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Blog de Islamiates

Mais pourquoi on se gratte ?

Démangeaisons de la peau : mais pourquoi ça gratte ?

Les démangeaisons de la peau, médicalement dénommées « prurit », sont fréquentes et les causes très diverses. Petite revue des principales causes et quelques conseils pour obtenir un soulagement, voire la disparition de ces démangeaisons cutanées.
Démangeaisons ou prurit : des causes extrêmement diverses

Ce qui provoque les démangeaisons (prurit) est lié à des substances irritantes fabriquées par la peau et libérées dans les couches superficielles.

Cette réaction de la peau se fait en réponse à des situations très diverses, allant de la piqûre d'un insecte, en passant par des maladies comme l'eczéma ou le psoriasis.

Parmi les causes les plus fréquentes :

Les piqûres de végétaux comme les orties.
Les piqûres d'insectes et d'autres animaux : moustiques, poux, méduses...
Les allergies : urticaire, eczéma...
Des maladies de la peau comme le psoriasis.
Une peau excessivement sèche.
Des infections de la peau provoquées par des champignons comme les mycoses, par des virus comme la varicelle, par des parasites comme la gale...
Certaines maladies entraînent également des démangeaisons comme les troubles rénaux, les maladies du foie, etc.
Ce qu'il ne faut pas faire en cas de démangeaisons : se gratter !

Lorsque la peau démange, le premier réflexe est de se gratter. Or si gratter apporte un soulagement, ce n'est que pour une durée extrêmement limitée, tandis que les conséquences peuvent être sérieuses, avec notamment un risque d'aggravation du prurit, un risque d'infection, particulièrement en présence d'éruptions cutanées (vésicules) et de cicatrices définitives.

En effet, plus on gratte, plus on accentue la réaction de la peau, plus on risque de mettre la peau à nue et de l'exposer à des microbes. Mieux vaut donc s'abstenir et trouver une autre solution pour soulager le prurit. Dans tous les cas, il est préférable de masser avec la paume de la main en appliquant quelques pressions. Et par mesure de précaution, coupez vos ongles courts !
Démangeaisons cutanées : ce qu'il faut faire pour traiter et soulager

Consulter pour trouver la cause et la traiter. En cas d'allergie par exemple, l'élimination de l'allergène en cause fera disparaître le prurit. Ou encore, en cas de mycose, un traitement antifongique s'impose.

Hydrater sa peau : crème, lotion et autre pommade sont indispensables pour éviter une peau sèche, facteur favorisant les démangeaisons. Parallèlement, il faut éviter tout ce qui peut contribuer à assécher la peau : les bains, les douches prolongées notamment.

Éviter aussi tout ce qui agresse la peau : les savons très détergents, les produits parfumés...

Le médecin ou le pharmacien peut proposer des traitements pour calmer les démangeaisons, notamment des antiprurigineux locaux (antidouleurs et antiseptiques) et des antihistaminiques H1 par voie orale ou à appliquer localement (gel, pommade).

Encore une fois, ne grattez pas et n'hésitez pas à consulter.


Isabelle Eustache

http://www.lamutuellegenerale.fr/le-mag-sante/sante-au-quotidien/demangeaisons-de-la-peau-mais-pourquoi-a-gratte.html

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Le vêtement en Islam

 

 

Le Coran est peu prolixe sur ce sujet . C'est dans la Sunna que le sujet est traité.

Mais, paradoxalement, ce n'est pas tellement dans le chapitre libâs ("manière de se vêtir") qu'il est question des problèmes de tenue vestimentaire. On y trouve en effet des questions du genre suivant: a-t-on le droit de porter de la soie, une bague en or, des vêtements avec des dessins d'animaux .... ?

Il faut chercher dans les chapitres sur la prière, où l'on définit la tenue liturgique de l'homme et de la femme

Mais que vient faire la tenue liturgique dans le problème de la tenue vestimentaire de la vie de tous les jours ?

C'est que pour l'islam il n'y a pas de différence entre la tenue liturgique et la tenue de la vie quotidienne. En effet, la fonction essentielle du vêtement de la vie quotidienne, c'est de permettre, et même de faciliter l'accomplissement de la prière:pour l'islam il y a un continuum entre la vie quotidienne et la vie liturgique; on passe de l'une à l'autre, cinq fois par jour (la prière constitue en effet comme la colonne vertébrale de l'existence, son axe), et le vêtement doit faciliter ce passage.

Il n'y a donc pas de vêtement qui soit à la fois musulman et profane. Le vêtement doit s'adapter à la prière: or cette prière n'est pas une prière purement mentale. Elle implique l'homme tout entier, corps et âme, elle engage le corps, puisqu'elle est enchaînement de mouvements et de postures (depuis la position debout jusqu'à la prosternation complète). Le vêtement doit donc pouvoir épouser les mouvements du corps. C'est pour cela que dans tous les pays musulmans, le costume traditionnel se distingue par son ampleur. Il doit aussi permettre les ablutions.

Le costume européen est sur bien des points à l'opposé du costume musulman traditionnel: il rend difficile les ablutions prescrites par le Coran et empêche directement, par ses plis rigides, les gestes et les positions de la prière canonique.

En outre, le vêtement européen souligne la forme du corps. Le vêtement musulman, lui, voile les formes du corps, non pas pour les nier, mais pour les reléguer au rang des choses qui ne doivent se dévoiler que dans l'intimité et qui à cause de cela doivent demeurer cacher aux yeux de la foule.

En islam, la vie religieuse et la vie profane sont beaucoup plus imbriquées l'une dans l'autre: on passe constamment de l'une à l'autre sans aucune transition autre que les ablutions (la transition n'est pas marquée par le changement de vêtements comme chez les prêtres chrétiens). Toutes ces observations doivent être gardées à l'esprit quand on aborde la problématique du voile féminin.

En Occident, après tout, il y a aussi des femmes voilées. Nul ne s'en offusque d'ailleurs, on les tient même en haute considération, ce sont les religieuses des divers ordres monastiques. Même les diaconesses protestantes portent le voile. Personne ne songerait d'ailleurs, ne serait-ce qu'un instant que ce serait le signe d'une oppression quelconque, voire d'une humiliation. Ce serait même plutôt un élément valorisant dans l'inconscient de l'homme occidental.

Par contre, quand l'Occidental se trouve en face d'une musulmane voilée, fonctionnent d'autres réflexes, des associations d'idées exactement inverses: on verra dans le voile, quand il est porté par une musulmane, comme le signe d'une oppression, d'une humiliation ou d'une condition inférieure.

Les Occidentaux supportent très bien le voile des religieuses chrétiennes, car il se situe à l'intérieur d'une distinction entre le profane et le sacré qui leur est habituelle. Par contre, ils ne supportent pas le voile des musulmanes, car il brouille ou efface des frontières qui leur sont habituelles.

En islam, toute femme adulte peut être voilée, le voile n'est pas spécifique d'une catégorie de "religieuses", catégorie qui n'existe pas en islam, tout simplement parce que la distinction vie religieuse / vie profane qui justifie et valorise à nos yeux le voile des religieuses chrétiennes, n'est pas pertinente dans l'islam: toute vie profane est religieuse, en particulier toute vie féminine, ou pour l'exprimer autrement par une formule qui fait un peu formule-choc: l'islam est un couvent laïc, un couvent, parce que, comme dans les monastères chrétiens, les femmes sont voilées, les sexes strictement séparés; "laïc", dans ce sens que les sexes se rencontrent cependant pour une vie sexuelle normale. L'islam déteste le célibat ou le réprouve.

Les textes: le Kitâb al-Mughnî d'Ibn Qudâma (1146-1213)

La tenue vestimentaire en islam repose plus sur une tradition sociale qui se transmet de génération en génération que sur des textes sacrés explicites. Le Coran en parle très peu. Il faut chercher dans les ouvrages de la Sunna ou dans les manuels de fiqh.

Les manuels de fiqh (charia) ont beaucoup de mal à justifier leurs conceptions vestimentaires ou leur conception de la décence par des textes sacrés explicites.

Nous allons maintenant résumer l'argumentation d'un ouvrage qui fait autorité en la matière, le Kitâb al-Mugnî d'Ibn Qudâma (né à Jérusalem en 1146, mort à Damas en 1213). C'est aussi un ouvrage qui a l'avantage de donner un tableau quasi exhaustif des positions en présence.

Il y a dans ce genre d'ouvrage une définition légale de la nudité: la 'awra.  Cette définition n'est évidemment pas la même pour les deux sexes.

Pour l'homme, la nudité légale, c'est la partie du corps comprise entre le nombril et les genoux. On nous dira donc qu'il convient que l'homme couvre cette partie du corps. Ibn Qudâma précise qu'il y a consensus à ce sujet entre les fondateurs des quatre grandes écoles sunnites: Ahmad b. Hanbal, Mâlik, Châfi'î et Abû Hanîfa.

Question: faut-il y inclure la cuisse ?

Réponse: selon un incident rapporté par Bukhârî 8.12, dans l'expédition de Khaybar le Prophète a découvert sa cuisse, à tel point que le transmetteur qui rapporte cet incident (Anas b. Mâlik) vit la blancheur de la cuisse du Prophète. Selon ce hadîth, la cuisse n'entre donc pas dans la 'awra. mais, rétorque Ibn Qudâma, Ahmad b. Hanbal rapporte dans son Musnad un hadith de Djarhad auquel le Prophète aurait dit quand il le vit découvrir sa cuisse: "Couvre ta cuisse, car elle est 'awra".

Finalement, ce n'est qu'en toute fin de raisonnement qu'Ibn Qudâma lâche la citation scripturaire qui fait autorité en la matière, un hadith d'Ibn Hanbal (2.187, corroboré par Abû Dâwûd 2.26 et libâs 34): "Uniquement ce qui est entre le nombril et les genoux fait partie de la 'awra".

Question: si cette délimitation est ainsi acceptée, le nombril et le genou proprement dits font-ils partie de la 'awra (est-ce inclusif ou exclusif ?) ? .

Réponse: Selon Ahmad b. Hanbal, Mâlik et Châfi'î, ils n'en font pas partie. Selon Abû Hanîfa, seuls les genoux n'en font pas partie.

Cette zone ainsi délimitée, il convient de la couvrir avec quelque chose qui cache la couleur de l'épiderme, même si c'est léger.

Il faut également se couvrir les épaules. Ibn Qudâma cite à ce propos une parole du Prophète (Bukhârî 8.5.1): "Aucun d'entre vous ne priera vêtu d'une simple tunique (thawb), s'il n'a pas quelque chose sur les épaules ".

Pour la femme, le voilement du corps est la règle.

Le chapitre est rédigé de telle manière que le voilement du corps de la femme n'est pas une brimade, mais un droit de la femme à la discrétion et au caractère privé de son corps, qui n'a pas à être offert au regard public: "La femme n'a pas à découvrir quoi que ce soit de son corps, à part le visage et les paumes de la main. La femme peut donc prier le visage découvert [ sous-entendu: cela n'entame pas la validité de la prière]". 

Peut-elle aussi découvrir ses pieds ? Selon Ahmad b. Hanbal, oui, car les pieds ne font pas partie de la nudité légale Ils ont même statut que le visage.

Ces règles fondent un principe de droit musulman qui est le suivant: "la femme tout entière est nudité, sauf son visage et les paumes de sa main" (principe énoncé par Mâlik, Awzâ'î et Châfi'î). En dehors de ces parties du corps, le corps doit être entièrement couvert.

Ibn Qudâma justifie ce principe par trois considérations:

1) Il invoque un commentaire fait par un célèbre compagnon du Prophète, Ibn 'Abbâs, de Coran 24.3 " Dis aux croyantes de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît". "Ce qui en paraît", c'est selon Ibn 'Abbâs, le visage et les paumes de la main.

2) IQ invoque un ordre du Prophète. Le Prophète a interdit à la femme mariée de porter des gants et le voile sur le visage (niqâb). Si le visage et les paumes de la main, dit IQ, était compris dans la nudité légale, le Prophète n'aurait pas interdit de les couvrir. C'est notamment parce que les nécessités de la vie exigent un visage découvert  et des paumes découvertes (par exemple dans les transactions commerciales, les paumes de la main sont nécessaire pour prendre et donner).

3) IQ invoque enfin une parole du Prophète citée dans le recueil de Tirmidhî (Ti 10 [Radâ'].12) qui est très explicite, trop explicite même au goût d'IQ, parce qu'il est obligée d'en donner une interprétation restrictive: "La femme est 'awra". Pourquoi IQ est-il obligé d'en donner une interprétation restrictive ? Parce que ce hadith pourrait laisser croire, encore une fois, que le corps féminin tout entier doit être voilé, interprétation qu'IQ désire précisément éviter.

IQ concède que ce hadîth est certes authentique, puisqu'il est cité dans l'un des six recueils canoniques. Mais, dit-il, ce hadîth n'exclut pas l'autorisation de dévoiler le visage et les paumes de la main pour les nécessités évidentes de la vie quotidienne et IQ de citer, par exemple, la demande en mariage.

Puis IQ cite les opinions contraires des tenants du maximalisme vestimentaire:

1) Abû Bakr b. al-Hârith b. Hichâm dit: " La femme tout entière est nudité, jusques et y compris les ongles".

2) Uu hadith d'Umm Salama (Abû Dâwûd, 2 [Salât].83): "J'ai interrogé l'Envoyé de Dieu: la femme a-t-elle le droit de prier vêtue d'une simple chemise (dhir') et d'un khimâr [voile couvrant la tête et le visage] sans porter d'izâr [tunique] ? - Oui, dit le Prophète, si elle va jusqu'à terre et couvre ses pieds ".

Copyright Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions.

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Peut-on augmenter les capacités du cerveau et pirater les pensées?

Pirater le cerveau pour en extraire des informations
Des interfaces cerveau-machine seraient capables d'accéder à des informations présentes dans nos cerveaux. En effet, des chercheurs ont récemment montré qu'il est possible d'utiliser des interfaces neuronales directes pour accéder aux données stockées dans notre mémoire.

Si les pirates informatiques s'attaquent d'habitude à nos boites e-mail, nos ordinateurs personnels et plus récemment à nos smart-phones, ils pourraient bientôt s'attaquer directement à nos cerveaux. En effet un groupe de chercheurs des universités d'Oxford, de UC Berkeley et de Genève ont récemment découvert qu'il était possible d'extraire des informations de nos cerveaux grâce à un type particulier de périphériques d'ordinateur : les interfaces cerveau-machine, également appelées interfaces neuronales directes.


Interfaces cerveau-machine
Les interfaces cerveau-machine sont constituées d'un ensemble d'électrodes qui s'adaptent sur la tête pour y capter les ondes cérébrales (signaux électriques émis par le cerveau en activité). Ces appareils ont dans un premier temps été développés pour des applications médicales, avant d'être récemment adaptés au domaine des jeux vidéo. En effet, ces interfaces cerveau-machine viennent s'ajouter aux autres périphériques (souris, clavier, joypad) pour améliorer l'expérience du joueur; par exemple en adaptant le déroulement du jeu en fonction de l'état émotionnel de l'utilisateur (satisfaction, ennui, frustration, etc ...).

Les ondes cérébrales P300

Parmi les ondes cérébrales que ces appareils sont capables de capter, les chercheurs ont utilisé un signal particulier appelé P300. Le signal P300 est observé chez des sujets classifiant des stimuli (images, sons) en fonction d'une tâche à accomplir. Par exemple, si l'on fait défiler sur un écran une série aléatoire de nombres entre 0 et 9 et que l'on demande à un sujet de compter le nombre de fois où le nombre de 5 apparaît, un pic du signal P300 sera observé à chaque affichage du nombre 5. Ceci vient du fait que le cerveau va classifier le nombre 5 comme pertinent à sa tâche courante, tandis les autres nombres seront considérés comme non-pertinents.
Attaque par force brute
Afin d'extraire des informations du cerveau, les chercheurs ont employé une attaque dite "par force brute". Ce type d'attaque, habituellement utilisé pour retrouver des mots de passe et codes secrets, consiste à essayer toutes les possibilités. Par exemple pour deviner un code secret composé de 4 chiffres, une attaque par force brute consistera à essayer toutes les combinaisons de 4 chiffres (il y en a 10 000). Ceci est similaire à la recherche de la clef qui ouvre une serrure donnée. La méthode par force brute consiste à essayer tour à tour les clefs à notre disposition; la bonne clef sera celle qui permettra de déverrouiller la serrure.

Ce principe a été adapté en soumettant des informations visuelles au sujet et en observant sa réaction en terme de signaux P300. Une des expériences a consisté à afficher la question "quel est votre date de naissance ?", puis d'afficher un par un les 12 mois de l'année dans un ordre aléatoire. On déduit alors le mois de naissance du sujet comme étant le mois correspondant au pic d'intensité maximum du signal P300. Cette attaque a été déclinée pour cibler d'autres informations personnelles telles que le premier chiffre de notre code PIN, notre quartier de résidence, des visages familiers ou encore notre banque.


Voyage dans l'espace-temps [ Peut-on pirater le... par LPDE

Ces expériences ont permis d'extraire efficacement ces informations du cerveau des sujets sans autre source que les ondes cérébrales. Par exemple pour le mois de naissance, le système devine correctement dans 60% des cas alors que sans l'information fournie par l'interface cerveau-machine il n'y a que 8,33% de chance (une sur douze) de tomber juste.
Menaces sur la vie privée et la sécurité
Les interfaces cerveau-machine pour un usage général n'en sont qu'à leurs début. A la lumière de ces travaux, il convient de sérieusement considérer les menaces que font peser ces appareils sur la vie privée et la sécurité des utilisateurs. En effet on pourrait facilement imaginer un jeu vidéo intégrant un programme malicieux qui extrairait des informations personnelles, en stimulant le joueur avec des images ou des sons incrustés dans le jeu. Ce type de menace est d'autant plus inquiétant qu'elles peuvent s'effectuer à l'insu des utilisateurs et accéder à des informations extrêmement sensibles qui sont uniquement stockées dans le cerveau comme des mots de passe, mais aussi des informations personnelles telles que l'orientation sexuelle ou des secrets intimes.

Entretien avec un des auteurs
Daniele Perito est docteur en informatique et actuellement chercheur post-doctorant à l'université de UC Berkeley en Californie. Il est un des auteurs de ce travail et a bien voulu répondre à mes questions.

- C'est un travail de recherche très original; comment l'idée vous est-elle venue ?
C'est Ivan Martinovic qui en est à l'origine. Il m'en a fait part l'année dernière et elle m'a tout de suite plu. J'ai pensé que c'était une idée incroyablement futuriste, mais que c'était également quelque chose qui deviendrait intéressant dans les années à venir, à mesure que les interfaces cerveau-machine se démocratiseraient.

- Ce travail touche à plusieurs domaines scientifiques et a requis la collaboration de 5 coauteurs. Quelle est votre spécialité et comment avez-vous contribué à cette découverte ?
Nous sommes tous dans le domaine de la sécurité informatique à l'exception de Tomas Ros qui est un spécialiste en neurosciences et qui nous a aidé à comprendre son domaine de prédilection. Pour ma part, je me suis chargé de la définition du protocole expérimental ainsi que de la réalisation des expériences sur les participants.

- Le système que vous avez développé n'est pas parfait et commet parfois des erreurs. Qu'est-il possible de faire pour améliorer ses performances, et quelle précision peut-on espérer ?
Les instruments destinés à la recherche [en neurosciences] ont une précision beaucoup plus élevée que ceux que nous avons employés; mais ils sont également beaucoup plus chers. Cependant, de nombreuses sociétés travaillent afin de mettre sur le marché des appareils aux performances similaires mais à des coûts beaucoup plus faibles. Je pense que cela va devenir un domaine très excitant dans un futur proche.

- Quelles sont les conséquences d'une telle découverte sur nos vies ?
Aucune pour le moment. Parce que pour l'instant les interfaces cerveau-machine ne sont pas entrées dans notre quotidien et que la précision et la discrétion de ces attaques sont faibles. Cependant, la précision de ces appareils va augmenter très rapidement. Cela veut dire que leur usage va se généraliser en même temps que leur capacité à collecter des informations. Lorsque nous en seront rendu à ce point, il faudra réfléchir à des moyens de limiter les fuites d'informations personnelles.

- Les ordinateurs possèdent des protections contre ce type d'attaques. Dans le cas de nos cerveaux, existe-t-il aussi des moyens pour le protéger ?
Je pense que nous aurons besoin de techniques similaires à celles que nous utilisons aujourd'hui pour les systèmes informatiques. C'est à dire trouver un moyen de contrôler et limiter le flux d'informations. Ces attaques sont principalement possibles parce que des applications tierce-partie peuvent accéder directement à l'énorme source d'information que constituent les signaux bruts captés par l'interface cerveau-machine. Dans le futur, ces applications ne devront avoir qu'un accès restreint via une interface afin de ne leur communiquer que certaines caractéristiques des ondes cérébrales et d'en cacher le reste.

Liens :
- Page de la présentation à USENIX SEC : https://www.usenix.org/conference/usenixsecurity12/feasibility-side-channel-attacks-brain-computer-interfaces
- L'article original : https://www.usenix.org/system/files/conference/usenixsecurity12/sec12-final56.pdf

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Le fils doit-il obéir à ses parents en renonçant à sa part de l’héritage?

En principe, tout ce qu’une personne possède de son vivant revient à ses héritiers après sa mort. A ce propos, Allah Très haut dit : « Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches, que ce soit peu ou beaucoup: une part fixée.. » (Coran, 4 :7). Aussi n’est-il permis à personne de s’emparer de la part de l’héritage d’un héritier ni de lui demander d’y renoncer malgré lui car cela est une injustice et une agression. En effet, le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Il n’est pas permis de jouir des biens d’autrui sans son consentement. » (Rapporté par Ahmad, 20172 et jugé authentique par al-Albani dans sahih al-Djaami sous le n° 2780).

Si l’allégation formulée par votre belle-mère selon laquelle la partie en question lui appartient n’est pas fondée sur une preuve authentique, votre épouse n’est pas tenue à renoncer à son droit à la succession. Le refus de renoncer à sa part de l’héritage ne constitue aucunement un mauvais traitement de sa mère.

Dire que la belle-mère n’a aucun droit sur cette partie de l’héritage ne signifie pas qu’elle ne doit plus être bien traitée. Bien au contraire, votre épouse doit continuer à faire preuve de douceur dans ses échanges verbaux avec sa mère et chercher à faire intervenir des gens de bien et de piété pour parvenir à résoudre ce problème. Peut-être Allah guidera-t-Il vers la vérité le cœur de la belle-mère.

Si votre épouse accepte de bon gré de renoncer à une partie de l’héritage ou à la totalité au profit de sa mère en vue d’obtenir la récompense divine, c’est bien et conforme à la piété filiale. Cependant, comme il a déjà été dit, l’épouse n’est pas tenue d’agir dans le sens indiqué, et ne commettrait aucun péché en ne donnant pas satisfaction à sa mère. Pour davantage d’informations, voir la réponse donnée à la question n° 144234 et à la question n° 178308.

Allah le sait mieux.

http://islamqa.info/fr/203489

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L'Islam et le respect de la vie privée

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