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Fornication

Hadith:un geste de charité envers un voleur, un fornicateur...est louable

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Al Bokhari rapporte un hadith édifiant dans lequel le prophète (prière et salut sur lui) dit : « Un homme avait dit : Je vais faire une aumône. Puis il partit avec son aumône et la mis dans la main d’un voleur. Le lendemain, comme on parlait de cette aumône faite à un voleur, le même homme dit : Ô mon Dieu, louange à Toi ; je vais faire une aumône. Puis, il partit avec son aumône et la déposa dans la main d’une fornicatrice. Le lendemain, on parla de cette aumône faite la veille à une fornicatrice. Le même homme dit encore : Ô mon Dieu ! Louange à Dieu qui m’a fait donner l’aumône à une fornicatrice. Je vais faire encore une aumône. Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un riche. Le lendemain on parla de cette aumône faite à un riche. Le même homme s’écria alors : Ô mon Dieu ! Louange à Toi qui m’as fait donner l’aumône à un voleur, à une fornicatrice et à un riche. Cet homme vit en songe quelqu’un qui lui dit : L’aumône que tu as faite à un voleur servira peut-être à lui enlever dorénavant le désir de voler. Celle faite à une fornicatrice la portera peut-être à s’abstenir de la fornication, et, quant à celle faite à un riche, il y verra peut-être un exemple à imiter et il dépensera (en aumônes) une partie des biens que Dieu lui a donnés. »

La première des subtilités de ce hadith, qui d’ailleurs se retrouve dans beaucoup d’autres, dévoile le travail correctif du messager de Dieu (prière et salut sur lui) qui réoriente la communauté vers une compréhension plus saine des choses. C’est en l’occurrence, l’un des rôles du prophète (prière et salut sur lui) que d’enseigner aux croyants la sagesse.

[Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage] Sourate La Génisse, verset 129

Dans ce hadith, les gens s’attachent à une impression injuste et erronée : celle de croire que l’aumône faite à des voleurs, des fornicateurs et des riches est incohérente. Poussés par leurs préjugés, ils ont institué un genre d’interdiction qui prive ces catégories de personnes, de l’aumône. Pourtant et comme le mentionne la fin du hadith, certaines subtilités peuvent donner à des gestes de charité, une valeur illustre et prolifique. Malheureusement et à l’image de notre société, le nombre de critiques l’emporte sur la qualité de certaines initiatives singulières, au point même de freiner des membres de notre communauté dans le bien. Que de frères et soeurs, face à des procès d’intentions, auraient baissé les bras ? C’est au contraire, le chemin inverse qu’a emprunté notre homme, en troquant les suggestions diaboliques avec l’espoir en Dieu. Quoi qu’on ait pu dire sur lui, et malgré que sa réputation ait été écorchée, son oeuvre avait pour compagnie l’agrément divin, et c’était là le plus important pour lui…

Parmi les autres sagesses de ce hadith, on notera la persévérance dont a fait preuve le protagoniste. Et malgré les jugements de son entourage, il continua à faire preuve de confiance en Allah et à redoubler d’efforts dans ses sacrifices et ses aumônes. Devant ces invitations aux regrets et au désespoir, il a préféré louer son Seigneur et poursuivre sa dynamique de charité. Ainsi, l’espoir en Allah joue comme souvent, un rôle plus que déterminent dans le devenir des oeuvres religieuses. Le prophète (prière et salut sur lui) par cet exemple illustre, nous a démontré que certaines finesses cachées peuvent donner lieu à un agrément divin et une utilité sur les plans sociaux et religieux. C’est d’ailleurs l’un des intérêts des formes d’adorations, que de susciter des avantages pour soi-même et pour les gens en général.

Un élément est également dénoncé de manière implicite dans ce hadith : c’est la croyance erronée de l’entourage. Plusieurs prétextes ont été pris comme base par les gens, afin de rendre illégitime l’aumône à certaines catégories de la société. C’était comme si certaines personnes méritaient de recevoir des aumônes, et d’autres non, et ce, indépendamment de toute loi divine et/ou prophétique. En l’occurrence ici dans notre hadith, les voleurs, les fornicateurs et les riches n’ont pas le droit (selon les codes populaires) de recevoir l’aumône. Et les raisons à cela peuvent être différentes d’après les gens. On pourrait citer par exemple, le caractère de vilénie des deux premiers. En effet, la croyance populaire inviterait alors les gens à croire que les voleurs et les fornicatrices commettent un péché suffisamment grave, pour être privés d’aumône. Ou bien encore, on pourrait croire que le voleur avec l’argent qu’il vole, ou la fornicatrice avec l’argent qu’elle gagne en monnayant ses charmes, n’ont pas besoin de recevoir de l’argent par charité. C’est le même argument qui correspondrait au cas des riches, qui sont suffisamment à l’aise financièrement, pour ne pas être l’objet d’un don.

Ce qui est étonnant dans ce hadith, c’est que malgré la place que prend le péché du vol et de la fornication (qui sont hautement condamnés sur le plan religieux) cela n’empêche pas ces aumônes d’avoir une utilité pour ce genre de pécheurs. Ainsi, le bénéfice social et religieux souligné à la fin du hadith, leur a rendu licite la réception des aumônes. L’abstention au vol permet à certaines personnes de conserver la propriété de leurs biens, de préserver la personne qui allait commettre le vol du châtiment divin, etc. Idem pour la fornicatrice. Pour ce qui est du riche, l’aumône devient une manière, certes insolite mais potentiellement efficace, d’inciter les bien-portants, à s’adonner eux aussi, à l’aumône.

Si on transpose les enseignements de ce hadith sur notre quotidien actuel, on verra qu’un certain nombre de similitudes apparaissent. Parmi elles, les préjugés intempestifs sur les quémandeurs dans la rue. On entend un certain nombre de frères et soeurs justifier leur refus de donner de l’argent à certaines catégories de mendiants. Les remarques sont aussi nombreuses que fantaisistes : « certains sont « en réalité » riches, voire plus riches que ceux qui donnent », « d’autres sont des arnaqueurs qui ont monté un genre de business de mendicité », etc. Même si en effet, ce genre de réalités existe, on ne peut se permettre de généraliser ces phénomènes à toutes les personnes qui sollicitent une aide. On verra même que ceux qui critiquent le plus les mendiants, sont ceux qui ne font jamais (voire très rarement) preuve de charité…!

Quant aux organisations qui travaillent dans l’humanitaire, elles subissent de plein fouet les effets de ces préjugés. Et même si le souvenir de certaines affaires telles que celle de l’ARC plane, on ne peut se réfugier derrière ces malheureux évènements qui relèvent de l’anecdotique, alors que la pauvreté mondiale est loin d’être éradiquée.

Par la grâce d'Allah, un grand nombre d’entités sérieuses existent. Certaines d’entre elles proposent même un retour d’information avec des « rapports de projet » qui permettent de garantir l’accomplissement des « missions » pour lesquelles elles ont été mandatées. Que ces bénéficiaires soient musulmans ou non, il est important de rappeler que le prophète (prière et salut sur lui) ne cherchait pas à faire du favoritisme communautaire lorsqu’on le sollicitait. A ce propos, si certains frères et soeurs s’interrogent sur la validité des aumônes dirigées aux non-musulmans, ils verront que le Coran et la Sunna se sont prononcés favorablement à ce genre d’initiatives. Ceci dit, Allah (exalté soit-il) met un certain nombre de conditions « évidentes » qu’il convient de respecter, et que l’on retrouve en substance, dans le 8ème verset de la sourate l’éprouvée :

[Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables]

Malheureusement, il reste encore des frères et soeurs qui s’obstinent à refuser de donner aux populations non-musulmanes, qu’ils soient sollicités ou non. Nous leur rappellerons que le modèle qu’ils suivent (prière et salut sur lui) se montrait généreux envers les besogneux de quelques confessions qu’ils soient. Comprend cher frère/chère soeur, que les occasions de charité ne se limitent pas à un flux intracommunautaire. Les sources authentiques nous font même état de certaines personnes qui ont bénéficié de la miséricorde divine, en faisant preuve de clémence et de générosité envers les animaux. Que dire alors de ce qui est requis en termes de fraternité humaine ?!

 

http://www.sous-missions.com/articles/zooms/ta-relation-avec-l-argent/

 

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INTERDIRE LA FORNICATION ET L'HOMOSEXUALITÉ, POURQUOI?

 1) L ‘interdiction de la fornication :

Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 32 de Sourate EL ISRAA (le voyage nocturne) : « N'approchez pas la fornication, c'est une infamie, une voie funeste ». Et dans un hadith, d’après Abdoullah Ibnou Abass, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Oh ! Jeunes de Koraiche préservez vos sexes des rapports illégitimes, donc ne commettez pas l’adultère, car celui qui aura préservé son sexe, aura le paradis » écrit par : El Tabarani dans son livre « le grand livre ».

Et selon El Haithame Bano Malek el Taai, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit :

«Il n y a pas pire péché, après le péché du polythéisme, qu’un spermatozoïde posé par un homme dans la matrice d’une femme qui lui est illégitime ».

Dans un autre hadith de Abi Hourayra (que Dieu l’agrée), le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Le fornicateur ne peut commettre une fornication, quand il fornique alors qu’il est croyant », édité par les deux scheiks[1]. Nous comprenons par cette subtilité de langage que : un fornicateur ne peut pas être croyant au moment où il pratique la fornication.

Allah a dit : « n’approchez pas la fornication », ça veut dire ne vous en approchez pas du tout, quelque soit la cause ou le prétexte, car la non abondance des causes peut y conduire, alors que c’est un acte très vil et un grand péché. 
II) La punition de la fornication :

Allah a aussi dit, dans le verset numéro 2 de Sourate EL NOUR (la lumière) : « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez les chacun de cent coups de fouets. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Et qu’un groupe de croyant assiste à leur punition »

Le sens apparent de ce verset, dans la punition des coupables de fornication, est cent coups de fouet, mais il été a prouvé dans la Sunna du Prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) que la punition des personnes adultères célibataires diffère de celle des mariés, tout en ajoutant aux cents coups de fouet une année complète d’exil.

III) L’interdiction de l’homosexualité

Le pire de ce qui a entaché l’histoire de l’humanité est l’éloignement d’une partie des humains, de la nature innée dont Dieu les a dotés.

Ils ne se sont pas contentés des relations sexuelles avec le sexe opposé sur la base des lois de la religion et de leur propre nature, mais ils ont laissé leurs âmes obéir à ce que leur dicte Satan, et se sont adonner à des pratiques éloignées de la bonne voie, et à pratiquer des relations sexuelles perverses soit avec leurs épouses (par exemple la sodomie) soit avec des humains du même sexe (l’homosexualité masculine ou féminine), jusqu'à arriver à la pire des bassesses en pratiquant des actes sexuelles avec des animaux (zoophilie) ou avec des cadavres (nécrophilie).

Et Dieu a interdit toutes ces différentes sortes de pratiques sexuelles perverses :

A) L’homosexualité masculine (EL LIWATE)

Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 165 et 166 de sourate EL CHOUARAA (les poètes) « accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs.»

Aussi Allah a dit dans le verset numéro 80 et 81 de sourate AL_A’RAF « Et Lot, quand il dit à son peuple : «Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier. »

Et le législateur dans l’islam a instaurer une punition formelle et stricte sur la base du Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) « Si vous trouvez quiconque en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez les, que ce soit celui qui commet l’acte ou celui qui le subit.» (El Tarmidi numéro 1376)

B) L’homosexualité féminine (EL SIHAKE)

C’est des pratiques contre nature auxquelles s’adonnent certaines femmes, et consistent en un rapport sexuel entre des femmes imitant ainsi les caresses et les attouchements intimes qui se produisent dans un couple hétérosexuel, et ces actes sont strictement interdits selon un Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix): «le lesbianisme (l’homosexualité féminine) entre femmes est une fornication entre elles» (El Tabarani ) 
C) L’interdiction de la sodomie (relation sexuelle anale)

Aussi Allah a dit dans le verset numéro 222 de sourate AL_BAQARA (la vache)

« Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah ».

Le prophète SWS a dit à ce propos : « Maudit celui qui prend sa femme par derrière » Abou Daoud numéro 1847.

VI) Les maux causés par les turpitudes et l’anarchie sexuelle :

Le docteur El Nassimi a résumé, en un ensemble de points, les conséquences de la liberté sexuelle en tant que maux néfastes et destructeurs pour l’individu et pour la société :

1/ Quand l’être humain s’abandonne à satisfaire ses envies sexuelles et à assouvir ses désirs et ses instincts primitifs cela conduit irrémédiablement à des résultats néfastes qui nuisent sa santé et détruisent la cellule familiale qui est l’élément de base constituant la société.

2/ Les turpitudes sont principalement les seules causes des M.S.T (Maladies Sexuellement Transmissibles) et le plus important mode de leur transmission et leur propagation, comme la syphilis, les chaudes pisses, Gonorrhea et le SIDA.

3/ Comme nous avons vu, l’homosexualité provoque des maux plus complexes que ceux provoqués par la fornication hétérosexuelle. L’homosexuel « actif » habitué aux relations avec les hommes pervertie et dénature ses envies sexuels vers une seconde nature et ses désirs s’orientent vers les hommes plus que vers sa propre femme. Cela conduit ou à un divorce ou à la pratique de perversions sexuelles avec elle en la sodomisant. Quant à l’homosexuel « passif », il s’expose à des déformations et déséquilibres physiques voir anatomiques et hormonaux avec complications et fini par être perturbé psychologiquement et devient efféminé.

4/ Le phénomène de propagation de la satisfaction du plaisir sexuelle par des voies interdites, et les facilités mises à dispositions pour y accéder, mènent la jeunesse au refus du mariage légal et à la fuite de la responsabilité de fonder une famille, qui est l’élément de base de la société. Ceci mène à la dissolution (l’explosion) de cette société et sa transformation en des individualités insociables sans aucun dénominateur en commun.

IV)Les principales maladies contractées par la fornicateurs et les homosexuels : 
Les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) :

Ces maladies ont été appelées autrefois maladies vénériennes relativement à Vénus (mot latin désignant la déesse de l’amour chez les grecs) et elles désignent un certain nombre d’affections contagieuses, transmissibles par les rapports sexuelles.

La diversité des maladies vénériennes ainsi que leurs modes de transmission ont fait que ce terme qui les désignent est devenu inapproprié et insuffisant, et le terme contemporain qui les regroupe est : « les maladies sexuellement transmissibles » ou M.S.T. Ces maladies peuvent se transmettre par n’importe quelle voie parmi les différentes sortes de rapports sexuels qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, qu’il soit vaginal ou anal, ou même par filiation (hérédité) (transmission mère-enfant).

Sans aucun doute, les M.S.T. représentent des avant-goûts de punitions divines subis par ceux qui ont osé violer la nature humaine et qui se sont écarté de la bonne voie en commettant des turpitudes tels que la fornication, l’homosexualité et autres.

La propagation de ces maladies résultat de la liberté sexuelle et la débauche n’est autre que la confirmation de la prophétie du messager de Dieu et la prédominance, la prépondérance et la prééminence prophétique se manifestent par le hadith évoquant ce sujet : «Et il n’apparaît de turpitude dans un peuple sans être annoncée par de graves maladies que leurs ancêtres n’ont jamais connu auparavant». Rapporté d’après Abdallah Ibnou Omar et dont l’authenticité a été confirmée par Al Albani.

En générale les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) sont :

1/ Syphilis :

C’est une maladie féminine (ou femelle) qui est apparue dans le continent européen au moyen age, et a fini par se propager dans le monde entier. Elle évolue en véritable épidémie de temps à autre, et cette évolution est liée aux périodes de guerre où les circonstances sont favorables à la contamination via les différents moyens anarchiques de satisfaction des besoins sexuels. La Syphilis est transmise par voie sexuelle et peut aussi être transmises par la femme enceinte à son enfant.

La liberté sexuelle actuelle, et la propagation du phénomène de l’homosexualité et de la débauche sont considérées comme étant les facteurs principaux de la propagation de cette maladie d’autant plus que ce phénomène est favorisé par les pilules de contraception, la facilité et la multiplication du phénomène de migration des populations.

Le germe responsable de la syphilis est une bactérie (Treponema pallidum) faisant partie de la famille des spirochètes. Elle est de forme filaire et sa longueur peut atteindre 20 microns. En dehors du corps humain ces microbes trouvent un environnement défavorable et meurent rapidement et c’est pour cela que leur transmission est limitée aux contacts chaux et humides existants dans les relations sexuelles et leurs préliminaires.

Notons qu’il y’a deux types de syphilis: la syphilis acquise et la syphilis congénitale.

1.a) La syphilis acquise :

La maladie évolue en phases successives. 
a.1- La syphilis primaire :

L’incubation silencieuse (entre la contamination et les premiers symptômes) est en moyenne de 3 semaines, mais peut se prolonger jusqu’à 3 mois.

La première phase se caractérise par l’apparition d’un chancre : lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer inaperçu. Des ganglions durs et indolores sont perçus dans la zone du chancre. 
a.2- La syphilis secondaire :

Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant.

La bactérie est responsable de manifestations variées en particulier cutanées (nombreuses lésions dont certaines sont contagieuses) et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). Ces signes cutanés et muqueux sont associés à de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Méningite, hépatite, atteintes rénales et articulaires sont possibles. 
a.3- La syphilis tertiaire :

Elle survient en l’absence de traitement, après quelques mois ou années silencieuses.

Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires, troubles psychiatriques. Pendant cette phase de la maladie, le patient n’est plus contagieux.

La syphilis latente se définit comme l’infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce (pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première année). 
1.b) Le syphilis congénitale (héréditaire). :

Lorsque la femme est enceinte elle peut transmettre, via le placenta, les microbes causant cette maladie qui peut être souvent mortelle pour le bébé.

2/ La Gonorrhea :

Ce sont des globules marrons ressemblent á des grains de café qui peuvent causées la maladie du Gonorrhea. Après trois jours de la relation douteuse une inféction touchant le sexe du mal provoquant des douleurs et des brulures au moment du contacte ou au moment des autres besoins biologiques. Ces mêmes microbes peuvent toucher les organes génitaux et urinaires. Pour le cas des femmes, les effets seront moins mais les microbes peuvent endommager le vagin, la vissé et la matrice jusqu'à même l’ovule et il peut causé même une stérilité permanente. Si la maladie et le probleme percistent, le microbe en question peut infecter le sang á 1% touchant par la suite les articulation au niveau des genoux comme elle peut provoqué des malaises cardiovasculaires qui conduisent généralement à la mort subite.
3/Le SIDA:

Le SIDA est la dernière station de l’homme avec les maladies contagieuses causées par les relations illégales et la pratique anarchique du sexe, le SIDA menace de détruire toute l’humanité plus que n’importe quelle autre maladie sur terre.

Le SIDA, abréviation de Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise, est une maladie liée à un virus appelé VIH (abréviation de Virus de l'Immunodéficience Humaine) ou HIV en anglais (pour Human Immunodeficiency Virus).

Donc le HIV est le principal Virus qui provoque le SIDA, ce virus est très vulnérable est sensible (en dehors du corps humain) á la chaleur et aux désinfecteurs chimiques, le

Virus en question ce trouve principalement dans le sang infecté, dans le sperme, dans le vagin et la matrice. Les relations sexuelles sont les voies principales pour la contamination quelques que soit la nature de ces relations (quelles soient hètero ou homo). Le risque de la contamination et de la transmission est plus élevé chez les homosexuelles vu la spécificité de la pénétration anale.

La transfusion incontrôlable et l’utilisation des instruments médicaux non stérilisés (seringues chez les toxicomanes par exemple) conduisent inéluctablement á la contamination, une étude statistique prouve que 30 % des toxicomanes en Europe sont contaminés par le SIDA, rappelons aussi que la femme enceinte peut transmettre le Virus à son foetus á un taux de 50 %. En résumé le Mode de transmission est comme suit :

Par voie sexuelle. C'est la voie de contamination la plus répandue.

Par voie sanguine: soit par transfusion soit par échanges de seringues

Pendant la grossesse, de la mère à l'enfant

Le développement de la maladie et ses caractéristiques : 
Que fait le virus?

Quand le virus a pénétré à l'intérieur du corps, celui-ci va détruire ce qu'on appelle le système immunitaire, c'est à dire ce qui est chargé de nous défendre contre les microbes qui nous entourent en permanence. La destruction du système immunitaire va prendre plusieurs années, ce qui explique pourquoi la plupart des gens porteurs du virus n'ont apparemment aucun symptôme.
Conséquences de la présence du virus dans le corps humain :

Un fois que le virus a fragilisé ou détruit en partie le système immunitaire, l'individu devient alors extrêmement fragile et peut alors développer des infections qu'il n'aurait pas développées en l'absence de fragilisation de ses défenses.

Ecrit par :

Triaki Mohamed

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Fornication et enfant adultérin

Comment est défini le vocable « fornication » (الزنا) ?

C’est un rapport sexuel hors mariage entre deux personnes de sexes opposés avec pénétration.

Quel est le statut de la fornication et de l’adultère en Islam ?

La fornication englobe la notion d’adultère et tous deux comptent parmi les grands péchés.

Dieu dit :

وَلا تَقْرَبُوا الزِّنَى إِنَّهُ كَانَ فَاحِشَةً وَسَاءَ سَبِيلاً

« N’approchez pas la fornication ! Cela est en vérité une turpitude et une voie néfaste », s.17 Al-Isrâ’ (Le Voyage nocturne), v.32.

Quelles sont les preuves de la gravité de la fornication en Islam ?

Elles se trouvent dans le Saint Coran même :

وَالَّذِينَ لا يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهاً آخَرَ وَلا يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّوَلا يَزْنُونَ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ يَلْقَ أَثَاماً

« Ceux qui n’invoquent aucune autre divinité à côté de Dieu ; ceux qui n’attentent pas à la vie de leurs semblables que Dieu a déclarée sacrée, à moins d’un motif légitime, ceux qui ne s’adonnent pas à la fornication, car quiconque commet de tels péchés encourra la sanction de ses forfaits », s.25 Al-Fourqâne (Le Discernement), v.68.

Ce verset place, dans l’ordre décroissant, la fornication en troisième position parmi les graves péchés, après le fait d’associer une autre divinité à Dieu et l’assassinat. Dieu informe que le châtiment de cette transgression est la pérennité en enfer, sauf pour ceux qui se repentent.Dieu dit aussi : « Et le Jour du Jugement dernier, son supplice sera doublé et il le subira éternellement, couvert d’ignominie, hormis ceux qui se repentent, qui croient sincèrement en Dieu et qui font des œuvres salutaires. Ceux-là, Dieu transformera leurs mauvaises actions en œuvres méritoires, car Dieu est toute miséricorde et toute indulgence. », s.25 Al-Fourqâne (Le Discernement), v.69-70.

يُضَـٰعَفۡ لَهُ ٱلۡعَذَابُ يَوۡمَ ٱلۡقِيَـٰمَةِ وَيَخۡلُدۡ فِيهِۦ مُهَانًاإِلَّا مَن تَابَ وَءَامَنَ وَعَمِلَ عَمَلاً۬ صَـٰلِحً۬ا فَأُوْلَـٰٓٮِٕكَ يُبَدِّلُ ٱللَّهُ سَيِّـَٔاتِهِمۡ حَسَنَـٰتٍ۬‌ۗ وَكَانَ ٱللَّهُ غَفُورً۬ا رَّحِيمً۬ا

Quelles sont les sentences pénales de la fornication ?

Au début, l’homme et la femme adultères étaient emprisonnés à perpétuité, et les fornicateurs étaient réprimandés verbalement.

وَاللاَّتِي يَأْتِينَ الْفَاحِشَةَ مِنْ نِسَائِكُمْ فَاسْتَشْهِدُوا عَلَيْهِنَّ أَرْبَعَةً مِنْكُمْ فَإِنْ شَـهِدُوا فَأَمْسِكُوهُنَّ فِي الْبُيُوتِ حَتَّى يَتَوَفَّاهُنَّ الْمَوْتُ أَوْ يَجْعَلَ اللَّهُ لَهُنَّ سَبِيلاً وَاللَّذَانِ يَأْتِيَانِهَا مِنْكُمْ فَآذُوهُمَا فَإِنْ تَابَا وَأَصْلَحَا فَأَعْـرِضُوا عَنْهُمَا إِنَّ اللَّهَ كَانَ تَوَّاباً رَحِيماً

« Celles de vos femmes qui se rendent coupables de perversité, requérez contre elles le témoignage de quatre d’entre vous. Si le témoignage est confirmatif, enfermez les coupables sous un toit jusqu’à ce que la mort vienne mettre fin à leur vie ou que Dieu leur offre une autre issue. Si deux individus parmi vous se livrent à la débauche, sévissez contre eux. S’ils se repentent et s’amendent, laissez-les en paix, car Dieu est Clément et Miséricordieux. », s.4 An-Nisâ’ (Les Femmes), v.15-16.

Ce décret fut abrogé par la suite. ‘Oubâda Ibnou As-Sâmith rapporte que le Prophète a dit : « Transmettez de moi, transmettez de moi ! Allâh leur a offert une autre issue, la vierge reçoit cent coups de fouet et s’exile un an, alors que la non-vierge reçoit cent coups de fouet et subit la lapidation », (rapporté par Mouslim).

D’aucuns savants disent que les versets furent abrogés par deux autres versets :
- L’un relatif à la vierge :

وَلا تَأْخُذْكُمْ بِهِمَا رَأْفَةٌ فِي دِينِ اللَّهِ الزَّانِيَةُ وَالزَّانِي فَاجْلِدُوا كُلَّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا مِائَةَ جَلْدَةٍ

« Administrez à la femme et à l’homme coupables de fornication cent coups de fouet chacun. Le respect de la loi de Dieu exige que vous n’ayez aucune pitié pour eux, si vous croyez en Dieu et au Jugement dernier. Ce châtiment devra être exécuté en présence d’un groupe de croyants », s.24 An-Noûr (La Lumière), v.2.

- L’autre relatif à la non-vierge :

والشيخ والشيخة إذا زنيا فارجموهما البته
« Lapidez l’homme âgé et la femme âgée coupables d’adultère. »
Ce verset fut abrogé dans son écriture, mais maintenu dans son application.Le Prophète dit :

لا يحل دم امرئ مسلم يشهد أن لا إله إلا اللَّه وأني رسول اللَّه إلا بإحدى ثلاث : الثيب الزاني ، بالنفس ، والتارك لدينه المفارق للجماعة

Il n’est licite de condamner à mort un musulman que pour trois choses : s’il commet l’adultère, s’il tue une âme humaine et s’il apostasie et quitte le groupe », (rapporté par Al-Boukhârî).
Il ajoute : « Parmi les signes de la fin des temps : la généralisation de l’ignorance, la rareté du savoir et la généralisation de la fornication. »
‘Abdoullâh Ibnou Mas‘oûd dit : « Lorsque la fornication et l’usure se répandent dans une cité, Allâh ordonne de l’anéantir. »

Quel est le châtiment appliqué à la fornication dans l’au-delà ?

   Dans un long hadîth rapporté par Samoura Ibnou Joundoub à propos d’un rêve du Prophète sur les châtiments de la tombe, le Prophète raconta son songe en précisant que deux hommes sont venus le réveiller et l’accompagner vers un endroit où ils virent plusieurs sortes de châtiments : « (…) Nous reprîmes notre marche et passâmes devant quelque chose comme un four à pain. (Il me semble qu'il a dit : "Voilà que montaient de ce four une rumeur confuse et des voix".) Nous nous penchâmes pour voir dans son intérieur et voilà qu'il y avait des hommes et des femmes nus. Des flammes venaient les lécher par en bas. Quand les flammes les touchaient, ils se mettaient à crier". Je dis : "Qui sont ceux-là ?" [...]
Ils dirent : Pour ce qui est des hommes et des femmes nus qui se tenaient dans une fosse semblable à un four à pain, ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. », (rapporté par Al-Boukhârî).

Des différents statuts de l’enfant

Quelle est la définition du mot « enfant » (وَلَد) en jurisprudence islamique ?

Le mot «وَلَد» signifie la descendance qu’elle soit masculine ou féminine. On donne aussi le nom «وَلَد » à l’enfant adopté.

Quelle est la définition de l’enfant adultérin ?

C’est l’enfant qui est issu d’une relation de fornication sans que leur relation soit entachée d’ambiguïté (voir ci-dessous).

Qu’est-ce l’enfant d’al-moulâ‘anah (ولد الملاعنة) ?

Etymologiquement, al-moulâ‘anah «الملاعنة» ou al-moubâhalah «المباهلة» c’est le fait que deux personnes invoquent la malédiction d’Allâh sur celle des deux qui a menti.Juridiquement, al-moulâ‘anah c’est le serment d’un mari pour attester que son épouse a commis l’adultère ou que l’enfant qu’elle porte n’est pas de lui ; et le serment de l’épouse de la non véracité de l’accusation de son conjoint.
Dans ce genre de situation, la filiation de l’enfant n’est pas rattachée au mari et on le considère comme l’enfant d’al-moulâ‘anah «ولد الملاعنة».
Cet enfant n’est pas considéré comme un enfant issu de la fornication puisque rien ne prouve qu’il le soit véritablement. Le serment du mari le préserve de la sentence d’al-qadf (calomnie de fornication sanctionnée de 80 coups de fouet) et celui de l’épouse la préserve de la sentence pénale pour la fornication.
La filiation de l’enfant d’al-moulâ‘anah est alors rattachée à la mère, et l’enfant n’est pas soumis aux mêmes décrets que celui de la fornication. Leur point commun est qu’ils sont tous deux rattachés à leurs mères.

Qu’est-ce qu’un enfant de l’ambiguïté (ولد الشُّـبهة) ?

Etymologiquement, le mot «الشُّـبهة» signifie la non distinction entre deux choses qui sont ressemblantes.
Juridiquement, ce mot signifie la non-distinction entre le licite et l’illicite.
En l’espèce, l’ambiguïté concerne la relation sexuelle entre un homme et une femme qui pensaient qu’ils agissaient dans un cadre licite (cas d’un mariage dont les conditions n’étaient pas toutes respectées). L’enfant de l’ambiguïté c’est l’enfant né d’une t elle relation.

Où réside la différence entre l’enfant de l’ambiguïté et celui de fornication ?

Dans le cas de l’enfant de l’ambiguïté, le rapport sexuel entre ses parents n’est pas explicitement illicite. Leur erreur entre dans le cadre du verset :

رَبَّنَا لا تُؤَاخِذْنَا إِنْ نَسِينَا أَوْ أَخْطَأْنَا

« (…) Seigneur ! Ne nous tiens pas rigueur de nos omissions et de nos erreurs (…) », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v.286.

De plus, l’Islam repousse les sentences pour ambiguïté conformément au hadîth rapporté par ‘Â’icha (Da) où le Prophète dit : « Repoussez tant que vous pouvez les sentences pour ambiguïté », (rapporté par At-Tirmidhî).

L’enfant de l’ambiguïté est donc rattaché à son père et ne subit pas les lois appliquées à l’enfant issu de la fornication.

Quel cas fait-on de l’enfant abandonné (اللقيـط) ?

Etymologiquement, le verbe « لقط » signifie ramasser quelque chose par terre.
Juridiquement «اللقيط » est le nom donné à un enfant perdu ou abandonné de parents inconnus.
L’enfant abandonné est considéré comme légitime tant que l’on n’a pas la preuve qu’il est issu de la fornication. On ne lui applique donc pas les mêmes règlements que ceux de l’enfant issu de la fornication.

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Des prérogatives de l’enfant d’al-moulâ’anah et de celui issu de la fornication

Que risque une personne qui accuse un enfant d’al-moulâ’anah d’être issu de la fornication ?

   Selon les mâlikites, les châfi’ites et les hanbalites, on applique à l’accusateur la sentence d’al-qadf, sauf s’il ramène la preuve du bien fondé de son accusation.

De qui hérite l’enfant issu de la fornication ?

   L'enfant issu de la fornication est attaché à sa mère et non à son père biologique : il n'hérite donc pas du père, mais uniquement de sa mère et de la famille de celle-ci.

Le témoignage de l’enfant d’al-moulâ‘anah dans une affaire de fornication est-il acceptable ?

  Selon les mâlikites, son témoignage est agréé, contrairement à celui de l’enfant issu de la fornication.

Qu’est-ce la fiabilité de l’enfant issu de la fornication «عدالــة ولــــد الزنــــا» ?

   Etymologiquement, le mot «عدالــة » vient du verbe « عَدَلَ » qui signifie juger avec vérité et équité. L’homme « العَدْلُ » est celui dont on agréé la parole et le jugement.
Juridiquement le mot « العَدْلُ » ou « العدالة » (fiabilité) est attribué à celui qui s’écarte des grands péchés, qui accomplit les obligations religieuses, celui dont les bonnes œuvres prévalent sur les péchés, et celui dont le bien prépondère. Certains savants énoncent : « Celui dont on ne voit pas ce qui sèmera le doute sur sa personne. »

A partir de cette définition, n’est pas considéré comme fiable dans le témoignage : celui dont la pratique religieuse (صلاح الدين) n’est pas bonne (délaissement des obligations religieuses, désintéressement des sounan, accomplissement des grands péchés, insistance sur les petits péchés) ; celui dont l’honorabilité (المروءة) n’est pas avérée comme le non-respect des bonnes coutumes (choisir la danse comme métier, s’habiller bizarrement, dévoiler les secrets de son couple, entrer au bain public sans mi’zar, dévoiler du corps ce que les bonnes mœurs n’acceptent pas).

Le témoignage de l’enfant issu de la fornication est-il valide ?

   Oui, puisque l’Islam est la religion de la justice, de la miséricorde et de l’égalité, et que Dieu ne condamne pas l’innocent.
Dieu dit : وَلا تَكْسِبُ كُلُّ نَفْسٍ إِلاَّ عَلَيْهَا وَلا تَزِرُ وَازِرَةٌ وِزْرَ أُخْرَى

   « (…) Nul ne commet le mal qu’à son propre détriment, et nul n’aura à assumer les fautes d’autrui (…) », s.6 Al-An‘âm (Les Bestiaux), v.164.

   Le Prophète a demandé à Al-Ghâmidiyya qui a avoué son adultère de retourner chez elle jusqu’à son accouchement ; et lorsqu’elle se présenta à lui après la naissance de son enfant, il lui ordonna de revenir une fois le nourrisson sevré. Le délai expiré et la pécheresse ayant réclamé le châtiment de sa faute, le Messager d’Allâh confia le parrainage de l’enfant à un Compagnon et appliqua enfin la peine capitale.

  ‘Omar Ibnou Al-Khattâb a conseillé aux musulmans de prendre soin de l’enfant de la fornication (Mosannaf Abdourrazzâk).

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L’enfant adultérin (روايته) peut-il rapporter des ahâdîth ?

   Etymologiquement, le mot (روى) signifie abreuver. On le dit donc pour celui qui ramène une information aux gens.
   Religieusement, le mot (الروايةُ) (transmission) signifie prendre une parole de celui qui l’a énoncée et la transmettre à autrui (تحمُّل الحديث وأداؤه).

   Les conditions requises pour le rapporteur d’un hadîth :

1. Qu’il soit juste (أن يكون عدلاً) : musulman loin de la perversité et de ce qui entache son honorabilité.

2. Qu’il maîtrise ce qu’il rapporte (أن يكون ضابطاً لما يروي) : il doit être éveillé et maîtriser ce qu’il rapporte soit par écrit, soit de mémoire. Au cas où il rapporte la signification de l’information, il doit connaître les nuances des mots utilisés (Ibnou As-Salâh).
Ces deux conditions n’ont aucun rapport avec le fait que le rapporteur soit un enfant issu de la fornication ou pas. D’ailleurs ceux qui ont réfuté la transmission des ahâdith par l’enfant issu de la fornication ne l’ont pas fait par remise en cause d’une des deux conditions.

L’enfant issu de la fornication (شهادته) peut-il avoir la qualité de témoin ?

   Etymologiquement la racine (شهد) signifie la présence, le savoir et l’information. Juridiquement, le mot (الشهادة) témoignage signifie :

1. témoigner avec vérité sur une vérité dans une assise de jugement.

2. informer un magistrat d’une vérité pour qu’il juge en connaissance de cette information. Le témoin donne l’information en disant « je témoigne de… » ou « j’étais témoin de… ».

L’enfant issu de la fornication peut être témoin s’il remplit les conditions suivantes :

1. L’Islam : on n’accepte pas le témoignage d’un non-musulman sur un croyant. Dieu dit : وَاسْتَشْهِدُوا شَهِيدَيْنِ مِنْ رِجَالِكُمْ

et aussi مِمَّنْ تَرْضَوْنَ مِنْ الشُّهَدَاءِ

   « (…) À cet effet, choisissez deux témoins parmi vous de sexe masculin ou, à défaut, un homme et deux femmes parmi les personnes présentant les garanties requises d’honorabilité, (…) », s.2 Al-Baqara (La Génisse), v. 282.

   Or, le non croyant ne rentre donc pas dans ces deux catégories. Ce n’est qu’en cas de force majeure qu’on fait appel au témoignage d’un non musulman. Dieu dit :

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنِكُمْ إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمْ الْمَوْتُ حِينَ الْوَصِيَّةِ اثْنَانِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ أَوْ آخَرَانِ مِنْ غَيْرِكُمْ 

   « Ô croyants ! Lorsque vous sentirez venir la mort, et que vous vous disposerez à faire votre testament, faites appel à deux témoins honorables, choisis parmi les vôtres ou parmi des étrangers, (…) », s.6, Al-Mâ’ida (La Table servie), v.106.

2. La puberté (البلـوغ) : on n’accepte pas le témoignage de l’enfant par peur qu’il ne maîtrise pas ce qu’il rapporte. Certains savants acceptent le témoignage d’un enfant sur d’autres enfants.

3. La liberté (الحريــة) : c’est l’avis des châfi’ites, des mâlikites et des hanafites. Les hanbalites n’émettent pas cette condition.

4. La raison (العقــل) : le témoignage des invalides mentaux n’est pas accepté.

5. La fiabilité (العدالــة) : bonne pratique religieuse et bonne honorabilité.

6. La vue (البصـر) : uniquement chez les hanafites, mais pas chez les autres écoles lorsqu’il s’agit du témoignage sur les paroles.

7. La parole (النطـق) : chez la majorité des écoles, mais les mâlikites ne l’exigent pas puisque la personne peut témoigner par écrit ou par gestes.

8. Inexistence d’une accusation grave (انتفاء التهمـة القويـة) : comme le témoignage d’un ennemi ou de quelqu’un qui cherche un intérêt personnel ou souhaite repousser un mal de sa personne.

L’enfant issu de la fornication peut-il témoigner dans toutes les affaires ?

   Dans une affaire de fornication, la majorité des écoles accepte le témoignage de l’enfant issu de la fornication dès que les conditions requises sont satisfaites (hanafites, châfi’ites, hanbalites et dhâhirites).

   Leurs preuves :

· Les textes scripturaires n’interdisent pas ce témoignage.

· Pourquoi accepter son témoignage dans d’autres affaires plus graves, comme l’assassinat, et pas dans une affaire de fornication ?

· Si on accepte le témoignage de l’enfant de deux mécréants, pourquoi ne pas accepter celui de l’enfant issu de la fornication ?

· Si on accepte le témoignage de celui qui a forniqué après son repentir, pourquoi ne pas accepter celui de l’enfant issu de la fornication ?

· Si on accepte sa transmission des ahâdîth, pourquoi ne pas accepter son témoignage dans une affaire de fornication ?

· Dieu dit : فَإِنْ لَمْ تَعْلَمُوا آبَاءَهُمْ فَإِخْوَانُكُمْ فِي الدِّينِ وَمَوَالِيكُمْ

« (…) Si vous ne connaissez pas leur père, considérez-les comme vos frères en religion ou comme vos alliés. (…) », s.33 Al-Ahzâb (Les Coalisés), v.5.

Donc s’ils sont nos frères, ils ont les mêmes devoirs et les mêmes droits. Seule l’école mâlikite n’accepte pas le témoignage de l’enfant issu de la fornication dans une affaire ayant trait à la fornication.

Ses preuves :

· L’enfant issu de la fornication pourrait souhaiter que le maximum de personnes soit comme lui pour estomper le complexe qu’il peut avoir. En effet, lorsque l’épreuve est générale, elle devient supportable ; et lorsqu’elle est rare et particulière, elle devient insupportable(المصيبة إذا عمت هانت ، وإذا ندرت وخصت هالت).
‘Othmân Ibnou ‘Affâne aurait dit : « La fornicatrice espère toujours que les femmes commettent la fornication comme elle ».
Les mâlikites ont aussi refusé le témoignage de l’enfant de l’adultère concernant l’accusation dans l’honneur (al-qadf) et alli’ân, (اللعان).
Les opposants des mâlikites sur ce sujet réfutent le hadîth rapporté sur Othmân et réfutent cette preuve pour les raison précitées.

   Toutes les écoles s’accordent à accepter le témoignage de l’enfant issu de la fornication dans toutes les autres affaires dès lors qu’il satisfait aux conditions requises.

Comment se définit le concept deالولاية (al-wilâya) en Islam ?

   Etymologiquement, le mot (الولاية) vient du verbe (ولي) qui signifie se rapprocher. Le mot (الولي) (tuteur) signifie celui qui aime, celui qui est proche, l’ami et l’allié. Il signifie aussi la gouvernance.
   Juridiquement, c’est la prise d’une responsabilité étatique pour gérer des affaires juridiques ou financières de la communauté musulmane, ou une partie de la communauté telle la khilafa. Deux responsabilités se dégagent : l’une dite générale (الولاية العامة), l’autre qualifiée de privée (الولايـة الخاصـة).

   La responsabilité générale se rapporte à l’intérêt général pour la communauté musulmane. Elle concerne la gestion des affaires religieuses et profanes des musulmans. Il s’agit de la succession du Prophète à la tête de la oumma. Elle comporte deux ramifications :

· La grande gouvernance (الإمامـة العظمى ) : c’est le fait de diriger l’Etat.

· La magistrature (ولاية القضـاء).

La responsabilité privée (الولايـة الخاصـة) comporte deux volets :

· La tutelle financière (ولاية المــال) : c’est le fait de gérer les biens d’un enfant ou d’un déficient mental (السفيه) à leur avantage jusqu’à ce qu’ils acquièrent la capacité de le gérer par eux-mêmes.

· La tutelle pour le mariage (الولاية في النكاح) : c’est le fait d’être tuteur pour le mariage d’une femme ou d’une personne mentalement déficiente.

L’enfant issu de la fornication peut-il prétendre à la magistrature ?

Le rôle du magistrat consiste à exposer le décret religieux relatif à l’affaire en cours et à l’appliquer dans son jugement.Les jurisconsultes ont précisé les conditions à satisfaire pour être juge :

1 – L’Islam

2 – Le sens des responsabilités (التكليف) : la raison et la puberté

3 – La justice

4 – Ai-ijtihâd pour la majorité des écoles à l’exception des hanafites

5 – La liberté

6 - La masculinité (الذكورة) ; les hanafites ont autorisé le jugement d’une femme hormis pour les affaires comportant des sentences de châtiments corporels ou de la peine capitale (الحدود)

7 – Le manque des empêchements.

La majorité des savants autorise l’enfant issu de la fornication au poste de juge du moment qu’il remplit les conditions précitées. Toutefois, les mâlikites formulent trois opinions divergentes :

1 – Il peut être juge, mais ne tranche pas dans des affaires de fornication : avis de Sahnoûn (سحنون)

2 – Il peut être juge dans toutes les affaires : avis de Asbagh (أصبغ)

3 – Il ne peut être juge : avis d’Aboû Al-walîd Al-Bâjî (أبوالوليد الباجي)
La justification de ce dernier avis est que la magistrature est une fonction noble tout comme l’imamat et le juge doit être à l’abri de la calomnie et des insultes des gens.

  L’enfant issu de la fornication peut-il être tuteur dans les biens de la personne mentalement déficiente ?

Oui, conformément aux conditions requise pour ce type de tutelle :

1 – La justice

2 – La maturité (الرشد)

3 – L’Islam, exception faite du cas d’un père mécréant mais juste qui gère l’argent de son enfant.

La tutelle pour le mariage (الولاية في النكاح) peut-elle être une prérogative de l’enfant issu de la fornication ?

Oui, si les conditions suivantes sont satisfaites :

1 – La liberté

2 - La masculinité sauf chez les hanafites.

3 – Etre de la même religion que la personne sous tutelle

4 – La raison (العقل)

5 – La puberté (البلوغ)

6 – La maturité (الرشد)

7 – La justice qui est une condition chez les châfi‘ites et les hanbalites, mais pas chez les mâlikites, les hanafites. Selon les mâlikites et les hanafites, la préférence est d’abord donnée au fils, ensuite au père, et enfin au plus proche.
Les hanafites ont permis à la femme d’être tutrice.
Pour les hanbalites, la préférence est donnée d’abord au père, ensuite au fils, et enfin au plus proche.
Les châfi’ites prohibent la tutelle du fils pour sa mère, sauf s’il est juge ou affranchisseur.

http://www.al-wassat.com/index.php?option=com_content&view=article&id=108:decrets-sur-lenfant-de-la-fornication-&catid=57:etude-jurispridentielles&Itemid=169

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