La masturbation consiste à provoquer le plaisir sexuel par excitation manuelle des parties génitales. Elle peut être pratiquée seul(e) ou en compagnie d’un ou une partenaire.
Une étude la pointe à nouveau du doigt, en suggérant que se masturber plus d'une fois par semaine augmente le risque de cancer de la prostate. Publiée en janvier dans le British Journal of Urology International, l'analyse des habitudes intimes de 840 hommes est formelle : ceux qui ont eu une activité sexuelle intense entre 20 et 40 ans ont plus de risque de développer un cancer de la prostate après 50 ans. Et c'est la masturbation fréquente, et non le nombre de rapports sexuels, qui pèse sur le risque de cancer.
« Il y a probablement un lien entre des besoins sexuels forts et un taux élevé d'hormones mâles, facteur de risque de cancer de la prostate », explique Polyxeni Dimitropoulou, épidémiologiste à l'Université de Cambridge. En revanche, passé l’âge de 50 ans, la masturbation semble avoir un effet protecteur contre le cancer. De quoi en perdre son latin, d'autant que d'autres études ont montré que la masturbation, en libérant des toxines, permettait au contraire de protéger contre le cancer de la prostate, quel que soit l'âge. « Les résultats ne sont pas opposés : nous trouvons aussi que la masturbation protège, mais après un certain âge, tempère le chercheur. Les mécanismes en jeu diffèrent simplement d'un moment à l'autre de la vie ».
Si le plaisir solitaire soulève encore la polémique, sachez que les rapports sexuels, eux, n'ont que des avantages. Ils protègent contre les maladies cardiovasculaires, la dépression et le surpoids… Dans le doute, mieux vaut donc profiter du sexe à deux que tout seul!
La masturbation et la religion
Pendant des siècles, la masturbation, bien que condamnée par l'Église, n'a pas directement été l'objet de réprobation. C'est à partir du XVIIIe siècle que son statut est réévalué. L'angoisse de la diminution et de l'affaiblissement de la population, perceptible dans tous les traités philosophiques, médicaux et économiques de l'époque – mais infondée –, modifie la perception des pratiques sexuelles. La masturbation est progressivement considérée non plus comme une habitude licencieuse et moralement condamnable, mais comme une des causes de la dépopulation et comme une véritable maladie qui se répand dans toute l'Europe.
Au milieu du XVIIIe siècle, se développe ainsi une abondante littérature, principalement médicale, qui dépeint en des termes atroces les effets nocifs de cette « perversion solitaire », tant pour la santé du corps que pour celle de l'âme. Si l'Église n'est pas à l'initiative de cette stigmatisation de la masturbation, elle agit cependant main dans la main avec l'ordre médical, avec qui elle partage le souci de la préservation de l'espèce et d'une sexualité exclusivement reproductive. Médecins, directeurs de conscience, éducateurs ou philosophes s'accordent ainsi tous sur la nécessité d'endiguer ce mal qui accable la jeunesse du royaume et menace le peuple français d'épuisement, voire de dégénérescence.
Le traité publié par le médecin suisse Samuel Tissot en 1760, intitulé L'Onanisme : essai sur les maladies produites par la masturbation, inaugure ainsi toute une série d'écrits, mais reste la référence médicale incontournable sur les « pathologies » de la masturbation ; il sera réédité jusqu'au XXe siècle. Selon Samuel Tissot, en se livrant à la masturbation, hommes et femmes se détournent de la reproduction et s'adonnent à un plaisir mortifère, pour eux-mêmes comme pour la nation. La masturbation apporterait à chaque sexe son lot de maladies, comme si ces dernières venaient punir une pratique condamnée par la nature.
La fin de l'espèce et le désordre social
L'onanisme attenterait ainsi à la virilité de l'homme. Pour Tissot, il rend les jeunes hommes « pâles, efféminés, engourdis, paresseux, lâches, stupides et même imbéciles ». Les hommes perdent leur vigueur et leur santé : ils maigrissent, se languissent, souffrent de vieillesse prématurée et d'une foule de maux (saignements, incontinence, paralysies, migraines, troubles de la vue, mélancolie, épilepsie, etc.). On est loin de l'expression folklorique selon laquelle la masturbation rend sourd : dans nombre de descriptions cliniques, les médecins vont jusqu'à rapporter des cas mortels. Ils prêtent à la pratique masturbatoire les symptômes correspondant à des infections microbiennes variées. De surcroît, selon les descriptions médicales, le masturbateur porte les stigmates de son vice caché, annonçant de graves troubles de la fonction virile : vésicules sur la verge, flaccidité, impuissance, déformation des organes génitaux, spermatorrhée (écoulement incontrôlé de sperme) ou stérilité.
Toutefois, aux yeux des médecins, l'une des conséquences les plus préoccupantes de la masturbation est que les onanistes se détournent des femmes. Autant un séducteur est excusable, autant un masturbateur est condamnable. Comme l'écrit Tissot, il faut être « infiniment plus porté à excuser celui qui séduit par ce penchant que la nature a gravé dans tous les cœurs, et dont elle se sert pour conserver l'espèce […] que celui qui pèche en violant toutes les lois, en renversant tous les sentiments, toutes les vues de la nature ».
Les hommes ne sont pas les seuls exposés aux « dangers » de la masturbation. La masturbation féminine, auparavant considérée avec une relative indulgence, fait l'objet d'un souci grandissant de la part des médecins. Le danger est que cette pratique les pousse à rechercher la satisfaction sexuelle hors de la finalité de la grossesse. Tissot écrit ainsi que l'onanisme chez les femmes est « un monstre qui renaît chaque jour et auquel les filles s'adonnent avec d'autant plus de confiance qu'il n'en résulte pas de fécondité et que […] l'on n'a pas à recourir à l'avortement ». Cet accès au privilège masculin de la sexualité non reproductive est accusé de « viriliser les femmes ».
Alors que le corps des femmes est traditionnellement considéré comme un corps « lâche, mou et fragile, engorgé par ses humeurs », qui participe au tempérament flegmatique, féminin par excellence, les médecins attribuent aux masturbatrices un tempérament « sanguin, bilieux, vigoureux », c'est-à-dire mâle. Dans la plupart des traités, la masturbatrice est issue des classes populaires ; elle est vigoureuse, rustre et sa moralité est douteuse du fait de sa condition sociale. Quand des jeunes filles de bonne famille sont touchées par le mal, les médecins soupçonnent toujours les domestiques et les préceptrices de les avoir initiées à de tels penchants.
Les médecins sont persuadés que la masturbation altère le corps des femmes, notamment en hypertrophiant le clitoris. « Les femmes ainsi constituées ne conservent presque rien des qualités de leur sexe, et tiennent beaucoup plus de l'homme ; elles ont la taille élevée, les membres vigoureux, la figure hommasse, la voix forte, le ton impérieux, les manières hardies », écrit ainsi le médecin Renauldin à l'article « clitoris » du Dictionnaire des sciences médicales de Panckouke, en 1813. En menaçant la féminité et les qualités afférentes telles la pudeur, la retenue et l'ignorance de ses désirs, la masturbation soustrait le corps des femmes à son rôle dans la perpétuation de l'espèce.
De la prévention à la répression
Ainsi, le grand danger de l'onanisme pour la société, c'est qu'il inverse l'ordre des sexes. En rendant les hommes efféminés et les femmes viriles, il menace l'avenir de l'humanité, et en modifiant physiologiquement l'identité des sexes, il bouleverse les privilèges qui y sont associés. Dans le portrait de l'onaniste au bord du précipice, transparaît l'angoisse d'une société pour laquelle le plaisir solitaire figure la fin de l'espèce et le désordre social.
En réponse à ce qu'ils qualifient d'épidémie désastreuse, les médecins entreprennent de lutter contre la masturbation. Les descriptions morbides des effets de l'onanisme participent de fait, en intimidant la population, à la propagande anti-masturbatoire. On fait par exemple lire aux pubères le Livre sans titre, publié dans les années 1840, qui présente en images l'agonie d'un jeune masturbateur (voir la figure 1).
Par ailleurs, le pouvoir médical en appelle à une surveillance accrue des jeunes hommes et femmes, tandis qu'il élabore des traitements qui vont de la pharmacopée (le bromure) à la chirurgie (l'ablation du clitoris) en passant par la rééducation par la contrainte physique.
Les politiques préventives restant sans grand effet, les médecins finissent par soupçonner au début du XIXe siècle que le mal qu'ils combattent est paradoxalement le produit des institutions éducatives elles-mêmes. Dans les collèges et les pensionnats, la promiscuité, l'ennui et le manque d'exercice physique fournissent un terrain propice au développement de ce « vice », au point que la « contagion » peut devenir générale : « Tous les élèves d'un collège trompaient quelques fois, par une détestable manœuvre, l'ennui que leur inspiraient les leçons […] qu'un très vieux professeur leur faisait en dormant », peut-on lire en 1819, à l'article « Masturbation » du Dictionnaire des sciences médicales. Pour remédier à ce laxisme, l'espace est réorganisé dans les établissements scolaires de telle sorte que les élèves ne puissent plus se soustraire aux regards. Les portes des latrines sont ainsi ajourées, et certaines punitions, tels la retenue individuelle ou l'enfermement aux arrêts, qui laissent l'élève seul avec lui-même, sont supprimées.
Les politiques préventives et l'acharnement des médecins techniciens de la coercition achoppent ainsi sur un aspect irréductible de la masturbation, son polymorphisme. Les agencements érotiques potentiels du corps et des objets qui l'environnent étant à peu près illimités, il est impossible de les anticiper tous. Ni la surveillance ni la contrainte physique ne parviennent à circonscrire l'inventivité sexuelle des jeunes masturbateurs.
Les politiques d'intimidation, de surveillance et de coercition marquent pourtant durablement le rapport des individus à leur corps et à leur sexualité. Pour traiter les femmes qui se livrent à l'onanisme, nombre de médecins pratiquent la clitoridectomie, pensant « supprimer le vice par l'ablation d'un organe inutile (car inutile à la reproduction) ». Pratiquée en France notamment par le docteur Levret, cette pratique est également répandue en Angleterre, où le docteur Isaac Baker Brown en est l'un des plus ardents promoteurs. À travers elle se manifeste toute la violence de la définition « moderne » de la féminité, qui réduit cette dernière à la seule maternité.
Dans le cas des hommes, la situation est plus complexe. Ironie du sort, chez certains onanistes, les actions préventives et coercitives ont produit l'effet contraire à celui recherché : plutôt que de sauvegarder leur virilité, la médecine en a fait des impuissants. Les adolescents terrorisés par le discours médical se croient atteints de maladies imaginaires. Dès 1836, Lallemand, grande figure de l'histoire de l'andrologie, dans son traité Des pertes séminales involontaires, soulève le problème de la « torpeur des organes génitaux ». En 1891, le docteur Léon Bouveret note que ses patients atteints d'impuissance ou de neurasthénie attribuent leur état à l'abus des plaisirs sexuels et « se croient menacés de la perte irrémédiable de leur virilité, ou bien encore d'une maladie incurable de la moelle épinière ».
Étouffer les pulsions par le sport
Les médecins vont alors s'évertuer à conjurer les effets pervers de leurs propres politiques. Aux victimes imaginaires de la masturbation, « il faut faire entendre une partie de la vérité », conclut le docteur Bouveret, à savoir que les conséquences pathologiques de la masturbation ont été sciemment exagérées par le discours médical. Il faut faire comprendre au sujet que son impuissance est d'ordre psychique et réside uniquement dans une appréhension du coït.
Dans certains cas, les médecins se retrouvent face à une situation absurde : après avoir interdit la masturbation, ils doivent eux-mêmes la faire pratiquer ! Lallemand vante ainsi les mérites du galvanisme pour traiter l'impuissance, et Bouveret avoue devoir stimuler les organes sexuels du patient à l'aide de différents appareils de massage électrique pour « lui prouver qu'il est capable de très fortes érections ». La technique est cependant très approximative.
On assiste donc, après la crise des institutions, qui produisent elles-mêmes des masturbateurs, après la crise du pouvoir disciplinaire, incapable d'endiguer le phénomène, à la crise des politiques médicales qui se montrent inefficaces, si ce n'est contre-productives. Le constat dressé, une réorientation s'engage dans les années 1860, et débouche sur la mise en œuvre institutionnelle d'une nouvelle stratégie de préservation de la virilité. Au lieu d'étouffer les manifestations de la « pulsion sexuelle reproductrice », les médecins vont s'efforcer de l'atténuer et de la dévier de sa réalisation initiale.
Ces deux objectifs sont atteints par l'exercice physique et la fatigue musculaire. « Il vaut mieux agir par voie de diversion : c'est le corps qu'il faut fatiguer et rompre par les exercices matériels, pour dompter l'esprit ; c'est dans le système musculaire qu'il faut faire refluer [...] toutes les énergies exubérantes de la vie. C'est dans le gymnase que meurent les désirs coupables et les mauvaises pensées de la salle d'étude », écrit ainsi le docteur Émile Jozan en 1864. Ces arguments s'inscrivent dans un vaste courant hygiéniste qui débouche en 1869 sur le décret Duruy rendant obligatoire la gymnastique à l'école. L'exercice physique appartient à tout un arsenal de prévention des maladies mis en place par la médecine publique naissante. Il s'agit cette fois de lutter contre la masturbation selon une tactique active : le moyen employé pour éviter l'affaiblissement de l'organisme sert aussi directement à viriliser le corps en le musclant.
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/f/fiche-article-la-masturbation-reprimee-20392.php?chap=2
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2009/02/13/masturbation-fait-toujours-debat
De nombreux devoirs religieux incombent au musulman qui vit en Occident. Certains de ces devoirs religieux peuvent être classés comme suit :
Le devoir de préserver son identité musulmane
Ce devoir peut être réalisé en se cramponnant aux principes islamiques, en essayant de comprendre correctement le credo musulman, en montrant de la rigueur dans l’accomplissement de ses prières quotidiennes à la mosquée, en s’associant avec ses frères musulmans dans ce qui est bon et juste, en recherchant les connaissances religieuses auprès de savants dignes de confiance lorsqu’on est confronté à de nouvelles problématiques.
Le devoir envers les membres de sa famille
Bien que tout musulman soit tenu de prendre soin de sa famille, une telle obligation est soumise à des contraintes en Occident. Il suffit en effet que le musulman relâche un tant soit peu son attention pour que retentisse la sonnette d’alarme de la désagrégation familiale, sans parler du manque d’éducation islamique des enfants.
À plusieurs reprises, j’ai dit aux frères et sœurs vivant en Occident que s’ils trouvent difficile de donner à leurs enfants une éducation islamique, ils doivent retourner dans leurs pays d’origine, plutôt que de rester en Occident, où un mal irréparable est susceptible d’attendre toute leur famille. Il ne sert à rien d’amasser des richesses matérielles si c’est pour négliger les prescriptions religieuses.
Le devoir des musulmans les uns envers les autres
Etant donné que les musulmans forment une minorité dans ces pays non-musulmans, ils doivent s’unir tels un seul homme. À ce sujet, on a rapporté que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : « Le croyant envers son frère croyant est comparable à un édifice dont les briques se soutiennent les unes les autres. »
En conséquence, les musulmans dans ces pays doivent s’unir et rejeter toute forme de division pouvant les transformer en proie facile pour autrui.
Le devoir des musulmans envers la société dans laquelle ils vivent
Les musulmans d’Occident se doivent d’être de sincères prédicateurs à leur religion. Ils se doivent de garder à l’esprit qu’inviter autrui à l’islam n’est pas un devoir exclusivement dévolu aux savants et aux sheikhs. Bien au contraire, ce devoir concerne tout musulman engagé. Tout comme les savants et les sheikhs délivrent des sermons et des conférences, écrivent des livres pour la défense de l’islam, il n’y a rien d’étonnant à ce que des musulmans du commun prêchent l’Islam dans la sagesse et la bonne exhortation.
Le devoir de soutenir et de faire siens les droits de la Communauté musulmane
Ce type de devoirs implique le soutien des causes musulmanes en Palestine, au Kosovo, en Tchétchénie (ainsi que dans les autres régions du monde où les musulmans font face à de terribles épreuves), avec la sincère intention de rendre les droits usurpés à leurs propriétaires légitimes.
Actuellement, nous voyons les juifs, des quatre coins du monde, soutenir et appuyer Israël. C’est pourquoi nous rappelons aux musulmans du monde entier qu’il est grand temps de soutenir les droits de leur Communauté musulmane.
P.-S.
Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.
Quelle est la situation des Musulmans vivant dans les pays occidentaux, notamment les convertis, vis-à-vis de l’héritage de leurs parents non-musulmans ? Les biens qui leur échoient en héritage au décès de leurs parents conformément aux lois occidentales sont-ils licites d’un point de vue islamique ?
Les juristes musulmans sont unanimement d’accord sur le fait qu’un non-Musulman n’a pas le droit de recevoir le moindre héritage de la part d’un Musulman. En ce qui concerne l’héritage que recevrait un Musulman de la part d’un non-Musulman, il existe des divergences à ce sujet parmi les juristes musulmans.
D’après la majorité des juristes musulmans, dont les Imams des quatre écoles de jurisprudence, un Musulman n’a pas le droit d’hériter d’un parent non-Musulman.
Néanmoins, certains savants dont Mu'âdh Ibn Jabal, Mu'âwiyah Ibn Abî Sufyân et Sa'îd Ibn Al-Musayyab sont d’avis qu’un Musulman peut hériter d’un parent non-Musulman. Cette opinion est celle retenue par Ibn Taymiyah et Ibn Al-Qayyim.
Les deux groupes de savants ont avancé des preuves en faveur de leurs opinions respectives. J’ai traité de cette question de manière détaillée dans mon livre intitulé Ahkâm Al-Mawârîth (Les règles de l’héritage). Personnellement, je préfère agir selon l’opinion de la majorité des savants dans les pays musulmans, tandis que je préfère la seconde opinion dans le contexte des pays non-musulmans.
Il convient de noter que mon opinion se base sur le fait que dans les pays non-musulmans un non-Musulman hérite de ses proches musulmans par la force de la loi. En même temps, un Musulman a le droit d’hériter de ses proches non-musulmans en vertu de la loi faite par les hommes. Par conséquent, je préfère la seconde opinion afin de maintenir l’égalité entre les Musulmans et les non-Musulmans dans ce domaine.
Et Dieu est le plus Savant.
P.-S.
Traduit de l’anglais du site islamonline.net.
Si vous avez déjà eu besoin de vous faire opérer, vous connaissez l'instruction: pas de boisson ni de nourriture à partir de minuit la veille de l'opération.
Savez-vous pourquoi il faut être à jeun avant une anesthésie?
L'anesthésie entraîne un risque d'inhalation du contenu gastrique
Il peut arriver, au cours de l'une des étapes de l'anesthésie (induction, entretien de l'anesthésie ou réveil), que le patient régurgite ou souffre de vomissements. Il existe alors un risque grave que le contenu de l'estomac pénètre dans les poumons, ce qui peut obstruer les bronches et brûler leur muqueuse.
Cette complication grave a été décrite en 1946 par le Dr Mendelson.
C'est pour l'éviter qu'il est interdit de manger avant une opération chirurgicale nécessitant une anesthésie générale.
Un jeûne de 6 heures s'impose avant toute anesthésie
La prévention de cet accident impose le respect d'un jeûne de 6 heures avant toute opération programmée. En cas d'intervention dans l'urgence chez une personne non à jeun (ou dont le jeûne n'est pas connu), des techniques d'induction de l'anesthésie très spécifiques sont utilisées.
C'est également le cas pour les personnes qui présentent des facteurs de risque.
Accidents d'anesthésie: quels sont les facteurs favorisants?
Globalement, les facteurs de risque d'accident pendant l'anesthésie correspondent à tous les troubles et à toutes les affections susceptibles de modifier la vidange gastrique:
Troubles de la déglutition.
Antécédent de chirurgie de l'estomac ou de l'oesophage.
Maladies favorisant le reflux gastro-oesophagien (remontées acides, régurgitations) ou diminuant le tonus du sphincter du bas de l'oesophage.
Grossesse.
Syndrome occlusif.
Diabète.
Obésité.
Tabac + alcool.
Assouplissement des 6 heures de jeûne
Si les 6 heures de jeûne avant une opération chirurgicale permettent efficacement de prévenir cette complication grave, le jeûne prolongé peut s'accompagner de perturbations métaboliques et psychologiques, avec notamment un déficit hydrique et une sensation de faim et de soif importante, tout particulièrement chez les enfants très jeunes.
Pour pallier ces inconvénients, on peut dans certains cas obtenir une sorte de dérogation. Si la consommation de tout aliment reste rigoureusement interdite, il est possible d'autoriser la prise de "liquide clair" jusqu'à 2 heures avant l'anesthésie.
Les liquides clairs désignent des boissons ne contenant pas de particule, pas de lipide (pas de lait ni laitage) et pas d'alcool: eau, café, jus de fruits sans pulpe, boissons sucrées non gazeuses.
Chez les enfants de moins de 2 ans, l'équivalent d'une tétée de lait est parfois autorisé jusqu'à 4 heures avant l'anesthésie.
Dans tous les cas, ne prenez jamais l'initiative.
Seul le médecin, l'infirmière ou l'anesthésiste vous indiquera s'il est possible dans votre cas de boire ce type de boissons jusqu'à 2 heures avant l'anesthésie!
http://www.e-sante.be/pourquoi-faut-il-etre-jeun-avant-anesthesie/2/actualite/851
Extraits : Zâd el Ma’âd d’ibn Qaïyam el Jawziya (1/54-65).
Allah élit certains jours de l’année dont le meilleur est celui du Grand ‘Aïd (Yawm e-Nahr) ; c’est le « Grand Jour » du pèlerinage (el Hadj el Akbar) conformément au Hadith rapporté dans e-Sunan, et selon lequel le Prophète (r) déclare : « Le meilleur jour auprès d’Allah, c’est le Jour de l’Immolation, puis le jour du « séjour » (el Qarr) à Mina. »[1]
Selon une autre opinion, le Jour de ‘Arafa serait plus méritoire comme nous l’apprend la tendance la plus répandue des partisans de Shâfi’î, car assument-ils, ce jour-là correspond au « Grand Jour » du Hadj, et celui-ci permet d’effacer deux années de péchés.[2] En outre, il n’y a pas un jour où Allah affranchit le plus de Ses créatures de l’Enfer que celui de ‘Arafa,[3] et Lui-même (I) se rapproche de Ses serviteurs à l’occasion d’un rassemblement sur lequel Il se vante auprès des anges. La meilleure opinion reste la première, car aucun argument solide ne peut aller à l’encontre du Hadith sur la question.
Yawm el Hadj el Akbar correspond au jour de l’Aïd selon la bonne opinion comme le spécifie le Verset dans lequel le Très-Haut dit : (Et l’appel aux hommes de la part d’Allah et de Son Messager pour le Grand Jour du Hadj).[4] Il est notamment certifié dans les recueils d’el Bukhârî et de Muslim, qu’Abû Bakr (t) et ‘Ali (t) ont effectivement fait cet appel, le jour de l’Aïd non celui de ‘Arafa.[5]
D’après Sunan Abû Dâwûd également, le Prophète (r) informe avec une chaîne narrative plus authentique : « Le Grand Jour du Hadj, c’est le Jour de l’Immolation. »[6] Abû Huraïra et une partie des Compagnons s’accordent à dire la même chose. Par ailleurs, ‘Arafa vient juste avant l’Aïd ; le pèlerin y stationne, humble, repentant, suppliant et adjurant le Seigneur de lui venir en aide. Le jour suivant, il se rend à La Mecque pour visiter la kaaba. C'est pourquoi le Tawâf est désigné comme la visite de la Ka’ba. Les pèlerins, après s’être purifiés de leurs péchés la veille, le Seigneur les invite à Lui rendre visite dans Sa « Maison ». C'est pourquoi il est demandé ce jour-là d’immoler une offrande, de se raser la tête, et de jeter les pierres à la Jamara, ce qui constitue la plupart des rites du Hadj. Le lavage et les ablutions que l’on réserve le jour d’avant vient en préparatif à ce grand jour.
D’autre part, les dix premiers jours de Dhû el Hidja sont les meilleurs jours qui soient ; Allah les considère comme la meilleure période de l’année. Il est certifié dans Sahîh el Bukhârî, selon ibn ‘Abbâs (t), que le Prophète a affirmé : « Il n’y a pas de jours où les œuvres pieuses sont les plus aimées auprès d’Allah que ces dix premiers jours.
- Cela concerne même le Jihâd sur le sentier d’Allah ? Lui a-t-on demandé.
- Cela concerne même le Jihâd sur le sentier d’Allah, sauf pour un homme qui y aurait investi son argent et sa personne et qui y aurait tout laissé. »[7]
Ils correspondent aux jours par lesquels Allah jure dans Son Livre lorsqu’Il dit : (Par l’aurore • Par les dix nuits).[8] Il est donc plus recommandé au cours de cette période de proclamer la Grandeur d’Allah (en disant Allahou Akbar !), Sa Glorification (en disant Subhâna Allah !), et Ses Louanges (en disant el Hamdou li-lah !). Le Prophète (r) enjoint à ce sujet : « Multipliez-y de proclamer la Grandeur d’Allah, Sa Glorification, et Ses Louanges. »[9] Le mérite de ces jours, par rapport aux autres moments de l’année, est aussi différent que le mérite des lieux rituels du Hadj par rapport aux autres endroits du monde.
Concernant les mois de l’année, celui du Ramadhan est le meilleur d’entre tous, ses dix dernières nuits sont les meilleures de l’année, et la nuit du Destin vaut mille mois. Il est toujours possible de se demander lesquels d’entre les dix premiers jours de Dhû el Hidja et les dix dernières nuits du Ramadhan, ont plus de mérite ? Il est possible de répondre qu’en réalité les dix dernières nuits du Ramadhan sont plus méritoires que les dix premières nuits de Dhû el Hidja et qu’à l’inverse les dix premiers jours de Dhû el Hidja soient meilleurs que les dix derniers jours du Mois des jeûneurs.[10] Cette explication résout ainsi tout problème ! Pour preuve, les dix dernières nuits du Ramadhan ont une valeur particulière, car elles comptent en leur sein la Nuit du Destin. Quant aux jours de Dhû el Hidja, leur valeur particulière est due aux mérites de certains jours qui les composent comme celui de l’Aïd, celui de ‘Arafa, et les trois jours de Mina (Ayâm e-Tashrîq).
À la question, laquelle d’entre la journée du vendredi et celle de ‘Arafa a le plus mérite, en sachant qu’ibn Hibbân rapporte dans son recueil e-Sahîh, un Hadith d’Abû Huraïra, selon lequel le Prophète (r) a dit : « Il n’y a pas un jour plus meilleur sur lequel le soleil se lève et se couche que celui du vendredi. »[11] Dans le Hadith de Aws ibn Aws, il est également précisé : « Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève et se couche est le vendredi. »[12] Nous pouvons dire en réponse que certains savants favorisent effectivement le vendredi à ‘Arafa en s’appuyant sur le Hadith précédemment cité. El Qâdhî Abû Ya’la mentionne même une version d’après Ahmed disant que la nuit du vendredi est plus méritoire que la nuit du Destin. La bonne opinion consiste à dire en fait que si le vendredi est indiscutablement le meilleur jour de la semaine, ‘Arafa et le jour de l’Aïd sont les meilleurs jours de l’année ; cela concerne tout aussi bien la nuit du Destin au regard de la nuit du vendredi. C’est pourquoi, quand ‘Arafa tombe un vendredi, il a d’autant plus de faveurs que s’il tombait n’importe quel autre jour et cela pour les raisons suivantes :
Premièrement : ce rassemblement coïncide avec les deux meilleurs jours de l’année.
Deuxièmement : il y a une heure le vendredi où les invocations sont sûres de se voir exaucées ; selon l’opinion la plus répandue, cette heure a lieu après le ‘Asr, c’est l’heure à laquelle les pèlerins consacrent à ‘Arafa leurs humbles supplications à leur Seigneur.
Troisièmement : c’est le jour où le Messager d’Allah (r) se trouvait à ‘Arafa.
Cinquièmement : le jour où ‘Arafa tombe un vendredi, cela correspond au jour où tous les musulmans de la terre se réunissent en vue d’écouter le sermon et de faire la prière du vendredi. C’est le seul jour où tous les gens qu’ils soient dans leur mosquée ou sur le sol du périmètre de ‘Arafa, se consacrent à la dévotion ; en cela, cet événement est unique.
Cinquièmement : Le vendredi est un jour de fête hebdomadaire tout comme ‘Arafa est un jour de fête annuel en l’honneur des pèlerins qui s’y trouvent. C'est pourquoi il est déconseillé de jeûner lors de cette « manifestation spirituelle ». Les avis des savants divergent au sujet de savoir quelle sagesse se cache derrière la recommandation de ne pas être à jeun en vue d’affronter un tel événement. Une certaine tendance assume que cela permet de rester fort afin de mieux affronter les invocations spécifiques à ce jour. D’autres savants à l’instar de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya voient plutôt que ‘Arafa est un jour de fête pour les pèlerins qui s’y trouvent. Il est donc déconseillé de jeûner lors d’une telle occasion. L’argument s’incarne dans le Hadith rapporté dans e-Sunan, et selon lequel le Prophète (r) a dit : « Le Jour de ‘Arafa, le Jour du Sacrifice, et les jours de Mina sont des jours de fête pour nous les adeptes de l’Islam. »[13] Notre Sheïkh a fait le commentaire suivant : « ‘Arafa est un jour de fête pour les gens qui s’y réunissent en raison justement de leur rassemblement, contrairement aux gens d’autres horizons qui se réunissent le lendemain leur jour de fête à eux ; ainsi, quand ‘Arafa et le vendredi tombent un même jour, cela signifie que deux fêtes sont réunies lors d’une même occasion. »
Sixièmement : C’est le jour où le Très-Haut a parachevé Sa religion en faveur des croyants et où Il les a parfait de Ses bienfaits comme il est certifié dans Sahîh el Bukhârî, selon Târiq ibn Shihâb, un juif s’est présenté devant ‘Umar ibn el Khattâb pour lui dire : « Ô commandant des croyants ! il y a un Verset que vous lisez dans Votre Livre Sacré s’il avait été révélé à nous les juifs et que nous connaissions le jour où il a été révélé, nous l’aurions pris comme jour de fête !
- Quel est ce Verset ? Lui demanda-t-il.
- Celui-ci : (Aujourd’hui, J’ai parachevé votre religion, Je vous ai parfait de Mes bienfaits, et Je vous ai agréé l’Islam comme religion).[14]
- Je connais le jour et l’endroit où il fut révélé ; il fut révélé au Messager d’Allah un vendredi à ‘Arafa, alors que nous étions stationnés avec lui. »[15]
Septièmement : Ce jour coïncide avec le Grand Rassemblement et le Grand Événement, qu’est le Jour de la Résurrection qui aura lieu un vendredi, comme le souligne le propos prophétique suivant : « Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève est le vendredi ; c’est le jour où Adam fut créé, où il fut introduit au Paradis, où il en fut chassé, et où l’Heure se déclenchera ; il y a une heure ce jour-là où chaque musulman qui implore un bien au Seigneur se le verra exaucé. »[16] C'est pourquoi Allah a prescrit à Ses serviteurs un jour où ils se réunissent afin de se remémorer le début et la fin du monde, le Paradis et l’Enfer. Il a réservé le vendredi aux membres de cette communauté, car c’est le jour où le monde commença et où il finira. De la même manière, ‘Arafa, qui est le plus grand événement sur terre rappelle le Grand Rassemblement après la fin du monde, au cours duquel les hommes seront confrontés au Seigneur (I) ; avant le milieu du jour, les bienheureux seront installés au Paradis et les malheureux en Enfer.
Huitièmement : La journée et la veille du vendredi se distinguent pour offrir plus de rituels que les autres jours de la semaine. La plupart des pervers eux-mêmes le respectent particulièrement. Ils n’osent pas y désobéir au Tout-Puissant de peur qu’Il leur précipite leur châtiment sans attendre. Cette conviction que l’expérience confirme est profondément ancrée en eux en raison du caractère exceptionnel et honorable de ce jour auprès d’Allah qui l’a choisi d’entre tous les autres jours. Nul doute que ‘Arafa lui donne ainsi un plus grand ascendant.
Neuvièmement : Le vendredi correspond au jour de la « faveur supplémentaire » (Mazîd) dont pourront jouir les habitants du Paradis ; ils se réuniront à cette occasion dans la vallée Afîh où il leur sera installé des chaires en perles et en or imprégnés de topaze et de rubis sur des dunes en musc. Ils contempleront leur Seigneur (I) qui se dévoilera à leurs yeux. Celui qui attend le plus cet événement est celui qui se rend le plus tôt au sermon du vendredi et qui se rapproche le plus près de la chaire de l’Imam. Les bienheureux sont impatients de découvrir ce jour du Mazîd qui se déroulera un vendredi ; le fait que ‘Arafa tombe ce fameux jour, cela lui donne une particularité supplémentaire et un mérite qu’aucun autre jour ne peut s’arroger.
Dixièmement : Allah se rapproche l’après-midi de ‘Arafa de Ses serviteurs présents à cette occasion et en faveur desquels Il se vante auprès de ses anges en proclamant : « Que veulent-ils tous ces gens ? Je vous prends en témoin que Je leur ai pardonné ! »[17] L’instant où le Très-Haut est près de Ses créatures correspond à une heure où les invocations sont inévitablement exaucées. Quiconque rempli d’humilité et de dévotion invoque un bien au cours de cette période ne sera pas déçu. Ainsi, il se produit deux sortes de rapprochement lors de cette occasion ; la réponse du Seigneur aux invocations est proche et indubitable d’une part, et d’autre part Lui-même est proche de Ses serviteurs présents à ‘Arafa. Les croyants ressentent dans leur cœur ces notions capables de redoubler en eux de force, de joie, de bonheur, de réjouissance, et d’espoir envers les faveurs et les dons de Leur Seigneur. Tous ces arguments et bien d’autres nous amènent à conclure que ‘Arafa est plus méritoire lorsqu’il tombe un vendredi.
Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,
et tous ses Compagnons !
Traduction et adaptation : Karim Zentici
Révision : Abu Hamza Al-Germâny
Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
www .islamhouse.com
L’islam à la portée de tous !
[1] Rapporté par Abû Dâwûd (1765) et Ahmed (4/350).
[2] Voir : Sahîh Muslim (1162).
[3] Voir : Sahîh Muslim (1348).
[4] Le repentir ; 3
[5] Rapporté par el Bukhârî (8/240), et Muslim (1347).
[6] Rapporté par Abû Dâwûd (1945).
[7] Rapporté par el Bukhârî (2/382, 383).
[8] L’aurore ; 1, 2
[9] Rapporté par e-Tabarânî dans el Kabîr (3/110/1).
[10] Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya a donné cette réponse dans Majmû’ el Fatawa (25/287), lorsqu’on lui posa cette question. Si cette réponse suscita l’admiration de son disciple ibn el Qaïyam comme en témoigne son commentaire à cette Fatwa, on ne peut en dire autant de son disciple plus éloigné ibn Rajab qui estime que cette opinion provenant d’un savant des nouvelles générations, est très éloignée de la vérité ! [Voir : Latâif el Ma’ârif (p. 468)]
[11] Rapporté par ibn Hibbân (551).
[12] Cet énoncé est rapporté par Muslim (854).
[13] Rapporté par Abû Dâwûd (2419) et e-Tirmidhî (773).
[14] Le Repas Céleste ; 3
[15] Rapporté par el Bukhârî (1/97).
[16] Rapporté par Muslim (852, 854).
[17] Rapporté par Muslim (1348).
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité