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La crise économique internationale du point de vue de la législation Islamique

  L’une des plus grandes inventions de l’humanité est la monnaie qui a remplacé le système de troc.  Ainsi, la monnaie est devenue la contre partie de la valeur des choses, et un outil de paiement des dettes, un outil qui facilite et contrôle les échanges entres les individus. Et il est illogique que la monnaie circule entre les individus sans qu’il n’y ait un échange de marchandises et de services. Car ces derniers sont à la base de l’invention de la monnaie, et si les gens échangeaient la monnaie entre eux sans qu’il n’y ait de contre partie en marchandises ou en services, la monnaie deviendrait elle aussi une marchandise. Alors que la différence primordiale entre les marchandises et la monnaie, qui est à l’origine le prix des marchandises, est que les marchandises sont d’une utilité directe pour l’homme, tel que le domicile où il habite, la voiture à conduire, la nourriture, alors que les prix sous la forme de monnaie il n’en bénéficie pas d’une manière directe. Et si on la traite comme une marchandise et qu’on en fait le commerce, on commet une erreur fatale au sujet de l’argent qui nous sert de subvention à notre vie, et on désobéit à la méthode du Créateur Majestueux Connaisseur des moyens qui garantissent notre sécurité et notre bonheur ; Car Il, Exalté soit-Il, a voulu que, dans Son Noble Livre, l’argent soit échangeable entre tous les humains et qu’il soit le prix à payer ou à recevoir pour une marchandise dont on fait le commerce. Il a également voulu que l’argent soit disponible à toutes les classes de la société et non pas le privilège de deux classes à part, à savoir les riches et les forts. Et parce que Dieu, Exalté soit-Il, a voulu que l’argent soit échangeable entre tous les humains, Il, Exalté soit-Il, a interdit l’usure d’une manière irréfutable, car elle réunit l’argent entre les mains d’une minorité et en prive la grande majorité. Celui qui applique l’usure est averti d’une guerre sans merci de la part de Dieu et de Son Messager, Bénédictions et paix sur lui. Une guerre qui constitue l’avertissement le plus sévère dans le Coran. Dieu, Exalté soit-Il, dit:

« Ô les croyants! Craignez Allah; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés.»

(La Sourate Al-Baqara, La Vache ; 278-279)

 C’est la raison pour laquelle, le système financier islamique a pour axe le fait que l’argent est le moyen par lequel Dieu a fait notre subsistance. Dieu, Exalté soit-Il, dit:

« Et ne confiez pas aux incapables vos biens dont Allah a fait votre subsistance. Mais prélevez-en, pour eux(6), nourriture et vêtement; et parlez-leur convenablement. »

(La Sourate An-Nissâ’, Les Femmes ; 5)

 Et que cet argent, qui comporte la subsistance de la vie de l’homme, doit être partagé et échangé entre tous les humains:

« … afin que cela ne circule pas parmi les seuls riches d’entre vous... »

(La Sourate Al-Hachr, L’Exode ; 7)

 Tel que précisé dans le Noble Coran, et c’est la raison pour laquelle Dieu, Exalté soit-Il, a interdit l’usure dans toutes les législations divines: christianisme, judaïsme et islam. L’usure a pour notion de base que l’argent produit de l’argent, alors que dans les législations divines ce sont les affaires et services seuls qui produisent l’argent, car le profit des affaires et services est partagé alors entre une majorité de personnes qui sont en relation directe avec le projet en question, ou en relation indirecte en tant qu’investisseurs ou fournisseurs du projet –exemple de l’usine Renault en France, qui reçoit les produits de 220 usines qui lui fournissent leurs produits.
 Et quand l’argent génère de l’argent, comme dans le cas de l’usure, les fortunes se réunissent entre les mains d’une minorité de personnes et en privent une grande majorité. Et de nos jours, 10% des habitants de la terre possèdent 90% de ses ressources et ils sont dans les pays du Nord. Alors que 90% des habitants de la terre possèdent uniquement les 10% de ressources qui restent, et ils sont les pays du Sud. C’est la raison pour laquelle, dans les pays du Nord, la somptuosité, le luxe, le gaspillage et la dilapidation, sévissent de manière inimaginable. Et on trouve, dans les pays du Sud, que ce sont la pauvreté, le manque, les famines et les dettes lourdes qui règnent le plus. Et c’est ceci la raison derrière ce terrorisme qui préoccupe les riches et forts et leur dissipe la jouissance de leur vie aisée.
 Ainsi, la perte de la fonction essentielle de la monnaie, comme un moyen d’échange de biens et de services, et la transformer en marchandise dont on fait le commerce, comme dans le cas de l’usure interdite par toutes les législations divines, et plus particulièrement l’Islam, le dernier des Messages, signifie le gel de ces capitaux et le resserrement des échanges réels dans la société, et il en découle un manque dans la production, une diminution de l’influence économique, l’augmentation du chômage, la propagation des transactions fictives… Maurice Allais, prix Nobel d’Economie, a dit: « Le mécanisme d’assurance- financement usuraire, conduit inévitablement à la création de moyens de paiement fictifs crées à partir de rien, car le propriétaire d’un dépôt bancaire considère ce dernier comme un actif monnayable disponible mis à la disposition de la banque, alors que cette dernière a prêté ce dépôt et sa promesse de le payer reste sans contre partie réelle. »
 Cette vérité nous montre l’effet énorme que produit l’usure sur la monnaie. Ainsi la raison économique derrière l’interdiction de l’usure est une sagesse pleine de vision quant au devenir des transactions usuraires. En exemple flagrant la crise économique qui a éclaté aux Etats-Unis, qui a généré des pertes inimaginables, soit des centaines de trillions de Dollars dans la plupart des pays du monde. Une crise que les experts en économie ont décrite comme une crise fatale pour le système de l’usure, et ce depuis la deuxième guerre mondiale. Chose qui a appelé à repenser à un nouveau système économique mondial dont la base ne serait pas l’usure.
 Tous les systèmes économiques mondiaux cherchent à créer l’équilibre entre l’épargne et l’investissement, comme condition pour garantir un certain niveau de revenu et pour faire les réserves monétaires pour les investir dans les projets économiques non usuraires. Les experts en économie considèrent que le système d’investissement usuraire affaiblit les encouragements aux investissements agricoles, commerciaux, industriels, et dans le domaine des services, et en termes économiques, il diminue les investissements productifs, base de l’amélioration du niveau de vie. De plus, le système usuraire aux revenus faibles pousse les gens à thésauriser et à ne pas trop dépenser pour se procurer les produits que la société fournit dans ses marchés, ce qui provoque des crises de consommation, car l’argent dans ce cas la, reste entre les mains des riches.
 Il est évident qu’il est dans l’intérêt des différentes activités économiques – agriculture, industrie, commerce- que les agents participants aient les mêmes désirs, objectifs et intérêts communs visant à développer ces activités (incitatives à la propriété). Ceci n’est possible que par la participation de tous les agents du même secteur d’activité, dans le revenu de cette activité, qu’il soit une perte ou un profit, pour que tout le monde puisse œuvrer pour éviter les pertes et garantir les profits. Et ceci est le contenu du système économique islamique qui fut mentionné dans le Noble Coran.
 Le système économique traditionnel, quant à lui, qui est basé sur le financement usuraire, permet aux investisseurs propriétaires d’argent, d’exploiter leurs ressources dans les activités économiques, non pas en tant que partenaires dans les pertes et profits, mais en tant que débiteurs de ces activités, en recevant l’usure à travers leurs emprunts de manière périodique. Ceci désintéresse l’investisseur du gain ou perte du projet, de penser aux méthodes d’amélioration ou de développement du projet, du niveau de production ou de son amélioration, ce qui diminue l’expertise technique qui se base essentiellement sur l’élément humain. Ainsi, au lieu de coopérer, dans un système de partenariat, pour s’intéresser au projet et à la manière de le développer et comment fournir les efforts communs pour le faire réussir, le prêteur ne pense qu’à recevoir un revenu fixe et l’emprunteur ne pense qu’à la manière de rendre le prêt, que le projet réussisse ou perde.
 Et si une banque dans un pays quelconque donne un intérêt fixe et garanti pour un dépôt donné sans aucun effort fournit par le dépositaire et sans qu’il ne supporte aucune perte, et sans employer un individu pour diminuer le chômage, et sans prendre aucun risque, qui est le gain dans le commerce, l’industrie et l’agriculture, et sans qu’il ne paye aucun impôt dont bénéficieraient les citoyens de ce pays ; c'est-à-dire que l’argent devient lui-même une marchandise qui a généré de l’argent, et a bloqué toutes les activités qui auraient pu générer de l’argent… Et donc, aucun investisseur ne se risquerait à investir son argent dans un projet agricole, industriel ou de service sauf s’il génère de gros profits que les banques usuraires ne réalisent pas. Ceci signifie que l’investissement usuraire conduit à l’augmentation des prix, à la propagation du chômage qui génère les délits et escroqueries, le crime et la corruption, le retard du mariage, la diffusion de la turpitude et de la fornication, puis du terrorisme, qui devient une réaction involontaire à l’injustice sociale. Et quand les prix augmentent, les acheteurs de telles marchandises, dont les prix ont augmenté, diminuent, la récession sévit, bon nombre d’employés perdent leurs emplois et le taux de chômage augmente.
 Le financement usuraire utilisé par les banques signifie que ces dernières obtiennent le principal en plus des intérêts fixes et garantis, qui sont comptabilisés comme des dettes pour l’emprunteur, alors que la valeur du crédit n’est pas influencée en y ajoutant les intérêts générés soit d’exploitation ou de capitalisation. La logique ici dit que ce crédit a participé à la réalisation de ces profits d’une manière directe ou indirecte, ce qui est une injustice envers la banque, car au lieu de recevoir son dû des gains réalisés, elle reçoit une part indépendamment de la perte ou du profit du projet. Et dans le cas de perte, l’emprunteur est lésé, car il se doit par contrat de payer la dette et de ses intérêts. Et dans les deux cas, perte ou bénéfice, la justice de distribution ne se réalise pas, autant pour l’emprunteur que pour la banque.
 Le Sénat Français a publié un rapport au sujet de l’économie islamique qui connait un développement évident. Ce rapport mentionne que le système bancaire islamique est rentable pour tout le monde, musulmans ou non musulmans, et qu’il est possible de l’appliquer sur tout le territoire, en plus du fait qu’il réalise les besoins essentiels de l’homme. Ainsi, ce rapport encourage l’ouverture des banques islamique partout en France, ou l’établissement de systèmes législatifs et d’impôts sur le territoire Français qui prennent en considération les règles de la législation islamique dans le domaine financier. Le système bancaire islamique en particulier, et le système financier en général, vise à respecter cinq notions: interdiction de l’usure, interdiction de la vente de jeux de hasard, interdiction de jeux de hasard, l’interdiction d’investir dans tout ce qui est illicite par la religion telle que les boissons alcoolisées et la fornication, le partage des pertes et profits et l’interdiction de l’achat à terme sous conditions.
 Il fait partie des balances publiques dans les pays en voie de développement, et en particulier dans les pays arabo-musulmans, qu’elles soient basées sur des montagnes de dettes qui dépendent les unes des autres, et que la source principale du financement de ces déficits dans les balances publiques sont les emprunts usuraires de l’extérieur. Ce qui a des conséquences néfastes sur les économies, telles que la dévalorisation de la monnaie nationale à cause du manque de confiance vis-à-vis de la monnaie locale que les dettes externes ont affaiblie, et l’acceptation des conditions des pays prêteurs forts qui réalisent leurs intérêts grâce à ces crédits. Il est facile de remarquer cela en faisant l’étude de cas réels où le fond monétaire international oblige les pays en voie de développement à accepter les conditions de pays prêteurs.
 Le meilleur exemple étant le pays arabe sortant d’une guerre civile et qui fut obligé d’emprunter quarante milliards de dollars, et qui est obligé maintenant à puiser dans son produit intérieur brut pour payer les intérêts des dettes externes uniquement, alors que la date du paiement du principal et de ses intérêts composés n’est connue de personne.
 Ce qui précède nous montre que l’usure a des effets néfastes sur l’économie et tout ce qui la touche. Et la plus grande preuve est la crise mondiale qui a vu son origine naître aux Etats Unis d’Amérique et qui s’est propagée aux autres pays du monde. L’humanité est donc obligée d’éviter l’usure en respectant ce que les législations divines ont prescrit, qu’elle soit chrétienne, judaïque ou musulmane. Et pour percevoir la logique, car ce système permet d’éviter des grandes lésions et garantit des intérêts réels et tangibles.
Traduction  : Laïla ElHakimi   
  http://nabulsi.com/fr/art.php?art=9846&id=175&sid=179&ssid=180&sssid=181
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