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L'Islam

Dossier sur la sorcellerie

 
 
Djin
Il existe trois sortes de sorcellerie 
 
La sorcellerie, semble aussi vieille que l’humanité. On en trouve trace dans les civilisations les plus anciennes. Tous les prophètes envoyés par Allah à une nation se firent insulter de magiciens ou de possédés. Allah dit dans le saint Coran :[ Ainsi, aucun Messager n’est venu à leurs prédécesseurs sans qu’ils n’aient dit : « C’est un magicien ou un possédé » ! ][ S51, v52 ] 

La sorcellerie se divise en trois catégories : 

- Sorcellerie figurée. 

- Sorcellerie d’illusion ou encore de prestidigitation. 

- Sorcellerie réelle. 

La première catégorie se base sur des arcanes chimiques, sur la légèreté de la main et la capacité de tromper et de mentir sur les faibles d’esprit. Elle est connue à notre époque par le charlatanisme. Ceux qui pratiquent ce genre de magie n’ont pas, dans la majorité des cas, de lien direct avec les diables comme ceux qui pratiquent la magie réelle. Mais plutôt le savoir-faire et la connaissance des propriétés des matières chimiques, des arcanes, du caractère des gens et la manière de les influencer et de les tromper. 


Exemples de tours de Sorcellerie figurée : 


Souffler sur un bout de tissus et y mettre le feu 

Le charlatan se base encore une fois sur une matière chimique : le phosphore qui s’enflamme au contacte de l’air. Lorsqu’une personne consulte le charlatan pour une maladie quelconque, ce dernier passe un bout de tissu sur le corps comme s’il récupérait la sueur du malade, ensuite il le met dans une boite fermée dont les parois sont enduites de phosphore puis demande au patient de répéter quelques versets avec lui. Il ouvre rapidement la boite et demande au malade de souffler. Le chiffon s’enflamme directement. le charlatan lui fait croire alors qu’il était atteint de la maladie du feu et qu’elle vient de sortir de sa bouche. 


L’écriture avec l’ancre magique 

Cette ruse est basée sur une arcane chimique dans laquelle on utilise le jus de citron ou le jus d’oignon. Le charlatan s’en sert pour écrire sur du papier blanc se qu’il veut faire croire ou écrit le nom d’une maladie en particulier, ensuite il place la feuille sur la poitrine du malade et lui demande de fermer les yeux et de répéter avec lui quelques versets pour le tromper. Il prépare ensuite des braises et y met de l’encens puis passe la feuille au-dessus. Lorsque la feuille chauffe l’écriture apparaît. Il fait croire ainsi au client que les esprits connaissaient sa maladie et l’ont écrite. 

Dans la deuxième catégorie le magicien utilise deux choses importantes par lesquels il peut agir sur l’imagination de l’ensorcelé comme il veut, il lui fait voir ce qu’il veut, c’est deux choses sont : l’ensorcellement des yeux et l’épouvantement. 

Exemples: 

1- Le magicien rassemble les gens autour d’une vache ou d’une chamelle puis ensorcelle leurs yeux. Il stationne au niveau de la tête une fois puis au niveau de la partie postérieure une autre fois. Par l’influence de la magie, les gens croient qu’il rentre par la bouche et ressort par le derrière de l’animal. 

2- Ce que font les clowns comme mensonge et tromperie: faire rentrer un œuf par la bouche et le faire ressortir par l’œil, avaler une quantité de lames de rasoirs reliés par un fil ou mettre une femme dans une boite qu’on transperce par la suite de plusieurs épées sans que la femme ne soit atteinte. 

3- Certains escroqueurs remplissent des valises de feuilles blanches que l’ensorcelé croit être de l’argent ( à blanchir). Le magicien l’attire en lui disant : « je te donne cent mille contre dix mille » et l’ensorcelé se fait avoir. Après quelques heures l’influence de la magie disparaît les cent mille deviennent des feuilles blanches sans valeur. 

4- Le magicien influence la pensée de la personne qui se soumet à lui et lui donne tout son argent de plein gré. Lorsque le pouvoir de la magie disparaît, l’ensorcelé découvre qu’il a été envoûté et volé. 

Dans la troisième catégorie, le sorcier utilise des incantations, des talismans, des sorts sataniques et des nœuds qui ont une forte influence dans les cœurs, les corps et les esprits 

Exemples: 

1- On envoie au sorcier une chose appartenant à la personne que l’on désir ensorceler tel un morceau de ses vêtements, ses cheveux ou ses ongles. Si cela est impossible, le sorcier se contente du nom de sa mère pour pouvoir trouver un signe par lequel il relie le sort et l’ensorcelé. Le sorcier fait des nœuds contenant la trace de l’ensorcelé et lit ensuite ses formules sataniques par lesquelles il demande l’aide aux mauvais esprits. Ces satans qu’il adore et auxquels il obéit en dehors d’Allah, l’aident et lui mettent à disposition des mauvais esprits qui s’attachent au corps de la personne visée. Le Satan attaché à l’ensorcelé s’appelle “le serveur de la magie”. Il l’accompagne jusqu’à ce qu’il trouve l’occasion propice pour pénétrer dans son corps et ne le relâche plus jusqu’à ce que le sort soit annulé et les nœuds défaits. Les nœuds attachés aux feuilles contenant les formules sataniques sont mises dans un endroit proche ou lointains de l’ensorcelé. 

Aïcha la femme de Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a rapporté que ce dernier avait été ensorcelé au point qu’il s’imaginait avoir fait une chose qu’il n’avait pas faite. Or, un certain jour qu’il était chez moi (dit-elle), il invoqua Allah à plusieurs reprises, puis il me dit : « Oh Aïcha, sais-tu qu’Allah vient de me donner la décision que je lui avais demandée.- Et comment cela, ô envoyer d’Allah, demandais-je.- Deux hommes, me répondit-il, vinrent à moi ; l’un s’assit à mon chevet, l’autre à mes pieds. Puis l’un d’eux dit à son compagnon : « De quoi souffre cet homme ? - Il a été ensorcelé.- Qui l’a ensorcelé ? - Lebid ben El Asam, le juif des Benou Zoraïq. -Et sur quoi ? - Sur un peigne, une mèche de cheveux et l’enveloppe d’une spathe de palmier mâle.- Ou sont ces objets ? - 

Dans le puits de Dzou Arouan. » Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) accompagné d’un groupe de ses compagnons, se rendit au puits; il le vit entouré de palmiers. Revenant alors auprès de Aïcha, il dit : « Par Allah ! on aurait dit que son eau était une infusion de henné et que ses palmiers avaient des têtes de démon.- O envoyé d’Allah, demanda Aïcha, as-tu retiré ces objets ?- Non, répondit-il, parce qu’Allah m’avait soulagé et guéri et que j’ai craint de provoquer par-là une animosité contre les fidèles. » Ensuite il donna l’ordre de combler le puits. [Rapporté par Al Bokhari] 


Verdict de l’islam concernant la sorcellerie et la peine du sorcier 


Le jugement de la magie se scinde en deux parties 
La sorcellerie réelle et la sorcellerie illusionniste 

Ces deux sortes de magie ne sont réalisées qu’avec l’aide des chayatines (satans) et leur adoration par les actes et les paroles, que ce soit directement ou indirectement. Ces deux sortes de magie ne sont que mécréance et association à Allah -le Très Haut-. Il n’est pas permis au musulman de les apprendre ni de les enseigner. 

Allah -le Très Haut- dit : [Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. 

Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ ce pouvoir ] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! (102)][ Al-Baqarah (2)] 

[ Jette ce qu'il y a dans ta main droite; cela dévorera ce qu'ils ont fabriqué. Ce qu'ils ont fabriqué n'est qu'une ruse de magicien; et le magicien ne réussit pas, où qu'il soit ». (69)][ Ta-Ha (20)] 

Personne ne peut soumettre ni posséder les djinns après l’invocation de Salomon (paix et bénédiction d’Allah sur lui) [ Il dit : « Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil. C’est Toi le grand Dispensateur. »(35) ][ Sad (38)] 


Quel est donc le secret de la relation qu’ont les magiciens avec les satans ? Les satans mécréants parmi les djinns choisissent la mécréance, l’association et les interdits ; Ibliss et son armée parmi les satans désirent et cherchent le mal [ Il dit encore : « Vois-Tu ? Celui que Tu as honoré au-dessus de moi, si Tu me donnais du répit jusqu’au jour de la Résurrection, j’éprouverai, certes, sa descendance, excepté un petit nombre [parmi eux] ». (62)][ Al-Isra (17)]. Lorsque l’âme ou l’humeur de l’être humain se pervertissent, ce dernier désire tout ce qui nuit et y éprouve un énorme délice. Lorsqu’il s’approche des satans par ce qu’ils désirent comme mécréance et association, l’homme doit leur remettre des “pots-de-vin” en échange de leur service: La relation est donc basée sur la mécréance. 

Les satans ne répondent aux sorciers que lorsque ces derniers mécroient en Allah. La mécréance prend différentes formes selon les désirs des satans : L’écriture des versets coraniques avec l’urine ou le sang des menstrues ; jeter ou enterrer le coran dans les poubelles ou les toilettes après l’avoir déchiré ; consacrer aux diables certaines prières comme la prière de Fajr ou celle de l’Asr. 


Cette mécréance est le prix de l’apprentissage de cette magie. 

La peine légale « Hadd » de celui qui pratique la magie est la condamnation à mort. Le sorcier qui commet dans sa magie un acte qui fait sortir de l’Islam sera tué car il s’est détourné de la religion. Si sa magie a causé la mort de quelqu’un, on le tuera par loi du talion. Toutefois, il y a divergence au sujet de la peine légale de celui qui ne pratique pas dans sa magie quelque chose qui le fait sortir de l’Islam et qui n’a point tué. 

L’avis le plus correct est qu’il soit tué en raison de son apostasie: tel est l’avis d’Abou Anifa, l’Imam Malick et l’Imam Ahmad ( qu’Allah leur fasse miséricorde ) car il est devenu mécréant à cause de sa magie ; la preuve : [Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. 

Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ ce pouvoir ] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! (102) ][ Al-Baqarah (2)] 

Dans le sahih d’Al-Bokhari : Bajala Ben Abda a dit : « Omar Ben Al-Khattab (qu’Allah l’agrée) a écrit : Tuez tout magicien et toute magicienne ; nous en avons tué trois. » 

Selon l’Imam Malick dans Al-Mouwatta, il a été certifié que Hafsa la mère des croyants (qu’Allah l’agrée) avait ordonné de tuer une esclave qui lui appartenait pour l’avoir ensorcelé ; elle fut exécutée alors. 


La magie figurée

Comme il a été démontré auparavant ce genre de magie est une sorte de tromperie qui se base sur l’habilité et la légèreté de la main. Il n’atteint pas le degrés de mécréance, donc dans ce cas, le sorcier peut ne pas être tué mais seulement punis. 


Consulter les sorciers et les devins 

La consultation des sorciers et des devins est devenue monnaie courante de nos jours, en effet de nombreux musulmans veulent causer du mal et tenter leurs frères dans l’islam. Faire du mal et affecter un musulman est un péché énorme. Allah -le Très Haut- dit : [ Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident. (58)][ Al-Ahzab (33)] [ Ceux qui font subir des épreuves aux croyants et aux croyantes, puis ne se repente pas, auront le châtiment de l’enfer et le supplice du feu.(10)][ Al-Buruj (85)] 

Abou Mass’oud a dit : « Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a déclaré illicite le prix du chien, la dot de la femme adultère et les honoraires des magiciens. »[Rapporté par Al Bokhari] 

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) a rapporté que l’envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « le musulman est le frère du musulman: il ne doit ni le trahir, ni le mentir ni tarder à le secourir. La personne du musulman est sacrée pour tout musulman comme ils le sont : son bonheur, ses biens et son sang. La piété se trouve là (et il montra le cœur). Il suffit à un homme de commettre un acte de mal envers son frère en le méprisant » [Rapporté par Al-Tirmidhi] 

Le pire, c’est que le mal ne se restreint pas aux frères dans l’islam mais affecte les proches parents. On trouve alors des mères qui ensorcellent leurs fils pour qu’ils ne se détournent pas d’elles en faveur de leurs épouses ou des femmes qui ensorcellent leurs maris pour qu’ils ne les quittent pas. Tout cela est une ignorance de leur part et un embellissement de leur acte par satan. Ils ignorent que la magie a des conséquences douloureuses hormis celles qu’ils désirent comme par exemple des maux de tête qui ne peuvent pas être calmés même si l’on prend les plus fort antalgiques, des douleurs dorsales et d’articulation, l’insomnie, des dépressions ou des maux de ventre si le sort était mis dans la boisson ou la nourriture… 

On rapporte que Aïcha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certaines personnes ayant interrogé l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) au sujet des devins en obtinrent la réponse suivante : « Leurs paroles n’ont aucune valeur.- Mais, ô l’Envoyé d’Allah, répliquèrent-ils, il arrive par moments qu’ils nous rapportent des choses qui se vérifient.- Ces paroles vérifiées, repartit l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) ils les tiennent par surprise des génies qui les jettent dans l’oreille de son maître (le devin) et ceux-ci les mélangent avec cent discours mensongers. » [Rapporté par Al Bokhari] 

Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui consulte un devin au sujet de quelque chose et le croit, ses prières ne seront pas acceptées pendant quarante jours.» [Rapporté par Moslim] 

Selon Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui consulte un devin ou un sorcier et le croit, il a mécru en ce qui a été descendu sur Mohammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) [Rapporté par Ahmad] 


Deux sortes de personnes consultent les sorciers et les devins 

Ceux qui les consultent en sachant que leur but ne peut être réalisé qu’avec l’aide des chayatines (satans) et le rapprochement vers eux en mécroyant en Allah. S’ils acceptent cela et appliquent ce qu’on leur demande, nul doute qu’ils ont mécru car on peut leur ordonner de participer à la mécréance et à l’association en égorgeant pour satan. 

Ceux qui les consultent en ignorant leur manière de faire et que l’association et la mécréance sont derrière tout cela. Ceux-là, tombent dans deux dangers 

a- Ils ne sont pas à l’abri de la ruse du sorcier lui-même. 

b- Ils rentrent dans le cadre du hadith cité auparavant.
 
 
La sorcellerie dans l'islam, le Christianisme et le Judaisme
 
 
Dans l'ancien testament, l'on faisait déjà référence à la sorcellerie. Elle est qualifiée de pratique abominable. De ce fait, les praticiens sont soumis à des condamnations strictes et fermes. Augure, devin, astrologue, enchanteur et magicien rentrent tous dans cette catégorie. Les personnes qui en font partie sont susceptibles de subir une mort par lapidation. En Europe, les croyances païennes caractérisent les sorcières comme de simples femmes de chamans qui subissent le revers de la propagande chrétienne les qualifiant d'êtres malveillants. La pratique de la magie était déjà connue par les Européens bien avant l'arrivée duchristianisme. La magie faisait alors partie de la vie quotidienne. Avec l'arrivée des clergés, la population pensait apprendre une autre forme de magie et ne s'attendait pas du tout à une toute nouvelle réforme. C'est peut être pour cela que la chrétienté intègre les pratiques ancestrales en reprenant l'emploi de talismans et d'amulettes ainsi que les figurines des Saints et du Christdans les lieux de culte. En général, la sorcellerie désigne les pratiques qui visent à influencer les énergies d'un lieu, d'une personne ou d'un objet.

 
Les néo-païens associent la sorcellerie à une forme de projection chrétienne. Et pour cause, bien avant le monothéisme, des traditions religieuses et de magie blanche avaient déjà pour objectif de contrer les praticiens de la sorcellerie classée comme étant de la magie noire. Des anciennes écritures en provenance de Babylone et d'Égypte prouvent cette affirmation. Le fait que le praticien a le pouvoir d'agir sur l'esprit provoque de la malchance, des maladies inexplicables voire une mort brutale.

 
Face à ces effets négatifs, une autre forme de magie visant à rompre la malédiction voit le jour. Celle-ci a la capacité de briser l'enchantement et le sortilège. Ces idées reçues expliquent peut être la raison pour laquelle l'on considère bon nombre de pratiques magiques comme des actes de sorcellerie. Parmi les pratiques les plus connues, l'on peut citer la confection de poupées en cire, en argile ou en chiffon qui représente une personne réelle sur laquelle l'on désire jeter des sorts. Pour cela, toutes les actions que l'on inflige à la poupée se transmet directement à la personne que l'on souhaite atteindre. C'est ce que l'on a l'habitude d'appeler « la poupée vaudou ». L'on peut également évoquer la nécromancie. Il s'agit d'une pratique qui permet d'entrevoir l'avenir grâce à l'intervention d'un mort. D'après de nombreuses croyances, les pouvoirs que les sorcières et les sorciers détiennent leur ont été procurés après qu'ils aient signé des pactes avec le diable. Ils lui offrent leurs âmes et en contrepartie, celui-ci leur donne des pouvoirs surhumains. Pour les chercheurs, il s'agit d'une explication simpliste pour expliquer leurs pouvoirs surnaturels tels que tourmenter les esprits ou voler dans les airs.
sorcellerie

 
Mais c'est en Afrique que la pratique de la sorcellerie connaît une plus grande importance. Elle fait partie de nombreuses traditions et les cultes magiques entrent dans les us et coutumes. Le Vaudou, le Candomblé, l'Obeah et la Santeria sont originaires de ce continent. Les praticiens sont classés en deux catégories. D'un côté, l'on retrouve le « inyanga » qui veut dire guérisseur. Son travail consiste à recourir à une autre forme de magie pour soigner des maux causés par la sorcellerie. Il fournit des gris-gris censés conjurer le mauvais sort et libérer sa clientèle du joug du mal. Et d'un autre côté, l'on rencontre le « thakatha » qui pratique des actions malveillantes pour détruire autrui. Parfois, l'on retrouve une troisième entité baptisée « sangoma ». Il correspond à un devin qui se dit avoir le don de voir en l'avenir. Il prédit le futur, détecte les maladies et arrive même à identifier le responsable du mal ou l'identité du sorcier. Selon plusieurs sources, la différence entre les autres formes de magie et la sorcellerie réside dans le but de la pratique, la dernière étant toujours qualifiée de vecteur des forces du mal.

 

Les symptomes de la sorcellerie, de la possession, et du mauvais oeil 

La magie de la désunion

Allâh (تعالى) a dit : {Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : "Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant"; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse.} (2/102)

Selon Jabir (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Iblis place son trône sur la mer. Puis il envoie ses armées à travers le monde. Celui de ses agents qui est le plus proche de lui est celui qui provoque la plus grande corruption. L'un d'eux vient et dit : "J'ai fait cela et cela".
Iblis lui répond : "Tu n'as rien fait".
Puis un autre arrive et rapporte : "Je ne l'ai pas quitter (l'homme) avant que de l'avoir fait divorcer de son épouse".
Iblis lui répond alors : "Oui, toi ! (tu as bien agi)""
. (Ahmad)

La magie de la désunion a pour but de séparer deux personnes ou de semer la haine entre deux amis ou proches.

Ses symptômes

- Un bouleversement du comportement et des sentiments de façon brusque. On passe d'un amour profond à une haine viscérale.

- Quand il est loin de chez lui, il éprouve une forte envie de retrouver sa famille, mais quand il rentre, il la haït

- Le soupçon non fondé quant aux agissements de l'autre.

- Le refus des excuses.

- Le fait d'aggraver les raisons d'un désaccord même si elles sont minimes.

- Dégoût des actes de l'autre, haine de tout ce que l'autre peut faire.

La magie de la passion

Cette magie n'a d'autre but que de se faire aimer ardemment par une personne déterminée ou bien afin qu'elle lui obéisse aveuglément.

Ses symptômes

- L'engouement et l'amour violent.

- Un désir ardent de faire l'amour plusieurs fois avec la personne en question.

- L'impatience.

- L'incapacité de s'éloigner d'elle.

- L'Obéissance complète. L'homme se soumet aveuglément à ses ordres.

Ses effets secondaires

- L'époux peut tomber malade du fait de cette magie.

- Parfois, la magie se renverse. L'époux éprouve du dégoût vis à vis de sa femme. Cela relève de l'ignorance du sorcier.

- Quelques fois, l'épouse emploie une sorcellerie double, de sorte qu'il déteste toutes les femmes hormis elle. Dans ce cas, l'époux va détester sa mère, ses soeurs, ainsi que toutes les femmes proches de lui.

- Cette double sorcellerie peut elle aussi se renverser. Dans ce cas, l'homme va détester toutes les femmes même la sienne.

La magie pour empêcher le mariage

Le sorcier demande un objet appartenant à cette fille ainsi que le prénom de sa mère. Et il charge un djinn ou plusieurs djinns de l'exécution de cette sorcellerie. Le djinn en question va à la rencontre de la fille que l'on veut envoûter et reste tout près d'elle jusqu'à ce qu'il trouve une faille pour entrer dans son corps. Lorsque le djinn a réussi à pénétrer dans le corps de la femme, il la met dans état de dérangement et de gêne à chaque fois qu'un homme demande sa main. Du fait de cette magie, la femme peut présenter des migraines et des céphalées.

Ses symptômes

- Migraine d'un moment à l'autre.

- Un resserrement au niveau du coeur qui devient de plus en plus fort à partir du coucher du soleil jusqu'à la moitié de la nuit.

- Le fiancé prend un aspect laid et repoussant.

- La distraction mentale, impossibilité de suivre une discussion.

- Angoisse et insomnie.

- Malaise et agitation de l'esprit.

- Sommeil agité.

- Maux d'estomac fréquents.

- Maux au niveau de l'épine dorsale.

Le nouage

C'est la défaillance de l'homme, qui bien que valide physiquement, ne peut avoir de rapports sexuels avec sa femme. C'est pour cela que l'on dit qu'il est "noué".

L'érection est causée par un flux sanguin dans les corps spongieux et caverneux de la verge. Lorsque l'homme veut avoir un rapport avec sa femme, le djinn associé à cette magie empêche ce flux sanguin si bien que le sang se retire rapidement de la verge qui se détend et devient sans vigueur.

On peut distinguer également de nouements chez la femme qui sont :

Le nouement de l'empêchement

La femme essaie d'empêcher son mari de faire l'amour avec elle en collant ses jambes l'une contre l'autre de sorte qu'il ne puisse pas accomplir l'acte sexuel.

Le nouement de l'apathie

Lorsque l'époux à l'intention d'entrer en relation sexuelle avec elle, le djinn la rend insensible à la séduction. Elle est totalement indifférente et insensible. Dans ce cas, étant donné que le plaisir est inexistant, les glandes femelles ne déversent pas les substances qui doivent normalement assouplir et humidifier les parties génitales de la femme. Par conséquent, l'orgasme n'est pas atteint et le rapport est rompu.

Le nouement de l'hémorragie

Ce nouement est une menstruation excessive causée par un djinn dans le cas où l'époux a l'intention d'accomplir l'acte sexuel.

Le nouement de l'obstruction

Quand l'époux veut faire l'amour avec sa femme, il se trouve devant un barrage insurmontable de la chair, par conséquent, l'acte conjugal est rompu.

Le nouement de l'enfoncement de l'hymen

L'homme épouse une jeune fille vierge et lorsqu'il veut consommer le mariage, il la trouve pas vierge jusqu'à ce qu'il se mette à douter de ses agissements. Ceci a pour but de rompre le mariage. Mais lorsque l'on traite la jeune fille et que l'on rompt la magie, l'hymen reprend sa place naturelle.

La stérilité non organique

Dans le cas de la femme, un djinn s'établit dans l'utérus pour empêcher la fécondation, ou bien après la grossesse, le djinn provoque un écoulement de sang ce qui conduit à l'avortement causé par exemple à un accouchement prématuré.

Ses symptômes

- Une succession de fausse couche

- Un resserrement au niveau du coeur de la tombée de la nuit jusqu'à sa moitié

- La distraction mentale

- Des douleurs au niveau du dos

- Les insomnies

- Les cauchemars.

La magie de l'imagination

Allâh (تعالى) a dit : {Ils dirent : "Ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter". "Jetez" dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie.} (7/115-116)

et : {Il dit : "Jetez plutôt". Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l'effet de leur magie.} (20/66)

Ses symptômes

- Voir quelque chose d'immobile bouger devant nos yeux

- Voir ce qui est petit de façon immense et ce qui est grand de façon minuscule.

La magie de la folie

Ses symptômes

- La distraction, l'ébahissement et l'oubli excessif

- Le bouleversement du discours

- Avoir le regard hagard, fixité du regard

- L'impossibilité de garder une place fixe ou de rester dans un lieu trop longtemps

- L'impossibilité d'achever un travail donné

- Dans un état excessif, le malade erre ça et là, à l'aventure sans but. Il peut même se coucher dans des lieux déserts.

La magie de l'indolence

Ses symptômes

- L'amour de la solitude

- L'isolement complet

- Le silence continuel

- La distraction mentale

- L'insociabilité

- Mal à la tête perpétuel

- Lenteur et langueur continuelles

La magie de la maladie

Ses symptômes

- Douleur perpétuelle à l'un des membres du corps

- Crises d'épilepsie

- Paralysie d'un membre

- Paralysie totale

- Inaction d'un des 5 sens

Ces symptômes ne peuvent être dus qu'à une maladie organique. On distinguera entre les deux en faisant la roqiya au malade. S'il est pris de maux de tête et qu'il a le corps engourdi alors dans ce cas il est envoûté. Dans le cas contraire, il doit consulter un médecin.

La possession par un djinn

Il existe differents stade de possession

L'obsession

Ce cas n'est pas vraiment une possession mais le démon fait une pression sur les pensées de la personne par des pensées obsédantes et dont il ne peut les chasser de don cerveau ce qui fait qu'il se trouvera torturer moralement par ces pensées parasites qui avec le temps fera qu'il deviendra une personne nerveuse et instable qui s'énerve très facilement à cause de ces idées stressantes de meme qu'ils rendront cette personne très malheureuse.

La possession sur le cerveau

Dans ce genre de cas le djinn peut parler par la bouche du malade, le malade sent des sensations bizarre comme le fait de se dire que fait-il dans ce monde et il se sent étrange à lui-meme vivant dans un monde irréel comme s'il ne possède pas une volonté.

La possession d'une partie du corps

Ce genre de possession se manifeste par des douleurs dans une partie du corps et qui ne dure pas toute la journée les symptomes de cette possession se fait par des douleurs au dos, des céphalées, un bourdonnement dans la tete. Pendant la roqya dans ce genre de possession, soit le djinn parle de la bouche du malade, soit le malade sent cette douleur se déplacer dans son corps.

La possession de tout le corps

Dans ce cas de possession le malade se trouve dans un genre de coma profond du fait que le djinn à pris possession de tout le corps.

La possession indirecte

Le malade ressent des douleurs dans son corps mais lorsque il ferme les yeux ou lorsque il est endormi il voit une créature devant ses yeux. Ce genre de possession dans la plupart des cas à une relation avec un sortilège.

La possession partielle

Le malade se trouve parfois très bien mais des fois il ressent une force pénetrait dans son corps et qui fait qu'il change brusquement de caractère et devient irritable. Lorsque cette force le quitte il redevient normal.

Les symptomes d'une possession sont très variés :

Ses symptômes durant le sommeil

Ses symptômes à l'état de veille

  •  

    Angoisse et insomnie

    Les cauchemars très frequents

    La vision d'animaux dans les rêves tels que des serpents, des chiens noirs…

    Pousser des cris, rire ou pleurer

    Se lever durant la nuit et marcher tout en étant endormi

    Se voir tomber d'un lieu élevé durant son sommeil

    Se voir dans un cimetière, un endroit sale telle qu'une décharge publique

    Faire des rêves érotiques trop fréquemment (c'est le cas du djinn amoureux)

    Voir des gens ayant une apparence bizarre dans ses rêves

    Voir toujours une même personne ou un même animal dans un rêve

    Se voir parmi des morts durant ses rêves

    Les maux de tête fréquents, migraine

    Le fait de se détourner et de répugner fortement à l'écoute du Coran et de l'appel à la prière

    L'évanouissement, l'entrée dans une crise ou le fait de tomber quand on récite (du Coran) sur l'intéressé;

    Le fait que le démon qui possède l'intéressé parle quand on récite sur lui

    La distraction mentale, le malade est tout le temps absent

    L'indolence et la paresse, le malade n'a envie de rien faire, il se laisse aller

    Une douleur persistante dans un membre ou dans tout le corps

    Le malade parle seul ou ne parle pas du tout

    Pensées obsessionnelles

    Avoir la poitrine serrée à partir de la tombée de la nuit

    Troubles de la vision (flashs, filets grisâtres, visions étranges..)

    Les signes de la manifestation du djinn pendant la lecture du Coran

    - Le malade ferme les yeux ou se met à cligner des yeux très rapidement ou pose ses mains sur ses yeux.

    - Une violente convulsion dans le corps ou une légère sur les extrémités du corps.

    - Le djinn pousse des cris ou vocifère

    - Le djinn se présente en prononçant son nom.

    - Un violent sursaut du malade.

    Tu peux parfois croire que le djinn est sorti alors qu'il se trouve encore à l'intérieur du malade. Pour t'en rendre compte, pose ta main sur les genoux et sur la tête du malade. Si tu sens de légers tressaillements anormaux c'est qu'il est encore présent.

Les differences entre la possession par un djinn et l'ensorcellement

- Dans le cas de possession, le djinn va parler rapidement contrairement a la sorcellerie ou il ne parlera pas.

Et pour la sorcellerie uniquement :

- le malade se met à pleurer alors qu'il est saint d'esprit. Lorsque tu lui demandes pourquoi il pleure, il te répond que c'est malgré lui.

- Le malade vomit un caillot de couleur jaune ou noire. Il s'agit d'une sorcellerie bue ou mangée.

- Le malade ressent des brûlures au niveau du ventre.

Ce qui annule l'Islam: La sorcellerie 7/9 par abell95

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L’Univers a-t-il été créé pour l’homme ? Réponse de la science et de l’Islam

Nidhal Guessoum

Imaginez que vous soyez condamné à mort et qu’on s’apprête à vous exécuter. Vos yeux ont été bandés, vous êtes attaché au pilon, face à une dizaine de tireurs d’élite. L’ordre de tirer est donné. Vous entendez les coups de feux, mais quelques secondes plus tard, vous vous apercevez que rien ne vous est arrivé. Vous êtes sain et sauf, tous les tireurs vous ont complètement « raté ». Quel est alors votre réaction ? Vous en concluez : « Il n’y a rien à expliquer, je suis là, un point c’est tout », ou vous affirmez plutôt : « Il y a quelques chose derrière cela, d’une manière ou d’une autre, ma vie qui a été prolongée, a été voulue et soigneusement… exécutée ? »

 

C’est la métaphore utilisée par le philosophe John Leslie, pour expliquer la situation équivalente dans laquelle se trouve l’humanité : si les lois et les paramètres de l’Univers avaient été tirés au hasard, la probabilité que la vie apparaisse, et encore moins que l’intelligence et la conscience soient présentes pour se poser de telles questions, aurait été infiniment faible : un zéro suivi de dizaines ou centaines de zéros après la virgule avant d’atteindre le 1…

 

Donnons quelques exemples simples. Si la gravitation avait été très légèrement plus faible dans l’univers, les étoiles ne se seraient jamais formées, et le carbone, l’oxygène et autres éléments nécessaires à la vie, et donc à notre existence, n’auraient pas été formés. Si la gravitation avait été même légèrement plus forte qu’elle ne l’est, l’univers se serait effondré sur lui-même et n’aurait jamais formé de grandes structures (galaxies, étoiles, planètes).

 

Un second exemple relève de l’électricité : si celle-ci (représentée par la charge élémentaire de l’électron) avait été légèrement plus faible qu’elle ne l’est, les réactions chimiques, trop lentes, n’auraient pas pu produire des molécules complexes (jusqu’à l’ADN). Et si elle avait été trop forte, les réactions chimiques n’auraient pas pu avoir lieu, car elles auraient nécessité beaucoup trop d’énergie (non disponible).

 

Que conclure ? Nous sommes là au sein de cet Univers, qu’il convient d’accepter sans plus ? Ou bien qu’ il existe un principe qui a permis que l’Homme puisse apparaître et être en harmonie totale avec le cosmos tout entier ? Cette constatation et cette conclusion ont donné naissance à ce fameux « principe anthropique » qui indique que : soit un Créateur habile a bien planifié notre émergence, soit que nous sommes dans l’ univers parmi des milliards de milliards d’univers tous différents, tous stériles sauf le nôtre. Le fait qu’il existe un « ticket gagnant » parmi les milliards de tickets non gagnants ne doit pas nous faire réfléchir outre mesure.

 

Malgré la controverse qui l’entoure et les vives réactions qu’il a suscitées depuis son émergence il y a maintenant deux décennies, il n’est pas exagéré de dire que le Principe Anthropique a constitué un nouveau paradigme philosophico-scientifique, ainsi qu’ une nouvelle plate-forme et dynamique de dialogue entre la Science et la Religion (toutes deux définies de manière générale).

 

Citons à ce titre Nicola Dallaporta (Physicien théoricien, Professeur émérite à l’Université de Padoue) : « […] la reconnaissance du principe anthropique devrait être considérée comme un moment décisif dans le développement de la science, ouvrant de nouvelles voies vers des aspects inconnus de l’Univers… ».

 

George V. Coyne (astronome, Université de l’Arizona) affirme quant à lui « […] je crois […] que le principe anthropique a non seulement constitué un stimulant de recherche en cosmologie, mais qu’il fournit un point de rencontre passionnant entre la théologie et les sciences et qu’il a certainement servi à réintégrer le facteur être humain qui, pendant des siècles, a été exclu des sciences physiques. » (Voir “Le Principe Anthropique : L’Homme est-il le centre de l’Univers ?”, de J. Demaret et D. Lambert, Armand Colin, Paris, 1994).

 

Il est intéressant de noter que l’énoncé du principe anthropique a été formellement présenté par le physicien Brandon Carter en 1973, à l’occasion du 500ème anniversaire de Copernic, qui avait commencé la « rétrogradation » de l’Homme, qui occupait auparavant une place centrale dans l’Univers.

 

Il est également certain que le camp religieux y a trouvé un point d’appui et une justification de son principe fondamental selon lequel les questions qui relèvent de l’existence, aussi bien de l’Univers, de la Vie, que de l’Homme ne peuvent pas être monopolisées par la Science, mais qu’en fait, des considérations « métaphysiques », ou du moins « anthropiques », peuvent légitimement être introduites dans ce type de débats.

 

Les musulmans ont plutôt réagi tardivement à ce développement important, et ce pour plusieurs raisons. Ces derniers ont toujours souscrit au « Design Argument » (selon lequel tout dans la nature pointe vers un Créateur) en puisant dans leur Livre maintes directives à cet égard. Ils n’ont donc pas vu la ressurgeance de cet argument par le biais du principe anthropique comme un développement notable. D’un autre coté, ce nouveau paradigme philosophico-scientifique a été délibérément évacué par certaines écoles de pensée islamiques dont le programme intellectuel et philosophique est radicalement différent ( qui prône, par exemple, le développement d’une « science sacrée » qui se démarque clairement de la « science moderne, occidentale ». Celle-ci ne pouvant, selon ces derniers fusionner ou même accommoder le théisme et la révélation).

 

Notons enfin, le dilemme auquel ont été confrontés les scientifiques et philosophes musulmans qui se veulent fidèles à leur tradition : le principe anthropique sous-entend et englobe le principe d’évolution à toutes les époques de l’existence, depuis le moment de la création de l’univers jusqu’au futur, y compris bien sûr l’émergence de l’homme par les processus évolutifs que préconise la science moderne.

 

Le Coran et la tradition islamique regorgent d’arguments du type « design » et peut-être même quelques allusions à des principes anthropiques. Nous citerons d’abord pour exemple quelques versets coraniques :

 

Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant. (31 : 20)

 

Celui Qui a créé et agencé harmonieusement, Qui a décrété et guidé… (87 : 2-3)

 

Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? (67 : 3)

 

Se référant au Coran, les théologiens musulmans n’ont jamais ignoré les considérations de design (planification soignée, en l’occurence par un Créateur) et même anthropistes. Jaafar Sheikh Idrees, un philosophe musulman contemporain, voit dans l’harmonie qui existe entre les créatures du monde une des preuves de l’existence de Dieu. Il dénomme cet argument « Dalil al-`Inaya » (l’argument de providence).

 

En fait Idrees ne fait que reprendre les idées du grand philosophe andalou du 12ème siècle, Ibn Rushd, qui insistait sur l’argument que la création montre par l’ordonnance, l’harmonie et la complémentarité de ses différentes parties, ainsi que par la convenance et la consonance qu’elle manifeste envers le but et le bénéfice intentionné par cette création, que les choses ne sont pas survenues par une volonté de la nature mais plutôt par les intentions finalistes du Créateur.

 

Idrees décèle aussi un aspect anthropique dans les versets suivants : N’avons-Nous pas fait de la terre une couche et (placé) les montagnes comme des piquets ? Nous vous avons créés en couples, désigné votre sommeil pour votre repos, fait de la nuit un vêtement, assigné le jour pour les affaires de la vie et construit au-dessus de vous sept (cieux) renforcés, et [y] avons placé une lampe (le soleil) très ardente, et fait descendre des nuées une eau abondante pour faire pousser par elle grains et plantes et jardins luxuriants. (78 : 6-16).

 

Il écrit : « Même ces astres lointains ont une relation avec vous (les humains), car comme la terre est pour vous un lit, le ciel est un toit construit, le soleil est une lampe qui vous pourvoit en lumière et chaleur, sans lesquelles il ne peut y avoir de vie humaine, animale ou végétale. » L’auteur renforce alors son argument d’un autre verset : « Et Nous avons fait du ciel un toit protégé, et cependant ils se détournent de ses merveilles” (21:32) »

 

En fait, Ibn Rushd a été amené à conclure que tout ce qui existe est en rapport adéquat avec l’homme. De plus cet accord est nécessairement le résultat d’un Agent qui en a eu l’intention et la volonté.

 

Toujours dans la période classique, citons Fakhr al-Din al-Razi (1149-1209), le grand exégète, théologien, philosophe et scientifique qui, dans son magistral “Mafatih al-Ghayb” souligne le fait que chaque corps a un mode d’existence propre dans le monde physique. Parmi ces modes possibles, un mode précisément déterminé (« muqaddar bi maqadir makhsusah ») par le Créateur. Les corps célestes par exemple ont des orbites et des coordonnées spatio-temporelles précises qui démontrent une ordonnance totale (tadbir kamil) et une sagesse profonde (« hikmah balighah »).

 

Al-Razi souligne également que tous les objets, célestes ou terrestres, animés ou inanimés (« jamadat ») ont été décrétés par Allah de sorte qu’ils servent les intérêts (« masalih ») des humains. Enfin, Al-Razi attire notre attention sur les interconnections complexes entre les bénéfices constitués par les horizons cosmiques (« al-ni’am al-afaqiyyah ») et ceux que l’on trouve en nous même (« al-ni’am al-anfusiyyah »).

 

Au cours du 20ème siècle, deux penseurs musulmans (différents dans leurs approches et inclinaisons philosophiques) se distinguent : Muhammad Iqbal (1877-1938), grand poète-philosophe indien du début du siècle précédent , et Badi’uzzaman Sa’id al-Nursi (1876/7-1960), fondateur du mouvement religieux turque Nur.

 

Iqbal n’est pas convaincu pas les arguments rationalistes en général, et les arguments téléologiques en particulier. Du coup, il rejette l’idée de “but prédéterminé” pour l’univers, car cela lui enlèverait, selon le philosophe, tout caractère créatif et toute originalité. Par contre Said al-Nursi demeure très impressionné par « l’équilibre omniprésent et la coopération visible à travers tout le cosmos », ce qui constitue pour lui « une preuve matérielle de l’unité divine ».

 

Au cours de l’histoire, de nombreux penseurs musulmans, définissaient la science comme la recherche des « manières » par lesquelles le Créateur, de par sa bonté et sa sagesse infinies, a agencé le monde en le disposant au service de l’homme. Nous comprenons alors pourquoi aujourd’hui, le concept de design et le principe anthropique n’ont guère « impressionné » les musulmans. Il semble d’autre part, que leur compréhension se limite au « service » et au « bénéfice », et que l’on peut constater dans les corps naturels envers l’homme plutôt des lois et des constituants même de l’univers.

 

Soulignon enfin, l’aspect évolutionniste inhérent au principe anthropique, à savoir l’acceptation d’un scénario d’évolution (physique et biologique) de l’univers en tant qu’entité ou en tant qu’ensemble de corps. Nous savons que le terme même « évolution » continue à constituer un blocage pour la majorité écrasante des musulmans, y compris parmi les intellectuels. Mais c’est là un thème qui doit fait l’objet d’ un autre article.

 

 

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Satan dans les écrits Judéo-Chrétiens et L'Islam

 

 

Quelques définitions relatives au diable

Diable : (du latin "diabolus, et du grec "diabolos", calomniateur) Le diable représente dans la religion chrétienne l'esprit du mal, le mauvais génie. Pour la théologie, il est un ange déchu qui s'oppose à Dieu. Depuis l'iconographie médiévale, le diable est le chef suprême des démons. Il est dès lors représenté comme un monstre humain, griffu, à la figure terrifiante, avec de longues oreilles pointues, des cornes, une poitrine de femme, des pieds fourchus et une longue queue. Pouvant prendre des apparences séduisantes, il essaie de corrompre l'homme et de l'entraîner dans le pêché.

Satan : (de l'hébreu "haschatan", adversaire). Satan, qui apparaît souvent dans la Bible, est le chef des anges qui se sont rebellés dans la Genèse, devenant ainsi des démons. C'est lui qui tente Eve dans l'Eden en prenant la forme d'un serpent ou qui tente Jésus dans les évangiles. On lui prête la faculté de changer d'apparence pour mieux séduire. Satan est représenté sous des traits différents, serpent, mi-homme mi-bouc (inspiré du dieu Pan), dragon, Léviathan. On lui attribuait la présidence du Sabbat des sorcières.
Satan est honoré en tant qu'adversaire de Dieu et de l'Eglise dans des cultes appelés satanisme.

Lucifer : (du latin "lux", lumière et "ferre", porter, littéralement : "Porteur de lumière").
En tant que Dieu latin, Lucifer était le porteur de lumière, l'esprit de l'air et personnifiait la connaissance.
L'expression "Porteur de lumière" était aussi utilisée durant les premiers siècles après J.C. pour désigner le Christ. Ce n'est qu'au Haut Moyen Age que le nom de Lucifer a été employé pour désigner Satan. Dans la Vulgate (première traduction de la Bible en latin par saint Jérôme), il est la transcription du mot hébreu Heylel en "Astre du matin" (planète Vénus). Lucifer était le plus beau des anges, chef de la milice céleste. Par orgueil et avidité du pouvoir, il a voulu devenir l'égal de Dieu et s'est révolté contre lui. Chassé du ciel et envoyé en enfer, il est devenu Satan, le chef des démons.
Sa révolte est considérée par les gnostiques comme celle de la recherche de la connaissance que Dieu voulait cacher aux hommes. Porteur de lumière, il serait, pour les sectes lucifériennes, plus puissant que Dieu, simple Démiurge (luciférisme).
A ne pas confondre avec Lucifer, évêque de Cagliari, vers 370, qui provoqua un schisme (luciférianisme) par son attitude sévère envers les évêques partisans de l'arianisme.

Les termes de diable, Satan, Lucifer, démon, Belzébuth, Belial, Méphisto... sont souvent employés comme synonymes. Autres noms du diable ou de Satan : le prince de ce monde, le prince des ténèbres, le Malin, "le Mauvais", le "Tentateur", le chef des démons, le Maître de l'enfer....
Dans la religion musulmane, le diable s'appelle Iblis ou Chaytan.

 

Satan dans les écrits Judéo-Chrétiens

Satan apparait dans un premier temps dans l'Ancien Testament, à cette époque on le nomme « l'adversaire ». Il apparait plus clairement dans le Livre de Job où il tente de corrompre Yawhé. Il apparait ensuite dans l'Evangile de Paul, il est encore une fois l'adversaire de l'humanité. Satan sera ensuite particulièrement présent dans les Evangiles de Matthieu, Marc et Luc. Ces Evangiles relatent du combat incessant entre le bien et le mal, entre Jésus et Satan. Satan est alors décrit comme un être entrainant au mal par la corruption, capable de contrôler les esprits et comme étant le maitre de l'Enfer. On retient de ces épisodes le premier affrontement entre Jésus et Satan, dans l'Evangile de Mathieu, qui restera célèbre par cette expression latine " Vade Retro Satanas" (Arrière Satan)(IV.10). Satan apparaît ensuite sous la forme d'un dragon surpuissant et effrayant dans l'Apocalypse de Jean : « Un autre signe parût encore dans le ciel ; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entrainait le tiers des étoiles du ciel, et les jetaient sur la terre. » Apocalypse 12.3. Ce récit traite du combat mené entre Satan et ses démons, ainsi que l'ange St Michel et d'autres anges. A la fin de ce combat Satan est vaincu et enchainé en enfer pour mille ans : « Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps. [...]Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre » Apocalypse 20.2.

Le diable selon L'Islam

A la base, Iblis était un ange, mais il a refusé de se prosterner devant Adam, alors Allah l'a banni du paradis :

( Sourate 15, Verset 28 à 43)

Et lorsque ton Seigneur dit aux Anges : “Je vais créer un homme d'argile crissante, extraite d'une boue malléable,et dès que Je l'aurais harmonieusement formé et lui aurait insufflé Mon souffle de vie, jetez-vous alors, prosternés devant lui” .

Alors, les Anges se prosternèrent tous ensemble, excepté Iblis qui refusa d'être avec les prosternés.

Alors [Allah] dit : “ô Iblis, pourquoi n'es-tu pas au nombre des prosternés ? ”

Il dit : “Je ne puis me prosterner devant un homme que Tu as créé d'argile crissante, extraite d'une boue malléable”.

Et [Allah] dit : “Sors de là [du Paradis], car te voilà banni !Et malédiction sur toi, jusqu'au Jour de la rétribution ! ”

- Il dit : " Mon Seigneur, donne-moi donc un délai jusqu'au jour où ils (les gens) seront ressuscités”.

[Allah] dit : tu es de ceux à qui ce délai est accordé, jusqu'au jour de l'instant connu” [d'Allah].

- Il dit : "Mon Seigneur, parce que Tu m'as induit en erreur, eh bien je leur enjoliverai la vie sur terre et les égarerai tous, à l'exception, parmi eux, de Tes serviteurs élus.”

- “[Allah] dit : voici une voie droite [qui mène] vers Moi.Sur Mes serviteurs tu n'auras aucune autorité, excepté sur celui qui te suivra parmi les dévoyés. Et l'Enfer sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous.



Satan est celui qui séduit l’esprit des gens jusqu’à ce qu’ils suivent leurs désirs et diverses mauvaises opinions. Il les pousse à suivre tous les chemins de l’égarement. Il les amène à accomplir, les unes après les autres, les actions qui causent leur destruction. 

Il séduit l’esprit d’une personne jusqu’à ce qu’il arrive à la tromper. Personne n’est à l’abri de cette tromperie sauf si Allah en décide autrement. Ce qui cause le plus de tort à l’humain, Satan le lui présente de façon séduisante, jusqu’à ce qu’il (l’humain) soit convaincu que cette chose est la meilleure pour lui. Et Satan l’incite à fuir ce qu’il y a de meilleur pour lui jusqu’à ce qu’il (l’humain) soit convaincu que c’est quelque chose de nuisible. 

Son principal but : nous égarer du chemin de Dieu. Il connait la nature de l'Homme. Il sait que l'Homme aime la facilité et qu'il est de nature faible. Donc, Iblis n'a de prise sur les gens qu'à travers les mauvais penchants de leur âme.

Iblis est notre ennemi principal, il veut notre mort éternelle.

"Oh Humains ! la promesse de Dieu n'est nullement mensongère. Ne vous laissez pas séduire par la vie ici-bas et vous laissez point séduire au nom de la Clémence de Dieu par le Grand Séducteur. Satan est pour vous un ennemi évident, prenez le comme ennemi, il ne fait qu'appeler ses partisans pour qu'ils soient de ceux de la fournaise ardente. (Sourate 35, Verset 5)

Iblis dira aux mécréants quand viendra les comptes : "Dieu vous a fait une juste promesse et moi je vous ai fait une promesse que je n'ai pas tenue. Je n'avais absolument aucun pouvoir sur vous, si ce n'est que je vous ai appelé et que vous avez répondu à mon appel. Ne me faites donc aucun reproche et faites le vous à vous mêmes. Je ne suis nullement capable de vous sauver et vous êtes incapables de me sauver ..." (Sourate 14, Verset 22) 

Le diable par teleislam

Les pièges de Satan

le diable est la cause de tout le mal dans le monde, mais après une bonne recherche on peut constater et dire que son mal est centralisé dans six catégories. Il ne cesse d'entraîner l'homme jusqu'à ce qu'il le pousse dans un des pièges. 




1er Piège : 
La mécréance, l'infidélité, l'association et prendre Dieu et Son Messager Mohamed (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour ennemi 

En premier lieu, si le diable réussit à piéger l'homme dans ce péché blâmable il se tranquillise et se calme à ce moment et cesse de fournir tout effort de détournement (c'est le 1er piège à poser). Si le diable réussit ceci, il fait de cette personne piégée un soldat dans son armée et un adjoint pour être responsable sur ses semblables, alors cette personne devient une publicité pour Iblis (le diable). Mais si cette personne est destinée à choisir l'Islam (avant même qu'elle ne soit créée) elle évitera le piège. Dans le cas où le diable n'a pas réussi son coup, il persiste et ne désespère pas, il essaye d'entraîner cette personne vers le second piège. 



2ème Piège : 
L'innovation [Al-Bid'a] 

La bid'a est préférable au diable que la perversité et le reste des actes de désobéissance, car le mal qu'elle peut engendrer risque de modifier la bonne ligne de la religion. Le mal de la bid'â'a est un mal à double effet, l'innovateur se charge de péchés et en même temps il modifie la religion. La bid'â'a est un péché énorme; le repentir de cet innovateur ne pourra être accepté que quand celui-ci délaissera cette innovation. Le diable réussit à mêler, piéger la personne en question dans la bid'â'a (l'innovation), à ce moment fait de lui un " bid'histe titulaire " adjoint du diable qui fait la propagande de la bid'âa, appelle aux chemins rivaux à la ligne du Prophète -Prière et Salut de Dieu sur lui-. Si cet homme est bien lié à la Sunna et déteste la bid'âa, le diable à ce moment-là, tente de le pousser dans le 3ème piège. 



3ème Piège : 
Pousser l'homme dans les grands péchés 

A ce stade, le diable essaie à tout prix d'entraîner le musulman à commettre les grands péchés surtout si celui qu'on veut piéger est une personne de savoir (savant suivi par les hommes). Le diable essaie de le piéger pour l'utiliser comme moyen pour écarter les fidèles de la pratique de la religion, il est bien évident qu'un peuple pourrait être détourné facilement quand elle perd l'homme exemple, modèle à suivre. Le diable trouve une personne naïve pour cette mission, faisant croire à celui-ci que propager le défaut de cette personne fait parti de la pratique de la religion alors que ce naïf ne se rend pas compte qu'il travaille pour le compte du diable. 


Dieu (le Très-Haut) dit :
< Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux ici-bas comme dans l'au-delà â�� > 
Sourate 24, verset 19 


Cette punition mentionnée dans le verset précédent 
" châtiment douloureux " atteint ceux qui souhaitent propager les défauts de leurs frères au lieu de les conseiller, qu'en pensez-vous alors de ceux qui arrivent au stade de diffuser les défauts de quelqu'un au sein de la communauté. (normalement un musulman doit conseiller son frère musulman au lieu de propager ses défauts) Les péchés commis par cette personne en question font parti des péchés entre Dieu et les hommes, ceux-ci peuvent être pardonnés si le pécheur se repent, regrette sa faute, demande le pardon alors que le naïf " haut parleur " a fait une injustice envers cette personne en question " chercher à dévoiler les défauts de quelqu'un " ce genre de péchés font parti des péchés entre hommes, ne profitent du pardon que par un arrangement entre deux (oppresseur et opprimé) dans ce monde ; et si ce n'est pas le cas, par règlement des comptes le jour du jugement dernier. Par ce moyen le diable entraîne cette personne " haut parleur " à dévoiler, scandaliser toucher à la dignité de son frère, mais ne sait-il pas que rien n'échappe à la connaissance de Dieu ? Dieu sait tout, même ce qu'on dit à soi-même quand on est seul. Si le diable ne réussit pas ce piège-ci il essaie le suivant. 



4ème Piège : 
Les petits péchés Les petits péchés peuvent causer la perte d'une personne s'ils s'accumulent. 


Le Prophète -Paix et Salut soient sur lui- dit :
" Méfiez-vous des petits péchés �" 


Il -Paix et Salut soient sur lui- dit dans un hadith dont le sens est l'exemple d'un groupe de voyageurs chacun a ramené un bout de bois, ils ont réussi à préparer de quoi manger. 


Le diable entraîne donc cet homme vers l'accumulation des petits péchés. Il ne cesse de le faire croire que les petits péchés ne sont pas graves de sorte que la personne qui commet les grands péchés déçue de ceux-ci se trouve dans un stade meilleur que ce " petit pécheur ". Car on voit bien que celui qui vit déçu de ces péchés (grands péchés) les reconnaît comme tels, finit un jour par les désavouer et se repent finalement, or celui qui y néglige ne se repent presque jamais. Dans le cas où le diable échoue à ce stade, il essaie d'entraîner le serviteur vigilant vers le 5ème piège.


5ème Piège :
Le permis [Al-moubah] 

Ce sont les actes qui ne rapportent ni récompenses ni péchés. Ici le diable essaie de dévier le serviteur de certains actes bénéfiques pour lui au Jour de la Résurrection. Il peut utiliser divers moyens pour l'empêcher de réaliser le but pour lequel cet adorateur a été créé. Si cette personne réussit à bien gérer son temps de manière qu'elle ne perd pas les minutes de sa vie, elle œuvre en permanence bénéfiquement pour elle (pour son au-delà). Le diable cette fois-ci utilise le 6ème piège. 


6ème Piège :
C'est d'occuper le serviteur dans des œuvres moins avantageuses que d'autres (qui ramènent moins de récompenses que d'autres)

Le diable ne désespère pas de dévier ce serviteur même après avoir échoué dans les premiers pièges. En effet il va user ses ruses pour orienter cet adorateur vers des actes qui même bons ne rapportent pas à son auteur autant de récompenses et de mérites que d'autres. Il enjolive ces actes de moins grandes valeurs de manières à ce que le fidèle passe à côté et rares sont ceux qui arrivent à déceler, percevoir que le manipulateur de ce détournement est le diable. L'homme ne voit dans ses actions que du bien et il sait que le diable ne pousse qu'à faire le mal. Il est donc persuadé que son acte a été guidé par Dieu. Dans ce cas le serviteur est excusé car son savoir est limité, et il ne peut distinguer la stratégie du diable qui inspire soixante dix bonnes œuvres pour l'entraîner dans une seule œuvre mauvaise ou bien pour l'écarter d'une œuvre meilleure que ces soixante dix. L'homme ne peut atteindre ce niveau de clairvoyance que par une lumière de guidée que Dieu met dans le cœur de ce dernier. La cause de cette guidée divine étant le suivi du Prophète -Paix et Salut soient sur lui- et l'attachement à ses traditions (Sunna) qui amènent le serviteur à connaître et cibler les œuvres les plus méritoires pour les hommes et les plus agréées par Dieu. Ne connaissent vraiment ce stade de guidée que les hommes qui sont les héritiers de la science donnée au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), ceux qui le prennent pour exemple, et modèle à suivre, alors que la plupart des hommes vivent dans l'indifférence vis-à-vis de ceci. 

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La genèse de l'Univers et de la terre selon l'Islam.

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le Coran , lorsqu'il fait allusion à la Création, désigne un certain nombre de phénomènes différents:

 

Ainsi, il semblerait que toute la création était à l'origine compressée en un élément unique, qui a éclaté pour donner naissance à l'Univers; cette notion est exprimée dans le verset suivant du Coran:

"Ceux qui ont mécru, n'ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l'eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ?" (Verset 30 / Sourate 21)

Un autre verset du Coran laisse supposer que l'Univers, depuis sa création, en en perpétuelle expansion, et ses dimensions ne cessent de grandir.

"Le ciel, Nous l'avons construit par Notre puissance : et Nous l'étendons [constamment] dans l'immensité." (Verset 47 / Sourate 51)

 

Un passage coranique prédit, qu'à la fin des temps, un phénomène apparemment contraire à celui de la Création aura lieu; en d'autres mots, l'univers sera compressé et anéanti, avant d'être crée à nouveau:

 

"Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres. Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons; c'est une promesse qui Nous incombe et Nous l'accomplirons !" (Verset 104 / Sourate 21)

 

Par ailleurs, le Coran affirme aussi de façon implicite, qu'au tout début de la Création, les cieux étaient sous forme de fumée ou de gaz cosmique:

 

"Il (Dieu) S'est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu'à la terre : "Venez tous deux, bon gré, mal gré". Tous deux dirent : "Nous venons obéissants"." (Verset 11 / Sourate 41)

 

Il est vrai que l'on trouve dans le Coran des passages clairs et explicites qui mentionnent une création en 6 "yawm" (pluriel "ayâm"). Ce terme arabe est traduit généralement par le mot "jour". C'est ce sens qui a été retenu par la quasi-totalité des traducteurs du Coran. Voici quelques uns de ces passages:

Votre Seigneur, c'est Allah, qui a créé les cieux et la terre en six jours ("ayâm") (Verset 54 / Sourate 7)

 

C'est Lui qui, en six jours ("ayâm") , a créé les cieux, la terre et tout ce qui existe entre eux ( Verset 59 / Sourate 25)

 

On pourrait penser, en lisant ces passages, que le Coran ne fait que reprendre la théorie biblique de la Genèse. Pourtant, il n'en est rien. A vrai dire, la plupart des traducteurs du Coran ont retenu le sens courant du terme "yawm" et ils semblent avoir omis le fait que ce terme désigne aussi, littéralement, une période de temps très longue. La durée de cette période (ou de ce "jour") étant relative, elle peut ainsi varier énormément en fonction de la référence à laquelle elle est liée. Le Coran lui-même confirme ceci:

"Du ciel à la terre, Il (Dieu) administre l'affaire, laquelle ensuite monte vers Lui en un jour ("yawm") équivalant à mille ans de votre calcul." (Sourate 32 / Verset 5)

 

"Les Anges ainsi que l'Esprit montent vers Lui en un jour ("yawm") dont la durée est de cinquante mille ans." (Verset 4 / Sourate 70)

 

Il est donc clair, qu'à l'échelle cosmique, la durée d'un "yawm" est très longue, et qu'elle n'est pas délimitée par un lever et un coucher de soleil. Quand on étudie à nouveau les versets qui mentionnent la création de la terre et des cieux, on se rend compte que le Coran fait plutôt allusion à 6 périodes ou phases très longues, et non pas à six jours terrestres comme l'affirme la Bible.

 

Wa Allâhou A'lam !

Dieu est Plus Savant !

 

 

Nietzsche: à propos du christianisme,le judaisme et l'Islam

 

 On connaît l'intérêt que nourrit Nietzsche pour les religions et doctrines orientales et qu'attestent son admiration pour les Lois de Manou, le code social indo-aryen, ses pages sur le bouddhisme (qu'il connut par la médiation de Schopenhauer), son amitié pour l'orientaliste Paul Deussen, spécialiste du Vedânta, ou encore son choix du nom du réformateur du mazdéisme, Zarathoustra, pour le titre de son livre le plus lyrique. Mais personne ne s'était encore. penché sur la vision nietzschéenne de l'islam

Biographie

Philosophe allemand issu d'une famille de pasteurs. Après avoir renoncé à la carrière de pasteur, Friedrich Nietzsche étudie la philologie et s'intéresse à Arthur Schopenhauer. Il devient professeur de philosophie en 1869 à l'université de Bâle, mais il doit s'arrêter d'enseigner en 1879 pour raisons de santé.

Nietzsche et la religion

Nietzsche a philosophé à coup de marteau en critiquant la croyance en un idéal séparé du monde, l'idée de salut de l'âme, le bien et le mal... Mais sa critique ne peut se percevoir et se comprendre qu'à partir de son univers de référence (occidental et allemand de la fin du XIXème siècle).

Néanmoins, le point sur lequel Nietzsche en partie a raison lorsqu'il dit que "Dieu est mort", c'est que la société occidentale repose de moins en moins sur des valeurs religieuses, même si l'éthique et la Laïcité d'un point de vue Spinoziste ne peuvent se départir d'un vernis résiduel et individualiste du religieux, relégué dans la sphère du privé et non plus de la communauté. Quoique, à la base le droit reste imprégné de commandements religieux, comme tu ne tueras point, tu ne voleras point ...

Nietzsche avait prévu ce que Marcel Gauchet aura expliqué quelques années plus tard: le désenchantement du monde (chrétien). Il pensait que l'Homme ne peut se surmonter lui-même,  s'il continue à croire aux dérisoires fables de l'arrière-monde.

Sur le christianisme

Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) - Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!... Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière [...] Voyons donc les choses comme elles sont! Les croisades? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus! [...] La noblesse allemande est à peu près absente de l’histoire de la culture supérieure: on en devine la cause... Le christianisme, l’alcool - les deux grands moyens de corruption… En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. «Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l’Islam.» C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [Hohenstauffen].

L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche

Sur le Judaisme

  « Les juifs sont le peuple le plus étonnant de l’histoire universelle, parce que, placés devant la question de l’être et du non etre, ils ont ,en pleine conscience et avec une résolution qui fait peur, préféré l’être à tout prix, ce prix, ce fut la falsification radicale de toute nature, de tout naturel, de toute réalité, tant dans le monde intérieur que dans le monde extérieur. ;Ils se sont transformés en vivante anti thèse des conditions naturelles.
Ils ont successivement, retourné de manière irrémédiable la religion, le culte, la morale, l’histoire, la psychologie, en l’exact opposé de leurs valeurs naturelles.
Les juifs sont, en cela précisément, le peuple le plus fatal de l’humanité : à travers les séquelles de leur influence, ils ont rendus l’homme si faux qu’aujourd’hui,un chrétien peut éprouver des sentiments antijuifs, sans comprendre qu’il n’est que l’ultime conséquence du judaïsme. »


« L’idée de Dieu faussée, l’idée morale faussée…Mais le clergé juif ne s’en tint pas là. On ne savait plus que faire de l’histoire d’Israel :quelle disparaisse donc !Les prêtres ont réussis à mettre au point ce prodige de falsification dont une partie de la bible reste a nos yeux le document :avec un mépris sans bornes pour toute tradition, pour toute réalité historique, ils ont réinterprété dans un sens religieux tout leur propre passé national. »

Sur l'Islam

Mais qu'en est-il de la perception islamique? Le malentendu est bien là. Qui connaît les textes élogieux de Nietzsche sur l'islamisme et son prophète Mohammed, religion authentique qui ne reconnait pas de ressentiment au sens chrétien, de rédemption (à chacun sa responsabilité,  car pas de péché originel qui marquerait de malédiction le reste de l'Humanité)?

Il y voyait des Hommes héroïques dans le sens du romantisme allemand à la façon d'un Goethe, en phase avec leur époque et avec leur histoire, sensuels, ouverts sur le monde. Mais ce qu'il y a de plus déterminant, c'est cette figure de surhomme dont l'incarnation n'en est que le modèle prophétique Mohammadien. Quel est l'homme, comme se le demandait Lamartine, qui peut se prévaloir d'être en phase avec ses actes et ses dires? Le plus grand génie de l'Humanité.

Nietzsche lui-même critiquait les ascètes,  alors qu'il en était un malgré lui à la fin de sa vie. Il faisait l'éloge de la jouissance du corps et de l'esprit à travers son Dionysos ou son Zarathoustra (fondateur du premier monothéisme au passage), alors que pour le corps il n'aura pas connu l'amour ou l'étreinte d'une femme (Andréa Lou Salomé). Que de contradictions! Tout comme Platon et Heidegger, l'un voulant aider le tyran de Syracuse et le second admirant les mains d'Hitler, qui ont cédé à la tentation de "changer leur séjour" (le monde philosophique) et de "s'insérer" dans le monde des affaires humaines (la réalité), en se fourvoyant dans l'illusion de la masse et de la tyrannie.

Quel est cette homme qui a le mieux concilié cette dimension de l'être et celle de l'étant, qui à partir du néant (désert) a donné à la dimension de l'être toutes ses dimensions de noblesse, si ce n'est Mohammed?

L'islam en cela est l'incarnation de cet accomplissement où les idoles sont anéanties, jusqu'à la plus dangereuse, celle de l'égo ou du nafs. Cette prétention qu'ont les clercs, les philosophes, les scientifiques, les hommes de toutes obédience de détenir la vérité ou de juger leur prochain. Le plus détestable dans la religion, est ce qu'en ont fait les hommes, ce que feu M. Arkoun appelait de ses vœux: sortir des clôtures dogmatiques.

Revenir au principe originel, à l'expérience du prophète Mohammed face à lui-même dans la grotte de Hira, seul dans le désert. Ou à celle de Moïse face au buisson ardent. Loin des Hommes, loin des prétentions puériles, des richesses, des orgueils, des vices. Retrouver la pureté originelle que décrit Rousseau à travers l'enfant: la Fitra ou pureté de l'être (notion islamique).

Ce que Mohammed avait réalisé, n'est ni plus ni moins, ce que Sartre avait ressenti, une acceptation totale qui est aux antipodes de la résignation. "C'est par moi que le monde vient à l'être", dit Sartre, ainsi, dans "l'humilité de la finitude", je retrouve "l'extase de la création divine". et Sartre d'ajouter "l'absence de Dieu est plus divine que Dieu". Ici est résumée la quintessence de la perception du Dieu en Islam et dans le judaïsme, immatériel, omniprésent et omniscient.

 

Ce que Heidegger pressentait dans son être et étant mais sauf que le Dieu chrétien qui est "étant" car incarné par Jésus sur la croix est en opposition avec le Dieu du judaïsme et de l'Islam incarné par l'Être immatériel. En effet, partant de ce postulat, la métaphysique (occidentale) est l'oubli de l'être au profit des "étants". Là est le malentendu fondamental! La vérité comme dévoilement de l'être, voilà ce que les mystiques et les prophètes ont ressenti.

Ceux qui n'en ont pas fait l'expérience, qui ne vivent que par procuration, à travers les clercs et les textes, ne peuvent comprendre le Dawq (le goût) de cette expérience unique qui font que l'être et l'étant se retrouvent en phase, à la façon de ce que pressentaient Nietzsche, Heidegger, et Sartre. Sauf, que ceux qui viennent d'un monde de référence occidental et matérialiste, dont l'Église à fait du sang et la chair le paradigme, et l'ostentation de ses richesses et la puissance du Vatican que Jésus aurait sûrement rejeté, le Roi des juifs, le Roi des pauvres, Saint parmi les saints, dans la lignée des saints prophètes. Voilà le malentendu!

Moïse, Jésus, et Mohammed sont bien issus de la même école, celle où l'étant et l'être ne font qu'un. Mais les Hommes ont souvent trahi ce message et cette réalité, créant des institutions religieuses qui souvent agissent à l'opposé de ce Message.

 

 

Sources:

http://islammedia.free.fr/Pages/citation_Nietzsche.html

http://oumma.com/11015/le-malentendu-de-la-philosophie-occidentale-sur-la-critique-de-dieu-ou-de-la-religion

 

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