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prophète

La science confirme:le croyant dégage une lumière

Par définition l'homme, comme tout organisme vivant, produit de l'énergie.  Le corps dégage de la chaleur en continu, il dissipe environ 100 watts,

Mais, il y a une certaine différence de luminosité et de vibrations et de puissance d’un individu à un autre.

Vous le savez, certains restent cinq minutes à peine près de vous, et ensuite vous cherchez en vain votre inspiration, votre joie et votre foi en Dieu. Tout a disparu… D’autres restent cinq minutes avec vous et vous êtes ressuscité, vos vieilles cellules ont disparu et de nouveau vous avez la foi, de nouveau vous avez un élan.

Parmi tous les hommes, le Prophète (salallahu ’alaihi wa salam) avait le plus beau et le plus lumineux des visages. Tous les compagnons qui l’ont décrit s'accordent à dire que son visage était lumineux et rayonnant, resplendissant de lumière et de pur éclat. Certains comparent la brillance de son visage à la lumière émise par le soleil, d'autres la comparent à la lune. Et d'autres encore faisaient le rapprochement entre l’éclat de son visage aux rayons de la lune. Tous confirment donc l'éclat de son visage et sa lumière extrêmement vive.

Tirmidhi rapporta que Abu Hurayra dit : « Je n'ai jamais vu de personnes aussi magnifique que le Messager de Dieu; c'était comme si le soleil brillait depuis son visage. »

Comment devenir "rayonnant" ?

La prière est la relation spirituelle qui lie le musulman à son Créateur et qui entretient le lien initial : la foi. Ainsi, Allah l’Exalté enjoint le croyant d'accomplir la prière pour se souvenir de Lui et L'invoquer : « [...] Accomplis la prière pour M'avoir en ta pensée. » (Sourate 20-14).

Les differents types de prières

En dehors de la prière rituelle on peut citer:
La prière de demande:
C'est celle que l'on fait en demandant quelque chose. La plupart des fois, cependant ce n'est pas la bonne demande qui est faite, en effet, dans le cas d'intérêts particuliers on doit demander, non pas l'arrêt de la souffrance, des problème ou de la douleur, mais surtout les moyens et les forces pour les surmonter et avec eux l'opportunité afin d'apprendre quelque chose.
Souvent le remède est la souffrance, et c'est surtout parce qu'il est amère qu'il va nous permettre de progresser.
Lorsque l'on demande pour quelqu'un d'autre, il en est de même. On doit demander le renouvellement des forces pour affronter les difficultés, ainsi que la paix et la tranquillité pour traiter la douleur.
La prière de reconnaissance:
C'est celle qui est faite dans le but de remercier les innombrables bienfaits que nous avons reçus et que souvent nous ne savons pas reconnaître.
La vie, la santé, la famille, les amis, le travail, enfin tout ce qui nous entoure et que nous oublions d'observer et de leur donner la valeur qui leur est due parce que nous sommes trop préoccupés par les problèmes matériels.
La prière de louange:
C'est la reconnaissance et l'exaltation de Dieu dans tout ce qu'il a créé. C'est notre acceptation et notre joie devant tout ce qui nous entoure et qui est si bien fait, si juste et si équilibré.
La concentration dans la prière

Puisque la prière est une manifestation de l'âme qui recherche la présence divine ou ses émissaires, elle doit être démunie de tout formalisme.

Par la force de la pensée, après une période de concentration, nous cherchons à traduire notre volonté avec le meilleur de nos sentiments par une prière, qui ne doit pas être formulée selon un schéma préfabriqué.

Elle doit traduire ce que nous sommes en train de sentir, de penser, de vouloir.

Il faut se souvenir que la prière est "une conversation avec Dieu" ou ses représentants, qui nous serviront d'intermédiaire, parce qu'il est très difficile d'avoir une image mentale de Dieu (sauf si nous fixons notre pensée dans ses attributs: Bonté, Justice, Harmonie, Amour, etc.).

Cette "conversation" doit provenir spontanément de notre intérieur selon ses besoins et ses finalités, elle ne doit pas être une répétition des mots qui, dans la plupart des cas, sont incompréhensibles pour ceux qui les prononcent.

La prière doit être précise, objective et pleine de sentiments élevés. Ceux-ci doivent être cultivés continuellement, parce qu'ils ne peuvent pas "apparaître" seulement dans les moments de prière.

Pourquoi certains ont le visage radieux?

La lumière, tous les croyants ne l'ont pas forcément. Elle est attribuée par la grâce divine à ceux qui ont la piété et la crainte :

{ Ô vous qui croyez ! Si vous avez la piété, II vous accordera la faculté de discerner (entre le bien et le mal), vous effacera vos méfaits et vous pardonnera. Et Allah est le Détenteur de l'énorme grâce. } [ Sourate 8 - Verset 29 ]

Ainsi, certains musulmans ont un visage radieux et c'est grâce à:

_Le fait de prier la nuit: On a demandé Al Hassan Al Bassri : «Pourquoi les gens qui font la prière de la nuit ont les plus beaux visages ? »
Il a répondu : « parce qu’ils ont eu une séance privée avec le Clément alors Il les a couverts de sa lumière »

_Le fait d'avoir un bon comportement avec les gens: sourire même si tu as des chagrins dans ton coeur, pardonner aux gens etcc... Bref developper un caractère doux. Cela permet d'eliminer le stress

_Le fait de s'accrocher à l'obeissance d'Allah et de s'eloigner des péchés; en effet les péchés surtout ceux qui sont fait en cachette finissent toujours par sortir sur le visage. Ainsi dès que tu aperçois une personne qui fume du chanvre indien en cachette ou qui vit dans la fornication, tu le reconnais dans son visage

_Le fait d'être dôté de patience et de ne pas se plaindre aux gens

_Le fait d'avoir une bonne aqidah (connaitre son Seigneur sans aucune erreur de description ou autre); si une personne commet beaucoup de bidah, cela se reflète en généralement sur son visage. C'est pourquoi la science islamique est une lumière.

_Le fait de lire Al Quran fréquement et de vivre selon le Coran

_Le fait de "vivre sounnah" dans l'hygiène de vie c'est à dire utiliser le siwak, essayer de manger moins etc

Ainsi, parmi les signes de la pureté et la guérison du coeur, l'on trouve le fait de désirer la rencontre du Seigneur. Le coeur du croyant l'appelle à se soumettre à Lui jusqu'à ce qu'il revienne avec humilité et s'accroche à Lui en sachant que ni vie, ni réussite, ni bonheur ne peuvent être atteints sans Sa satisfaction. Après cela, le coeur s'apaise en étant confiant, espérant en Lui et Le craignant. Son rappel et Sa remémoration (dhikr) deviennent sa force et sa nourriture. Son amour et le désir de Sa rencontre deviennent sa vie et son plaisir, l'attachement à d'autres que Lui devient sa maladie et le retour vers Lui, son remède. Quand il Le retrouve, il s'apaise par Lui et se repose. L'angoisse de l'éloignement et l'incertitude du sens disparaissent, le besoin est comblé. Car dans le coeur, il y a un besoin et une pauvreté qui ne peuvent être comblés que par Lui , une perplexité qui n'est calmée que par le retour à Lui, une maladie qui n'est guérie que par la sincérité envers Lui et l'adoration qu'on lui porte. À ce moment-là, le coeur embrasse la vie et en goûte la saveur.

 

http://www.saveurs-soufies.com

www.spiritisme.org/

http://forumislam.com/f/archive/index.php/t-50924.html

http://www.sajidine.com/spiritualite/coeur/lumiere.htm

 


Pourquoi les croyants sont rayonnants par fistone

 

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Comment le prophète(saw) a traité la propagation des épidémies

Abduldaem Al-Kaheel

Il semble que la propagation des épidémies et des maladies infectieuses est quelque chose d’inévitable, surtout depuis que nous vivons à une époque de changement climatique et de catastrophes naturelles, et souvenez-nous du remède que Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a préconisé pour les épidémies …

Nous vivons actuellement une nouvelle épidémie la «grippe porcine». Bien que les scientifiques déclarent que consommer du porc est sûr et ne nuit pas à la santé, mais nous, les musulmans, nous croyons que la consommation de la viande de porc est à l’origine de la propagation de ce virus. Si les humains ne s’occupaient pas des porcs en les élevant, en les nourrissant et les côtoyant ce virus ne se serait pas transformé jusqu’à devenir mortel.

En tout cas, ce virus a provoqué une épidémie comme le virus de la grippe aviaire, le SRAS, la maladie de la vache folle ... et Toutes ces nouvelles épidémies que personne ne connaissait auparavant. Les scientifiques font valoir que tous les virus ont la capacité d'évoluer, de changer de forme et de résister aux médicaments. Par conséquent, ce sont des virus qui ont coûté la vie à des milliards d'êtres humains à travers l'histoire.

Ceci est l'un des virus les plus mortels. C’est un soldat au service de Dieu. Dieu tout puissant l’a envoyé contre les humains. Les pêchers ne peuvent pas rester ainsi sans punition dans la vie d’ici bas avant l’au-delà. Malgré que la taille de ce virus ne dépasse pas un dix-millième de millimètre! Ce micro-organisme est capable de paralyser l'économie mondiale et de tuer des dizaines de millions d'êtres humains ... C'est juste un des petits soldats de Dieu qui dit : «Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, à part Lui. Et ce n'est là qu'un rappel pour les humains ». (Le revêtu d’un manteau – 31).

Le Prophète (paix et salut de Dieu sur lui) a donné l’ordre de prendre une mesure préventive qui indique qu’il est réellement un messager de Dieu! A son époque personne ne connaissaient ni la façon dont les épidémies se propagent ni qu’il est possible qu’un Homme porte un virus et reste plusieurs jours sans le savoir. C’est pour cela que la logique voudrait qu’il donne l’ordre aux gens de s’enfuir de l’endroit où se trouve la maladie. Au lieu de cela qu’est ce qu’il a ordonné (paix et salut de Dieu sur lui) ?

Il dit (paix et salut de Dieu sur lui) : « La peste ce sont les restes d’un mal issu de la colère de Dieu envoyé à un groupe des fils d’Israël. Si elle survient dans une localité où vous êtes, ne la quittez pas pour vous en enfouir, et si elle survient dans une localité où vous n’êtes pas ne vous y rendez pas. » (Rapporté par Bokhari et Moslim). Voyez avec moi cette merveilleuse ordonnance prophétique. C’est ce les scientifiques appellent la quarantaine sanitaire.

Même la personne qui semble en bonne santé qui se trouve dans le pays où se trouve la maladie contagieuse, il ne lui a pas permis (paix et salut de Dieu sur lui) de le quitter avant que l’épidémie ne soit terminée. C'est ce que les médecins disent aujourd'hui, ils interdisent même de voyager et de se déplacer entre le pays où se trouvent l’épidémie et les autres pays pour éviter que celle-ci ne se propage. Si nous observons tous les cas qui sont apparus en Europe, en Asie et dans quelques pays arabes proviennent de personnes qui sont venus d’Amérique et du Mexique où se trouve la source de l’épidémie.

Par conséquent, ce hadith est un miracle prophétique que nous voyons et que nous touchons du doigt à notre époque. Il représente une méthode exacte de médecine préventive. C’est une préconisation, une avancée scientifique qui témoigne de la véracité de ce prophète et du message de l’islam. Le mot TAÔUNE (utilisé par le prophète dans ce hadith) désigne une maladie contagieuse qui peut se propager rapidement.

 

 

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source: Abduldaem Al-Kaheel

Le concept de '’urf ou `âda": coutumes et us en Islam

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Introduction

Le bien commun, en philosophie et sociologie, correspond à accéder à des ressources équitablement partagées et à des intérêts qui soudent les membres d'une communauté et participent à son existence.

Le droit musulman a plusieurs sources, dont les sources fondamentales que sont le Coran et la sunna d'une part, et d'autre part les sources secondaires dont la coutume ('’urf ou 'âda).

En arabe, 'urf ou 'orf (arabe : عُرْف) signifie « us et coutume » ou « le convenable ».

C'est ainsi que certaines coutumes pré ou post-islamiques ont pu être intégrées dans le droit musulman, ces dernières étant jugées compatibles avec l'islam. Toutefois, la jurisprudence édifiée à partir de la coutume a pu parfois aller à l'encontre de la lettre de la sharia. La coutume n'est toutefois pas, en général, considérée comme source de droit (de même pour la jurisprudence, ou 'amal): ce n'est « pas une source légale », mais « une source spontanée et de caractère secondaire », qui permet « d'adapter la loi » plutôt que de la « modifier »

La question à se poser est : qu'est-ce qu'il y a dans l'Islam qui  sert le bien commun en tant que respect de la dignité de chaque personne. S'il y a la joie, l'inclusion, l'unité, la paix, le partage, la solidarité, le respect universels, on est en présence d'une foi ou d'une religion objective ou subjective qui sert le bien commun et la dignité de chaque personne. Si par contre il y a l'injustice, le mépris, la fausseté, la guerre, l'exclusion, on est en présence d'une foi ou d'une religion objective ou subjective qui sert un bien privé.

Ce concept de Al- Mâarouf est retrouvé plus de vingt fois dans le Coran. Il est souvent défini comme étant le Bien, le convenable, ce qui est moralement acceptable par tous et qui dans une société donnée correspondrait à un ensemble de valeurs autour desquelles les individus se seraient plus ou moins mis d’accord.

Cela correspond aussi à tout ce que l’on peut reconnaître comme étant source de bienfaits pour les êtres humains et ce terme désigne aussi tout ce que la raison reconnaît comme étant juste et dans l’intérêt de tous.

Ce concept de Mâarouf paraît être très proche, voire équivalent, de celui du « Bien commun » ou « bonum commune » concept traditionnel, aux racines antiques (Platon et Aristote) et médiévales (Thomas d’Aquin). Il a été en général compris comme étant l’expression d’un intérêt supérieur de caractère à la fois rationnel et divin.

L’Islam nous ordonne de faire le bien et d’éviter le mal

Les croyants apprennent les véritables significations du bien et du mal dans le Coran, livre révélé par Allah comme la Norme par laquelle discerner le vrai du faux. Des concepts tels que le bien et le mal, le vrai et le faux, sont expliqués dans le Coran à l’aide d’exemples que tout le monde peut comprendre. La crainte de Allah des croyants leur accordera la faculté de discerner le bien du mal. (Sourate al-Anfal, 29)

Les musulmans passent leur vie à appliquer ce que leur conscience leur dit du bien et du mal, comme il est écrit dans le Coran. Pourtant, ils prennent une autre responsabilité importante sur leurs épaules : inviter les autres à voir la vérité, à éviter le mal et à appliquer la morale du Coran. Les croyants passent leur vie à expliquer aux gens la différence entre le bien et le mal, parce que Allah a ordonné ceci aux croyants :

Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. (Sourate Al-lmran, 104)

Dans le verset 110 de la Sourate Al-lmran, Allah souligne que ceux qui se conforment à ce commandement sont bien meilleurs que les autres :

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Les fidèles appliquent ce devoir coranique non seulement par respect pour ceux qui ignorent la différence entre le bien et le mal, et qui n’ont aucune connaissance de la religion, mais également par respect pour les fidèles eux-mêmes. Les gens ne tombent pas dans l’erreur uniquement par ignorance, mais parfois par négligence, par erreur ou lorsqu’ils sont animés par leurs désirs terrestres. Cela étant, le fidèle encourage à faire le bien et prévient le mal en rappelant à autrui les commandements du Coran. Ils s’avertissent les uns les autres dans ce monde, que ceux qui ne parviennent pas à éviter le mal subiront les tourments de l’enfer ; que seuls ceux qui font le bien et accomplissent leurs obligations religieuses avec dévotion seront récompensés par le Paradis. Cette formidable responsabilité signifie qu’ils ne ressentent jamais de lassitude ou de découragement tandis qu’ils continuent à avertir autrui avec compassion et affection, quelles que soient les erreurs qu’ils aient pu commettre. Dans bon nombre de versets, Allah révèle qu’Il aime ceux qui ont de la patience, et appelle les fidèles à être patients lorsqu'ils appliquent la morale du Coran :

O les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et la salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants. (Sourate al-Baqarah, 153)

Sauf ceux qui sont endurants et font de bonnes oeuvres. Ceux-là obtiendront pardon et une grosse récompense. (Sourate Hud, 11)

Et les conventions sociales ?

Dans notre religion aussi il existe des « conventions sociales ». Elles nous ont été dictées par notre Prophète salla Allah aleyhi wa salam ou directement dans le Coran, et des hadiths Qudsi (venant d’Allah Ta’ala). On y apprend à :

-Ne pas entrer chez les gens, comme il est  dit dans le verset 31 de la sourate An-Nour.
-Toujours proposer à manger et à boire à ses invités, comme nous l’explique un long hadith Qudsi rapporté par Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) et noté dans Ryad as Salihin sous le numéro 896.
-Sourire entre sœurs et entres frères lorsque l’on se croise, même si l’on ne se connait pas : Abou Dahrr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète salla Allah aleyhi wa salam m’a dit : « Ne méprise aucune bonne action si petite soit-elle, comme le fait d’accueillir ton frère avec un visage souriant ». [Muslim]

Et encore tant d’autres choses. Ce sont des choses qu’Allah ordonne ou recommande, en échange d’une grande récompense. Elles définissent le cadre d’un vivre ensemble, au sein d’une société musulmane, et ce pour le bien-être de tous.

Conclusion

Dès ses origines, le droit musulman a pris en compte le droit coutumier. Les imâms Malik, Abou Hanifa et Ibn Hanbal, Ach-Chafii, fondateurs des quatre écoles juridiques (madhhab) principales du sunnisme, se sont inspirés respectivement des coutumes de Médine, de l'Irak et de La Mecque pour établir la discipline de leurs écoles1. Les choses se sont compliquées à partir de l'an 40 de l'Hégire, au fur et à mesure de l'extension de l'empire musulman pour des raisons tenant évidemment aux traditions et habitudes des pays islamisés, par exemple pour les rites de célébration du mariage, les systèmes de poids et mesures, le règlement de l'usure (ribâ, ar. ربا), les règles de métayage, ou de tenure des terres, etc. Plus tard, les sultans ottomans se sont appuyés sur la coutume pour justifier certaines de leurs mesures en matière de fiscalité ou de recrutement des janissaires.

Quoi qu'il en soit, les juristes musulmans ont beaucoup débattu pour savoir si la coutume avait la valeur des sources de droit dérivées du Coran et de la sunna, (idjma' et qiyâs), autrement dit pouvait être considérée une source légale (asl). À l'exception de la plupart des auteurs malékites, notamment des malékites maghrébins2, ils ont estimé qu'il s'agissait d'une source secondaire, auxiliaire, dont le rôle était d'adapter la loi plutôt que de la modifier3.

Il n'empêche que dans tous les pays musulmans, la coutume interfère constamment avec la charia. Tel est le cas, par exemple, dans l'islam indien sunnite, ainsi qu'en Indonésie, où la vie quotidienne est plus commandée par la coutume (appelée 'âda) que par le fiqh4. Il en allait de même en Afghanistan sous le régime des talibans, où l'on appliquait la charia dans toute sa rigueur, mais en respectant le code coutumier des tribus pachtounes, le Pachtounwali.

 

http://www.asma-lamrabet.com/articles/l-ethique-coranique-de-l-union-conjugale-partie-i-le-concept-d-al-maarouf-ou-bien-commun/

http://m.harunyahya.fr/tr/works/21189/SEUL-LAMOUR-PEUT-VAINCRE-LE-TERRORISME/chapter/9298/Seul-l%E2%80%99amour-peut-vaincre-le-terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/%27urf

 

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Islam : La Réforme dont nous avons besoin

 

Cela fait des décennies que l’on parle de réforme dans le monde musulman. Les débats sont intenses et les affrontements intellectuels nombreux entre les tenants de « la nécessaire réforme » destinée à libérer l’esprit musulman et ceux qui s’y opposent à « la soi-disant réforme » qui en fait cacherait soit une trahison des principes de l’islam soit une dangereuse occidentalisation. On s’accorde à reconnaître que les musulmans à travers le monde peinent à trouver des réponses adéquates aux défis contemporains, que les crises (religieuse, identitaire, scientifique, politique ou économique) qu’ils traversent sont profondes, qu’un réveil s’impose mais les divergences quant aux moyens à mettre en œuvre et aux finalités de cet engagement sont inextricables.

 

Le concept qui revient le plus souvent dans les débats est celui d’ « ijtihâd » lequel signifie « la lecture critique des textes islamiques de référence » (Coran et tradition prophétique) et qui doit permettre de promouvoir une approche historique et contextualisée du texte révélé en même temps qu’il invite la rationalité humaine à plus de créativité dans l’élaboration de réponses aux problèmes de notre temps.

Le concept est omniprésent dans la littérature musulmane contemporaine et pourtant rien ne semble véritablement évoluer : les crises demeurent, voire s’amplifient, et l’intelligence musulmane paraît en panne dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, l’éthique appliquée, les sciences, la démocratisation, le respect des droits fondamentaux dont ceux des femmes, la violence, etc. Quelles sont les raisons de ces blocages, comment inverser cette malheureuse spirale ?

Les savants musulmans (‘ulamâ’) des différentes tendances de l’islam ne sont pas d’accord sur les différentes définitions et interprétations des concepts clefs de la terminologie islamique. Pour les littéralistes et les traditionalistes, la « sharî’a » est un corps de lois qui forment un univers de référence clos et atemporel qui s’oppose à toute adaptation, à toute évolution et à toute lecture prenant en compte l’histoire ou le contexte.

La tradition réformiste, au contraire, a très tôt défini le concept de sharî’a comme « la voie de la fidélité aux principes de l’islam » au cœur de laquelle les domaines du dogme et de la pratique (al-‘aqîda, al-‘ibadât) sont distincts du domaine des affaires sociales et des relations interpersonnelles (al-mu’âmalât) : les prescriptions sont immuables dans les deux premiers alors les textes offrent une large marge de manœuvre à la rationalité humaine, et donc à l’ijtihâd, dans le second.

L’approche réformiste est depuis longtemps très connue et très répandue dans les sociétés et les communautés musulmanes à travers le monde et pourtant rien ne semble avancer. Les appels à l’ijtihâd sont permanents mais les résultats de ce dernier siècle sont peu probants.

L’une des raisons majeures de cet état de fait tient sans doute aux déficits dans les fondements de l’approche réformiste elle-même. On lit et on étudie depuis des décades des productions de ‘ulamâ’ qui travaillent de façon approfondie sur les textes, proposent de nouvelles interprétations et tentent ainsi d’apporter de nouvelles réponses aux nouveaux défis.

 

La contribution de ces savants du droit et de la jurisprudence musulmane ( fuqahâ’ ) est phénoménale et nul ne peut ignorer l’importance de leurs études et apports. Questionnés par le réel, interpellés par la nature des nouveaux défis (scientifiques, sociaux, économiques, etc.), les fuqahâ’ tentent d’offrir des réponses adaptées à leur époque : la nature même de leur travail exclusivement orienté sur les textes les met dans une position de perpétuel suivisme. Le monde avance, ils le suivent.

 

Réformer la lecture et la compréhension des textes consiste donc uniquement pour eux à s’adapter aux nouvelles réalités de l’époque. On pourrait imaginer que cela soit suffisant pour mettre en branle la nécessaire réforme mais force est de constater que cette approche, malgré l’apparence du mouvement et du renouveau, pêche quant à l’efficience des propositions. Ce sont des spécialistes des textes révélés qui discutent et jugent du monde sans avoir toujours une compréhension profonde de la complexité des domaines sur lesquels leur jugement se portent.

Ils s’expriment avec autorité sur les domaines de l’économie, des sciences exactes ou humaines sans maîtriser les savoirs et les savoir-faire nécessaires non seulement à s’adapter au monde mais à le transformer à la lumière des exigences de l’éthique islamique (respect de l’intégrité de la personne, justice sociale, égalité, etc.) Les savants et les penseurs musulmans ne représentent une force de propositions dans aucun de ces domaines.

Ce que cache cette réalité est, dans les faits, une crise d’autorité. Le chaos règne quant à savoir qui parmi les ‘ulamâ’ dit quoi et qui est légitimé à le dire : les avis de ces derniers sont souvent contradictoires et personne ne sait très bien à qui se référer. Au surplus, les ‘ulamâ’ sont jaloux de leur autorité dans les domaines de l’élaboration de la norme et des opinions juridiques (fatwâ) et ils ressentent souvent comme une intrusion dangereuse le questionnement ou la participation des spécialistes des sciences dites « profanes » dans l’élaboration d’une jurisprudence musulmane contemporaine. Sous prétexte que ces derniers ne sont pas des spécialistes du droit islamique, ils n’auraient rien à dire sur la question et seraient dénué de toute autorité en la matière.

La réforme radicale dont nous avons besoin se situe très exactement à ce niveau. Il s’agit de déplacer le centre de gravité du pouvoir et de l’autorité des ‘ulamâ’ au niveau du fondement du droit et de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh). En effet les textes ne sont pas les seules références normatives du droit musulman mais l’univers - le livre du monde selon l’expression d’al-Ghazâlî - est une source qu’il faut placer au même niveau que les textes.

Les savants et experts, spécialistes des sciences expérimentales (physique, biologie, psychologie, médecine, etc.), des sciences exactes ou des sciences humaines (philosophie, sociologie, économie, etc.) doivent pouvoir contribuer à l’élaboration de l’éthique musulmane contemporaine. Maîtrisant mieux les différents domaines de la connaissance contemporaine, ils sont mieux à même d’orienter la réflexion des ‘ulamâ’ et de produire une réforme de transformation par l’éthique plutôt que d’adaptation par la nécessité (comme c’est le cas aujourd’hui).

L’ijtihâd contemporain n’est pas seulement l’affaire des spécialistes des textes. Si nul ne peut contester leurs compétences dans ce domaine, il importe de convoquer à la table de cette lecture critique des textes, des femmes et des hommes versés dans les différentes sphères de l’activité humaine afin qu’ils puissent s’exprimer, proposer de nouvelles visions, de nouvelles orientations de réformes fidèles à l’éthique mais en phase avec les questions et les crises de l’époque.

Il s’agit d’établir des espaces d’un ijtihâd concerté qui, à différents niveaux (des questions globales aux réalités nationales), réconcilient les musulmans ordinaires avec leurs références en leur restituant une parole, une compétence, une autorité. Les chantiers sont immenses : la promotion de l’esprit critique et la réforme de l’éducation islamique et générale ; l’élaboration d’une éthique musulmane en matière de science ; la proposition d’alternatives en matière économique globale autant que locale ; la transformation radicale du statut des femmes dans les sociétés et communautés musulmanes ; la démocratisation, la formation de la société civile autant que la gestion de la violence et du rapport à autrui, etc.

La réforme radicale que nous appelons de nos vœux exige un déplacement du centre de gravité du pouvoir religieux à l’intérieur de l’univers islamique. Elle exige la conscientisation de chacun et établit que la libération des esprits et des consciences ne se fera que par la participation des acteurs directement concernés. Avec les ‘ulamâ’ des textes (an-nusûs) nous avons besoin de ‘ulamâ’ du contexte et de l’environnement (al-wâqi’) qui soient capables de donner, concrétiser un processus de réforme qui offre aux musulmans la possibilité de devenir une force de proposition pour transformer le monde et non seulement pour s’y adapter.

Le rôle de l’Occident et de ses intellectuels est ici majeur : par leurs questions, par leurs critiques constructives, par leur capacité à écouter la multiplicité des voix qui s’expriment parmi les musulmans (et non pas seulement celles qui apparemment leur plaisent), ils peuvent devenir les partenaires de cette révolution de perspectives. Au creuset de cette dynamique, tous les acteurs de ce dialogue critique découvriront qu’ils partagent de nombreuses valeurs universelles communes malgré la différence de route qu’ils empruntent et qu’il est possible non seulement de cheminer ensemble mais de s’engager ensemble à rendre ce monde meilleur. Loin des sirènes qui appelleraient à une modernisation sans principes et sans âme, il s’agit d’établir ensemble les principes éthiques d’une réforme de la résistance et de la transformation du monde au nom de la justice et de la dignité des êtres humains malheureusement oubliés dans le désordre de l’actuel ordre globalisé.

 

Islam : La Réforme Radicale

 
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La modestie, la vertu du prophète

 

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La modestie, c’est une vertu qui peut avoir deux sens : Le premier est le fait d’accepter la vérité quelle que soit sa provenance, car beaucoup de gens ont ce défaut de ne pas se soumettre au droit que lorsqu’il vient de plus puissant qu’eux. Seulement la vérité appartient à tout le monde, elle peut venir de l’ami comme elle peut venir de l’ennemi, du puissant comme du faible. Etre modeste signifie être capable de reconnaître ce droit et de s’y soumettre en toutes circonstances.

Le second sens concerne les relations avec autrui. C’est le fait de se conduire avec bonté et indulgence aussi bien avec le riche qu’avec le pauvre, le grand ou le petit.

Ces deux définitions de la modestie sont tirées à partir des définitions que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) donne de l’orgueil. Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) définit l’orgueil comme étant l’opposé de la modestie. C'est-à-dire que l’orgueilleux, est justement celui qui ne reconnaît pas la vérité et le droit, et celui qui se conduit avec les gens avec hauteur et fierté.

N’est-il pas vrai que nous aimons plus la personne qui malgré sa richesse et son statut, reste modeste et indulgente, alors que nous détestons tous ceux qui, en accumulant plus d’argent, détournent leurs visages des gens et les regardent avec arrogance ?!

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Celui qui s’abaisse pour Allah d’un degré, Allah le relève d’un degré jusqu’ à ce qu’il arrive au niveau le plus haut, et celui qui s’enorgueillie d’un degré, Allah l’abaisse d’un degré jusqu’à ce qu’il arrive au niveau le plus bas. »

"Celui qui fait preuve de modestie par recherche de l'agrément d’Allah, Allah l'élève en degré"

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit aussi «Dieu m'a inspiré ce commandement: «Soyez modestes jusqu'à ce que nul ne se vante de sa supériorité sur son prochain et que nul n'agresse son prochain».

Dans un autre « hadith » le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Allah que son nom soit exalté dit : « qui s’abaisse pour moi comme cela- tout en parlant le prophète baissait la main jusqu’au ras du sol- je l’élèverai comme cela, cette fois le prophète tourna sa main et la souleva vers le ciel. ». Il a dit aussi : « Jamais n'entrera au Paradis celui qui a dans son cœur ne fût-ce que le poids d’un atome d’orgueil ».

Cela signifie que même si tu effectues ta prière, ton jeûne et autres, tu risques de te retrouver perdant le jour de la Résurrection, si tu portes en ton cœur la plus petite quantité d’orgueil.

Le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) a dit : « Dieu a dit: «L'orgueil est mon manteau et la grandeur mon habit, et celui qui Me concurrence dans l'un de ces domaines, Je le jetterai en Enfer. »

 

Voyez comme le châtiment est dur et sans appel. Allah loué soit-Il dit: « Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole ».

En prenant l’habitude de détourner le visage par vanité et hauteur, l’orgueilleux court le risque de le rester toute sa vie. Du reste, Allah présente une image de l’orgueilleux tout à fait éloquente. Dans le verset, «Ne détourne pas ton visage » prend la signification de « ne te conduit pas comme la bête qui, atteinte d’une sorte de torticolis, ne peut plus redresser la tête et reste donc la tête coincée ». Cela signifie que l’homme qui détourne son visage par mépris se conduit d’une façon contraire à sa nature, exactement comme une bête malade !

Si l’homme prend le temps de réfléchir, il se rendra vite à l’évidence suivante : il ne possède absolument rien qui lui permette ce sentiment, ni sa force ni son poids ne lui donnent le pouvoir de mépriser les autres. Allah dit : « Et ne foule pas la terre avec orgueil : tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes ».

 
La modestie du prophète

Les compagnons rapportent la manière qu’avait le prophète de saluer les gens, ils disent que lorsque le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam), donnait une poignée de main à quelqu’un, il ne retirait jamais la main le premier. Et ce même s’il était très occupé, et qu’il regardait son interlocuteur en face, ne lui tournant jamais le dos. Ils disent aussi que le prophète était tout le temps avenant, affable et souriant.

Un jour, un homme vint rencontrer le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) mais dès qu’il le vit, il se mit à trembler de tous ses membres, le prophète lui dit alors d’un ton humble et rassurant : « Calme-toi, je ne suis point un roi, Je ne suis que l’enfant d’une femme qui mangeait de la viande sèche à la Mecque ». Le pouvoir de dominer conduit beaucoup de personnes à l’injustice. La seule façon d’éviter ce travers, c’est d’être modeste.

Le prophète montait quelques fois l’âne ou la mule alors qu’il pouvait monter à cheval, simplement par modestie pour Allah. Après la bataille de Khaibar le messager d'Allah était revenu vainqueur et toute Médine était sortie pour l’accueillir. A ce moment de triomphe il dit « où est la mule? » Il descendit de son cheval pour monter la mule par modestie pour Allah.

Le jour de la conquête Al-Khandaq (la Tranchée), le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) transportait les déblais avec les compagnons, au point que la poussière couvrait son ventre. Ce genre de tâche est considéré de nos jours commun et quelconque, mais voyez comme le prophète enseignait à ses compagnons l’humilité en effectuant lui-même les besognes les plus ordinaires !

Vous vous doutez bien sûr des nombreuses responsabilités que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) avait, malgré cela, il raccommodait ses vêtements, réparait ses souliers, aidait dans les différentes tâches ménagères.

Les compagnons racontent aussi qu’il arrivait souvent qu’une petite fille vienne prendre la main du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) et l’emmène avec elle au marché. Le prophète l’aidait à faire ses achats, restait avec elle jusqu’à ce qu’elle finisse toutes ses courses et qu’elle se décide à le laisser partir.

Traitez-vous simplement et humblement ceux qui sont de condition inférieure à la vôtre? Si vous ne le faites pas, sachez que vous êtes très éloignés de la Sunna de notre prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam).

Est-ce que vous pouvez l’imiter dans l’attitude qu’il adopta lors de la conquête de la Mecque ? Après qu’Allah le Tout-Puissant accorda aux musulmans la victoire lors de la conquête de La Mecque, le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) entra la tête baissée en signe de reconnaissance et d’humilité.

Il faut rappeler que le prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) était sorti de la Mecque contre son gré, et il fut pourchassé longtemps par ses ennemis, mais après 13 ans, il choisit d’y entrer la tête baissée, mais quelle serait votre attitude dans un moment pareil ? Comment réagiriez-vous si vous obteniez un pouvoir considérable dans votre travail ? Il y a des gens qui rêvent d'une occasion semblable pour pouvoir régler tous leurs différends avec leurs collègues !

La modestie des compagnons du prophète

Un homme vint voir le Calife Abû Bakr pour lui demander de lui assigner un terrain. Abû Bakr accepta et lui rédigea un papier, le signa, le lui donna et lui demanda d’aller prendre l’accord de Omar Ibn Al-Khattâb. Mais lorsque l’homme présenta le papier signé à Omar, ce dernier s’écria en déchirant le papier: «Nous avions l’habitude de donner à ceux dont les cœurs sont à rallier à l'Islam quand l’Islam était encore faible, mais à présent que l’Islam est puissant nous n’avons plus besoin de le faire ». L’homme stupéfait par cette attitude retourna voir le Calife Abû Bakr, lui raconta l’affaire et lui dit d’un ton provocateur : « Je ne sais plus lequel de vous deux est le Calife lui ou vous ? ». Abû Bakr répondit le plus tranquillement du monde : « Lui s’il le désire ».

Maintenant imaginez que vous êtes directeur dans une grande firme et qu’un subordonné ose ainsi s’opposer à l’une de vos décisions, comment allez-vous réagir ?

Mais n’allez pas penser que Omar s’est opposé par défit pour Abû Bakr, loin de là, Omar était simplement soucieux de l’intérêt de l’Islam, et était d’ailleurs certain de la compréhension du Calife. Du reste, Omar avait une estime sans égale pour Abû Bakr, n’est-ce pas lui qui a dit: « Si seulement j’étais un poil sur la poitrine de Abû Bakr »

Un jour, les membres d’une délégation d’Irak étaient venus voir le Calife Omar Ibn Al-Khattâb, ils le trouvèrent dans les écuries entrain de nettoyer les chameaux. Omar s’adressa à l’un d’entre eux, Al Ahnaf Ibn Kais qui était une personne de haut statut en Irak : « ô Ahnaf, Venez donc aider le calife des musulmans à nettoyer les chameaux de l’aumône», mais l’un des hommes de la délégation dit : « qu’Allah vous accorde sa miséricorde, ô Calife des musulmans, pourquoi n’ordonnez pas à l’un de vos serviteurs de faire cela ?! » Omar répliqua : « Et quel serviteur serait plus serviable que moi et Al Alhnaf ? Ne savez-vous pas que tout homme à qui Allah confie de l’autorité sur les musulmans, doit se considérer comme leur serviteur ! »

Mohamed Ibn Al Hanafia l’un des fils du compagnon Ali Ibn 'Abî Tâlib (radia Allah ‘anh) demanda un jour à son père : « ô père, qui est le meilleur des musulmans après l’envoyé d’Allah ? Ali répondit : « Abû Bakr », Mohamed demanda encore : « et ensuite ? » Ali dit : « Omar », Mohamed se hâta et dit : « Et ensuite vous, père ? », mais Ali répondit avec humilité : « ô fils, je ne suis qu’un homme parmi les musulmans. »

Il y eut un malentendu entre Hossein Ibn Ali et son frère Mohamed Ibn Al Hanafia qui dura quelque temps, Mohamed envoya une lettre à son frère lui disant : « Notre malentendu a duré trop longtemps, et tu es meilleur que moi et ta mère est meilleure que la mienne, et le prophète dit : « le meilleur est celui qui salue l'autre le premier ». Je crains de te saluer le premier et être meilleur que toi, je te conjure donc de me saluer le premier ! » Ceci est un exemple magnifique de modestie.

Zayd Ibn Thâbit l’homme qui réunit le Saint Coran et AbdAllah Ibn `Abbâs, le cousin du prophète et l’homme le plus expert en sciences religieuses. Ces deux hommes donnent un exemple encore plus édifiant de la vertu. Un jour AbdAllah rencontre Zayd Ibn Thâbit qui montait un chameau, AbdAllah Ibn Abbâs alla vers lui et prit les rênes du chameau en disant : « C’est ce qu’on est censé faire avec nos savants, Zayd descendit de sa monture, s’abaissa et baisa les mains de AbdAllah Ibn Abbâs en disant : « Et voilà ce qu’on est censé faire avec la famille du prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam)».

L’imam Achafii disait : « On a bu de l’eau de Zamzam pour le savoir (dans l’intention d’acquérir le savoir), et si on l’avait bue avec l’intention de craindre Allah, cela aurait été mieux pour nous». Il disait aussi : « J’aime les hommes vertueux et je n’en fais pas partie, et je déteste ceux qui ont les péchés pour commerce même si j’ai la même marchandise qu’eux. »

Quelques domaines où  appliquer cette vertu

 

1- La modestie dans la manière de s’habiller.

2- La modestie envers les domestiques ou les employés.

3- La modestie  dans le foyer conjugal.

4- La modestie envers les proches.

5- La modestie envers les gens de condition inférieure.

6- La modestie dans l’appel à l’islam.

7- La modestie envers les parents.

 

Quelques cas pratiques pour tester votre modestie

1. De temps en temps essayez de prendre un repas avec vos employés.

2. Enseignez le Coran à votre domestique.

3. Mettez-vous à genoux et baisez la main de votre mère ou de votre père.

4. Participez aux tâches ménagères.

5. Passez quelque temps en compagnie des gens pauvres et démunis.

6. Si vous répugnez à faire quelque chose par orgueil, exercez-vous à la faire quand même.

Bien sûr, vous n’allez pas y arriver dès le premier essai, il faut faire preuve de patience et de persévérance. Je conclus cette conférence par le ce hadith : « Jamais n'entrera au Paradis celui qui a dans son cœur ne fût-ce que le poids d’un atome d’orgueil »

 

http://imaniatte.over-blog.com/page/10

 

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