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Pour la science:la vie après la mort; mythe ou réalité?


La Vie apres la mort-Science par Introcrate

Beaucoup de personnes ayant survécues à la mort ou l’ayant frôlé ont rapporté des expériences étrangement similaires que la science a longtemps reléguée au domaine du hasard et de l’inexplicable. Pourtant, des scientifiques de renom comme Dr. Raymond Moody, Kenneth Ring, Melvin Morse, Maurice Rawling, Georges Jr. Gallup, Elisabeth Kubler-Ross, Dr. Pim Van Lommel, Osis et Haraldson se sont penchés sur les resemblances frappantes existantes entre les divers récits de NDE (terme Anglais pour Near Death Experience). Les résultats, appuyés sur des recherches méthodiques et très précises arrivent tous à un constant troublants et fascinant. Une partie de la consience semble pouvoir quitter le corps et aller chercher des informations et vivre certaines expériences inusité mais corroborées par certains faits très précis.

 

Grâce à ces études sur les phénomènes de vie après la mort, cette ultime étape peut enfin prendre son envol dans le domaine de la connaissance et laissé de côté celui de la croyance.

 

Cette section du site www.science-du-mystere.com se penche sur la vie après la mort et tentera de répondre à deux questions en lien avec le phénomène de mort imminente et de la survie possible d’une forme de conscience:

 

1) Au-delà des interprétations religieuses peut-on avoir une connaissance concrète et réelle des étapes suivant la mort du corps physique?

2) Est-il possible, de comprendre le mécanisme par lequel chaque être humain passera à l’heure de rendre son dernier soupir ?

 

La vie après la mort, les apparitions et les voyages astraux sont des thèmes fascinant l’humanité depuis la nuit des temps. C’est tantôt le besoin profond de donner un sens à sa vie qui a poussé l’homme à se pencher sur sa destinée et son caractère final. Mais si les interprétations abondent quant à l’existence d’un au-delà ou d’une continuité de la vie après la vie, il n’en reste pas moins qu’une connaissance bien réelle du phénomène peut être établie.

 

Si l’on en croit les nombreuses études scientifiques sur le sujet ainsi que les nombreux récits nous parvenant des quatre coins du monde, il s’agit d’une réalité bien concrète.

 

Le phénomène d’expérience imminente, une expérience universelle

 

C’est avant tout le caractère universel des expériences aux frontières de la mort qui donne le plus de poids aux récits de plus en plus nombreux qui nous parviennent de culture très éloignée les unes des autres.

 

À ce propos soulignons l’étude comparative de Oris et Haraldson qui ont comparé les NDE (terme anglais pour Near Death Experience) des Etats-Unis avec celles vécues en Inde. Ils ont été étonné de réaliser à quel point les étapes par lesquelles passaient les individus étaient exactement similaires. Seule le personnage centrale changeaient d’aspect pour s’adapter aux croyances religieuses et culturelles des personnes. Sinon, la sensation de flottement, la vision d’un parent décédé, l’esprit les accueillant à la sortie du tunnel, étaient rigoureusement décrit de la même façon par les personnes.

 

Depuis près de 40 ans que des études sont menées à travers le monde et nous savons maintenant qu’un japonais bouddhiste de 90 ans vit exactement la même expérience qu’un enfant français de 5 ans. L’expérience aux frontières de la mort est racontée de la même façon et inclut exactement les même éléments. Ces études comparative ont donc discrédité la théorie que ces expériences de vie après la mort étaient en fait dû aux conditionnement culturelle.

 

Des études ont également été mené sur les expériences de vie après la mort auprès des enfants rescapés de différentes tragédie. Leur récits troublants de la réalité qu’ils vécut donne grand espoir à ceux et à celle qui souhaite croire que la vie a bel et bien un sens.

 

Pour en savoir plus sur les études concernant les expériences aux frontières de la mort

 

Les lecteurs qui sont peu habitués à ces thèmes seront à la fois surpris et pourront être déroutés par le caractère extraordinaire de l’expérience qui sera décrite. Alors une fois de plus, nous rappelons que ses connaissances ont été tirées des très nombreuses observations faites et ne sont pas le fruit d’interprétation religieuse.

 

 

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Entrainer ses neurones au Bonheur est désormais possible!!

 


 

Pendant que des scientifiques débattent, d’autres cherchent à comprendre ce qui se passe dans notre cerveau lorsqu’on profite d’un moment paisible ou qu’on monte au septième ciel. Professeur de psychologie et de psychiatrie à l’Université du Wisconsin, Richard Davidson a travaillé avec huit moines bouddhistes que le dalaï-lama a lui-même dépêchés sur les lieux. Ces maîtres spirituels se sont prêtés à un exercice peu ordinaire. Ils ont accepté que des électrodes soient collées sur leur crâne au cours d’une séance de méditation.

Au cours de l’expérience, les chercheurs ont enregistré une activité électrique intense qui semblait venir du lobe préfrontal gauche des moines, une région située juste derrière le front. Une nouvelle théorie était née : le bien-être serait concocté dans l’hémisphère gauche du cerveau, traditionnellement associé à la logique et au raisonnement. La tristesse et la dépression naîtraient quant à elles dans l’hémisphère droit, siège de la créativité et de l’intuition.

Professeur à l’Université de Montréal, Mario Beauregard ne croit pas que les choses soient aussi simples. Ses propres expériences vont dans une autre direction. Dans le cadre d’un programme financé par la fondation américaine John Templeton, un organisme religieux qui s’intéresse aux phénomènes chevauchant science et spiritualité, le neuropsychologue a recruté 15 sœurs carmélites contemplatives qui ont accepté de se rendre à son laboratoire. Les chercheurs ont scruté leur cerveau alors qu’elles ranimaient dans leur mémoire l’une de leurs expériences mystiques les plus intenses, où elles disaient entrer en communication avec Dieu.

Comme dans l’expérience menée par Richard Davidson avec les moines bouddhistes, l’équipe de l’Université de Montréal a analysé les ondes électriques qui se dégageaient à la surface du cerveau des religieuses. Mais le professeur Beauregard est allé plus loin. Il a convaincu les carmélites de répéter l’expérience alors qu’elles étaient placées à l’intérieur d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique. Les chercheurs pouvaient ainsi voir en trois dimensions les zones du cerveau sollicitées au cours de l’expérience mystique.

Les scientifiques québécois ont noté, comme leurs collègues américains, une contribution importante des lobes préfrontaux. Ils ont toutefois constaté l’implication de plusieurs autres structures situées à la base et au centre du cerveau. Qui plus est, l’équipe de Mario Beauregard n’a pas enregistré de différence notable entre les deux hémisphères. Ainsi, des régions situées de part et d’autre du cerveau auraient leur mot à dire dans notre bonheur. « Je pense que la perception de Richard Davidson est un peu simpliste », fait valoir le neuropsychologue.

À l’Institut de neurologie de Montréal, affilié à l’Université McGill, le neurologue Alain Dagher réalise des expériences similaires, non pas avec des religieuses, mais avec des individus à qui il demande de manger du chocolat, de fumer une cigarette ou de consommer de l’alcool. Le tout dans un appareil de résonance magnétique. Lui aussi a noté la contribution de plusieurs régions cérébrales dans la manifestation d’émotions positives.

Selon Mario Beauregard, l’identification des structures associées aux sensations de bien-être pourrait éventuellement servir à mettre au point un casque électromagnétique capable de stimuler des régions bien précises dans le cerveau des usagers et d’induire un état similaire à celui dans lequel se trouvent les religieuses en contemplation.

« Le bien-être ressenti par les carmélites se prolonge bien au-delà de la période de prière, note le neuropsychologue. Les contemplatives ont réussi à entraîner leurs circuits neuronaux d’une façon telle qu’elles peuvent se remettre dans un état de félicité plus facilement que la moyenne des individus. » Grâce au casque imaginé par le professeur Beauregard, monsieur et madame Tout-le-monde pourraient entraîner leurs propres neurones au bonheur. Adieu StairMaster, bienvenue BrainMaster !

 

 

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Islam, problèmes actuels en science et religion


Abd-al-Haqq Guiderdoni

 

Le monde musulman a rencontré la science moderne, au XIXème siècle, sous la forme d’un double défi, à la fois matériel et intellectuel. La défense de l’empire ottoman face à la poussée militaire des pays occidentaux, puis le succès de la colonisation, ont rendu nécessaire l’acquisition de la technologie occidentale, et donc de la science qui en est la fondation. Cette pression de la science moderne sur l’islam demeure encore très forte.

L’Occident apparaît comme le modèle de progrès qu’il faut rattraper, ou au moins suivre, en formant techniciens et ingénieurs, et en assurant le transfert massif des technologies indispensables au développement. Mais la rencontre entre l’islam et la science moderne a surtout suscité une réflexion d’ordre philosophique et doctrinal, en quelque sorte provoquée par un événement inaugural, la fameuse conférence « L’Islamisme et la Science » donnée par Ernest Renan (1823—1892) à la Sorbonne en 1883. Dans la perspective positiviste qui était la sienne, Renan y critiquait l’incapacité radicale des musulmans à produire des découvertes scientifiques, et leur inaptitude supposée à la pensée rationnelle. Cette conférence fut ressentie comme une provocation par les intellectuels musulmans de l’époque qui étaient en contact avec l’intelligentsia occidentale.

Ces intellectuels, dont Jamâl-al-Dîn Al-Afghânî (1838—1897) fut le précurseur, défendirent alors l’idée que l’islam n’avait pas connu de rupture entre religion et science, alors que le christianisme, surtout le catholicisme, avait vécu une longue période de conflit avec celle-ci. Pour eux la science moderne n’est rien d’autre que la « science islamique » autrefois développée par le monde musulman de l’époque classique (celui des califats umayyade et abbasside), et finalement transmise à l’Occident, dans l’Espagne du XIIIème siècle, grâce à des traductions qui permirent ensuite la Renaissance et les Lumières. Pour ces intellectuels à l’origine du courant « moderniste » de l’islam, il n’y a rien de mauvais, en principe, dans la science. Seules les distorsions imposées à la science par la vision matérialiste et positiviste des philosophes et scientifiques anti-religieux de l’Occident demeurent inacceptables. La science moderne n’a pu naître dans le monde musulman, pourtant très avancé à une certaine époque, à cause des « superstitions » ajoutées à la religion d’origine, qui ont incité au fatalisme quiétiste plus qu’à l’action. A l’issue de cette prise de conscience de l’engourdissement (jumûd) des sociétés musulmanes, les modernistes appellent à la renaissance (nahdah), par la réforme (içlâh) de la pensée islamique.

Cette position, très répandue dans le monde musulman, pose un certain nombre de problèmes, que l’on peut résumer en disant qu’il s’agit de savoir si la réforme doit conduire à « moderniser l’islam » ou à « islamiser la modernité ».

Les intellectuels musulmans qui travaillent sur les rapports de la science et de la religion puisent leur réflexion dans l’épistémologie de l’islam. En effet, la tradition islamique insiste sur la recherche de la « connaissance » (‘ilm), un mot qui revient plus de 800 fois dans le Coran et dans de nombreuses traditions prophétiques comme « la recherche de la connaissance est une obligation religieuse », ou « cherchez la connaissance jusqu’en Chine ». Cette connaissance a trois aspects : le savoir religieux transmis par la révélation, la connaissance du monde acquise par l’investigation et la méditation, et enfin, le savoir d’ordre spirituel accordé par Dieu. Les différentes attitudes face au rapport entre science et religion procèdent des éclairages différents qui peuvent être donnés à ces trois aspects. C’est le même mot (âyât) qui désigne à la fois les signes de Dieu dans le cosmos et les versets du texte coranique. De nombreux passages, appelés « versets cosmiques » (âyât kawniyya) par les commentateurs, attirent l’attention du lecteur sur les phénomènes de la nature, où celui-ci doit apprendre à déchiffrer l’œuvre du Créateur. La perspective fondamentale de l’islam est celle de l’affirmation de l’unicité divine (tawhîd), qui assure l’unicité de la connaissance, dans la mesure où tout savoir véritable reconduit à Dieu. En conséquence, il ne saurait y avoir de désaccord entre les données produites par la connaissance du monde et celles qui sont apportées par la révélation, ni cette « double vérité » (duplex veritas) condamnée dans l’Occident médiéval et faussement attribuée aux philosophes musulmans.

L’idée fondamentale de l’unicité de la connaissance apparaît dans les positions de deux acteurs majeurs de l’histoire de la pensée musulmane, dont les œuvres sont encore très lues aujourd’hui. Abû Hâmid Al-Ghazâlî (1058—1111) défend, dans le Libérateur de l’erreur (al-Munqidh min ad-Dalâl), que la certitude rationnelle est accordée par don divin. S’il y a désaccord apparent entre les résultats de la falsafah (la philosophie et la science d’inspiration hellénique) et les enseignements de la tradition religieuse, c’est parce que les philosophes ont appliqué leur investigation en dehors de son domaine de validité, et ont été amenés à énoncer des propositions fausses. Abû-l-Walîd Muhammad Ibn Rushd (1126—1198) affirme, sous la forme du long avis jurisprudentiel (fatwâ) que constitue son livre Le Traité décisif (Kitâb Façli-l-Maqâl), que la pratique de la philosophie et de la science est une obligation religieuse canonique. Pour lui, s’il y a désaccord apparent entre philosophie et révélation, ce sont les textes religieux qui doivent être soumis à interprétation (ta’wîl), sous peine de tomber dans l’impiété en faisant dire à Dieu des choses manifestement fausses. Les différentes positions des musulmans contemporains face à la science se répartissent selon trois courants principaux, qui suivent toujours, d’une façon ou d’une autre, cette ligne de l’unité de la connaissance.

Le courant majoritaire considère, dans le sillage des réformistes des XIXème et XXème siècles, qu’il n’y a rien d’intrinsèquement mauvais dans la science. L’Occident, qui est actuellement le producteur des découvertes scientifiques, doit être blâmé seulement pour sa vision matérialiste et son indifférence à la morale. Ce que ce courant place sous le nom de science, ce sont essentiellement les sciences de la nature, et non les sciences humaines pénétrées des valeurs anti-religieuses de l’Occident. La science est considérée comme pourvoyeuse de « faits » qui, en eux-mêmes, sont complètement neutres. Ce qui manque à l’Occident, c’est le sens de l’éthique que certains scientifiques occidentaux ont manifesté de façon personnelle, mais qui n’apparaît pas assez, ou pas du tout, dans les sociétés occidentales. Ainsi de grands scientifiques, comme le prix Nobel de Physique (1979) Abdus Salam (1926—1996), ont-ils pu se faire les avocats du développement de la science moderne dans le monde islamique. Ces défenseurs de la science rappellent les heures glorieuses de la grande époque de la science en islam, énumèrent la longue liste des savants musulmans « oubliés de l’histoire », et cherchent à construire un futur en promouvant le rôle émancipateur de l’éducation. Ce courant connaît actuellement un essor considérable, tout en étant, en quelque sorte, détourné à des fins apologétiques. En 1976, un chirurgien français, Maurice Bucaille (1920—) publia La Bible, le Coran et la Science où il étudiait les écritures saintes « à la lumière des connaissances modernes », et concluait à l’authenticité du Coran, en raison « de la présence d’énoncés scientifiques qui, examinés à notre époque, apparaissent comme un défi à l’explication humaine ». L’intention initiale n’était pas d’aborder les rapports entre science et religion en islam, mais de prendre part au débat des orientalistes et islamologues contemporains sur le statut du Coran, en apportant des éléments en faveur de l’authenticité de celui-ci. Cette idée des « preuves scientifiques » de la vérité du Coran fut propagée dans le monde musulman par les nombreuses traductions du livre de M. Bucaille, et amplifiée au point d’occuper une place dominante dans l’apologétique actuelle, où le thème traditionnel de « l’inimitabilité du Coran » (i’jâz al-qur’ân) est complètement réinterprété dans cette perspective de la « science coranique ». Les « savants occidentaux » qui y sont mis en scène reconnaissent dans le Coran les dernières découvertes de la science moderne (cosmologie, embryologie, géophysique, météorologie, biologie), et affirment ainsi la vérité de l’islam. Ceux qui défendent cette position envisagent la science sans se préoccuper de sa vision du monde, ni de ses présupposés épistémologiques et méthodologiques. Certains vont même plus loin lorsque, en sollicitant le texte sacré pour produire des énoncés scientifiques quantitatifs, comme une mesure très précise de la vitesse de la lumière, ils prétendent fonder une « science islamique » sur des méthodes complètement nouvelles. Or, ainsi que le rappelle le physicien Pervez Hoodbhoy, dans son livre Islam and Science qui s’insurge contre un tel détournement, « specifying a set of moral and theological principles — no matter how elevated— does not permit one to build a new science from scratch ».Pour lui il n’y a qu’une seule façon de faire de la science, et la « science islamique » de la glorieuse époque n’était autre que la science universelle, pratiquée par des scientifiques appartenant à la civilisation arabo-islamique.

Le deuxième courant refuse cette idée de science universelle, et met l’accent sur la nécessité d’examiner les présupposés épistémologiques et méthodologiques de la science moderne d’origine occidentale, qui ne sauraient être acceptés en l’état par le monde musulman. Ce courant se fonde sur les critiques émanant de la philosophie et de l’histoire des sciences. Karl Popper (1902—1994), Thomas Kuhn (1922—1996), et Paul Feyerabend (1924—1994), ont contribué, chacun à sa manière, à questionner la notion de vérité scientifique, la nature de la méthode expérimentale, et l’indépendance des productions de la science par rapport à l’environnement culturel et social où celles-ci apparaissent. Dans un climat fortement marqué par le relativisme et l’anti-réalisme de la déconstruction post-moderne, les critiques musulmans de la science occidentale refusent l’idée selon laquelle il n’y aurait qu’une seule façon de faire de la science. Ils cherchent à fonder les principes d’une « science islamique », en enracinant la connaissance scientifique et l’activité technologique dans les idées de la tradition islamique et les valeurs de la loi religieuse (sharî’a), avec des nuances qui résultent des différences d’interprétation.

C’est ainsi que Isma’il Raji Al-Faruqi (1921—1986) a élaboré un programme d’islamisation de la connaissance, relayé par la fondation, en 1981, de l’International Institute of Islamic Thought, à la suite des expériences et réflexions de Musulmans travaillant dans les universités et les instituts de recherche d’Amérique du Nord. Ce programme est basé sur la constatation d’un malaise dans la communauté musulmane (umma), qui trouve son origine dans l’importation d’une vision du monde étrangère à la perspective islamique. Pour l’IIIT, l’islamisation de la connaissance est globale : elle part de la parole de Dieu qui peut et doit s’appliquer à toutes les sphères de l’activité humaine, dès lors que Dieu a créé l’homme comme son « représentant » ou « vice-régent sur terre » (khalîfat Allâh fî-l-ard). Les travaux de l’IIIT conçoivent un projet pour le développement de la pratique scientifique au sein d’une vision religieuse du monde et de la société. L’entreprise de l’IIIT vise d’ailleurs davantage les sciences humaines que les sciences de la nature, considérées comme plus neutres du point de vue méthodologique. D’autres intellectuels, comme Ziauddin Sardar (1951—) et les membres de l’école de pensée plus ou moins informelle dite ijmâlî (ainsi auto-désignée en référence à la vision « synthétique » qu’elle propose), sont aussi conscients de la « menace » que fait peser sur l’islam la vision du monde occidentale apportée par la science. Profondément influencés par l’analyse kuhnienne du développement scientifique, ils constatent que la science et la technologie venues d’Occident ne sont pas des activités neutres, mais participent d’un projet culturel, et deviennent un outil pour la propagation des intérêts idéologiques, politiques et économiques de l’Occident.

Pour importer la science et la technologie modernes en islam, il faut reconstruire les fondations épistémologiques de la science, dans la perspective d’interconnexion entre les différents domaines de la vie humaine qui est propre à l’islam. Sardar lui-même compare la position des ijmalis à celle d’Al-Ghazâlî. Le troisième courant de pensée islamique est marqué par une réflexion approfondie sur les fondements métaphysiques de la vision du monde proposée par la tradition islamique. Seyyed Hossein Nasr (1933—) y apparaît comme la figure la plus importante. Il défend le retour à la notion de Science Sacrée. Ce courant trouve sa source dans la critique du monde moderne proposée par le métaphysicien français René Guénon (1886—1951), puis par des auteurs dans le sillage de celui-ci, comme Frithjof Schuon (1907—1994) et Titus Burckhardt (1908—1984), tous musulmans d’origine occidentale. Guénon explique comment la civilisation occidentale moderne représente une anomalie, dans la mesure où elle est la seule civilisation de l’humanité à s’être développée sans se référer à la Transcendance. Guénon rappelle l’enseignement universel des religions et traditions de l’humanité, qui sont autant d’adaptations de la Tradition primordiale, d’essence métaphysique. La destinée de l’être humain est la connaissance d’ordre intellectuel des vérités éternelles, et non l’exploration des aspects quantitatifs du cosmos. Dans cette perspective, Nasr dénonce, non le malaise de la communauté musulmane, mais celui des sociétés occidentales, obsédées par le développement d’une connaissance scientifique ancrée dans une approche quantitative de la réalité, et par la domination de la nature qui aboutit à la destruction pure et simple de celle-ci. La position de Nasr et des autres défenseurs de ce courant traditionnel, que certains ont choisi d’appeler « pérennialiste » (par référence à la Sophia perennis dont ils sont les transmetteurs), s’ancre non seulement dans une critique de l’épistémologie occidentale, mais dans une remise en question profonde de la conception occidentale d’une réalité réduite à la seule matière. Les pérennialistes proposent une doctrine de la connaissance comme une succession d’épiphanies, où la vérité et la beauté apparaissent comme des aspects complémentaires de la même réalité ultime. Ils appellent de leurs vœux le rétablissement d’une vision spirituelle du monde, et la réhabilitation de la « science islamique » traditionnelle qui préservait l’harmonie de l’être dans la création. En revanche, les critiques de cette position radicale l’accusent d’un certain élitisme, et mettent en avant la difficulté à réaliser son programme dans les circonstances actuelles.

Les différents courants de la pensée musulmane contemporaine témoignent d’une activité de réflexion intense sur les rapports entre science et religion. Le monde universitaire musulman agit ici comme un melting pot où de nombreuses idées d’origine islamique ou occidentale sont ré-élaborées dans la recherche d’une synthèse. Les éléments fondamentaux restent ceux de la pensée islamique : l’affirmation répétée de l’unicité de Dieu qui unit à la fois la création et l’humanité, la nature ouverte du processus même d’acquisition de la connaissance du monde, qui est par essence illimité puisqu’il a pour origine et pour terme la connaissance de Dieu, l’étroite interconnexion de la connaissance et de l’éthique, enfin la responsabilité de l’homme sur terre en tant que vice-régent, qui doit user du monde sans en abuser et se comporter comme le bon jardinier dans le jardin. Par ailleurs, la métaphysique qui sous-tend l’épistémologie et l’éthique est profondément marquée par la dialectique du visible et de l’invisible. Les phénomènes y sont les signes de l’action divine dans le cosmos. Dieu est d’ailleurs présent dans le monde, dont il ne cesse de « renouveler la création » à chaque instant (tajdîd al-khalq). L’articulation de cette forme d’occasionalisme avec la causalité, dans le déterminisme et l’indéterminisme de la science moderne, reste encore à élaborer.

La réflexion critique sur l’élaboration même de la science, comme activité marquée par une culture, est maintenant bien inscrite dans le débat. En revanche, il faut constater que les derniers développements de la science contemporaine, notamment ceux qui concernent l’incomplétude en mathématique, l’incertitude en physique quantique, l’imprévisibilité en théorie du chaos, ainsi que les interrogations de la biologie sur l’évolution, et des neurosciences sur la conscience, n’ont sans doute pas été assez médités. Ces développements peuvent en effet fournir d’intéressantes pistes pour briser la vision réductionniste et scientiste du monde, et constituent une sorte de pierre de touche pour une métaphysique et une épistémologie qui puissent donner du sens à la science telle qu’elle se fait dans les laboratoires et instituts de recherche.

Il s’agit finalement de fournir un contenu au terme de « science islamique ». La question est la fois du domaine de l’éthique (personnelle et collective), de l’épistémologie, et de la Weltanschauung de nature métaphysique qu’elle présuppose. Chaque courant de pensée doit faire face, lors du passage de la théorie à la pratique, à des problèmes spécifiques qui résultent de sa position particulière, mais aussi des difficultés économiques et sociales du monde musulman. Il reste à savoir dans quelle mesure le projet le plus ambitieux, celui de la science islamique en tant que Science Sacrée, peut être plus qu’un regard nostalgique sur le passé, et passer au stade de la mise en œuvre effective par une élite intellectuelle et spirituelle. L’avenir de la contribution de la civilisation islamique au développement de la connaissance universelle dépend de la réponse qui sera donnée à cette question.

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Voyage scientifique au cœur de la matière

 

 

Toutes les informations que nous percevons du monde dans lequel nous vivons, sont transmises par nos cinq sens. Ce monde que nous connaissons se compose de ce que nos yeux voient, nos mains touchent, nos nez sentent, nos langues goûtent et nos oreilles entendent. Nous ne pouvons imaginer une seconde que ce monde "extérieur" puisse être différent de ce que nos sens nous permettent de percevoir, puisque depuis notre naissance nous en sommes totalement dépendants.

 
Toutefois, les recherches scientifiques actuelles menées dans de nombreux domaines, présentent une vision totalement différente de cette dernière, ce qui provoque la remise en question du rôle de nos cinq sens et du monde que nous percevons à travers eux. Ce point de vue soutient que la notion de "monde extérieur" n'est qu'une réponse créée dans notre cerveau par des signaux électriques. La couleur rouge d'une pomme, la solidité du bois, votre mère, votre père, votre famille et tout ce que vous possédez - votre maison, votre travail - jusqu'aux lignes de cet article, ne sont en réalité que le résultat d'une combinaison de signaux électriques.

Sur cette image, nous voyons une personne qui semble skier en montagne, alors qu'il n'y a en réalité ni skis, ni neige. Cette illusion est générée artificiellement.
 
Grâce aux progrès technologiques actuels, il est possible de vivre de réelles expériences sans nécessairement avoir recours au monde extérieur ou à la matière. Les progrès incroyables réalisés dans le domaine de la réalité virtuelle en ont fourni des preuves incontestables.
 
Plus simplement, la réalité virtuelle est une technique qui permet la projection d'images de synthèse tridimensionnelles plus vraies que nature, réalisées à l'aide de certains dispositifs et générées par ordinateur. Cette technologie avec ses divers champs d'applications, est connue sous le nom de "réalité virtuelle", de "monde virtuel" ou d'"environnement virtuel". Grâce à l'utilisation de certains appareils élaborés à cet effet, la principale caractéristique de cette technologie est de tromper la personne qui vit cette expérience, en lui faisant croire que sa vision est réelle. Ces dernières années, le terme "immersif" a commencé à être utilisé parallèlement à l'expression "réalité virtuelle", reflet de l'immersion totale des témoins dans cette expérience.
 
Les éléments clés de tout système de réalité virtuelle se basent sur nos cinq sens. Par exemple, lorsque l'utilisateur enfile un gant spécial, les dispositifs situés à l'intérieur de celui-ci envoient des signaux aux extrémités de ses doigts. Lorsque ces signaux sont retransmis et interprétés par le cerveau, l'utilisateur a la sensation de toucher par exemple de la soie, un vase d'ornement, avec tous les détails visibles qui les constituent - alors qu'en fait toutes ces choses n'existent pas dans cet environnement.
 
Une des premières mises en application de la réalité virtuelle s'est faite en médecine. L'université du Michigan a développé une technologie permettant aux praticiens assistants - en particulier le personnel des urgences - d'acquérir la technicité nécessaire à la pratique de leur métier dans un laboratoire virtuel où tout l'environnement d'une salle d'opération a été recréé dans ses moindres détails, grâce à la projection d'images de synthèse sur le sol, sur les murs et le plafond. Cette "image" est parachevée avec la projection d'une table d'opération, le patient à opérer se situant au centre de la pièce. Les chirurgiens en train de mettre leurs lunettes 3D, commencent à opérer "virtuellement". Ainsi, toute personne qui voit ces images à travers ces lunettes 3D n'est plus en mesure de faire la différence entre une réelle salle d'opération et une salle d'opération virtuelle.

Vivons-nous dans un univers holographique ?
  
New Scientist est un des magazines scientifiques des plus réputés. Le 27 mars 2002, le scientifique J. R. Minkel signait le principal article intitulé "Un univers vide". Et l'article à la une titrait "Pourquoi vivons-nous tous dans un hologramme". Selon cet article, notre perception du monde se réduit à un simple faisceau de lumière. Ce serait donc une erreur de considérer la matière comme une vérité absolue, en s'appuyant uniquement sur nos perceptions. Tel que l'a admis Minkel dans son article :
Vous tenez un magazine. Il semble solide ; il semble exister de manière autonome dans l'espace. Ainsi que les objets autour de vous - comme la tasse de thé, l'ordinateur. Ils paraissent tous réels, quelque part là-bas. Mais tout cela n'est qu'illusion.
Minkel affirme dans l'article que certains scientifiques nomment cette idée la "théorie du tout", ils considèrent que cette théorie est un premier pas pour expliquer la nature de l'univers. Cet article nous démontre scientifiquement la manière dont nos cerveaux perçoivent l'univers tel une illusion et nous n'interagissons donc pas avec la matière elle-même.
 
Les perceptions perdues des sens, regagnées grâce aux signaux artificiels
 
Dans son numéro du 11 mars 2002, Time magazine publiait un article intitulé "Le corps électrique" révélant ainsi une importante avancée scientifique. Cet article nous apprenait que des scientifiques avaient combiné des microprocesseurs aux systèmes nerveux de malades afin de traiter des lésions permanentes affectant leurs perceptions sensorielles.
 
A l'aide de ces nouveaux systèmes élaborés à cet effet, les chercheurs aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, voulaient permettre aux personnes aveugles de recouvrer la vue et aider les patients paralysés à guérir. Avec ce nouveau procédé, ils avaient déjà obtenu un premier succès relatif en implantant des électrodes dans les zones malades du corps, et des microprocesseurs ont été utilisés pour relier les membres artificiels aux tissus vivants.
 
Suite à un accident, un patient danois, Brian Holgersen, fut victime d'une paralysie totale à partir du cou, à l'exception de quelques mouvements limités des épaules, du bras et de la main droite. Comme on le sait, une telle paralysie est provoquée par des lésions de la moelle épinière dans le cou et le dos. Les nerfs sont alors endommagés ou bloqués, ce qui a pour effet de juguler la circulation neuronale entre le cerveau et les muscles, et de bloquer toutes communications des nerfs qui transmettent les signaux du corps au cerveau et inversement. Pour ce patient, le but était de relier la zone endommagée de sa moelle épinière à un implant, ce qui permettrait aux signaux transmis par le cerveau de restituer très faiblement le mouvement des bras et des jambes.
 
Ils utilisèrent un système conçu pour rétablir les fonctions vitales de la main gauche telles que l'action de saisir, de tenir ou de lâcher un objet. Lors d'une opération, huit petites électrodes souples de la taille d'une pièce de monnaie ont été implantées dans les muscles responsables de ces mouvements situés dans le haut du bras gauche, de l'avant-bras et de l'épaule du patient. Plus tard, des fils ultrafins ont relié ces électrodes à un stimulateur - sorte de pacemaker pour le système nerveux - implanté dans sa poitrine. Le stimulateur était à son tour connecté à un dispositif sensible au positionnement, lui-même relié à l'épaule droite de Brian Holgersen, épaule dont la motricité était réduite.
 
Désormais, lorsque le patient voulait se saisir d'un verre, il bougeait son épaule droite vers le haut. Ce mouvement envoyait un signal électrique, depuis le détecteur de position dissimulé sous ses vêtements vers le stimulateur dans sa poitrine, qui l'amplifiait et le faisait passer le long des muscles appropriés dans son bras et sa main. En réponse, ceux-ci se contractaient et sa main gauche se fermait.
Lorsqu'il voulait reposer le verre, il n'avait plus qu'à bouger son épaule droite vers le bas et sa main gauche s'ouvrait.
 
A Bruxelles, l'université de Louvain a utilisé la même technologie dans le domaine ophtalmologique. Les cellules des bâtonnets et des cônes d'un malade s'étaient détériorées, provoquant l'insensibilité progressive de la rétine à la lumière, ce qui a eu comme conséquence pour la patiente une perte de la vision. Une électrode implantée autour de son nerf optique droit lui a permis de recouvrer partiellement la vue.
 
Dans ce cas précis, l'électrode était reliée à un stimulateur placé à l'intérieur d'une cavité dans le crâne du patient. Une caméra vidéo positionnée sur une calotte, transmettait les images au stimulateur sous forme de signaux radio, évitant ainsi les cellules endommagées des bâtonnets et des cônes, et elle envoyait directement les signaux électriques au nerf optique. Le cortex visuel du cerveau regroupait ces signaux pour en faire une image. L'expérience de la patiente est semblable à celle d'une personne qui regarde un panneau d'affichage miniature dans un stade, mais la qualité est quand même suffisante pour prouver que ce système est viable.
 
Ce procédé est appelé système de "prothèse visuelle basée sur un microsystème" (Microsystem-based Visual Prothesis), appareil implanté en permanence dans la tête du patient. Mais pour faire fonctionner tout cela, le patient doit se rendre à l'université de Louvain dans une pièce spécialement aménagée à cet effet, il doit ensuite porter ce qui pourrait ressembler à un bonnet de bain vétuste. Ce bonnet de bain en plastique ordinaire, est équipé d'une caméra standard disposée sur le front. Plus il y a de pixels pour former une image sur l'écran, plus grande sera le nombre de stimulations électriques ; plus importante sera alors la qualité de l'image en termes de pixels.
 
Le même article relatait également le témoignage intéressant d'un artiste interprète qui s'est servi de la même technologie :
Pendant une représentation en 1998, Stelarc s'est raccordé directement à Internet. Son corps était parsemé d'électrodes - sur ses deltoïdes, ses biceps, ses fléchisseurs, ses jarrets, ses mollets - lesquelles envoyaient de légères impulsions électriques, juste assez pour provoquer une légère contraction musculaire involontaire. Les électrodes étaient connectées à un ordinateur qui était à son tour relié à des ordinateurs via Internet à Paris, Helsinki et Amsterdam. En pressant sur les différentes parties du corps humain qui apparaissait sur l'écran, les participants dans les trois capitales pouvaient alors faire faire à Stelarc ce qu'ils désiraient.

La couverture du magazine New Scientist du 27 avril 2002 titrait "Un univers holographique" et "Pourquoi vivons-nous tous dans un hologramme"
Ces technologies, sous réserve qu'elles puissent être suffisamment miniaturisées et placées à l'intérieur du corps humain, ouvriront radicalement la voie à de nouvelles perspectives dans le domaine médical. Ces progrès démontrent également un autre fait majeur : le monde extérieur est une image dupliquée que nous regardons dans nos esprits…
 
L'article du Time nous a démontré par des exemples concrets, de quelle manière nous pouvions simuler des perceptions telles que la vision ou le toucher créés artificiellement par des impulsions électriques. La preuve la plus irréfutable était qu'une personne aveugle pouvait recouvrer la vue. Malgré le fait que l'œil du patient n'était pas en état de fonctionner, elle pouvait voir grâce à des signaux créés artificiellement.
 
Les mondes virtuels de certains films peuvent-ils être transposés dans le monde réel ?
 
Dans l'article "La vie est pure invention et vous êtes ensuite effacé", publié dans le magazine New Scientist du 27 juillet 2002, Michael Brooks affirmait que nous pourrions bien vivre dans un monde virtuel à l'instar du film Matrix : "Nul besoin d'attendre la sortie de Matrix 2. Vous pourriez bien déjà vivre dans une simulation géante générée par ordinateurs… Bien évidemment, vous pensiez que Matrix est une fiction. Mais c'est uniquement parce que vous en aviez décidé ainsi."

"Le corps électrique", article publié dans le Time magazine du 11 mars 2002, révélait que le monde extérieur est une image dupliquée dans notre esprit.
 
Michael Brooks, l'auteur de cet article, étayait son point de vue en citant le philosophe Nick Bostrom de l'université de Yale qui pense que les films hollywoodiens sont plus proches de la réalité que nous ne le pensons. Il a également estimé qu'il existe une probabilité que nous vivions dans un monde simulé ou virtuel comme certains films le décrivent.
 
Le fait scientifique selon lequel nous n'interagissons pas avec la matière elle-même, beaucoup mieux compris depuis ces dernières années, a suscité chez l'homme une réflexion approfondie. Cette situation, source d'inspiration pour les films, prouve que les environnements virtuels recréent la réalité de manière si convaincante que l'homme peut être dupé par ces images illusoires.
 
Le matérialisme, comme toutes les autres fausses philosophies, a été anéanti
 
La philosophie matérialiste a existé tout au long de l'histoire. Ses adeptes avaient tout misé sur la supposée existence absolue de la matière, dans la négation totale de Dieu, qui les a pourtant créés à partir de rien et qui a également créé pour eux l'univers dans lequel ils vivent. Mais cette preuve évidente ne laisse plus aucune place à la polémique. Ainsi, la matière à partir de laquelle ils avaient fondé leur existence, leurs opinions, leur fierté et leur négation de Dieu, s'est envolée. Mais ironie du sort, c'est à travers leurs propres recherches que les scientifiques matérialistes ont découvert que tout ce qu'ils voyaient n'était pas matière mais en réalité une copie ou une image formée dans le cerveau. Ces recherches ont donc mis un terme aux croyances matérialistes.
 
Le vingt-et-unième siècle constitue un tournant décisif dans l'histoire de l'humanité au cours duquel cette vérité se répandra parmi les peuples, le matérialisme sera définitivement éradiqué de la surface de la terre. Certains, sous l'influence des philosophies matérialistes, pensaient que la matière est un élément absolu, ils sont en train de réaliser que leur personne n'est qu'illusion et que la seule existence absolue c'est Dieu, qui embrasse tout. Cette réalité des faits est ainsi révélée dans le Coran :
 
Dieu atteste, et aussi les anges et les doués de science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage ! (Coran, 3 : 18)
Par Harun Yahya

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Le clonage entre la science et la religion

Clonage 

Le clonage des êtres humains

 Une équipe de recherche Sud Coréenne vient de démontrer la possibilité de cloner des embryons humains à des fins thérapeutiques. Cette nouvelle est une véritable révolution puisque jusqu'à présent, les spécialistes s'accordaient pour dire que leclonage de primates était extrêmement difficile à réaliser. Cette nouvelle avancée, qui ouvre des voies thérapeutiques encore difficilement évaluables, repose aussi avec d'autant plus de force la question du clonage reproductif humain.L'une des difficultés principales rencontrée lors du clonage de primates est la perte de facteurs essentiels aux divisions cellulaires, lorsque le noyau est retiré de l'oeuf.

Ces facteurs sont principalement des protéines constitutives d'une structure appelée le centrosome. L'absence de ces protéines entraîne un dysfonctionnement des centrosomes aboutissant à une mauvaise répartition des chromosomes lors de la division cellulaire, et donc à un chaos génétique (pour plus de précision lire notre article "Le clonage humain est actuellement presque impossible !") L'équipe de chercheurs a démontré que, bien que le processus de clonage demeure inefficace, celui-ci est néanmoins possible. Ils ont utilisé 242 oeufs provenant de dons de 16 femmes qui, simultanément, ont donné les cellules à partir desquels les noyaux ont été prélevés pour le clonage. Il est important de noter que les cellules "donneuses" du noyau utilisées dans cette expérience sont des cellules de soutien de l'ovule, présentes uniquement chez les femmes jeunes.Environ un quart des oeufs s'est développé jusqu'au stade du blastocyste(environ 100 cellules), stade à partir duquel des cellules souchesembryonnaires (CSE) peuvent être obtenues. L'efficacité est similaire à celle obtenue lors du clonage de la vache ou du cochon.

Cependant, les raisons de ce succès sur des cellules humaines demeurent encore inconnues. Il est possible que les techniques employées pour extraire le noyau de l'ovocyte, afin de l'énucléer, aient été plus douces que celles utilisées jusque-là. Parmi les 30 blastocystes cultivés, un seul a permis d'obtenir une lignée de CSE. Là encore, la raison de cette faible efficacité est encore inconnue, même si les chercheurs soupçonnent des anomalies génétiques non détectées qui pourraient en être la cause. Les cellules obtenues ont de nombreuses caractéristiques des cellules CSE, notamment celle de se diviser indéfiniment. Les CSE ont été capables de se différencier en différents types cellulaires, permettant ainsi d'obtenir différents tissus (cartilage, muscle, os), après injection chez la souris. Cette procédure fait naître l'espoir de pouvoir obtenir des cellules souches parfaitement adaptées aux besoins de la transplantation de tissus pour le traitement de maladies comme le diabète, la maladie de Parkinson, d'Alzheimer et même certains cancers. En effet, grâce au clonage, le problème du rejet, rencontré dans toutes les greffes, serait contourné.Cependant, nous sommes encore loin de cet objectif. En effet, il reste de nombreux obstacles à franchir, notamment celui de s'assurer que ces cellules sont bien différenciées et ne deviendront donc pas cancéreuses une fois injectées dans l'organisme. Une autre difficulté pour imaginer un jour utiliser cette technique thérapeutique à grande échelle, réside dans le fait qu'elle utilise des ovocytes humains qui sont des cellules rares et difficiles à obtenir.

Certains scientifiques craignent que l'annonce de cette réussite, et la publication du protocole de clonage, n'incite des scientifiques peu scrupuleux à se lancer dans des tentatives de clonage reproductif. Actuellement, le clonage humain a été banni dans un grand nombre de pays. Cependant, si les avis sont unanimes contre le clonage reproductif, ils sont plus mitigés en ce qui concerne le clonage thérapeutique en raison de l'exceptionnel potentiel thérapeutique de cette technique

 

La position des religions
Face aux différents types de clonage, chaque religion a une opinion qui diffère. Certaines étant plus favorables que d’autres (Bouddhisme, Judaïsme, Protestantisme), mais d’autres complètement contre (Catholicisme, Islam, Orthodoxes).

  -Le Catholicisme : la religion catholique est une des seules religions à respecter un embryon « comme une personne humaine dès le moment de sa conception ». Partant du principe que l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, les catholiques voient d’un œil méfiant le clonage thérapeutique et sont radicalement contre le clonage reproductif. Cette religion interdit donc les recherches et des thérapies sur l’embryon vu que ceci viole ce principe.

De plus, en 1995, le pape Jean-Paul II, a annonce que « l'utilisation des embryons et fœtus comme objets d'expérimentation représente un crime contre la dignité des êtres humains ». A travers ce discourt, le pape a interdit tout type de clonage, thérapeutique ou reproductif.

-Le Protestantisme : La religion protestante est plus tolérante, sur ce sujet, que la religion catholique, sans pour autant être totalement en accord avec ce sujet. Elle analyse au cas par cas le clonage thérapeutique et accepte seulement s’il y a un apport pour les progrès génétiques. En contrepartie pour clonage reproductif elle est contre, mais elle autorise toutes recherches sur l’embryon, à condition que celles-ci soient bien encadrées, qu’il y ai une visée thérapeutique, une destruction rapide, et qu’il n’y ai pas de commercialisation des produits de l’embryons.

-Le Judaïsme : De même, le judaïsme accepte le clonage thérapeutique mais a la condition qu’il y a un apport thérapeutique. Contrairement a la plupart des autres religions, le judaïsme est en accord avec le clonage reproductif, pourtant il y a encore une condition cet avis, il faut que l’individu concerné soit stérile. Concernant les recherches sur l’embryon, elles sont autorisées sauf pour les embryons in utéro, et il faut qu’elles soient encadrées d’un point de vue ra rabbinique. Le judaïsme considère, contrairement au catholique, qu’un embryon est vivant, donc un humain, quarante jours après la conception.

 

-L’Islam : La religion islamique n’est en aucun cas pour le clonage, qu’il soit reproductif ou thérapeutique. A propos des recherches sur l’embryon; elles sont interdites car ceci déshumanise la vie, mais peuvent êtres autorisées si elles sont le seul moyen pour sauver une vie et même traiter un cas de malformation. Dans la religion islamique, un embryon n’est pas considéré un être humain jusqu'à sa nidification dans la muqueuse utérine.

 

-Le Bouddhisme : Le bouddhisme, comme le catholicisme, s’oppose catégoriquement au clonage thérapeutique, pourtant en ce qui concerne le clonage reproductif, cette religion l’autorise à la condition qu’il n’y a pas de modification de patrimoine génétique. De plus, le bouddhisme autorise les recherches sur l’embryon qu’en cas de bienfaits éventuels. La religion bouddhiste dit aussi que la seule limite éthique est la souffrance.

 

-Orthodoxe : Elles sont contre les recherches sur l’embryon, n’autorisent pas le clonage thérapeutique ou reproductif. Elle pense que un embryon est un être humain des la conception, mais proclame aussi que l’embryon n’est «ni un objet ni un produit commercialisable.»

 

En conclusion, chaque religion a une opinion différente. Pourtant c’est un débat constant. De plus la religion c’est étendu au fur et a mesure du temps et on peu trouver toutes ces religions dans chaque pays. Les pays ont du donc avoir des lois a eu même qui autorisent ou bannissent le clonage, thérapeutique ou reproductif, et les recherches sur l’embryon.


Pour les musulmans

Réponse du Docteur Yûsuf Al-QaradâwîUn des mérites de l'Islam est qu'il embrasse aisément le progrès scientifique et ne met aucune limite à la créativité dans les domaines de la science et de la technologie. Tout au long de l'histoire, on ne trouvera aucune preuve de conflit entre l'Islam et la science, contrairement aux autres religions où les conflits furent nombreux, à tel point d'ailleurs que des scientifiques furent persécutés et jugés pour leurs découvertes.
L'acquisition de la connaissance - essentielle pour le bien-être de l'humanité - est profondément enracinée en Islam. Elle est considérée comme une obligation de suffisance communautaire . La Communauté musulmane devrait avoir un nombre suffisant de scientifiques musulmans maîtrisant au plus haut degré les connaissances scientifiques, et ce, dans tous les domaines.Dans le Coran, Dieu dit qu'Il a accordé au genre humain un énorme potentiel et des talents lui permettant de découvrir les secrets de la nature et d'apprendre les lois de l'univers. L'être humain est en effet le vicaire de Dieu sur Terre et tout l'univers est à son service.Dieu, le Tout-Puissant, dit : "Ne voyez-vous pas que Dieu vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos de Dieu, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant." (Sourate 31, Luqmân, verset 20)."C'est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux. Et Il est Omniscient." (Sourate 2, La Vache, Al-Baqarah, verset 29).Par conséquent, puisque l'univers entier est au service de l'homme, il lui est permis de l'explorer et d'en sonder les secrets. Dieu le Tout-Puissant dit : "Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude, ainsi qu'en vous-mêmes. N'observez-vous donc pas ?" (Sourate 51, Adh-Dhâriyât, versets 20 et 21).

On ne doit pas penser que les découvertes et le progrès de la science sont des transgressions envers Dieu : elles n'ont été accessibles que par l'aide et la guidance de Dieu. Le Tout-Puissant dit dans les premiers versets révélés du Coran : "Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume. Il a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas." (Sourate 96, L'Adhérence, Al-'Alaq, versets 1 à 5).Les découvertes peuvent être considérées parmi les signes que Dieu a promis de montrer à l'humanité : "Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que ceci (le Coran) est la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute-chose ?" (Sourate 41, Fussilat, verset 53).Notre religion nous enseigne que la science est sans limite. Dieu dit : "Et vous n'avez reçu qu'une faible part de connaissance." (Sourate 17, Le Voyage nocturne, Al-Isrâ', verset 85)."Et dis : "Ô mon Seigneur, accrois mon savoir !" (Sourate 20, Tâhâ, verset 114).

Ceci inclut toute sorte de connaissances utiles, qu'elles soient religieuses ou scientifiques, à condition qu'elles soient conformes à la foi et aux valeurs morales, et qu'elles ne soient pas livrées à elles-mêmes sans les restrictions de la religion, de l'éthique et de l'intérêt général.Dans le Coran, Dieu le Tout-Puissant nous donne deux exemples d'utilisation de la connaissance d'une façon inséparable de la religion.

 

 

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