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L'Islam

Nietzsche: à propos du christianisme,le judaisme et l'Islam

 

 On connaît l'intérêt que nourrit Nietzsche pour les religions et doctrines orientales et qu'attestent son admiration pour les Lois de Manou, le code social indo-aryen, ses pages sur le bouddhisme (qu'il connut par la médiation de Schopenhauer), son amitié pour l'orientaliste Paul Deussen, spécialiste du Vedânta, ou encore son choix du nom du réformateur du mazdéisme, Zarathoustra, pour le titre de son livre le plus lyrique. Mais personne ne s'était encore. penché sur la vision nietzschéenne de l'islam

Biographie

Philosophe allemand issu d'une famille de pasteurs. Après avoir renoncé à la carrière de pasteur, Friedrich Nietzsche étudie la philologie et s'intéresse à Arthur Schopenhauer. Il devient professeur de philosophie en 1869 à l'université de Bâle, mais il doit s'arrêter d'enseigner en 1879 pour raisons de santé.

Nietzsche et la religion

Nietzsche a philosophé à coup de marteau en critiquant la croyance en un idéal séparé du monde, l'idée de salut de l'âme, le bien et le mal... Mais sa critique ne peut se percevoir et se comprendre qu'à partir de son univers de référence (occidental et allemand de la fin du XIXème siècle).

Néanmoins, le point sur lequel Nietzsche en partie a raison lorsqu'il dit que "Dieu est mort", c'est que la société occidentale repose de moins en moins sur des valeurs religieuses, même si l'éthique et la Laïcité d'un point de vue Spinoziste ne peuvent se départir d'un vernis résiduel et individualiste du religieux, relégué dans la sphère du privé et non plus de la communauté. Quoique, à la base le droit reste imprégné de commandements religieux, comme tu ne tueras point, tu ne voleras point ...

Nietzsche avait prévu ce que Marcel Gauchet aura expliqué quelques années plus tard: le désenchantement du monde (chrétien). Il pensait que l'Homme ne peut se surmonter lui-même,  s'il continue à croire aux dérisoires fables de l'arrière-monde.

Sur le christianisme

Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) - Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!... Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière [...] Voyons donc les choses comme elles sont! Les croisades? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus! [...] La noblesse allemande est à peu près absente de l’histoire de la culture supérieure: on en devine la cause... Le christianisme, l’alcool - les deux grands moyens de corruption… En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. «Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l’Islam.» C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II [Hohenstauffen].

L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche

Sur le Judaisme

  « Les juifs sont le peuple le plus étonnant de l’histoire universelle, parce que, placés devant la question de l’être et du non etre, ils ont ,en pleine conscience et avec une résolution qui fait peur, préféré l’être à tout prix, ce prix, ce fut la falsification radicale de toute nature, de tout naturel, de toute réalité, tant dans le monde intérieur que dans le monde extérieur. ;Ils se sont transformés en vivante anti thèse des conditions naturelles.
Ils ont successivement, retourné de manière irrémédiable la religion, le culte, la morale, l’histoire, la psychologie, en l’exact opposé de leurs valeurs naturelles.
Les juifs sont, en cela précisément, le peuple le plus fatal de l’humanité : à travers les séquelles de leur influence, ils ont rendus l’homme si faux qu’aujourd’hui,un chrétien peut éprouver des sentiments antijuifs, sans comprendre qu’il n’est que l’ultime conséquence du judaïsme. »


« L’idée de Dieu faussée, l’idée morale faussée…Mais le clergé juif ne s’en tint pas là. On ne savait plus que faire de l’histoire d’Israel :quelle disparaisse donc !Les prêtres ont réussis à mettre au point ce prodige de falsification dont une partie de la bible reste a nos yeux le document :avec un mépris sans bornes pour toute tradition, pour toute réalité historique, ils ont réinterprété dans un sens religieux tout leur propre passé national. »

Sur l'Islam

Mais qu'en est-il de la perception islamique? Le malentendu est bien là. Qui connaît les textes élogieux de Nietzsche sur l'islamisme et son prophète Mohammed, religion authentique qui ne reconnait pas de ressentiment au sens chrétien, de rédemption (à chacun sa responsabilité,  car pas de péché originel qui marquerait de malédiction le reste de l'Humanité)?

Il y voyait des Hommes héroïques dans le sens du romantisme allemand à la façon d'un Goethe, en phase avec leur époque et avec leur histoire, sensuels, ouverts sur le monde. Mais ce qu'il y a de plus déterminant, c'est cette figure de surhomme dont l'incarnation n'en est que le modèle prophétique Mohammadien. Quel est l'homme, comme se le demandait Lamartine, qui peut se prévaloir d'être en phase avec ses actes et ses dires? Le plus grand génie de l'Humanité.

Nietzsche lui-même critiquait les ascètes,  alors qu'il en était un malgré lui à la fin de sa vie. Il faisait l'éloge de la jouissance du corps et de l'esprit à travers son Dionysos ou son Zarathoustra (fondateur du premier monothéisme au passage), alors que pour le corps il n'aura pas connu l'amour ou l'étreinte d'une femme (Andréa Lou Salomé). Que de contradictions! Tout comme Platon et Heidegger, l'un voulant aider le tyran de Syracuse et le second admirant les mains d'Hitler, qui ont cédé à la tentation de "changer leur séjour" (le monde philosophique) et de "s'insérer" dans le monde des affaires humaines (la réalité), en se fourvoyant dans l'illusion de la masse et de la tyrannie.

Quel est cette homme qui a le mieux concilié cette dimension de l'être et celle de l'étant, qui à partir du néant (désert) a donné à la dimension de l'être toutes ses dimensions de noblesse, si ce n'est Mohammed?

L'islam en cela est l'incarnation de cet accomplissement où les idoles sont anéanties, jusqu'à la plus dangereuse, celle de l'égo ou du nafs. Cette prétention qu'ont les clercs, les philosophes, les scientifiques, les hommes de toutes obédience de détenir la vérité ou de juger leur prochain. Le plus détestable dans la religion, est ce qu'en ont fait les hommes, ce que feu M. Arkoun appelait de ses vœux: sortir des clôtures dogmatiques.

Revenir au principe originel, à l'expérience du prophète Mohammed face à lui-même dans la grotte de Hira, seul dans le désert. Ou à celle de Moïse face au buisson ardent. Loin des Hommes, loin des prétentions puériles, des richesses, des orgueils, des vices. Retrouver la pureté originelle que décrit Rousseau à travers l'enfant: la Fitra ou pureté de l'être (notion islamique).

Ce que Mohammed avait réalisé, n'est ni plus ni moins, ce que Sartre avait ressenti, une acceptation totale qui est aux antipodes de la résignation. "C'est par moi que le monde vient à l'être", dit Sartre, ainsi, dans "l'humilité de la finitude", je retrouve "l'extase de la création divine". et Sartre d'ajouter "l'absence de Dieu est plus divine que Dieu". Ici est résumée la quintessence de la perception du Dieu en Islam et dans le judaïsme, immatériel, omniprésent et omniscient.

 

Ce que Heidegger pressentait dans son être et étant mais sauf que le Dieu chrétien qui est "étant" car incarné par Jésus sur la croix est en opposition avec le Dieu du judaïsme et de l'Islam incarné par l'Être immatériel. En effet, partant de ce postulat, la métaphysique (occidentale) est l'oubli de l'être au profit des "étants". Là est le malentendu fondamental! La vérité comme dévoilement de l'être, voilà ce que les mystiques et les prophètes ont ressenti.

Ceux qui n'en ont pas fait l'expérience, qui ne vivent que par procuration, à travers les clercs et les textes, ne peuvent comprendre le Dawq (le goût) de cette expérience unique qui font que l'être et l'étant se retrouvent en phase, à la façon de ce que pressentaient Nietzsche, Heidegger, et Sartre. Sauf, que ceux qui viennent d'un monde de référence occidental et matérialiste, dont l'Église à fait du sang et la chair le paradigme, et l'ostentation de ses richesses et la puissance du Vatican que Jésus aurait sûrement rejeté, le Roi des juifs, le Roi des pauvres, Saint parmi les saints, dans la lignée des saints prophètes. Voilà le malentendu!

Moïse, Jésus, et Mohammed sont bien issus de la même école, celle où l'étant et l'être ne font qu'un. Mais les Hommes ont souvent trahi ce message et cette réalité, créant des institutions religieuses qui souvent agissent à l'opposé de ce Message.

 

 

Sources:

http://islammedia.free.fr/Pages/citation_Nietzsche.html

http://oumma.com/11015/le-malentendu-de-la-philosophie-occidentale-sur-la-critique-de-dieu-ou-de-la-religion

 

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L'Halloween ; origine et point de vue de l'Islam

Halloween

La Toussaint, le 1 novembre, est un jour de fête pour l'Église catholique romaine et l'Église anglicane. En ce jour Dieu y est glorifié pour tous ses saints connus et inconnus. Les catholiques romains sont obligés de se rendre à la messe ce jour-là. Dans l'Angleterre médiévale il était appelé ‘’All Hallows’’ (tous les saints), d'où le nom  Halloween (Hallows’ eve/ la veille) pour le jour précédent (31 octobre).

Selon l’encyclopédie Compton's Family, édition 1991 : les coutumes et superstitions recueillies à travers les âges se retrouvent dans la célébration de l'Halloween ou All Hallows Eve, le 31 Octobre, la fête chrétienne de la Toussaint. Quoiqu’il en soit elle trouve ses origines, dans la fête de l'automne (autumn festival) d'autrefois.

Début novembre, les druides avaient une fête de trois jours. Selon leur croyance, la dernière nuit d’octobre les esprits des morts revenaient d’outre tombe et erraient, pour les chasser ils allumaient des feux de joie. Dans la Rome antique la fête de Pomona (aussi appelée Pomone), divinité des fruits et des jardins, se déroulait à cette époque de l'année. C'était une occasion de réjouissance associé à la récolte ; on y grille des noix et des pommes, en tant que symboles des fruits d'hiver avant d’allumer des feux de joie immenses. Ces célébrations agricoles et pastorales comportaient également un aspect sinistre, avec des fantômes et des sorcières censés être à l'affût.

Même après que le 1er Novembre soit devenu un jour de fête chrétienne pour y honorer tous les saints, beaucoup de gens s'accrochèrent aux croyances païennes anciennes et aux coutumes qui se sont développées sur Halloween.

Certains essayent de prédire l'avenir cette nuit-là par l’accomplissement de rites comme le saut au dessus de feux ou bougies. Dans les îles britanniques de grand feux étaient allumés pour le festival celtique de Samhain. Rires des bandes de jeunes déguisés avec des masques grotesques, lanternes de navets sculptées animent alors les villages.
Aux États-Unis, les enfants sculptent des visages sur des citrouilles vidées et y mettaient à l'intérieur des bougies allumées pour faire des ‘’jack-o'-lanternes’’.

Les festivités d'Halloween aujourd'hui reflètent bon nombre de ces coutumes : les magasins et maisons sont décorés en orange et noir, y sont dessinés des sorcières, chauve-souris, chats noirs et autres citrouilles. Les gens portent des tenues fantaisistes pour se rendre à des fêtes costumées ; des jeux à l'ancienne comme celui consistant à mettre des pommes  dans des baquets d'eau sont mis en place. Les enfants mettent des costumes et des masques et vont de maison en maison demandant ‘’des friandises ou un sort’’ (trick or treat).


Des friandises, généralement des bonbons, sont généralement données et le sort rarement jeté. Certains parents trouvent cette coutume dangereuse car il y a eu de nombreux cas où des objets pointus ou du poisons furent trouvés dans des bonbons ou des pommes. Pour offrir une alternative à la collecte des bonbons auprès de personnes étrangères, de nombreuses communautés organisent de spéciales festivités surveillées. L'Organisation des Nations Unies utilise Halloween pour recueillir des fonds de financement pour les enfants.


Le celtique festival de Samhain (Samain) est probablement la source de la fête d'Halloween d’aujourd'hui. Les Celtes ont vécu plus de 2000 ans dans ce qui est aujourd'hui la Grande-Bretagne, l'Irlande et le nord de la France. Leur année commençait le 1er Novembre, on y organisait une fête qui commençait  à sa veille le  soir en l'honneur de Samain, le seigneur celtique de la mort. Cette célébration marquait le début de la saison froide, l'obscurité et la saison morte. Elle est donc devenue naturellement associée à la mort de l'homme. Les Celtes croyaient que Samain permettait aux âmes des morts de retourner en cette nuit dans leurs demeures terrestres.


Le soir de la fête, qui durait trois jours, les druides, qui étaient les prêtres et les guides des Celtes, ordonnaient aux gens d'éteindre les feux dans leurs foyers. Car selon eux la dernière nuit du mois d’octobre les âmes des défunts revenaient d’outre tombe et erraient à la recherche de leur foyer, ils allumaient ainsi de géants feux de joie pour les chasser. Ils allumaient un énorme feu avec branches de chêne au début de leur année, car ils considéraient le chêne comme sacré. Ils y brûlaient des animaux, une partie des récoltes et parfois même des êtres humains comme sacrifice. Ensuite, chaque famille rallumait son feux de foyer pour la nouvelle année. Lors de la célébration, les gens portaient parfois des costumes faits de têtes d'animaux et peaux. Ils examinaient les restes des animaux sacrifiés et y lisaient l’avenir.
Les coutumes d’Halloween

La plupart des activités pratiquées aujourd’hui pour Halloween trouvent leurs origines dans le symbolisme occulte. En voici quelques exemples :


1 - Les coutumes d’Halloween se sont développées différemment dans les différents groupes celtes :

En Irlande, par exemple, les gens priaient pour avoir de la nourriture dans un défilé qui honorait leur dieu-soleil Muck Olla. Le chef de la parade portait une robe blanche et un masque fait d’une tête d'animal.

En Ecosse, les gens défilaient à travers champs et villages portant des torches. Ils allumaient des feux immenses sur les collines pour chasser les sorcières et autres esprits maléfiques.

Au pays de Galles, chaque personne prenait une pierre et l’introduisait dans le feu. Les gens croyaient que si la pierre d'une personne manquait le lendemain matin, elle mourrai dans l'année.

En Angleterre, Halloween était parfois appelé la nuit des casse-noisettes ou ‘’Snap Apple Night’’. Les familles se réunissaient pour s’assoir près d’un feu et racontaient des histoires tout en mangeant des pommes et des noix. Le jour de la Toussaint les pauvres sortaient pour mendier, ils recevaient des pâtisseries appelées ‘’gâteaux âme’’ (soul cake) en échange de la promesse de dire des prières pour les morts.

Des Jack-O'-Lanterns sont creusées dans des citrouilles. La plupart des Jack-O'-Lanterns contiennent une bougie. Les gens en Angleterre et en Irlande utilisaient aussi des betteraves, des pommes de terre et des navets pour faire des lanternes.

Lorsque cette tradition arriva en Amérique, on utilisa des citrouilles au lieu des navets. Selon une légende irlandaise, Les Jack-O'-Lanterns ont été nommé ainsi suite à l’histoire d’un homme appelé Jack qui ne pouvait ni entrer au ciel car trop avare et mauvais ni entrer en l'enfer car il avait joué de mauvais tours au diable. Selon la légende il fut donc condamné à errer sur terre avec sa lanterne jusqu'au Jour du Jugement.
2 - La divination

Certaines méthodes de divination vieilles de plusieurs siècles ayant leur source en Europe sont devenues une part importante de la fête d'Halloween. Par exemple, des objets comme des pièces de monnaie, bagues ou dés à coudre sont cuits dans un gâteau ou d'autres aliments. Selon la légende celui qui trouve la pièce deviendra riche, celui qui trouve la bague se mariera bientôt et celui qui a obtenu le dé ne se mariera jamais. Aujourd'hui, des techniques telles que le tirage des cartes et la chiromancie ont été ajoutés aux méthodes traditionnelles de divination d’Halloween.
3 - Les  costumes

On croyait aux féeries, aux sorcières et démons et que les âmes des morts erraient ça et là... De la nourriture leur était laissée pour les apaiser. Avec le temps les gens prirent l’habitude de se déguiser comme ces créatures d’épouvante et à exécuter des mouvements étranges en échange de nourriture. Cette pratique appelée en anglais "mumming" évolua jusqu’à aujourd’hui, pour être appelée "Farce ou Friandise".

En ces jours modernes du 21ième siècle, les sorcières, les fantômes et les figures squelettiques des morts sont parmi les déguisements préférés des gens. La pratique du port des masques et des costumes représentant ces créatures méchantes est universelle dans les habitudes de l’homme. Dans tous les endroits habités de la terre, des traditions existent où des individus se revêtent de costumes représentant un dieu ou un démon ayant des pouvoirs surnaturels. Ils reçoivent souvent des gâteries ou des actions de bienfaisance. Il y a une raison pour cela. Les idoles et les masques qu’ils portent sont une représentation de quelque chose !


4 - Farce ou friandise

Les gens les plus diaboliques vivant à cette époque de noirceur horrible étaient les druides... des prêtres qui exigeaient des sacrifices de sang humain. Ces prêtres étaient connus sous le nom 'd'hommes de chêne' (de l’Anglais 'men of oak'). Ces hommes étaient tellement remplis de démons que certains d'entre eux possédaient des pouvoirs étranges et semaient la terreur chez les gens ordinaires.

Pour les druides, le grand événement était la fête de Samhain qui avait lieu le soir du 31 octobre. Les druides sont à l'origine de la coutume qu'ont les enfants d'aujourd'hui d'aller de porte en porte pour demander des friandises. Le soir de l’Halloween, les druides et leurs disciples allaient de château en château pour s'adonner à leur "jeu". Ils exigeaient des résidents de ces endroits, qu'on leur livre une princesse ou une autre femme [vierge de préférence] pour que celle-ci devienne la victime d'un sacrifice humain.

Halloween aux Etats-Unis :

Parmi les premiers colons américains venus d'Angleterre et d'autres régions celtiques, beaucoup ont apporté avec eux diverses coutumes. Mais en raison des croyances religieuses strictes d'autres colons, la fête d'Halloween n'est devenue populaire qu’après les années 1800. Au cours de cette période, un grand nombre d'immigrants arrivés d'Irlande et d'Ecosse sont arrivés et ont imposé leurs coutumes de Halloween.

Au cours des années 1900 le ‘’trick-or-treating’’ devint moins populaire dans les grandes villes où de nombreux voisins ne se connaissent pas. Les farces d’Halloween, qui étaient sans danger, devinrent dangereuses. Des accidents de la circulation devinrent également un problème lié à Halloween. Les fêtes de famille, les célébrations communautaires gagnèrent en popularité. Aujourd'hui, de nombreuses communautés organisent des feux de joie, défilés en costumes, danses, sketchs et autres formes de divertissement pour célébrer Halloween.


Comprendre avec connaissance

« L'humanité a été bénie par le don de l'intellect et de l'inclination naturelle à la vérité. En plus de ces grandes bénédictions qu’Allah a donné à l'humanité, Il lui a aussi donné la bénédiction de l'intelligence qui lui permet d’assumer les responsabilités confiées par Allah. Elle leur permet aussi d'atteindre les choses et de les comprendre. Le Tout-Puissant lui a également fourni une inclinaison naturelle à la vérité qui est en accord avec ce que les Messagers d'Allah ont apporté : la noble révélation et la vraie religion qu’Allah a prescrite et imposée comme la voie à suivre pour l'humanité. » (La méthodologie des prophètes dans l’appel à Allah, qui est la voie de la sagesse et de l'intelligence)


Avec cette intelligence dont Allah nous a bénis, n'oublions pas la vérité d'Halloween. Tout Halloween implique un certain type de Chirk. Halloween doit être vu tel qu'il est réellement:

1. Du respect et la crainte de le soi-disant "esprits des morts." (Association, adoration d’autres qu'Allah le Très-Haut).

2. Pratique de fêtes païennes (imitation des mécréants).

3. Divination (la croyance que certains ont le pouvoir de connaître l'avenir et l'invisible).

Halloween : 13 conseils pour les parents


Supposons qu’en rentrant à la maison le soir d'Halloween (le 31 octobre) vos enfants  vous supplient de bien vouloir les laisser sortir pour cette occasion. Ils sont en effet impatients et ne tiennent plus en place à l’idée de récolter ces nombreux bubble-gums, sucettes et autres bonbons, sans parler du déguisement de Pokémon ou de sorcière qu’ils veulent vêtir tout comme le font tous leurs amis.


Vous regardez tout cela totalement consterné, sachant qu'Halloween n’est qu’un pur produit de la société païenne. Voulez-vous mettre les choses à plat avec vos enfants une fois pour toutes et les convaincre de ne pas sortir ? Voici une liste de conseils qui vous aidera à y parvenir et vous permettra de  régler  ‘’le problème Halloween’’:
I - Savoir exactement ce qu’est Halloween


Trop souvent, les parents eux-mêmes ne savent qu’elles sont les origines des fêtes et occasions comme celle d’Halloween. Ne considérez pas ce point comme une question de second ordre car une fois découvert le pourquoi de la célébration d’Halloween, vous réfléchirez à deux fois avant de laisser vos enfants y participer. En fait, tout parent désireux de développer chez ses enfants la conscience de l’existence de Dieu (et ce qu’elle implique) s'opposera à la célébration d’une telle occasion. Rien de plus facile que de savoir quelles sont ses origines, il vous suffit de passer une heure dans une bibliothèque et  faire une petite recherche dans l’une des nombreuses encyclopédies qui s’y trouvent. Pour obtenir un point de vue islamique, vous pouvez aussi consulter l’un des livres jurisprudentiels qui parle des jours fériés et des mythes. Discutez avec vos enfants en utilisant des renseignements exacts, ils sentiront que vous savez de quoi vous parlez, seront peut-être convaincu et décideront d’eux-mêmes de ne plus y participer.

II - Aborder le sujet quelques semaines à l'avance


Ceci vous est facilité par la commercialisation anticipée des bonbons, des costumes et par la diffusion traditionnelle et rituelle de films d'horreur à la télévision. L'atmosphère est donc propice pour vous asseoir avec vos enfants afin d’avoir une conversation au sujet d'Halloween. Profitez-en et anticipez la plutôt que de le faire dans la matinée du 31 octobre, vous leur donnerez ainsi du temps pour y réfléchir et s'habituer à l'idée de ne pas y participer par simple envie d’imiter leurs amis.

III - Expliquer rationnellement que nous avons nos propres fêtes


Citez Halloween dans le contexte d'un discours enflammé sur le fait que «les non-musulmans sont si mauvais et égarés» n’aidera pas vos enfants à comprendre pourquoi ils ne doivent pas y participer. Votre attitude ne fera que les rendre plus perplexes. Il est préférable de leur expliquer que chaque communauté ou chaque culture a ses propres fêtes et que nous, en tant que musulmans, avons les nôtres, qu’Halloween est une fête païenne et lorsque nos deux fêtes -Aïds- arrivent, expliquez leur que celles-ci sont nos fêtes.

Expliquez leur calmement ce qu'il en est réellement des fêtes païennes sans oublier de mettre l’accent sur les nombreux dangers qu’elle renferme et donnez-leurs le temps d’y réfléchir.


IV - Mentionner les autres dangers d'Halloween (pour l'Amérique)


Racontez-leur ces horribles histoires qui ont faits les choux gras des faits divers : lames de rasoir dans les pommes, laxatifs sous forme de chocolat, poison dans les bonbons… avertissez-les aussi des dangers inhérents aux sorties nocturnes, mais ne faites pas de ce point la raison principale pour laquelle vous vous opposez à Halloween.


V - Expliquer que chacune de nos occasions a un sens


Rappelez à vos enfants que pour les musulmans, nos fêtes ont toujours une bonne et positive signification. Par exemple, pour l’Aïd-el-fitr, nous célébrons notre joie d’avoir jeûné durant le mois béni de Ramadan, qui est un moment où nous nous efforçons de nous rapprocher d'Allah et d’être de meilleurs musulmans. Par contradiction Halloween est un rappel de chaytan (satan), qui est le symbole même du mal que tout le monde doit éviter et contre qui nous devons chercher refuge auprès d’Allah.


VI - Mettre l'accent sur le fait qu'il n'y a rien de mal à être différent des autres


Ce point est crucial car il y aura de nombreuses autres occasions plus tard dans la vie de vos enfants, notamment dans le milieu scolaire, où ils devront rester en marge. Cela ne signifie pas l'obligation d’une auto-exclusion permanente et définitive du système scolaire mais cela signifie qu’en tant que musulmans, ils doivent prendre ce qui est bon et s’éloigner ou rejeter ce qui est mauvais.


VII - Rencontrer les enseignants de nos enfants


Organisez une réunion avec les enseignants pour discuter avec eux d’Halloween ainsi que des autres fêtes célébrées. Parlez avec eux de nos propres fêtes et expliquez-leurs qu’en tant que musulman vous ne voulez pas que vos enfants participent à certaines choses.

Profitez-en pour parler du genre d'activités que vous recommandez ou approuvez et pour discuter des fêtes musulmanes. Proposez l’idée de venir bénévolement durant le mois de Ramadan, par exemple, pour leur expliquer ce que signifie ce mois pour les musulmans.


VIII - Ne pas envoyer les enfants à l'école le jour de Halloween s’il y a une fête


Si l'enseignant a prévu une fête à l’occasion d’Halloween, n’envoyez pas vos enfants à l'école ce jour-là. Toutefois, avant de ce faire, écrivez une courte lettre ou note à l'enseignant et au directeur dans laquelle vous leurs expliquer pourquoi votre fils ou fille ne sera pas à l'école ce jour-là.
 

IX - Inviter à la maison des amis musulmans ou leur rendre visite


Ne pas en faire une occasion spéciale mais si vous avez pour habitude de rencontrer régulièrement d'autres familles musulmanes et que vos enfants sont amis avec leurs enfants, rendez leur visite ou invitez-les ce jour là. Ceci les aidera peut-être à se préserver de l’ambiance hystérique qui règne à l’extérieur.


X - Sortir manger un beignet


Ou autre chose halal, juste pour ne pas avoir à ouvrir la porte aux collecteurs de sucrerie, ce qui renforcera l'hystérie d’Halloween.


XI - Éteindre les lumières, fermer les fenêtres et informer nos voisins (pour ceux qui habitent en Amérique ou dans un compound)


Éteindre les lumières et faire passer le message que cette maison n'est pas vraiment intéressée ni impliquée dans cette fête d’Halloween. Fermer les fenêtres peut être nécessaire, étant donné que les jets d’œufs sur les maisons de ceux qui ne distribuent pas de bonbons est une chose banale ce jour-là. Informez vos voisins en affichant une brève et polie note expliquant le pourquoi de votre boycott.


Une sœur raconte avoir posté une note joliment décorée sur sa propre porte dans laquelle elle expliquait à ses voisins pourquoi elle ne participerait pas à cette fête. Elle raconte que son voisinage fut très compréhensif et que cette note fut à l’origine de mesure de sécurité prises dans sa région. Elle dit encore n’avoir reçu ni mauvais commentaire ni œuf brisé non plus !


XII - Passer le mot deux à trois semaines à l'avance et organiser une conférence


Organisez une conférence pour les parents musulmans et leurs jeunes enfants. Faites-y une présentation claire sur la signification d’Halloween et sur ce que peuvent faire les parents musulmans. Ceci donnera une occasion aux enfants de rencontrer d’autres musulmans et de jouer avec eux. Vous pouvez aussi vous servir de cette occasion pour lancer une invitation (point IX).


XIII - Tenir les promesses faites au sujet des fêtes du Aïd


Pour un certain nombre de jeunes musulmans qui ont grandi à l'Ouest, le jour de l’Aïd n’est parfois qu’un jour ordinaire, les parents ne prenant parfois pas de congé. Dans d'autres cas, alors que les parents prennent un jour de congé, le rituel est le même: lever, nouveaux vêtements, se réunir pour prier puis les accolades traditionnelles accompagnées des félicitations, retour à la maison, repas «ethnique» et les cadeaux. Les enfants ne comprennent pas ce qui se passe réellement et quel est le véritable sens du Aïd. Il n'est pas étonnant que les yeux de nos enfants s'allument quand ils voient les lumières de Noël, les cadeaux emballés et voient les friandises d'Halloween arrivées.

 

Faites de l’Aïd un jour spécial ! Ne vous contentez pas, lorsqu’arrive Halloween, de raconter combien le jour de l’Aïd est important pour les musulmans et d’énumérer les nombreuses festivités qui y ont lieu afin de  convaincre les enfants de ne pas participer à halloween puis lorsque ce jour arrive, vous oubliez vos promesses. Le jour de l’Aïd emmenez-les prier, sortez-les au parc d'attractions par exemple. Organisez une fête et invitez leurs amis. Les possibilités de s’amuser de façon halal sont nombreuses. N’oubliez pas de célébrer nos fêtes comme il se doit, faites des efforts pour vos enfants, si vous voulez qu'ils restent musulmans et en soient fiers !

 

http://www.convertistoislam.fr/article-dossier-halloween-son-origine-et-son-jugement-85315026.html

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L’Univers a-t-il été créé pour l’homme ? Réponse de la science et de l’Islam

Nidhal Guessoum

Imaginez que vous soyez condamné à mort et qu’on s’apprête à vous exécuter. Vos yeux ont été bandés, vous êtes attaché au pilon, face à une dizaine de tireurs d’élite. L’ordre de tirer est donné. Vous entendez les coups de feux, mais quelques secondes plus tard, vous vous apercevez que rien ne vous est arrivé. Vous êtes sain et sauf, tous les tireurs vous ont complètement « raté ». Quel est alors votre réaction ? Vous en concluez : « Il n’y a rien à expliquer, je suis là, un point c’est tout », ou vous affirmez plutôt : « Il y a quelques chose derrière cela, d’une manière ou d’une autre, ma vie qui a été prolongée, a été voulue et soigneusement… exécutée ? »

 

C’est la métaphore utilisée par le philosophe John Leslie, pour expliquer la situation équivalente dans laquelle se trouve l’humanité : si les lois et les paramètres de l’Univers avaient été tirés au hasard, la probabilité que la vie apparaisse, et encore moins que l’intelligence et la conscience soient présentes pour se poser de telles questions, aurait été infiniment faible : un zéro suivi de dizaines ou centaines de zéros après la virgule avant d’atteindre le 1…

 

Donnons quelques exemples simples. Si la gravitation avait été très légèrement plus faible dans l’univers, les étoiles ne se seraient jamais formées, et le carbone, l’oxygène et autres éléments nécessaires à la vie, et donc à notre existence, n’auraient pas été formés. Si la gravitation avait été même légèrement plus forte qu’elle ne l’est, l’univers se serait effondré sur lui-même et n’aurait jamais formé de grandes structures (galaxies, étoiles, planètes).

 

Un second exemple relève de l’électricité : si celle-ci (représentée par la charge élémentaire de l’électron) avait été légèrement plus faible qu’elle ne l’est, les réactions chimiques, trop lentes, n’auraient pas pu produire des molécules complexes (jusqu’à l’ADN). Et si elle avait été trop forte, les réactions chimiques n’auraient pas pu avoir lieu, car elles auraient nécessité beaucoup trop d’énergie (non disponible).

 

Que conclure ? Nous sommes là au sein de cet Univers, qu’il convient d’accepter sans plus ? Ou bien qu’ il existe un principe qui a permis que l’Homme puisse apparaître et être en harmonie totale avec le cosmos tout entier ? Cette constatation et cette conclusion ont donné naissance à ce fameux « principe anthropique » qui indique que : soit un Créateur habile a bien planifié notre émergence, soit que nous sommes dans l’ univers parmi des milliards de milliards d’univers tous différents, tous stériles sauf le nôtre. Le fait qu’il existe un « ticket gagnant » parmi les milliards de tickets non gagnants ne doit pas nous faire réfléchir outre mesure.

 

Malgré la controverse qui l’entoure et les vives réactions qu’il a suscitées depuis son émergence il y a maintenant deux décennies, il n’est pas exagéré de dire que le Principe Anthropique a constitué un nouveau paradigme philosophico-scientifique, ainsi qu’ une nouvelle plate-forme et dynamique de dialogue entre la Science et la Religion (toutes deux définies de manière générale).

 

Citons à ce titre Nicola Dallaporta (Physicien théoricien, Professeur émérite à l’Université de Padoue) : « […] la reconnaissance du principe anthropique devrait être considérée comme un moment décisif dans le développement de la science, ouvrant de nouvelles voies vers des aspects inconnus de l’Univers… ».

 

George V. Coyne (astronome, Université de l’Arizona) affirme quant à lui « […] je crois […] que le principe anthropique a non seulement constitué un stimulant de recherche en cosmologie, mais qu’il fournit un point de rencontre passionnant entre la théologie et les sciences et qu’il a certainement servi à réintégrer le facteur être humain qui, pendant des siècles, a été exclu des sciences physiques. » (Voir “Le Principe Anthropique : L’Homme est-il le centre de l’Univers ?”, de J. Demaret et D. Lambert, Armand Colin, Paris, 1994).

 

Il est intéressant de noter que l’énoncé du principe anthropique a été formellement présenté par le physicien Brandon Carter en 1973, à l’occasion du 500ème anniversaire de Copernic, qui avait commencé la « rétrogradation » de l’Homme, qui occupait auparavant une place centrale dans l’Univers.

 

Il est également certain que le camp religieux y a trouvé un point d’appui et une justification de son principe fondamental selon lequel les questions qui relèvent de l’existence, aussi bien de l’Univers, de la Vie, que de l’Homme ne peuvent pas être monopolisées par la Science, mais qu’en fait, des considérations « métaphysiques », ou du moins « anthropiques », peuvent légitimement être introduites dans ce type de débats.

 

Les musulmans ont plutôt réagi tardivement à ce développement important, et ce pour plusieurs raisons. Ces derniers ont toujours souscrit au « Design Argument » (selon lequel tout dans la nature pointe vers un Créateur) en puisant dans leur Livre maintes directives à cet égard. Ils n’ont donc pas vu la ressurgeance de cet argument par le biais du principe anthropique comme un développement notable. D’un autre coté, ce nouveau paradigme philosophico-scientifique a été délibérément évacué par certaines écoles de pensée islamiques dont le programme intellectuel et philosophique est radicalement différent ( qui prône, par exemple, le développement d’une « science sacrée » qui se démarque clairement de la « science moderne, occidentale ». Celle-ci ne pouvant, selon ces derniers fusionner ou même accommoder le théisme et la révélation).

 

Notons enfin, le dilemme auquel ont été confrontés les scientifiques et philosophes musulmans qui se veulent fidèles à leur tradition : le principe anthropique sous-entend et englobe le principe d’évolution à toutes les époques de l’existence, depuis le moment de la création de l’univers jusqu’au futur, y compris bien sûr l’émergence de l’homme par les processus évolutifs que préconise la science moderne.

 

Le Coran et la tradition islamique regorgent d’arguments du type « design » et peut-être même quelques allusions à des principes anthropiques. Nous citerons d’abord pour exemple quelques versets coraniques :

 

Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant. (31 : 20)

 

Celui Qui a créé et agencé harmonieusement, Qui a décrété et guidé… (87 : 2-3)

 

Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? (67 : 3)

 

Se référant au Coran, les théologiens musulmans n’ont jamais ignoré les considérations de design (planification soignée, en l’occurence par un Créateur) et même anthropistes. Jaafar Sheikh Idrees, un philosophe musulman contemporain, voit dans l’harmonie qui existe entre les créatures du monde une des preuves de l’existence de Dieu. Il dénomme cet argument « Dalil al-`Inaya » (l’argument de providence).

 

En fait Idrees ne fait que reprendre les idées du grand philosophe andalou du 12ème siècle, Ibn Rushd, qui insistait sur l’argument que la création montre par l’ordonnance, l’harmonie et la complémentarité de ses différentes parties, ainsi que par la convenance et la consonance qu’elle manifeste envers le but et le bénéfice intentionné par cette création, que les choses ne sont pas survenues par une volonté de la nature mais plutôt par les intentions finalistes du Créateur.

 

Idrees décèle aussi un aspect anthropique dans les versets suivants : N’avons-Nous pas fait de la terre une couche et (placé) les montagnes comme des piquets ? Nous vous avons créés en couples, désigné votre sommeil pour votre repos, fait de la nuit un vêtement, assigné le jour pour les affaires de la vie et construit au-dessus de vous sept (cieux) renforcés, et [y] avons placé une lampe (le soleil) très ardente, et fait descendre des nuées une eau abondante pour faire pousser par elle grains et plantes et jardins luxuriants. (78 : 6-16).

 

Il écrit : « Même ces astres lointains ont une relation avec vous (les humains), car comme la terre est pour vous un lit, le ciel est un toit construit, le soleil est une lampe qui vous pourvoit en lumière et chaleur, sans lesquelles il ne peut y avoir de vie humaine, animale ou végétale. » L’auteur renforce alors son argument d’un autre verset : « Et Nous avons fait du ciel un toit protégé, et cependant ils se détournent de ses merveilles” (21:32) »

 

En fait, Ibn Rushd a été amené à conclure que tout ce qui existe est en rapport adéquat avec l’homme. De plus cet accord est nécessairement le résultat d’un Agent qui en a eu l’intention et la volonté.

 

Toujours dans la période classique, citons Fakhr al-Din al-Razi (1149-1209), le grand exégète, théologien, philosophe et scientifique qui, dans son magistral “Mafatih al-Ghayb” souligne le fait que chaque corps a un mode d’existence propre dans le monde physique. Parmi ces modes possibles, un mode précisément déterminé (« muqaddar bi maqadir makhsusah ») par le Créateur. Les corps célestes par exemple ont des orbites et des coordonnées spatio-temporelles précises qui démontrent une ordonnance totale (tadbir kamil) et une sagesse profonde (« hikmah balighah »).

 

Al-Razi souligne également que tous les objets, célestes ou terrestres, animés ou inanimés (« jamadat ») ont été décrétés par Allah de sorte qu’ils servent les intérêts (« masalih ») des humains. Enfin, Al-Razi attire notre attention sur les interconnections complexes entre les bénéfices constitués par les horizons cosmiques (« al-ni’am al-afaqiyyah ») et ceux que l’on trouve en nous même (« al-ni’am al-anfusiyyah »).

 

Au cours du 20ème siècle, deux penseurs musulmans (différents dans leurs approches et inclinaisons philosophiques) se distinguent : Muhammad Iqbal (1877-1938), grand poète-philosophe indien du début du siècle précédent , et Badi’uzzaman Sa’id al-Nursi (1876/7-1960), fondateur du mouvement religieux turque Nur.

 

Iqbal n’est pas convaincu pas les arguments rationalistes en général, et les arguments téléologiques en particulier. Du coup, il rejette l’idée de “but prédéterminé” pour l’univers, car cela lui enlèverait, selon le philosophe, tout caractère créatif et toute originalité. Par contre Said al-Nursi demeure très impressionné par « l’équilibre omniprésent et la coopération visible à travers tout le cosmos », ce qui constitue pour lui « une preuve matérielle de l’unité divine ».

 

Au cours de l’histoire, de nombreux penseurs musulmans, définissaient la science comme la recherche des « manières » par lesquelles le Créateur, de par sa bonté et sa sagesse infinies, a agencé le monde en le disposant au service de l’homme. Nous comprenons alors pourquoi aujourd’hui, le concept de design et le principe anthropique n’ont guère « impressionné » les musulmans. Il semble d’autre part, que leur compréhension se limite au « service » et au « bénéfice », et que l’on peut constater dans les corps naturels envers l’homme plutôt des lois et des constituants même de l’univers.

 

Soulignon enfin, l’aspect évolutionniste inhérent au principe anthropique, à savoir l’acceptation d’un scénario d’évolution (physique et biologique) de l’univers en tant qu’entité ou en tant qu’ensemble de corps. Nous savons que le terme même « évolution » continue à constituer un blocage pour la majorité écrasante des musulmans, y compris parmi les intellectuels. Mais c’est là un thème qui doit fait l’objet d’ un autre article.

 

 

e6un7

 

Les convenances du téléphone selon l'Islam

 

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Le téléphone fait sans aucun doute parti des nombreux bienfaits qu'Allah nous a accordé, en effet avec tous ses services il à un rôle important, il offre une aide considérable et nous évite de grands efforts, que ce soit au niveau du temps, de l'argent ou du déplacement. 

Comme pour tout bienfait qu'Allah nous accorde, on est dans l'obligation de se montrer reconnaissant.

Cette reconnaissance consiste notamment à utiliser le bienfait qu'Allah nous donne dans son obeissance et non dans ce qui déclenche sa colère. 

Afin que l'on soit parmi ces Chakirines (Reconnaissants), j'ai jugé interessant de mentionner un certain nombre de points concernant le téléphone et des convenances qui s'y rapportent, de ce qu'il faut et ce qu'il convient de respecter à ce propos. 

 

Cette modeste recherche s'appuie essentiellement sur le livre Magistral du grand savant Sheikh Bakr Abu Zayd intitulé "Adabou l-Hatif" (Livre que je conseil vivement) et de quelques autres épitres que j'ai trouvé sur ce sujet. 

1 puce_gris_bleu_rond.jpg  S'assurer avant de téléphoner que le numéro est bien le bon

Avant de téléphoner il convient de s'assurer que le numéro est bien celui de la personne que l'on souhaite joindre.

Ceci afin d'éviter de laisser un message à quelqu'un à qui on ne l'a pas destiné, mais surtout de ne pas reveiller une personne qui était par exemple entrain de dormir, de ne pas déranger un malade ou une personne agée qui se reposait. 

Il est donc important de prendre des précautions en s'assurant que le numéro est bien celui desiré. 

Si on vient à se tromper de numéro, il convient de poliement s'excuser, et dans le cas ou une personne t'appel par erreur, on patiente en lui expliquant avec douceur et sans s'énerver que le numéro qu'elle a composé n'est pas le bon et qu'elle s'est trompé. 

 

2 puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas mettre comme sonnerie de la Musique 

 

3 puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas mettre comme sonnerie l'Adhan ou des versets du Quran

Le coran n'a pas été descendu à cet effet en plus Il est possible qu'on appel la personne pendant qu'elle est au toilette, la question suivante fut posé au Sheikh Al Fawzan : 

 

Quel est votre point de vue [sur le fait] de charger son portable d’un adhân ou d’une lecture du Noble Coran à la place des musiques ? 

 

Réponse du Chaykh Sâlih Al-Fawzân –hafizahu-llâh- : 

 

Ceci est un avilissement (imtihân) à l’égard du adhân et du Noble Coran ; qu’ils ne soient donc pas pris comme sonnerie (litt. tanbîh). 

Le Coran ne doit pas être utilisé [pour cela]. 

Il est dit : [Leur utilisation demeure] préférable à la musique ! Bien ! Es-tu tenu [de l’utiliser] ?!! Délaisse-là et utilise une sonnerie qui n’est ni de la musique et ni du Coran : une [simple] sonnerie. 

 

4 puce_gris_bleu_rond.jpg  Le téléphone n'est pas un jouet, on evite donc de le laisser aux enfants, car ils peuvent le casser ou appeler des gens et ainsi les déranger. 

 

5 puce_gris_bleu_rond.jpg  Choisir le bon moment pour téléphoner (sutout lorsqu'on souhaite joindre un savant ou autre ): 

Avant de téléphoner il convient de s'assurer que le moment est le bon, on évite par exemple d'appeler quelqu'un à l'heure de la prière, à l'heure de la sièste ou du repas ou encore Tard la nuit. 

Et on ne doit pas se vexer si la personne demande de rappeler plus tard on doit plutôt la comprendre et lui trouver des excuses car elle est sans doute occupée. On doit donc raccrocher et ne pas insister. 

 

6 puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas preter son portable à quelqu'un qui n'est pas digne de confiance 

En effet, cette personne peut sans ton autorisation lire des messages dont tu n'a envie que personne ne lise, prendre connaissance de numéros de certains de tes proches ou causer du tort des gens par le biais de ton portable. 

 

7 puce_gris_bleu_rond.jpg  Ne pas prolonger les communications (sauf en cas de besoin)

Sheikh Bakr Abu zayd a dit :

" Garde toi de téléphoner de manière excessive de sorte que la boulimie de la communication ne t'atteigne pas.

Combien en sont frappés !

Dès qu'ils lévent la tête au reveil, ils saissiset leur agenda éléctronique, tel un nourisson réclamant le sein de sa mère, et perdent leur temps et celui des autres au téléphone, de maison en maison, de bureau en bureau.

Ils se distraient et embarassent autrui.

Nous n'avons rien à dire à ceux-là si ce n'est invoquer le salut et leur conseiller de soigner leur problème de commérage " (Adabou l-Hatif p 32-33) 

 

8 puce_gris_bleu_rond.jpg  L'utilisation du téléphone d'autrui

Il t'est interdit d'utiliser le téléphone d'autrui sans son autorisation, tout comme il t'est aussi interdit de lire les numéros, consulter les messages reçus ou envoyés présent dans le téléphone sans son autorisation, en effet l'espionnage et la trahison sont interdits en Islam. 

Consulter les messages se trouvant dans le portable d'autrui est une porte menant à la suspicion, car celui qui lis les messages risque de voir un texto qu'il comprendra mal ou pensera qu'il a été envoyé à une femme qu'il courtise, alors que le propriétaire l'a sans doute envoyé à son épouse ou que le texto lui soit arrivé sans qu'il n'y consente.

Ainsi celui qui le voit aura une mauvaise opinion de son propriétaire alors qu'il est innocent. 

 

9 puce_gris_bleu_rond.jpg  Enregistrer les conversations ou allumer les hauts-parleur en présence d'autres personnes sans que son interlocuteur ne le sache. 

Il arrive que quelqu'un appelle son ami (ou qu'un ami l'appelle) puis enregistre la conversation ou active la fonction haut-parleur alors que des gens autour de lui entendent ce qui se dit.

Cet acte n'est pas digne de celui qui est sensé, surtout si la conversation est privée ou confidentielle.

Ce peut être même une sorte de trahison ou de calomnie.

Ceci est encore plus grave si celui qu'on appelle fait partie des gens de science et que l'on enregistre ce qu'il dit sans son accord, puis qu'on le propage par la suite. 

Le Sheikh Bakr Abu zayd a dit :

" Il n'est pas permis au Musulman qui veille à l'honnêteté et hait la trahison d'enregistrer ce que dit le locuteur sans son autorisation et à son insu, quelque soit le type d'entretien : Religieux ou mondain, tel qu'une Fatwa, une discussion scientifique ou financière, et ce qui va dans ce sens. " 

Il dit plus loin : 

" Si on enregistre sa conversation sans qu'il ne le permette ni ne le sache, c'est une tromperie, une imposture et un abus de confiance.

Si on divulgue cette discussion aux autres, c'est une tromperie et une trahison accrues de la confiance.

Si on franchit le troisième pas agir librement sur le texte de la conversation en le diminuant et en le restructurant, en introduisant ou en retirant des éléments, on commet la tromperie aggravée et "la mère des turpides", nul chagrin pour quiconque trahit. 

En somme, enregistrer une conversation à l'insu de l'interlocuteur et sans sa permission est une immoralité, une trahison et une récusation de l'honorabilité. N'agissent ainsi que les faibles dans la religion, le comportement et les bonnes moeurs, surtout si cela dégénere comme précité.

Craignez Allah !

Ne trahissez pas ce qu'on vous a confié et ne soyez pas déloyaux envers vos frères. " 

copié de fourqane.fr

Cheikh Bakr Abu Zayd

  • e6un7

Quel est le statut de l’assurance en Islam?

1. Toutes les catégories d’assurance commerciale relèvent de l’usure claire qui ne fait l’objet d’aucun doute. Car l’assurance revient à vendre une somme d’argent contre une autre somme inférieure ou supérieure avec l’ajournement de la remise de l’une des deux objets de l’échange ; elle implique donc l’usure de surplus et l’usure d’ajournement. En effet, les assureurs encaissent l’argent des clients et promettent de leur rembourser une somme supérieure ou inférieure en cas de sinistre couvert par le contrat. Ce qui est la vraie usure interdite par le Coran dans de nombreux versets.

2. Toutes les catégories de l’assurance commerciale reposent sur le jeu de hasard interdit dans le Coran : « ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. » (Coran, 5 :90 ). L’assurance sous toutes ses formes, revient à un jeu de chance. On vous dit : donnez une telle somme. S’il vous arrive un sinistre, on vous donnera ceci. Ce qui est le vrai jeu de hasard. L’établissement d’une différence entre l’assurance et le jeu de hasard est un entêtement que rejette tout esprit sain, dans la mesure où, même les assureurs, reconnaissent que l’assurance implique le jeu de hasard.

3. Toutes les catégories d’assurances impliquent le risque. Or la prise de risque est interdite dans de nombreux hadith parmi lesquels celui rapporté par Abou Hourayra (P.A.a) en ces termes : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a interdit la vente de cailloux et la vente impliquant un risque ». (Rapporté par Mouslim). Toutes les formes de l’assurance commerciale reposent sur le risque. Ce risque est même très grave. En effet, toutes les compagnies d’assurances et tous les assureurs refusent absolument de couvrir tout danger non probable. Autrement dit, il faut, pour qu’un danger soit susceptible d’être couvert, que son arrivée soit également probable et improbable. De même l’assurance est conclue sans que l’on sache ni le temps de l’avènement des sinistres ni leur ampleur. C’est ainsi que l’assurance réunit les trois graves types de risque.

4. L’assurance commerciale, sous toutes ses formes, revient à spolier l’argent des gens. Ce que le Coran l’interdit formellement : « Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens. » (Coran, 2 :188).

L’assurance commerciale, sous toutes ses formes et catégories, constitue une opération rusée qui aboutit à la spoliation de l’argent des autres. Des statistiques précises menées par un expert allemand ont prouvé que le montant des dédommagements payés aux assurés ne représente que 2.9 %  des primes payées par les assurés.

L’assurance constitue donc une immense perte pour la Umma. Sa pratique par les mécréants, qui souffrent de la désintégration de leurs liens (sociaux) et se trouvent obliger d’y avoir recours tout en la détestant comme ils détestent la mort, ne saurait la justifier.

Voilà un aspect des grandes violations de la loi religieuse qui sous-tendent l’assurance. Il en existe beaucoup d’autres que la situation ne permet pas d’énumérer. Point n’est besoin de les énumérer du reste puisqu’une seule des violations déjà mentionnée suffit pour faire de l’assurance en question l’une des plus grandes actions interdites et réprouvées par la loi d’Allah.

Il est certes regrettable que certaines personnes se laissent tromper par les propos embellis et trompeurs des propagandistes de l’assurance qui l’appellent assurance coopérative ou solidaire ou islamique, ou lui donnent d’autres noms qui ne changent en rien sa véritable réalité (illégale).

Quant aux allégations des propagandistes de l’assurance, selon lesquelles les ulémas ont émis une fatwa autorisant ce qu’on appelle l’assurance coopérative, elles sont purement mensongères. La cause de l’ambiguïté  qui accompagne ces allégations tient au fait que certains propagandistes ont fait aux ulémas un faux exposé sans rapport avec l’une quelconque des catégories d’assurance et ont affirmé que c’était une [nouvelle]catégorie d’assurance appelée assurance coopérative (pour l’embellir et tromper les gens). Ils ont dit que les souscriptions étaient de pures contributions qui font partie de la coopération ordonnée par Allah le Très Haut dans Ses propos : « Coopérez dans la bienfaisance et la piété. » Ils ont soutenu que cette coopération ne visait que l’atténuation des catastrophes qui frappaient les gens. Ce qui est juste est que ce qu’ils appellent assurance coopérative est comme les autres catégories d’assurance. La différence porte sur la forme et pas sur la réalité essentielle. Celle-ci est très éloignée de la contribution purement volontaire et très éloignée  de la coopération dans la bienfaisance et la piété, puisqu’il s’agit de coopérer indubitablement dans le péché et la transgression et ne vise pas à atténuer les catastrophes et à y remédier, mais plutôt à spolier l’argent des gens. La prétendue assurance coopérative est donc prohibée au même titre que les autres catégories d’assurance. C’est pourquoi l’exposé qu’ils ont fait aux ulémas est sans rapport avec l’assurance.

S’agissant de ce que l’on prétend à propos du reversement d’une ristourne, il ne change rien. Il n’empêche pas l’assurance d’impliquer l’usure, le jeu de hasard, le risque, la spoliation de l’argent des autres, l’incompatibilité avec la  confiance en Allah et d’autres (choses) prohibées. C’est en somme de la tricherie et de la dissimulation. Celui qui veut en savoir plus doit se référer au traité intitulé : « at-taa’min wa ahkamouhou » (l’assurance et son statut).

J’invite tout musulman jalousement attaché à sa religion et qui espère rencontrer Allah et jouir (du bonheur) de la vie dernière, je l’invite à craindre Allah profondément et à éviter les assurances. Peu importe l’innocence dont on la pare et les beaux habits dans lesquels on l’enveloppe. Elle reste indubitablement illicite. Son abandon permet de préserver sa religion et ses biens et de jouir de la sécurité que procure le Transcendant, le Maître de la sécurité.

Puisse Allah nous assister tous à acquérir une vue intérieure (pénétrante) en matière de religion et à agir de façon à agréer le Maître des mondes.

 

Se référer à : khoulassa fi hukmi at-ta’min (précis du statut de l’assurance) par Cheikh Dr Soulayman ibn Ibrahim ath-Thounayyan, membre du personnel enseignant de la Faculté de Droit Musulman à Qassim.
 
 
http://islamqa.info/fr/ref/8889

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