirs de son fondateur. Au cours des siècles, bien des croyants ont pris certaines affections physiques ou mentales pour de la possession démoniaque.

Plus fréquemment, par contre, on a accusé des hommes ou des femmes d’entretenir des relations avec le Malin, réputé posséder le pouvoir de se manifester sous forme humaine ou animale. Ces relations sont souvent vues comme purement physiques, et principalement sexuelles.

Au cours de la majeure partie de l’histoire du Christianisme, on a raconté comment Satan a entretenu des relations sexuelles avec des humains, soit sous forme d’incube (démon masculin) ou de succube (démon féminin). De telles unions étaient censés naître lessorciers et sorcières, considérés comme particulièrement pernicieux, car ils héritaient d’une partie des pouvoirs du Diable.

Selon Carl Sagan, les histoires de relations charnelles avec le Diable constituent un phénomène culturel répandu:

De même nature que les incubes, on retrouve les djinns arabes, les satyres grecs, les bhuts hindous, le hotua poro samoan, les dusii celtes...
(Sagan 1995, p. 124)
En fin de compte, le Diable cherche à nous tenter, tout simplement, et cette tentation, plus souvent qu’autrement, prend une forme sexuelle. La seule façon de s’en prémunir est de prier constamment pour conserver notre pureté, ce qui traduit assez bien notre peur inconsciente de notre propre sexualité.

Satan, gravure de Gustave Doré
"Satan", gravure de Gustave Doré
L’une des méthodes les plus radicales de lutte contre le Malin, toutefois, est venue du Pape Innocent VIII, qui a lancé le grand mouvement de persécution contre les sorcières et les hérétiques au Moyen-Âge. Une bulle papale avait en effet proclamé que des «anges du mal», c’est-à-dire des démons, forniquaient avec des hommes et des femmes. Ce n’était pas la première fois qu’on affirmait ce genre de choses. Des gens comme Thomas d’Aquin s’étaient déjà penchés sur la question en détail. Thomas d’Aquin avait compris que le Diable, qui n’est pas humain, ne pouvait créer de semence humaine. Il devait donc se transformer en femme, séduire un homme, conserver sa semence, se transformer en mâle, séduire une femme et la féconder. Quelque chose de démoniaque passant dans la semence au cours du processus, l’enfant qui en résulte n’est pas normal. Apparemment, Satan a mis du temps à comprendre que pour devenir le maître du monde, la meilleure façon était de s’hybrider avec la race humaine. Envahir les corps serait plus rapide et efficace qu’essayer d’envahir les esprits. Heureusement, le Pape et d’autres esprits éclairés veillaient au grain, et conçurent un plan pour exterminer la diabolique engeance: la torture et le bûcher! Il fallait bien libérer la Terre de l’emprise de Satan... En fait, le comportement sadique et monstrueux des pieux inquisiteurs suffirait sans doute à faire croire à l’existence du Diable au plus sceptique des incroyants.

Le thème récurrent du pacte avec Satan constitue l’un des aspects les plus intéressants de la démonologie. La légende de Faust en est l’exemple le plus connu: en échange de son âme, Satan lui confère richesse ou pouvoir pour un temps limité. Dans la plupart des versions, Faust réussit à tromper le Diable et conserve son âme, mais dans l’originale, Satan tue et mutile Faust à la fin de son contrat. Sa cervelle éclabousse les murs de sa chambre, ses yeux et ses dents roulent par terre, et le reste de son corps finit sur un tas de fumier (Smith, p. 269).

De nos jours, il y a encore des gens qui croient à l’existence de Satan, mais on n’entend plus guère parler d’incubes et de succubes. Ce qui se rapproche le plus de ces anciennes histoires, ce sont les récits d’enlèvements par des extraterrestres et tout ce qu’on dit sur les enfants des étoiles. Heureusement pour ceux qui se prétendent victimes de tels enlèvements ou d’expériences génésiques futuristes – dans lesquelles les petits bonshommes verts remplacent les démons d’antan – il n’y a plus l’équivalent de l’Inquisition pour les torturer et les exterminer.

On remarque comment la plupart des génocidaires et des meurtriers motivés par une idéologie quelconque insistent pour faire croire qu’ils accomplissent quelque chose de grand en commettant leurs crimes. Ne ressemblent-ils pas en cela à ceux qui s’adonnaient à la chasse aux sorcières au Moyen-Âge? Derrière l’Inquisition, ancienne ou moderne, se profile une idée inattendue du Mal, celui qui se fait passer pour une bonne cause.

D’un point de vue philosophique, la croyance universelle en l’existence du Diable vient d’un besoin d’expliquer l’effarante propension de l’être humain à la cruauté. En un certain sens, Satan sert d’excuse à nos horreurs et atténue notre sentiment de responsabilité. D’un point de vue psychologique, les démons pourraient bien être une projection de nous-mêmes, de ce qu’il y a de pire dans notre nature ou de ce que nous en craignons le plus. Si le Diable n’existait pas, il faudrait ainsi l’inventer. Il joue d’ailleurs un rôle crucial dans une bonne partie de nos littératures – en un sens, il nous intéresse beaucoup plus que son homologue divin.

Satan anodin
Les différentes églises chrétiennes ont perdu une bonne partie de leur puissance, et Satan les a suivies dans leur chute. Si le Diable a connu les meilleurs moments de sa carrière à l’apogée de la Chrétienté, ce n’est pas un hasard. Au Moyen-Âge, on disait que c’était le Diable qui avait érigé le mur d’Hadrien entre l’Écosse et l’Angleterre, qui avait déplacé les lourdes pierres des alignements mégalithiques et des dolmens, qui avait construit des ponts comme celui de Saint-Cloud et le pont Valentré, à Cahors, contre l’âme de la première personne qui les franchirait, etc. Dans ces temps-là, Satan faisait de la magie, mais il ne faut pas oublier que les religions chrétiennes sont fondamentalement des religions magiques, offrant des sacrements capables de protéger les fidèles de l’emprise du démon et de faire de pain et de vin le corps et le sang du Christ, des religions de miracles allant à l’encontre des lois de la nature, des religions de la résurrection des morts et de promesses de vie éternelle. Satan représentait l’envers de cette forme de magie: la magie noire, les pactes avec le Diable, la promesse de la jeunesse éternelle et de pouvoirs extraordinaires. L’Ordre satanique a été une création de l’Église, nécessaire pour qu’elle puisse asseoir son pouvoir sur l’ensemble du monde. Les hérétiques, les sorciers et les sorcières représentaient une menace contre la domination ecclésiastique; il fallait les éradiquer. À mesure que les ennemis de l’Église se faisaient de plus en plus nombreux et puissants, les pouvoirs et le règne de terreur de l’Église se sont affermis.

démon
Mais à mesure que la puissance de l’Église a diminué, au fil des siècles, en tant que force sociale et politique dominante dans la culture occidentale, celui de Satan s’est réduit comme peau de chagrin. Au XVIIIe siècle, en Europe, du moins, on a cessé de brûler les sorcières et les hérétiques. De nos jours, on considérerait barbare et criminel d’emprisonner et de condamner à mort des gens accusés d’avoir entretenu un commerce avec Satan. Même les personnes trouvées coupables de crimes qu’elles affirment avoir commis au nom de Satan sont jugées pour ces crimes, et non pour leur présumée association avec le Malin. La plupart des représentants de la police qui auraient à traiter avec des satanistes les considéreraient comme des déséquilibrés plutôt que comme des démoniaques.

Si les progrès de la science moderne ont quoi que ce soit à voir avec la fin de la suprématie de l’Église dans la culture occidentale, alors ils ont sans doute également à voir avec la perte d’importance du Diable dans nos consciences. Bien sûr, Satan n’est pas mort, mais il tient son pouvoir de Dieu, et si Dieu perd de son influence, le Diable doit suivre. Peut-être qu’un jour et Dieu et Diable ne seront plus qu’un lointain souvenir dans la psyché humaine, mais il ne faut pas trop y compter. Beaucoup de théistes croient aujourd’hui que la multiplication des maux qui frappent notre monde viennent d’une plus grande présence de Satan et d’une baisse d’influence de la religion. À les en croire, nous devrions tous tomber à genoux et prier davantage pour échapper aux griffes du Malin. Mais n’a-t-on pas bien plus à craindre de toutes ces pieuses personnes qui cherchent à modifier la Constitution pour introduire la prière à l’école? N’a-t-on pas davantage à craindre de ceux qui assassinent les employés des cliniques d’avortement au nom de Dieu?

Les satanistes modernes trouvent consolation dans le monde occulte de la magie, mais aussi dans tout ce qui semble s’opposer au christianisme. Ils puisent leur inspiration dans les grandes oeuvres de l’art et de la littérature, créées avant tout par des chrétiens mêmes durant leur guerre contre leurs ennemis, mais aussi par des fidèles de cultes pré-chrétiens comme le culte de Seth, ou encore par des occultistes comme Aleister Crowley et Anton LaVey. De vertueux chrétiens les accusent de meurtres rituels d’enfants, de mutilations, de sacrifices d’animaux, d’inscription dans des CD de messages inversés incitant au meurtre, de l’envoi de messages secrets ou subliminaux par l’utilisation de symboles diaboliques, afin de hâter la décadence de notre civilisation, etc. Les satanistes nient tout, et il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas grand preuve qu’ils sont aussi dangereux ni aussi puissants que l’affirment leurs ennemis. En fait, les partisans du bon Dieu posent peut-être un danger plus grand encore, comme le montre les chasses aux sorcières qu’ils ont organisées ces dernières années, à propos de présumés sévices sexuels sataniques d’enfants. Et ils ont reçu l’aide dethérapeutes, de procureurs et de policiers animés par une foi quasi fanatique.

Où va notre âme quand on dort?

Dans l'état de sommeil, l'âme ne quitte pas complètement le corps contrairement à ce qui se passe dans le cas de la mort, mais reste rattachée au corps, tout en se déplaçant librement à travers les cieux. Nous pouvons comparer celà à un rayon ou à un fil dont l'extrémité demeure dans le corps. Le rayon de cette âme s'allonge jusqu'aux cieux et puis retourne dans le corps lorsque le dormeur s'éveille.

(…) Dans le sommeil, l'âme humaine sort par les narines et voyage jusqu'à ce qu'elle soit en présence du Seigneur du Trône.

Si le dormeur est dans un état de pureté, son âme se prosterne devant son Créateur. Puis, l'âme peut rencontrer le monde des rêves, ou rencontrer les âmes des gens qui sont morts, mais ce qu'il rencontre réellement est une page du savoir d'Allah concernant l'invisible et contenant le bien ou le mal qu'Il a décrété pour cet être humain en particulier.

Si le dormeur est sincère, généreux et pur, et est quelqu'un qui ne s'adonne pas aux futilités futilités quand il est éveillé, alors quand son âme réintègre son corps, elle transmet à son coeur la vérité de ce qu'Allah, le Grand et le Majestueux, lui a laissé voir. Lorsque cela arrive, cela est appelé un « rêve véridique ».

Dans le sommeil, l'âme peut aussi voyager librement dans le monde et rencontrer les âmes des gens qui sont encore en vie et elle obtient d'elle des informations. Une partie de ce qu'elle apprend est véridique et une partie est fausse. La partie mensongère est le rêve normal ou le chuchotement de l'âme.

Si le dormeur est un menteur et aime ce qui est dévié, son âme s'élève aussi dans les cieux durant le sommeil, elle se déplace librement dans le monde, elle rencontre d'autres âmes et apprend d'elles des informations concernant l'invisible. Cependant, alors que l'âme est en train de réintégrer le corps, elle rencontre chaytan à mi-chemin et il brouille le vrai avec le faux comme il le fait quand une personne est éveillée. Puis, lorsque le dormeur se réveille, il est confus et ne sait pas exactement ce qu'Allah, le Puissant et le Majestueux lui a laissé voir et, par voie de conséquence, il ne comprend pas le savoir obtenu, il ne se souvient que de ce que chaytan lui a montré. Ce sont les rêves confus.

Les preuves :

{Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles à qui Il a décrété la mort, tandis qu'Il renvoie les autres jusqu'à un terme fixé. Il y a certainement là des preuves pour des gens qui réfléchissent.} S 39 v 42

Ibn Umar (radiAllahu anhu) a dit : " Les âmes montent au ciel pendant le sommeil , on leur ordonne de se prosterner sous Le trône d’Allah 3azza wa djal , celles qui sont purifiées (ablution avant de dormir) se prosternent proche du trone et celles qui ne le sont pas , se prosternent loin . "

(Rapporté par Bukhari)

Le Prophète (Salla Allahu ‘Alayhi Wa Salam) a dit : " Celui qui dort avec ses ablutions, un ange passe la nuit a ses cotés , dès qu’il se réveil l’ange dit : " Oh Allah , pardonne a Ton serviteur car il a dormi en état de pureté (ablution) . " Vos âmes passeront la nuit a coté du trône d’Allah.
(Rapporté par At Tabarani)

Il est rapporté dans un hadîth d’Ibn Abbâs – l’Agrément d’Allâh sur lui – que le Prophète (Salla Allahu ‘Alayhi Wa Salam) sur lui – a dit :
« Purifiez ces corps, Allâh vous purifiera. En effet, tout fidèle qui maintient la propreté rituelle toute la nuit aura un ange à ses côtés. Chaque fois qu’il se remue au cours de la nuit, l’ange dit : « Seigneur, pardonne à Ton serviteur, car il a passé la nuit propre. »
(Rapporté par At-Tabarânî. Al-Moundhirî a dit que sa chaîne de transmission était bonne, voir : « sahîh al-djâmi’ », n° 3831).

http://oumsoumaya2.over-blog.com/article-ou-va-l-ame-pendant-notre-sommeil-52813268.html

http://coransounnah.wordpress.com/2012/02/15/sais-tu-ou-ton-ame-va-quand-tu-dors/

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