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Certaines personnes me demandent de leur écrire quelques versets du Livre d’Allâh en guise de bénédiction. D’autres gens, ayant un parent malade, demandent que je leur inscrive quelques versets du Coran, tel que le verset du Trône (âyat al-kursî), les deux sourates préservatrices (al-mu'awwidhatayn) ou la sourate liminaire (al-fâtihah), dans l’espoir de guérir.
Certaines personnes se sont opposées à cette pratique arguant que cela n’est pas permis. Sachant que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Puise dans le Coran ce que tu veux pour ce que tu veux. », cette pratique est-elle permise ou non ?
Réponse de Sheikh Jâd Al-Haqq 'Alî Jâd Al-Haqq
Le Coran est une révélation divine descendue avec l’Esprit Loyal sur le cœur du Messager d’Allâh, Mohammad, — paix et bénédictions sur lui — afin qu’il soit un avertisseur et un annonciateur de la bonne nouvelle pour les mondes. Le Coran a apporté le Credo ('aqîdah) et la Loi (sharî'ah) et il contient le récit de nos prédécesseurs. Celui qui répète sa parole dit vrai et celui qui y puise sa guidance sera guidé vers un droit chemin.
Les savants divergèrent quant à la licéité d’écrire quelques versets ou sourates du Noble Coran et de les porter autour du cou, c’est-à-dire le fait de faire des talismans à l’aide du Coran ou des Noms Sublimes d’Allâh — Exalté soit-Il —. Certains dirent que cela est licite, attribuant cela à 'Amr Ibn Al-'Âs, à Abû Ja'far Al-Bâqir ou à l’Imâm Ahmad, dans une variante.
D’autres savants tinrent le port de talismans pour interdit en vertu du hadith rapporté par Ahmad, d’après 'Uqbah Ibn 'Âmir, stipulant que le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — dit : « Quiconque porte un talisman (tamîmah) qu’Allâh ne réalise point son vœu, et quiconque porte une amulette (wada'ah) qu’Allâh ne le préserve point. », sachant que le vocable tamîmah désigne toutes sortes de galets, d’os ou autres matériaux visant à conjurer le mauvais œil.
De nombreux savants ont appuyé cette opinion eu égard à ce hadith et aux narrations similaires, car ce texte a une portée générale et n’est restreint par aucun autre texte, mais aussi par obstruction aux prétextes afin qu’on n’accroche pas ces articles au cou des enfants qui grandiront alors avec la croyance que leur guérison et leur protection provient de ces inscriptions et non point d’Allâh : « Et si Allâh fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. » [1]
On interrogea Ibn Abî Yazîd Al-Mâlikî à propos de celui qui inscrit sur un papier le nom d’Allâh accompagné de versets du Coran et s’il était permis de faire de telles inscriptions, il répondit : « Nous ne tenons cette pratique ni du Coran ni des hadiths authentiques et que cela n’est donc pas permis ; la tradition prophétique authentique consistant à faire des invocations en usant de Coran et des Noms et Attributs d’Allâh nous est plus chère. » [2] C’est ce que le Noble Coran indique dans les versets des invocations et dans les récits qu’il rapporte illustrant comment les Prophètes et les Saints se tournaient vers Allâh — Exalté soit-Il — L’invoquant et L’appelant au secours.
Compte tenu de ces éléments, la pratique dont il est question n’est pas permise car elle fait une mauvaise utilisation des versets du Noble Coran. Le musulman ne doit pas faire du Coran un talisman qu’il porte sur lui car le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — interdit le port des talismans de manière générale et fit même une invocation contre ceux qui en usent de ne point accomplir leur dessein c’est-à-dire que leur besoin ne soit pas comblé, que ce soit une guérison ou autre. Il n’appartient pas à un musulman croyant en Allâh, au Jour dernier et aux Messagers d’Allâh d’utiliser le Coran à des fins autres que ce pourquoi il a été révélé. Il n’est pas permis à un musulman de recevoir le moindre salaire pour l’inscription d’un verset ou d’une sourate à des fins curatives. Les juristes se sont accordés en effet sur le fait que cette pratique, faite dans cette intention, ne peut pas faire l’objet d’un salaire ni être prise pour un gagne-pain, aux yeux de la sharî'ah.
En ce qui concerne le hadith cité dans la question : « Puise dans le Coran ce que tu veux pour ce que tu veux. », il n’est pas authentique, puisqu’il ne figure dans aucun recueil de la Sunnah. Celui qui le prend pour argument est visé par la sentence du Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — rapportée par Anas : « Ce qui m’empêche de vous rapporter beaucoup de récits, c’est le fait que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : “Quiconque ment à mon compte délibérément qu’il soit installé en enfer.” » [3]
Et Allâh est le plus savant.
P.-S.
Traduit de l’arabe du site de la Maison Égyptienne de Fatwa.
Pour information, le lecteur peut également se reporter à un éclairage différent de cette question par Sheikh 'Atiyyah Saqr.
Notes
[1] Sourate 10, Yûnus, Jonas, verset 107.
[2] D’après Al-Fatâwâ Al-Hadîthiyyah d’Ibn Hajar Al-Haythamî Al-Makkî, page 88.
[3] D’après 'Umdat Al-Qarî Sharh Sahîh Al-Bukhârî, volume 2, page 152.
http://www.islamophile.org/spip/L-inscription-des-versets.html


Peut-être que le plus grand obstacle de tous, celui qui exige toute notre attention, est “le scandale de la croix” dont parle la Bible. Evidemment, à ce scandale se heurtent tous ceux qui, rejetant l’unique voie de salut de Dieu par la croix de Christ, s’imaginent pouvoir gagner la faveur de Dieu par quelque mérite personnel, ce qui est impossible. C’est par la mort de Christ que nous sommes réconciliés avec Dieu. C’est la croix, et la croix seulement, qui peut pourvoir à notre rédemption éternelle.
Mais pour un musulman il est impensable que Dieu puisse permettre à son Saint Prophète de mourir sur une croix. Le Coran s’exprime clairement sur ce point, mettant ainsi en évidence la différence fondamentale entre l’islam et le christianisme.
Christ, face à l’opposition farouche des autorités, à l’abandon de ses amis et l’hostilité des foules se dirigea calmement vers Jérusalem. Il savait qu’il y affronterait la mort sur un gibet romain.
Voilà le point crucial. La Croix, dans laquelle le chrétien se glorifie, est pour le musulman le symbole de chute et de défaite. La Croix qui, pour le chrétien, est la garantie du pardon, est pour le musulman un objet de mépris et de blasphème.
La Parole de Dieu dit que Christ devait mourir. Matthieu 20:28 – “C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs”. Romains 5:10 – “Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.” I Corinthiens 15:3 – “Car je vous ai enseigné, avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures”.
Le thème qui revient sans cesse dans la Bible est celui de la rédemption par le sacrifice. Christ Lui-même est appelé «l’Agneau de Dieu» (Jean 1:29). L’histoire du fils d’Abraham, dans Genèse 22, est une bonne illustration de la rédemption.
Soulignons l’attitude du Christ envers sa propre mort. Jean 10:17-18 – «Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père».
Ecoutons le témoignage biblique de la mort de Christ. Les quatre Evangiles décrivent les événements qui entourent la crucifixion, et qui se sont déroulés en l’espace d’une semaine, avec beaucoup plus de détails qu’aucune autre période de la vie de Jésus. Ces détails prouvent de façon concluante que le crucifié ne pouvait être que Jésus-Christ. Les détails sont si nombreux et concordent si parfaitement qu’il est impossible de contester l’historicité des récits de la crucifixion. Jean consacre presque la moitié de son Evangile au temps de la crucifixion (Matthieu 27:33-50; Jean 19:32-37; Marc 15:43-47).
Il eût été impossible pour les disciples qui étaient présents quand Jésus fut crucifié et qui prirent son corps, de le confondre avec celui d’un autre. Les blessures de celui qui était mort sur la croix étaient visibles sur le Christ ressuscité. «Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois» (Jean 20.27).
Considérons la victoire de Christ sur le péché, sur Satan et sur la mort. En acceptant d’être mis à mort par crucifixion, Jésus préparait l’éclatante victoire qui se manifesterait lorsqu’il ressusciterait des morts. Ce ne fut pas une victoire ordinaire se situant dans la sphère politique, mais plutôt une victoire cosmique contre le mal.
En mourant et en ressuscitant, Jésus a vaincu et le péché, et Satan et la mort elle-même.
«L’aiguillon de la mort, c’est le péché; et la puissance du péché, c’est la loi. Mais, grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ!» ( I Corinthiens l5:56,57).
«….notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort et mis en évidence la vie et l’immortalité par l’Evangile» (II Timothée 1:10).
«Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi marchions en nouveauté de vie» (Romains 6:4).
«Il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit» (Romains 6:10).
«Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire, le diable, et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude» (Hébreux 2:14,15).
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La miséricorde de Dieu est intimement proche de chacun de nous, attendant de nous envelopper lorsque nous sommes prêts à la recevoir. L’islam reconnaît la propension humaine de pécher, car l’être humain est faible de nature; c’est ainsi que Dieu l’a créé. Le Prophète a dit : « La progéniture d’Adam se trompe constamment… »
En même temps, Dieu nous laisse savoir qu’Il pardonne les péchés. Le même hadith continue en disant: « … mais les meilleurs de ceux qui se trompent constamment sont ceux qui se repentent constamment. » (At-Tirmidhi, Ibn Majah, Ahmad, Al-Hakim)
Dieu dit
« Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment! Ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car Il pardonne tous les péchés. Certes, c’est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux. »
(Coran 39:53)
Mohammad, le prophète de miséricorde, fut chargé d’annoncer la bonne nouvelle à toute l’humanité :
« Dis à Mes serviteurs, (ô Mohammed), que c’est Moi le Pardonneur… »
(Coran 15:4
Le repentir, attire la miséricorde divine :
« …pourquoi ne demandez-vous pas pardon à Dieu; peut-être Se montrera-t-Il miséricordieux envers vous? »
(Coran 27:46)
« … Certes, la miséricorde de Dieu est (toujours) proche de ceux qui font le bien. »
(Coran 7:56
Depuis des temps immémoriaux, la miséricorde salvatrice de Dieu a sauvé les fidèles d’une destruction imminente :
« Puis quand vint Notre ordre, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Houd et ceux qui croyaient avec lui…»
(Coran 11:58)
« Puis lorsque vint Notre ordre, Nous sauvâmes, par une miséricorde de Notre part, Chou’aïb et ceux qui croyaient avec lui. »
(Coran 11:94)
La pleine mesure de la compassion de Dieu envers les pécheurs se manifeste dans les versets suivants :
1. Dieu accepte le repentir
« Dieu souhaite accueillir votre repentir, alors que ceux qui suivent leurs vaines passions cherchent à vous égarer totalement (de Sa voie). »
(Coran 4:27)
« Ne savent-ils pas que c’est Dieu qui accueille le repentir de Ses serviteurs et qui reçoit les aumônes? Et que c’est Lui qui est Pardonneur et Miséricordieux? »
(Coran 9:104)
2. Dieu aime le pécheur qui se repent
« … Dieu aime ceux qui se tournent vers Lui repentants… »
(Coran 2 :222)
Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit : « Si les êtres humains ne commettaient pas de péchés, Dieu créerait d’autres créatures qui commettraient des péchés pour ensuite les leur pardonner, car Il est Pardonneur et Miséricordieux. » (At-Tirmidhi, Ibn Majah, Mousnad Ahmed)
3. Dieu est content lorsque le pécheur se repent parce que le pécheur réalise qu’il a un Seigneur qui lui pardonne ses péchés!
« Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur, quand il revient à Lui repentant, que l’un de vous qui se trouve dans une région désertique isolée de tout, avec sa monture; tout à coup, celle-ci lui échappe, en emportant toute sa nourriture et sa boisson; alors, désespéré, il se couche à l’ombre d’un arbre, quand soudainement, sa monture se présente à lui. Alors, émerveillé, il dit, en la tenant par la bride: “Seigneur! Tu es mon Serviteur et je suis Ton Seigneur - sa joie extrême lui faisant faire ce lapsus. » (Sahih Mouslim)
4. La porte du repentir est ouverte jour et nuit
La miséricorde divine étend son pardon tous les jours et toutes les nuits de l’année. Le prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a dit :
« Dieu tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pécheur du jour et le jour pour accepter le repentir du pécheur de la nuit ; et ce, jusqu’à ce que le soleil se lève de l’Occident (c’est à dire jusqu’à la résurrection). » (Sahih Mouslim)
5. Dieu accepte le repentir même si le pécheur commet des péchés à répétition
Dieu démontre souvent de la compassion envers ceux qui commettent des péchés. Sa bonté affectueuse envers les enfants d’Israël était déjà manifeste avant qu’ils ne prennent le veau d’or pour idole; mais même après qu’ils eurent commis ce péché, Il démontra de la miséricorde envers eux. Ar-Rahman dit :
« Et (rappelez-vous) lorsque Nous avons prescrit quarante nuits (de solitude) à Moïse; puis, en son absence, vous avez choisi le veau pour idole; vous étiez vraiment injustes. Malgré cela, Nous vous avons pardonné afin que vous soyez reconnaissants. » (Coran 2:51-52)
Le Prophète a dit : “Un homme, ayant commis un péché, s’écria: “Seigneur! Pardonne-moi mon péché”. “Puisque, dit Allah, Mon Serviteur a commis un péché et a constaté qu’il avait un Seigneur qui pardonne les péchés et qui les punit, Je lui pardonne”. Puis, cet homme commit un nouveau péché. - “Seigneur, s’écria-t-il; j’ai commis un nouveau péché, pardonne-le-moi”. “Puisque, dit Allah, Mon Serviteur a commis un péché et a constaté qu’il avait un Seigneur qui pardonne les péchés et qui les punit, Je lui pardonne”. Puis, cet homme fit un nouveau péché. - “Seigneur, s’écria-t-il; j’ai commis un nouveau péché, pardonne-le-moi”. “Puisque, dit Allah, Mon Serviteur a commis un péché et a constaté qu’il avait un Seigneur qui pardonne les péchés et qui les punit, Je lui pardonne pour la troisième fois. Qu’il fasse ce qu’il veut, Je lui accorde d’avance le pardon”. (Sahih Mouslim)
6. Embrasser l’islam efface tous les péchés commis précédemment
Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a expliqué que le fait d’embrasser l’islam efface tous les péchés commis précédemment par le nouveau musulman, peu importe leur gravité, mais à une seule condition : que le nouveau musulman embrasse l’islam purement et uniquement par amour pour Dieu. Certaines personnes demandèrent au Messager de Dieu : « Ô Messager de Dieu! Serons-nous tenus responsables pour ce que nous avons fait lorsque nous étions ignorants, avant d’embrasser l’islam? » Il répondit :
« Celui qui accepte l’islam uniquement pour Dieu ne sera pas tenu responsable [de ce qu’il a fait avant l’islam]; mais celui qui embrasse l’islam pour d’autres raisons devra répondre de ses actions commises avant et après sa conversion. »(Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)
Bien que la miséricorde de Dieu soit suffisante pour pardonner les péchés, elle ne libère pas l’homme de son obligation de se comporter correctement. De la discipline et un effort soutenu sont nécessaires pour avancer sur la voie du salut. La loi du salut, en islam, tient compte de la foi et du fait de se conformer à la loi divine; la foi seule, si elle ne se manifeste pas par des actions conformes aux lois divines n’a que peu de valeur. Nous sommes faibles et imparfaits, c’est ainsi que Dieu nous a créés. Lorsque nous ne respectons pas la loi divine, Dieu est toujours prêt à pardonner. Nous pouvons obtenir Son pardon en Lui confessant notre péché et en implorant Sa miséricorde, tout en ayant la ferme intention de ne jamais commettre à nouveau ce péché. Mais nous devons toujours garder à l’esprit que le Paradis ne se mérite pas que sur la base de nos actions uniquement; il est accordé par la miséricorde de Dieu. Le Prophète de miséricorde a dit :
“Aucun de vous n’entrera au Paradis par ses bonnes œuvres. [Ses compagnons] dirent: « Pas même toi, Messager de Dieu? » Non, pas même moi, sauf si Dieu me couvre de Sa grâce et de Sa miséricorde.(Sahih Mouslim)
La foi en Dieu, le respect de Sa loi et les bonnes actions sont considérés comme la raison et non le prix pour être admis au Paradis.
http://baladislam.over-blog.com/article-comment-la-misericorde-divine-de-dieu-enveloppe-ceux-qui-commettent-des-peches-98611358.html


Il est certifié dans les deux recueils authentiques et autres que le Prophète a fait un sermon le jour du sacrifice. Le point sur lequel il insista le plus fut le caractère sacré du sang, des biens, et de l’honneur. Bon nombre de propos prophétiques rapportés par plus d’un Compagnon (radiya Allahou `anhou) viennent détailler cet événement. Entre autres, selon ibn ‘Abbâs (radiya Allahou `anhou), le Messager d’Allah a fait un sermon le Jour du sacrifice, où il a déclaré :
« O gens ! Quel jour sommes-nous ?
- Un jour sacré, ont-ils répondu.
- Sur quelle terre sommes-nous ?
- Sur une terre sacrée ?
- Quel mois sommes-nous ?
- Un mois sacré.
- Votre sang, vos biens, et votre honneur vous sont sacrés comme sont sacrés votre jour-ci, votre terre-là, et votre mois-ci.
Après l’avoir répété trois fois, il a levé ses yeux au ciel pour s’exclamer : « O Allah ! Ai-je transmis ? O Allah ! Ai-je transmis ? » Ibn ‘Abbâs (radiya Allahou `anhou) a commenté : « Par Celui qui détient mon âme entre Ses Mains ! C’est son testament à sa communauté ».
« Que la personne présente transmette à celle absente ! Poursuivit le Prophète . Surtout ne devenez pas mécréants après moi en brandissant vos épées les uns contre les autres. » Rapporté par al Bukhârî (1739) ;
De plus, il y a le Hadith d’Abû Bakra Nafi’ ibn el Harîth at-Thaqafî (radiya Allahou `anhou) où celui-ci raconte : « Le Prophète nous a fait un sermon le jour du Sacrifice. Il a demandé :
- Savez-vous quel jour sommes-nous ?
- Allah et Son Messager le savent mieux, avons-nous répondu.
Il s’est tu, un instant, à tel point que nous avons pensé qu’il allait le désigner par un autre nom.
- N’est-ce pas le jour du Sacrifice ?
- Bien sûr !
- Quel mois sommes-nous ?
- Allah et Son Messager le savent mieux, avons-nous répondu.
Il s’est tu un instant à tel point que nous avons pensé qu’il allait le désigner par un autre nom.
- Ne sommes-nous pas en Dhul Hijja ?
- Bien sûr !
- Sur quelle terre sommes-nous ?
- Allah et Son Messager le savent mieux, avons-nous répondu.
Il s’est tu un instant à tel point que nous avons pensé qu’il allait la désigner par un autre nom.
- Ne sommes-nous pas sur la Terre Sacrée ?
- Bien sûr !
- Votre sang et vos biens vous sont sacrés comme sont sacrés, votre jour-ci, au cours de votre mois-ci, et sur votre terre-là. Ne vous ai-je pas transmis ?
- Oui ! Avons-nous répondu.
- O Allah ! Sois-en Témoin ! Que la personne présente transmette ce message à celle absente ! Une personne l’ayant reçu est susceptible de mieux l’assimiler que celle qui l’a entendu. Surtout ne devenez pas mécréants après moi en brandissant vos épées les uns contre les autres. » Rapporté par al Bukhârî et Muslim L’Authentique d’el Boukhari (1741) et L’Authentique de Mouslim (1679) ;
D’après ‘Abd Allah ibn ‘Omar (radiya Allahou `anhou), le Prophète a déclaré à Mina :
« Quel jour sommes-nous ?
- Allah et Son Messager le savent mieux.
- C’est un jour sacré. Savez-vous sur quelle terre sommes-nous ?
- Allah et Son Messager le savent mieux.
- Une terre sacrée. Savez-vous quel mois sommes-nous ?
- Allah et Son Messager le savent mieux.
- Un mois sacré. Allah vous a interdit votre sang, vos biens, et votre honneur comme sont sacrés ce jour-ci, sur votre terre-là, et au cours de ce mois-ci. » Rapporté par el Bukhârî (1742) ;
Jarir ibn ‘Abd Allah el Bajalî (radiya Allahou `anhou) a demandé au Prophète au cours du Pèlerinage de l’Adieu : « Fais taire l’assemblée ! » Ensuite, il a dit : « Ne devenez pas mécréants après moi en brandissant vos épées les uns contre les autres. » L’Authentique d’el Boukhari (121) et L’Authentique de Mouslim (65) ;
Nombreux sont Les Hadiths dans ce registre.
Ce sermon illustre et ces justes paroles démontrent comment la vie du musulman, ses biens, et son honneur sont précieux et défendus. Il n’est pas permis de les violer, de quelque façon qu’il soit. Le Cheikh de l’Islam ibn Taymiyya a donné l’explication suivante :« En principe, le sang des musulmans ainsi que leurs biens et leur honneur sont mutuellement sacrés (défendus). Ils ne peuvent être profanés sans la permission d’Allah et de Son Messager. Le Prophète a déclaré au cours du Pèlerinage de l’Adieu : « Votre sang, vos biens, et votre honneur vous sont sacrés comme sont sacrés ce jour-ci, sur votre terre-là, et au cours de ce mois-ci. » Rapporté par el Boukhari (1741) et Mouslim (1679), selon Abou Bakra, qu’Allah l’agrée ;
Il a déclaré également : « Tout ce qui concerne le musulman est sacré (interdit) pour le musulman : son sang, ses biens, et son honneur. » Rapporté par Mouslim (2564), selon Abou Houraïra, qu’Allah l’agrée ;
Il a dit également : « Quiconque accomplit notre prière, s’oriente vers notre direction, et mange notre viande, est musulman. Il est sous la protection d’Allah et de Son Messager. »
Dans cet ordre, il a dit : « Si deux musulmans se rencontrent l’épée à la main, le tueur et la victime sont passibles de l’Enfer.
- Cher Messager d’Allah ! Lui a-t-on demandé, pour le tueur c’est compréhensible, mais quel mal a fait la victime ?
- Il cherchait à tuer son adversaire, a-t-il expliqué.» Rapporté par el Boukhari (31) et Mouslim (2888), selon Abou Bakra, qu’Allah l’agrée ;
Il a dit également : « Ne devenez pas mécréants après moi en brandissant vos épées les uns contre les autres. » Rapporté par el Boukhari (121) et Mouslim (65), selon Jarir ibn ‘Abd Allah, qu’Allah l’agrée ;
Il a dit aussi : « Quiconque dit à son frère : mécréant, verra cette sentence s’appliquer à l’un des deux. » Majmou’ el Fatawa (283/3) ; Tous ces Hadiths sont dans les deux recueils authentiques. Rapporté par el Boukhari (6104) et Mouslim (60), selon ibn ‘Omar, qu’Allah l’agrée ;
Le Prophète a lourdement insisté sur le caractère sacré de ces trois choses : la vie, les biens, et l’honneur. Il a mis l’accent sur leur importance d’un ton sévère. Il a même comparé cela au jour sacré, au cours du mois sacré, et sur les terres sacrées. S’il l’a répété plusieurs fois, c’est en raison de son importance extrême et de sa gravité. Il a même ordonné aux personnes présentes de transmettre le message aux personnes absentes.
Il a ainsi attiré leur attention et a interpellé leur conscience en les questionnant sur le jour, le mois, et le pays dans lesquels ils étaient. Il leur a rappelé qu’ils étaient sacrés bien que la chose soit notoire et ancrée dans les esprits. Il les a en fait , préparés à concevoir le caractère sacré du sang du musulman, ainsi que ses biens et son honneur. L’érudit ibn Hajar – Allah lui fasse miséricorde – a fait remarquer : « S’il a comparé le caractère sacré du sang, de l’honneur, et des biens à celui de ces trois choses, c’est parce que l’auditoire ne voyait pas les choses ainsi, autrement dit, il ne tolérait pas que l’on puisse violer le sacré. Ils trouvaient que l’auteur d’un tel sacrilège méritait tous les blâmes. S’il a posé cette question avant d’établir cette comparaison, c’est pour leur rappeler qu’ils sont effectivement sacrés. Il a établi ce qui était déjà ancré dans les cœurs pour fonder ce qu’il voulait édifier, afin de le confirmer. » Feth el Bari (3/576) ;
Par ailleurs, le Prophète (saw) nous a mis en garde contre autre chose non moins importante au cours de ce fameux sermon, en relation avec l’interdiction de s’en prendre à des vies humaines à travers ses paroles : « Ne devenez pas mécréants après moi en brandissant vos épées les uns contre les autres. » Rapporté par el Boukhari (1741) et Mouslim (1679), selon Abou Bakra,qu’Allah l’agrée ;
Cette mise en garde est d’une grande éloquence. « Il a qualifié les personnes qui s’entretuent impunément de mécréants, comme il a qualifié cette action de mécréance. » Majmou’ el Fatawa d’ibn Taïmiya (355/7) ;
Cela ne correspond pas toutefois à de l’apostasie. C’est un acte de mécréance mineure. Cependant, cette expression démontre que cette action fait partie des branches condamnables de l’infidélité, cette caractéristique étant inadmissible. L’Islam a eu pour vocation de mettre en garde contre de telles actions et les a purement réprouvées afin de réunir les cœurs et de consolider les liens dans une société où le sang n’est pas versé impunément ni répandu sans raison. Dans le sens de ce hadith, le Prophète a dit : « Insulter un musulman, c’est de la perversité, et le tuer c’est de la mécréance. » Rapporté par el Boukhari (48) et Mouslim (64), selon ‘Abd Allah ibn Mes’oud, qu’Allah l’agrée ;
Il incombe donc, à tout musulman de faire extrêmement attention à ne pas commettre une telle monstruosité, cette faute irréversible, j’entends par-là, de s’acharner sur la vie des musulmans, sur leur argent ou leur honneur. Un homme a envoyé un courrier à ibn ‘Omar (radiya Allahou `anhou) lui priant de lui écrire le savoir en entier. Il lui a répondu en ces termes : « Le savoir abonde, mais si tu peux rencontrer Allah le dos allégé du sang des gens, le ventre vide d’avoir consommé leurs biens, la langue exempte d’avoir atteint leur honneur, tout en étant fidèle à leur unité, alors fais-le. » Siar A’lem e-Noubala (222/3).
Prêches et Sermons Extraits du Pèlerinage de l’Adieu
Ecrit par : ‘Abd er-Razzâq ibn ‘Abd el Muhsin el Badr


Quelles sont les dipositions juridiques islamiques concernant les Musulmans qui coopèrent avec des étrangers et des non-Musulmans contre l’intérêt de leurs frères Musulmans ?Toutes les louanges et tous les remerciements appartiennent à Dieu, paix et bénédiction sur Son Messager.
De manière générale, il est indéniable que les Musulmans se doivent de coopérer les uns avec les autres et leurs oeuvres doivent viser le renforcement de leur propre cause. La coopération avec des non-Musulmans n’est pas interdite pour autant qu’elle s’inscrive dans un cadre légal conforme aux principes islamiques.
Dans sa réponse à cette question, Sheikh Ahmad Ash-Sharabâsî, que la Miséricorde de Dieu soit sur lui, de l’Université Al-Azhar, dit ceci :
"La Communauté musulmane peut coopérer avec d’autres communautés pour autant que cette coopération soit saine, qu’elle obéisse aux règles et qu’elle ne court pas le risque d’être influencée, voire dirigée, par ces autres nations ou communautés.
Cette remarque se base sur les paroles de Dieu : « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Dieu, car Dieu est, certes, dur en punition ! » [1].
Le verset mentionné ci-dessus n’appelle guère à une coopération absolue : il impose certaines restrictions. La coopération doit impérativement s’inscrire dans le but de l’accomplissement de bonnes oeuvres et de la piété ; ici les bonnes œuvres sont à comprendre dans le sens de bonnes actions, et la piété correspond au fait d’éviter toute action qui pourrait blesser la foi ou l’intérêt d’une personne.
Ainsi une coopération qui se fonderait sur une manipulation par un pays ennemi visant à diviser la Communauté musulmane ferait partie du type de coopération proscrite par le verset sus-mentionné. Ce verset interdit en effet tout acte qui mène au péché, qui viole les principes de la religion ou qui engendre une injustice à l’égard d’un tiers.
La coopération avec les ennemis de l’Islam est donc un grave péché et une transgression de la religion. C’est pourquoi Dieu — Exalté soit-Il — a menacé ceux qui commettent ce type de péché d’une lourde punition.
Dieu, le Tout-Puissant, a établi un cadre qui permet des formes de coopération correctes et utiles. Il nous a montré que les intérêts d’une puissance étrangère ne doivent en aucun cas influencer la coopération entre les deux parties. Dieu, le Tout-Puisant, dit : « Les Croyants et les Croyantes sont alliés les uns des autres » [2].
La coopération entre Musulmans doit donc rester prioritaire. Elle devra s’effectuer dans le but de plaire à Dieu — Exalté soit-Il — et œuvrer au bien-être de la Communauté. Elle devra se fonder sur la justice et l’équité et être libre de toute influence étrangère. Elle devra en outre réunir des gens pieux, qui ont libéré leur pays de l’occupation et de la tyrannie et regagné leur dignité et leur honneur. Dieu, le Tout-Puissant, dit : « Or c’est à Dieu qu’est la puissance ainsi qu’à Son Messager et aux Croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas. » [3].
C’est pourquoi ceux qui prétendent travailler pour l’Islam mais qui en réalité dépouillent les Musulmans de leur argent et leur dénient leur droit, ne sont pas Musulmans. Leurs actes divisent la Communauté musulmane entre une minorité qui vit dans le luxe et une majorité privée de tout, souffrant de la faim, de la pauvreté et de la maladie. Cette minorité privilégiée n’occupe cette position que parce que chacun de ses membres possède au sein de sa famille ou parmi ses amis de tels traîtres. Les individus qui forment la majorité sont des victimes, elles sont dépossédées de leur potentialité et de leur droit.
Nous connaissons tous le châtiment que Dieu — Exalté soit-Il — réserve à ceux qui unissent leurs mains aux mains des ennemis au détriment de leur propre peuple et de leur propre pays. Dieu, le Tout-Puisant, dit : « N’as-tu pas vu ceux qui ont pris pour alliés des gens contre qui Dieu S’est courroucé ? Ils ne sont ni des vôtres, ni des leurs ; et ils jurent mensongèrement, alors qu’ils savent. Dieu leur a préparé un dur châtiment. Ce qu’ils faisaient alors était très mauvais. » [4].
Il dit encore : « Dieu ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Dieu aime les équitables. Dieu vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. » [5].
Dans un autre verset, Il dit encore : « Et ne vous penchez pas vers les injustes : sinon le feu vous atteindrait. Vous n’avez pas d’alliés en dehors de Dieu. Et vous ne seriez pas secourus. » [6].
Le verset précédent interdit aux Musulmans de s’unir à ceux qui commettent le mal. Il n’y a rien de plus grave que de transgresser les Ordres de Dieu — Exalté soit-Il — en permettant aux mécréants d’humilier les Croyants, de les attaquer et de les expulser de leurs patries. Dieu, le Tout-Puissant, dit : « Et jamais Dieu ne donnera une voie aux mécréants contre les Croyants. » [7].
Ainsi, un leader musulman se devra d’œuvrer pour le bien de son peuple et de son pays. Il devra préserver les avoirs et les ressources des siens et devra faire en sorte que la justice prévaille. Il devra suivre l’exemple de Abû Bakr — que Dieu l’agrée -, qui s’adressa à son peuple en ces termes : « Obéissez-moi tant que j’obéis à Dieu, mais si vous me voyez désobéir à Dieu, ne m’obéissez pas. Les puissants parmi vous, je les considérerai comme des faibles, tant qu’ils n’auront pas rendu leurs droits aux autres et les faibles d’entre vous, je les considérerai comme forts jusqu’au moment où ils auront recouvert leurs droits. »
Par conséquent, lorsqu’un chef musulman dévie du droit chemin et coopère avec ceux qui conspirent contre la Communauté musulmane et cherchent à lui nuire, il est du devoir de son peuple de lui désobéir. Dieu, le Tout-Puissant, dit : « Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. » [8]."
Et Dieu est le plus Savant.
P.-S.
Traduit de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net.
Notes
[1] Sourate 5 intitulée la Table servie, Al-Mâ’idah, verset 2.
[2] Sourate 9 intitulée le Repentir, At-Tawbah, verset 71.
[3] Sourate 63 intitulée les Hypocrites, Al-Munâfiqûn, verset 8.
[4] Sourate 58 intitulée Al-Mujâdalah, versets 14 et 15.
[5] Sourate 58 intitulée l’Eprouvée Al-Mumtahanah, versets 8 et 9.
[6] Sourate 11 intitulée Hûd, verset 113.
http://www.islamophile.org/spip/La-cooperation-entre-Musulmans-et.html
[7] Sourate 4 intitulée les Femmes, An-Nisâ, verset 141.
[8] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, Âl-'Imrân, verset 104.
http://www.islamophile.org/spip/La-cooperation-entre-Musulmans-et.html

1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité