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la prière

Les horaires de la prière correspondent à notre horloge biologique

La prière est le deuxième pilier de l'islam. Son observation et d'une importance capitale. Le Coran est très explicite à ce sujet. En effet, nombreux sont les versets qui recommandent non seulement son observation mais la ponctualité dans son accomplissement.[1] Son importance devient plus évidente lorsqu'on lit le Hadith du prophète qui menace toute personne n'observant pas la prière d'impiété.

Par ailleurs, le terme prière est général. Il englobe tous les types de prière. Cependant, seules cinq prières ont le caractère de l'obligation. Le reste dépend du degré de foi du musulman. Pour les cinq prières obligatoires. Ce sont  :

-         la prière de l’aube (Sobh)

-         la prière de midi (Dhohr)

-         la prière de l’après midi (Asr)

-         la prière du crépuscule (maghrib)

-         la prière de la nuit (Icha).

En examinant globalement cette répartition dans la journée, il est légitime de se poser la question : pourquoi de tels moments ? Pourquoi à l’aube et au crépuscule ? ? Pourquoi ne pas les faire d'un seul coup, soit le matin soit le soir ? Ou encore les répartir en deux ou en trois ; matin, midi, et soir ? Pourquoi exactement cinq fois par jour et cinq moments de la journée ?

Une telle question a été posée depuis longtemps. Certains des ulémas musulmans avaient émis un certain nombre d'hypothèses en guise d'explication, en faisant surtout référence aux activités quotidiennes du musulman, mais sans toutefois être formellement la raison.

Certes la prière apaise le musulman et lui confère une énergie physique et mentale vu la charge spirituelle dont elle est source. Après un exercice spirituel, le corps humain se décharge et devient plus léger pour ainsi se renouveler et produire. L'attitude du prophète illustre cette donnée quand il s'adresse à Bilal : « réconforte-nous pas la prière, ô Bilal !»

Effectivement, l'homme au cours de la journée vit selon un rythme, la fameuse horloge biologique. Cette horloge biologique interne située dans l'hypothalamus, au niveau des noyaux suprachiasmatiques qui reçoivent l'information lumineuse par des voies venant de la rétine. Cette horloge biologique interne, en l'absence de synchroniseur externe (par exemple un séjour prolongé dans un abri ou une grotte) fonctionne "en libre cours" avec un petit retard ou une avance sur le rythme de 24 h, donc à peu près 24 h, d'où le terme de rythme circadien. Or, cette horloge interne tient sous sa dépendance de nombreuses autres horloges qui contrôlent la synthèse d'enzymes et d'hormones, la température centrale et indirectement le rythme d'éveil et de sommeil.

Quelles sont donc les modifications biologiques qui coïncident avec les horaires de la prière ?

1- la prière de l’aube : le musulman se réveille pour effectuer la prière et vivre trois grands phénomènes physiologiques :

a- la diminution de la sécrétion de la mélatonine suite à la réception lumineuse, rappelons que cette hormone est en quelque sorte « anti énergie ».

b- le système neurologique parasympathique, dominant au cours de la nuit, qui est de nature relaxante, cède la place au système neurologique sympathique qui est activateur de principe, pour dominer pendant la journée.

c- l'organise se prépare à la sécrétion de l’hormone la plus énergétique qui ne se sécrète que le matin, le cortisol. D'autre hormone telle que la sérotonine sont également sécrétés à ce moment de la journée.

Bref, le statut hormonal du matin est un statut «  activiste ». Se réveiller à l’aube et par conséquences le synonyme de profiter de cette énergie, ce qui n'est d'ailleurs pas le cas à défaut.

2- la prière de midi : après le stress engendré par la sécrétion de la plus grande hormone connue pour cet effet, l'adrénaline, le musulman se donne l'occasion pour se relaxer aussi bien sur le plan spirituel que corporel. En plus cette relaxation permet d'échapper à l'autre phénomène de stress qu’engendre la faim, un besoin réflexe de ce moment de la journée.

3- la prière de l'après-midi : la troisième prière de la journée correspond à un moment où la sécrétion de l'adrénaline connaît son deuxième pic de sécrétion journalière. D'ailleurs il a été constaté que les patients qui souffrent de maladies cardiaques développent le plus grand nombre de complications en ce moment de la journée, même si les explications demeurent en cours d'étude. La relaxation corporelle par le biais spirituel qu’assure la prière pourrait mettre le musulman à l'abri de ce genre de complications. Elle le protège également des accidents qui pouvaient survenir suite à la diminution de la concentration en ce moment de la journée. Ne serait-ce qu’une raison pour que le Coran insiste sur la conservation de cette prière dans le verset : " Soyez assidus aux Salâts et surtout la Salât médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité. " (Al-Baqara (LA VACHE) S2,V 238).

4- la prière du crépuscule : à l'inverse de l’aube, c'est l'heure de transition de la lumière à l'obscurité. La mélatonine reprend sa sécrétion et engendre une sensation de sommeil et de relaxation.

5- la prière de la nuit : la dernière prière de la journée. Elle correspond au passage de l'activité au repos. Le système nerveux parasympathique reprend sa domination pour ralentir toutes les activités de l'organisme. Il pourrait être la raison pour laquelle le prophète avait recommandé de la faire assez tard dans la nuit et ainsi aller au lit immédiatement après.

La coïncidence entre les horaires de la prière et des phénomènes physiologiques pourrait faire, à long terme, en cas d'observation de la prière, de ce culte un stimulant d'un réflexe physiologique qui va pouvoir adapter, associé au stimulant sonore du muezzin, l'organisme aux changements environnementaux. Ce qui procure à l'homme une vie bien organisée aussi bien sur le plan comportemental que biologique (comme le respect du cycle lumière obscurité, éveil sommeil).

En conclusion les cinq grands rendez-vous spirituels quotidiens du musulman sont loin d'être arbitraires, mais sélectionnés avec soin pour correspondre à des moments physiologiques clés et ainsi assurer une vie harmonieusement organisée où le comportemental et le biologique s'amalgament.

Synthèse : Dr Elmanaoui Rachid

Sources :

1- Dr MISBAH SAYID KAMEL : Les recommandation coraniques et l’horloge biologique, article publié dans le Revue I’jaaz I’lmi N° 15. 

[1] Comme le stipule le verset  car la Salât demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. " ( An-Nisâ' (LES FEMMES) S4 V 103).

 

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La femme peut-elle diriger la prière pour des hommes ?

 Concernant la question de la permission ou non pour la femme de diriger la prière pour un (ou des) homme (s), voici les avis des Imâms Moudjtahidines (experts et spécialistes) :

- La grande majorité des savants 1 sont d'avis que cela n'est en aucun cas permis.

- Quelques savants 2 ont exprimé l'avis que la femme pouvait diriger la prière ("imâmah") pour un homme ; cependant, il ressort de certaines références juridiques que cette permission était quand même conditionnée...

Ainsi, voici textuellement ce qui est mentionné dans "Houlyat oul Oulama" (Volume 2 / Page 170) :

"On relate au sujet de Abou Thawr et Ibné Djarîr At Tabari (qu'ils sont d'avis) qu'il est permis à la femme de diriger la prière de Tarâwih lorsqu'il n'y a pas d'autre "Qâri" (parmi les hommes) à part elle. Et elle se mettra debout à l'arrière de la rangée des hommes."

A cela, il convient d'ajouter qu'à la lecture des écrits de Al Mardâway r.a. (illustre savant hambalite) traitant de la question dans son ouvrage "Al Insâf", il semblerait que certains juristes hambalites aient également autorisé l'imâmah des hommes par la femme pour la prière du Tarâwîh, dans le cas où il n'y aurait personne parmi les hommes qui seraient en mesure de réciter le Qour'aane. Ils précisent néanmoins que la femme se mettra debout derrière les hommes. (Réf : "Al Insâf" - Volume 2 / Page 263)

Cette divergence découle principalement du fait que l'on a, au sujet de l'imâmah de la femme pour la prière en groupe où sont présents des hommes deux Hadiths importants qui donnent des indications en apparence contradictoires :

Il y a d'un côté le Hadith qui relate que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait autorisé à Oummé Waraqah (radhia Allâhou anha) de diriger la prière pour les gens de sa maison ("Ahl dâriha"). Dans une version de ce Hadith, l'un des narrateurs affirme avoir vu que celui qui lançait l'appel à la prière pour elle était un vieil homme. Des commentateurs du Hadith indiquent que ce dernier faisait apparemment partie également de la congrégation. (Réf : "Souboulous Salâm" - Volume 2 / Page 29) (Sur ce point précis, je soulignerai juste que, dans le Hadith, il n'est pas mentionné de façon explicite que le vieil homme accomplissait la prière derrière elle ; il semble bien qu'on suppose qu'il l'ait fait, vu qu'il était présent...). C'est sur cette Tradition que repose l'avis permettant l'imâmah de la femme pour les hommes

Face à ce Hadith, il y en a un autre de Djâbir (radhia Allâhou anhou) qui affirme clairement : "Qu'une femme ne dirige pas la prière pour un homme." Ce Hadith est rapporté par Ibné Mâdjah. Il est cependant considéré comme étant "Dhaïf".

C'est donc au niveau de la conciliation des Hadiths qu'il y a eu des approches différentes :

Ainsi, la majorité des savants ont pris en considération le Hadith de Djâbir (radhia Allâhou anhou) qui est une interdiction claire avec une portée non restreinte pour en retirer la règle générale d'interdiction de la "imâmah de la femme pour l'homme". Pour ce qui est du Hadith de Oummé Waraqah (radhia Allâhou anha),

il semblerait qu'il ait été considéré comme témoignant d'une permission spécifique du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), et ne pouvant donc faire l'objet d'une généralisation (dans le cas où on considère bien entendu que le vieil homme qui lançait l'appel à la Salâh - l'Adhân - priait également derrière elle, ce qui reste à prouver, "Wa Allâhou A'lam"...)

D'ailleurs, quand on considère l'avis des savants qui autorisent à la femme de diriger la prière pour les hommes, on se rend compte qu'ils n'ont pas, eux non plus, pris le récit de Oummé Waraqah (radhia Allâhou anha) dans sa portée absolue, c'est à dire exprimant une permission générale et sans conditions : En témoigne le fait qu'ils aient limité cette permission à la prière du "Tarâwîh" (comme cela a été évoqué plus haut avec la référence de "Houlyat oul Oulamâ" ; ce fait est également confirmé par Ach Chawkâni dans son "Nayl oul Awtâr") et posé comme condition qu'elle se mette debout à l'arrière, et ce, afin de respecter l'esprit d'un autre Hadith où le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) indique que la meilleure rangée dans la prière pour la femme est celle qui est la plus éloignée des hommes, à l'arrière. (Mouslim) 3

Reste maintenant la question de la faible authenticité du Hadith de Djâbir (radhia Allâhou anhou). A ce sujet, il y a déjà un fait qu'il faut prendre en considération : Il est fort possible que les premiers juristes (parmi les Tâbéines déjà ) qui ont eu accès à ce Hadith l'aient eu par une voie tout à fait fiable et authentique, vu le faible de nombre de transmetteurs qui les séparaient alors du Compagnon (radhia Allâhou anhou) l'ayant transmis. C'est la raison pour laquelle ils ont pu y développer leur argumentation. Maintenant, qu'un narrateur non fiable et critiqué ait transmis ce Hadith après eux n'invalide pas pour autant leur avis.

Ensuite, même si on considère que ce Hadith est "Dhaïf" (faible), il y a un principe accepté par les spécialistes de la science des Hadiths qui préconise qu'un tel Hadith, s'il est confirmé par la pratique des Compagnons (radhia Allâhou anhoum) et des Tâbéines r.a., il devient acceptable et valide (deux exemples au moins de ce genre de Hadiths sont évoqués par l'Imâm Tirmidhi r.a. dans son ouvrage de Hadiths, parmi lesquels "Lâ Wassiyata liwârithin" (Pas de legs en faveur d'un héritier), qui, malgré le fait qu'il est considéré "Dhaïf", a toujours été confirmé par la pratique des Compagnons (radhia Allâhou anhoum) et des Tâbéines r.a. et fait donc force de loi.). Et c'est le cas, je pense, pour le présent Hadith de Djâbir (radhia Allâhou anhou) : En effet, on ne trouve aucun exemple de cas parmi les premières générations (excepté celui de Oummé Waraqah (radhia Allâhou anha), qui n'est cependant pas explicite comme souligné plus haut...) où une femme aurait dirigé une congrégation d'hommes ; au contraire, comme le rapporte Al Bayhaqi r.a., les sept grands juristes de Médine parmi les Tâbéines ("Fouqahâ Sab'ah") étaient unanimes sur l'interdiction de la imâmah de la femme pour l'homme…

Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !

Notes :

1- Parmi lesquels on peut citer les "Fouqaha Sab'ah" ("sept juristes") de Médine, mais aussi les autres Tâbéines r.a. (comme cela est rapporté de Al Bayhaqui r.a. - Réf : "Al Moubdi'" - Volume 2 / Page 72 et "Al Madjmou'" - Volume 4 / Page 223) et également Abou Hanîfah r.a., Mâlik r.a., Ach Châféi r.a., Ibné Hambal r.a.)

2- Les noms qui sont cités sont Abou Thawr r.a., At Tabari r.a. et également Al Mouzani r.a. (qui compte parmi les châféites)

3- Cette séparation vise à éloigner tout risque de déconcentration de part et d'autre que pourrait provoquer la présence de femmes aux côtés des hommes au cours de la prière. En effet, la plus grande attention est requise à ce moment privilégié où un dialogue direct s'établit avec Allah, aussi bien de la part du croyant que de la croyante.

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