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islam; christianisme

L'image:comparaison entre l'Islam et le Christianisme

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Pour les musulmans: les représentations figurées d'êtres animés sont strictement interdites. Cette attitude inébranlable découle de la lutte que l'Islam a dû mener du temps du Prophète contre l'idolâtrie des gens de la Mecque pour imposer le monothéisme. Ainsi, images, idoles, idolâtrie et polythéisme sont-ils synonymes dans la pensée musulmane du même crime. Que l'image conduise au polythéisme ou qu'elle en soit l'expression, elle est condamnée de manière irrévocable comme un péché d'associationnisme. En effet, représenter Dieu, c'est Lui associer en image un double qui n'est pas Lui. C'est donc avoir créé une autre divinité à côté de Dieu; divinité qui n'est pas Dieu et qui insulte l'absolue transcendance de Son unicité. Ainsi, "Dieu ne pardonne pas qu'on lui associe d'autres divinités. Il pardonne à qui il veut les péchés moins graves que celui-là. Quiconque associe d'autres divinités à Dieu, commet un péché infini" (S4, 48).

Pour les chrétiens: le Christ est l'Icône du Père. Il est l'Image vivante et sensible des mystères divins: "Qui m'a vu a vu le Père", dit le Christ.

Cependant, avant l'Incarnation, Dieu avait interdit aux hommes de faire des images, dans l'intention pédagogique de les détourner du mauvais désir de se façonner des dieux à leur convenance. Si l'homme veut apprendre de Dieu la Vérité, il doit apprendre à se séparer des faux dieux et à ne plus les invoquer par le média d'images, d'idoles. Ainsi, le commandement divin prescrit: "Tu ne feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre" (Exode 20.4). Tel est le commandement donné par Dieu au peuple juif dans le Sinaï. Or, par l'Incarnation, le Christ, Dieu fait chair, hausse la condition humaine au rang, jusqu'alors inaccessible, du divin. Les représentations sensibles du divin sont alors possibles et parlent en vérité de Celui dont, mystérieusement, elle retracent l'Incarnation. De l'idole, caricature d'un divin imaginaire, on passe à l'icône, vision du Verbe incarné, "que nous avons entendu, que nous avons vu de nos yeux, que nous avons contemplé, que nos mains ont touché" (1Jean 1.1).

Idolâtrie: l'accusation d'idolâtrie fut très vite portée par les musulmans à l'encontre des chrétiens parce qu'ils adorent la Croix. Cette accusation remonte au moins au VIII° siècle, puisque l'on en a un écho dans les écrits de Saint Jean Damascène, premier chrétien a avoir étudié l'Islam de l'intérieur (il vivait en territoire conquis, en Syrie, à Damas). Voici ce qu'il nous rapporte au sujet de cette querelle islamo-chrétienne: "Ils nous accusent aussi d'idolâtrie parce que nous nous prosternons devant la croix qu'ils ont en horreur. Nous leur disons alors: Pourquoi donc vous frottez-vous à cette pierre dans votre Ka'ba, et aimez-vous la pierre au point de l'embrasser? Vous n'avez pas honte de l'embrasser uniquement parce qu'Abraham s'est uni sur elle à une femme... mais vous nous blâmez parce que nous nous prosternons devant la croix du Christ qui a ruiné la puissance des démons et les séductions du diable! On raconte d'ailleurs que cette pierre est la tête d'Aphrodite, devant laquelle ils se prosternaient et qu'ils appelaient Chabar. Et de nos jours encore, la trace d'une effigie apparaît à ceux qui observent minutieusement" (Saint Jean Damascène, Hérésie 100, VIII° siècle).

Iconoclasme: c'est l'Empereur byzantin Léon III qui est à l'origine du mouvement des briseurs d'images. Le culte des images fut alors interdit et les icônes livrées à la destruction. Cette lutte de l'iconoclasme ébranlera durablement le christianisme oriental. Or, l'on sait aujourd'hui que son inspiration prend sa source dans la doctrine même de l'Islam qui condamne toute image comme une offense à Dieu. En effet, l'Empereur Léon III échangea une correspondance avec le Calife Umar II au sujet de la légitimité de la vénération de la Croix et des icônes. Cet échange de réflexions théologiques sur la question l'influencera profondément. De fait, lorsqu'en 720, le nouveau Calife, Yazid II, promulguera un édit iconoclaste, l'Empereur byzantin ne tardera pas à l'imiter. Ainsi la dramatique crise iconoclaste qui secoua l'orient, eut pour facteur déclenchant une contamination théologique d'inspiration islamique.

http://dsaurel.free.fr/Islam/islam.htm

  • e6un7

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