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L'adaptation du corps en altitude

L’oxygène est le gaz de la vie. Comme nous l’avons vu, son origine est biologique et il est présent dans l’atmosphère à un taux avoisinant les 21 %. Ceci est vrai au niveau de la mer mais plus on monte en altitude et plus ce taux va diminuer jusqu’à atteindre les 7 % à 8000 mètres. Comment va réagir l’organisme d’un alpiniste face à ce manque d’oxygène ?

J’ai choisi cet exemple car il nous montre combien le corps humain est capable de s’adapter à des conditions hors de la normale. Effectivement, notre corps a été conçu pour vivre dans des conditions optimales mais dès qu’un facteur de notre environnement vient à changer, notre organisme est doté du pouvoir d’adaptation ! Il existe en nous des mécanismes qui se déclenchent uniquement en cas d’urgence. C’est stupéfiant ! Dès que ça va mal, il faut réagir sinon c’est la mort assurée mais heureusement, nous sommes créés de manière parfaite et notre corps est équipé de stratégies de survie dans des cas extrêmes.

Reprenons. En montagne, dès qu’on dépasse les 2000 mètres, le taux d’oxygène commence à baisser. Comment va réagir notre corps ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe des chémorécepteurs dans nos artères carotides au niveau de la gorge qui sont sensibles au taux d’oxygène du sang. Dès que la valeur normale d’oxygène diminue, ces cellules émettent un message électrique qui va circuler jusqu’au bulbe rachidien situé dans la nuque.

Ce bulbe réagit en commandant 2 phénomènes :

Tout d’abord, une hyperventilation qui correspond à une accélération du rythme respiratoire.

Elle est suivie d’une accélération des battements cardiaques (tachycardie).

Tout ceci se déroule en 2 minutes ! On comprend la rapidité de telles réactions d’urgence quand on sait que le cerveau ne supporte pas plus de 3 minutes une interruption de l’apport en oxygène ! En respirant plus vite, vous introduisez plus d’oxygène dans votre sang et en ayant un rythme cardiaque plus rapide, vous augmentez l’apport de sang dans les organes. Conséquence : la baisse d’oxygène n’est pas ressentie au niveau des cellules puisqu’elle est compensée par ces 2 phénomènes !

L’alpiniste et le fœtus

Mais si vous restez plusieurs heures à plus de 2000 mètres, votre organisme va trouver une solution plus économique pour vous éviter de manquer d’oxygène. Pourquoi ? Si vos poumons et votre coeur travaillent trop longtemps à ce rythme, ils vont se fatiguer et cela peut être dangereux. Alors comme notre corps a été conçu de manière parfaite, un autre phénomène va prendre le relais : c’est la polyglobulie !

Qu’est ce que c’est ?

Encore une fois, des cellules sensibles à l’oxygène du sang vont détecter cette baisse d’oxygène mais dans ce cas, elles sont situées dans le rein. Le rein va alors fabriquer une hormone, l’érythropoïétine, qu’il va libérer dans le sang. Elle va alors agir dans la moelle des os en stimulant la production de globules rouges !

S’il y a plus de globules rouges dans le sang, alors la capacité de transport de l’oxygène augmente et le taux d’oxygène sanguin remonte.

Il fallait y penser à tout cela ! Que de perfection, et tout cela sans que l’on intervienne avec notre volonté !

Donc si on résume, pour palier à une baisse d’oxygène, l’alpiniste voit son corps lui proposer 3 solutions :
L’hyperventilation, la tachycardie et la polyglobulie.

Cela paraît parfait mais sachez que le fœtus a trouvé mieux.

Effectivement, lorsque le fœtus est dans l’utérus maternel, son sang ne contient que très peu d’oxygène. Pour lui éviter de mourir étouffé, il a été doté d’une hémoglobine différente de la nôtre : elle présente une très grande affinité pour l’oxygène.

Je m’explique : l’hémoglobine est une molécule présente à l’intérieur des globules rouges. Son rôle est d’attirer l’oxygène. L’hémoglobine du fœtus est donc un aimant très puissant et le peu d’oxygène qu’il puisse y avoir, va être immédiatement capté puis transporté jusqu’aux cellules. Malheureusement pour les alpinistes, cette hémoglobine particulière n’est fabriquée que pendant la vie fœtale. Pendant 9 mois, lors de notre conception, le Créateur a donc pensé à tout !

Par contre, certains oiseaux, comme les oies cendrées de l’Himalaya, possèdent cette hémoglobine particulière et cela leur permet de voler à des altitudes de plus de 8000 mètres !

Dieu donne des facultés à certains et pas à d’autres ! Alors ne soyez pas jaloux, les alpinistes !

http://www.sajidine.com/sciences-meditations/science/humain/adaptation_altitude.htm

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