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Blog de Islamiates

Les actes intercèdent pour leur auteur

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Auteur | Dr. Temsamani Chebagouda Abdelhamid

 

D’après Ibn ‘Omar, l’Envoyé de Dieu (P.S) dit : « Un jour que trois hommes cheminaient ensemble la pluie les surprit ; ils se réfugièrent dans une grotte de montagne ; mais un rocher s’étant détaché de la montagne vint se placer devant l’ouverture de la caverne et les empêcher de sortir. Ils se demandèrent les uns aux autres quel étaient les actes les plus méritoires qu’ils avaient faits pour l’amour de Dieu, afin d’invoquer Dieu au nom de ces actes pour qu’il les délivrât.

L’un d’eux dit alors : « O mon Dieu ! mon père et ma mère étaient deux vieillards âgés, et j’avais des enfants. C’est moi qui gardais le troupeau, qui les nourrissait. Quand je rentrais le soir, je trayais les brebis et je commençais à donner à boire à mon père et à ma mère avant de servir mes enfants. Un jour que je m’étais rendu dans un pâturage éloigné, je ne revins que lorsque la nuit était déjà tombée et trouvai, mon père et ma mère endormis. Je me mis à traire mes brebis comme d’habitude, puis j’apportai la traite et me tins au chevet de mes parents, craignant les réveiller, et ne voulant point servir mes enfants avant eux. Les enfants ne cessaient de gémir à mes pieds. Malgré cela je restai ainsi, jusqu’au moment où l’aurore se mit à luire. Puisque tu sais que j’ai fait cela par amour pour toi, écarte le rocher de façon à ce que nous voyions le ciel. » Dieu aussitôt pratiqua une ouverture par laquelle ils virent le ciel. »

« Le second, prenant la parole, s’écria : « J’avais une voisine que j’aimais autant qu’un homme peut aimer une femme. Je lui demandais de se livrer à moi : elle refusa à moins que je ne lui donnasse cent dinars. Je travaillais jusqu’à ce que j’eusse réuni les cent dinars et vint la trouver avec cette somme. Quand je fus assis entre ses jambes, elle me dit : « O Abdoullah crains Dieu et ne brise le cachet que selon la loi. » Aussitôt, je m’éloignai d’elle. O mon Dieu, puisque tu sais que j’ai agi ainsi en vue de ta face, écarte ce rocher pour nous » Dieu, écarta en partie le rocher. »

Le troisième dit : « O mon Dieu ! J’avais pris un ouvrier pour dépiquer mon riz. Quand il eut terminé son travail, il me dit : « Donnez-moi ce que tu me dois »Je lui offris ce qu’il lui était dû et il le refusa. Je ne cessais de planter du riz jusqu’à ce que j’eusse de quoi avoir des vaches et un berger. Alors, l’ouvrier vint me trouver et me dit : « Crains Dieu, ne commets pas une iniquité et donne-moi, mon dû » - « Emmène », lui dis-je, « ces bœufs et ce berger » » - « Crains Dieu », me répondit-il, « et ne te moque pas de moi » - « Je ne me moque pas de toi », lui répliquai-je, « prends ces bœufs et le berger » Alors, il les prit et les emmena. Puisque tu sais que j’ai fait cela en vue de ta face, écarte ce qui reste du rocher » Alors Dieu enleva le rocher.

Dans la tombe, les bonnes actions viennent sous la forme d’un homme au beau visage et joliment vêtu, dont le parfum est exaltant. Quant aux mauvaises actions, elles viennent sous la forme d’un homme aux vêtements laids dont le parfum est maladroitement annonçant le mal.

http://www.fatawas.be/Articles/Ethique/Les_actes_intercedent.html

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Qu'est-ce que la sharî'a ?

Par Tariq Ramadan

La référence à la sharî'a fait l'effet d'un épouvantail aujourd'hui en Occident. La voir appliquée, c'est commencer le décompte sordide des châtiments corporels, des mains coupées aux flagellations,

en passant par les coups de fouet... c'est, de surcroît, la répression moraliste des hommes par laquelle ils imposent aux femmes le "port du tchador" en même temps qu'elles se voient considérées comme des mineures sur le plan légal. Nourrie par cette imagerie, la référence à la sharî'a apparaît comme un enfermement obscurantiste, un entêtement moyenâgeux et, sans l'ombre d'un doute, fanatique. Et rien, somme toute, des exemples de l'Arabie Saoudite, de l'Iran ou autres, ne vient mettre à mal la portée de telles conclusions. Partout où le discours convoque la notion de "sharî'a", les acteurs semblent tourner le dos à la réalité contemporaine et refuser le progrès et l'évolution en s'armant contre les périls de l'avenir.

Il ne faut pas manquer d'ajouter qu'un certain nombre de rois et de présidents ne font rien pour faciliter la compréhension de cette notion. En mal de légitimité islamique, on a vu appliquer dans le Soudan de Nemeiry et dans la Libye de Kadhâfi, sur le modèle de la législation saoudienne, une sharî'a dont les premières concrétisations étaient toutes de l'ordre de la répression et de la sphère pénale. Ainsi, il apparaissait qu'appliquer la sharî'a islamique n'était rien d'autre qu'ajouter l'interdiction à l'interdiction et réprimer de la façon la plus exemplaire les transgresseurs. Le tout portant à croire que plus l'on diminue les libertés, plus l'on augmente les peines et les châtiments, et plus l'on s'approche du "modèle islamique". Tous les discours ne changeaient rien à l'expression de cette réalité.

Il convient pourtant de prendre très au sérieux cette interpellation sur une notion centrale de la pensée islamique et qui, aujourd'hui, souffre d'un formidable malentendu, quand il ne s'agit pas d'une coupable trahison. Aborder la question de la modernité suppose que nous ayons une idée précise de ce que recouvrent les orientations des sources islamiques qui sont l'essence de ce qu'en droit musulman on appelle la sharî'a.

Nous avons mis en évidence plus haut quelles sont les deux sources fondamentales du droit islamique et quel est le rôle de l'ijtihâd dans la formulation d'une législation en prise avec son époque. Il faut rappeler ici avec insistance que la sharî'a n'est pas réductible à la seule sphère pénale et que, a fortiori, cette réduction est de nature à mentir sur son essence.

"Al-Sharî'a" est un terme arabe qui veut dire littéralement "le chemin", plus précisément, c'est le chemin qui mène à la source. Dans le domaine de la réflexion juridique, on comprend par cette notion, l'ensemble des prescriptions cultuelles et sociales (au sens large) tirées du Coran et de la Sunna. Sur le plan du culte (ibadâte), lesdites prescriptions sont le plus souvent précises et pour l'essentiel les règles de pratique sont codifiées et fixées. Le domaine des "affaires sociales" (mu'âmalâte) est plus vaste et l'on trouve dans les deux sources un certain nombre de principes et d'orientations que les légistes (fuqahas) doivent respecter quand ils formulent les lois qui sont en prise avec leur époque et leur région. C'est bien l'ijtihâd, troisième source nominale du droit, qui va faire le lien entre l'absolu des références et la relativité de l'histoire et des lieux. Nourri à la source, et par la source, le juriste doit penser son époque avec la claire conscience du cheminement qui le sépare de l'idéal des prescriptions générales et orientées. Il devra tenir compte de la situation sociale spécifique afin de penser les étapes de sa réforme. Son pragmatisme doit être permanent.

Ainsi donc seul est absolu ce qui est tiré du Coran et de la Sunna dont nous avons déjà dit que cela recouvrait l'expression d'orientations générales. Au-delà, la réflexion est soumise à la relativité de la pensée humaine et de la rationalité. On pourra en deux lieux différents, à la même époque, produire deux législations différentes sur une même question et qui, toutes deux, resteront "islamiques" ; de la même façon, on pourra, dans une même région, à deux époques successives, instaurer deux réglementations différentes par lesquelles l'évolution socio-historique aura été prise en compte et qui, également, resteront "islamiques". Le fiqh est la façon dont les juristes, à la lumière du Coran et de la Sunna, ont pensé une législation qui soit en prise avec leur époque. Leurs efforts, pour très respectables qu'ils soient, restent des tentatives humaines qui ne peuvent convenir à toutes les étapes de l'histoire. De fait, chaque époque se doit de produire sa "compréhension" et user de l'intelligence des savants qui y vivent.

Relever cette confusion entre la sharî'a et le fiqh et rappeler que si le Coran et la Sunna traduisent l'expression de finalités absolues, il ne peut s'agir de sanctifier les décisions de tel ou tel juriste du VIIIème, IXème ou Xème siècle ; relever cela, disions-nous, n'est pas encore suffisant pour répondre à ce que peut recouvrir une application de la sharî'a aujourd'hui. Nous avons dit un mot plus haut du nécessaire pragmatisme des juristes musulmans et il est nécessaire d'être particulièrement précis en la matière. Pour le musulman, prononcer l'attestation de foi (Il n'est de dieu que Dieu et Muhammad est son envoyé), prier cinq fois par jour, donner l'impôt social purificateur (zakât), jeûner pendant le mois de Ramadan et faire le pèlerinage, c'est déjà appliquer la sharî'a. Au demeurant, il serait plus exact de dire que vivre, manger, dormir et répondre à tous les besoins naturels qui sont les siens, dans le rappel de la présence du Créateur, c'est déjà appliquer la sharî'a. Il importe d'appréhender cette notion sous cet angle et ce n'est pas là jouer sur les mots ou sur leur sens. L'homme porteur de la foi s'engage dans la concrétisation de l'orientation, de la pratique et de la législation individuelle et communautaire, privée et publique, dès lors qu'il donne à ses actions le sens de la reconnaissance du Créateur : clairement, il est sur le chemin de la source.

Cette application, tant sur le plan personnel que sur le plan social, fait l'objet d'une tension entre la visée idéale et la démarche de son actualisation au quotidien. C'est le lot de chaque homme comme de l'humanité tout entière : la vie est ce cheminement vers la proximité du mieux, dans l'amour du meilleur, avec la conscience de l'insuffisance. La foi devrait être la conscience de cette humilité. Le Coran, par sa révélation effectuée sur vingt-trois années, révèle l'essence de cette tension en ce qu'il se présente comme une véritable pédagogie divine. Il a formé les hommes de la péninsule arabique au rapprochement ; il les a initiés, d'une révélation à l'autre, d'une étape à l'autre, à la meilleure des pratiques tant sur le plan individuel que sur le plan communautaire. Engagés sur la voie, ils n'ont jamais trahi le sens de la sharî'a, bien plutôt ils ont vécu son accomplissement, son parachèvement jusqu'au jour où cette plénitude fut réalisée :

"...Aujourd'hui, J'ai rendu votre Religion parfaite ; J'ai parachevé Ma grâce sur vous ; J'agrée l'islam comme étant votre religion..."
  Coran 5/3

Ainsi, sur le plan individuel, chacun apprendra, au moyen de trois révélations successives (sur une période d'environ neuf ans) que la consommation d'alcool est interdite. De même, sur le plan communautaire, quatre révélations viendront progressivement confirmer et renforcer l'interdiction de l'intérêt et de l'usure (al ribâ) avant que le Prophète (                                 ) ne précise la portée impérative de cette prohibition lors de son pèlerinage d'adieu. Les ulémas, spécialisés dans l'étude des sources de la législation ('ilm usûl al fiqh), ont tiré de ce procédé pédagogique une règle de première importance pour l'élaboration du projet social : elle consiste à penser et à déterminer les étapes de son actualisation générale. Il convient donc de fixer des priorités, de planifier les étapes qui permettront de créer un contexte dans lequel l'application d'une règle resterait fidèle à l'objectif coranique (qasd).

A considérer l'état de nos sociétés aujourd'hui, prétendre appliquer la sharî'a en commençant par l'instauration du code pénal, c'est faire doublement fausse route : c'est commencer par la fin en ne tenant pas compte, d'abord, d'un contexte social profondément nouveau et perturbé ; c'est, ensuite, au comble de l'injustice, transformer les victimes les plus démunies en coupables. C'est, surtout, trahir la portée du message coranique qui fait de la justice sociale la priorité de toute activité législative. Ainsi donc, dès lors que nous avons reconnu que déjà nous sommes engagés, dans la mesure de nos capacités individuelles et communautaires, dans une actualisation de la sharî'a, il est nécessaire que nous nous fixions la priorité d'une plus grande justice sociale : toute démarche, toute mesure, toute réglementation, toute loi qui ira, en respect des sources, vers plus d'équité et vers la défense des droits fondamentaux dont nous parlions plus haut est une application concrète de la sharî'a. Impossible ici de se satisfaire d'un formalisme paresseux qui, pour apaiser les consciences, n'en serait pas moins une violation de la Révélation.

L'application de la sharî'a, c'est aujourd'hui la priorité donnée à l'actualisation d'un projet social fondé sur un principe de justice et de participation communautaires. C'est s'engager sur les voies de l'alphabétisation, de la formation, de la distribution des ressources, jusqu'à un meilleur aménagement du territoire. La législation doit, tout à la fois, accompagner et encourager cette dynamique et le pouvoir doit s'en porter garant à tous les échelons de la représentation politique : très explicitement, il existe entre la dictature et l'application de la sharî'a une contradiction dans les termes. On ne saurait mieux dire... et espérer être entendu.

De fait la sharî'a s'applique dans l'immédiateté du quotidien de chaque pratiquant, de façon plus ou moins complète, mais toujours en tension et en recherche. Chacun à la mesure de ses capacités, dans l'espoir d'aller toujours plus loin dans l'approfondissement de la spiritualité et de la pratique. Sur le plan social, la prière en commun, la zakât sont déjà un engagement dans la voie et chaque pas effectué vers une meilleure reconnaissance du droit des personnes est un pas de plus vers la réalisation d'un modèle. On ne saurait donc commencer par la sanction quand tout, sur le plan social, nous pousse à la transgression, au vol, au mensonge, à la délinquance. Une telle intervention sur le champ social impose que nous considérions les choses en amont, et en profondeur. La législation devient ici le support de la réforme sociale et, dans le jeu de leur interaction, l'une s'appuie sur l'autre pour donner naissance à un vrai changement. On pourrait penser, à cette étape de la réflexion, qu'il n'y a rien là de spécifiquement islamique. Il reste, somme toute, que les orientations dont nous avons déjà parlé demeurent la référence fondamentale et que, de fait, il ne saurait y avoir de volonté de réforme sociale ou politique islamique sans la traduction concrète de ses priorités. En d'autres termes, une action sociale, pour être islamique, doit d'abord témoigner de son respect à l'éthique : elle ne se justifie jamais par son formalisme.

Source:

Le livre " Introduction à l'Islam" de Tariq Ramadan

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Conditions pour être mufti

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Shaikh 'Ali Hassan Al-Halabi



Certes, parmi les questions acceptées en Religion est que l'être humain sera interrogé pour chaque mot qu'il a prononcé dans cette vie. Allah dit : « Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire. » [Sourate Qaf : 18] Et il sera interrogé pour chaque action que ses membres ont commis. Allah dit : « Toute âme est l’otage de ce qu’elle a acquis. » [Sourate Al-Mudathir : 38] Il sera même interrogé sur chaque idée à laquelle son esprit et âme ont pensé  et qu'il a mis en action. Allah dit : « Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. » [Sourate Al-Baqara : 284]



Donc les hommes subiront une interrogation complète - sur leurs actions, leurs paroles, leurs aspects intérieurs et extérieurs. Et la manière dont ils ont lié cela aux lois religieuses pour chacun d'entre eux, comme ce qui est légal et ce qui est illégal. Et il sera tenu pour responsable pour tout cela, recevant la récompense pour cela dans l’au-delà, soit par le Paradis, soit par le Feu de l'enfer.



C’est pourquoi, il est clair que le musulman doit demander et s'informer des règles de sa Religion concernant chaque chose, grande et petite, dans ce monde. Car aucun musulman n'est complètement conscient et bien informé de toute les règles de la Religion, sans exception.



Les mots fatwa et futya se réfèrent à la clarification d'une règle. On dit : « le Faqih (le savant de Fiqh) a publié une fatwa sur cette question » quand il a clarifié son jugement. Et l’istifta est le fait de poser la question, en cherchant la règle.



Allah dit : «  Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis : “Au sujet du défunt qui n’a pas de père ni de mère ni d’enfant »  [Sourate Nisa : 176]



Parmi les questions bien connues est que la première personne à publier des fatwas de cette nation et le plus haut d'entre eux dans le statut, le plus véridique dans le discours, le plus proche d'entre eux dans la clarification et le meilleur d'entre eux dans la réalisation (du verdict correct) et le plus charitable d'entre eux envers les gens, était le messager d'Allah - celui qui était digne de confiance dans sa transmission du message, Muhammad Ibn 'Abdillah, puissent la paix  et les bénédictions d'Allah être sur lui



Donc, le rang de capacité de publier des verdicts (fatwas) est parmi les positions les plus honorables, le plus excellent d'entre eux dans le statut, mais (repose sur lui) aussi le danger le plus sévère et il est le plus questionné devant Allah, le plus Grand, et les musulmans. C'est en effet une grande confiance qui repose sur les cous des muftis (ceux qui publient des jugements).



Le mufti est celui qui informe de la loi d'Allah basé sur sa conscience et sa connaissance de ses preuves.



Les savants ont placé un certain nombre de qualifications comme des conditions que le mufti doit avoir afin qu'il puisse être capable de publier des verdicts (fatawa). Elles sont au nombre de cinq :



D'abord : L’islam (c'est-à-dire qu’il doit être musulman).



Deuxièmement : Taklif (c'est-à-dire l'état dans lequel une personne devient responsable de ses actions, comme lorsqu’il atteint l'âge de puberté et est raisonnable).



Troisièmement : 'Adala (la fiabilité)


Les savants ont unanimement convenu de ces trois premières.


Quatrièmement : L’ijtihad


C'est l'avis d'une majorité des savants. L’ijtihad consiste en quatre choses :



  1. 1.      La connaissance du Qur'an et de la Sunna : c'est en connaissant en détail ce qu’ils contiennent qui soit lié aux règles, et on atteint cela par la mémorisation d’une quantité énorme d'eux deux. Ou il pourrait juste avoir la capacité de parvenir à la compréhension d’une façon facile et modérée, en connaissant les aspects des preuves du Qur'an et du hadith, en étant capable de distinguer le hadith authentique du faible, ce qui abroge et ce qui est abrogé, le général et le spécifique et l’absolu et le limité.


  1. 2.      La connaissance de la langue arabe : Sa connaissance doit être une connaissance qui lui permette de comprendre le Qur'an et la Sunna dans le langage et la langue des arabes.


  1. 3.      La connaissance des principes du Fiqh : Cela sert de base pour le mufti par lesquels, il devient conscient des concepts des règles et il parvient aux preuves détaillées.

 


  1. 4.      La connaissance des accords unanimes (Ijma') des savants et leurs divergences : Ceci pour qu'il ne sorte pas de leur sillon. Et pour que sa préférence (pour un avis), qui est conforme aux preuves du Livre et de la Sunna soit dans le sillon des avis qui ont divergés.


Cinquième Condition : Il doit avoir des qualités de génie intellectuel et un bon esprit. Donc le verdict d'une personne stupide et simple n'est pas correct, ni celui de celui qui fait trop d'erreurs.



De ce qui a été exposé précédemment, il est clair, que le verdict (fatwa) d'une personne qui suit aveuglément (un madhab) n'est pas valable. Le muqalid (le disciple aveugle) est : Celui qui prend la parole (c'est-à-dire l'avis) d'une autre personne sans (connaître) la preuve pour cela.


 


Dans son traité "Al-Qawl-ul-Mufid fi Al-Ijtihad wat-Taqlid ", l’imam As-Shawkani  (rahimahullah) a soutenu cette parole en disant de la restriction du verdict du disciple aveugle : « Ce que je crois à propos du disciple aveugle qui émet des verdicts, est qu’il ne lui est pas permis de publier des verdicts pour ceux qui lui demandent concernant les lois d’Allah ou de Son messager ou la vérité ou même sur ce qui est établi dans la Religion ou sur ce qui lui est permis et qui lui est interdit. Ceci puisque le disciple aveugle n'est conscient d’aucune de ces choses. Et personne ne les connaît sauf le Mujtahid. »



Voici les paroles des savants en ce qui concerne les règles de la publication de verdicts et les conditions pour être mufti. Selon la Volonté d'Allah, je les ai condensés en un abrégé plaisant et agréable. Pour que ceux qui cherchent à diminuer et dégrader la qualification pour publier des verdicts soient empêchés de leur mensonge et pour qu'ils retournent sur leurs tromperies. Car, par Allah ils ne vérifient pas (la vérité) dans leur suivi aveugle ! Ainsi comment peuvent-ils accomplir le rôle d'Ifta (publication de verdicts) et d’ijtihad ?



Et en effet nous voyons parmi nous celui qui ne se soumet pas à ces conditions, pour ne pas dire qu’il en est conscient, sans parler de ce que ces conditions s’appliquent à lui. Et avec cela, quand il publie un verdict, vous entendez, émanant de lui des sons forts comme des explosions de bombes et des sons hurlants, comme le tonnerre et la foudre. Et tout cela accompagné de mots insultants, loin de la façon de parler et du comportement des savants, ne convenant pas même au commun des musulmans !!


 


 


Notes de bas de page :



2. 'Ilam-ul-Muwaqi’in d'Ibn Al-Qayim - 1/11


3. Al-Fatwaa Wa Alaqatuha bil-Mujtama (page. 6 – 8) d'Izz-ud-Din Al-Khatib At-Tamimi


  1. Sifat-ul-Fatwa pg. 4 d'Ibn Hamdan

5. Voir At-Tadhkira Fi ‘Ulumil-Hadith – (n° 41-45) d'Ibn Mulaqin avec ma vérification.
6. Al-Futyaa Wa Manahij-ul-Ifta (26-29) de Muhammad Suliman Al-Ashqar
7. Al-Futyaa Wa Manahij-ul-Ifta 26-29


 


 


Source : de son introduction au livre Salah-ul-'Aalam bi-Ifta-il-'Alim (pg. 3 - 8) de Hamid Ibn 'Ali Al-'Imadi [mort en 1171H]


Traducteur : isma'il alarcon


Traduit en français par les salafis de l’Est


http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=46

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La religion opium des peuples?!!

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L'opium des peuples de chez Marx

Cette citation devenue célèbre doit son origine au philosophe communiste Allemand Karl Marx , Marx soutient que :"La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple."[Karl Marx et Friedrich Engels]
Ceux qui défendent cette affirmation pensent que la religion a été forgée par les forts et les riches afin d'endormir les pauvres et les opprimés. Pour leur faire oublier leur pauvreté injustice de leur situation, elle les transporte dans des rêves de paradis et de houris... Pendant ce temps, elle affermit les riches dans leur opulence, sous prétexte que celle ci leur revient de droit .
Contrairement à ce que l'on peut croire, cette affirmation n'est pas la conclusion d'une étude historique couvrant toutes les religions du monde, il s'agit d'une réaction de la part de Marx contre la religion chrétienne , ou plutôt contre les pratiques des religieux chrétiens tout au long du moyen âge (inquisitions, soutien de l'esclavage et de la classe des nobles) , même si cette observation est correcte, la conclusion qui en est tirée s'éloigne de toute objectivité et relève de la simple conjecture , un autre penseur athée aussi célèbre : Frederick Nietzsche soutient quant à lui que "la religion fut inventée par les faibles afin de duper les forts" , il s'agit d'une assertion complètement opposée , ce qui prouve encore une fois le caractère irrationnel de ce genre de conclusions :
"Et ils dirent : "Il n'y a pour nous que la vie d'ici-bas : nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr". Ils n'ont de cela aucune connaissance : ils ne font qu'émettre des conjectures." Coran [45:24] L'agenouillée (Al-Jathya) .

La religion n'est pas un opium


En s'éloignant de la vision réductrice de karl Marx, et en étudiant les valeurs du Coran et de l'islam, il apparait qu'en réalité, la religion est faite d'obligations, d'engagements, de conscience des responsabilités. Elle n'encourage pas à la démission ou à l'abdication. Elle n'est pas une fuite des responsabilités. Elle n'est pas un opium...
Notre religion est action. Elle n'est pas fainéantise. « Dis : Agissez ! Dieu verra vos actions ».
S'il faut, selon nous, s'abandonner à Dieu, cela ne signifie pas se résigner passivement.
L'abandon à Dieu suppose comme conditions que l'on soit ferme dans sa décision, que l'on fasse tout son possible, que l'on dépense le maximum de son énergie et de son esprit in­ventif, que l'on s'en remette ensuite au Décret et à la Sagesse de Dieu.
puis une fois que tu t'es décidé, confie-toi donc à Dieu, Dieu aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.[3:159]La famille d'Imran (Al-Imran),  Mais la décision d'abord !..
À celui qui veut laisser sa chamelle en liberté, en s'en remettant à la garde de Dieu, le prophète déclare : « Attache-la et mets ta confiance en Dieu ! » Ce qui revient à dire : Fais d'abord tout ton possible ; attache solidement ta chamelle et mets ensuite ta confiance en Dieu !
La religion suppose de la part de l'homme qu'il soit éveillé, attentif, vigilant. En toute action, parole ou imagination, il doit évaluer les mouvements de son âme et examiner sa conscience. Or cela n'est pas le cas de ceux qui font usage de l'opium.
L'islam condamne l'oppression et oblige le croyant à agir avec honneur et force contre les oppresseurs , :
"Quelqu'un vint dire au Messager de Dieu (prière et salut d'Allah sur lui): "O Messager de Dieu! Que dois je faire si quelqu'un venait prendre mon argent?"
Le prophète  dit: "Ne lui donne pas ton argent".
Il dit:" Et s'il me combat pour le prendre?"
Le prophète dit: "Combats-le".
Il dit: "Et s'il me tue?".
Le prophète dit: "Tu es alors martyr".
Il dit :"et si je le tue?".
Le prophète dit: "Il est alors dans l'Enfer". (Moslem , rapporté par Abu Hourayra (qu'Allah soit satisfait de lui) ) .
Le statut du martyr n'est pas réservé à celui qui meurt dans la guerre sainte , il est aussi accessible à tout croyant qui défend ce qui lui est propre, le prophète Mohammed avait dit : "Celui qui est tué en défendant ses biens est un martyr. Celui qui est tué en défendant sa vie est un martyr. Celui qui est tué en défendant sa foi est un martyr. Celui qui est tué en défendant son honneur est un martyr "(Abu Daoud et At-Tirmidhi rapporté par Sa'id Ibn Noufeyl (Qu'Allah soit satisfait de lui) (prière et salut d'Allah sur lui)  )

La nation Arabe : lorsque la religion transforme une nation entière


L'exemple du changement radical qu'ont connus les arabes après l'avènement de l'islam , prouve à quel point la religion, lorsqu'elle provient de Dieu, peut transformer un peuple de bédouins en une grande nation , ce qui éclate en pièces l'idée Marxiste d'opium des peuples .
Certaines croyances peuvent constituer des drogues pour l'activité humaine, mais 'islam lors de son avènement a stimulé les pensées des arabes, les a uns et les a emmené vers des horizons matériels et culturels dont nul parmi eux ni parmi leurs ancêtres ou amis ou ennemis aurait imaginé , garce à l'islam , les arabes ont forgé un chemin de gloire qui a duré des siècles, le monde musulman s'étendit de l'Espagne à l'Inde, avec des capitales


 de rêve : Bagdad, Cordoue, Grenade, Le Caire, Damas... De la philosophie à la médecine et à la botanique, des mathématiques à l'astronomie, son essor scientifique et culturel fascine - autant qu'il inquiète - l'Occident médiéval...
Les arabes étaient conscient que c'est grâce à l'islam qu'ils sont devenus ce qu'ils étaient , Omar , le troisième khalife du prophète avait dit un jour :"Nous sommes un peuple qu'Allah a honoré avec l'islam , si nous voulons les honneurs ailleurs, nous serons humiliés par Allah” , contrairement à l'Europe qui ne s'est développée qu'après une rupture complète avec l'église et ses lois, la dégradation du monde arabe est due à l'éloignement des règles de l'islam authentique qui furent remplacées par des lois tribales ou communautaires .
Il ne faut pas comprendre par la qu'on parle de différence de sang ou d'élévation d'un peuple par rapport à l'autre , il s'agit de valeurs et d'enseignements que Dieu a fait descendre, toute communauté ou peuple qui s'y attache se verra automatiquement être élevé parmi les peuples :
"Mais Nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre et en faire des dirigeant et en faire les héritiers et les établir puissamment sur terre." Coran [28:5,6] Le rècit (Al-Qasas) .

Le véritable opium


Le véritable opiomane est en fait le matérialiste qui nie la religion pour fuir ses responsabilités et ne pas avoir à porter les conséquences de ses actes ; celui qui s'imagine que le présent lui appartient, sans personne pour le surveiller et lui demander des comptes ; celui pour qui il n'y a pas de résurrection après la mort, de telle sorte qu'il puisse faire tout ce qui lui plaît... Mais quelle ressemblance y-a-t-il entre un tel Homme et le musulman religieux qui s'estime responsable de son prochain et qui, lorsqu'un seul de ses semblables a faim i ou que l'on frappe une bête, se reproche à lui-même de ne pas l avoir accompli ce que la religion lui impose ?

Traiterons-Nous les soumis [à Dieu] à la manière des criminels ? Coran [68:35] La plume (Al-Qalam) .

 Finalement



"On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple."[André Frossard]

http://www.dieu-existe.com/religion-opium.php

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La richesse et le statut social sont-ils importants?

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Plusieurs gens croient qu'une vie parfaitement paisible est possible ici-bas. Cette mentalité suggère qu'on peut trouver le bonheur authentique et gagner le respect des autres en devenant riche. La même mentalité suppose aussi qu'une fois cette félicité atteinte, elle durera jusqu'à la fin des temps. Pourtant, la vérité est toute autre; l'homme ne pourra jamais réaliser la vie de ses rêves s'il oublie son Créateur et le Jour du jugement, car sans conscience de l'objectif suprême, il ne cesse de passer d'un objectif matériel à un autre, toujours insatisfait. Il n'est plus content de son nouvel appartement dès qu'il s'aperçoit que celui de son voisin est mieux décoré que le sien, ou si le style de son aménagement intérieur devient démodé du fait de l'évolution des goûts. Et il en est de même pour ce qui est de la garde-robe; toujours insatisfaits des vêtements et costumes qu'ils possèdent déjà, beaucoup de gens ne cessent de les renouveler. La psychologie des mécréants est clairement expliquée dans le verset suivant:

Laisse-Moi avec celui que J'ai créé seul, et à qui J'ai donné des biens abondants, et des enfants qui lui tiennent toujours compagnie, pour qui aussi J'ai aplani toutes difficultés. Cependant il convoite [de Moi] que Je lui donne davantage. (Surat al-Muddaththir: 11-15)

Celui qui est doué de raison et de compréhension ne pourra que reconnaître que les gens possédant de vastes demeures et de riches garde-robes ne peuvent vraiment jouir que d'une partie seulement de leurs biens; même si vous possédiez la plus grande maison au monde, pourriez-vous apprécier le confort de chaque chambre en même temps? Et si vous possédiez la plus grande garde-robe, combien de costumes pourriez-vous porter chaque jour? Et pour la nourriture, ce serait d'ailleurs la même chose: face à un repas très abondant et extrêmement diversifié, votre estomac ne tolérerait qu'un petit peu de chaque plat; sinon le résultat serait une torture pour votre corps et non un plaisir.

La liste d'exemples semblables pourrait être longue, mais ce qu'il faut retenir c'est que l'homme ne dispose que d'un temps assez court pour profiter de ses richesses. Certains gens aisés vivent aveuglés par leurs possessions, n'étant presque pas conscients qu'ils se dirigent inexorablement vers leur fin, comme les autres, et le verset suivant rappelle cette attitude:

Il pense que sa fortune le rendra immortel! (Surat al-Humazah: 3)

Ils sont si fascinés par leur richesse que lorsqu'ils se trouveront confrontés à l'échéance terrible du Jour du jugement, ils souhaiteront à tout prix échapper au châtiment en déclarant vouloir se racheter par le don de tous leurs biens:

… Le malfaisant aimerait pouvoir se racheter du châtiment de ce jour, en livrant ses enfants, sa compagne, son frère, même son clan qui le protégeait, et tout ce qui est sur la terre, tout ce qui pourrait le sauver. Mais rien [ne le sauvera]. [L'Enfer] est un brasier. (Surat al-Ma'arij: 11-15)

Heureusement, certains hommes sont bien conscients que la richesse et la prospérité sont sous le contrôle de Dieu. Ils savent donc que le statut et le rang au sein de la société sont des notions ridicules. Et eux seuls comprennent vraiment que les biens matériels ne les sauveront pas dans l'Au-delà. Ils ne se lancent donc pas dans la vaine course au "toujours plus" dans cette vie. Ces gens modestes ne sauraient être arrogants. Ils se montrent reconnaissants envers Dieu pour tout ce qu'Il leur accorde car ils n'oublient jamais Son existence. En retour pour un tel comportement, Dieu leur promet une vie honorable et confortable. Les serviteurs de Dieu, centrant leur vie sur la dévotion à leur Seigneur, ne se trompent pas sur la nature des biens d'ici-bas, qui apparaissent à leurs yeux sans valeur par rapport au bien éternel du Paradis. L'éventuelle richesse ne leur fait pas tourner la tête et, au contraire, elle les rend encore plus reconnaissants et proches de Dieu. Ils accordent à chacun son dû et consacrent à chaque aspect de la vie l'importance qu'il mérite. Ils s'efforcent d'obtenir l'agrément de Dieu à l'aide de ce qu'Il leur accorde. Plutôt que de s'investir dans la matérialité, ils se concentrent sur l'acquisition des valeurs coraniques qu'ils se doivent d'honorer, conscients que c'est sur leur fidélité à l'Islam qu'ils obtiendront leur statut auprès de leur Seigneur.

L'ignorance quant au rôle réel des biens de ce monde plonge les gens dans l'oubli du caractère éphèmere de la possession de ces biens, correspondant à une période de 60 ou 70 ans en général; car après cette courte vie ils laisseront derrière eux leurs demeures, voitures et enfants, alors qu'auparavant ils n'auront jamais sérieusement réfléchi à leur solitude dans la tombe. Ils auront ainsi sans cesse couru en pure perte en quête d'une aisance maximale.

Et par ailleurs, ceux qui savourent la richesse en oubliant leur Créateur connaissent l'amertume dès cette vie-ci avant de s'exposer à celle de l'Au-delà:

Ceux qui ne croient pas, ni leurs biens ni leurs enfants ne les mettront aucunement à l'abri de la punition d'Allah. Ils seront du combustible pour le Feu. (Surat Ali-Imran: 10)

Le Coran proclame l'anéantissement de ceux qui font preuve d'une insatiable soif de richesses:

Celui qui amasse une fortune et la compte, pensant que sa fortune l'immortalisera. Mais non! Il sera certes jeté dans la Houtamah. Mais qui te dira ce qu'est la Houtamah? C'est le Feu attisé d'Allah, qui monte jusqu'aux cœurs. Il se refermera sur eux, en colonnes (de flammes) étendues. (Surat al-Humazah: 2-9)

La vraie richesse appartient à ces croyants qui, intérieurement, ne font jamais preuve d'attachement pour les possessions de ce monde et qui croient vraiment que seul Dieu peut tout accorder à l'être humain. Ce sont eux les riches de ce monde, car ils ne limitent pas leur vie à seulement 50 ou 60 ans. Les croyants se lancent dans le meilleur commerce qui soit, en troquant cette vie contre le Paradis. Ils préfèrent le permanent au temporaire. Dieu nous en informe dans le verset suivant:

Certes Allah a acheté aux croyants leurs propres personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d'Allah: ils tuent et ils se font tuer. C'est une promesse authentique qu'Il a prise sur Lui-même dans la Torah, l'Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu'Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l'échange que vous avez fait. Et c'est là le très grand succès. (Surat at-Tawbah: 111)

Ceux qui méprisent ces réalités et qui se cramponnent à l'illusoire comprendront bientôt qui se trouve engagé sur la bonne voie.

http://www.viedecemonde.com/lure.html

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