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discorde

Semer la discorde(al fitna) en Islam

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Fitna est un mot arabe se référant à la guerre civile, au désaccord et aux divisions parmi les musulmans, en particulier pour les périodes comprenant des épreuves de foi. Le mot peut être traduit par « révolte, sédition ou émeute ».

La querelle, en se développant, en s'enracinant et en multipliant les ramifications de ses épines, détruit la fraîcheur de la Foi, tue la bonté et l'amour de la paix qu'elle inspire. Et il n'y a plus alors aucun bien dans l'observation des rites prescrits, qui n'apportent plus aucune protection à l'âme. Souvent, la querelle s'empare des esprits de son auteur et le pousse à commettre des écarts avilissants pour la grandeur d'âme et des péchés graves qui font encourir la malédiction.

En effet, L'Envoyé de Dieu a dit:

"Voulez-vous que je vous indique ce qui est meilleur que le jeûne, la prière et l'aumône ? Les gens présents lui ont dit: Certes, oui ! Il a dit: C'est d'endiguer l'inimitié et l'animosité, car laisser se propager l'inimitié constitue la haliqa (celle qui rase), je ne dis pas celle qui rase seulement les cheveux, mais celle qui rase la Foi" [ Rapporté par At-Tirmidhî ].

Le démon ne parvient peut-être pas à faire de l'homme sensé et raisonnable un adorateur d'idole, mais il peut, lui qui est trop attaché à la séduction de l'homme et à sa perte, parvenir à l'éloigner de son Seigneurau point qu'il ignore ses devoirs encore plus que l'idolâtre délirant. Pour mener à bien cette machination, le démon s'emploie avec ruse à allumer les feux de l'animosité dans les coeurs. Une fois ce feu allumé, le démon se réjouit du spectacle de ces flammes qui brûlent le présent et l'avenir des hommes et qui engloutissent leurs liens et leurs vertus.

L'Envoyé de Dieu a dit:

" Satan a perdu définitivement l'espoir d'être adoré par les orants dans la presqu'île arabique, mais il ne désespère pas de semer la discorde entre eux" [Rapporté par Muslim ].

Il y a des vices contre lesquels l'Islam a mis en garde, et il convient de connaître leur source principale. En effet, tous ces vices se ramènent, malgré la diversité de leurs formes, à un mal unique: la haine. Il en est ainsi de la calomnie des innocents.

C'est un crime vers lequel pousse la haine. Comme la calomnie a pour effet grave d'altérer les réalités et de blesser les personnes vertueuses, l'Islam la considère comme le pire des mensonges.

Aïcharapporte que l'Envoyé de Dieu a dit à ses Compagnons:

"Savez-vous quelle est auprès de Dieu la pire forme d'usure (al-riba) ? Ils ont dit: Dieu et Son Envoyé le savent mieux ! Il a dit: La pire forme d'usure pour Dieu c'est la violation de la réputation d'un individu musulman, puis l'Envoyé de Dieu récita ce verset : { Ceux qui offensent injustement les croyants et les croyantes se chargent d'une infamie et d'un péché notoire } [ Sourate 33 : verset 58 ] [ Rapporté par Abû Ya'la ].

Nul doute que sonder les défauts des gens et chercher à les en attribuer sciemment est signe de perversion et de bassesse. C'est pourquoi l'Islam a institué des punitions immédiates pour certains crimes de la calomnie. Mais, ce qui est réservé dans la Vie future comme châtiment aux différentes formes de calomnie, est plus terrible encore.

L'Envoyé de Dieu a dit:

"Celui qui évoque chez une personne un défaut qu'elle n'a pas, uniquement pour la dénigrer, Dieu le gardera dans le feu de l'Enfer jusqu'à ce que s'épuise ce qu'il a dit sur cette personne" [ Rapporté par At-Tabarânî ].

Dans une autre version:

"Pour tout homme qui répand sur un musulman un mot dont il est innocent, uniquement pour le discréditer dans la vie d'ici-bas, Dieu se doit au Jour de la Résurrection de le fondre dans le feu jusqu'à ce que s'épuise ce qu'il a dit sur ce musulman".

Comme ce qu'il a dit est une diffamation, comment peut-il prouver le contraire devant Dieu et comment peut-il se débarrasser de ses conséquences?

La bonne santé du coeur impose au croyant de souhaiter au moins le bien pour les gens, s'il est incapable de le leur apporter de sa main.

Quant à celui qui invente un mal pour l'imputer aux gens et leur attribuer par pur mensonge, c'est un impudent calomnieux. Allah a dit:

{ Ceux qui aiment que la turpitude se répande parmi les croyants subiront un châtiment douloureux en ce monde et dans la Vie future. Dieu sait, et vous, vous ne savez pas } [ Sourate 24 : verset 19].

Parmi les faveurs que Allah accorde à Ses serviteurs, c'est qu'Il aime que l'on dissimule les défauts des créatures, même lorsqu'ils sont attestés.

En effet, il n'est pas permis à un musulman de diffamer son frère, même en mentionnant des défauts qu'il possède effectivement. Car l'homme au coeur sain compatit devant la douleur des gens et leur souhaite d'en être bien préservé. Quant à la manie de se réjouir en rapportant les scandales d'autrui, de dévoiler les secrets protégés et de mettre les autres à nu, ceci n’est pas le comportement d un vrai musulman. Voilà pourquoi l'Islam interdit la médisance, car c'est un exécutoire pour une haine renfermée et pour un coeur dépourvu de miséricorde et de bonté.

Abû Hurayra rapporte que l'Envoyé de Dieu a dit :

" Savez-vous ce qu'est la médisance ? Les gens présents lui ont dit: Dieu et son Envoyé le savent mieux ! Il a dit alors: c'est de mentionner ton frère avec ce (son défaut) qu'il n'aime pas. Les gens ont dit : Vois-tu, et si mon frère a bien ce que j'ai dit de lui ? Il a dit : S'il possède ce que tu as dit de lui, tu auras médit à son sujet, et s'il n'a pas ce que tu lui attribues tu l'auras calomnié" [ Rapporté par Muslim ].

Parmi les règles de bonne conduite instituées par l'Islam pour préserver les affections et éviter les divisions et les ruptures, il y a aussi l'interdiction de calomnier, car c'est un moyen de détériorer les rapports et de retourner les coeurs.

INTERDICTION D'ÊTRE HÂTIF ET IMPATIENT :

La nature même de la fitna (l’épreuve et la discorde) est que les questions deviennent confuses, les erreurs augmentent et les esprits et les intellects commencent à dévier. La protection et la sécurité contre cela – en ces temps - se trouvent dans la jama'a; en tête de laquelle sont les savants. Donc il est obligatoire pour les gens – les gouverneurs et les gouvernés- de s’accrocher aux paroles des savants et d’agir selon elles. Si les masses se préoccupent des questions de fitna, où ils commencent à exprimer leurs propres avis, cela mène seulement à une augmentation de la fitna et divise plus encore la Umma. Ainsi les umur al-'amma (questions touchant à l'avantage général et au bien-être) - les questions liées à la paix, la sécurité et la crainte - doivent être réservées à ceux qui possèdent la connaissance saine et la compréhension, comme Allah - le Très-Haut - dit

"Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la diffusent. S’ils la rapportaient au messager et aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d’entre eux qui cherchent à être éclairés, ils auraient appris (la vérité). Et n’eussent été par la grâce d’Allah sur vous et Sa miséricorde, vous auriez suivi le diable, à part quelques-uns." [Sourate An-Nisa 4:83]

L’imam As-Sa'di (d.1376H) - rahimahullah - a dit :

« C'est l’avertissement sévère d'Allah à Ses serviteurs en ce qui concerne leurs mauvaises actions. Et c’est une nécessité pour eux, que lorsque leur viennent des nouvelles d’une question importante - comme les questions qui touchent au bien être général et la sécurité des croyants, ou celles qui se rapportent à une atteinte à la sécurité, ou à la crainte d'une calamité qui vient à eux - ils doivent d'abord vérifier ces nouvelles et ne pas être hâtifs dans sa diffusion. Plutôt ils doivent rapporter ces questions au messager (sallallahu ' alayhi wa sallam) et aux détenteurs du commandement; ceux qui possèdent la science, la compréhension, le bon conseil, l'intellect, la maturité et la maîtrise de soi; ceux qui comprennent les affaires et ont la connaissance des avantages et du mal que cela peut amener. S'ils voient que dans la radiodiffusion il y a un avantage et une cause de bonheur pour les croyants et le moyen de se protéger de leurs ennemis, donc ils doivent faire ainsi. Mais s'ils voient qu'il n'y a aucun avantage dans cela, ou qu'il y a quelque avantage, mais que le mal est plus grand, alors ils ne doivent pas agir ainsi. C'est pourquoi Allah a dit : " ceux d’entre eux qui cherchent à être éclairés, ils auraient appris (la vérité)." C’est à dire qu'ils l'auraient évalué avec leur saine compréhension et leur science ferme et correcte. Ainsi il y a là une preuve d’un principe important qui est : si surgit le besoin d'examiner une question particulière, il est obligatoire qu'elle soit laissée à ceux qui sont qualifiés pour cela et personne ne doit les précéder - et ceci est plus proche de ce qui est correct et préservé de l'erreur. Et il y a aussi une interdiction d'être hâtif et impatient dans la diffusion des nouvelles aussitôt qu'ils l'entendent. De même, cela contient l’ordre de réfléchir avant de parler, donc il y regarde s'il y a un avantage à faire cela, si c’est le cas, il s'y lance et si ce n’est pas le cas, il s'en abstient. » [3

LES SAVANTS ET LES AFFAIRES DE LA UMMA :

Dans les questions de fitna et autres questions détaillées liées aux questions du bien être de la umma - comme les affaires liées à siyasatush-shar'iya (la politique de Shari'a) et les maux répandus et leur semblables- les gens doivent avoir une connaissance saine et une compréhension de la maslaha (l'avantage) et du mafsada (le mal). Ces questions, la plupart du temps, sont la cause de fitan; et ce ne sont pas les questions liées à la purification, la prière, le pèlerinage et leur semblables; dont le jeune étudiant en science- ou dans quelques cas, même le laïc - peut parler, et préférer la parole de celui à un autre. Ceci parce que : «  La compréhension des objectifs et des buts de Shari'a n'est possible, qu’en étudiant à fond les textes et en étudiant les travaux détaillés de Shari'a. Ainsi, fiqhul-maqasid (la science de la compréhension des objectifs et des buts de Shari'a) est en effet une science grande et puissante qui ne peut être saisie partout le monde. Plutôt elle peut seulement être comprise par celui qui a atteint un haut niveau de connaissance, a examiné l'état des affaires et est bien mis au courant de celles-ci et a examiné les divers résultats possibles qui peuvent arriver. Et peser entre les avantages et le mal dépend de la compréhension de Shari'a, de ses objectifs, de la compréhension de l'état des affaires et des divers degrés de bénéfices et de mal. Donc ceci n'est possible que pour les savants. » [4]

L’imam Nawawi (d.676H) - rahimahullah - a dit :

« Celui qui ordonne le bien ou interdit le mal doit être bien informé de ce qu'on ordonne ou interdit. Et le niveau de connaissance exigé pour cela variera conformément à que l'on ordonne ou interdit. Ainsi, si c'est une question concernant des obligations nettes et des prohibitions bien connues - comme la prière, le jeûne, la fornication ou boire de l’alcool- alors chaque musulman est savant concernant ces questions. Cependant, si la question implique des questions détaillées, ou des questions liées à l’ijtihad (la science d'extraire les règles de la révélation), la masse des musulmans ne peut pas y entrer, ni ordonner ou interdire. Plutôt cela est réservé aux savants. » [5]

Et les sujets que nous avons mentionnés (c'est-à-dire ceux qui touchent aux affaires du bien être et de l’intérêt de la umma; comme les questions qui traitent de la politique de Shari'a, juger les affaires, corriger le mal répandu, le takfir (déclarer des musulmans mécréants) et ( se rebeller contre les dirigeants) sont les sujets les plus importants qui ont touché le réveil islamique de nos jours et sur lesquels il y beaucoup de discussions, de controverse et d'argumentation entre ces jeunes musulmans qui s'accrochent à la religion et qui désirent sincèrement le bien. Donc ces sujets sont d'une nature extrêmement importante et de même, dévier du chemin correct en ce qui les concerne est extrêmement dangereux!

C’est pourquoi, j'ai voulu recueillir certaines des paroles de nos nobles savants contemporains sur ce sujet – qu’Allah les protége et s'occupe d'eux et continue à faire profiter la umma de leur présence pour le reste de leur temps - ceux qui sont les savants de la religion et les héritiers des prophètes, ceux qui se sont concentrés sur la compréhension des principes de formulation du halal (légal) et du haram (interdit). Shaykhul-Islam Ibn Taymiya (d.728H) - rahimahullah - a dit : « et quiconque de cette umma, est connu pour être véridique, tandis qu’il a été loué et recommandé par la majorité des divers groupes des gens de cette umma, alors ceux-là sont les leaders de la guidée et les balises dans l'obscurité. » [6] Donc ils sont les savants Rabbani, [7] ceux qui apprennent le Livre aux gens et la sagesse et éduquent les gens sur cela. Et ils sont les gens de la compréhension profonde et de la sagesse qu'Allah nous a commandé de rechercher, par Sa parole

"Demandez aux gens de connaissance si vous ne savez pas." [Sourate Al-Anbiya 21:30]

Ainsi ne pas revenir à eux, ne pas être autour d'eux et ne pas les questionner, est la voie des fitan - comme nous avons précédemment expliqué - particulièrement quand il y a un grand nombre de différences et de gens qui divergent et beaucoup de chemins différents pour le voyageur.

ACCROCHEZ-VOUS A LA JAMA'A :

Les savants sont les leaders et la Jama'a à laquelle on nous a commandé de nous accrocher et dont nous avons été avertis contre la séparation – apparaît dans le hadith de ' Abdullah Ibn Mas'ud (radiyallahu ' anhu) qui l'a rapporté du messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) qui a dit : « le sang d'un musulman qui témoigne que nul n’est en droit d’être adoré en dehors d'Allah et que je suis le messager d'Allah, n'est pas licite, sauf dans trois cas : celui qui commet l'adultère, une vie pour une vie (le talion), ou celui qui abandonne sa religion et se sépare de la Jama'a. » [8]

' Umar Ibnul-Khattab (radiyallahu ' anhu) rapporte que le messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit : « accrochez-vous à la Jama'a et prenez garde de vous en éloigner! Car en effet Shaytan est avec la personne seule, mais est plus éloigné de deux personnes. Et quiconque désire le Paradis, alors qu’il s'accroche à la Jama'a. Et quiconque est réjoui par ses bonnes actions et attristé par ses mauvais actes, alors il est croyant. » [9]

Ainsi, quiconque s'accroche à la Jama'a – sans s’en séparer- sera couronné de succès. Mais quiconque se sépare de la Jama'a et est stupéfié de son propre avis, sa connaissance et du plus grand nombre qui le suit - alors il est celui qui est détruit.

L’imam Abou Bakr Al-Ajurri (d.360H), après avoir cité divers versets et ahadith qui ordonnent de s'accrocher à la Jama'a, a ensuite dit : « le signe pour celui à qui Allah - le Puissant et Majestueux - destine la bonté, est qu'il traverse ce chemin : s'accrocher au Livre d'Allah le Puissant et Majestueux, à la Sunna du messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) et au chemin de ses compagnons (radiyallahu ' anhum); et tous ceux qui les ont suivis dans la justesse et la bonté, qu’Allah leur fasse miséricorde; et aussi s’accrocher à ce sur quoi étaient les savants des musulmans dans divers pays - comme Al-Awza'i (d.157H), Sufyan ath-Thawri (d.164H), Malik Ibn Anas (d.179H), Al-Shafi'i (d.204H), Ahmad Ibn Hanbal (d.241H), Al-Qasim Ibn Sallam (d.235H) et tous ceux qui étaient sur un chemin semblable au leur, en évitant de prendre tout chemin que ces savants n'ont pas pris." [10]

 

Notes de bas de page :

[1] Pris du magazine Al-Furqan (No 61/p. 44-46)

[2] Ar-Radd ' alal-Jahmiyah waz-Zanadiqah (p. 2) de l'imam Ahmad Ibn Hanba

[3] Taysirul-Karimir-Rahman (2/54-55), référez-vous aussi aux Qawa'id fi Ta'amul-ma'il-'Ulama ' (p. 121)

[4] Qawa'id fi Ta'amul ma'al-'Ulama ' (p. 119) de Shaykh ' Abdur-Rahman Al-Luwayhiq

[5] Sharh Sahih Muslim(2/23)

[6] Majmu'ul-Fatawa (11/45)

[7] Le Savant Rabbani est celui qui possède la connaissance profonde et qui agit en l'accord avec sa connaissance et l'apprend à d'autres en accord avec leur niveau. Référez-vous à Fathul-Bari (1/214) de Al-Hafidh ibn Hajar

[8] Rapporté par Al-Bukhari (9/6) et Muslim (3/1302)

[9] Sahih : Rapporté par Ahmad (1/18) et at-Tirmidhi (No 2254). Il a été authentifié par Al-Albani dans Dhilalul-Janna (No 87)

[10] Al-Shari'a (No 14) de l'imam Al-Ajurri

Sources:

http://salaf-salahin.over-blog.com/article-31429042.html

http://www.sajidine.com/rappels/ethique/coeur_sans_haine.htm

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Deux entêtés dans un même foyer

Couple

 

Certains différends et litiges font partie des échecs inévitables de la vie conjugale. Alors comment un couple marié peut-il éviter au moins certains conflits ?
N'avons-nous pas tous tendance à voir les choses différemment parfois ? N'est-il pas vrai que nous sommes tellement convaincus que nous avons raison que nous nous servons parfois des arguments de l'autre partie pour appuyer nos positions ?
Ceci est dû au fait que nous avons la conviction d'avoir toujours raison, et ce même lorsque nous avons tort. Il est toujours facile de blâmer son conjoint. Nous pouvons aussi affirmer que les désaccords sont à l'origine de l'absence du bonheur conjugal. Or, l'expérience prouve que la cause réelle de ces désaccords est l'entêtement, ainsi que le refus de faire des concessions.
Si l’on peut renoncer au motif personnel, dompter notre orgueil et éviter l'entêtement, les problèmes seront rapidement résolus.
Nous devons être convaincus que le succès ne signifie pas qu'il faille toujours avoir raison et que nous pouvons obtenir le succès par le moyen de l'humilité. C'est là que réside le secret. Notre ennemi c'est l'entêtement et non pas notre conjoint.
Nous sommes persuadés, cher lecteur, que vous allez accepter de renoncer à l'obstination. C'est un objectif qui vaut la peine de déployer davantage d'efforts.
Cher lecteur :
L'orgueil est l’un des problèmes de la vie conjugale. L'entêtement, la rigidité et le manque de souplesse propagent au sein de la famille une ambiance étouffante et répandent l'angoisse dans le foyer conjugal, ce qui prépare le terrain aux chuchotements et mauvaises suggestions du diable et présage ainsi d'un danger imminent.
Prendre en considération le caractère de l'autre conjoint et essayer de s'adapter à ce qui, en lui, est difficile à changer, est une nécessité pour les deux époux, exigée par la conscience et l'intelligence maritale. Lorsque les époux se montrent inflexibles, ils mettent en péril leur vie conjugale qui risque d'être complètement anéantie.
Ma femme est obstinée :
L'obstination de la femme, sa rigidité et son opposition à son mari sont des choses qui poussent ce dernier à emprunter un chemin épineux qui pourrait aboutir à des conséquences fâcheuses. Nombreux sont les maris qui se plaignent de l'obstination de leurs épouses. Ils ne savent pas que cette obstination est due à leur despotisme et au fait qu'ils ne consultent pas leurs épouses sur les questions ayant trait au ménage. De même, cette obstination de la femme peut être due au fait que le mari dédaigne et ne fait aucun cas de l'avis de sa femme.
Certains époux pensent que l'opinion de la femme n'a pas de valeur et qu'elle peut même causer la ruine du foyer. Ces idées, outre leur caractère stupide, sont très éloignées de l'Islam et il nous suffit à cet égard de faire allusion au conseil donné par Umm Salam, qu’Allah soit satisfait d'elle, au Prophète (), conseil qui a sauvé les musulmans de l'épreuve de la désobéissance à Allah, exalté soit-Il, et à Son Messager ().
L'obstination de la femme peut aussi être due à son incapacité à s'adapter à son mari ou au sentiment qu'elle et son époux n'ont pas le même caractère. Dans ce cas, l'entêtement de la femme est l'expression de son refus du comportement de son mari et il peut aussi être la manifestation de son incapacité à s'harmoniser avec lui dans la vie conjugale.
Chuchotement à l'oreille des deux époux :
La femme croyante et musulmane connaît les mérites de son mari à son égard. C'est une femme d'un abord facile, indulgente, affectueuse et féconde comme l'a décrite le Prophète ().
«Ne vous informerai-je pas de vos femmes au Paradis ?» Si, ô Messager d'Allah, dirent les Compagnons. «Ce sont les femmes, reprit le Messager () affectueuses et fécondes qui, lorsqu'elles sont en colère ou que leurs maris leur font quelque mal ou se mettent en colère, disent à leurs époux : 'Voici ma main je la tends pour la mettre dans la tienne, je ne dormirai pas jusqu'à ce que tu sois satisfait de moi. » (At-Tabarânî entre autres).
Faire bon ménage avec l'autre, et pour l'épouse faire preuve de modestie et d'indulgence envers son époux, n'a pas pour seul résultat la concorde entre les deux conjoints, mais ce sont là des causes de l'entrée au Paradis avec la permission d'Allah, exalté soit-Il. Abû Dardâ', qu’Allah soit satisfait de lui, disait à sa femme : « Si tu me vois en colère, fais-moi sourire, et si je te vois en colère, je te ferai aussi sourire, sinon nous ne pourrons pas vivre ensemble ».
Le mari doit, lui aussi, chercher à contenter sa femme lorsqu'elle se met en colère. Or, le mari pense toujours avoir raison et cela est caractéristique des hommes en général. La femme doit le comprendre et ne pas accuser tout le temps son mari. La femme consciente est celle qui ne provoque pas la colère de son époux et qui, lorsqu'elle apprend qu'une chose donnée le met en colère, ne fait pas cette chose pour ménager ses sentiments. Et si elle commet une erreur, elle doit la reconnaître, ne pas se laisser dominer par l'orgueil en refusant de reconnaître son erreur, car le mari n'est pas de nature à accepter une telle chose.
Le noble hadith prophétique demande à la femme de renoncer un peu à son orgueil et d'aller vers son mari pour le contenter en employant une méthode magnifique, elle lui prend la main et lui dit « Je ne pourrai pas dormir à moins que tu ne sois content de moi ; autrement dit je ne veux pas te laisser dormir dans cet état de colère».
Les psychologues conseillent aux époux de ne pas aller au lit lorsque l'un d'eux est fâché et de se réconcilier avant d'aller se coucher, car lorsque l'un des deux époux dort en étant fâché, cela a de mauvaises conséquences sur son âme : cela fait que l'époux déteste sa femme ou vice-versa. Il n'est pas juste que la femme dorme tranquillement alors que son mari dort en étant fâché contre elle. Cela ne plaît pas à Allah, exalté soit-Il. Alors, diminuez, ô épouses, votre obstination et augmentez votre amour, votre affection et votre indulgence envers votre mari.
On peut remédier à l'entêtement en évitant ses causes. Si l'entêtement est une nature chez la femme ou chez l'homme, que l'autre conjoint fasse preuve d'endurance en espérant la rétribution d'Allah, exalté soit-Il, en essayant dans la mesure du possible d'éviter les sujets de litige, afin que son partenaire se débarrasse petit à petit de ce trait de caractère. La patience est ici une grande partie du remède.
Parmi les moyens de remédier à l'entêtement figure l'amour qu'éprouve le mari envers sa femme, le respect qu'il manifeste envers elle, le fait qu'il ne l'insulte pas et ne l'humilie pas par la parole ou par les gestes. C'est ainsi qu'il gagnera son cœur et l'aidera à le respecter, à ne pas s'enorgueillir et à se montrer obstinée.
Le Prophète () a dit :
«Si la femme accomplit les cinq prières obligatoires, jeûne le mois de Ramadan, se préserve des rapports illicites et obéit à son mari, elle entrera au Paradis». (Ahmad et autres)
Selon Mu'âdh ibn Djabal, qu’Allah soit satisfait de lui, le Prophète, () a dit :
« Si la femme accomplit ses cinq prières, jeûne le mois [de Ramadan], préserve sa chasteté et obéit à son mari, elle entrera au Paradis » (Abou Ahmad et d'autres)
Le Prophète () a dit aussi :
«Si j'avais eu à ordonner à quelqu'un de se prosterner devant un autre qu'Allah, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, la femme ne s'acquitte de ses obligations envers son Seigneur qu'en s'acquittant de ses obligations envers son mari ».
Prenez l'initiative, chère épouse, de faire les premiers pas d'affection, d'indulgence et d'amour. Votre mari vous emboîtera le pas. Et n'oubliez surtout pas le conseil que donna Umama ibn al-Hârith à sa fille Umm Iâs juste avant que celle-ci ne se marrie : « Sois pour lui (pour ton époux) une esclave, et il sera (à son tour) pour toi un esclave ». Il y a un verset coranique qui donne un conseil plus grand que celui-ci : Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :
« Et tout ce que vous avancez de bien pour vous-mêmes, vous le retrouverez auprès d’Allah, car Allah voit parfaitement ce que vous faites » (Coran 2/ 110)
Alors si vous faites preuve, chère épouse, de bienveillance envers votre époux, ce sera en votre faveur et vous trouverez en retour la bienveillance. Et si vous avancez l'amour envers lui, vous récolterez l'amour, la bonté et l'affection: Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Y a-t-il d’autre récompense pour le bien, que le bien ? » (Coran : 55/60).

 

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=177001&fromPart=51

 

 

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