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le Coran

La problématique de la violence conjugale dans le Coran

Parmi les nombreuses problématiques abordées par le Coran et dont la complexité permet toutes les manipulations, la question de la violence conjugale, soi-disant cautionnée par l’islam, est un sujet de controverse prisée chez ceux qui ne veulent rien comprendre.

Ces derniers s’empressent en effet de brandir la preuve de leur désir et de leur préjugé en citant le passage coranique que vous pouvez lire dans sa version française comme suit : « … celles dont vous craignez la désobéissance(nuchûz), exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les(iDribû). Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles … » (Sourate 4 Verset 34).[1]

Nous voyons tout de suite combien l’apparence de ce verset a été une aubaine pour tous ceux qui ne veulent pas prendre le temps de comprendre la vertu éminemment pédagogique de l’enseignement qu’il contient. Ils ont préféré se borner à accuser l’islam de reléguer la femme dans un fantasmatique statut d’épouse soumise dans l’obéissance et résigné sous la violence.

Qu’en est-il réellement ?

En fait, nos interprétateurs en herbe oublient toujours de passer par trois étapes nécessaires à une appréhension plus honnête du discours coranique :

1. Tout d’abord, l’analyse sérieuse du texte arabe

2. Ensuite, la compréhension du contexte d’énonciation

3. Enfin, la connaissance de la pratique et des commentaires du Prophète sur le sujet

Suivons donc cette procédure.

La première étape exige de nous une étude linguistique du verset. En effet, l’interprétation des mots est toujours la première phase à travers laquelle l’exégète commence à déformer le potentiel de signification d’un discours. Ici, la déformation passe par une lecture biaisée de trois termes clés du passage coranique concerné.

Le premier est le terme nuchûztraduit par « désobéissance ».

Le second est l’impératif iDribûtraduit quant à lui par « frappez-les ».

Le dernier es le verbet ata`natraduit enfin par « si elles obéissent ».

A partir de ce choix de traduction, nous comprenons qu’une bonne épouse ne doit en aucune façon désobéir à son mari mais que, surtout, dans le cas contraire, ce dernier est en droit de la frapper jusqu’à ce qu’elle revienne à obéissance !

Pourtant, le nuchûzdans le Coran n’est pas un état qui qualifie uniquement l’épouse mais tout autant l’époux. Ainsi, lisons-nous, toujours dans la sourate 4, au verset 128, la même appréhension de ce phénomène : « si une femme craint de son mari lenuchûz… » est-il dit. La crainte du nuchûzest donc partagée entre le mari et la femme et ne peut, par conséquent, s’identifier à de la « désobéissance », à moins d’exiger des deux conjoints une mutuelle et simultanée obéissance !

D’ailleurs, le terme en arabe ne porte aucunement ce sens mais plutôt celui d’un « sentiment de supériorité ». Ainsi, retrouvons-nous sous la plume de nos commentateurs classiques du Coran les explications suivantes :Le nuchûz, pour le Cadi Malikite Abou Bakr Ibn `Arabî, «signifie le fait pour elles de se rendre inaccessible(« امْتِنَاعَهُنَّ مِنْكُمْ ») […] Ce terme provient du « nashaz »(« النَّشَز ») : « ce qui s’élève au-dessus du sol »[2].

Quant à Râzî, il parle notamment de :« … désintéressement ou d’attitude hautaine envers (le mari) dans le désaccord(«الترفع عليه بالخلاف »). Et son origine vient de l’expression « nachaza » se rapportant à l’idée d’élévation(« نشز الشيء إذا ارتفع ») »[3]. Qurtubî ne dit pas autre chose lorsqu’il rappelle que nachaz,« c’est ce qui « s’élève au-dessus de la terre »(« ما ارتفع من الأرض »). Puis il rajoute : « On dit : l’homme fait l’action de « nachaz » lorsqu’il est assis puis se redresse pour se lever (« فنهض قائما ») (…) »[4]

Enfin, Ibn Kathîr, toujours proche du mot, conclut: « le nuchûz, c’est l’attitude hautaine(« الارتفاع »), et donc la femme ennuchûz est celle qui s’élève au-dessus de son époux(« المرتفعة على زوجها »), »[5]. D’ailleurs, s’il s’agissait vraiment de désobéissance, il ne serait pas question de « craindre » puisque la « désobéissance » est un fait. Non, le Coran parle bien de l’homme qui appréhende et perçoit dans l’attitude de son épouse un changement de l’ordre du mépris, dommageable toujours à l’équilibre des rapports au sein d’un couple.

Et là, nous arrivons à un autre mot clé, celui de tâ`at(provenant du verbe ata`na) que nos traducteurs, logique dans leur démarche, rendent par de « l’obéissance » puisqu’il s’agit justement de mettre fin au nuchûz, compris chez eux comme de la « désobéissance ».

Or, il n’en est rien comme nous venons de le voir. Le nuchûzétant plus exactement un « sentiment de supériorité », la tâ`atdoit être alors ce qui s’oppose à ce sentiment, soit un « sentiment de complémentarité ». Nous pourrions dire « un état coopératif ». Et en effet, la langue arabe confirme notre dire puisque la racine t.w.`, d’où provient notre verbe, exprime tout ce qui renvoie à la notion de « coopération ». Le verbe atâ`a signifie essentiellement « être disponible », « se prêter à quelque chose », « coopérer », …

D’ailleurs, le Coran oppose toujours le taw`au karh, le karhrenvoyant à tout ce qui se fait « à contrecœur », « avec ressentiment », … Ainsi, dans les versets 83 de la sourate 3 et 53 de la sourate 9, l’utilisation de ces deux termes antagoniques vient mettre en balance l’action faite de bon cœur, dans un esprit de coopération à l’action faite à contrecœur, dans un état de coercition.  

Il s’agit donc, pour en revenir à notre verset 34, de dire de celui qui craint un revirement de son épouse éprouvant soudain un sentiment de supériorité et adoptant une attitude de non-coopération (nuchûz), de la ramener à de meilleurs sentiments dans le but de rétablir un esprit coopératif (taw`) au sein de leur relation. Ainsi, une simple étude linguistique sérieuse place le discours coranique dans une autre perspective. Dès lors, nous pouvons attaquer la seconde étape de l’analyse consistant à cerner le contexte d’énonciation du verset.

Pour cela, il nous suffit de lire le début du verset 34 qui pose un cadre bien précis avant d’aborder la problématique de l’éventuel nuchûzféminin. Mais quel est ce cadre ? Il s’agit tout simplement du devoir de coopération et de complémentarité de l’homme et de la femme au sein de leurs relations. En effet, le début du verset nous dit que les hommes ont un devoir impérieux vis-à-vis des femmes qui consiste à les « porter », les « soutenir » ou encore les « élever » (qawwâmûna), et ce, en leur faisant ressentir qu’elles sont en sécurité et en pourvoyant également à tous les besoins du foyer.

En réponse, les femmes qui se marient bien (sâlihât) à ces hommes engagés sont compréhensives et donc, « sobres », plus encore, « dévouées » (qânitât) à la bonne marche du foyer dont elles « préservent » l’« intimité » et la « cohésion » (hâfidât lil ghayb). Dit autrement, chacun des éléments du couple est en devoir vis-à-vis de l’autre. C’est exactement ce que recommande le début du verset 34. Or, afin que cette complémentarité des devoirs s’opère harmonieusement, il est nécessaire que l’égalité de considération, donc l’esprit de coopération, prévale entre eux.

Sinon, l’équilibre se rompt. C’est cela que détruit le nuchûz, qu’ilsoit le fait de la femme ou de l’homme ! Voilà pourquoi le Coran introduit cette problématique à cet endroit-là du discours.

Maintenant, si nous devions passer à la troisième étape de l’analyse touchant à la pratique prophétique, nous ne ferions que corroborer nos conclusions, tout le monde connaissant le comportement exemplaire de Muhammad avec ses épouses même durant les moments de conflit.

Mais nous préférons revenir plutôt sur le dernier terme clé que nous avons identifié au début de notre propos. Il s’agit de l’ordre iDribûqui soulève la problématique du Darb. Une fois de plus, le terme a été traduit sans une analyse sérieuse de la signification essentielle portée par la racine arabe D.r.b., ainsi que sans prise en compte du contexte d’énonciation et encore moins du commentaire prophétique sur la question.

Reprenons ces trois étapes d’analyse.

D’un point de vue linguistique, le Darbrenvoie à toute action « ferme » ou « vigoureuse » qui permette de mettre en mouvement une situation donnée ou de la transformer. Ainsi, dit-on :

« ضَرَبَ خَيْمَةً » pour « élever ou dresser la tente »

« ضَرَبَ الْأَرُزّ » pour « décortiquer le riz »

« ضَرَبَ آلَةً مُوسِيقِيّةً » pour « jouer d’un instrument de musique »

« ضَرَبَ مَثَلًا » pour « proposer un exemple » ou « citer une parabole »

« ضَرَبَ الصّلَاةَ » pour «  accomplir la prière »

« ضَرَبَ مَوْعِدًا » pour « fixer un rendez-vous »

« ضَرَبَ عَدَدًا » pour « multiplier un nombre » … etc.

Le Darbrenvoie bien à une action en profondeur qui opère un mouvement de transformation ou de correction vis-à-vis de l’objet sur lequel elle s’applique, entraînant souvent le surgissement d’une nouvelle réalité. Ainsi, la toile devient « tente », la paille : « grain », l’instrument : « musique », le fait : « parabole », le geste : « prière », l’instant : « rendez-vous » et le nombre : un autre nombre.

Chaque fois, une réalité latente se révèle. Ainsi, à partir des instruments de musique, l’action de Darbfait ressortir une mélodie harmonieuse, à partir de la prière, le Darbactualise la célébration avec le divin et amène la grâce, enfin, à partir du lait aussi, le Darbpermet d’extraire le beurre.

Maintenant, nous devons nous interroger sur la réalité du Darbcoranique spécifique à la situation de nuchûz ? Quelle est-elle ? Pour répondre, il est nécessaire de passer au contexte d’énonciation du mot. Dans quelles circonstances apparaît-il ? Dans celles d’une procédure progressive de résolution qui nous fait passer d’une phase d’exhortation puis de distanciation pour terminer enfin dans celle du Darb.

Or, la première phase d’exhortation consiste en une série de dialogues rappelant les conséquences d’une telle attitude nuchûzique. C’est ce que renferme comme sens le verbe utilisé wa`aDhaqui porte l’idée d’« évocation des conséquences d’un acte ». La seconde phase de distanciation est décrite comme suit dans le verset : « exilez-vousd’elles dans les « madagi’i » ». Le termeMadagi’i veut dire tout lieu où l’on s’adosse sur le flanc. On pourrait traduire par « cessez avec elles toute relation allongé sur le côté » donc toute intimité et toute tendresse.

Cette progressivité nous dit quelque chose d’essentiel. Que la phase première d’exhortation devait se faire encore dans la douceur, voire dans une démarche amoureuse qui ne cesse que lors de la seconde phase où les rapports intimes, les caresses, les mots doux s’effacent effectivement pour laisser place à un rapport distancié.

Or, de même, la dernière phase de Darbimplique que la seconde phase, si elle abolit le lien de tendresse, reste empreinte malgré tout d’une démarche conciliante, puisque le Darbrenvoie, comme nous venons de le voir, à un rapport de fermeté.

Nous comprenons alors qu’à l’image de la phase d’exhortation qui se veut être tout simplement l’idée d’un dialogue tendre, et à l’image de la phase de distanciation qui se veut être l’idée d’un rapport froid, la dernière phase de Darbest également une idée, un nouvel état d’esprit qui correspond à  l’abolition, et du lien tendre, et de la démarche conciliante.

Dit autrement, après l’affection puis la distanciation, nous passons à la confrontation.

Comprenez ! Cela signifie qu’il est demandé au mari, devant une attitude hautaine et non-coopérative de son épouse, de ne pas se défendre dans un premier temps mais de dialoguer doucement … puis froidement … avant de pouvoir, enfin, faire preuve de fermeté.

Mais la question se pose toujours de savoir quelle forme doit prendre ce nouvel état d’esprit qu’est le Darb ?Car un passage à la fermeté peut se faire dans la violence physique, dans la confrontation verbale ou dans une fermeté plus symbolique du comportement.

Passons alors ici à la troisième étape de l’analyse qu’est le recours à la Tradition prophétique.

Au-delà du fait que Muhammad n’a jamais usé de la moindre violence physique dans sa vie privée, il se trouve qu’il a lui-même commenté ce verset 34 lors de son discours d’adieu à La Mecque. Il suffit donc de s’y reporter. Que dit-il ? Il explique clairement que le Darbdont il est question dans le verset 34 de la sourate 4 est « un Darb qui ne fait pas mal »(ضَرْبًا غَيْر مُبَرِّح)[6]<>

Or, qu’est-ce qu’un Darbou une action de fermeté qui ne fait pas mal sinon celle qui n’utilise pas la force physique mais bien plutôt d’autres voies comme l’action verbale ou symbolique ? Il existe d’ailleurs une tradition rapportée par un des savants les plus connusparmi les « Successeurs »[7], disciple notamment d’Abdallah Ibn `Umar et Abdallah Ibn `Abbâs, qui a conceptualisé le principe du Darbdans ce sens-là.

Il s’agit de `Atâ’ Ibn Abî Rabâh qui aurait répondu à ceux qui l’interrogeaient sur le passage en question: « Ilne la frappe pas  (« لَا يَضْرِبُهَا »)même si elle n’est pas disposée à son égard dans ce qu’il lui demande et ce qu’il lui défend (« وَإِنْ أَمَرَهَا وَنَهَاهَا فَلَمْ تُطِعْهُ »).Maisil peut se mettre en colère contre elle(« وَلَكِنْ يَغْضَبُ عَلَيْهَا ») »[8]

Regardez ! Il explique que l’homme ne doit pas frapper, car ce n’est pas cela le Darb préconisé dans le verset, mais il peut enfin se mettre en colère après être passé par les phases de tendresse puis de distance. Voilà le Darb : c’est le passage à un nouveau face à face offensif après une double phase défensive de conciliation et de calme.

Certains se demanderont alors comment peut se manifester concrètement cette phase de confrontation ? En fait, cela dépendra des multiples configurations que peut prendre un conflit de couple selon le type de nuchûzmais aussi le type de conjoints. Voilà pourquoi le verset reste général sur les modalités d’application des trois étapes de la procédure.

Le peu d’espace que me laisse un article ne me permetpas d’être exhaustifsur ce pointmaisnous prions le lecteur désireux d’en savoir plusde se référer à notre ouvrage sur la question[9]. Pour rester bref, disons que les états d’esprit des différentes phases du processus se déclinent de la sorte : douceur, froideur, vigueur. Ou encore : exhortation, distanciation, confrontation. Ou enfin : rapport d’affectivité, rapport de rationalité, rapport d’autorité.

L’objectif de tout ce processus, ne l’oublions pas, est de ramener l’épouse à un état de coopération minimale. En cela, le mari a obligation de recourir en dernière instance à une certaine fermeté s’il désire préserver l’équilibre et la bonne marche du foyer qu’il est censé construire avec son épouse et ses enfants.

Si, malgré tout, la relation ne devait pas s’améliorer, il n’est jamais demandé de forcer quoi que ce soit de la situation, car ce serait du karh(coercition) et non du taw`(retour à coopération). En cela, même si les modalités de manifestation du Darbrestent vagues, une limite existe bel et bien en fin de processus.

Cette limite à ne pas franchir en cas de statu quo, le Coran la définit dans le verset 35 qui suit immédiatement. Ce verset parle de la limite du chiqâq(brisure) ! Il informe que si un chiqâqvenait à apparaître pouvant mener justement à ce que refuse le Coran depuis le début, c’est-à-dire une situation de karh(ressentiment), des sages appartenant à l’entourage des deux conjoints ont obligation d’intervenir pour apaiser les tensions et rechercher les termes d’une conciliation.

Si la médiation ne devait pas porter de fruits et que, dans le même temps, l’homme et la femme se refusaient au divorce, mettant alors en péril l’équilibre du foyer et donc celui des enfants, les sages de l’entourage ont prérogative à exiger unilatéralement la dissolution des liens du mariage.

Il s’agit alors de prévenir les conséquences d’un chiqâq, comme par exemple d’éventuels actes de violence ou de mutuelles destructions, en retirant au couple son pouvoir de décision quant aux liens du mariage qui les unissent.

La prévention de la violence va jusque-là dans la jurisprudence islamique. Comment peut-on alors affirmer que le Coran cautionne la violence conjugale ?

Notes

[1] La traduction donnée est celle supervisée par le « Complexe Roi Fahd pour l’impression du Saint Coran ».

[2] Abu Bakr Ibn `Arabî, dans son livre « Les Jugements du Coran ». Commentaire du verset 34, 9ème point.

[3] Fakhr-dîn Ar-Râzî, « Les Clés de l’Invisible ». Commentaire du verset 34 de la sourate 4.

[4] Al Qurtubî, « La Compilation des Jugements du Coran ». Commentaire du verset 34 de la sourate 4.

[5] Ibn Kathîr, « Commentaire du Coran ». Commentaire du verset 34 de la sourate 4.

[6] Muslim, « La Compilation Authentique », Livre du Pèlerinage, Chapitre 19. C’est un hadîth authentique que nous retrouvons aussi chez Aboû Dawoûd, « Traditions », n°1905. Discours d’adieu rapporté par Jâbir Ibn Abdillah.

[7] Ce que l’on nomme les « Successeurs » (« تابعي ») sont les disciples directs des Compagnons du Prophète.

[8] Commentaire rapporté par le Cadi Abu Bakr Ibn `Arabî, dans son livre « Ahkâm El Qur’ân ». La citation se trouve dans le chapitre sur le verset 34 de la sourate 4 au niveau du 14ème point.

[9] « Conflit de Couple et Violence Conjugale dans le Coran », Editions « Maison d’Ennour », 2012.

http://oumma.com/15472/problematique-de-violence-conjugale-coran

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Symbolisme de la montagne dans la Bible et le Coran : le lieu de l’appel et de la rencontre avec le divin

La spiritualité et la recherche du divin ont souvent été associées à un besoin d’élévation dont la dimension à la fois physique et spirituelle est parfaitement exprimée par le motif de la montagne. Elle renferme ainsi une symbolique extrêmement riche présente dans de nombreuses religions et mouvances spirituelles où elle a souvent été présentée comme lieu du repos des dieux ou refuge de divinités mythologiques en tout genre, ou encore point de jonction entre le ciel et la terre, entre le spirituel et le matériel. Elle manifeste aussi le désir millénaire de l’homme d’égaler Dieu ou de se rapprocher du ciel, comme l’illustre parfaitement l’épisode de la Tour de Babel (Genèse, 11 : 1-9) ou dans le récit coranique, la volonté de Pharaon d’ériger une tour lui permettant d’accéder jusqu’au Dieu de Moïse [1]. Point terrestre le plus proche du ciel, elle demeure avant tout le lieu de l’initiation, ainsi que, du Sinaï au Jabal al-Nour [2], l’endroit choisi par Dieu pour se révéler à l’homme. De fait, la symbolique du sommet comme le but à atteindre demeure au cœur de nombreuses pratiques initiatiques d’inspiration chrétienne, chiite et soufie. Cet article se base essentiellement sur l’étude du motif de la montagne dans la Bible et dans le Coran, ainsi que les modalités de sa présence dans les écrits de certaines figures majeures de la mystique chrétienne et musulmane.

La montagne dans la Bible : le lieu de l’Alliance et de la manifestation de la Parole de Dieu

Dans l’Ancien Testament, la montagne est le théâtre d’événements centraux : lieu choisi par Dieu pour l’accomplissement du sacrifice d’Isaac par Abraham, c’est également là où Il apparût à Moïse pour lui révéler les dix Commandements : "L’Eternel descendit sur la montagne du Sinaï, sur le sommet de la montagne ; l’Eternel appela Moïse sur le sommet de la montagne. Et Moïse monta" (Exode, 19:20). Accompagnée d’images symboliques fortes visant à montrer la toute-puissance du Créateur - tonnerre et éclairs, épaisse nuée et fumée la recouvrant - la montagne est donc le lieu que choisit Dieu pour se révéler à son peuple par l’intermédiaire d’un prophète élu. Si elle est parfois nommée - montagne de Séir, de Galaad, du Sinaï ou encore d’Hermon - c’est moins le lieu particulier que le motif même de la montagne en tant que lieu de manifestation du divin qui importe ici et qui tend à véhiculer l’image d’un Dieu majestueux et inaccessible au commun des mortels. Elle est également un lieu de refuge face au courroux divin. Les anges pressent ainsi Lot de fuir vers la montagne afin de ne pas périr lors de la destruction de Sodome (Genèse, 19:17). La montagne évoque parfois un retour à la foi originelle purifiée de tout élément corrupteur : lors de la remise en cause de la fidélité d’Israël à l’Alliance, Dieu s’adresse ainsi au prophète Elie, réfugié dans une caverne : ""Sors, et tiens-toi dans la montagne devant l’Eternel !" Et voici, l’Eternel passa." (Livre des Rois, 19:11). [3] Dans cet épisode, en contraste avec le "feu et la nuée" ayant précédé la rencontre de Moïse, la présence de Dieu est cette fois comparée à "un murmure doux et léger" [4] évoquant une présence plus douce, à la subtilité ineffable, au-delà de la force et de la matérialité des éléments. La montagne est enfin présente à de nombreuses reprises dans le Livre des Psaumes, où elle incarne le lieu de la rencontre du divin : "Envoie ta lumière et ta fidélité ! Qu’elles me guident, qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures !" (Psaumes, 43:3).

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Fra Angelico, Le sermont sur la montagne, 1442, Florence, Museo di San Marco dell’Angelico

Dans les évangiles, le motif de la montagne continue d’évoquer celui de la Rencontre et de la proximité avec le divin, pour devenir également un lieu de recueillement. C’est également là où la loi est donnée, non plus par Dieu au travers de Moïse, mais par Jésus lui-même : la montagne est le lieu de l’enseignement du Christ, notamment des Béatitudes, qui constituent la première partie du "Sermon sur la montagne" contenant les principes centraux de son enseignement ainsi que le Notre-Père. [5] Elle demeure également le lieu par excellence de l’expérience spirituelle et de la révélation du Christ comme Fils [6] : ainsi, la Transfiguration accompagnée de l’apparition de Moïse et Elie aux apôtres Pierre, Jacques et Jean se déroule "à l’écart, sur une haute montagne" [7] (Matthieu, 17:1 et Marc, 9:2). Jésus s’y retire également à de nombreuses reprises pour prier, notamment au mont des Oliviers ou encore à la suite de la multiplication des pains après laquelle "il monta sur la montagne, pour prier à l’écart" (Matthieu, 14:23 et Marc, 6:46). Avec le désert, la montagne est aussi le lieu de l’épreuve, où le diable tenta de séduire le Christ en lui promettant de régner sur tous les royaumes du monde. [8] En outre, sa force et sa solidité sont évoquées pour les comparer à celles de la foi, plus grandes encore, et face à laquelle aucun élément matériel, même le plus solide, ne peut résister : "Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible" (Matthieu, 17:20). Enfin, le Christ fut crucifié sur la montagne du Golgotha après y avoir porté sa propre croix, symbole fort du rétablissement du lien entre ciel et terre grâce au pardon du péché originel au travers de la mort du Fils. Le sommet devient ainsi le lieu ultime du retour vers le Père.

Après la résurrection du Christ, c’est également sur une montagne qu’il se manifeste pour la dernière fois à ses onze disciples et les revêt de l’Esprit. Malgré leur diversité géographique, l’ensemble de ces montagnes fait avant tout référence à la "montagne de l’Eternel" et intemporelle déjà évoquée dans l’Ancien Testament, évoquant l’ensemble des lieux choisis par Dieu pour entrer en contact avec le monde des hommes et leur transmettre Son message.

Le motif de la montagne dans le Coran : un des "signes" divins participant à la louange du Créateur

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Le prophète Elie sur la montagne, reproduction d’une icône du monastère de Hilandar au Mont Athos

Le symbolisme de la montagne présent dans le Coran puise certaines de ses sources dans l’Ancien Testament, mais apporte également un enrichissement certain à l’éventail de ses significations. Tout d’abord, son aspect géologique de "pieu" ou d’ "ancre" ainsi que son rôle dans la stabilisation de la terre sont évoqués (16:15, 21:31) [9]. En outre, la montagne a un rôle dans l’orientation des hommes et sert de véritable point de repère naturel [10].

Aux côtés des astres et des végétaux, la montagne est également considérée comme un être vivant faisant partie de l’ensemble cohérent de la nature et participant au grand chant de louange du créé au Créateur. [11] Plus qu’une masse rocheuse inerte, elle est donc une réalité sensible possédant une conscience de sa propre réalité et de la toute-puissance de son Créateur. Les montagnes manquent de s’écrouler en apprenant que certains hommes ont attribué un fils au Créateur (19:90), se seraient fendues sous l’effet de la crainte de Dieu si le Coran leur avait été révélé (59:21) ou encore refusent de se charger de l’amânah [12] (33:72). Enfin, le Mont Sinaï [Tûr] est également pris à témoin dans la Sourate 52 qui porte son nom.

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La transfiguration du Christ, icône de Georges Morozov, XXe siècle

La montagne constitue également un support essentiel de la théophanie sous tendue par une vision de la nature dont les éléments sont perçus comme autant de "signes" (ayât) manifestant le divin. Le Créateur, transcendant par essence et échappant de fait à la perception du commun des mortels limitée au domaine du sensible [13], se rend ainsi accessible au travers de formes matérielles dont la perception exige cependant une attention particulière nourrie par la foi. La montagne, faite de roc, incarne les idées de permanence et de solidité face au monde évanescent de la matière, tout en suggérant la présence d’un monde autre non soumis à la loi de la mort et de l’anéantissement. La mise en marche des montagnes et leur effondrement font également partie des signes de l’imminence de la fin des temps : elles seront alors "comme une dune de sable dispersée" (73:14) ou encore "comme de la laine cardée" (101:5). La rencontre de Moïse au Mont Sinaï (Tûr) est évoquée à de nombreuses reprises dans le Coran [14] : c’est là que lui fut révélée la Loi mais également rappelé le pacte préexistentiel conclu entre les hommes et Dieu. [15]" (2:93) Le pacte en lui-même est évoqué au verset 172 de la sourate Al-A’râf : "Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : "ne suis-je pas votre Seigneur ? " Ils répondirent : "Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n’y avons pas fait attention"". Selon l’islam, la vocation de l’ensemble des prophètes constituait essentiellement en un rappel de ce pacte préexistentiel.]] Lorsque Moïse émet par la suite le souhait de voir le Créateur, celui-ci se manifeste à une montagne qui est pulvérisée, tandis que ce dernier s’effondre, comme foudroyé (7:143). Selon certains mystiques, la montagne se serait désintégrée dans un élan amoureux provoqué par la vision du Créateur et ayant entraîné une volonté de s’unir et de se fondre en Lui.

Symbolique de la montagne et mystique

A l’inverse de la caverne, matrice obscure au sein de laquelle se déroule la mort à la vie terrestre, prélude à une renaissance spirituelle et à l’initiation, la montagne marque le début de l’ascension concrète du mystique, sa pente symbolisant le mouvement ascensionnel du retour de l’âme vers sa patrie originelle. Il faut également noter le lien étroit existant entre l’obscurité de la caverne, qui, creusée dans la montagne, symbolise le monde terrestre, et la montagne, consacrant un retour à la lumière et menant à la vérité divine ; l’une et l’autre représentant respectivement le pôle ténébreux et lumineux du monde. Ce symbolisme explique également la présence de nombreux sanctuaires au sommet des montagnes, dont l’atteinte ne se réalisera qu’au travers un effort vécu à la fois comme un dépassement du corps et de l’âme. Présente à la fois dans la mystique chrétienne et musulmane, la thématique de la "montagne intérieure" évoque le véritable parcours initiatique de l’âme dont les conditions rejoignent celle d’une ascension terrestre : vision du sommet comme élément moteur, nécessité de ne pas se charger de fardeaux inutiles ainsi que de la présence d’un guide connaissant le meilleur chemin pour arriver à bon port. [16] Dans ce sillage, Jean de la Croix décrit l’atteinte du degré suprême de perfection mystique comme la "montée au Mont Carmel" [17], sommet ultime d’une longue et difficile ascension. L’Ordre du Carmel, fondé sur le mont du même nom où Dieu s’est manifesté à Elie, est également marqué par une spiritualité de la montagne vécue comme un lieu de rencontre avec le divin. Sainte Thérèse de Lisieux évoque ainsi le choix de son Ordre religieux : "En grandissant, j’avais compris que c’était au Carmel qu’il me serait possible de trouver véritablement le manteau de la Sainte Vierge et c’était vers cette montagne fertile que tendaient tous mes désirs…".

Le motif de la montagne est également présent dans la légende du saint Graal, ce dernier se trouvant sur "la Montagne du Salut" [18], lieu regorgeant de splendeurs paradisiaques auquel ne peuvent accéder que les initiés. C’est également "sur le haut de la montagne" que Saint Bernard de Clairvaux opéra plusieurs guérisons miraculeuses. Enfin, Noces chymiques de Christian Rosenkreutz [19], l’un des ouvrages fondamentaux de l’ordre de la Rose-Croix, évoque le parcours mystique d’un vieillard devant se rendre à des noces royales se déroulant au sommet d’une haute montagne.

Dans la mystique musulmane et plus particulièrement dans le chiisme, qui tend à "intérioriser" les symboles pour les faire correspondre à autant d’étapes du parcours spirituel de l’homme [20], la montagne symbolise l’élévation de l’âme dont le sommet constitue l’ultime étape du parcours spirituel. Nous retrouvons ici le concept clé de "montagne intérieure" dont l’ascension correspond à une élévation qui est à la fois connaissance de soi et l’amorce d’un retour vers le Principe.

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La première révélation du prophète Mohammad sur le mont Hira, Miniature turque, époque inconnue, bibliothèque de Topkapi, Istambul

De nombreux traités mystiques mentionnent également la présence de montagnes cosmiques n’ayant pas d’existence géographique concrète et porteuses de sens spirituels très riches. La plus connue en islam demeure la montagne de Qâf, axe cosmique entourant notre univers - qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler la Montagne du Salut contenant le saint Graal -, située dans une mystérieuse "Ile Verte" où résiderait le Sîmorgh. Dans l’épopée mystique d’Attâr, Le langage des oiseaux (Mantiq al-Tayr), l’ultime étape du voyage d’un groupe d’oiseaux à la recherche de leur roi la Huppe se situe au sommet de la montagne du Qâf, qui symbolise la surexistence en Dieu (baqâ’) réalisée à la suite de l’annihilation du moi (fanâ’). Véritable "Sinaï mystique", la montagne de Qâf constitue également pour Sohrawardî l’une des étapes d’un parcours mystique devant mener à la découverte d’un "moi supérieur" situé en son sommet. [21]

La montagne est également très présente dans les œuvres des grands poètes iraniens, notamment Rûmî pour qui elle symbolise tantôt le rang privilégié de l’homme par rapport aux autres créatures qui, "solide comme une montagne", est à même de combattre et vaincre ses passions et penchants égoïstes, tantôt les croyants superficiels qui se contentent de répéter les principes religieux sans en comprendre la signification profonde, telle une montagne dont l’écho répète automatiquement un son à l’infini. La notion d’écho revêt aussi une signification positive dans le cas des "amis de Dieu" (Awliya-ol-llah) : après avoir atteint le stade suprême de l’union au Créateur (fanâ) et s’être dépouillés de leur "moi", leurs paroles leur sont alors directement inspirées par Dieu, telle une montagne reproduisant en écho une voix à l’identique.

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La montagne cosmique, paysage de Xvarnah, miniature turque, XIVe siècle

La présence continue des montagnes comme théâtre des révélations divines est également soulignée par le théosophe iranien Sayyed Ahmad ’Alavî Esfahânî (XVIIe siècle) : "Le Seigneur est venu du Sinaï ; il s’est levé à Seïr [Mont Thabor, où Jésus fut transfiguré], il a paru sur le Mont Pharan [grotte de Hîra ou le prophète Mohammad reçut la première révélation coranique] et les Saintes Myriades étaient avec Lui. Il portait avec Lui en sa droite la Loi de Feu" [22]. Nous touchons également ici à un aspect essentiel de la pensée islamique, selon laquelle il existe une véritable continuité des révélations divines - lumière unique dont l’islam se veut l’aboutissement ultime. La montagne occupe également une grande place dans les arts des deux traditions. Si elle a tendance à figurer en arrière-plan de représentations de grandes scènes de la vie du Christ, elle symbolise davantage un aspect des songes et visions des mystiques musulmans qui figurent ce qu’ils on vu, nous offrant ainsi un véritable tableau de leur vie intérieure. [23]

De par sa hauteur et sa proximité relative avec le ciel, la montagne est donc le symbole de l’élévation spirituelle ainsi que le lieu par excellence de la proximité avec l’Ami, s’y révélant pour guider l’homme et lui manifester Sa gloire. A l’époque actuelle, si le "désenchantement du monde" semble avoir réduit la montagne à sa dimension "naturelle" comme simple élément parmi d’autres du paysage géographique, elle n’en reste pas moins riche d’un symbolisme unique pour chaque croyant. Comme l’a souligné Marie-Madeleine Davy, l’ascension de la montagne symbolise avant tout le début d’une quête intérieure de soi rejoignant peu à peu celle de l’Absolu. [24] Véritable "Voie du salut" la montagne s’identifie dès lors, dans les traditions chrétiennes et musulmanes, avec l’initiation, tout en consacrant une spiritualité ascendante.

Bibliographie
- Amir-Moezzi, Mohammad Ali (dir.), Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, Bouquins, 2007.
- La Bible de Jérusalem, Pocket, 2005.
- Boubakeur, Dalil, La symbolique du Sinaï ou l’épreuve de la montagne.
- Le Coran, trad. De Kasimirski, Flammarion, 1993.
- Le Saint Coran et la traduction en langue française du sens de ses versets, Albouraq, 2004.
- Davy, Marie-Madeleine, La Montagne et sa symbolique, Albin Michel, 1996.
- De la Croix, Jean, "La montée du Carmel" in Œuvres complètes, trad. de Mère Marie du Saint-Sacrement, Dominique Poirot (dir.), Paris, Cerf, 1990.
- Sohrawardî, Shihâboddîn Yahyâ, L’archange empourpré, quinze traités et récits mystiques traduits du persan et de l’arabe, présentés et annotés par Henry Corbin, Fayard, 1976.
- Tâjdînî, ’Alî, Farhang-e nemâdhâ va neshânehâ dar andîshe-ye Molânâ (Dictionnaire des symboles et signes dans la pensée de Molânâ), Téhéran, Soroush Press, 2005.
- Wolfram Von Eschenbach, Parzival, Deutscher Klassikerverlag, 2006.

Notes

[1"Et Pharaon dit : "O notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l’argile puis construis-moi une tour, peut-être alors monterai-je jusqu’au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu’il est du nombre des menteurs" (Coran, 28:38).

[2Signifiant "montagne de lumière". Lieu où s’est déroulée la première révélation du prophète Mohammad, dans la grotte de Hira.

[3Nous sommes ici en présence de la dialectique montagne/caverne que nous évoquerons plus en détail par la suite.

[4"L’Eternel passa. Et devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers : l’Eternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre : l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu : l’Eternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger" (Premier Livre des Rois, 19:11-12).

[5Matthieu, chapitre 5 à 7.

[6"Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le !" (Matthieu, 17:5).

[7"Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière" (Matthieu, 17:1-2).

[8"Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores." (Matthieu, 4:8-9).

[9Ce rôle des montagnes évoqué dans ce verset à été perçu comme étayant le caractère divin du Coran, étant donné que la notion de tectonique des plaques et le rôle de stabilisateur des montagnes dans ce phénomène n’a été découvert que dans la seconde moitié du XXe siècle.

[10Dans le premier cas, les montagnes sont désignées par le qualificatif de "jibâl" ou "rawâsin", alors que les secondes sont qualifiées et "a’lâm".

[11"N’as-tu pas vu que c’est devant Allah que se prosternent tous ceux qui sont dans les cieux et tous ceux qui sont sur la terre, le soleil, la lune, les étoiles les montagnes, les arbres, les animaux, ainsi que beaucoup de gens ?" (22:18).

[12L’amânah exprime l’engagement de n’adorer qu’Allah, de faire le bien et fuir le mal.

[13La perception sensible est immédiate et commune à l’ensemble des hommes, même s’il en existe d’autres comme la perception imaginale, qui constitue notamment l’organe de connaissance par excellence des mystiques.

[14Notamment dans les versets 19:52, 20:10, 28:44…

[15"[[Et rappelez-vous, lorsque Nous avons pris l’engagement de vous, et brandi sur vous At-Tur (le Mont Sinaï) en vous disant : "Tenez ferme à ce que Nous vous avons donné, et écoutez !

[16Dans la tradition chrétienne, le Christ est le Guide par excellence, mais il est également le sommet même à atteindre.

[17"Subida del monte carmelo". De la Croix, Jean, "La montée du Carmel" in Œuvres complètes, trad. de Mère Marie du Saint-Sacrement, Dominique Poirot (dir.), Paris, Cerf, 1990.

[18Ce lieu est appelé "Montsalvage" dans la version de Wolfram Von Eschenbach intitulée Parzival. Selon ce dernier, "qui met ses soins à la chercher ne la découvre malheureusement jamais…Il faut y parvenir sans en avoir formé le dessein".

[19Ce manifeste, publié anonymement, est en réalité l’œuvre de Johann Valentin Andreae , théologien et mystique allemand du XVIIe siècle.

[20Dans la mystique musulmane, l’homme est souvent perçu comme un microcosme symbolisant parfaitement avec le macrocosme de l’univers.

[21L’atteinte de ce sommet ne dépend pas d’une aptitude physique particulière, mais d’une transformation intérieure. Ainsi, en réponse à la question du disciple qui demande s’il est possible de franchir ces montagnes en y forant un tunnel, le maître répond : "Impossible également d’y forer un tunnel. En revanche, celui qui possède l’Aptitude, peut les franchir en un seul instant, sans avoir à creuser de tunnel. Il s’agit d’une vertu semblable à celle du baume. Si tu exposes au soleil la paume de ta main assez longtemps pour qu’elle devienne brûlante, et qu’alors tu verses le baume goutte à goutte dans le creux de ta main, le baume transperce au revers de ta main grâce à la vertu naturelle qui est en lui. Toi également, si tu actualises en toi-même la vertu naturelle de franchir ces montagnes, c’est en un instant que tu les franchiras toutes les deux.", "Le récit de l’archange empourpré" (’Aql-e Sorkh), in Sohrawardî, Shihâboddîn Yahyâ, L’archange empourpré, quinze traités et récits mystiques traduits du persan et de l’arabe, présentés et annotés par Henry Corbin, Fayard, 1976.

[22Cité par Dalil Boubakeur, La symbolique du Sinaï ou l’épreuve de la montagne, p.5.

[23Cf. Amélie Neuve-Eglise, "Des paysages de "Xvarnah" au "huitième climat" de la géographie mystique : le sens philosophique et mystique de la miniature", Revue de Téhéran, juillet 2007, No. 20.

[24Davy, Marie-Madeleine, La Montagne et sa symbolique, Albin Michel, 1996.

Source:http://www.teheran.ir/spip.php?article792

La momie de pharaon entre le Coran et la bible

Malgré les éléments abondants que nous livre la Bible sur l'histoire des hébreux (leur séjour en Egypte, l'Exode, etc). Il y a un point de détail qui n'apparaît nullement dans la Bible : Quel était le destin du corps du pharaon mort lors de la sortie d'Egypte (au dernier quart du 13ème siècle avant J-C) ?

Or bien que " la croyance voulait qu'il fut perdu par noyade dans la mer rouge " un verset fut communiqué au début du 6ème siècle à la Mecque apportant cette précision :

" Aujourd'hui, Nous te sauvons en ton corps, afin que tu sois un signe pour ceux qui viendront après toi " (Coran 10 / 92)

Et ce en dépit du fait " qu'à l'époque de la Révélation Coranique, personne ne pouvait avoir connaissance du fait que le corps avait bien été sauvé, et ce, peu de temps après la mort ". Ce n'est qu'à partir de 1907 que l'histoire du corps momifié de Mineptah put être reconstitué. C'est en cette année où " après avoir enlevé la couche extérieure des bandelettes d'une momie jusqu'alors inconnue, trouvée en 1898 dans la vallée des Rois de la nécropole de Thèbes, ou devait découvrir qu'il s'agissait de celle de Mineptah dont le nom était écrit dans l'épaisseur des bandelettes "

C'est ainsi que cette momie va devenir " le seul témoin matériel connu jusqu'à ce jour de la sortie d'Egypte "

La question qui peut toujours se poser est la suivante : quel est l'intérêt particulier de cette information apportée par le verset, surtout si l'on sait que les momies que nous avons, comptent parmi elles les corps d'un certain nombre de pharaons.

En effet l'intérêt réside dans les traces (particulières) de traumatisme qui porte le corps de Mineptah. On sait que " le pharaon mourut de traumatisme multiples qui ont laissé sur la momie non pas des indices, mais des marques tangibles de la violence des chocs reçus en plusieurs parties du corps : paroi de l'abdomen en arrière, avec une vaste lacune, thorax en avant où une zone enfoncée d'où le détachement d'un fragment, voûte du crâne où existe une large lacune, toutes lésions occupant le côté droit du corps. Toutes ces lésions allaient de pair avec les enseignements tant de la Bible que du Coran : corps jeté avec force dans l'eau (Coran : 28 / 40 et 51 / 40) "

Et " les investigations médicales approfondies de cette momie " " les radiographies [de ces lésions] ne pouvaient suggérer que leur survenue du vivant du sujet". Ces conclusions soumises en avril 1976 à la société française de médecine légale ne soulevèrent aucune objection "

http://www.fleurislam.net/media/doc/coran/txt_anicoran.html

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Le Coran: révélations sur les nuages

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«N'as tu pas vu qu'Allah pousse les nuages? Ensuite Il les réunit et Il en fait un amas, et tu vois la pluie sortir de son sein. Et Il fait descendre du ciel, de la grêle [provenant] des nuages [comparables] à des montagnes. Il en frappe qui Il veut et l'écarte de qui Il veut. Peu s'en faut que l'éclat de son éclair ne ravisse la vue» [24:43].

Les études scientifiques menées sur les différents types de nuages ont conclut que ces derniers se forment en suivant des mécanismes et des étapes bien définies et en relation avec différents types de vents.

Parmi les nuages pluvieux on trouve: le “Cumulonimbus” qui s’accompagne généralement d’orages et d’éclairs. Les météorologistes ont étudié comment ce genre de nuages se forme et génère la pluie, la grêle et les éclairs qui les accompagnent. Leurs études ont montré que la formation du “Cumulonimbus” passe par les étapes suivantes :

1- Le “Cumulonimbus” commence a se former quand les vents poussent de petits groupements de nuages appelés: “Cumulus” vers une même région de convergence.

2- Ces petits groupuscules se regroupent ensemble pour former un nuage plus grand.

3- Les courants d’air ascendants à l’intérieur de ce grand nuage augmentent et sont plus fort en son centre. Ils provoquent ainsi une croissance en hauteur du corps du nuage vers des régions de plus en plus élevées de l’atmosphère ou des gouttelettes d’eau et des grains de grêle commencent à se former et à grandir. Les courants d’air ne pouvant plus les supporter parce que devenus trop lourd, ils finissent par retomber sous forme de pluie ou de grêle.

Il est mentionné dans le Coran [24-La Sourate La Lumière: verset 43]: «N'as tu pas vu qu'Allah pousse les nuages? Ensuite Il les réunit et Il en fait un amas, et tu vois la pluie sortir de son sein…».

Ce n’est que récemment que les météorologistes ont découvert ces détails concernant la formation de certains nuages ainsi que leurs structures et ce à l’aide d’équipements et de technologies sophistiquées (avions, satellites, ordinateurs, ballons, instruments de mesure des vitesses des vents et leurs directions, baromètres, etc.).

Le verset précédent, après avoir mentionné les nuages et la pluie, parle de grêle et d’éclairs: “...Et Il fait descendre du ciel, de la grêle [provenant] des nuages [comparables] à des montagnes. Il en frappe qui Il veut et l'écarte de qui Il veut. Peu s'en faut que l'éclat de son éclair ne ravisse la vue”.

Les météorologistes ont aussi découvert que le “Cumulonimbus” peut atteindre des hauteurs allant de 25000 a 30000 pieds (7 a 9 km) semblables à des hauteurs de montagnes comme les a décrit ce verset: «...Et Il fait descendre du ciel, de la grêle [provenant] des nuages [comparables] à des montagnes».

Ce verset suscite aussi quelques interrogations quand il associe ces nuages a grêle avec l’apparition d’éclairs. Cela veut-il dire que la grêle joue un rôle important dans la production d’éclairs? Voyons ce qui est dit a ce sujet dans “Météorologie aujourd’hui”.

Il est dit que les nuages commencent à se charger d’électricité quand les grains de grêle dans leur chute entrent en collision avec des gouttelettes d’eau extrêmement froides ou de cristaux de glace. A chaque collision les gouttelettes gèlent et libèrent une quantité de chaleur qui va permettre aux grains de grêle de garder une température plus élevée que celle des cristaux qui les entourent. Lors de ces collisions, un phénomène important se produit: un courant d’électrons allant des particules froides vers les particules plus chaudes prend naissance. Les particules de grêle se trouvent ainsi chargées négativement alors que les débris de glace ou de cristaux se trouvent charges positivement. Les particules chargées positivement étant petites et légères se laissent entraîner vers haut du nuage par les courants d’air ascendants alors que les grains de grêle plus lourds et charges négativement s’accumulent vers le bas du nuage. La partie inférieure du “Cumulonimbus” se trouve ainsi chargée négativement. Ces charges négatives se déchargent alors vers le sol sous forme d’éclairs.

Il apparaît alors évident que la grêle joue un rôle capital dans le processus ’apparition d’éclairs.

Ces informations sur l’apparition des éclairs ne furent découvertes que très récemment. Jusqu’à l’an 1600 les idées d’Aristote en météorologie étaient prédominantes. Elles préconisaient que l’atmosphère contenait 2 types de souffle: humide et sec et que l’orage était le son généré par la collision du souffle humide avec les nuages avoisinants et que les éclairs étaient le fruit de l’inflammation et de la brûlure du souffle sec par un feu fin et léger. Ceci est un exemple des idées sur la météorologie qui existaient au moment de la révélation du Coran il y a de cela 14 siècles.

http://quran.al-shia.org/fr/mojezeh/14.htm

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L'alcool entre le Coran et la science


Dr Zakir Naik: Pourquoi l'alcool est interdit en... par alwaysmuslim43

 L'interdiction de l'alcool dans le Coran

Les prescriptions normatives de la révélation islamique ont introduis dès leur avènement (à partir de 622 J.C.), un changement révolutionnaire dans l'histoire du commerce et de la consommation des boissons alcoolisées. Et malgré quelques controverses doctrinales, les préceptes coraniques auxquelles leur sont associés les hadiths (paroles) du prophète Salalahu alayhi wa salam sont clairs et nets. Si les premiers interpellent, raisonnent et persuadent le croyant de la souillure, la turpitude, l'égarement et l'abomination que représente la consommation du vin, les seconds condamnent non seulement  la consommation mais aussi la commercialisation des alcools en général comme haram, illicites, donc interdites.  

Passage du Saint Coran sur l’alcool :

Versets 216-219, annoncent : " Ils t'interrogent sur l'alcool et sur le jeu d'argent. Dis : " En l'un comme en l'autre résident un péché grave et certaines utilités pour l'homme, mais dans les deux cas, le péché l'emporte sur l'utilité".

sourate IV, verset 43 : " Vous qui croyez, n'approchez la prière ni en état d'ivresse, avant de savoir ce que  vous dites, ni en état d'impureté ..."

[90] " Vous qui croyez, l'alcool, le jeu d'argent, les bétyles, les flèches (divinatoires) ne sont que souillure machinée de Satan... Écartez-vous en, dans l'espoir d'être des triomphants ". [91] " Satan ne veut qu'embusquer parmi vous la haine et l'exécration sous forme d'alcool et de jeux d'argent, vous empêcher de rappeler Dieu et de prier. N'allez-vous pas en finir ?" .

L'alcool est interdit dans les hadiths

Le Prophète Mohammed (paix sur lui) a dit:
a) Dans Sounan Ibn-Majah, Volume 3, Livre des Intoxicants, Chapitre 30, Hadith No. 3371:
"L'alcool est la mère de tous les vices et c'est le vice le plus honteux."
b) Dans Sounan Ibn-Majah, Volume 3, Livre des Intoxicants, Chapitre 30, Hadith No. 3392:
"Tout ce qui peut intoxiquer en grande quantité est interdit en petite quantité."
Il n'y a donc aucune excuse pour un "petit verre".
c) Non seulement ceux qui boivent de l'alcool sont-ils maudits, ceux qui traitent avec de façon directe ou indirecte sont également maudits par Allah. Dans Sounan Ibn-Majah, Volume 3, Livre des Intoxicants, Chapitre 30, Hadith No. 3380:
Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporte que le Prophète Mohammed (paix sur lui) a dit: Allah a maudit dix personnes qui traitent avec l'alcool. Celui qui le distille, celui pour qui il est distillé, celui qui le boit, celui qui le transporte, celui chez qui il est transporté, celui qui le sert, celui qui le vend, celui qui profite de l'argent obtenu par sa vente, celui qui l'achète pour lui-même et celui qui l'achète pour quelqu'un d'autre."

Les dangers de l'alcool sont nombreux

Les effets psychotropes.

L'alcool est un produit qui stimule initialement l'individu, et qui ensuite le calme ou l'endort. Il est également désinhibiteur, c'est à dire favorisant l'échange avec les autres, mais aussi "les passages à l'acte" (violences, agressions). L'usage chronique d'alcool aboutit à un état dépressif si tant est que celui çi n'était pas déjà préexistant.
L'alcool est classé parmi les drogues. La dépendance psychique est relativement modeste, l'impression de dépendance psychique est surtout sous-tendue par l'amélioration passagère de l'état mentale lors de la prise d'alcool. La dépendance physique est très importante. En effet, l'état de manque ou le sevrage alcoolique engendre des tremblements, des confusions mentales (prédélirium ou délirium tremens) qui, sans soins, peuvent aller jusqu'au décès. Lors de ces états, la personne tremble, transpire, a souvent des hallucinations à type d'animaux (rats, araignées, reptiles). Cet état est une urgence médicale.

Les autres effets sur le cerveau et les nerfs.

L'alcool a comme autre particularité de détruire les neurones soit directement lors de l'absorption de doses massives, soit en empêchant l'absorption digestive des vitamines B. Les neurones ayant absolument besoin de ces vitamines pour vivre, il y a mort neuronale.
Cette mort neuronale se traduit par trois grands types de symptômes:
-des troubles définitifs de l'équilibre, la personne reste "ébrieuse " à vie du fait de lésions situées au niveau du cervelet (ataxie) et des nerfs périphériques (polynévrite).
-des troubles de la mémoire des faits immédiats, la personne devient définitivement incapable de mémoriser les faits récents, tout en gardant intact les faits anciens. Cela est dû à des lésions de la région hippocampique du cerveau.
-des troubles démentiels plus généraux, liés à des atteintes moins localisées du cortex.

Les effets sur le foie.

L'alcool induit trois types d'effets sur le foie: l'hépatite, la stéatose, la cirrhose.
-l'hépatite traduit la destruction des cellules du foie ,ou hépatocytes. (Voir article) Contrairement à l'idée reçue, l'hépatite n'est pas une pré-cirrhose et le dosage des enzymes signifiant la destruction cellulaire (transaminases ou TGO-TGP STGO STGP) est un très mauvais critère de suivi de cirrhose. En générale, une hépatite est réversible à l'arrêt de l'intoxication.

-la stéatose correspond à un dépôt de graisses dans le foie. Ces graisses sont des triglycérides. On les retrouve dans le sang à des taux anormalement élevés chez les consommateurs excessifs d'alcool, mais aussi de sucres rapides ou lents (féculents). Le dépôt de triglycérides disparaît difficilement après un régime sévère et l'arrêt de l'alcoolisation.
La stéatose se traduit pas un gros foie mou et sensible.

-la cirrhose est un dépôt de protéines dans le foie. Ce dépôt n'est pas réversible. Le foie devient dur, pierreux, rempli de nodules. La cirrhose peut évoluer l'insuffisance hépatique (jaunisse, hémorragies) ou vers le cancer du foie.

Les effets sur le pancréas.

La prise d'alcool engendre des inflammations pancréatiques (pancréatites) et des destructions pancréatiques. Les conséquences en sont des insuffisances des fonctions digestives (diarrhées chroniques), des cancers du pancréas, et du diabète puisque le pancréas régule le taux de sucre.

Les effets sur l'estomac.

Les effets classiques sont des reflux oesophagiens et des inflammations des muqueuses. Cette inflammation des muqueuses est à l'origine de la malabsorption de certaines vitamines, et donc indirectement des troubles neurologiques.
Le consommateur se plaint de reflux alimentaires le matin et de brûlures digestives.

Les effets sexuels.

L'alcoolisation chronique s'accompagne régulièrement mais pas systématiquement d'une impuissance chez l'homme et d'une disparition des cycles menstruels chez la femme. Ces états correspondent déjà à une altération conséquente de l'état général.

Les effets sur les vaisseaux et le coeur.

L'effet le plus classique est la réduction de l'artérite. Cet effet bénéfique est un peu controversé car peut être dû aux folâtes qui sont des molécules présentent dans beaucoup de boissons alcoolisées.
L'hypertension artérielle est assez régulièrement constatée, L'alcool est considéré comme étant la première cause d'hypertension artérielle en France.
Sur le système veineux, les boissons alcoolisées aggravent les douleurs veineuses et les problèmes hémorroïdaires.

Enfin, on constate chez les grands alcooliques une atteinte du muscle cardiaque pouvant aller jusqu'à l'insuffisance cardiaque et la mort. Les palpitations favorisées par la prise de certaines boissons alcoolisées sont un moindre mal.

Les effets cancérigènes.

Ils sont souvent favorisés par la prise concomitante de tabac. Les cancers les plus fréquents sont, outre le cancer du pancréas déjà cité, les cancers de la langue, de la gorge (larynx, cordes vocales) et les cancers de l'oesophage.

Les effets sur la moelle osseuse.

L'alcool a un effet délétère sur le développement des globules rouges et des globules blancs. Cet effet est direct, toxique, ou indirect, carences vitaminiques. Son expression la plus connue est le VGM (volume globulaire moyen), augmenté chez les alcooliques (et les fumeurs), et qui sert de test de surveillance pour les alcooliques chroniques.

La liste n'est pas exhaustive. Ces symptômes ne touchent pas tout le monde mais il est bien rare qu'un consommateur régulier ne souffre pas d'un petit quelque chose. Accessoirement cela donne une idée des effets toxiques que l'on peut répertorier sur un produit lorsqu'il est bien référencé. Lorsque l'on sait qu'au décours de la prohibition aux USA, les gens qui souhaitaient revoir légaliser la vente d'alcool trouvaient des médecins pour dire que les effets nocifs de l'alcool étaient liés uniquement liés à sa mauvaise qualité, on est en droit de demander une évaluation et une information un peu plus sérieuse pour des produits actuellement illicites et qui pourraient devenir autorisés.

 

http://lejardindessoeurs.over-blog.com/article-6911443.html

http://www.medecine-et-sante.com/maladiesexplications/alcoolorganisme.html

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