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Histoire de L'Islam

L'Islam et les musulmans
La première chose qu'il convient de définir est le terme Islam. Nous pouvons affirmer que ce mot Islam n'est pas apparu après l'arrivée d'un homme ou l'accomplissement d'un phénomène. L'Islam est la véritable religion d'Allah (traduction en arabe du mot Dieu). En effet, c'est Dieu qui a choisit l'Islam, comme le montre le verset suivant :

Sourate 5, Verset 3
... Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. J'ai agréé l'Islam comme religion pour vous... Sourate 5, Verset 3

Derniers billets publiés

Les Druzes: origines, histoire et doctrine

Druzes

Les Druzes se trouvent dans le sud du Liban, en Syrie, dans la zone montagneuse du Hawran ou djebel Druze, et dans le nord d’Israël, en Galilée. Cette petite communauté, composée d’environ 900 000 personnes, a su conserver au fil des ans une identité et une religion très particulières. Les communautés druzes ont joué notamment un rôle politique important dans l’histoire de l’indépendance du Liban et dans la guerre de 1975-1990.
Les origines des Druzes

De nombreuses théories, parfois assez fantaisistes, se sont élaborées autour des origines des Druzes. Il semble cependant que la nouvelle religion se soit formée au Xème siècle autour du calife Hakem de la dynastie fatimide, qui régna sur l’Egypte et sur une partie de l’Afrique du Nord. Hakem est considéré comme le sixième Imam de la branche ismaélienne. Le calife se déclare à la fin de son règne d’essence divine, et entend former une religion universelle. Il est notamment soutenu par deux fonctionnaires d’origine persane, Daruzi (le terme de druze se serait formé à partir de son nom) et Hamza, qui développent et prêchent la nouvelle religion. Mais cette prédication entraine rapidement des troubles dans les années 1017-1018, obligeant les nouveaux adeptes à fuir l’Egypte pour se refugier dans les montagnes du Chouf au Liban et dans les confins syriens. Hamza puis un autre disciple, Muqtana, élaborent alors réellement la doctrine. Daruzi, dont les mœurs et les principes sont jugés trop éloignés de la nouvelle doctrine, est finalement écarté de la communauté. Hamza est d’ailleurs considéré comme un Imam par les Druzes.
Leur évolution dans l’histoire

Considérés comme hérétiques par les sunnites comme par les chiites, les Druzes ont régulièrement fait l’objet de persécutions tout au long des siècles. Ils ont ainsi développé une capacité de résistance et leur courage est reconnu dans l’ensemble de la région. Ils ont su maintenir leur religion sous les différentes dynasties qui se sont succédées. La communauté est dirigée par des Emirs appartenant à de grandes familles féodales telles que la famille Maan (1516-1697), les Chéhab (1697-1841) ou encore les Aslan et les Jumblattî dans le Chouf. Les Druzes entretiennent, dans un premier temps, de bons rapports de voisinage avec les Maronites, les aidant même à s’émanciper. Mais au XIXème siècle, les rivalités s’exacerbent entre les chefs de clans ainsi qu’entre les deux communautés. La montée des tensions aboutit notamment aux massacres de 1860 qui finissent par entrainer l’intervention des puissances européennes au Liban.
La doctrine

La doctrine druze est influencée par de multiples courants philosophiques et religieux d’origines diverses. C’est une religion issue du chiisme et plus particulièrement de l’ismaélisme. Les Druzes croient en un Dieu unique. Il y a confusion de Dieu et de l’univers tout entier.

Comme les chiites, ils croient en l’interprétation ésotérique des Ecritures. La parole divine doit donc être en permanence interprétée pour découvrir son sens caché et allégorique. Pour cela, des guides spirituels (les imams) d’essence divine sont envoyés sur terre et chargés d’enseigner ces connaissances aux croyants. Hakem est pour les Druzes le dernier Imam, la dernière incarnation de Dieu sur terre (Dieu aurait pris à dix reprises une apparence humaine). Il disparait dans des conditions mystérieuses en 1021, son corps n’a jamais été retrouvé. Les croyants considèrent qu’il n’est pas mort et qu’il reviendra à la fin des temps pour instaurer un royaume de prospérité et de justice, qu’il fera triompher la religion unitaire et punira les infidèles. Les textes druzes sont gardés jalousement et ne sont révélés aux fidèles qu’après une période d’initiation. Les lois et principes sont regroupés essentiellement dans Les Epitres de la Sagesse, manuscrit rédigé par Hamza et Muktana. Seuls les initiés, les ‘ukkâl, ont le privilège d’accéder à cette connaissance mystique. Les plus initiés d’entre eux, les ‘ajâwîd, sont chargés d’enseigner la religion unitaire aux futurs initiés. Il existe également un guide spirituel, Cheikh Al Akl, considéré comme la plus grande autorité religieuse de la communauté et chargé de maintenir la cohésion entre les croyants. Une fois initié, le croyant promet solennellement de ne jamais révéler sa connaissance. Cette initiation est réservée à une certaine élite : les Druzes restent pour la plupart des juhhâl et se contentent de suivre les préceptes de leur religion. Ils sont une communauté très fermée. Depuis 1034, le prosélytisme n’est plus pratiqué et il est impossible de se convertir. On ne peut que naître druze.

D’une manière générale, les Druzes sont très discrets en ce qui concerne leur religion. Il n’y a ni rite ni lieu de culte. La prière se fait intérieurement, c’est un acte qui se fait librement, n’importe où et à n’importe quel moment. Les cinq piliers de l’Islam ne sont finalement pas vraiment respectés : le pèlerinage à La Mecque n’est pas nécessaire, le jeûne est remplacé par une période de silence et l’aumône est considérée comme un principe naturel qui ne devrait même pas avoir besoin d’être réglementé. Le croyant doit respecter cependant une morale assez austère (interdiction de mentir, de croire dans son âme à une autre religion, de boire du vin, accepter son sort…).

Une autre grande particularité de la religion unitaire réside dans la croyance en la métempsycose, la réincarnation. L’âme est immortelle. Elle se sépare au moment du décès du corps d’un Druze pour pénétrer dans le corps d’un nouveau né au moment de sa première respiration. Il est alors extrêmement important que le corps du défunt soit enterré en suivant des rites particuliers. L’âme se rapproche de la perfection au fur et à mesure des réincarnations.

Par ailleurs, il existe un principe de la dissimulation, dit taqiyya, qui invite le croyant à cacher sa religion par sécurité ou lorsque les intérêts de la communauté peuvent être menacés.

On constate ainsi que les Druzes ont un souci constant de préserver culture et religion.


Bibliographie

Paul-Jacques Callebaut, Les Mystérieux Druzes du Mont-Liban, Tournai, La Renaissance du Livre, 2000
Marie Dupont, Les Druzes, Paris, Editions Brepols, 1994
Louis Perillier, Les Druzes, Paris, Editions Publisud, 1986

 

http://www.lesclesdumoyenorient.com/Druzes.html

 

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Quelle est la signification des jours de la semaine en Islam ?

“Yawm-ul-Ahad”
Le Dimanche
Le premier jour de la semaine islamique, c’est Yawm-ul-Ahad, le Dimanche.
Hazrat Anas Bin Malik (r.a) rapporte que les Sahabas (r.a) avaient demandé au Saint Prophète
(s.a.w) au sujet de yawm-ul-Ahad (dimanche), le saint Prophète (s.a.w) a répondu : « C’est un jour
pour planter et commencer une construction ». Et lorsque les sahabas (r.a) ont demandé la raison,
le saint Prophète (s.a.w) a répondu : « Parce que c’est bien en ce jour là même, qu’Allah ta’ala
avait commencé la création de la Terre ».
C’est pour cette raison que, semer, planter, commencer une construction ou un travail important ce
jour-là, attire les bénédictions d’Allah ta’ala.
Lorsque les chrétiens de l’époque, disaient à propos du Yawm-ul-Ahad, que c’était soit-disant un
jour qui leur appartient, Allah ta’ala avait contredit en envoyant une révélation (wahi) au saint
Prophète (s.a.w) pour déclarer que ce jour là porte le nom d’Allah, “Ahad”. En effet, c’est un des
attributs d’Allah qui signifie “UN” comme « Qul huwallaahu ahad » qui veut dire « Dis, lui Allah
est UN ». Donc, le nom Yawm-ul-Ahad vient d’un attribut d’Allah. Ainsi, Yawm-ul-Ahad veut dire
“Premier Jour”.
Hazrat Ali (r.a) a dit qu’en ce jour là, il faut faire des namaz nafils. Et aussi entre les sunnat et faraz
des 5 namaz quotidiens, faire le tasbih suivant : « Laa ilaaha illaahu wahdahu laa shariika lah » (Il
n’y a aucune divinité à part d’Allah, il est unique et n’a pas d’associé). Hazrat Ali (r.a) dit que par
le barkat (bénédiction) de ce tasbih, notre foi (imaan) sera si ferme qu’il ne vacillera jamais et ne
sera jamais, même un tout petit peu, tourné vers l’idolatrie (shirk). Notre coeur ne sera jamais
penché vers une autre religion que l’Islam, et lorsqu’Allah nous enlèvera de ce monde, notre foi
restera ferme sur l’Islam et notre âme sortira avec la formule « Ash-hadu anl-laa ilaaha illallaahu
wahdahu laa shariika lahu, wa ash-hadu anna sayyidinaa Muhammadann ‘abduhu wa rasouluh
» (Je témoigne qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah, il est unique et n’a pas d’associé et je
témoigne que notre chef Muhammad est son serviteur et messager).
Chers frères et soeurs, si vous n’avez pas le temps de faire énormément ce tasbih là, vous pouvez
lire le Kalma-é-shahaadat une fois après chaque namaz durant le Yawm-ul-Ahad (le dimanche),
comme conseillé par un très grand wali-Allah, Hazrat Imaam Al-Ghazzaali (r.a).


“Yawm-ul-Ithnaÿn”
Le Lundi
Le deuxième jour de la semaine islamique est le Yawm-ul-Ithnaÿn, le Lundi.
C’est un jour béni (mubaarak). En jour là, voyager, faire du commerce, se rencontrer, décider sur
les affaires (business) attire les bénédictions d’Allah subhaanahu wa ta’ala.
Hazrat Anas bin Maalik (r.a) rapporte que lorsque les sahaabas (r.a) ont interrogé le saint Prophète
(s.a.w) sur le Yawm-ul-Ithnaÿn, Nabi-é-karîm (s.a.w) a expliqué que c’est ce jour là même que
Hazrat Shiith (a.s), le dernier fils du prophète Hazrat Aadam (a.s) fut le premier homme (insaan) à
entamer un voyage aux fins de commerce. Et Allah ta’ala lui avait donné beaucoup de prospérité
dans son commerce. [réf. Ghuniyat-ut-twaalibîn]
Aussi, de nombreux Ulamas (érudits savants) ont accordé bien des vertus au Yawm-ul-Ithnaÿn
comme selon les citations : C’est ce jour là qu’Allah éléva Hazrat Idriss (a.s) le prophète Enoch
jusqu’aux cieux et pénétra le paradis (jannat). C’est ce jour là que Hazrat Mousa (a.s) alla au mont
Sinaï pour parler à Allah ta’ala. C’est ce jour là qu’Allah a donné la preuve (par verset du Coran)
qu’il a créé toutes choses par paire, mais que lui Allah est unique (impair).
Surtout, c’est bien ce jour là même que notre cher prophète bien-aimé, Hazrat Muhammad
Mustwafa (s.a.w) est venu au monde, c’est à dire, a pris naissance. Et c’est ce jour là même que le
chef de tous les anges, Hazrat Jibraïl (a.s) l’archange Gabriel a apporté au le saint Prophète (s.a.w)
le première tranche de révélation (wahi). C’est ce jour là même que les actions de son peuple se
présente devant lui. C’est ce jour là même que le saint Prophète quitta la Mecque pour entamer
l’émigration (l’hégire) vers Médine. C’est ce jour là même qu’il entra à Médine. C’est ce jour là
même qu’il obtint la victoire triomphale sur les Mecquois (Fat’hé Makkah). C’est ce jour là même
qu’Allah avait fait descendre le sourah Maïdah (la plateau servi) qui annonçant en ce jour là que
l’Islam fut complété. Et c’est ce jour là même que le saint Messager d’Allah (s.a.w) eut son wafaat
(fut décédé).
Autant d’exemples qui démontrent les vertus de ce grand jour et c’est pour cela qu’il est
recommandé, pour ceux qui ont les moyens de santé d’observer le jeûne (roza) ce jour là, tout
comme le saint Prophète (s.a.w) lui-même avait l’habitude de le faire. Selon le hadîth de Muslim et
Mishkaat sharîf, lorsque les sahabas (r.a) ont voulu connaître la raison, le saint Prophète (s.a.w)
avait répondu que c’était son jour de naissance et qu’il avait reçu la première révélation ce jour là,
c’est pour cela qu’il tenait à jeûner le lundi. Aussi, selon le hadîth de Tirmizi et Mishkaat sharîf,
Hazrat Abu Huraÿra (r.a) rapporte que le saint Prophète (s.a.w) a dit que les jours de lundi et jeudi,
les actions des humains (insaans) présentent devant Allah subhaanahu wa ta’aala et qu’il préfère
que lorsque ses actes y sont présentés, qu’il soit en état de jeûne (roza). Aussi, selon un autre
hadîth de Tirmizi, Nisaï et Mishkaat sharîf, Hazrat Aïsha Siddîqa (r.a) rapporte que l’Apôtre
d’Allah (s.a.w) avait l’habitude de jeûner tous les lundis et jeudis.
Le lundi, il est recommandé de lire 2 raka’ats de namaz nafils come suit : dans chaque raka’at,
après le sourah Faatihah, lisez 1 fois Aayaat-ul-kurrsi, 1 fois le sourah Al-Ikhlaas, 1 fois le sourah
Al-Falaq et 1 fois le sourah An-Naass. Après le salaam, lisez 10 fois « Astaghfirullaaha rabbii min
kulli zhambinw-wa atoubu ilaÿh » (Allah mon seigneur, pardonne moi tous mes péchés et je me
repens à toi) et 10 fois le daroud sharîf. Par le barkat de ce namaz nafil, Allah ta’ala pardonnera
nos péchés et nous accordera la prospérité dans le travail et les affaires (business). Le meilleur moment pour effectuer ces 2 raka’ats nafils là c’est après le lever du soleil ou avant d’aller
travailler, mais sinon on peut le faire quand on a le temps dans la journée.
Le jour de lundi, lisez autant que vous pouvez le Daroud sharîf et surtout les darouds spéciaux
comme le daroud Taaj après chaque namaz ou encore le daroud Laakhî ou le daroud Akbarr par
exemple.
“Yawmuth-Thulaatha”
Le Mardi
Le troisième jour de la semaine islamique, c’est Yawmuth-thulaatha, le Mardi.
C’est un jour qui est appellé Yawm-um-Amraadw, c’est à dire un jour qu’ Allah ta’ala crée les
maladies. Comme Hazrat Abdullah Ibné Mas’oud a rapporté, le saint Prophète (s.a.w) a dit que
c’est le mardi Allah ta’ala a créé les maladies et c’est ce jour là même qu’Ibliss (chef satan) avait
tombé sur la terre et c’est ce jour là même qu’Allah ta’ala a créé l’enfer (jahannam). C’est ce jour
là même qu’Allah ta’ala a donné a Malakul-Mawt (l’ange de la mort) son travail qui consiste à ôter
les vies. Qaabil a tué Hazrat Haabil (r.a) ce même jour. Hazrat Moussa (a.s) et Hazrat Haaroun (a.s)
furent intéqaal (décédés) ce même jour. Ce jour là même, Hazrat Ayyoub (a.s) avait commencé sa
longue maladie.
Le Mardi, le Saint Prophète (s.a.w) l’a appelé “yawm-ud-dam” c’est à dire le jour ou la circulation
du sang dans le corps est bien forte et à certains moments, on peut saigner sans qu’il ne s’arrête.
C’est pour cette raison qu’il n’est pas bon de donner son sang ou toute autre transfusion sanguine,
les mardis.
Le saint Prophète (s.a.w) a aussi précisé que c’est le jour du mardi même que Hazrat Hawwa (a.s)
a eu ses menstruations. Et ce fut aussi la première fois qu’un crime a été commis sur la terre, c’est
ce mardi là quand Qaabil a tué Hazrat Haabil (r.a). Et c’est ce jour même que les kaafirs
(mécréants)ont tué Hazrat Nabi Jarjîss (a.s), Hazrat Yahya (a.s), Hazrat Zakarya (a.s) et Hazrat
Aasiya (r.a), épouse (elle était croyante en Allah) de Pharaon. Et c’est un mardi même que Pharaon
a fait tuer ses sorciers qui eurent la foi sur Hazrat Mousa (a.s). C’est ainsi que Hazrat Aasiya (r.a) a
été assassinée sur l’ordre de Pharaon un mardi même. C’est pour ces raisons là que Nabi-é-Karîm
(s.a.w) a donné à mardi le surnom de yawm-ud-dam (jour de sang).
Le mardi, après le lever du soleil, faites 2 raka’ats de namaz nafil en lisant dans chaque rakaat le
sourah Faatihah, 1 fois Aayatul-kursi et 3 fois le sourah Al-Ikhlaass. Après le salam, lisez 70 fois «
Hasbunallaha wa ni’mal wakiil, ni’mal mawlaa wa ni’man-naswîrr » . Par les vertus de ce namaz
nafil, Allah ta’ala va vous protègera contre les maladies et les ennemis.
Et en ce jour là, faites beaucoup de tasbih « Hasbun-Allah » après chaque namaz et autant que
vous pouvez quand vous avez le temps.

“Yawm-ul-Arba’a”
Le Mercredi
Le quatrième jour de la semaine islamique c’est Yawm-ul-arba’a, le Mercredi.
Hazrat Ali (r.a), Hazrat Jaabir (r.a), Hazrat Bibi Aïcha Siddiqa (r.a) ont dit que le Yawm-ul-arba’a
est un jour néfaste. Mais cependant il est porteur de poisse uniquement pour les infidèles (kaafir),
mais béni (mubaarak) pour les croyants (mu’minn). En réponse aux questions des sahabas (r.a), le
saint Prophète (s.a.w) a expliqué que c’est ce jour là même que l’armée de Pharaon fut noyée dans
le Nil et Allah avait envoyé ses punitions (‘azaabs) le mercredi même sur les peuples infidèles
auparavant. Comme Allah le précise lui-même dans le saint Coran : « Nous envoyâmes contre eux
un vent violent et glacial, en un jour néfaste et interminable » [sourah 54 – verset 19]. Le jour
néfaste mentionné ici est bien un jeudi même.
Tout comme Qaaroun (de l’époque de Hazrat Mousa a.s) fut englouti dans la terre, Pharaon et son
armée noyés dans le fleuve, Namroud (de l’époque de Hazrat Ibraahîm a.s), reçut la punition de la
piqure d’un moustique qui pénétra son cerveau), les infidèles du peuple de Hazrat Lout a.s (Lot)
périrent sous une pluie de roches, le roi Shaddaad et les infidèles du peuple de Hazrat Houd a.s
furent emportés par un coup de vent et de nombreux peuples infidèles des peuples d’ancien
prophètes reçurent leurs punitions un mercredi même.
Par contre, pour les croyants (mu’minns), le mercredi est un jour de Nour, c’est à dire un jour de
lumière. C’est pour cela, depuis l’épouque des sahaabis jusqu’à nos jours, l’éducation islamique
commence les mercredis mêmes, car le saint Prophète (s.a.w) a dit que « l’éducation, c’est la
lumière » et il faut commencer la lumière le jour de la lumière.
Aussi, Rasoulullaah (s.a.w) a empêché de couper les ongles et de se faire couper les cheveux le
mercredi car il peut engendrer la lèpre. Nabi-é-karîm (s.a.w) a aussi déconseillé de prélever le sang
(tranfusion sanguine) le mercredi car il peut engendrer des maladies.
Hazrat Ma’az bin Jabal (r.a) a rapporté que le saint Prophète (s.a.w) lui a enseigné de faire, le
mercredi, 4 raka’ats de namaz nafils dans la journée (2 par 2 raka’ats). Dans les 2 premiers
raka’ats, dans chaque raka’at, après le sourah Al-Faatihah, lisez 1 fois Aayat-ul-kurrsi et 3 fois le
sourah Al-Ikhlaass. Séparément, pour les deux derniers raka’ats qui restent, dans chaque raka’at,
après le sourah Al-Faatihah, lisez 1 fois Aayat-ul-kurrsi et 1 fois le sourah Al-Falaq et 1 fois le
sourah An-Naas. Après le salaam, lisez le du’a suivant : « Allaahumma rabbanaa aatinaa fiddunyaa
hasanatanw-wa qinaa ‘azaaban-naarr. Yaa ‘azîzu Yaa Ghaffaar, Yaa karîmu Yaa Sattaarr » .
Ensuite faites vos du’as et par le barkat de ce namaz nafil, Allah vous gardera à l’abri des malheurs
et vous donnera de la lumière dans votre vie.

“Yawm-ul-Khamîs”
Le Jeudi
Le cinquième jour de la semaine islamique c’est Yawm-ul-khamîs, le Jeudi.
C’est jour qui possède beaucoup de vertus comme mentionné dans des hadiths. Nabi-é-karîm
(s.a.w) a dit que devant Allah, aucun autre jour n’a autant de valeurs que les nuits et jours du jeudi
et vendredi tous deux. Rasoulullaah (s.a.w) a aussi dit que les lundis et jeudis, les actions des
humains (insaan) se présentent devant le Créateur et ce dernier pardonne ses créatures (banda) sauf
ceux qui sème la division dans les familles et parmi les gens. Allah ta’ala suspend son pardon pour
cette catégorie de gens jusqu’à ce qu’ils arrêtent leur mauvais sentiments et leurs mauvaises
actions.
Nabi-é-karîm (s.a.w) avait aussi une préférence de voyager le jeudi même. Lorsqu’il y avait des
expéditions à faire, c’est toujours un jeudi que les musulmans commençait le déplacement.
Ummul-mu’minîn Hazrat ‘Aïsha Siddîqa (r.a) rapporte que Rasoulullaah (s.a.w) a dit que si son
ummat (peuple) ne sentirait pas difficile, il aurait donné l’ordre de ne pas débuter les voyages le
mercredi mais plutôt le jeudi comme il aimait ça.
Jeudi est aussi un jour béni et spécialement si l’on a des choses importantes et spécifiques à
demander à Allah, le faire en ce jour et ce sera insha-Allah exaucé. Le saint Prophète (s.a.w) a
expliqué aux sahabas qui voulaient connaître les vertus de jeudi, que c’est un jour propice pour les
requêtes auprès d’Allah concernant les nécessicités et qu’insha-Allah on aura ce qu’on demande.
Chers frères et soeurs, si vous avez des projets, il est bien de commencer un jeudi pour obtenir le
succès par les vertus de Yawm-ul-khamîs.
Il y avait jadis, un roi d’Egypte (Miswr) qui avait fait enlever Hazrat Bibi Saarah (r.a) qui était en
voyage. Ensuite Hazrat Ibraahîm (a.s) demanda l’aide d’Allah et ce roi devint aveugle et par la
suite demanda pardon à Hazrat Ibraahîm (a.s) tout en libérant son épouse Hazrat Saarah (r.a) et le
roi disait qu’il connaissait pas la valeur du prophète Hazrat Ibraahîm (a.s) et ce dernier fit le du’a à
Allah pour que le roi retrouve sa vue et par la grâce d’Allah, le roi retrouva sa vue et fut si content
qu’il offrit à Hazrat Ibraahîm (a.s), une servant très pieuse au nom de Hazrat Hajrah (r.a), qui par la
suite devint la seconde épouse de Hazrat Ibraahîm (a.s) puis la mère de Hazrat Isma’îl (a.s). Ce fut
un jeudi que Hazrat Ibraahîm (a.s) retrouva Hazrat Saarah (r.a) reçut en cadeau la pieuse Hazrat
Hajrah (r.a).
C’est aussi un jeudi que Hazrat Yousuf (a.s) le prophète Joseph, après une longue séparation,
retrouva son père Hazrat Ya’qoub (a.s) le prophète Jacob, et ses autres frères aussi.
A noter également que le premier jeudi de chaque mois a une très grande valeur et entre autres, les
awliya-Allah font les baÿ’at et nomment les khilaafats (califats) les premiers jeudis mêmes.
De même si nous ne pouvons pas observer le jeûne (roza) tous les jeudis, il serait bon si nous
pouvions le faire au moins le premier jeudi de chaque mois.
Hazrat Abdullah ibné ‘Abbaas (r.a) a dit que Nabi-é-karîm (s.a.w) lui a enseigné de faire 2 raka’ats
de namaz nafils les jeudis, dans chaque raka’at, après le sourah Al-Faatihah, lire 5 fois le Aayat-ulkursi
et 5 fois le sourah Al-ikhlaass. Après le salaam, lire encore 5 fois le Aayat-ul-kursi et ensuite
de faire les du’as, qui seront insha-Allah exaucés.

Le saint Prophète (s.a.w) a dit que c’est bien que le (la) croyant(e) lise, dans journée de jeudi ou le
soir, le sourah “Ad-Dukhaan” (sourah n° 44), insha-Allah, il (elle) restera toujours dans le chemin
d’Allah et qu’Allah acceptera ses du’as ainsi que ceux de sa famille et parents.


“Yawm-ul-Jumu’ah”
Le Vendredi
Le sixième jour de la semaine islamique, c’est le Yawm-ul-Jumu’ah, le Vendredi.
C’est un jour qui possède tant de valeurs qu’Alah a démontré dans le Qur’aan sharîf en nommant
même une sourah à son nom et aussi selon le hadîth Ibné-Maajah, le saint Prophète (s.a.w) a dit
que le Yawm-ul-Jumu’ah est le chef de tous les jours de la semaine.
Aussi selon les hadîths de Muslim, Abu Daawoud et Tirmizi sharîf, Nabi-é-karîm (s.a.w) a dit qu’il
n’y a aucun jour meilleur que le Jumu’ah et que c’est bien un Jumu’ah qu’Allah ta’ala a créé
Hazrat Aadam (a.s) le prophète Adam, et que c’est un Jumu’ah même qu’il l’a mit au jannat
(paradis) et que c’est un Jumu’ah même qu’il l’a transféré sur la terre et que c’est un Jumu’ah
même que Hazrat Aadam (a.s) mourût. Et nul doute que le jour du Qiyaamat (le dernier jour/la fin
du monde) sera un Yawm-ul-Jumu’ah, un Vendredi. [voir notre dossier sur le Aashourah].
Et d’après les hadîths de Bukhaari et Muslim sharîf, Rasoulullaah (s.a.w) a dit que le jour du
Jumu’ah, il y a un moment que si les musulmans font des du’as, ils seront acceptés. Au sujet de ce
moment là, 2 versions : la première c’est le moment où l’Imam s’assoit entre les deux sermons
(khutbah), la deuxième, c’est quelque minutes avant le namaz Maghrib. Et d’après le hadîth
Mishkaat sharîf, le saint Prophète (s.a.w) a dit que celui qui meurt (intiqaal) le jour du Jumu’ah ou
dans la nuit du Jumu’ah (jeudi soir), Allah ta’ala le protègera des tourments de la tombe (qabar).
C’est bien parce que le Jumu’ah est le chef de tous les jours qu’Allah ta’ala en ce jour spécial fait
descendre une “pluie” (énormément) de rahmat (grâces) sur la terre.
Selon un hadîth de Nasaï sharîf, Nabi-é-karîm (s.a.w) a dit que celui qui fait le tilaawat (lecture) de
la sourah Al-Kahaf (La grotte) durant la nuit ou la journée du Jumu’ah, Allah ta’ala lui accordera
de la lumière dans sa vie jusqu'au Jumu’ah suivant.
Le jour du Jumu’ah, il faut se couper les ongles, prendre un bain (ghusal) spécial Jumu’ah, se vêtir
des vêtements propres, se parfumer avec de l’attar, avec l’intention (niyyat) pour aller accomplir le
swalaat-ul-Jumu’ah. Celui qui pratique ce sunnat là, sera protégé contre les maladies et difficultés
et aura les bénédictions d’Allah.
D’après un hadîth de Mishkaat sharîf, les anges (farishtas/malaa-ikahs) se postent devant la porte
du masjid (la mosquée) et écrivent les noms des gens qui viennent accomplir le namaaz-é-
Jumu’ah. Les premiers arrivants au masjid auront les thawaabs (récompenses) comme-ci ils
avaient fait le qurbaani (sacrifice) d’un chameau. Ceux qui arrivent après, auront les thawaabs
comme-ci ils avaient fait le qurbaani d’un boeuf. Ceux qui arrivent encore après, auront les
thawaabs comme-ci ils avaient fait le qurbaani d’un mouton. Ensuite selon leur heure d’arrivée, il

y en a qui auront les thawaabs comme-ci ils avaient fait le swadaqa (offrande) d’une poule et
d’autres encore celui d’un oeuf. Mais, une fois arrive l’heure où l’Imaam s’assoit sur le Mimbarr
(chair), les anges plient leur parchemins et écoutent le khutbah (sermon). Donc, il faut faire des
efforts d’arriver avant l’heure du khutbah. Quant au retardataire, son Jumu’ah sera compté mais
n’aura pas autant de thawaabs que ceux qui arrivent en premiers à la mosquée (masjid).
Aussi le jour du Jumu’ah, lisez beaucoup de Darouds sharîf car ce jour là, les anges présentent au
saint Prophète (s.a.w) les noms des croyants avec les nombres de Darouds sharîf qu’ils ont envoyé
et Nabi-é-karîm (s.a.w) aime beaucoup ces actions de son ummat (peuple).
Hazrat Ghawth-é-paak Abdul Qaadir Jîlaanî (r.a) a écrit dans un de ses fameux livres (au nom de
“Ghunniyat-ut-twaalibîn”) que le Yawm-ul-Jumu’ah est un si grand jour de barkat (bénédictions)
et de rahmat (grâce) que beaucoup de Ambiya-é-karaam a.s (prophètes) ont accompli le nikaah
(mariage) ce jour là même, comme entre autres, Hazrat Aadam (a.s) et Hazrat Bibi Hawwa (r.a),
Hazrat Yousuf (a.s) et Hazrat Bibi Zulaÿkha (r.a), Hazrat Mousa (a.s) et Hazrat Bibi Swafourah
(r.a), Hazrat Sulaÿmaan (a.s) et Hazrat Bibi Bilqîss (r.a), Hazrat Muhaamd Nabi-é-Akram (s.a.w) et
Hazrat Bibi Khadîjah (r.a) et Bibi ‘Aïsha (r.a). Et ainsi, Hazrat Ali (r.a) fit le nikaah avec Hazrat
Bibi Faatwimah (r.a) le jour sacré du Jumu’ah même.
Hazrat Ali (r.a) a dit que durant la journée du Jumu’ah, il est bien de faire des namazs nafils
comme par exemple, après le lever du soleil, lisez 4 raka’ats de namaz nafils (2 par 2 raka’ats).
Dans le premier raka’at, après le sourah Al-Faatihah, lisez le sourah Al-Kaafiroun, dans le
deuxième raka’at, après le sourah Al-Faatihah, lisez le sourah Al-Ikhlaass, dans le troisième
raka’at, après le sourah Al-Faatihah, lisez le sourah Al-Falaq, dans le quatrième raka’at, après le
sourah Al-Faatihah, lisez le sourah Al-Naass. Après le salaam, lisez 7 fois le Aayat-ul-kurrsi et
ensuite faites vos du’as. Allah ta’ala aidera d’une manière invisible, celui qui fait ce ‘amal-‘ibaadat
(action-prière) là.
Après le namaz Jumu’ah, lisez 50 fois « Laa hawla wa laa quwwata illaa billaahil ‘aliyyil ‘azwiim
» . Par les vertus de ce tasbîh, Allah fortifiera notre foi (imaan). Aussi, après le namaz Jumu’ah,
lisez le Daroud Taaj.


“Yawm-us-Sabti”
Le Samedi
Le septième et dernier jour de la semaine islamique est le Yawm-us-Sabti, le Samedi.
Hazrat Anas (r.a) rapporte que lorsque les sahabas avaient demandé à propos du Samedi, le saint
Prophète (s.a.w) a répondu que Samedi est le jour où, à travers des époques, les infidèles ont
toujours comploté contre leur prophètes. Mais ces complots ont toujours été déjoué par Allah
ta’ala, qui protège ses prophètes.

Par exemple, le peuple infidèle de Hazrat Nouh (a.s) le prophète Noé avait comploté contre lui un
samedi et avait été noyé dans une inondation. Le peuple infidèle de Hazrat Swalîh (a.s) le prophète
Saleh avait comploté contre lui un samedi et avait reçu un chatiment. Les frères de Hazrat Yousuf
(a.s) le prophète Joseph avaient comploté contre lui un samedi, mais ont été finalement déshonorés
alors que Hazrat Yousuf (a.s) avait monté sur le trône. Certains des infidèle de Hazrat Mousa (a.s)
le prophète Moïse avait comploté contre lui un samedi et avaient été noyés. Le peuple infidèle de
Hazrat ‘Issa (a.s) le prophète Jesus avait comploté contre lui un samedi, mais Hazrat ‘Issa (a.s) fut
élevé au ciel alors que ses infidèles furent maudits.
De la même manière, certains arabes avait comploté contre le saint Prophète (s.a.w) à Dar-un-
Nadwa un samedi mais Allah les avait maudit et avait honoré son bien-aimé Prophète (s.a.w). Par
ailleurs, Nabi-é-karîm (s.a.w) a aussi précisé que le samedi est le jour des juifs et que le vendredi
est le jours des musulmans.
Hazrat Abu Huraÿrah (r.a) rapporte que Rasoulullaah (s.a.w) a enseigné de faire, le jour de samedi
après le lever du soleil, 4 raka’ats de namaz nafils, dans chaque raka’at, après le sourah Faatihah,
lisez 3 fois le sourah Al-Kaafiroun. Après le salaam, lisez 11 fois aayat-ul-kurrsi et faites vos du’as.
Les vertus de cet ibaadat est qu’Allah ta’ala raffermira notre imaan (foi) et nous protègera contre
l’égarement.

 

Source: http://www.islampaix.power-heberg.be/Textes/importance7jourssemaine.pdf

 

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Conquêtes Islamiques Vérités et mensonges

 



"Beaucoup de gens se demandent avec incertitude : quelles sont les causes réelles des conquêtes islamiques à l'époque de la puissance de l'Islam. S'agirait-il d'une sorte de colonisation par laquelle les peuples étaient contraints d'entrer en Islam sous la menace de l'épée ?"

Le savant répondit à son interrogateur en disant : 

« De par le Nom de Dieu, que les Louanges lui soient adressées et que la Prière et la Paix soient sur Son Prophète.

Ce que je constate et ce que constatent les historiens qui ont une lecture sincère, profonde et non déviante sur ce point, c'est que ces conquêtes avaient plusieurs buts :

1. Elles visaient à briser l'épine des pouvoirs tyranniques et oppressants qui gouvernaient ces pays et à ce que ces peuples s'ouvrent à l'écoute des enseignements de l'Islam et à l'appel du Coran qui a été envoyé au Prophète Muhammad, sur lui la Prière et la Paix.

Ces dirigeants voulaient que les gens conservent leur religion et leur culte et que personne ne pense adopter une autre religion sans qu'elle soit autorisée par Cosroës ou César ou le Roi ou l'Emir. C'est ce que le Coran rapporte à ce sujet lorsque Pharaon a dit à ses magiciens qui se soumirent et crurent au Seigneur de Moïse et d'Harun : "Vous avez cru en lui avant que je vous le permette ; Moïse fut le premier à vous enseigner la magie. Je vous ferai couper la main droite et le pied gauche puis je vous ferai crucifier sur des troncs de palmiers. Vous saurez alors qui de nous est le plus fort, en fait de châtiment, et qui durera plus longtemps". 

C'est ainsi que gouvernaient les Cosroës, les Césars et les Rois de cette époque : en construisant un obstacle insurmontable empêchant la pénétration de la convocation universelle à l’islam. C'est pourquoi, lorsque le Prophète (que la Prière et la Paix soient sur lui) a envoyé des missives à ces rois et empereurs pour les appeler à l'islam, ces derniers porteront -s'ils refusent l'appel- les péchés de leur peuple. Il dit ainsi à Cosroës : « si tu ne te soumets pas, tu porteras les péchés des majous (zoroastriens) » et il dit à César : « tu porteras les péchés des irissiyyin (romains) » et il dit à Lmouqawqas (roi de l’Egypte) : « tu porteras les péchés des qibt (égyptiens/coptes) ».

Et cela confirme le proverbe qui se disait à l’époque : « Les gens adoptent la religion de leurs rois » 

La volonté de l'islam est de remettre les choses en ordre, d'accorder aux peuples de la considération et de restituer leur libre choix. Ils n’avaient pas à choisir pour eux-mêmes, notamment sur ce sujet essentiel et déterminant qui est le plus important sujet dans l’existence : celui de la religion de l’homme laquelle définit son identité, son objectif et sa fin. Ainsi la guerre déclarée à ces rois et à ces empereurs avait pour but évident d'enlever les obstacles se dressant devant le nouvel appel de Dieu. Cela jusqu'à ce qu'il parvienne au peuple et jusqu'à ce que ce dernier réagisse librement de telle manière que chacun y croit ou non, et que celui qui perd ou gagne le fasse en connaissance de cause, sans craindre qu'un tyran ne le tue ou ne le crucifie aux troncs de palmiers.

2. Guerre préventive pour protéger le royaume islamique :

Un autre but complétant celui-ci, est que cet état naissant que l'Islam a établi à Médine est fondé sur une croyance et une idée, une loi et un message, et non simplement sur un gouvernement, c'est à dire en termes d'aujourd'hui un état idéologique, qui porte un appel universel pour l'humanité dans son ensemble, et auquel on a ordonné de transmettre cet appel qui représente la miséricorde de Dieu à travers les mondes. L'un des devoirs de cet état est de résister et combattre les pouvoirs arbitraires qui voient dans ce message et ses principes un danger pour eux ; si nous ne les combattons pas aujourd'hui alors nous devrons le faire demain comme nous l'enseignent les expériences de l’histoire et comme l'exige la sunna d'Allah.

C'est pourquoi ces guerres étaient appelées en un sens des guerres préventives afin de protéger l'état des craintes et des avidités prévisibles des états voisins qui s'opposaient idéologiquement et dont les intérêts étaient contradictoires et qui le considéraient comme une source de tension et un danger pour eux.

3. Les guerres de libération pour les peuples opprimés :


En plus de ces deux buts clairs, il nous apparaît qu'il y avait un autre but à ces guerres ou ces conquêtes, qui n'est pas inconnu à tout enseignant qui connaît l'état du monde avant l'islam. 

Ce but est la libération des peuples de la région, contre l’injustice des dirigeants qui ont régné un certain temps, ce qui ressemble à ce qu'on a connu et vécu à notre époque (à notre époque) avec les États russe et américain au moment de la guerre froide.

Chacun des deux États a dominé certains pays. Parfois il s'est étendu au détriment de l'autre, et parfois il s’est réduit comme ce que le Coran nous a rapporté dans le début de la sourate Ar-Roum : « Les romains ont été vaincus dans le pays voisin et après leur défaite ils seront vainqueurs dans quelques années ». Les Perses possédaient quelques régions arabes en Iraq, et les romains possédaient d'autres pays dans Cham (l'ancienne Syrie), l'Egypte et d'autres encore en Afrique.

Et c'était un des aspects de la colonisation arbitraire et injuste sur terre. Et l’Islam avait comme mission - l'intention du message de l'islam sous ce rapport est la libération du monde de la servitude de l'homme à l'égard de l'homme - et de contribuer au salut de ces peuples.

Nous voyons que la missive du Prophète de l'Islam à César, à Mouqawqas et aux autres, s’achève par ce noble verset de la « sourate al Imran » : « "Dis O gens du livre venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n’adorions qu'« Allah » sans rien lui associer et que nous ne prenions point les uns et les autres pour seigneurs en dehors d’Allah » c'est un appel universel à la libération.

Il était nécessaire d'aider ces peuples à se libérer des colonisateurs étrangers ; c'est ce qui fut exprimé par Harqal lorsqu'il pénétra dans Damas avec les troupes de musulmans : « Salut à toi Syrie pour la dernière fois ».

Les romains considéraient l’Egypte comme une vache laitière pour eux, ils la traient même si elle n'allaite pas ses petits. C’est pourquoi les égyptiens ont bien accueilli les nouveaux conquérants, et leur ont ouvert leur cœur et leur bras, et les musulmans ont pu conquérir l’Egypte avec huit mille soldats seulement, et la libérer du pouvoir des romains pour toujours.

Le sabre ne conquiert pas un cœur

Nous disons à ceux qui estiment que l'islam se propage par le sabre : s'il est possible que l'épée conquiert une terre ou colonise un pays, en revanche il est impossible qu'elle conquiert un cœur. L’accès aux cœurs nécessite une autre action, la persuasion intellectuelle, l'inclination sentimentale et l’influence sur l'âme de l'homme.

Je peux même dire que le sabre qui menace quelqu'un n'est souvent qu'un obstacle entre lui et l’appel de celui qui porte le sabre, car l'homme fuit celui qui l'humilie.

Celui qui regarde attentivement l’histoire de l’islam, son appel et sa propagation, trouve que les pays conquis par les musulmans n'ont connu une expansion de l'islam qu'après un laps de temps, lorsque les obstacles entre les gens et la da’wa se sont enlevés.

Ils écoutaient les musulmans dans une atmosphère calme et paisible loin du cliquetis de l'épée et du bruit des lances. Ils observaient le comportement des musulmans vis-à-vis de leur Seigneur, d'eux-mêmes et des autres, ce qui fit que les gens les apprécièrent et se rapprochèrent de leur religion laquelle leur avait inculqué ces attitudes nobles et ces bonnes manières.

Regarde l’Eqypte, elle a été conquis à l’époque du khalife Omar Ibn Al-khattab, mais les gens sont restés chrétiens des dizaines d’années ; ils sont entrés en islam un par un. Même l’homme égyptien auquel Omar a fait justice, en vengeant son fils contre le fils du gouverneur d'Egypte, Omar ibn al 'As, n'est pas entré en Islam malgré ce témoignage de justice éblouissant.

traduit par l'Equipe du site soufisme-fr.com
source
 
 

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Islam : La Réforme dont nous avons besoin

 

Cela fait des décennies que l’on parle de réforme dans le monde musulman. Les débats sont intenses et les affrontements intellectuels nombreux entre les tenants de « la nécessaire réforme » destinée à libérer l’esprit musulman et ceux qui s’y opposent à « la soi-disant réforme » qui en fait cacherait soit une trahison des principes de l’islam soit une dangereuse occidentalisation. On s’accorde à reconnaître que les musulmans à travers le monde peinent à trouver des réponses adéquates aux défis contemporains, que les crises (religieuse, identitaire, scientifique, politique ou économique) qu’ils traversent sont profondes, qu’un réveil s’impose mais les divergences quant aux moyens à mettre en œuvre et aux finalités de cet engagement sont inextricables.

 

Le concept qui revient le plus souvent dans les débats est celui d’ « ijtihâd » lequel signifie « la lecture critique des textes islamiques de référence » (Coran et tradition prophétique) et qui doit permettre de promouvoir une approche historique et contextualisée du texte révélé en même temps qu’il invite la rationalité humaine à plus de créativité dans l’élaboration de réponses aux problèmes de notre temps.

Le concept est omniprésent dans la littérature musulmane contemporaine et pourtant rien ne semble véritablement évoluer : les crises demeurent, voire s’amplifient, et l’intelligence musulmane paraît en panne dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, l’éthique appliquée, les sciences, la démocratisation, le respect des droits fondamentaux dont ceux des femmes, la violence, etc. Quelles sont les raisons de ces blocages, comment inverser cette malheureuse spirale ?

Les savants musulmans (‘ulamâ’) des différentes tendances de l’islam ne sont pas d’accord sur les différentes définitions et interprétations des concepts clefs de la terminologie islamique. Pour les littéralistes et les traditionalistes, la « sharî’a » est un corps de lois qui forment un univers de référence clos et atemporel qui s’oppose à toute adaptation, à toute évolution et à toute lecture prenant en compte l’histoire ou le contexte.

La tradition réformiste, au contraire, a très tôt défini le concept de sharî’a comme « la voie de la fidélité aux principes de l’islam » au cœur de laquelle les domaines du dogme et de la pratique (al-‘aqîda, al-‘ibadât) sont distincts du domaine des affaires sociales et des relations interpersonnelles (al-mu’âmalât) : les prescriptions sont immuables dans les deux premiers alors les textes offrent une large marge de manœuvre à la rationalité humaine, et donc à l’ijtihâd, dans le second.

L’approche réformiste est depuis longtemps très connue et très répandue dans les sociétés et les communautés musulmanes à travers le monde et pourtant rien ne semble avancer. Les appels à l’ijtihâd sont permanents mais les résultats de ce dernier siècle sont peu probants.

L’une des raisons majeures de cet état de fait tient sans doute aux déficits dans les fondements de l’approche réformiste elle-même. On lit et on étudie depuis des décades des productions de ‘ulamâ’ qui travaillent de façon approfondie sur les textes, proposent de nouvelles interprétations et tentent ainsi d’apporter de nouvelles réponses aux nouveaux défis.

 

La contribution de ces savants du droit et de la jurisprudence musulmane ( fuqahâ’ ) est phénoménale et nul ne peut ignorer l’importance de leurs études et apports. Questionnés par le réel, interpellés par la nature des nouveaux défis (scientifiques, sociaux, économiques, etc.), les fuqahâ’ tentent d’offrir des réponses adaptées à leur époque : la nature même de leur travail exclusivement orienté sur les textes les met dans une position de perpétuel suivisme. Le monde avance, ils le suivent.

 

Réformer la lecture et la compréhension des textes consiste donc uniquement pour eux à s’adapter aux nouvelles réalités de l’époque. On pourrait imaginer que cela soit suffisant pour mettre en branle la nécessaire réforme mais force est de constater que cette approche, malgré l’apparence du mouvement et du renouveau, pêche quant à l’efficience des propositions. Ce sont des spécialistes des textes révélés qui discutent et jugent du monde sans avoir toujours une compréhension profonde de la complexité des domaines sur lesquels leur jugement se portent.

Ils s’expriment avec autorité sur les domaines de l’économie, des sciences exactes ou humaines sans maîtriser les savoirs et les savoir-faire nécessaires non seulement à s’adapter au monde mais à le transformer à la lumière des exigences de l’éthique islamique (respect de l’intégrité de la personne, justice sociale, égalité, etc.) Les savants et les penseurs musulmans ne représentent une force de propositions dans aucun de ces domaines.

Ce que cache cette réalité est, dans les faits, une crise d’autorité. Le chaos règne quant à savoir qui parmi les ‘ulamâ’ dit quoi et qui est légitimé à le dire : les avis de ces derniers sont souvent contradictoires et personne ne sait très bien à qui se référer. Au surplus, les ‘ulamâ’ sont jaloux de leur autorité dans les domaines de l’élaboration de la norme et des opinions juridiques (fatwâ) et ils ressentent souvent comme une intrusion dangereuse le questionnement ou la participation des spécialistes des sciences dites « profanes » dans l’élaboration d’une jurisprudence musulmane contemporaine. Sous prétexte que ces derniers ne sont pas des spécialistes du droit islamique, ils n’auraient rien à dire sur la question et seraient dénué de toute autorité en la matière.

La réforme radicale dont nous avons besoin se situe très exactement à ce niveau. Il s’agit de déplacer le centre de gravité du pouvoir et de l’autorité des ‘ulamâ’ au niveau du fondement du droit et de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh). En effet les textes ne sont pas les seules références normatives du droit musulman mais l’univers - le livre du monde selon l’expression d’al-Ghazâlî - est une source qu’il faut placer au même niveau que les textes.

Les savants et experts, spécialistes des sciences expérimentales (physique, biologie, psychologie, médecine, etc.), des sciences exactes ou des sciences humaines (philosophie, sociologie, économie, etc.) doivent pouvoir contribuer à l’élaboration de l’éthique musulmane contemporaine. Maîtrisant mieux les différents domaines de la connaissance contemporaine, ils sont mieux à même d’orienter la réflexion des ‘ulamâ’ et de produire une réforme de transformation par l’éthique plutôt que d’adaptation par la nécessité (comme c’est le cas aujourd’hui).

L’ijtihâd contemporain n’est pas seulement l’affaire des spécialistes des textes. Si nul ne peut contester leurs compétences dans ce domaine, il importe de convoquer à la table de cette lecture critique des textes, des femmes et des hommes versés dans les différentes sphères de l’activité humaine afin qu’ils puissent s’exprimer, proposer de nouvelles visions, de nouvelles orientations de réformes fidèles à l’éthique mais en phase avec les questions et les crises de l’époque.

Il s’agit d’établir des espaces d’un ijtihâd concerté qui, à différents niveaux (des questions globales aux réalités nationales), réconcilient les musulmans ordinaires avec leurs références en leur restituant une parole, une compétence, une autorité. Les chantiers sont immenses : la promotion de l’esprit critique et la réforme de l’éducation islamique et générale ; l’élaboration d’une éthique musulmane en matière de science ; la proposition d’alternatives en matière économique globale autant que locale ; la transformation radicale du statut des femmes dans les sociétés et communautés musulmanes ; la démocratisation, la formation de la société civile autant que la gestion de la violence et du rapport à autrui, etc.

La réforme radicale que nous appelons de nos vœux exige un déplacement du centre de gravité du pouvoir religieux à l’intérieur de l’univers islamique. Elle exige la conscientisation de chacun et établit que la libération des esprits et des consciences ne se fera que par la participation des acteurs directement concernés. Avec les ‘ulamâ’ des textes (an-nusûs) nous avons besoin de ‘ulamâ’ du contexte et de l’environnement (al-wâqi’) qui soient capables de donner, concrétiser un processus de réforme qui offre aux musulmans la possibilité de devenir une force de proposition pour transformer le monde et non seulement pour s’y adapter.

Le rôle de l’Occident et de ses intellectuels est ici majeur : par leurs questions, par leurs critiques constructives, par leur capacité à écouter la multiplicité des voix qui s’expriment parmi les musulmans (et non pas seulement celles qui apparemment leur plaisent), ils peuvent devenir les partenaires de cette révolution de perspectives. Au creuset de cette dynamique, tous les acteurs de ce dialogue critique découvriront qu’ils partagent de nombreuses valeurs universelles communes malgré la différence de route qu’ils empruntent et qu’il est possible non seulement de cheminer ensemble mais de s’engager ensemble à rendre ce monde meilleur. Loin des sirènes qui appelleraient à une modernisation sans principes et sans âme, il s’agit d’établir ensemble les principes éthiques d’une réforme de la résistance et de la transformation du monde au nom de la justice et de la dignité des êtres humains malheureusement oubliés dans le désordre de l’actuel ordre globalisé.

 

Islam : La Réforme Radicale

 
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L'Expansion Islamique: idées reçues et réalité historique

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Par André Miquel 

Professeur au Collège de France 

Souvenons-nous c’était notre enfance. Nous descendions des Gaulois qui semblaient être là depuis toujours, la preuve, c’est que le pays s’appelait la Gaule. 
Mais venaient les intrus les Romains, dont on s’accommodait (il fallait bien puisqu’on allait parler leur langue), les Francs, dont on devait porter le nom mais que normalement, on digérait assez bien : Clovis, son baptême et son vase se profilaient déjà à l‘horizon. 
Les autres n’avaient pas de chance, ni ces Huns, modèle de férocité et pourtant disparus de la scène en un jour, quelque part du côté de la Champagne, ni les Arabes : avec ceux-ci, et grâce à Charles Martel, finissait l’ère des invasions. 

Enfin, on était entre soi et les guerres, Dieu merci, allaient pouvoir se jouer entre voisins. 
Pourtant, cette dernière «invasion» n’est pas une conquête comme les autres. Le mot qui la désigne, c’est «l’ouverture», celle du monde, le plus vaste possible, à quelque chose de nouveau qui est l’Islam. 
Changeons de camp au bénéfice de la vérité historique. 
Que voyons-nous ? 
Mohammad (SAW) , le Prophète, mort, l’Islam crève définitivement les frontières de son Arabie natale. Un siècle après, soit vers le milieu du VIlle, il s’étend de l’Espagne à l’Indus et de l’Asie Centrale au Sahara. 
Le petit garçon (il était lycéen, en sixième ou cinquième, je ne sais plus très bien), s’il regardait la carte, comparait immédiatement cet empire à ceux d’Alexandre ou de Rome. Il n’avait pas tout à fait tort par bien des traits, l’organisation temporelle mise en place par les nouveaux participants à l’histoire du vieux monde rappelait les Etats qui l’avaient précédée. Mais comment tout cela s’était-il passé ? 
Il était facile d’imaginer, pour l’éclosion de ce domaine immense, toute une geste de fureur guerrière, de grands capitaines, de savantes stratégies. 
De fait, l’Islam eut ses batailles, ses chevauchées, ses étendards, ses faits d’armes et ses génies militaires. 
Là pourtant s’arrêtent les comparaisons possibles : car cette histoire a ses secrets, ses mystères même, et l’Histoire, ce petit garçon qui n’en finit pas de grandir, ne les découvre que peu à peu. 
Pas toujours. 
Voici le plus grand d’entre tous. 
D’un côté, quelques troupes d’hommes à l’équipement rudimentaire des arcs, des flèches, des lances, des épées ; de l’autre, des armées puissantes, lourdement et savamment organisées, pourvues de traditions séculaires. 
Ici, un pays pauvre, l’Arabie, avec de grands espaces vides ; là, les terroirs de vieille civilisation, les vallées des grands fleuves, Egypte ou Mésopotamie, les plaines syriennes, les rivages actifs de la Méditerranée. 
A qui va la victoire ? 
Au moins nombreux, au plus pauvre. 
Et tout cela d’entrée de jeu. 
Et tout cela consommé en l’espace d’un siècle!

LA FOI ET LE TEMPOREL


Un des moyens éprouvés pour expliquer le miracle, on le sait, est de le nier. L’histoire, à l’occasion, ne s’en est pas privée, prenant ici le contre-pied systématique d’une autre position, celle qui, en Islam, voit dans l’expansion du message coranique le résultat de la seule foi, du seul enthousiasme des croyants, forts de l’appui que leur prête Dieu. 
La vérité? 
Elle oblige à dire, d’abord, que, sans la foi, cette histoire ne se fût peut-être pas jouée, du moins pas à cette échelle. Si nous ne contestons guère, dans les progrès du christianisme, la part qui revient à la ferveur de ses premiers adeptes et martyrs, pourquoi refuserions-nous à l’Islam d’avoir été le premier moteur de Sa propre histoire ? Elle abonde assez en témoignages pour que nous ne la traitons pas sur ce point à la légère ou avec mauvaise foi. 
Restent les conditions réelles, les formes que la nature ou les hommes donnent au message et qui aident à l’inscrire dans le siècle. 
Réglons le cas d’une hypothétique et brutale aggravation du climat, qui aurait jeté au dehors, par tribus entières, un peuple près de basculer dans la famine. 
On ne voit guère, en effet, que l’expansion de l’Islam ait, fût-ce provisoirement, vidé l’Arabie de ses habitants. C’est ailleurs qu’il faut chercher les conditions de la première poussée, hors du pays des origines. 
Nul doute que le credo coranique et le souvenir du Prophète n’aient réussi ce qui avait été impossible jusque là unir les tribus en leur donnant une même ambition, en sublimant les vertus bédouines traditionnelles dans la lumière de la foi nouvelle, en ouvrant à la mobilité native du nomade un champ nouveau et presque infini, comme si les espaces du raid et le goût de la course libre et les horizons du désert s’étaient ouverts à la mesure de la terre. 
Histoire de nomades et de sédentaires ? 
Oui, en un sens, à condition d’ajouter qu’ici, la tradition des steppes se double d’une autre, résolument urbaine celle-là : l’Islam, ne l’oublions pas, est né, s’est fortifié, organisé dans deux villes, la Mekke et Médine. 
Un des premiers soucis des conquérants sera de fonder, un peu partout, des cités qui, avant d’être les symboles et les pivots d’une civilisation nouvelle, fonctionneront comme relais d’un Islam encore jeune et soucieux de tenir les pays gagnés à sa cause.
Kûfa, Bassorah, le Caire, Kairouan et tant d’autres.

UN RALLIEMENT DES COEURS 
Grâce à sa cause...


A quoi servent la prudence militaire, l’organisation de la ville et de l’Etat, Si les coeurs ne sont pas gagnés ? 
On ignore souvent le sens exact du fameux mot de jihâd, systématiquement traduit par guerre sainte et qui, en réalité, renvoie à «l’effort» du croyant pour prêcher l’exemple, avant tout, et en faisant rayonner sa foi, pour susciter chez les hommes le désir de la conversion. 
L’autre jihâd ne vient qu’ensuite, armé, mais lorsqu’ont été épuisées les procédures de conciliation et d’argumentation. 
Aux païens de se soumettre. Aux adeptes, d’une religion révélée, juifs ou chrétiens, de reconnaître l’autorité du nouvel Etat. Moyennant quoi, et versement d’une taxe appropriée (d'autant qu'ils sont exonérés de l'aumône rituelle, la Zakaate), ils garderont le droit de pratiquer leur croyance et de relever, pour les affaires n’excédant pas les limites de leur communauté confessionnelle, de l’autorité qui la régit, rabbin ou évêque. 
Le statut accordé aux juifs et aux chrétiens est sans doute, en plein Moyen Âge, exemplaire, mais il n’est qu’un des signes parmi d’autres d’une attitude d’ensemble de l’Islam, l’une des clés majeures de son succès au plan temporel, il a bouleversé le moins possible, s’est superposé plus qu’imposé, coulé, chaque fois qu’il l’a pu, dans les vieilles habitudes de l’Orient méditerranéen et de la Perse. 
Bref, il a voulu être, aussi peu que possible, l’étranger, l’intrus. 
Mais l’était-il ? 
Qui dit invasion dit barbare, inconnu surgi du fond de l’horizon et qui vient ruiner la vie du civilisé. 
Or, ces Arabes n’étaient, eux, jamais restés confinés tout à fait à leur Péninsule. Caravaniers, marchands, on les connaissait dans les cités riveraines du désert, en Egypte, en Syrie, en Irak. Byzance et la Perse sassanide avaient même installé, aux lisières de leur mouvance, des royaumes vassaux et arabes. L’arrivée des gens de la Péninsule, après l’Islam, change, de signification, à travers la quantité même d’hommes maintenant engagés hors du désert et, bien entendu, à travers le credo dont ils sont porteurs..Mais si le mouvement, dirait-on, s’emballe, il ne s ‘inscrit pas comme une rupture totale avec les habitudes du passé : de ces horizons des villes méditerranéennes ou irakiennes, les Arabes ont toujours fait partie. Leur nombre est une nouveauté, ils parlent maintenant un langage nouveau mais ils ne sont pas, tant s’en faut, des nouveaux venus.

LA RESURGENCE DE VALEURS AUTHENTlQUES


Ils le sont d’autant moins que, par leur message même, ils continuent d’incarner quelques-unes des plus vieilles croyances de l’Orient. 
Face aux subtilités et aux divisions du christianisme, ils rappellent l’unicité de Dieu, celle-là même dont l’affirmation avait conduit l’hérésie arianiste à faire de Jésus un homme et rien qu’un homme, au demeurant des plus grands. 
Image et doctrine que l’Islam conservera. 
Face à Byzance et à l’influence grecque, face à des sociétés hiérarchisées, l’Islam, fils d’Orient, et son message égalitaire, fondé sur une société de croyants frères, vont être reçus comme la résurgence de valeurs authentiques, nées sur place et jetées à la face de pouvoirs, de formes de civilisation et de pensée venues du dehors. 
L’expansion de l’Islam allie ainsi la puissance d’un credo, le respect de ce qui peut être conservé et la souplesse dans l’organisation de la société. 
Ajoutons, à ces gages de succès, la potentialisation engendrée par les conversions. Toutes ces conversions sont autant de relais ; les nouveaux musulmans vont aider les anciens à aller plus loin, jusqu’à ces limites que nous évoquions tout à l’heure les Berbères permettront de passer le détroit de Gibraltar, les Iraniens de pénétrer en Asie Centrale. Sans aller jusqu’à affirmer, comme le fit un historien pour l’Espagne, que les nouveaux territoires se sont ralliés, et pour ainsi dire conquis, d’eux-mêmes, aucun doute c’est aux nouveaux convertis, à leur connaissance du pays et des hommes, que l’Islam doit d’accéder à un statut mondial, sur des terrains et en plein coeur des cultures bien différentes, au départ, de l’Arabie natale. 

Vision idyllique des choses? 
Cette conquête ne va pas sans affrontements, batailles, sang versé, bavures même. Moins pourtant, beaucoup moins, il faut y insister, que toutes celles qui sont, pour nous, synonimes d’invasions ou d’empires. 
Avant d’être conquérant, l’Islam avait mis de son côté de quoi se faire agréer, accepter. 

Nous sommes des Occidentaux, fils d’une civilisation autre et complémentaire à la fois. Apprenons, avec le petit garçon d’aujourd’hui, à lire, sur l’atlas de l’Histoire, une autre carte de la Méditerranée et de l’Orient.

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