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Les rites funéraires selon la Sunna

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Le testament

 Il se divise en deux catégories :

Le testament obligatoire

Le testament recommandé

Le testament obligatoire c’est quand cette personne qui va mourir a des dettes ou a des biens qui sont chez elle et qu’elle doit remettre à quelqu’un. Elle doit obligatoirement mettre ça par écrit clairement afin que ses héritiers puissent rendre leur dû aux gens concernés.

 

Le testament recommandé c’est lorsque l’un d’entre nous à qui Dieu aurait ouvert les portes du bien et voudrait léguer un don à quelqu’un en particulier (pauvre, orphelin….).

 

Il y a deux critères à respecter :

 

Le premier critère c’est que ce don ne peut pas aller en direction d’un héritier. Cela est interdit.

Le deuxième critère c’est que le montant du don ne dépasse pas le tiers de ce qu’il laisse.

 

Il existe à ce sujet un hadith du Compagnon Sa’ad ibnu waqqas qui après le pèlerinage d’adieu est tombé gravement malade.

 

Le Prophète lui a rendu visite et le Compagnon lui a dit : « j’ai beaucoup d’argent et je n’ai qu’une seule personne comme héritière qui est ma fille. Puis-je léguer en dons les deux tiers de mes biens »?

 

Le Prophète lui a répondu que non.« Puis-je léguer en don la moitié de mes biens » ? Et le Prophète lui a répondu que non.« Puis-je léguer le tiers de mes biens en don » ? « D’accord pour le tiers et le tiers c’est beaucoup. »

 

 

Il est recommandé que le malade désigne qui va le laver.

 

Anas ibnu Malik a fait un testament dans lequel il a désigné Muhammad ibnu Sirine pour le laver qui avait une grande réputation dans la connaissance des règles du lavage mortuaire.

 

Et mes chers frères et sœurs, la plus grande recommandation qu’un malade puisse faire à ses proches c’est de craindre Allâh après sa mort, qu’ils s’accrochent à l’Islam.

 

Allâh dit dans le Coran :

 

« Et c'est ce qu'Abraham recommanda à ses fils, de même que Jacob: Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion: ne mourrez point donc, autrement qu'en Soumis ( à Allâh ) ! ». [ Sourate 2 - Verset 132 ]

 

« Etiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu'il dit à ses fils: "Qu'adorerez-vous après moi?" Ils répondirent: "Nous adorerons ta divinité et la divinité de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Divinité Unique et à laquelle nous sommes Soumis" ». [ Sourate 2 - Verset 133 ]

 

Ceci est la plus grande des recommandations.

 

Voici la recommandation que certains Compagnons ont écrit :

 

« Bimillâhi ar-rahmani ar-rahim,

 

Ceci est ce que recommande un tel fils de un tel :

 

J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité en dehors d’Allâh et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager et que l’heure viendra sans aucun doute et qu’Allâh fera ressusciter ceux qui sont dans les tombes.

 

Je recommande à ceux que je laisse parmi ma famille de craindre Allâh et qu’ils fassent en sorte d’entretenir de bonnes relations entre eux et qu’ils règlent leurs différents et obéissent à Allâh et Son messager s’ils sont véritablement croyants.

 

Je recommande également ce que recommandait Ibrahim et Ya’qoub à leurs enfants. »

 

2) Quels sont les droits du défunt avant qu’il meure et nos devoirs vis-à-vis de lui ?

 

Lorsque la personne est en train d’agoniser, lui faire prononcer la chahada.

 

L’importance de prononcer cette parole se retrouve dans un hadith où le Prophète dit :

 

« Celui dont la dernière parole avant de quitter ce bas monde est : lâ ilâha illâ llâh, rentrera au Paradis.»

 

3) Quels sont les droits du défunt sur nous après sa mort ?

 

Lorsque l’âme quitte le corps de la personne, il faut fermer ses yeux car ses yeux restent ouverts et regardent l’âme qui part.

 

Le Prophète est rentré chez Abu Salama qui venait de mourir et a vu que son regard était fixe. Il a fermé ses yeux et a dit :" lorsque l’âme est saisie, le regard la suit. "

 

Couvrir le corps entièrement.

 

Certains savants recommandent de passer sous le menton un tissu et le nouer sur le dessus de la tête car il se peut que la bouche s’ouvre et ce n’est pas une très belle image à voir.

 

Il est permis d’embrasser le défunt.

 

Le Prophète l’a fait comme le dit Aisha lorsqu’il est entré auprès de Othmane ibnu madh'oune qui était mort et il l’a embrassé. Et Aisha dit : « J’ai vu ses larmes descendre de tristesse. »

 

Abou Bakr a fait la même chose, lorsqu’il a vu que le Prophète était décédé, il a soulevé le drap qui le couvrait et il l’a embrassé.

 

Donc il n’y a aucun mal dans le fait d’embrasser le défunt mais il ne faut pas faire comme certains ignorants qui s’accrochent au corps, qui se mettent à hurler, à crier….Ceci n’a rien à voir avec l’islam.

 

Il est permis de dire cette dou'a comme l’a enseigné le Prophète lorsqu’il a vu Abû Salam décédé :

 

« Allâhoumma ighfir li Abî Salama wa-rfa' darajatahou fî-l-mah-diyyine wa akhlouf lahou fî 'aqibihi ghabirine wa ighfir lanâ wa lahou yâ rabb al-'alamine wa affssah lahou fî qa-brih wa nawer lahou fih.

 

« Seigneur Dieu ! Absous Abou Salama, élève son degré parmi les biens-guidés, donne-lui une progéniture dans ceux qui sont à venir, pardonne-nous et pardonne-lui, ô Seigneur des univers! Elargis pour lui sa tombe et inonde-la de lumière!»

[ Rapporté par Moslem ]

 

Il faut préparer ses funérailles [ lavage, linceul, la tombe …]

 

Le Prophète est entré auprès de ummu Afiya lorsque sa fille Zeynab est décédée et il lui a dit :

 

« Lavez-la trois fois ou cinq fois ou plus que cela s’il le faut et faites en sorte que la dernière chose que vous allez utiliser pour la laver soit du camphre. »

 

Il est recommandé à ceux qui lavent de garder le secret car il se peut que la personne qui lave voit des choses anormales.

 

Le Prophète a dit : « Que celui qui lave un mort et qui garde le silence sur certaines choses qu’il voit du mort, Allâh lui pardonne 40 fois.»

 

Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit:

 

« Hâtez les funérailles. Si le mort était vertueux, vous lui faites ainsi du bien et s'il était autre chose, c'est un mauvais fardeau dont vous déchargez vos encolures». [ Unanimement reconnu authentique ]

 

Ce hadith comme l’a indiqué al-Qurtubi, l’Imam an-Nawawi et d’autres , parle du fait qu’il faut précipiter les pas lorsque l’on porte le défunt vers le cimetière pour l’y enterrer.

 

Une fois enterré, il faut rembourser ses dettes le plus vite possible :

 

Selon Abou Hourayra , le Prophète a dit:

 

« L'âme du Croyant est accrochée à sa dette jusqu'à son acquittement ». [ Rapporté par At-tirmidhi ]

 

On a apporté un Compagnon à l’époque du Prophète qui était mort endetté et le Prophète leur a dit de prier sur lui sans qu’il y assiste. Il s’est abstenu de prier en faveur de quelqu’un qui avait des dettes.

 

Les dettes en général se divisent en deux catégories :

 

les dettes qui sont des droits d’Allâh comme le jeûne, le hajj…

les dettes qui sont les droits des êtres humains.

 

Pour le premier cas nous avons un hadith concernant le jeûne : le Prophète a dit :

 

« Celui qui meurt et qui doit un jeûne, que son proche jeûne pour lui ».

 

Mais d’après l’avis le plus fort chez les ulamas, il s’agit du jeûne que l’on a promis de faire à Allâh .

 

Par exemple si l’un d’entre nous dit que s’il réussit ses examens il jeûnera trois jours pour Allâh . Il est obligé de le faire. Mais s’il meurt avant d’avoir pu exécuter sa promesse alors un proche doit jeûner pour lui.

 

Le Compagnon Sa’ad ibnu Ubada qui un jour interrogeait le Prophète en lui disant :

 

« ô Prophète , ma mère est décédée et elle a fait une promesse envers Allâh. Le Prophète lui a dit : « Exécute-la à sa place. »

 

Ibnu Abbas a été interrogé d’après Abû Dawud et il a dit : « La personne qui est malade et qui meurt et qui doit des jours de jeûne, on ne jeûne pas à sa place. Par contre si elle avait fait une promesse pour Allâh , alors on doit l’exécuter à sa place. » C’est également l’avis de l’Imam Ahmad et ibn ul-Qayyim .

 

Exécuter son testament : s’il contient un don pour quelqu’un, il faut faire le don à la personne concernée.

 

Partager ce qui reste après avoir payé les frais d’enterrement, puis payé ses dettes, puis exécuté le testament. Ce n’est qu’après ces trois choses que l’on distribue ce qu’il reste aux héritiers.

 

Le Prophète dit :

 

« Distribuez les parts d’héritage aux personnes qui y ont droit et ce qui reste, donnez-les aux personnes masculines les plus proches qui ont droit à l’héritage. »

 

Il ne faut pas faire comme ces ignorants qui se battent, s’insultent et se divisent à cause de l’héritage.

4) Qu’a prévu la Sunnah quant à la famille du défunt et les gens en dehors de la famille ?

 

- La Première chose que la sunnah prévoit c’est la patience et l’acceptation du destin. Lorsque quelqu’un meurt, on ne peut dire que du bien, des invocations, demander la miséricorde d’Allâh , le pardon pour le mort. Le fait de verser des larmes n’est pas interdit, le Prophète l’a fait concernant le fils de l’une de ses filles et également concernant son fils à lui, Ibrahim.

 

Selon Ibn 'Omar :

 

" Le Messager de Dieu alla au chevet de Sa'd Ibn 'Oubada, en compagnie de Abdurrahman Ibn 'Awf, Sa'd Ibn Abi Waqqàs et 'Abdullàh Ibn Mas'ûd . Le Messager de Dieu pleura. Quand les gens le virent pleurer, ils pleurèrent à leur tour. Il leur dit : « Ecoutez-moi bien ! Dieu ne tourmente pas le mort pour les larmes des yeux ou le chagrin du cœur, mais II le tourmente à cause de ceci (la langue) ou bien Il se montre miséricordieux ". [ Unanimement reconnu authentique ]

 

Anas rapporte:

 

« Le Messager de Dieu entra auprès de son fils Ibrahim alors qu'il agonisait. Les larmes se mirent à couler de ses yeux et Abdurrahman Ibn ‘Awf lui dit: « Toi aussi (tu pleures), ô Messager de Dieu ? » Il lui dit: « O Ibn 'Awf, cela est une miséricorde ». Puis il ajouta: « L'œil pleure, le cœur ressent du chagrin, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. O Ibrahim! Ta séparation nous remplit certainement de chagrin ». [ Rapporté par Al Boukhâri ]

 

- Il est recommandé de dire : « Inna lillâh wa inna ilayhi raji’une »

 

Et le Prophète a appris à Oummu Salama de dire :

 

« Allâhoumma ghfirli wa lahou wa a'qibli minhu ‘uqba hassanah »

 

« Ô Allâh pardonne-moi ainsi qu’à lui et donne-moi à sa place quelqu’un qui est meilleur »

 

- La seconde chose est d'observer la période de deuil : le deuil c’est ressentir de la douleur, manifester sa tristesse et délaisser toute trace de beauté sur soi.

 

Si c’est un de nos proches, nous devons observer une période de deuil de trois jours. Si c’est l’époux qui meurt alors son épouse, et uniquement elle, doit observer une période de deuil de 4 mois et dix jours.

 

Elle peut sortir de chez elle durant cette période mais seulement s’il y a une nécessité (médecin, courses...).

 

Elle doit abandonner toute trace de beauté et mettre ses vêtements les plus simples, pas de maquillage, de bijoux, de khôl….et ce afin de manifester cette tristesse.

 

Zeynab Bent Abi Salama rapporte:

 

« Je suis entrée chez l'épouse du Prophète Oummou habiba lorsque mourut son père Abou Soufyan Ibn Harb . Elle se fit apporter un flacon de parfum de couleur jaunâtre. Elle en appliqua à une petite fille et en toucha ses deux joues en disant : « Par Dieu, je n'éprouve aucun désir de me parfumer mais j'ai entendu le Messager de Dieu dire du haut de sa chaire: «II n'est pas permis à la femme croyant en Dieu et au jour ultime de porter le deuil d'un mort plus de trois nuits sauf celui de son mari qui doit durer quatre mois et dix nuits ».

 

Zeynab a dit: « Je suis entrée chez Zeynab Bent Jahsh qui venait de perdre son frère. Elle se fit apporter un flacon de parfum. Elle le toucha de ses doigts en disant: « Par Dieu, je n' éprouve aucun désir de me parfumer mais j'ai entendu le Messager de Dieu du haut de sa chaire dire: « II n'est pas permis à la femme croyant en Dieu et au jour ultime de porter le deuil d'un mort plus de trois nuits, sauf celui de son mari qui doit durer quatre mois et dix nuits ». [ Unanimement Reconnu Authentique ]

 

Si la femme dont l’époux est décédé est enceinte, alors sa période d’attente va jusqu’à l’accouchement.

 

Une femme a interrogé le Prophète en disant que l’époux de sa fille était décédé et qu’elle souffrait de son œil. Est-ce qu’il lui était permis de mettre du khohl. Le Prophète lui répondu que non.

 

- Comment devons nous réagir par rapport à une famille endeuillée ?

 

La famille a besoin de soutien, a besoin d’être consolée. La première chose à faire c’est ce que l’on appelle les condoléances qui sont une façon d’ordonner le bien et de condamner le blâmable puisqu’on appelle à la patience, on rappelle la récompense d’Allâh, on offre notre soutien, notre aide…

 

Parmi les formules que le Prophète nous a enseignées :

 

« inna lillâhi ma a'ta wa lillahi ma akhadha wa koullu chay -in 'indahou ilâ ajalin mousamma faltasbir wa latahtasib.»

 

« Appartient à Allâh ce qu’Il donne et ce qu’Il reprend, et chaque chose a chez Lui un délai,

patiente et demande la récompense d’Allâh » [ Rapporté par al-boukhari ]

 

Il existe d’autres expressions et les meilleures sont celles tirées de la sunnah.

Il y a deux remarques importantes à faire au sujet des condoléances.

 

La première remarque c’est que les condoléances n’ont pas de jours limités.

 

Ce n’est pas trois jours comme les gens le pensent.

 

Dans un hadith authentique lorsque le Compagnon Jaafar ibnu abî tâlib est tombé martyr sur le champ de bataille, trois jours après son décès, le Prophète est venu auprès de sa famille présenter ses condoléances.

 

La deuxième remarque c’est que les condoléances ne doivent pas se faire dans une maison.

 

On ne peut pas se réunir pour ça. Le fait de se réunir dans la maison de la famille du défunt pour faire des condoléances est contraire à la sunnah.

 

Le Compagnon Jarir ibnu abdillâh al bajarî a dit : « nous considérions que le fait de se réunir auprès de la famille du défunt et de préparer à manger était équivalent au fait de pleurer avec des cris en se rebellant contre le destin d’Allâh . »

 

Lorsqu’il y a ce genre de réunion, cela peut raviver la douleur, l’augmenter. La famille a besoin d’intimité. Ce n’est pas à la famille du défunt de préparer la nourriture, c’est à ceux qui sont en dehors de la famille de le faire. La sunnah recommande de préparer le repas pour la famille endeuillée.

 

C’est ce qu’avait recommandé le Prophète pour la famille de Jaafar ibu abi talib en disant : « Préparez un repas pour la famille de Jaafar ibnu abi talib car une situation s’est présentée à eux et les préoccupe. »

 

5) Quelles sont les innovations que les gens commettent à l’encontre de leur défunt ?

 

La première infraction que nous commettons est de se mettre à parler de la dounia lorsque la personne est agonisante.

 

Deuxièmement : pleurer avec des cris et des hurlements et se réunir pour ça. Le Prophète dans le sahih al-boukhari dit : « Certes le mort subit des souffrances à cause de certains pleurs de ses proches. »

 

L’Imam ibnu hajar dans son commentaire du sahih al boukhari a relaté huit avis concernant cette question et a conclu que la personne qui va mourir et qui sait que sa famille va faire cela (les cris, les hurlements…) si elle ne leur ordonne pas avant sa mort de ne pas faire cela et de craindre Allâh, alors elle sera châtié.

 

Quant à la personne qui a fait cette recommandation à sa famille mais que sa famille l’a quand même fait alors il souffre dans la tombe à cause d’eux.

 

Troisièmement : commettre une injustice dans le testament. Il ne faut pas léguer tous ses biens à un seul des héritiers car cela engendre des conflits dans la famille qui peuvent aller jusqu’au meurtre entre héritiers. Il faut respecter les règles du testament.

 

Quatrièmement : l’exagération au niveau du linceul. Le linceul doit être simple, il faut observer la modération dans l’achat du linceul.

 

Cinquièmement : se réunir pour les condoléances et amener la famille du défunt à préparer les repas.

 

 

Dans les innovations commises il y a :

 

La lecture de certaines sourates lorsque le malade est en train d’agoniser en particulier la sourate « ya sin » et la sourate « al-mulk » soi-disant pour alléger la souffrance de ce mort.

 

Observer le silence auprès du corps du défunt.

 

Demander pardon au mort. Le mort n’entend pas, comment peut-il pardonner une fois mort ?

 

Se réunir pour lire le Coran ou lire le Coran dans le cimetière sur la tombe du mort.

 

Se réunir au bout de 40 jours en préparant un repas, en amenant des gens pour lire le Coran.

 

Il n’existe rien de tel dans la Sunnah.

 

Conférence du frère Mustapha Kastit

  • e6un7

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