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la religion

La religion musulmane reconnait-elle au peuple un droit envers l’Etat ?

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Quel le lien entre le peuple et l'état en Islam ? La religion musulmane reconnait-elle au peuple un droit envers l’Etat ?

L’islam et le noble coran estiment que le peuple constitue l’un des piliers fondamentaux de l’Etat. Dans le noble coran, nous lisons : « Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice la justice ». 1[1] Par conséquent, l’Islam a des programmes pour l’instauration de la justice sociale. L’Islam confère la valeur de la justice à ce qu’elle soit appliquée et établie par les gens eux-mêmes, non pas par l’Etat et les gouvernants. S’agissant du rapport entre le peuple et l’Etat, on peut le résumer dans les axes suivants :
1. Choir le système de l’Etat islamique par le peuple :
Dans l’état islamique, le peuple choisit, avec conscience conscience, enthousiasme, effervescence, et intérêt, le système islamique et réclame l’application en bonne et due forme des lois divines. Au fond, l’Etat islamique n’a aucun moyen exécutif sans le choix et l’appui du peuple. C’est pour cette raison que l’Imam Ali (béni soit-il), en dépit du fait qu’il avait été désignée par Dieu pour assurer le leadership du peuple et prendre en main la direction de la société islamique, ne fit rien pour s’en charger avant que les gens ne lui prêtent allégeance, car les conditions de son leadership n’y étaient pas réunies. Mais, une fois ces conditions réunies, le vénéré Ali n’a pas refusé d’assumer la responsabilité pour s’en charger. A ce propos, le vénéré Ali dit : « Si le présent n’était pas présent, si la preuve n’était pas faite par la présence de partisans et si Dieu n’avait pas engagé les savants à ne pas taire l’iniquité des injustes et la souffrance des opprimés, j’aurai laissé aller les choses et vous aurai montré que votre monde-ci est moins intéressant pour moi qu’une crotte de chèvre ». 2[2], 3[3] Il ressort de ces propos du vénéré Imam Ali( béni soit-il) que même si la création d’un Etat, censé instaurer la justice et réhabiliter les droits des opprimés face aux oppresseurs est un devoir de quoi a chargé Dieu l’Imam, mais en raison du fait que l’accomplissement de ce devoir et de cette mission n’est possible qu’avec la présence, l’allégeance et l’appui du peuple, l’Imam infaillible( béni soit-il), n’a pas d’obligation en cette matière tant que le peuple ne répond pas présent pour la mise en place d’un gouvernement islamique, autrement dit l’Imam infaillible n’a pas de mission ni de devoir pour forcer les gens à lui obéir et à le suivre. La mission de l’Imam consiste à éclairer les gens pour rendre le terrain favorable à leur présence sur la scène. A propos de l’importance du serment d’allégeance du peuple, l’honorable Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis), dit : « la prise en charge des affaires des Musulmans et la création de l’Etat sont liés aux suffrages des gens, tout comme cela a été mentionné dans la Constitution et qualifié, aux premiers temps de l’Islam, d’allégeance avec « Wali (dirigeant) des Musulmans ». 4 [4]
Les dirigeants de l’Ordre islamique sont là pour exécuter et appliquer les lois et les ordres de Dieu, et c’est exactement et uniquement dans ce droit fil que l’acceptation du serment d’allégeance se justice et prend un sens, une signification.
2. Election des responsables du gouvernement islamique par le peuple :
Dans l’Etat islamique, les responsables du pays (Guide, Président de la République, les députés du parlement, etc.), sont, tous, élus au suffrage universel direct et indirect. Le peuple choisit au suffrage universel direct, le Président de la République, les députés de l’Assemblée consultative islamique (le parlement), les élus des conseils municipaux dans les villes et les villages. Le Guide est élu par le peuple au suffrage indirect, autrement dit par (l’intermédiaire), de l’Assemblée des Experts. Le peuple joue, également, d’une manière indirecte, son rôle dans l’élection des Ministres et d’autres hauts responsables du pays, nommés et choisis par le Président de la République ou l’Assemblée consultative islamique(le Majlis islamique). L’élection des responsables du pays par le peuple, est une exigence, une priorité au sein de l’Etat islamique. A ce propos, le grand architecte de la révolution islamique, l’honorable Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis), dit : « Il revient au peuple d’élire les gens qualifiés et fiables et leur confier la responsabilité de s’occuper des affaires du pays ». 5[5] A une autre occasion, il dit : « Nous disons que la personne qui veut gérer le pays, Celui à qui nous voulons confier nos affaires, doit être quelqu’un qui soit élu par le peuple, quelqu’un qui soit le choix du peuple ». 6 [6]
3. Les dirigeants de l’Etat islamique donnent des consultations aux gens :
Il est nécessaire que le souverain soit informé et averti des avis du peuple et d’en bénéficier, d’une meilleur manière possible, pour mieux gérer les affaires de la société. Mais, il lui revient de prendre la décision finale, c’est-à-dire, de trancher, à lui seul, ou de s’appuyer sur l’avis des autres. Là où il est question d’une chose prescrite par Dieu ou les Infaillibles (que la paix divine soit sur eux), le dirigeant de la société musulmane a obligation de l’appliquer, bien que cela soit opposé à l’avis du peuple. Les gens n’ont pas le droit d’objection et de protestation, car ils ont admis, eux-mêmes, que leur gouvernement repose sur des ordres divins et des lois et règles islamiques. A ce propos le vénéré Imam Ali (béni soit-il) dit : « Vous me reprochez le fait de ne pas vous consulter. Par Dieu, je ne désirais point le commandement, la gouvernance, mais vous m’avez invité et vous m’avez choisi. Je ne me suis pas opposé par crainte de voir l’Oumma être frappé par des divisions et des dissensions. Une fois élu, j’ai consulté le Livre de Dieu et la Sunna du Prophète au sujet de ce qui nous est prescrit et j’ai suivi la ligne qui nous est tracée. Je n’ai pas eu besoin pour le faire ni de vos avis ni des avis d’autres personnes. Si je m’étais trouvé face à une situation qui n’est pas qualifiée par le Livre de Dieu ou la Sunna de son Messager et au sujet de laquelle la consultation s’imposait, je vous aurais consultés ». 7 [7] Le vénéré Imam Ali (béni soit-il), réputé pour son rang scientifique très élevé, disait, à plusieurs occasions : « interrogez-moi avant que vous ne me perdiez ». 8[8] Il consultait, dans les cas qu’il jugeait nécessaire. Les leaders non-infaillibles ont, tout naturellement, besoin de mener des consultations avec les gens avertis et spécialisés, et ils en ont l’obligation d’agir ainsi, dans des questions naissantes, contemporaines. Le fait de mener des consultations et de suivre l’avis de la majorité des experts, est une nécessité qui est, actuellement, prévue et déterminée par la loi et les institutions. Les prises de décisions générales et importantes des pouvoirs exécutif et législatif se reposent sur l’avis de l’Assemblée consultative islamique et le fait de se soumettre à l’avis de la majorité est reconnu, à cette échelle. S’agissant du Guide, c’est le Conseil du discernement du bien de l’Ordre islamique et également les groupes de conseillers qui sont le bras puissant et efficace pour les prises de décisions générales par le Guide. Par Conséquent, le peuple dispose des moyens pour participera, par le biais de ses représentants, au processus des législations (dans les cas qui concernent les lois courantes du pays), ainsi qu’au processus des prises de décisions et des affaires courantes du pays.
4. Participation au processus des législations :
Le peuple assiste, par le biais de ses élus à l’Assemblée consultative islamique, qui est le pouvoir législatif du pays, à l’adoption des lois et des décisions exécutives du pays. A cela s’ajoute, également, le fait que la Constitution aussi, qui sert de base et de référence pour la gestion du pays, est l’expression de la volonté populaire, car cette loi constitutionnelle avait été soumise, à travers d’un référendum, au vote du peuple.
5. Surveillance du peuple sur les dirigeants :
Le peuple surveille, avec des yeux ouverts et des oreilles attentifs, tous les actes, les comportements et les paroles des dirigeants. Il bénéficie, depuis longtemps, du levier et de l’outil de surveillance sur la classe régnante pour jouer son rôle dans la souveraineté. En effet, les gens, en procédant à la critique et à l’analyse des actes et des programmes du gouvernement ; ils barrent la route aux déviations. Dans l’Etat islamique, le peuple veille, également, sur la bonne et juste application des lois divines, ainsi que sur le respect des rituels et mœurs islamiques, tels que le respect de l’équité et de la justice, l’élimination de la discrimination et de l’inégalité, la gestion et les capacités nécessaires fournies au peuple pour gouverner, le refus de l’orgueil et de l’égoïsme, le sens de la responsabilité vis-à-vis de Dieu et du peuple, procéder à l’auto-purification avant d’en avoir une telle exigence aux autres, l’honnêteté, la probité, l’intégrité, et bref, l’application des prescriptions du Coran et de la Sunna. Cette surveillance s’effectue par diverses méthodes qui sont ainsi de suite :
Le fait de recommander le bien et d’interdiction le mal : Les enseignements religieux exhortent, encouragent les gens à accomplir cette grande obligation, surtout, par rapport aux gouvernants. Le vénéré Imam Ali (béni soit-il), dit : « Toutes les œuvres de bienfaisance et le jihad dans le sentier de Dieu sont en comparaison avec le fait de recommander le bien et d’interdire le mal comme une goutte d’eau face à une mer immense et mouvementée. Le fait de recommander le bien et d’interdire le mal n’approche pas la mort et ne diminue pas la subsistance. Le plus important de tout cela est de dire la vérité devant le souverain tyrannique ». 9
[9]
l’importance du fait de dire la parole de justice et de vérité devant les souverains tyranniques s’explique par cette raison que les gens sont, généralement, soumis et subordonnés à leurs dirigeants, un acte qui peut conduire aux déviations, au sein de la société. Donc, le fait de rappeler à l’ordre les dirigeants de la société, en les exhortant à appliquer le bien et à blâmer le mal, est d’une valeur inestimable. Le vénéré Imam Baqer (béni soit-il) dit : « Quiconque se rend auprès d’un sultan tyrannique pour l’appeler à la piété et l’avertir contre l’issue de l’impiété, aura la même récompense que les Djinns et les Humains reçoivent pour leurs actes ». 10
[10]
Du point de vue de l’islam, l’importance du fait de recommander le bien et d’interdire le mal est si immense et telle que son abandon entraine le châtiment divin. A ce propos, le vénéré Imam Ali dit : « Dieu ne châtie jamais les masses populaires pour les péchés commis, secrètement, par les élites, mais si les élites (la classe régnante) commettent, publiquement et ouvertement, des péchés sans qu’ils reçoivent d’objection et de protestation de la part des gens, tous les deux groupes (les élites et les gens ordinaires), auront à subir à subir le châtiment divin ». 11
[11]

Donner des conseils aux dirigeants de la société
Pour définir les droits réciproques entre lui(en qualité d’Imam) et le peuple (l’Oumma), le vénéré Imam Ali dit : « Ô gens ! Vous et moi, nous avons des droits réciproques. Le droit que vous avez à mon égard est de rester fidèle à l’allégeance que vous m’avez prêtée et de me donner, ouvertement, des conseils (faire preuve de bienveillance). 12 [12]Ici le conseil veut dire la bienveillance vis-à-vis des Imams (bénis soient-ils), autrement dit les gens devront, dans un esprit de bienveillance, avoir une surveillance sur les affaires de la société, ainsi que sur les méthodes de gouvernance de leurs dirigeants. Et pour ce faire, ils ne devront pas ménager, dans le chemin de vérité, aucune entre-aide, ni coopération et collaboration à leurs dirigeants, et devront leur obéir, pleinement.
Surveillance du peuple sur les dirigeants dans la Constitution de la République islamique d’Iran
Surveillance directe
Dans le huitième principe du premier Chapitre de la constitution iranienne, il est précisé : « Dans la République Islamique d’Iran, inviter à la charité, au fait de recommander le bien et d’interdire le mal est un devoir général et réciproque des individus les uns envers les autres, du gouvernement envers le peuple et du peuple envers le gouvernement. Ses conditions, ses limites et sa nature sont déterminées par la Loi ». 13[13]
Surveillance indirecte :
En raison de l’étendue des sociétés et de la multiplication des activités et des obligations des responsables de l’Etat, la surveillance directe de l’ensemble du peuple sur l’ensemble des dirigeants et des responsables est diminuée, tandis que les moyens d’exercice d’une surveillance indirecte par le par le peuple sont réunis et favorisés. Le peuple élit ses représentants pour se charger des affaires liées à la souveraineté et confient à ses représentants, outre la responsabilité d’assurer leur mandat, la charge de procéder à la surveillance, tout en ne se privant pas, de cette mission (c’est-à-dire, le fait d’exercer, lui, cette surveillance). L’élection par le peuple de ses représentants pour se charger et s’occuper des affaires du pays, est mentionnée dans plusieurs principes de la Constitution de la République islamique d’Iran, dont :
L’élection des représentants de l’Assemblée consultative islamique qui, outre leur mission importante consistant à légiférer et à interpréter les lois ordinaires du pays, exercent, par divers moyens, leur rôle de surveillance. L’Assemblée consultative islamique a le droit d’enquête et d’investigation dans toutes les affaires du pays, ainsi que de faire des remarques, de poser des questions et de poser une motion de censure à l’endroit de chacun des Ministres et du Président de la République et d’examiner les plaintes contre le fonctionnement de divers organes du pays. 14
[14]
L’élection du Président de la République pour diriger le pouvoir exécutif, veiller sur l’application en bonne et due forme de la Constitution, contrôler et superviser les affaires exécutives du pays et les activités de chacun des Ministres. 15
[15]
L’élection des Représentants de l’Assemblée des Experts pour désigner le Guide ayant toutes les conditions requises, veiller sur son action et vérifier le maintien des conditions spéciales prévues pour le leadership de la société islamique. 16
[16]
Afin d'assurer des progrès rapides dans les programmes sociaux, économiques, d'aménagement, de la santé publique, culturels, éducatifs et d'autres activités d'intérêt général avec la coopération de la population, prenant en considération les particularités locales, la gestion des affaires de chaque village, district, ville, département ou province s'effectue sous la surveillance d'un conseil dénommé Conseil du village, du district, de la ville, du département ou de la province, dont les membres sont élus par la population locale. 17
[17]
Le peuple dispose d’autres moyens à sa disposition pour exercer son rôle de surveillance sur les dirigeants et les responsables du pays, qui sont entre autres :
Les partis et les groupes politiques et culturels. 18
[18]

La presse et les mass médias. 19
[19]
Les rassemblements et les manifestations. 20
[20]
6. Le rôle du peuple pour appuyer et accompagner le gouvernement
L’Etat islamique a, tout comme il besoin d’allégeance du peuple pour sa création, a besoin du soutien et de l’accompagnement du peuple pour sa pérennité et sa survie. L’accompagnement du peuple peut immuniser l’Etat face à tous les ennemis intérieurs et extérieurs. Dans une lettre adressée à Malek Ashtar, le vénéré Imam Ali (béni soit-il), lui recommande de s’appuyer, en toutes circonstances et pour toutes choses, sur les masses laborieuses, et d’éviter de prendre comme appui les riches et les fortunés égoïstes et exigeants, et de sonder, en constance, à satisfaire le premier groupe non pas le second. 21[21]
A ce propos, l’honorable Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis), dit : « Le peuple doit être l’appui des gouvernements, un gouvernement qui n’a pas d’appui, échouera ». 22[22] Et à une autre occasion, il dit : « Nous avons besoin du peuple. Cela veut dire que la République islamique d’Iran a, jusqu’au bout, besoin du peuple, c’est le peule qui a porté là, cette République et c’est le peuple qui mènera cette République jusqu’au bout ». 23 [23]
7. Le gouvernement islamique au service du peuple :
Dans l’optique de l’Islam, l’Etat et le gouvernement islamiques sont un outil, un moyen pour appliquer les lois et les ordres divins et pour instaurer l’ordre, établir la sécurité intérieure et extérieure, assurer le bien-être et la prospérité au peuple, éliminer l’oppression et l’injustice, etc.
Du point de vue de l’Islam et des Infaillibles (bénis soient-ils), l’Etat islamique prend sa valeur, seul dans le cas où il est un moyen pour réhabiliter les droits bafoués des opprimés, servir les défavorisés et les nécessiteux, bref, contribuer à la croissance et à l’élévation et à la promotion, tant sur le matériel que spirituel, des créatures défavorisées du Tout-Puissant. Dans une lettre à l’adresse de Malek Ashtar, le vénéré Imam Ali (que la paix de Dieu soit sur lui), dit : « Sois tendre avec le peuple et comporte-toi en en tant qu’un ami, très gentiment, avec les gens. Ne te comporte jamais comme un animal féroce pour te permettre de les dévorer ; car les gens se divisent en deux catégories : Le premier groupe, ce sont tes frères en religion et le deuxième, ils t’apparentent en terme de création. ». 24 [24] Et l’honorable Imam Khomeiny ( que sa demeure soit au paradis), en suivant le chemin tracé par le vénéré Imam Ali( béni soit-il), décrit, en ces termes, le gouvernement islamique : « Dans l’Etat islamique, le gouvernement doit être au service du peuple et le peuple dispose, même , le droit de porter plainte contre le Premier ministre, s’il y a une oppression et de le traduire en justice et de le punir pour ses actes, s’il est reconnu coupable ». 25 [25]
Nous vous avons expliqué dans le présent texte, ne serait-ce qu’une partie des droits réciproques que l’Islam reconnait pour le peuple et le gouvernement, l’un envers l’autre. Pour plus d’information, nous vous recommandons de consulter les livres suivants :
1. Droits fondamentaux et institutions politiques, Abul Fazl, Qazi Shari’at Panahi.
2. Droits humains, A’likhani.
3. Surveillance et les institutions de surveillance, Mohsen, Malek Afzal Ardakani.
4. Droits essentiels dans la République islamique d’Iran, Seyyed Mohammad, Hashémi.
5. La Constitution de la République islamique d’Iran.
6. La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, Institut de la Rédaction et la Publication des œuvres l’Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis).
7. La revue de l’Etat islamique, Secrétariat de l’Assemblée des Experts, N° 4, p. 134 et de suite.

[1] Sourate 57, Le fer (Al-Hadid), verset 25
[2] « Voie de l’Eloquence », traduit par Mohammad Dashti.
[3] Idem.
[4] La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, p. 9, Institut de la Rédaction et la Publication des œuvres l’Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis),
[5] Idem, p. 10, publié par l’Institut de la Rédaction et la Publication des œuvres l’Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis),

[6] Idem, p. 11.
[7] Cheikh Toussi, Al-Amali, p. 173 ( Narm Afzar( logiciel), Nour II).
[8] « Voie de l’Eloquence », sermons 5 à 189.
[9] « Voie de l’Eloquence », Sagesse 373.
[10] Wasa’el al-Chi’a, tome 12, chapitre 3, passages portant sur le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, hadith 11.
[11] Idem, hadith 1.
[12] « Voie de l’Eloquence », sermon 34.
[13] Premier chapitre, le huitième principe.
[14] Les principes 62-76-79-88-90 de la Constitution de la République islamique d’Iran et l’article 9 du règlement intérieur de l’Assemblée consultative islamique.
[15] Le 134ème principe de la Constitution.
[16] Le 107ème principe.
[17] Le 100ème principe.
[18] Le 126ème principe.
[19] Le 124ème principe.
[20] Le 127ème principe.
[21] « Voie de l’Eloquence », lettre 53.
[22] La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, p.162.
[23] Idem, p. 166.
[24] « Voie de l’Eloquence », lettre 2652
[25] La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, p.50.
 

http://www.islamquest.net/fr/archive/question/fa111

 

  • e6un7

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Le narguilé, « chicha » entre la science et la religion

Chicha

« Je ne fume pas. Juste la chicha entre potes de temps en temps, mais ça c’est pas pareil… » Qu’y a-t-il dans la chicha, plus communément appelé narghilé ? Petit point sur les conséquences que cela entraîne…

La chicha est une manière de fumer traditionnelle au Maghreb et au Moyen-Orient. Importation du concept de la part de la population immigrée, mais également des touristes emballés. La chicha est devenue une manière « cool » et « in » de fumer entre amis, sans avoir l’impression de mettre en danger son corps. Fraise, abricot, ananas, autant de parfums qui laissent penser au consommateur que le narghilé, c’est plus du tabac, mais un bonbon dont on absorbe la fumée.

Le Prophète Mohammad (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : “ Il y a deux éléments que les gens n’apprécient pas à leur juste valeur : le temps et la santé. ” (Mouslim)

Contrairement aux idées reçues, chaque bouffée de narghilé a un volume 10 fois supérieur à une bouffée de cigarette. Le passage de la fumée dans l’eau n’élimine absolument pas les produits toxiques ! Cela retient peut être un peu de nicotine, effet pervers, puisque du coup le fumeur tire d’avantage sur l’embout pour avoir l’effet désiré, avec en prime plus de métaux lourds et de monoxyde de carbone que dans une simple cigarette à cause de la combustion du tabac et des braises. Et la nicotine entraîne un risque accru de dépendance.

Dans un bar à chicha, les endroits réservés aux « fumeurs avertis » ressemblent à un immense nuage, car la fumée est produite en grande quantité. Résultat ? Un tabagisme passif très important, aussi dangereux pour les fumeurs que pour ceux qui n’y touchent pas, c’est à dire les accompagnateurs se limitant au thé et les serveurs ! Et petite devinette, à la fin d’une soirée, devinez à combien de paquets de cigarettes vous êtes arrivés ? Entre 1,5 et 2 paquet en une soirée !

Pour être plus direct, âmes sensibles s’abstenir, la chicha provoque des maladies pulmonaires et cardiovasculaires, mais également des cancers, tout comme sa voisine la cigarette. D’autre part, il existe un risque infectieux à se transmettre l’embout entre partenaires de chicha, comme la tuberculose, l’herpès buccal et certaines hépatites virales !

Pour ceux qui ont réussi à nous suivre jusqu’ici (bravo !), voici à présent des petits rappels, quand au fait de fumer…

Ton corps a des droits sur toi !

Il est vrai qu’il n’existe aucun texte dans le Quran, ni même de hadith sur cette question. Certains préfèrent donc ignorer les avis juridiques sur la question, pourtant clairs sur le sujet. Cependant, d’après les règles de l’islam, les causes juridiques (illa) et les principes généraux (maslaha mursala), extraits des textes du Coran et des Hadîths, permettent de rendre une chose permise, déconseillée ou illicite par le biais de la recherche du principe, présent dans une chose donnée (c’est ce qu’on appelle le tahqîq ul-manât).

Il existe aujourd’hui plusieurs avis sur la question. Après les recherches scientifiques qui ont mis en avant la dangerosité de fumer le tabac, la majorité des savants s’accordent à dire que fumer est fortement déconseillé (mak’rûh tahrîman), voire interdit (harâm). Peu de savants rendent la chose permise à qui cela ne cause pas de tort, puisqu’il est très difficile de juger du tort que cela cause de l’extérieur.

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit à un Compagnon qui avait fait le vœu de jeûner la journée et de veiller toute la nuit en prière : “ […] Ton corps a un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi […] ” (Mouslim)

Raisonnablement, et le musulman doit être raisonnable, nous devons encrer dans nos esprits que notre corps a des droits sur nous. Le jour du jugement notre corps témoignera pour ou contre nous ! Nous pouvons alors imaginer qu’il sera reconnaissant si nous lui épargnons ce type de soirée enfumée.

Le narguilé est aussi nocif que la cigarette

Une étude révèle que la pipe à eau, comme le narguilé ou le bong, affecte la fonction pulmonaire aussi gravement que la cigarette.
Utiliser une pipe à eau, comme le narguilé par exemple, permet-il de filtrer les éléments toxiques présents dans le tabac, et donc de réduire les risques pour la santé ? Si de nombreux utilisateurs, voire des médecins, ont longtemps pensé que tel était le cas, une étude vient aujourd'hui de montrer que la pipe à eau altère la fonction pulmonaire aussi gravement que la cigarette.

Pour parvenir à ce résultat, le Pr. Mohammad Hossein Boskabady et ses collègues de l'Université des Sciences Médicales de Mashhad (Iran) ont analysé la fonction pulmonaire et respiratoire de 4 groupes de volontaires : 57 utilisateurs de pipe à eau, 30 fumeurs de cigarettes ayant pour habitude d'inhaler profondément la fumée, 51 fumeurs de cigarettes inhalant normalement la fumée, et 44 non-fumeurs.

Des symptômes aussi fréquents chez les fumeurs de pipe à eau que chez les fumeurs de cigarettes

Résultat ? La sentence est grosso modo modo la même pour les fumeurs de pipe à eau que pour les fumeurs de cigarettes. Ainsi, 23 % des fumeurs de pipe à eau ont présenté une respiration sifflante, contre 30 % des fumeurs de cigarettes à inhalation profonde, et 21,6 % des fumeurs de cigarettes à inhalation normale.

Concernant l'oppression thoracique (un symptôme fréquemment observé chez les fumeurs), ce symptôme a été détecté chez 36,8 % des fumeurs de pipe à eau, 40 % des fumeurs de cigarettes à inhalation profonde, et 29,4 % des fumeurs de cigarettes à inhalation normale.

En comparaison, les chercheurs ont découvert que la prévalence de ces symptômes était nettement inférieure chez les non-fumeurs.

http://www.journaldelascience.fr/sante/articles/le-narguile-est-aussi-nocif-que-la-cigarette-2744

http://www.ajib.fr/2014/11/des-mefaits-de-la-chicha-a-son-interdiction-a-singapour/

e6un7

 

L'homosexualité entre la science et la religion

L’homosexualité est un sujet fort débattu aujourd’hui et nombreux en sont les signes: mariage de couples homosexuels, fin de la clandestinité, mouvement gay qui continue de revendiquer la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles, adoption d’enfants par des couples homosexuels, etc. La réflexion sur l’homosexualité s’est radicalement modifiée ces dernières années et cela s’explique en grande partie par les découvertes des sciences humaines et par l’évolution des moeurs qui a permis à de nombreuses personnes homosexuelles de faire connaître leur condition psycho-sexuelle et affective sans être rejetées comme auparavant. Il est de plus en plus fréquent d’entendre dire que l’homosexualité représente une simple variation de la sexualité tout à fait équivalente en droit à l’hétérosexualité. Quel jugement peut-on porter sur cette réalité?

Aujourd’hui, plusieurs catholiques ont de la difficulté à comprendre le statut éthique et théologique de l’homosexualité. Alors que nous traversons un moment critique de transition et de développement, l’enseignement de l’Église sur la sexualité – et encore davantage sur l’homosexualité – paraît figé et dépassé. Si nous voulons approfondir l’éclairage de la foi chrétienne sur la sexualité, il nous faut à la fois nous tourner vers l’Écriture, la Tradition et l’enseignement officiel de l’Église et nous mettre à l’écoute de la recherche scientifique et des sciences humaines. Dans ce dialogue foi et raison il faut un échange et une interpellation mutuelle.

1. Ce que nous disent aujourd’hui les sciences humaines sur l’homosexualité

Au plan des sciences humaines, les opinions des chercheurs et spécialistes sont partagées. Certains [ii] affirment que l’homosexualité (foncière) est anormative et continue d’être une dysfonction dans l’orientation normale de l’instinct sexuel de même que dans le développement psycho-affectif. Selon eux, l’instinct sexuel pousse vers l’hétérosexualité et confirment cette affirmation la dimension procréatrice de la sexualité ainsi que les recherches philosophiques qui décrivent l’être en considérant sa capacité de relation et son altérité: la personne de sexe différent constitue l’autre par excellence. D’autres auteurs, s’inspirant des thèses de psychanalystes néo-freudiens américains[iii], associent l’homosexualité à un « trouble de l’identité sexuelle », une « démasculinisation » occasionnée par la rigidité du père face au rôle sexuel. Or, selon eux, il n’y a que deux identités sexuelles, celles de l’homme et de la femme; et une multitude d’orientations sexuelles, dont l’orientation homosexuelle. Dans cette ligne de pensée, le sexologue Jules Bureau[iv] affirme que l’homosexualité résulte d’un conflit d’identité sexuelle et que les couples gays ne peuvent créer de véritables liens d’intimité, et ce, en raison du caractère fusionnel de leur relation qui repose sur la recherche du même, du semblable; cela va à l’encontre de l’altérité.

D’autres reconnaissent que l’homosexualité, pas plus que l’hétérosexualité, ne signifie pas nécessairement un défaut d’adaptation psychologique[v]. D’autres, au contraire, s’interrogent sur le statut de l’homosexualité et s’orientent vers une révision de la pensée sur ce sujet.  Nous allons nous limiter à trois questions principales que ces chercheurs[vi] se posent: les causes de l’homosexualité, la nature des relations intimes entre personnes homosexuelles et l’impact de l’homoparentalité sur le développement de l’enfant.

2) Ce qu'en dit L'Islam

L'existence éventuelle chez certains individus d'un "gène de l'homosexualité", laisse sceptique. Il ne s'agit là que d'une hypothèse, qui a d'ailleurs déjà été remise en question par d'autres chercheurs. Cependant, s'il s'avère qu'il existe réellement, alors il y a quand même trois choses à bien comprendre:

Ce gène n'a pas toujours été présent chez l'homme. Le péché de l'homosexualité est en effet apparu pour la première fois sur terre chez les pervers du peuple de Lout (alayhis salâm) (Lot), comme en témoigne ce verset du Qour'aane:

  1.   

    Et Lot, quand il dit à son peuple : "Vraiment, vous commettez la turpitude où nul dans l'univers ne vous a précédés.

     

    Aurez-vous commerce charnel avec des mâles ? "

    (Sourate 29 / Versets 28 et 29)

    C'est justement ce qui a amené un châtiment si terrible sur eux de la part d'Allah.

    Tous les cas d'homosexualité dans le monde ne peuvent être imputés à la présence d'un "gène". Ce serait ne faire aucun cas de l'état de perversion et de décadence morale dans lequel le monde est en train de s'enfoncer actuellement. Si aujourd'hui on explique et on justifie l'homosexualité de cette façon, ne risque-t-on pas de se retrouver demain avec des voix qui proclameront l'existence de gènes étant à l'origine des autres types de perversions sexuelles, tels que la zoophilie et l'inceste... ?

  2.  Par ailleurs, la présence (éventuelle) de ce genre de gène au sein de certains individus n'est en aucune façon contraire à la justice divine. Nous avons vu avec le verset du Qour'aane, qu'Allah Lui-même déclare qu'il a placé chez l'homme une influence qui le pousse vers le mal (et une autre qui le pousse vers le bien). Celui qui aurait effectivement hérité, involontairement, de ce genre de gène n'aura pas, Incha Allah, à rendre des comptes devant Allah pour la présence de cette influence en lui, mais au contraire de la façon dont il a réagi face à elle:

  3.   

    S'est-il laissé aller dans le chemin de son assouvissement, brisant en cela les Lois d'Allah, ou a-t-il au contraire lutté contre elle en essayant de purifier son âme ?...

     

Ainsi, chaque individu peut avoir un attrait plus ou moins poussé pour un vice: pour certains, c'est l'attirance pour le sexe opposé, pour d'autres, c'est l'attachement excessif à l'argent... Faut-il pour autant les "comprendre" s'ils s'adonnent à la fornication ou à des transactions interdites pour l'acquisition des biens matériels ? Certainement pas...

Il reste cependant une question importante à élucider: Pourquoi Allah a-t-Il crée chez l'homme cette influence qui le pousse vers le mal et le péché et qui peut, à terme, le conduire en Enfer ?

Normalement, il n'y a pas lieu pour nous autres, êtres humains à la raison et à la science limitées, de nous interroger sur les raisons motivant les décisions de Notre Créateur Tout Puissant, dont la Science et la Sagesse sont infinies. Lorsqu'on avait demandé au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) de détailler la nature de l'âme, Allah lui avait révélé ceci en guise de réponse:

Et ils t'interrogent au sujet de l'âme ("Roûh"),

- Dis : " L'âme relève de l'Ordre de mon Seigneur". Et on ne vous a donné que peu de connaissance.

(Sourate 17 / Verset 85)

Cependant, il y a quand même une explication que l'on peut fournir à cela... Comme on l'avait rappelé au début, la vie présente ne constitue qu'une épreuve et un test de la part d'Allah. Pour que cette épreuve soit crédible, il faut bien que le succès et l'échec soient tous deux possibles. En effet, si l'une des deux possibilités n'existait pas, on ne pourrait parler d'examen. D'où la nécessité de fournir à l'homme des dispositions l'aidant dans la voie du bien mais aussi dans le chemin du mal, et donc des moyens conduisant au succès ou à l'échec. C'est ce qui explique justement la présence de l'influence positive et de l'influence négative chez chacun. C'est alors à l'homme de choisir sa voie:

Et dis : "La vérité émane de votre Seigneur". Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il ne croit pas".

(Sourate 18 / Verset 29)

Pourtant, il ne faudrait pas, au moment de faire le choix, oublier la suite du verset...

"Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s'ils implorent à boire on les abreuvera d'une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure ! "

(Sourate 18 / Verset 29)

 source: éxtrait de la page de l'Islam

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La religion contre l’hypertension

Est-ce que le fait de croire en Dieu apporte des bénéfices à la santé ? Grâce à une grande étude Norvégienne longitudinale sur la santé appelée HUNT, des chercheurs de l’Université Norvégienne de Science et de Technologie ont été en mesure de trouver une relation manifeste entre le temps passé à l’église et une tension artérielle plus faible chez les hommes et les femmes [1].

Plus on pratique la religion et mieux c’est

"Nous avons découvert que plus les participants à l’étude HUNT allaient à l’église, moins leur tension artérielle était élevée, même quand nous avons contrôlé un certain nombre d’autres facteurs d’explication possible" dit Torgeir Sørensen.

"C’est la première étude de ce type en Scandinavie. Des recherches antérieures aux États-Unis ont montré qu’il y avait un lien possible entre les individus qui fréquentent l’église et la tension artérielle. Cependant, les grandes différences culturelles et religieuses entre les USA et la Norvège rendaient difficile toute transposition des résultats Américains dans le contexte Norvégien" explique Sørensen.

Environ 90% de la population du Comté du Nord-Trøndelag, où l’étude HUNT a été réalisée, sont membres de l’église d’état de Norvège, tandis que les Américains affichent une distribution beaucoup plus large de leurs préférences religieuses et éthiques.

"40% de la population Américaine va à l’église toutes les semaines, alors que la figure correspondante dans le Comté de Norvège est de 4%. Pour cette raison, nous ne nous attendions pas à trouver de corrélation entre le fait de se rendre à l’église et la tension artérielle dans le Comté de Nord-Trøndelag. Cependant, nos résultats sont presque identiques que ceux rapportés précédemment aux États-Unis. Nous avons été vraiment surpris" dit Sørensen.

Les livres saints et la tension artérielle

"Étant donné qu’il s’agit d’une étude transversale, il n’est pas possible de dire si c’était un état de santé qui affectait l’activité religieuse des participants, ou si c’était l’activité religieuse qui affectait l’état de santé des participants" précise le Professeur Jostein Holmen, l’un des auteurs de l’étude.

Une étude transversale dit quelque-chose sur un groupe d’individus à une période donnée, mais ne peut rien dire sur ses causes. "Afin de déterminer ce qui cause l’effet, nous avons besoin d’études qui analyseront les mêmes gens à différentes époques" dit Holmen..

Pour cette étude, la fréquentation de l’église a été sélectionnée comme variable pour représenter l’activité religieuse, et la tension artérielle a été choisie comme variable indiquant un état de santé général au regard de tout un ensemble de maladies et conditions. L’étude a trouvé que la variable utilisée pour mesurer les activités religieuses (le temps passé à l’église) avait une relation significative avec la variable utilisée pour mesurer la santé (la tension artérielle). En d’autres termes, ceux qui étaient actifs religieusement étaient en meilleure santé que ceux qui n’étaient pas religieusement actifs.

"L’étude de la relation entre la religion et la santé s’est rarement concentrée sur d’autres religions, comme le Judaïsme et l’Islam. Il est de ce fait difficile de dire quoi que ce soit de cette association dans ces autres communautés" dit le chercheur.

Humour, culture et foi

Les résidents du Comté Norvégien de Nord-Trøndelag ont participé à l’enquête HUNT depuis 1984. Ces études ont non seulement examiné les facteurs de risques pour la santé et le décès, mais ont aussi évalué des facteurs qui pourraient contribuer à être en bonne santé. La seconde étude réalisée en 1995-97, comprenait des questions sur le sens de l’humour des participants, la troisième étude (2006-08) comprenait des questions sur les activités culturelles et les croyances religieuses.

Les données totales contiennent des informations sur environ 120000 personnes. Les études précédentes ont montré qu’il existait une corrélation positive entre l’humour et une bonne santé, et les participations dans différentes activités culturelles et une bonne santé.

Notes
[1] Sørensen T, Danbolt LJ, Lien L, Koenig HG, Holmen J. The relationship between religious attendance and blood pressure : The Hunt Study, Norway. Int J Psychiatry in Med, 2011 ;42(1):13-28.

http://www.insoliscience.fr/?La-religion-contre-l-hypertension

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la masturbation entre la science et la religion

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La masturbation consiste à provoquer le plaisir sexuel par excitation manuelle des parties génitales. Elle peut être pratiquée seul(e) ou en compagnie d’un ou une partenaire. 

Une étude la pointe à nouveau du doigt, en suggérant que se masturber plus d'une fois par semaine augmente le risque de cancer de la prostate. Publiée en janvier dans le British Journal of Urology International, l'analyse des habitudes intimes de 840 hommes est formelle : ceux qui ont eu une activité sexuelle intense entre 20 et 40 ans ont plus de risque de développer un cancer de la prostate après 50 ans. Et c'est la masturbation fréquente, et non le nombre de rapports sexuels, qui pèse sur le risque de cancer.

« Il y a probablement un lien entre des besoins sexuels forts et un taux élevé d'hormones mâles, facteur de risque de cancer de la prostate », explique Polyxeni Dimitropoulou, épidémiologiste à l'Université de Cambridge. En revanche, passé l’âge de 50 ans, la masturbation semble avoir un effet protecteur contre le cancer. De quoi en perdre son latin, d'autant que d'autres études ont montré que la masturbation, en libérant des toxines, permettait au contraire de protéger contre le cancer de la prostate, quel que soit l'âge. « Les résultats ne sont pas opposés : nous trouvons aussi que la masturbation protège, mais après un certain âge, tempère le chercheur. Les mécanismes en jeu diffèrent simplement d'un moment à l'autre de la vie ».

Si le plaisir solitaire soulève encore la polémique, sachez que les rapports sexuels, eux, n'ont que des avantages. Ils protègent contre les maladies cardiovasculaires, la dépression et le surpoids… Dans le doute, mieux vaut donc profiter du sexe à deux que tout seul!

La masturbation et la religion


Pendant des siècles, la masturbation, bien que condamnée par l'Église, n'a pas directement été l'objet de réprobation. C'est à partir du XVIIIe siècle que son statut est réévalué. L'angoisse de la diminution et de l'affaiblissement de la population, perceptible dans tous les traités philosophiques, médicaux et économiques de l'époque – mais infondée –, modifie la perception des pratiques sexuelles. La masturbation est progressivement considérée non plus comme une habitude licencieuse et moralement condamnable, mais comme une des causes de la dépopulation et comme une véritable maladie qui se répand dans toute l'Europe.
Au milieu du XVIIIe siècle, se développe ainsi une abondante littérature, principalement médicale, qui dépeint en des termes atroces les effets nocifs de cette « perversion solitaire », tant pour la santé du corps que pour celle de l'âme. Si l'Église n'est pas à l'initiative de cette stigmatisation de la masturbation, elle agit cependant main dans la main avec l'ordre médical, avec qui elle partage le souci de la préservation de l'espèce et d'une sexualité exclusivement reproductive. Médecins, directeurs de conscience, éducateurs ou philosophes s'accordent ainsi tous sur la nécessité d'endiguer ce mal qui accable la jeunesse du royaume et menace le peuple français d'épuisement, voire de dégénérescence.
Le traité publié par le médecin suisse Samuel Tissot en 1760, intitulé L'Onanisme : essai sur les maladies produites par la masturbation, inaugure ainsi toute une série d'écrits, mais reste la référence médicale incontournable sur les « pathologies » de la masturbation ; il sera réédité jusqu'au XXe siècle. Selon Samuel Tissot, en se livrant à la masturbation, hommes et femmes se détournent de la reproduction et s'adonnent à un plaisir mortifère, pour eux-mêmes comme pour la nation. La masturbation apporterait à chaque sexe son lot de maladies, comme si ces dernières venaient punir une pratique condamnée par la nature.
La fin de l'espèce et le désordre social
L'onanisme attenterait ainsi à la virilité de l'homme. Pour Tissot, il rend les jeunes hommes « pâles, efféminés, engourdis, paresseux, lâches, stupides et même imbéciles ». Les hommes perdent leur vigueur et leur santé : ils maigrissent, se languissent, souffrent de vieillesse prématurée et d'une foule de maux (saignements, incontinence, paralysies, migraines, troubles de la vue, mélancolie, épilepsie, etc.). On est loin de l'expression folklorique selon laquelle la masturbation rend sourd : dans nombre de descriptions cliniques, les médecins vont jusqu'à rapporter des cas mortels. Ils prêtent à la pratique masturbatoire les symptômes correspondant à des infections microbiennes variées. De surcroît, selon les descriptions médicales, le masturbateur porte les stigmates de son vice caché, annonçant de graves troubles de la fonction virile : vésicules sur la verge, flaccidité, impuissance, déformation des organes génitaux, spermatorrhée (écoulement incontrôlé de sperme) ou stérilité.
Toutefois, aux yeux des médecins, l'une des conséquences les plus préoccupantes de la masturbation est que les onanistes se détournent des femmes. Autant un séducteur est excusable, autant un masturbateur est condamnable. Comme l'écrit Tissot, il faut être « infiniment plus porté à excuser celui qui séduit par ce penchant que la nature a gravé dans tous les cœurs, et dont elle se sert pour conserver l'espèce […] que celui qui pèche en violant toutes les lois, en renversant tous les sentiments, toutes les vues de la nature ».
Les hommes ne sont pas les seuls exposés aux « dangers » de la masturbation. La masturbation féminine, auparavant considérée avec une relative indulgence, fait l'objet d'un souci grandissant de la part des médecins. Le danger est que cette pratique les pousse à rechercher la satisfaction sexuelle hors de la finalité de la grossesse. Tissot écrit ainsi que l'onanisme chez les femmes est « un monstre qui renaît chaque jour et auquel les filles s'adonnent avec d'autant plus de confiance qu'il n'en résulte pas de fécondité et que […] l'on n'a pas à recourir à l'avortement ». Cet accès au privilège masculin de la sexualité non reproductive est accusé de « viriliser les femmes ».
Alors que le corps des femmes est traditionnellement considéré comme un corps « lâche, mou et fragile, engorgé par ses humeurs », qui participe au tempérament flegmatique, féminin par excellence, les médecins attribuent aux masturbatrices un tempérament « sanguin, bilieux, vigoureux », c'est-à-dire mâle. Dans la plupart des traités, la masturbatrice est issue des classes populaires ; elle est vigoureuse, rustre et sa moralité est douteuse du fait de sa condition sociale. Quand des jeunes filles de bonne famille sont touchées par le mal, les médecins soupçonnent toujours les domestiques et les préceptrices de les avoir initiées à de tels penchants.
Les médecins sont persuadés que la masturbation altère le corps des femmes, notamment en hypertrophiant le clitoris. « Les femmes ainsi constituées ne conservent presque rien des qualités de leur sexe, et tiennent beaucoup plus de l'homme ; elles ont la taille élevée, les membres vigoureux, la figure hommasse, la voix forte, le ton impérieux, les manières hardies », écrit ainsi le médecin Renauldin à l'article « clitoris » du Dictionnaire des sciences médicales de Panckouke, en 1813. En menaçant la féminité et les qualités afférentes telles la pudeur, la retenue et l'ignorance de ses désirs, la masturbation soustrait le corps des femmes à son rôle dans la perpétuation de l'espèce.
De la prévention à la répression
Ainsi, le grand danger de l'onanisme pour la société, c'est qu'il inverse l'ordre des sexes. En rendant les hommes efféminés et les femmes viriles, il menace l'avenir de l'humanité, et en modifiant physiologiquement l'identité des sexes, il bouleverse les privilèges qui y sont associés. Dans le portrait de l'onaniste au bord du précipice, transparaît l'angoisse d'une société pour laquelle le plaisir solitaire figure la fin de l'espèce et le désordre social.
En réponse à ce qu'ils qualifient d'épidémie désastreuse, les médecins entreprennent de lutter contre la masturbation. Les descriptions morbides des effets de l'onanisme participent de fait, en intimidant la population, à la propagande anti-masturbatoire. On fait par exemple lire aux pubères le Livre sans titre, publié dans les années 1840, qui présente en images l'agonie d'un jeune masturbateur (voir la figure 1).
Par ailleurs, le pouvoir médical en appelle à une surveillance accrue des jeunes hommes et femmes, tandis qu'il élabore des traitements qui vont de la pharmacopée (le bromure) à la chirurgie (l'ablation du clitoris) en passant par la rééducation par la contrainte physique.
Les politiques préventives restant sans grand effet, les médecins finissent par soupçonner au début du XIXe siècle que le mal qu'ils combattent est paradoxalement le produit des institutions éducatives elles-mêmes. Dans les collèges et les pensionnats, la promiscuité, l'ennui et le manque d'exercice physique fournissent un terrain propice au développement de ce « vice », au point que la « contagion » peut devenir générale : « Tous les élèves d'un collège trompaient quelques fois, par une détestable manœuvre, l'ennui que leur inspiraient les leçons […] qu'un très vieux professeur leur faisait en dormant », peut-on lire en 1819, à l'article « Masturbation » du Dictionnaire des sciences médicales. Pour remédier à ce laxisme, l'espace est réorganisé dans les établissements scolaires de telle sorte que les élèves ne puissent plus se soustraire aux regards. Les portes des latrines sont ainsi ajourées, et certaines punitions, tels la retenue individuelle ou l'enfermement aux arrêts, qui laissent l'élève seul avec lui-même, sont supprimées.

Les politiques préventives et l'acharnement des médecins techniciens de la coercition achoppent ainsi sur un aspect irréductible de la masturbation, son polymorphisme. Les agencements érotiques potentiels du corps et des objets qui l'environnent étant à peu près illimités, il est impossible de les anticiper tous. Ni la surveillance ni la contrainte physique ne parviennent à circonscrire l'inventivité sexuelle des jeunes masturbateurs.
Les politiques d'intimidation, de surveillance et de coercition marquent pourtant durablement le rapport des individus à leur corps et à leur sexualité. Pour traiter les femmes qui se livrent à l'onanisme, nombre de médecins pratiquent la clitoridectomie, pensant « supprimer le vice par l'ablation d'un organe inutile (car inutile à la reproduction) ». Pratiquée en France notamment par le docteur Levret, cette pratique est également répandue en Angleterre, où le docteur Isaac Baker Brown en est l'un des plus ardents promoteurs. À travers elle se manifeste toute la violence de la définition « moderne » de la féminité, qui réduit cette dernière à la seule maternité.
Dans le cas des hommes, la situation est plus complexe. Ironie du sort, chez certains onanistes, les actions préventives et coercitives ont produit l'effet contraire à celui recherché : plutôt que de sauvegarder leur virilité, la médecine en a fait des impuissants. Les adolescents terrorisés par le discours médical se croient atteints de maladies imaginaires. Dès 1836, Lallemand, grande figure de l'histoire de l'andrologie, dans son traité Des pertes séminales involontaires, soulève le problème de la « torpeur des organes génitaux ». En 1891, le docteur Léon Bouveret note que ses patients atteints d'impuissance ou de neurasthénie attribuent leur état à l'abus des plaisirs sexuels et « se croient menacés de la perte irrémédiable de leur virilité, ou bien encore d'une maladie incurable de la moelle épinière ».
Étouffer les pulsions par le sport
Les médecins vont alors s'évertuer à conjurer les effets pervers de leurs propres politiques. Aux victimes imaginaires de la masturbation, « il faut faire entendre une partie de la vérité », conclut le docteur Bouveret, à savoir que les conséquences pathologiques de la masturbation ont été sciemment exagérées par le discours médical. Il faut faire comprendre au sujet que son impuissance est d'ordre psychique et réside uniquement dans une appréhension du coït.
Dans certains cas, les médecins se retrouvent face à une situation absurde : après avoir interdit la masturbation, ils doivent eux-mêmes la faire pratiquer ! Lallemand vante ainsi les mérites du galvanisme pour traiter l'impuissance, et Bouveret avoue devoir stimuler les organes sexuels du patient à l'aide de différents appareils de massage électrique pour « lui prouver qu'il est capable de très fortes érections ». La technique est cependant très approximative.
On assiste donc, après la crise des institutions, qui produisent elles-mêmes des masturbateurs, après la crise du pouvoir disciplinaire, incapable d'endiguer le phénomène, à la crise des politiques médicales qui se montrent inefficaces, si ce n'est contre-productives. Le constat dressé, une réorientation s'engage dans les années 1860, et débouche sur la mise en œuvre institutionnelle d'une nouvelle stratégie de préservation de la virilité. Au lieu d'étouffer les manifestations de la « pulsion sexuelle reproductrice », les médecins vont s'efforcer de l'atténuer et de la dévier de sa réalisation initiale.
Ces deux objectifs sont atteints par l'exercice physique et la fatigue musculaire. « Il vaut mieux agir par voie de diversion : c'est le corps qu'il faut fatiguer et rompre par les exercices matériels, pour dompter l'esprit ; c'est dans le système musculaire qu'il faut faire refluer [...] toutes les énergies exubérantes de la vie. C'est dans le gymnase que meurent les désirs coupables et les mauvaises pensées de la salle d'étude », écrit ainsi le docteur Émile Jozan en 1864. Ces arguments s'inscrivent dans un vaste courant hygiéniste qui débouche en 1869 sur le décret Duruy rendant obligatoire la gymnastique à l'école. L'exercice physique appartient à tout un arsenal de prévention des maladies mis en place par la médecine publique naissante. Il s'agit cette fois de lutter contre la masturbation selon une tactique active : le moyen employé pour éviter l'affaiblissement de l'organisme sert aussi directement à viriliser le corps en le musclant.

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-la-masturbation-reprimee-20392.php?chap=2

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2009/02/13/masturbation-fait-toujours-debat

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