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Blog de Islamiates

Les principales leçons coraniques

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Dieu le Miséricordieux

Notre Dieu est un Dieu Unique ! Il n'y a de Dieu que Lui : Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux"

(Sourate Al-Baqarah, II, 163)


           Allâh, le Créateur de l'Univers, est Un et Unique. Il n'a pas d'associé dans la création et l'administration de l'Univers.

           Nous voyons que le mécanisme de la création est en action et en ordre parfait, et qu'il ne présenta nulle aucun chaos ni aucun désordre. Ayant en vue cet ordre et cet arrangement, nous pouvons très bien réaliser qu'il y a seulement Un Etre Omnipotent et Omniscient qui contrôle la totalité de ce mécanisme. C'est Lui que nous appelons Dieu ou Allâh.

           Tous les Prophètes envoyés par Lui dans ce monde, nous ont appris qu'Il est Un et Unique.

           Nous Musulmans, croyons que tous les êtres humains sont les serviteurs d'Allâh et que toute chose est créée par Lui. Nous adorons seulement cet Un et Unique Allâh.

La véracité

           "Craignez Dieu ! Parlez avec droiture afin qu'Il réforme votre conduite..."

(Sourate Al-Ahzab, XXIII, 70)

           La véracité est l'une des bases fondamentales de l'établissement de relations sociales mutuelles. C'est pourquoi, l'Islam a attaché une grande importance à la véracité, considérée comme une valeur morale ; le Coran la mentionne en diverses occasions. Les gens ont confiance en l'homme qui parle avec droiture et véracité. Ils le tiennent en haute estime et admettent comme vrai tout mot qu'il prononce.

           En revanche, si l'homme dit des mensonges, des sottises et des extravagances, il perd tout crédit aux yeux des gens ; et le Tout-Puissant Allâh est aussi mécontent de lui.

           Si nous parlons toujours sagement et que nous sommes véridiques, Allâh nous aide à faire des choses bonnes et bénéfiques, et à mener une vie prospère. Nous devrions nous rappeler toujours que la véracité est la base de la dignité et de l'honneur de l'homme.

Allâh - Le bon

           "Dieu est très bon et très généreux envers Ses créatures"

(Sourate Al-Baqarah, II, 217)

           Allâh que nous adorons est juste. Il est bon envers toutes Ses créatures, et Il n'est injuste envers personne. Il récompense ceux qui accomplissent de bonnes actions. En revanche, ceux qui commettent de mauvaises actions doivent recevoir la punition appropriée.

           Allâh aime Ses créatures. Il les aide et les guide dans le droit chemin par l'intermédiaire des Prophètes.

           Allâh veut que tous les êtres humains fassent de bons actes afin qu'ils mènent une vie heureuse et prospère. Il veut aussi que ceux qui commettent de mauvais actes, dus à leur ignorance, puissent renoncer à leurs voies inconvenables, se repentir sincèrement de leurs pêchés et commencer à accomplir de bons actes.

           Allâh veut la bonté et le bonheur pour tout le monde, et Il est très bon envers tout le monde.

L'effort et le succès

           "L'homme ne possèdera que ce qu'il aura acquis pas ses efforts"

(Sourate Al-Najm, LIII, 39)

           Il n'y a pas de doute concernant le fait que l'homme ne peut réaliser aucun progrès sans effort ni travail dur. Par exemple, quelqu'un qui étudie de tout son cœur devient savant. De la même façon, le fermier qui laboure la ferme, y sème les graines et l'irrigue, est rapidement récompensé par la récolte. En revanche, celui qui est paresseux, indolent et ne faisant rien, est en butte à des malheurs et des ennuis. L'indolence et l'irresponsabilité produisent pauvreté et chagrin ; c'est ce que l'Islam déteste beaucoup. L'Islam considère le travail dur comme un devoir.

           Le Noble Prophète (P) insistait sur le travail dur. On raconte qu'il a dit : "Celui qui travaille est l'ami d'Allâh, et celui qui ne travaille pas, Allâh le considère comme un ennemi".

           L'Imam Ja'far Al-Çâdiq (P), notre sixième Imam, lui aussi, a attiré l'intention des gens sur les avantages du travail dur. Il a dit : "Allâh n'aime pas ceux qui dorment beaucoup et qui ne travaillent pas".

La tyrannie est condamnée

           "Celui qui est chargé d'inquiété sera malheureux"

(Sourate Tâhâ, XX, 111
           Dans le verset ci-dessus, le Tout-Puissant Allâh nous met en garde contre les malfaiteurs et déclare toute mauvaise action comme illégale. Celui qui fait mal à une autre personne, se moque d'elle, médit d'elle en son abscence ou l'accuse faussement, est un malfaiteur.

           Ceux qui enfreignent les droits des autres, leur nuisent ou usurpent leurs effets, sont des gens méchants.

           Si nous ne nous soucions pas de nos parents, si nous les embêtons et désobéissons à leurs ordres, nous sommes coupables de mauvaise action à leur égard. Nous commettons de mauvaises actions si nous nous moquons de nos frères et sœurs, ou si nous nous conduisons mal avec nos copains.

           Il ne faut pas que nous oubliions que le Tout-Puissant Allâh n'aime pas les malfaiteurs.

L'encouragement mutuel

           "Encouragez-vous mutuellement à la piété et à la crainte révérencielle de Dieu"

(Sourate Al-Mâ'idah, V, 2)

           Tout être humain a besoin de coopération des autres pour mener une vie plaisante et confortable. L'homme ne peut jamais connaître le bonheur en restant à l'écart des autres. A vrai dire, la coopération entre les gens en ce qui concerne les bonnes actions, garantit le progrès de la société humaine.

           L'Islam aussi désire que les gens puissent coopérer entre eux en accomplissant de bonnes actions, telles que l'aide aux nécessiteux, la construction d'écoles et d'hopitaux... etc.

           L'Islam a insisté auprès des Musulmans, dans des termes très fermes, pour qu'ils coopèrent entre eux. Il souhaite aussi qu'ils aident ceux qui se trouvent en difficulté. Pour cela, chacun de nous devrait s'efforcer de connaître les besoins et les difficultés des autres et de les résoudre autant que possible.

L'adoration et la bonne conduite

           "Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui. Il a prescrit la bonté à l'égard de vos père et mère..."

(Sourate Al-Isrâ', XVII, 23)
           Allâh nous a créés et il nous a octroyé d'innombrables dons afin que nous puissions mener une vie heureuse et paisible. C'est pourquoi, il est de notre devoir de Le remercier de L'adorer.

           Dans le Noble Coran, l'obéissance aux parents est mentionnée à plusieurs reprises et au même titre que l'obéissance à Allâh ; et dans certains cas, elle est mentionnée comme étant la première recommandation aux fils d'Adam.

           Nos parents nous ont accordé beaucoup de faveurs. Ils ont enduré beaucoup de difficultés pour nous élever. C'est pourquoi, il est nécessaire pour nous, d'apprécier le bien qu'ils nous on fait. Nous devons obéir à leurs ordres. Nous devrions faire de notre mieux pour les récompenser de leur bonté, afin que le Tout-Puissant Allâh soit bon avec nous.

           L'Islam a beaucoup insisté sur le bon traitement que l'on doit réserver au parents. Dieu est satisfait de ceux qui rendent leurs parents heureux ; et on suscite Sa colère si on les ennuie.

La récompense du bien

           "La récompense de Dieu est-elle autre chose que le bien"

(Sourate Al-Rahmân, LV, 60)

           Si vous passez le long d'une montagne et que vous dites quelque chose à haute voix, vous entendrez votre propre voix une deuxième fois après un moement. Elle fera écho à elle-même ou elle résonnera. Vous entendrez une feuxièle fois exactement ce que vous acez dit. Par exemple, si vous avez dit à haute voix "bien" l'écho en sera "bien" ; mais si vous avez crié "mal", vous entendrez une seconde fois le mot "mal".

           La même chose se produit avec nos actions. Si quelqu'un aise son semblable, les autres les aideront et les honoreront. Dieu aussi est satisfait d'une telle personne et Il la comble de plus de bienfaits. Toutefois, si l'homme commet de mauvaises actions et nuit aux autres, il perd tous les sympathisants, et personnes ne reviendra l'aider lorsqu'il se trouve en difficulté.

           Le Tout-Puissant Allâh dit : Quiconque fait le bien en verra le résultat, et quiconque fait le mal, en verra aussi le résultat".

Ne ridiculisez pas les autres

           "Que certains d'entre vous ne se moquent pas des autres ; ils se pourraient que ceux-ci fussent meilleurs que ceux-là"

(Sourate Al-Hujurâte, XLIX, 11)
           Certaines personnes se moquent des autres et les humilient devant leurs semblables. Les gens qui disent du mal des autres sont normalement ceux dont l'éducation et l'instruction ne sont pas à la hauteur, et qui n'ont pas appris les manières sociales correctes. Ils ne sont peut-être pas prévenus que les êtres humains sont égaux et que personne n'a le droit d'humilier un autre ni de lui nuire. Ils oublient aussi qu'il est tout à fait possible que ceux qu'ils ridiculisent, puissent être, en réalité, meilleurs qu'eux-mêmes, en raison de leurs bonnes qualités.

           Il est du devoir de chaque Musulman de respecter les autres. S'il remarque tout défaut dans le corps, les vêtements ou la maison d'un autre, il ne devrait pas rire de lui ni le ridiculiser.

L'assistance divine

           "La miséricorde de Dieu est proche de veux qui font le bien"

(Sourate Al-A'râf, VII, 67
           Dieu est Bon envers toutes Ses créatures, et Il commande aux être humains d'être bons et bienveillants. Il désire que chacun de nous traite autrui avec affection et bienveillance, et que nous nous montrions fraternels et généreux envers ceux qui ont besoin de nous.

           Quiconque accomplit les actes suivants est censé être bonne personne :
           - aider les nécessiteux
           - aider une personne perdue à retrouver son chemin
           - traiter l'ophelin avec compassion
           - écarter une pierre se trouvant sur son passage
           - aider l'aveugle à traverser la rue
           - nourrir les animaux et les oiseaux, et leur donner un abri confortable.

           Allâh aime ceux qui accomplissent de bonnes actions et aident les autres. Il augmente leur récompense proportionnellement aux services qu'ils ont rendus aux autres.

Nous devons être miséridordieux

           "Pratique le pardon ; ordonne le bien ; écarte-toi des ignorants"

(Sourate Al-Arâf, VII, 199)

Nous tirons trois leçons importantes de ce verset. La première est que si quelqu'un nous contrarie, nous devons lui pardonner. Si nous agissons de la sorte, il sera naturellement désolé et honteux de nous avoir maltraité et ne répétera plus la sottise. D'ailleurs, Allâh aussi sera satisfait de nous pour avoir pardonné.

           La deuxième leçon que ce verset nous apprend est que nous devons demander aux autres de faire de bonnes actions. Par exemple, si l'un de nos amis s'enfonce dans l'habitude de dire des mensonges, notre devoir est de lui demander de renoncer à cette mauvaise habitude et à dire toujours la vérité.

           Si nous nous éclairons les uns les autres sur le bien et le mal, et si nous prescrivons la bonté et admonestions les pécheurs pour leurs mauvaises actions, il sera possible de réformer la société et d'en extirper les péchés et les crimes.

           La troisième leçon que nous tirons de ce verset, c'est notre de soustraire la société aux gens ignorants. Cela est nécessaire parce qu'un homme mauvais laisse une certaine influence sur les habitudes de ses amis, ce qui entrave leurs propres avancement et éducation.

Nous devons être amicaux

           "Vivez fraternellement et en paix entre vous"

(Sourate Al-Anfâl, VIII, 1
L'Islam est la religion de la paix, de l'amitié et de la fraternité. Il considère tous les Musulmans comme égaux, et des frères les uns des autres. Il leur ordonne de s'aimer les uns les autres et d'être fraternel et bons.

           Il arrive souvent que deux personnes s'asseoient ensemble et jouent entre elles. Plus souvent le jeu prend une tournure très sérieuse et elles commencent à échanger des mots blessants et à se quereller. C'est là une très mauvaise habitude qui rappelle les Arabes de l'Epoque de l'Ignorance, lesquels se querellaient pour des banalités et déclenchaient par la suite des hostilités tribales qui duraient des années.

           Chaque fois qu'une discussion semble prendre une mauvaise tournure, il vaut mieux tout simplement y mettre fin, d'une façon raisonnable. Ainsi, s'il arrive que deux personnes commencent à échanger des mots blessants, le devoir de ceux qui en sont les témoins, est d'intervenir et de ramener la paix entre elles. En tant que vrais Musulmans, nous devons avoir l'esprit calme et être justes les uns envers les autres.

Nous ne devons pas être égoïstes

           "Et sois bienfaisant comme Allâh t'a été bienfaisant"

(Sourate Al-Qasas, XXVIII, 77)

           Le devoir de tous ceux qu'Allâh a favorisés de richesse et de prospérité est de ne pas penser seulement à leur propre bien-être. Au contraire, ils doivent aider les autres et essayer de les soustraire à la détresse. Par exemple, le devoir de tout homme instruit est de ne pas être mesquin lorsqu'il s'agit de communiquer son savoir aux autres. De même, l'homme riche doit aider les nécessiteux. Il ne doit pas oublier que la richesse ne restera pas éternellement dans mains d'une personne ou d'une famille.

           Le Noble Prophète a dit :

           "Celui qui ne s'intéresse pas aux affaires des Musulmans n'est pas Musulman, non plus, celui qui entend un Musulman appeler à l'aide, sans répondre à son appel".

           La récompense spirituelle qu'Allâh a fixée pour l'aide au frère de foi est si précieuse qu'une récompense similaire n'est promise que pour très peu d'autres actes.

Nous devons éviter les activités insensées

           "Oui, ils sont gagnants les croyants, qui sont humbles dans leurs prières, qui évitent les propos vains.

(Sourate Al-Mu'minoun, XXIII, 3)
           Ce verset montre que s'abstenir des activités insensées est l'un des signes de ceux qui croient en Allâh.

           Il y a des gens qui, lorsqu'ils s'asseoient ensemble, ont l'habitude de se laisser aller dans des bavardages banals et d'y prendre plaisir. C'est là une grande sottise.

           Certaines personnes cassent les branches des arbres sans raison. Parfois, elles tourmentent les oiseaux ou les animaux, ou bien, elles font du mal aux autres par de mauvaises paroles et de mauvaises actions. On appelle cela des actes absurde qu'il faut éviter.
           Toutes ces habitudes et actions qui conduisent l'homme à négliger Allâh et Ses commandements sont absurdes également. Nous devons nous abstenir de telles habitudes et éviter de perdre notre temps précieux.

           Nous ne devons pas nous lier d'amitié avec des gens qui aiment les choses insensées, ni avoir d'estime pour eux.

Nous devons bien garder le fidéicommis

           "Oui, ils sont gagnants les croyants [...] qui respectent les dépôts qui leur sont confiés ainsi que leurs engagements"

(Sourate Al-Mu'minoun, XXIII, 8)
           Le verset ci-dessus montre que l'un des signes de ceux qui croient en Allâh réside en ceci que si l'on leur confie n'importe quel bien, ils en prennent soin, et que s'ils font une promesse, ils la tiennent. Par exemple, si une personne laisse chez nous son livre ou toute autre chose, notre devoir est de le conserver proprement. Nous ne devons pas permettre qu'il subisse conserver des dégâts ni qu'il soit volé à cause d'une négligence de notre part ; et nous devons le rendre en bon état à son propriétaire.

           De même, si le facteur nous délivre par erreur une lettre appartenant à quelqu'un d'autre, il faut la conserver comme un fidéicommis. Notre devoir moral est donc de ne pas l'ouvrir ne de la lire. Bien plus, nous devons la passer telle quelle, à l'adresse indiquée aussi tôt que possible.

           Si l'un de nos amis fait une confidence et que nous lui promettons de garder son secret pour nous_mêmes, nous devons tenir notre promesse.

Nous devons pratiquer ce que nous prêchons

           "Commandez-vous aux hommes la bonté, alors que, vous-mêmes, vous l'oubliez ?"

(Sourate Al-Baqara, II, 44)
           Il y a des gens qui aiment beaucoup donner des conseils auc autres. Ils leur disent d'aider le pauvre, d'observer la propreté, de dire la vérité, d'être bons et gentils et de faire d'autres bonnes actions. Toutefois, lorsqu'ils se trouvent eux-mêmes dans des sistuations similaires à celles dans lesquelles se trouvaient ces autres, leur moralité subit un changement et ils se compromettent dans le péché. Le Noble Coran demande impérativement à de tels hommes de ne pas se contenter de donner des conseils aux autres, mais de faire de bonnes actions et de s'abstenir de mauvaises actions eux-mêmes.

           On avait bien dit que la droiture et l'honnêteté sont comme la bonne écriture et qu'elles s'apprennent seulement par la pratique.

Nous devons tenir nos promesses

           "Tenez vos engagements, car les hommes seront interrogés sur leurs engagements"

(Sourate Al-Asrâ, XVII, 34)
           Si l'un de vos amis vous promet de fournir un livre pour préparer votre examen qui aura lieu la semaine prochaine, mais oublie de vous l'apporter, vous serez naturellement ennuyé.

           L'exemple ci-dessus nous montre clairement combien il est important de tenir une promesse. Il est donc nécessaire de respecter une promesse que nous faisons à quelqu'un.

           Il arrive parfois que les gens fassent des promesses sans y réfléchir dûment, mais que plus tard, ils réalisent qu'ils ne sont pas en mesure de les tenir. C'est là la pire des insouciances, car un tel agissement cause des ennuis aux deux parties concernées. C'est pourquoi nous devons réfléchir avant de promettre. Cependant, lorsuqe nous aurons fait une promesse, notre devoir moral et religieux sera de la tenir.

           Les gens qui tiennent leurs promesses cultivent en eux-mêmes les qualités de l'honnêteté et de la ponctualité et mènent une vie réussie. Ils sont respectés par leurs camarades, et Allâh aussi est satisfait d'eux.

Nous ne devons dire rien de mal

           "Ne fouinez pas dans les affaires des autres, et ne médisez jamais des autres dans leur dos"

(Sourate Al-Hujurât, XLIX, 12)

           Ce verset contient deux commandements d'Allâh, qui visent deux grands maux sociaux.

           Le premier commandement nous enjoint de ne pas regarder indiscrètement les affaires des autres sans une raison valable. Certains individus ont la mauvaise habitude d'essayer de connaître les affaire privées des autres. Par exemple, ils brûlent d'envie de savoir quelque chose sur la richesse des autres ou sur les conversations qu'ils ont eues avec d'autres personnes. Ce sont là de mauvaises habitudes, et Allâh interdit de nous y abandonner.

           L'autre commandement qui nous est donné dans ce verset nous impose de ne pas dire de mal dans le dos des autres. Certains individus ont la mauvaise habitude de la médisance. Ils cherchent les défauts des autres en leur absence. C'est là un grand pêché commis habituellement par des gens qui ont les mauvaises qualités que sont la jalousie et lhostilité envers les autres hommes. Ils humilient ces hommes, dans la société, alors que ceux-ci ne connaissent pas leur tort et ne peuvent par consquent se défendre.

Nous ne devons pas commettre de pêché

           "Si vous évitez les grands pêchés qu'on vous a interdits, Nous tiendrons pour expiés vos méfaits (petits pêchés) et vous admettrons à une place d'honneur"

(Sourate Al-Nissâ, IV, 31)

           Si nous choisissons un endroit convenable et que nous y construisons un bâtiment édifié sur une fondation solide, celui-ci résistera aux inondations, aux tempêtes et à d'autres dangers.

           Si nous portons des vêtement épais pendant l'hiver, nous serons capables de résister au froid dans une large mesure.

           Si un pays possède une armée puissante, très bien entraînée et convenablement équipée, il pourra faire face aux troubles et aux attaques extérieures.
           De la même façon, si quelqu'un possède une fois parfaite en Allâh, il sera sauvé de tous les pêchés et méfaits, et capable de faire face à presuqe n'importe quelle épreuve avec courage. Il ne dira pas de mensonges. Il ne trahira pas des amis et ne nuira à personne. Il sera respecté par ses camarades et bénis par Allâh.

Le meilleur usage des bienfaits

           "Ne lui avons-nous pas donné deux yeux, une langue et deux lèvres ?"

(Sourate Al-Balad, XC, 8-9)
           L'un des meilleurs moyens de connaître quelque chose d'Allâh est de réfléchir sur la structure de notre corps. Cela nous permet de nous rendre compte de la Puissance du Créateur et de Le remercier. La personne qui établit sa propre identité réalise par la même la Toute-Puissance d'Allâh.

           Dans le verset ci-dessus, Allâh nous rappelle qu'il faut penser attentivement à la manière dont Il nous a pourvus de deux yeux afin qu'ils nous servent à voir. Ces yeux sont munis de beux cils, et bien qu'ils soient tous petits, avec eux nous pouvons voir très bien tout chose, grande et petite.

           Allâh nous a donné une langue pour qu'elle nous permette de parler. Il nous a donné aussi deux lèvres qui couvrent notre bouche et nos dents, et nous aident à parler.

           Nous devons réaliser l'utilité des bienfaits d'Allâh et les utiliser convenablement. Par exemple, nous devons lire des livres utiles et réaliser la grandeur d'Allâh l'Omnipotent en voyant les merveilles de l'Univers. Nous devons aussi prononcer des mots convenables et utiles, et éviter de blesser quelqu'un par notre parole.

Le Noble Coran

         Les livres célestes ont été révélé à tous les Prophètes distingués d’Allâh. Ils contenaient les ordres de commandements de Dieu, que les hommes doivent suivre. Le nom du livre qui est révélé à notre cher Prophète est le noble Coran.

         Le noble Coran est le dernier message d’Allâh à l’humanité. Il comprend les règles et les ordres de la religion islamique. Le secret du progrès spirituel et matériel de l’être humain réside dans les enseignements suivants du Coran.

         Le noble Coran nous donne l’ordre d’adorer Allâh seulement. Il nos apprend aussi à aimer les autres et à être bienveillants envers eux, à respecter et à aider nos parents, à éviter les mauvais actes et à faire de bons actes.

         Le noble Coran a été révélé en arabe. Il faut donc apprendre cette langue graduellement et essayer de lire et de comprendre les contenus du Livre sacré.

         Le noble Coran se compose d’un certain nombre de chapitres. On appelle chaque chapitre « Sourate ». Chaque sourate est subdivisé en versets qui sont appelés « Ayât ». Il y a 114 sourates dans le Coran.

         Le noble Coran contient aussi plusieurs histoires vraies intéressantes et instructives relatives aux évènements du passé. L’une d’elles, est l’histoire du Prophète Youssouf. Elle est bien connue.

         La révélation du noble Coran a commencé au mois de Ramadan et a continué pendant vingt-trois ans. La plus grande partie du Coran a été révélé à la Mecque pendant les treize premiers ans de la mission prophétique du noble Prophète Mohammed (P).

         Les premiers versets du Coran ont été révélés au noble Prophète dans la grotte de Hira, située près de la Mecque, et le dernier à Ghadir al-Khum, près de Johfa. Dans le dernier verset, Allâh a annoncé l’achèvement de la religion de l’Islam à tous égards.

http://quran.al-shia.org/fr/ejtema/divers/01.htm

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La tombola halal?!

 

Pourquoi voit-on autant de tombolas organisées pendant le mois sacré de Ramadan sur les chaînes de télévision de pays musulmans ? Ces tombolas sont-elles halal ou haram ?

Les concours [tombolas] qui sont organisés, sont différents selon la différence de leurs situations ; parmi eux, certains sont permis, et d’autres sont interdits.
Donc, si ces concours sont sous la forme de questions qui sont posées au participant, une question lui est posée avec une somme d’argent particulière s’il donne une bonne réponse, il n’y a alors aucun mal en cela à condition que les sujets des questions soient permis et que le mélange entre les hommes et les femmes qui est interdit, ne soit pas exigé pour le concours, sinon le concours est interdit.

Mais si ces concours sont oganisés en payant une somme d’argent pour y participer, et que le participant peut perdre cette somme d’argent, c’est alors un jeu d’argent [un jeu de hasard], parce que c’est de l’argent qui est dépensé en compensation d’un gain problable, et il se peut que le participant perde une partie de ce qu’il gagne, comme dans le concours « Qui gagnera le million », et ceci est un jeu de hasard, car la réalité de ce jeu est que le participant entre avec une somme d’argent, puis s’il répond convenablement, il reçoit une somme supérieure, sinon il perd la somme qu’il a déjà gagnée ou une partie de cette somme ; et ceci est la réalité du jeu de hasard qui est interdit.

Et malheureusement, ces concours sont très nombreux intentionnellement pendant le mois de Ramadan, et ce qui aurait été obligatoire, est que ces concours ne soient pas organisés pendant le mois de Ramadan afin que les gens ne soient pas préoccupés par ces concours, puis délaissent l’accomplissement des bonnes œuvres à cause de cela.

 

Les actes intercèdent pour leur auteur

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Auteur | Dr. Temsamani Chebagouda Abdelhamid

 

D’après Ibn ‘Omar, l’Envoyé de Dieu (P.S) dit : « Un jour que trois hommes cheminaient ensemble la pluie les surprit ; ils se réfugièrent dans une grotte de montagne ; mais un rocher s’étant détaché de la montagne vint se placer devant l’ouverture de la caverne et les empêcher de sortir. Ils se demandèrent les uns aux autres quel étaient les actes les plus méritoires qu’ils avaient faits pour l’amour de Dieu, afin d’invoquer Dieu au nom de ces actes pour qu’il les délivrât.

L’un d’eux dit alors : « O mon Dieu ! mon père et ma mère étaient deux vieillards âgés, et j’avais des enfants. C’est moi qui gardais le troupeau, qui les nourrissait. Quand je rentrais le soir, je trayais les brebis et je commençais à donner à boire à mon père et à ma mère avant de servir mes enfants. Un jour que je m’étais rendu dans un pâturage éloigné, je ne revins que lorsque la nuit était déjà tombée et trouvai, mon père et ma mère endormis. Je me mis à traire mes brebis comme d’habitude, puis j’apportai la traite et me tins au chevet de mes parents, craignant les réveiller, et ne voulant point servir mes enfants avant eux. Les enfants ne cessaient de gémir à mes pieds. Malgré cela je restai ainsi, jusqu’au moment où l’aurore se mit à luire. Puisque tu sais que j’ai fait cela par amour pour toi, écarte le rocher de façon à ce que nous voyions le ciel. » Dieu aussitôt pratiqua une ouverture par laquelle ils virent le ciel. »

« Le second, prenant la parole, s’écria : « J’avais une voisine que j’aimais autant qu’un homme peut aimer une femme. Je lui demandais de se livrer à moi : elle refusa à moins que je ne lui donnasse cent dinars. Je travaillais jusqu’à ce que j’eusse réuni les cent dinars et vint la trouver avec cette somme. Quand je fus assis entre ses jambes, elle me dit : « O Abdoullah crains Dieu et ne brise le cachet que selon la loi. » Aussitôt, je m’éloignai d’elle. O mon Dieu, puisque tu sais que j’ai agi ainsi en vue de ta face, écarte ce rocher pour nous » Dieu, écarta en partie le rocher. »

Le troisième dit : « O mon Dieu ! J’avais pris un ouvrier pour dépiquer mon riz. Quand il eut terminé son travail, il me dit : « Donnez-moi ce que tu me dois »Je lui offris ce qu’il lui était dû et il le refusa. Je ne cessais de planter du riz jusqu’à ce que j’eusse de quoi avoir des vaches et un berger. Alors, l’ouvrier vint me trouver et me dit : « Crains Dieu, ne commets pas une iniquité et donne-moi, mon dû » - « Emmène », lui dis-je, « ces bœufs et ce berger » » - « Crains Dieu », me répondit-il, « et ne te moque pas de moi » - « Je ne me moque pas de toi », lui répliquai-je, « prends ces bœufs et le berger » Alors, il les prit et les emmena. Puisque tu sais que j’ai fait cela en vue de ta face, écarte ce qui reste du rocher » Alors Dieu enleva le rocher.

Dans la tombe, les bonnes actions viennent sous la forme d’un homme au beau visage et joliment vêtu, dont le parfum est exaltant. Quant aux mauvaises actions, elles viennent sous la forme d’un homme aux vêtements laids dont le parfum est maladroitement annonçant le mal.

http://www.fatawas.be/Articles/Ethique/Les_actes_intercedent.html

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Qu'est-ce que la sharî'a ?

Par Tariq Ramadan

La référence à la sharî'a fait l'effet d'un épouvantail aujourd'hui en Occident. La voir appliquée, c'est commencer le décompte sordide des châtiments corporels, des mains coupées aux flagellations,

en passant par les coups de fouet... c'est, de surcroît, la répression moraliste des hommes par laquelle ils imposent aux femmes le "port du tchador" en même temps qu'elles se voient considérées comme des mineures sur le plan légal. Nourrie par cette imagerie, la référence à la sharî'a apparaît comme un enfermement obscurantiste, un entêtement moyenâgeux et, sans l'ombre d'un doute, fanatique. Et rien, somme toute, des exemples de l'Arabie Saoudite, de l'Iran ou autres, ne vient mettre à mal la portée de telles conclusions. Partout où le discours convoque la notion de "sharî'a", les acteurs semblent tourner le dos à la réalité contemporaine et refuser le progrès et l'évolution en s'armant contre les périls de l'avenir.

Il ne faut pas manquer d'ajouter qu'un certain nombre de rois et de présidents ne font rien pour faciliter la compréhension de cette notion. En mal de légitimité islamique, on a vu appliquer dans le Soudan de Nemeiry et dans la Libye de Kadhâfi, sur le modèle de la législation saoudienne, une sharî'a dont les premières concrétisations étaient toutes de l'ordre de la répression et de la sphère pénale. Ainsi, il apparaissait qu'appliquer la sharî'a islamique n'était rien d'autre qu'ajouter l'interdiction à l'interdiction et réprimer de la façon la plus exemplaire les transgresseurs. Le tout portant à croire que plus l'on diminue les libertés, plus l'on augmente les peines et les châtiments, et plus l'on s'approche du "modèle islamique". Tous les discours ne changeaient rien à l'expression de cette réalité.

Il convient pourtant de prendre très au sérieux cette interpellation sur une notion centrale de la pensée islamique et qui, aujourd'hui, souffre d'un formidable malentendu, quand il ne s'agit pas d'une coupable trahison. Aborder la question de la modernité suppose que nous ayons une idée précise de ce que recouvrent les orientations des sources islamiques qui sont l'essence de ce qu'en droit musulman on appelle la sharî'a.

Nous avons mis en évidence plus haut quelles sont les deux sources fondamentales du droit islamique et quel est le rôle de l'ijtihâd dans la formulation d'une législation en prise avec son époque. Il faut rappeler ici avec insistance que la sharî'a n'est pas réductible à la seule sphère pénale et que, a fortiori, cette réduction est de nature à mentir sur son essence.

"Al-Sharî'a" est un terme arabe qui veut dire littéralement "le chemin", plus précisément, c'est le chemin qui mène à la source. Dans le domaine de la réflexion juridique, on comprend par cette notion, l'ensemble des prescriptions cultuelles et sociales (au sens large) tirées du Coran et de la Sunna. Sur le plan du culte (ibadâte), lesdites prescriptions sont le plus souvent précises et pour l'essentiel les règles de pratique sont codifiées et fixées. Le domaine des "affaires sociales" (mu'âmalâte) est plus vaste et l'on trouve dans les deux sources un certain nombre de principes et d'orientations que les légistes (fuqahas) doivent respecter quand ils formulent les lois qui sont en prise avec leur époque et leur région. C'est bien l'ijtihâd, troisième source nominale du droit, qui va faire le lien entre l'absolu des références et la relativité de l'histoire et des lieux. Nourri à la source, et par la source, le juriste doit penser son époque avec la claire conscience du cheminement qui le sépare de l'idéal des prescriptions générales et orientées. Il devra tenir compte de la situation sociale spécifique afin de penser les étapes de sa réforme. Son pragmatisme doit être permanent.

Ainsi donc seul est absolu ce qui est tiré du Coran et de la Sunna dont nous avons déjà dit que cela recouvrait l'expression d'orientations générales. Au-delà, la réflexion est soumise à la relativité de la pensée humaine et de la rationalité. On pourra en deux lieux différents, à la même époque, produire deux législations différentes sur une même question et qui, toutes deux, resteront "islamiques" ; de la même façon, on pourra, dans une même région, à deux époques successives, instaurer deux réglementations différentes par lesquelles l'évolution socio-historique aura été prise en compte et qui, également, resteront "islamiques". Le fiqh est la façon dont les juristes, à la lumière du Coran et de la Sunna, ont pensé une législation qui soit en prise avec leur époque. Leurs efforts, pour très respectables qu'ils soient, restent des tentatives humaines qui ne peuvent convenir à toutes les étapes de l'histoire. De fait, chaque époque se doit de produire sa "compréhension" et user de l'intelligence des savants qui y vivent.

Relever cette confusion entre la sharî'a et le fiqh et rappeler que si le Coran et la Sunna traduisent l'expression de finalités absolues, il ne peut s'agir de sanctifier les décisions de tel ou tel juriste du VIIIème, IXème ou Xème siècle ; relever cela, disions-nous, n'est pas encore suffisant pour répondre à ce que peut recouvrir une application de la sharî'a aujourd'hui. Nous avons dit un mot plus haut du nécessaire pragmatisme des juristes musulmans et il est nécessaire d'être particulièrement précis en la matière. Pour le musulman, prononcer l'attestation de foi (Il n'est de dieu que Dieu et Muhammad est son envoyé), prier cinq fois par jour, donner l'impôt social purificateur (zakât), jeûner pendant le mois de Ramadan et faire le pèlerinage, c'est déjà appliquer la sharî'a. Au demeurant, il serait plus exact de dire que vivre, manger, dormir et répondre à tous les besoins naturels qui sont les siens, dans le rappel de la présence du Créateur, c'est déjà appliquer la sharî'a. Il importe d'appréhender cette notion sous cet angle et ce n'est pas là jouer sur les mots ou sur leur sens. L'homme porteur de la foi s'engage dans la concrétisation de l'orientation, de la pratique et de la législation individuelle et communautaire, privée et publique, dès lors qu'il donne à ses actions le sens de la reconnaissance du Créateur : clairement, il est sur le chemin de la source.

Cette application, tant sur le plan personnel que sur le plan social, fait l'objet d'une tension entre la visée idéale et la démarche de son actualisation au quotidien. C'est le lot de chaque homme comme de l'humanité tout entière : la vie est ce cheminement vers la proximité du mieux, dans l'amour du meilleur, avec la conscience de l'insuffisance. La foi devrait être la conscience de cette humilité. Le Coran, par sa révélation effectuée sur vingt-trois années, révèle l'essence de cette tension en ce qu'il se présente comme une véritable pédagogie divine. Il a formé les hommes de la péninsule arabique au rapprochement ; il les a initiés, d'une révélation à l'autre, d'une étape à l'autre, à la meilleure des pratiques tant sur le plan individuel que sur le plan communautaire. Engagés sur la voie, ils n'ont jamais trahi le sens de la sharî'a, bien plutôt ils ont vécu son accomplissement, son parachèvement jusqu'au jour où cette plénitude fut réalisée :

"...Aujourd'hui, J'ai rendu votre Religion parfaite ; J'ai parachevé Ma grâce sur vous ; J'agrée l'islam comme étant votre religion..."
  Coran 5/3

Ainsi, sur le plan individuel, chacun apprendra, au moyen de trois révélations successives (sur une période d'environ neuf ans) que la consommation d'alcool est interdite. De même, sur le plan communautaire, quatre révélations viendront progressivement confirmer et renforcer l'interdiction de l'intérêt et de l'usure (al ribâ) avant que le Prophète (                                 ) ne précise la portée impérative de cette prohibition lors de son pèlerinage d'adieu. Les ulémas, spécialisés dans l'étude des sources de la législation ('ilm usûl al fiqh), ont tiré de ce procédé pédagogique une règle de première importance pour l'élaboration du projet social : elle consiste à penser et à déterminer les étapes de son actualisation générale. Il convient donc de fixer des priorités, de planifier les étapes qui permettront de créer un contexte dans lequel l'application d'une règle resterait fidèle à l'objectif coranique (qasd).

A considérer l'état de nos sociétés aujourd'hui, prétendre appliquer la sharî'a en commençant par l'instauration du code pénal, c'est faire doublement fausse route : c'est commencer par la fin en ne tenant pas compte, d'abord, d'un contexte social profondément nouveau et perturbé ; c'est, ensuite, au comble de l'injustice, transformer les victimes les plus démunies en coupables. C'est, surtout, trahir la portée du message coranique qui fait de la justice sociale la priorité de toute activité législative. Ainsi donc, dès lors que nous avons reconnu que déjà nous sommes engagés, dans la mesure de nos capacités individuelles et communautaires, dans une actualisation de la sharî'a, il est nécessaire que nous nous fixions la priorité d'une plus grande justice sociale : toute démarche, toute mesure, toute réglementation, toute loi qui ira, en respect des sources, vers plus d'équité et vers la défense des droits fondamentaux dont nous parlions plus haut est une application concrète de la sharî'a. Impossible ici de se satisfaire d'un formalisme paresseux qui, pour apaiser les consciences, n'en serait pas moins une violation de la Révélation.

L'application de la sharî'a, c'est aujourd'hui la priorité donnée à l'actualisation d'un projet social fondé sur un principe de justice et de participation communautaires. C'est s'engager sur les voies de l'alphabétisation, de la formation, de la distribution des ressources, jusqu'à un meilleur aménagement du territoire. La législation doit, tout à la fois, accompagner et encourager cette dynamique et le pouvoir doit s'en porter garant à tous les échelons de la représentation politique : très explicitement, il existe entre la dictature et l'application de la sharî'a une contradiction dans les termes. On ne saurait mieux dire... et espérer être entendu.

De fait la sharî'a s'applique dans l'immédiateté du quotidien de chaque pratiquant, de façon plus ou moins complète, mais toujours en tension et en recherche. Chacun à la mesure de ses capacités, dans l'espoir d'aller toujours plus loin dans l'approfondissement de la spiritualité et de la pratique. Sur le plan social, la prière en commun, la zakât sont déjà un engagement dans la voie et chaque pas effectué vers une meilleure reconnaissance du droit des personnes est un pas de plus vers la réalisation d'un modèle. On ne saurait donc commencer par la sanction quand tout, sur le plan social, nous pousse à la transgression, au vol, au mensonge, à la délinquance. Une telle intervention sur le champ social impose que nous considérions les choses en amont, et en profondeur. La législation devient ici le support de la réforme sociale et, dans le jeu de leur interaction, l'une s'appuie sur l'autre pour donner naissance à un vrai changement. On pourrait penser, à cette étape de la réflexion, qu'il n'y a rien là de spécifiquement islamique. Il reste, somme toute, que les orientations dont nous avons déjà parlé demeurent la référence fondamentale et que, de fait, il ne saurait y avoir de volonté de réforme sociale ou politique islamique sans la traduction concrète de ses priorités. En d'autres termes, une action sociale, pour être islamique, doit d'abord témoigner de son respect à l'éthique : elle ne se justifie jamais par son formalisme.

Source:

Le livre " Introduction à l'Islam" de Tariq Ramadan

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La religion opium des peuples?!!

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L'opium des peuples de chez Marx

Cette citation devenue célèbre doit son origine au philosophe communiste Allemand Karl Marx , Marx soutient que :"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."[Karl Marx et Friedrich Engels]
Ceux qui défendent cette affirmation pensent que la religion a été forgée par les forts et les riches afin d'endormir les pauvres et les opprimés. Pour leur faire oublier leur pauvreté injustice de leur situation, elle les transporte dans des rêves de paradis et de houris... Pendant ce temps, elle affermit les riches dans leur opulence, sous prétexte que celle ci leur revient de droit .
Contrairement à ce que l'on peut croire, cette affirmation n'est pas la conclusion d'une étude historique couvrant toutes les religions du monde, il s'agit d'une réaction de la part de Marx contre la religion chrétienne , ou plutôt contre les pratiques des religieux chrétiens tout au long du moyen âge (inquisitions, soutien de l'esclavage et de la classe des nobles) , même si cette observation est correcte, la conclusion qui en est tirée s'éloigne de toute objectivité et relève de la simple conjecture , un autre penseur athée aussi célèbre : Frederick Nietzsche soutient quant à lui que "la religion fut inventée par les faibles afin de duper les forts" , il s'agit d'une assertion complètement opposée , ce qui prouve encore une fois le caractère irrationnel de ce genre de conclusions :
"Et ils dirent : "Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas : nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr". Ils n'ont de cela aucune connaissance : ils ne font qu'émettre des conjectures." Coran [45:24] L'agenouillée (Al-Jathya) .

La religion n'est pas un opium


En s'éloignant de la vision réductrice de karl Marx, et en étudiant les valeurs du Coran et de l'islam, il apparait qu'en réalité, la religion est faite d'obligations, d'engagements, de conscience des responsabilités. Elle n'encourage pas à la démission ou à l'abdication. Elle n'est pas une fuite des responsabilités. Elle n'est pas un opium...
Notre religion est action. Elle n'est pas fainéantise. « Dis : Agissez ! Dieu verra vos actions ».
S'il faut, selon nous, s'abandonner à Dieu, cela ne signifie pas se résigner passivement.
L'abandon à Dieu suppose comme conditions que l'on soit ferme dans sa décision, que l'on fasse tout son possible, que l'on dépense le maximum de son énergie et de son esprit in­ventif, que l'on s'en remette ensuite au Décret et à la Sagesse de Dieu.
puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Dieu, Dieu aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.[3:159]La famille d'Imran (Al-Imran),  Mais la décision d'abord !..
À celui qui veut laisser sa chamelle en liberté, en s'en remettant à la garde de Dieu, le prophète déclare : « Attache-la et mets ta confiance en Dieu ! » Ce qui revient à dire : Fais d'abord tout ton possible ; attache solidement ta chamelle et mets ensuite ta confiance en Dieu !
La religion suppose de la part de l'homme qu'il soit éveillé, attentif, vigilant. En toute action, parole ou imagination, il doit évaluer les mouvements de son âme et examiner sa conscience. Or cela n'est pas le cas de ceux qui font usage de l'opium.
L'islam condamne l'oppression et oblige le croyant à agir avec honneur et force contre les oppresseurs , :
"Quelqu'un vint dire au Messager de Dieu (prière et salut d'Allah sur lui): "O Messager de Dieu! Que dois je faire si quelqu'un venait prendre mon argent?"
Le prophète  dit: "Ne lui donne pas ton argent".
Il dit:" Et s'il me combat pour le prendre?"
Le prophète dit: "Combats-le".
Il dit: "Et s'il me tue?".
Le prophète dit: "Tu es alors martyr".
Il dit :"et si je le tue?".
Le prophète dit: "Il est alors dans l'Enfer". (Moslem , rapporté par Abu Hourayra (qu'Allah soit satisfait de lui) ) .
Le statut du martyr n'est pas réservé à celui qui meurt dans la guerre sainte , il est aussi accessible à tout croyant qui défend ce qui lui est propre, le prophète Mohammed avait dit : "Celui qui est tué en défendant ses biens est un martyr. Celui qui est tué en défendant sa vie est un martyr. Celui qui est tué en défendant sa foi est un martyr. Celui qui est tué en défendant son honneur est un martyr "(Abu Daoud et At-Tirmidhi rapporté par Sa'id Ibn Noufeyl (Qu'Allah soit satisfait de lui) (prière et salut d'Allah sur lui)  )

La nation Arabe : lorsque la religion transforme une nation entière


L'exemple du changement radical qu'ont connus les arabes après l'avènement de l'islam , prouve à quel point la religion, lorsqu'elle provient de Dieu, peut transformer un peuple de bédouins en une grande nation , ce qui éclate en pièces l'idée Marxiste d'opium des peuples .
Certaines croyances peuvent constituer des drogues pour l'activité humaine, mais 'islam lors de son avènement a stimulé les pensées des arabes, les a uns et les a emmené vers des horizons matériels et culturels dont nul parmi eux ni parmi leurs ancêtres ou amis ou ennemis aurait imaginé , garce à l'islam , les arabes ont forgé un chemin de gloire qui a duré des siècles, le monde musulman s'étendit de l'Espagne à l'Inde, avec des capitales


 de rêve : Bagdad, Cordoue, Grenade, Le Caire, Damas... De la philosophie à la médecine et à la botanique, des mathématiques à l'astronomie, son essor scientifique et culturel fascine - autant qu'il inquiète - l'Occident médiéval...
Les arabes étaient conscient que c'est grâce à l'islam qu'ils sont devenus ce qu'ils étaient , Omar , le troisième khalife du prophète avait dit un jour :"Nous sommes un peuple qu'Allah a honoré avec l'islam , si nous voulons les honneurs ailleurs, nous serons humiliés par Allah” , contrairement à l'Europe qui ne s'est développée qu'après une rupture complète avec l'église et ses lois, la dégradation du monde arabe est due à l'éloignement des règles de l'islam authentique qui furent remplacées par des lois tribales ou communautaires .
Il ne faut pas comprendre par la qu'on parle de différence de sang ou d'élévation d'un peuple par rapport à l'autre , il s'agit de valeurs et d'enseignements que Dieu a fait descendre, toute communauté ou peuple qui s'y attache se verra automatiquement être élevé parmi les peuples :
"Mais Nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre et en faire des dirigeant et en faire les héritiers et les établir puissamment sur terre." Coran [28:5,6] Le rècit (Al-Qasas) .

Le véritable opium


Le véritable opiomane est en fait le matérialiste qui nie la religion pour fuir ses responsabilités et ne pas avoir à porter les conséquences de ses actes ; celui qui s'imagine que le présent lui appartient, sans personne pour le surveiller et lui demander des comptes ; celui pour qui il n'y a pas de résurrection après la mort, de telle sorte qu'il puisse faire tout ce qui lui plaît... Mais quelle ressemblance y-a-t-il entre un tel Homme et le musulman religieux qui s'estime responsable de son prochain et qui, lorsqu'un seul de ses semblables a faim i ou que l'on frappe une bête, se reproche à lui-même de ne pas l avoir accompli ce que la religion lui impose ?

Traiterons-Nous les soumis [à Dieu] à la manière des criminels ? Coran [68:35] La plume (Al-Qalam) .

 Finalement



"On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple."[André Frossard]

http://www.dieu-existe.com/religion-opium.php

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