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La richesse

La richesse, une épreuve pour le croyant

« Money doesn’t make you happy ».
Ainsi enseignait bien le vieil adage anglais, même si pour certains le bonheur est la bonne fortune dans tous les sens du mot. L’homme cherche à être heureux, mais il se rend compte le plus souvent que ce n’est sûrement pas l’abondance des biens matériels qui doit être liée nécessairement à l’idée du bonheur.

A ce sujet, et d’une manière anecdotique, on rapporte que le calife abbasside al Ma’mûn (813-833) fils de Haroun al-Rachid, avait, quant à lui, une conception du bonheur nullement assujettie à l’argent. En effet, un épisode resté célèbre dans l’histoire, raconte qu’un jour le grand calife demanda à ses commensaux de lui exposer leur définition du bonheur. Les réponses furent celles habituelles des courtisans : pour la plupart un mélange de flatterie, d’hypocrisie, de flagornerie et même de duplicité, s’arrêtant sur les biens de ce monde et les vanités du siècle. Puis, quelques-uns mirent en avant, la recherche, beaucoup plus honorable, de la connaissance et l’acquisition du savoir comme condition du bonheur ; d’autres, jouant sur la corde sensible de la piété proposèrent le recueillement et la méditation dans une attitude spirituelle. Mais, la réponse du riche et puissant al Ma’mûn fut d’énoncer tout simplement que le bonheur absolu est d’avoir une épouse qui vous aime et que vous aimez : « Vous avez de quoi vivre votre journée et vous n’avez pas affaire au calife ! ». La condition première du bonheur se trouvait donc, pour le commandeur des croyants, dans la tendresse des liens conjugaux et dans la modestie d’une vie simple loin du vacarme tumultueux de la grande ville et ses richesses étalées.

Dans la tradition islamique, l’argent n’est pas la condition nécessaire au bonheur. Bien au contraire, c’est plutôt la générosité qui rendra heureux et procurera un sentiment de satisfaction. Il est bien spécifié dans le Coran que la piété va de pair avec le don :

« Craignez Dieu autant que vous pouvez, écoutez, obéissez et faites largesses. Ce sera un bien pour vous. Et, ceux qui se seront préservés de leur propre avarice, voilà qui seront heureux »

Sourate 64, la grande perte, verset 16.

Tout comme dans un contexte de croyance religieuse, la notion du bonheur est relative à la conformité de la guidance divine :

« …Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s’égarera point et ne sera pas malheureux. » Sourate 20, ta ha, verset 123.

Pascal dans ses pensées exprime cette même idée du bonheur liée à la foi, en la formulant autrement :

« Tous les hommes recherchent d’être heureux. C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes. Jusqu’à ceux qui vont se pendre. Et cependant depuis un si grand nombre d’années jamais personne, sans la foi, n’est arrivé à ce point où tous visent continuellement. »

La richesse, est-ce bien vu ?
D’un point de vue purement spirituel, la richesse est beaucoup plus perçue comme une épreuve que comme un bien en soi. Religieusement parlant, la fortune est une sorte de mise à l’examen de l’homme argenté quant à son attachement viscéral aux biens de ce monde. Mais à vrai dire, tant que la richesse n’est pas une fin en soi, elle est neutre. Elle n’a pas à être mal ou bien vue. S’enrichir pour entreprendre et fructifier les investissements en vue de produire et faire profiter tout l’entourage et par delà l’ensemble de la société, devient un acte louable. En revanche amonceler des fortunes sans les recapitaliser ni les réinjecter dans les circuits de production est vraiment détestable. Combien de fois l’homme fortuné a-t-il agi avec arrogance ? Le comportement des riches dans certaines situations fait glisser sur la pente raide de la tyrannie. Dans la tradition islamique, le Coran attire l’attention des croyants sur cette conduite afin de se prémunir de ses méfaits :

« Prenez-garde ! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même à cause de sa richesse. » Sourate 96, l’adhérence, versets 6 et 7.

C’est pour cela que le troisième pilier de la pratique cultuelle en islam est l’aumône, qualifiée parfois de légale. Curieux adjectif pour un acte charitable qui doit être spontané, laissé à l’élan de générosité des croyants. En principe cet acte ne doit pas être soumis à l’obligation de la loi. Mais il se trouve qu’effectivement, l’aumône est une prescription fondamentale légalisée par de nombreuses injonctions coraniques. Elle relève de la loi de Dieu et est essentiellement orientée vers le divin via le visage de l’homme ici-bas. Elle est nommée tantôt zakat, tantôt sadaqa signifiant à la fois purification et accroissement avec des notions de caution et même d’émanation assainissante dans un cas et signifiant aussi sincérité et véridicité dans l’autre. C’est dire l’importance dans la vie religieuse des croyants, que revêt l’acquittement de l’aumône. Elle est homogène à la foi et va de pair avec la piété.

S’acquitter de l’aumône revient, en vérité, à purifier l’âme de l’animosité infâme et du vice de l’avarice afin de recevoir les bénédictions divines par l’action bienfaitrice du prophète de Dieu.

En réalité, l’aumône renvoie spirituellement parlant à la nudité primordiale de l’homme qui vient nu dans ce monde et repart, également, de ce monde dépouillé de tout. Il a beau courir après les richesses, amasser des biens, thésauriser des fortunes, il ne fera que gérer au mieux ce qui ne lui appartient pas. Il ne jouit que de l’usufruit de ce qui est à Dieu. Autant en donner, alors, une part à ceux qui sont dans le besoin. C’est un droit divin qui leur est accordé. Dans une optique de répartition équitable des richesses, les pauvres recevront ce qui leur est dû de la part de leur Seigneur par l’intermédiaire du croyant qui, riche et aisé, est encore une fois éprouvé par la fortune ! Il doit assumer ses responsabilités dans la Cité et contribuer à alléger la souffrance de ses semblables.

Toutefois, la discrétion est recommandée. Il n’y a pas à obliger ostensiblement le nécessiteux récipiendaire de la zakat ni à en faire état. Un tel comportement est réprouvé. Celui qui donne, aura à le faire avec circonspection.

L’argent peut-il être honnête ?
L’argent doit être honnêtement gagné, comme tout bien, il ne doit pas être mal acquis, sinon, comme le souligne le vieil adage, il ne profitera jamais. Après toutes les considérations spirituelles avancées précédemment, il n’y a tout de même aucune raison de ne pas vouloir gagner de l’argent pour améliorer notablement ses conditions et celles de ses proches. Mais pour être surtout un élément constructif dans le tissu social et économique dans la société, il y a lieu d’investir et de fructifier les capitaux pour l’intérêt de tous. Si l’argent n’a pas d’odeur, comme disait Vespasien, la pauvreté en a une et parfois elle « piquante ». Aussi est-il est légitime de s’en sortir. La dignité de l’être humain chez les personnes pauvres doit être absolument respectée, mais il faut œuvrer pour que l’état de pauvreté cesse et pour qu’il soit mis fin à l’indigence. Hormis les cas extrêmes d’allergie véritable à l’argent dans les comportements ascétiques et de vie acceptée dans le dénuement, la pauvreté ne constitue pas une fin en soi. Lorsque la misère s’abat, il est du devoir du miséreux de l’annihiler. C’est certes par des moyens légaux et licites qu’il faut en finir avec le manque et la gêne. Auquel cas, un travail justement rémunéré, un commerce honnêtement entrepris et une activité sérieusement menée sont autant de biais louables pour gagner sa vie honorablement et sortir donc de la situation de contraintes et de privations accablantes dans laquelle se trouve la personne indigente. Dans cette configuration, il n’y a plus aucun scrupule à recevoir de l’argent dûment et honnêtement gagné. C’est comme s’il y avait toujours quelque chose de louche et de suspect à être riche. Sans vouloir faire absolument l’éloge du faste, il paraît curieux de tenter de justifier un train de vie conséquent. Le malaise devant la richesse mine les relations entre les êtres. Et il n’y a aucune raison de susciter des problèmes avec la richesse en tant que telle, lorsqu’il n’y en a pas et lorsque l’argent est dûment et honnêtement gagné.

Pour revenir à l’aumône, considérée comme un droit divin sur les riches pour les pauvres. Ces derniers la reçoivent et la dépensent comme un bien honnête. D’ailleurs, ce ne sont pas que les pauvres qui reçoivent l’aumône. En effet, les destinataires bénéficiaires de la zakat sont spécifiés dans le Coran. Outre les pauvres et les nécessiteux, d’autres catégories sont mentionnées comme celle des percepteurs qui travaillent à sa collecte.

Ce sont les légistes et les jurisconsultes qui, par la suite, décideront des modalités de son acquittement. En numéraire ou en bien nature. Généralement, le croyant musulman calcule chaque année sa contribution. C’est une somme défalquée sur ce qu’il a pu épargner pendant une révolution d’un an lunaire hégirien. Elle est égale au quart du dixième de l’épargne.

Comment vivre l’amour de Dieu ?
L’amour de Dieu est, pour un croyant, la raison d’être lors de sa grande pâque sur terre. Le sentiment amoureux reflète bien des attitudes dans l’aventure humaine ici-bas. S’il met Dieu au-dessus de toutes ses passions et s’il fait triompher l’amour qu’il porte à Dieu sur toutes les autres inclinations, alors il aime vraiment Dieu. De même, il a vraiment la foi.

Si le commun des mortels n’éprouve amitié ou amour que pour un vulgaire profit mondain, le croyant qui désire obtenir l’agrément de Dieu et la satisfaction divine, a des vues plus élevées, des buts sublimes, loin du bourbier de la terre. Ainsi est le croyant véritable, que Dieu protège jalousement, qu’Il aime et chérit, et à l’appel duquel il accourt.

Il est enseigné dans la tradition prophétique que parmi les personnes que Dieu protégera de Son ombre, le Jour de la Résurrection, quand il n’y aura pas d’autre ombre que la Sienne, « ... Deux êtres qui s’aiment en Dieu, qui se réunissent et se séparent ainsi ».

Il est vrai qu’aimer autrui, par amour de Dieu, n’est pas aisé et n’est pas donné, c’est une affaire subtile, fine, sérieuse, qui implique de lourds devoirs. Aimer son frère en Dieu, c’est d’abord lui donner le pas sur soi-même, le tenir pour plus méritant et s’en faire la rançon. C’est être son conseiller sincère et fidèle, l’avocat et le défenseur de son sang, sa famille, son bien et son honneur. C’est s’inquiéter de son absence, lui rendre visite. Tout cela en vue d’une seule chose : l’agrément de Dieu.

Aimer pour Dieu conduit au parachèvement de la foi.

L’amour que porte le croyant pour ses frères les hommes est pur, désintéressé. Il aime pour eux ce qu’il aime pour lui-même, en leur accordant la priorité. Le Prophète a retourné la fameuse golden rule : « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimes qu’on te fasse »

« Nul d’entre vous ne peut prétendre être croyant jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même. »

Mais cet amour ne doit pas signifier complaisance, complicité dans le mal et l’injustice. La meilleure façon d’aimer quelqu’un en Dieu, c’est d’être pour lui un miroir de l’âme où il puisse constater ses défauts et ses faiblesses. C’est aussi de ne pas le laisser s’égarer dans les vallées tortueuses de la passion aveugle, de lui ordonner le Bien, de lui proscrire le Mal.

Quand le croyant aime son frère en Dieu, il doit l’en informer. Pour que leur amour soit réciproque. Le prophète Muhammad a montré à ses compagnons comment faire pour parvenir à s’aimer en Dieu :

« Par celui qui tient mon âme dans Sa Main ! Vous n’entrerez au Paradis que lorsque vous serez croyants, et vous ne serez croyants que lorsque vous vous aimerez ! Vous indiquerai-je une chose qui vous permettra de vous aimer les uns les autres si vous la faites ? Commencez par bien vous saluer mutuellement ! »

Pour citer cet article :
Ghaleb Bencheikh. «La richesse, une épreuve pour le croyant». Revue Quart Monde, N°208 - Les religions : leviers ou linceuls pour le combat des pauvres ?Année 2008Revue Quart Monde
document.php?id=2518
Quelques mots à propos de : Ghaleb Bencheikh
Ghaleb Bencheikh, docteur ès sciences et physicien français, il est également de formation philosophique et théologique et anime l'émission Islam dans le cadre des émissions religieuses diffusées sur France 2 le dimanche matin. Il préside la Conférence mondiale des religions pour la paix et appartient au comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de non-violence et de paix. Bibliographie : Alors, c'est quoi l'islam ? , éd. Presses de la Renaissance, 2001 ; L'islam et le judaïsme en dialogue (avec Salam Shalom et Philippe Haddad et la collaboration de Jean-Philippe Caudron), éd. de l'Atelier, 2002 ; La Laïcité au regard du Coran, éd. Presses de Renaissance, 2005.

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La richesse et le statut social sont-ils importants?

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Plusieurs gens croient qu'une vie parfaitement paisible est possible ici-bas. Cette mentalité suggère qu'on peut trouver le bonheur authentique et gagner le respect des autres en devenant riche. La même mentalité suppose aussi qu'une fois cette félicité atteinte, elle durera jusqu'à la fin des temps. Pourtant, la vérité est toute autre; l'homme ne pourra jamais réaliser la vie de ses rêves s'il oublie son Créateur et le Jour du jugement, car sans conscience de l'objectif suprême, il ne cesse de passer d'un objectif matériel à un autre, toujours insatisfait. Il n'est plus content de son nouvel appartement dès qu'il s'aperçoit que celui de son voisin est mieux décoré que le sien, ou si le style de son aménagement intérieur devient démodé du fait de l'évolution des goûts. Et il en est de même pour ce qui est de la garde-robe; toujours insatisfaits des vêtements et costumes qu'ils possèdent déjà, beaucoup de gens ne cessent de les renouveler. La psychologie des mécréants est clairement expliquée dans le verset suivant:

Laisse-Moi avec celui que J'ai créé seul, et à qui J'ai donné des biens abondants, et des enfants qui lui tiennent toujours compagnie, pour qui aussi J'ai aplani toutes difficultés. Cependant il convoite [de Moi] que Je lui donne davantage. (Surat al-Muddaththir: 11-15)

Celui qui est doué de raison et de compréhension ne pourra que reconnaître que les gens possédant de vastes demeures et de riches garde-robes ne peuvent vraiment jouir que d'une partie seulement de leurs biens; même si vous possédiez la plus grande maison au monde, pourriez-vous apprécier le confort de chaque chambre en même temps? Et si vous possédiez la plus grande garde-robe, combien de costumes pourriez-vous porter chaque jour? Et pour la nourriture, ce serait d'ailleurs la même chose: face à un repas très abondant et extrêmement diversifié, votre estomac ne tolérerait qu'un petit peu de chaque plat; sinon le résultat serait une torture pour votre corps et non un plaisir.

La liste d'exemples semblables pourrait être longue, mais ce qu'il faut retenir c'est que l'homme ne dispose que d'un temps assez court pour profiter de ses richesses. Certains gens aisés vivent aveuglés par leurs possessions, n'étant presque pas conscients qu'ils se dirigent inexorablement vers leur fin, comme les autres, et le verset suivant rappelle cette attitude:

Il pense que sa fortune le rendra immortel! (Surat al-Humazah: 3)

Ils sont si fascinés par leur richesse que lorsqu'ils se trouveront confrontés à l'échéance terrible du Jour du jugement, ils souhaiteront à tout prix échapper au châtiment en déclarant vouloir se racheter par le don de tous leurs biens:

… Le malfaisant aimerait pouvoir se racheter du châtiment de ce jour, en livrant ses enfants, sa compagne, son frère, même son clan qui le protégeait, et tout ce qui est sur la terre, tout ce qui pourrait le sauver. Mais rien [ne le sauvera]. [L'Enfer] est un brasier. (Surat al-Ma'arij: 11-15)

Heureusement, certains hommes sont bien conscients que la richesse et la prospérité sont sous le contrôle de Dieu. Ils savent donc que le statut et le rang au sein de la société sont des notions ridicules. Et eux seuls comprennent vraiment que les biens matériels ne les sauveront pas dans l'Au-delà. Ils ne se lancent donc pas dans la vaine course au "toujours plus" dans cette vie. Ces gens modestes ne sauraient être arrogants. Ils se montrent reconnaissants envers Dieu pour tout ce qu'Il leur accorde car ils n'oublient jamais Son existence. En retour pour un tel comportement, Dieu leur promet une vie honorable et confortable. Les serviteurs de Dieu, centrant leur vie sur la dévotion à leur Seigneur, ne se trompent pas sur la nature des biens d'ici-bas, qui apparaissent à leurs yeux sans valeur par rapport au bien éternel du Paradis. L'éventuelle richesse ne leur fait pas tourner la tête et, au contraire, elle les rend encore plus reconnaissants et proches de Dieu. Ils accordent à chacun son dû et consacrent à chaque aspect de la vie l'importance qu'il mérite. Ils s'efforcent d'obtenir l'agrément de Dieu à l'aide de ce qu'Il leur accorde. Plutôt que de s'investir dans la matérialité, ils se concentrent sur l'acquisition des valeurs coraniques qu'ils se doivent d'honorer, conscients que c'est sur leur fidélité à l'Islam qu'ils obtiendront leur statut auprès de leur Seigneur.

L'ignorance quant au rôle réel des biens de ce monde plonge les gens dans l'oubli du caractère éphèmere de la possession de ces biens, correspondant à une période de 60 ou 70 ans en général; car après cette courte vie ils laisseront derrière eux leurs demeures, voitures et enfants, alors qu'auparavant ils n'auront jamais sérieusement réfléchi à leur solitude dans la tombe. Ils auront ainsi sans cesse couru en pure perte en quête d'une aisance maximale.

Et par ailleurs, ceux qui savourent la richesse en oubliant leur Créateur connaissent l'amertume dès cette vie-ci avant de s'exposer à celle de l'Au-delà:

Ceux qui ne croient pas, ni leurs biens ni leurs enfants ne les mettront aucunement à l'abri de la punition d'Allah. Ils seront du combustible pour le Feu. (Surat Ali-Imran: 10)

Le Coran proclame l'anéantissement de ceux qui font preuve d'une insatiable soif de richesses:

Celui qui amasse une fortune et la compte, pensant que sa fortune l'immortalisera. Mais non! Il sera certes jeté dans la Houtamah. Mais qui te dira ce qu'est la Houtamah? C'est le Feu attisé d'Allah, qui monte jusqu'aux cœurs. Il se refermera sur eux, en colonnes (de flammes) étendues. (Surat al-Humazah: 2-9)

La vraie richesse appartient à ces croyants qui, intérieurement, ne font jamais preuve d'attachement pour les possessions de ce monde et qui croient vraiment que seul Dieu peut tout accorder à l'être humain. Ce sont eux les riches de ce monde, car ils ne limitent pas leur vie à seulement 50 ou 60 ans. Les croyants se lancent dans le meilleur commerce qui soit, en troquant cette vie contre le Paradis. Ils préfèrent le permanent au temporaire. Dieu nous en informe dans le verset suivant:

Certes Allah a acheté aux croyants leurs propres personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d'Allah: ils tuent et ils se font tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Torah, l'Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait. Et c'est là le très grand succès. (Surat at-Tawbah: 111)

Ceux qui méprisent ces réalités et qui se cramponnent à l'illusoire comprendront bientôt qui se trouve engagé sur la bonne voie.

http://www.viedecemonde.com/lure.html

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