referencer site web - referenceur gratuit - $(document).ready(function(){ chargementmenu(); });
Créer un site internet

Articles de islamiates

La science aussi a besoin de Dieu

Science et religion
divergences et complémentarités

La science et la Religion, tout comme l'art d'ailleurs, ont pour théâtre le cerveau de l'homme, c'est dans ce creuset que s'élaborent ces grands édifices conceptuels. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant qu'au-delà de leurs querelles, ces frère "ennemis" gardent une parenté profonde, répondent aux mêmes besoins, poursuivent les mêmes fins, observent les mêmes lois et finalement se complètent l'un l'autre. C'est cette unité que je vais m'efforcer de mettre en lumière.

L'homme est un animal religieux. Biologiquement parlant, l'homme est un animal parmi les autres animaux, c'est un mammifère, un primate supérieur. Sa parenté avec les autres animaux est étroite et profonde.

C'est donc un animal , mais un bien étrange animal en vérité, un animal raté en quelque sorte, infiniment fragile à sa naissance, dépendant, incapable de survivre sans les soins de ses parents, qui doivent le nourrir, le protéger de ses prédateurs, des intempéries, lui apprendre son métier d'homme, car chez lui, contrairement aux autres animaux presque rien n'est inné, alors que le comportement des autres animaux est solidement dicté par l'instinct, l'homme, lui, est presque dépourvu de ce guide. L'instinct ne se trompe guère ; privé de ces rails, l'homme erre et divague.

Mais la station débout a libéré ses mains et sa nuque et donc son cerveau. Ses mains sont préhensiles parce que le pouce est opposé à la paume.

Solitaire, il périrait, il est donc condamné à vivre en société (famille, clans, tribus). Solitaire, il n'aurait aucune chance d'émerger jamais de l'animalité, c'est la société humaine qui confère à l'homme son humanité. Capable d'un langage articulé, il hérite de l'expérience des générations antérieures par l'éducation. Cette expérience, il la capitalise en culture, ce qui permet à l'homme d'échapper à la prison étroite des fatalités naturelles.

Par le développement de sa capacité crânienne et plus particulièrement de son cortex, l'homme accède à une conscience opposable elle aussi, c'est-à-dire réflexive. Par là, il sort définitivement du règne animal et du même coup de la nature. L'homme est le seul être vivant à savoir qu'il sait et à se regarder agir. "Je" regarde "moi".

Mais la conscience réflexive ouvre en l'homme une déchirure. Elle fait de lui un être double, un être duel, en divorce avec lui-même, en exil dans la nature. Elle fait de lui un être d'ailleurs, un être des lointains, déchiré entre le "je" et le "moi", entre "Je" intemporel et un "moi" voué au vieillissement et à la mort, entre un petit "moi" individuel et un "moi-je" universel, entre avenir et passé, entre ici et ailleurs, entre l'attraction de la matière et l'appel de la transcendance et de l'Esprit, entre ce qui est et ce qui devrait être.

L'animal est ; l'homme en vérité n'est pas, il devient. Son essence n'est que potentielle, latente, elle ne le précède pas, elle le suit. Il est un projet, une espérance. Il est un manque, une faim, une soif d'un plus et d'un mieux. L'homme est travaillé d'une exigence infinie d'un surcroît d'Etre, d'une exigence d'absolu et de perfection. Cette exigence, il l'entend dans l'appel des valeurs qu'il ne créée pas arbitrairement, mais qui s'imposent à lui. Se soumettre à elles, c'est accéder à la libération et à la joie. Ces valeurs, il les appelles la Beauté, le Bien, la Justice, la Vérité, la Liberté, l'Amour. Pourtant il pressent qu'elles ne font qu'un, qu'elles sont autant d'aspects d'une Réalité suprême en qui se condense en l'Etre. Cette valeur suprême, cet Existant inconditionné, la plupart des hommes l'ont spontanément nommé Dieu. D'autres s'y refusent, ce ne sont pas toujours les moins religieux, car les hommes ont caché beaucoup d'idoles derrière le nom de Dieu. Dieu n'est pas un nom, il est Esprit, Souffle et Vie. Il est mille noms, il est mystère.

Issu de la nature, l'homme ne se satisfait pas de la nature. Ce réel insuffisant, il veut le corriger; le remodeler. Il veut la nature, mais sans sa cruauté, sans la loi du plus fort. Issu de la jungle et de la savane, il veut faire de cette terre un jardin, le jardin d'Eden. Tout se passe comme si l'homme avait reçu mission de parachever la création. Comme s'il était l'instrument que Dieu s'est choisi pour apporter la dernière touche à son oeuvre.

Noeud provisoire de forces qui se dénoueront avec la mort, l'homme se sait fragment mortel d'un grand Tout. Il se vit comme incomplétude, comme une insuffisance congénitale qui aspire à la communion avec la Totalité. Dans sa quête, il se trompe souvent. Souvent il distrait sa faim d'un surplus d'ETRE en une chasse pour un surplus d'avoir, espérant par là faire taire son angoisse et échapper à une exigence qui le requiert tout entier. Mais même quand il déserte et trahit, c'est encore Dieu qu'il cherche. Même quand il tourne le dos pour courir après le diable. L'homme n'échappe pas à Dieu – à moins d'abdiquer de son humanité.

Il n'y a qu'une façon de déserter vraiment, c'est de renoncer à l'inquiétude, de s'installer dans le sommeil. Mais ôtez la quête de l'absolu, et vous n'avez plus d'homme. Il ne reste plus qu'un animal, mais un animal manqué.

L'homme ne se définit que par une référence à la Transcendance. Un animal en manque de Dieu, tel est l'homme.

En attendant de réussir à le rejoindre, face à la réalité du mal, de l'injustice, de la laideur, de la souffrance et de la mort, l'homme a besoin d'un SENS, besoin d'une direction, d'une signification. Les grandes Révélations sont là pour lui en proposer un. La science est-elle capable de donner un sens à la vie ? Si la souffrance et la mort ont un sens, l'homme est capable de les accepter et d'en faire de la Joie.


* La science du XXe siècle

La science, les idéologies, la civilisation, l'homme en un mot sont en crise. C'est-à-dire qu'ils traversent une dangereuse et passionnante période de mutation.

Par ses applications qui révolutionnent nos conditions d'existence, la science apparemment triomphe. Pourtant, pour la première fois, elle se met à douter d'elle-même. Et elle se fait de plus en plus modeste.

Au siècle passé, un certain scientisme a caressé l'illusion que la science pourrait avoir réponse à tout. L'illusion qu'elle pourrait apporter à l'homme non seulement le dernier mot de toutes choses, mais encore le bonheur.

Mais bientôt elle a renoncé à toute prétention normative. Son objet se limitant à l'étude du Réel, de ce qui est, elle n'a rien à nous dire sur ce qui doit être. Elle qui cherche la vérité, elle ne se reconnaît même pas le droit de nous recommander la recherche de la vérité. Elle ne peut même pas nous dire si la science est bonne. Elle n'exclut pas la possibilité qu'elle soit mauvaise. Elle n'a donc rien à nous dire sur le Beau, le Bien, le Juste, rien à nous dire sur l'Amour. Rien à nous dire en somme sur ce qui nous importe essentiellement, nous autres hommes. Limitant son ambition à l'étude du réel, elle pensait du moins pouvoir nous parler de la Vérité.

Mais le moment d'euphorie est passé, là encore elle dut se faire plus modeste. Elle pouvait certes dépasser les apparences de notre expérience naïve, mais n'en devait pas moins renoncer à atteindre jamais l'"en-soi" des choses. Le savoir qu'elle atteignait n'était qu'hypothétique et provisoire. Ses applications techniques sont là pour nous prouver qu'elle est bien en prise sur le réel, qu'elle est "opérationnelle". Regardez la brouette, la lampe à incandescence, la radio, la centrale atomique, les satellites, ça marche ! Nos hypothèses sont vérifiées. Sans doute, mais la nature intime du réel fuit à l'infini et notre connaissance le poursuit sur une asymptote, s'en rapprochant sans cesse, bien que de plus en plus convaincue qu'elle ne le rejoindra jamais.

La science postule l'unité du réel. Mais en fait elle se retrouve avec un univers en miettes. Nos savoirs sont des archipels, des îlots de connaissance qui ne se rejoignent que par le postulat qui les soutient. Entre macro et microphysique, il n'y a plus continuité. Réductrice par hypothèse et par méthode, elle ramène les organismes à des organes, les organes à des tissus, ceux-ci à des cellules, ces cellules se révélant être de véritables organismes complexes, il faut les analyser en divers éléments, qui finalement sont constitués d'atomes, lesquels se résolvent à leur tour en noyaux et électrons. Mais voilà que ces électrons se diversifient en protons, neutrons, mésons, positrons, en baryons et en hadrons, lesquels eux-mêmes éclatent en quarks. A peine la science croyait-elle toucher au but et être sur le point de ramener la diversité de l'univers à la combinaison de quelques éléments simples, voilà que ceux-ci, se diversifient à nouveau en même temps que les difficultés pour aller plus avant, croissent à l'infini. Quoiqu'il en soit, ces conquêtes extraordinaires sont d'authentiques victoires. Il n'en reste pas moins que les connaissances acquises aux différentes échelles ne se rejoignent plus. Entre le quark et l'organisme, il y a de telles césures que tout se passe comme si nous avions affaire à des réalités totalement hétérogènes. Nous ne retrouvons plus le même réel, à croire que nous aurions changé d'univers.

Chaque science tend à se constituer en univers fermé, qui n'a plus rien à apporter, sinon des pouvoirs à notre univers humain, des pouvoirs qui laissent l'énigme de notre condition humaine plus béante que jamais elle ne le fut.

La médecine occidentale a réalisé au cours de ces dernières décennies des progrès gigantesques, autant de progrès en un demi siècle que depuis l'aube de l'humanité. Elle ne s'en heurte pas moins à des difficultés croissantes, qui font entre autres apparaître qu'à un certain niveau de complexité, les phénomènes cessent d'être prévisibles. C'est également ce qui arrive au niveau des particules élémentaires. La science se rabat sur des probabilités statistiques. L'un des principes fondamentaux sur lesquels repose la science ne s'en trouve pas moins ébranlé : le principe de causalité, à savoir que tout phénomène a nécessairement une cause et que dans les mêmes conditions une même cause produit nécessairement les mêmes effets.

Plus la biologie progresse et plus elle s'enfonce dans la complexité. Ainsi dans l'étude du cancer, des phénomènes de rejet et d'allergie, le chercheur voit se refermer sur lui une forêt vierge de plus en plus inextricable. L'arbre cachait un bois, qui masquait une forêt, derrière laquelle prolifère une jungle. Sans doute serait-il bien hasardeux de mettre des limites aux capacités de l'esprit humain, il n'en reste pas moins qu'à mesure qu'elle progresse, la science entrevoit de plus en plus nettement qu'il lui faudra remettre en question toutes ses méthodes si elle veut espérer franchir des murailles qui paraissent aujourd'hui théoriquement infranchissables.

Le principe sur lequel repose le déterminisme n'est pas seul à sortir ébranlé des empoignades avec la complexité du réel, les principes de non contradiction, d'identité, d'invariance, d'objectivité et jusqu'au principe de réalité lui-même en sortent malmenés.

Du même coup, la science est contrainte d'avouer ses postulats, axiomes et principes non démontrés, qui sont autant d'actes de foi sans lesquels aucune science n'eût été possible. Elle pose a priori qu'il existe une réalité, que cette réalité est une, qu'elle est pensable parce qu'elle recèle un ordre et que cet ordre est saisissable par l'esprit humain. Et derrière ces actes de foi s'en cachent d'autres qu'elle n'avoue pas, actes de foi en la création en la vie et en l'homme.

La science enfin sait qu'elle n'est plus innocente, elle admet qu'elle est elle-même le produit d'une culture, et que, pour si désintéressée qu'elle se veuille, elle échappe de moins en moins aux impératifs et aux compromissions financières. La recherche moderne exige des moyens considérables, ces moyens dépendent du bon vouloir des pouvoirs publics et des grandes entreprises. Ceux-ci donnent la priorité à des recherches dont ils attendent des retombées technologiques à des fins militaires ou de simple profit mercantile. De tous côtés, la science est aujourd'hui confrontée à des problèmes éthiques, que de son propre aveu elle n'est pas habilitée à résoudre. A ce niveau, l'homme de science n'est plus qu'un homme comme les autres, qui se détermine en fonction d'une conscience morale qui est celle de son temps et de son lieu et ne fait autorité que par son accord avec la conscience collective. Souvent aussi l'ingéniosité technologique utilise les découvertes de la science à des fins imprévues et qui peuvent se révéler éminemment dangereuses; L'homme de science se trouve alors dans la situation de l'apprenti sorcier qui a déchaîné des forces démoniaques.

Enfin, science du réductible, du reproductible, du vérifiable, du quantitatif et du mathématisable, la science est naturellement matérialiste. Elle est totalement désarmée en face du qualitatif et, comme nous l'avons déjà évoqué, tout porte à croire qu'elle va se révéler incapable de traiter les phénomènes complexes, qu'elle tend à dissoudre dans l'analyse. Ce sont ses limites. Un jour viendra sans doute où l'homme inventera d'autres disciplines d'investigation. Les cultures non occidentales auront certainement beaucoup à nous apprendre dans ces voies-là.

Mais à la question qui hante le coeur de l'homme, quel est le sens de ma vie, quel est le sens de cette vie ? la science moderne ne connaît qu'une réponse : la terre, la vie, l'homme n'ont aucun sens, ils sont apparus par hasard et sont appelés à disparaître ; de tes espoirs, de tes efforts, de tes souffrances, rien ne subsistera, Dieu est mort et avec lui l'homme est mort. Ce que Jacques Monod, dans "Le hasard et la nécessité" a formulé en ces termes sans appel : "L'ancienne Alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard."

Après cela, vivez encore si vous le pouvez, mais avouez qu'un suicide collectif serait tellement plus logique !


* Convergences, divergences, complémentarités de la science et de la religion

La science n'a donc rien à nous dire sur les FINS. Par contre, elle confère à l'homme des moyens, des pouvoirs redoutables ou libérateurs, suivant ce que nous en ferons. Science sans conscience n'est plus seulement ruine de l'âme, mais plus radicalement anéantissement de la vie, de l'homme, et du même coup de la science elle-même. La science est contrainte de s'ordonner à une éthique qu'elle ne peut tirer de son propre fonds et qu'il lui faut donc recevoir d'ailleurs. La transcendance est le complémentaire obligé de la science. La science aussi a besoin de Dieu.

D'ailleurs, la science est monothéiste à sa manière. Refaisant le chemin de l'évolution, elle s'efforce de ramener le complexe au simple, le composé à ses éléments. Elle quête l'Un sous le multiple et pour se faire, postule l'Unité de l'Univers et de ses lois. Le retour à l'Unité est sans aucun doute un des besoins fondamentaux de l'esprit humain. C'est cette unité qu'il cherche non seulement dans l'élucidation scientifique, ou dans l'illumination religieuse, mais encore dans la composition de l'Amour et dans la création-contemplation artistique.

Comme la religion, elle part d'actes de fois qu'elle appelle principes ou postulats et derrière lesquels se cache une foi implicite en l'unité de l'univers, en sa cohérence, et en la capacité de l'esprit humain d'atteindre à la vérité. Comme la religion, elle exprime ainsi une révérence implicite à une valeur transcendante : la vérité.

Comme la religion moderne, la Foi baha'ie, elle, envisage l'univers dans une perspective dynamique, évolutionniste. Pour elle, l'homme est l'univers sont en devenir, le temps est irréversible, il inscrit toutes choses dans une histoire, mais pour la science, cette histoire se terminera par la mort au terme de la dégradation de l'énergie.

Par son humilité, par sa soumission au réel, on peut même dire que la science est une leçon de respect religieux à la création. De Galilée ou d'Urbain VIII et de son inquisition, l'un soutenant que la terre tournait autour du soleil, les autres l'obligeant à se rétracter au nom d'une interprétation purement littérale de la Genèse, qui était l'interprète du plus haut respect de la Transcendance ? La religion moderne ne voit plus dans la raison une révolte démoniaque contre la soumission à Dieu, mais elle voit en elle au contraire une parcelle de la lumière divine. Elle se contente d'affirmer que la raison a besoin du secours de la foi. Nous avons vu plus haut que, même si elle répugne à l'avouer, la pensée scientifique en est une illustration.

Le monde de la pensée claire et lucide, le monde de la conscience, le monde des idées et des valeurs, l'expérience intime de notre "Je" face à notre "moi" matériel nous font participer et expérimenter l'intemporel et l'immatériel. Ils nous mettent en relation avec un niveau supérieur d'existence, un niveau auquel l'homme, quand il y accède, se trouve libéré des contingences matérielles.

La science moderne refuse le recours à la notion de finalité, la religion au contraire affirme la présence d'une pensée, d'un projet divin dans la création. Prigonine, Prix Nobel, étudiant les lois de la thermodynamique, a conclu que le principe de Clausius sur la dégradation de l'énergie en chaleur, et donc de la fatale dégradation de l'ordre en désordre, ne s'appliquait plus au niveau du biologique. De là, il a été amené à proposer l'hypothèse que la matière à son niveau le plus élémentaire obéirait à une loi qui l'orienterait vers des degrés de complexité et d'organisation supérieurs. Bien que Prigonine se refuse à voir là une réintroduction du finalisme dans la physique, il faut bien dire que si cette hypothèse se trouvait confirmée, elle faciliterait grandement la compréhension de l'ordre relatif qui règne dans l'univers et de l'évolutionnisme avec l'apparition des molécules lourdes, de la vie, des animaux supérieurs et de l'homme. Et du même coup serait également facilité le dialogue de la science et de la religion. La science n'a pas encore, et de loin, dit son dernier mot. Attendons. Mais en attendant, il nous faut bien vivre. Par le pouvoir qu'elle nous confère sur la nature, la science nous rend certes la survie plus confortable ; elle la rend aussi plus périlleuse.

La science est sur le point de mettre à notre portée la satisfaction de tous nos besoins matériels, mais au même coup nous expérimentons que ce but lumineux vers lequel ont tendu tous les efforts de l'humanité depuis des millénaires ne nous apporte pas la plénitude escomptée. L'abondance, ce n'est pas la joie. Ce pourrait même être l'enfer le plus perfide que l'homme ait jamais été capable de concevoir. Donnez-nous tous les plaisirs et même tous les bonheurs, le désespoir n'en sera pas moins au bout. L'homme se sait promis à plus que tout cela, il se sait promis à la Joie. La quiétude de l'animal repu n'est pas son lot. Que nous le voulions ou non, il nous est impossible de faire taire cette voix qui nous appelle à un surplus d'Etre.

Jusqu'à ce dernier siècle, l'homme combattait d'abord pour survivre, l'avoir prévalait sur l'être. Ce combat-là lui était aisé, il était encore poussé par l'instinct et il pouvait même trouver une exultation vitale dans l'action. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus échapper à l'Essentiel. Pour la première fois dans son histoire, l'homme n'est plus sommé de transformer son environnement, mais de se transformer lui-même. Tâche ô combien plus difficile !

Pour la première fois, nous sommes libres et totalement responsables. Libres de choisir la haine et le désespoir ou de choisir l'Amour et l'Espérance. C'est dans le creuset de l'amour que la matière devient Esprit. L'amour seul est créateur d'Etre. C'est à l'homme qu'il revient de donner un sens à la création, dans un acte de foi éperdu en ce Dieu d'Amour.

M. Kriegel
e6un7

 

A propos de "Dieu est mort" de Nietzsche

 

Par:Djamel Assemi

Le malentendu de la philosophie occidentale sur la critique de Dieu ou de la religion

Il reste un grand malentendu lorsque dans mes discussions philosophiques je fais référence à la religion ou à ce qu'on appelle communément Dieu. Très souvent, mes interlocuteurs font référence au Dieu chrétien ou à la figure du christ sur la croix à l'instar de Michel Onfray avec son livre "traité d'athéologie", renvoyant à la fameuse citation de Nietzsche "Dieu est mort".

Il reste un grand malentendu, lorsque dans mes discussions philosophiques, je fais référence à la religion ou à ce qu'on appelle communément Dieu. Très souvent, mes interlocuteurs font référence au Dieu chrétien ou à la figure du christ sur la croix à l'instar de Michel Onfray avec son livre "traité d'athéologie", renvoyant à la fameuse citation de Nietzsche "Dieu est mort".

En effet, Nietzsche oppose la figure de l'antéchrist, ou celle de Dionysos, le dieu Grec, à celle du Dieu chrétien incarné par la figure du Christ sur la croix.

Pour ce qui est de la définition de Dieu chez les juifs et selon le Talmud, elle est plus proche, voire similaire à la non représentation qu'en donne l'Islam: déterminé par son Existence ou sa Proximité, son Unité, son Immatérialité, son Omniprésence, son Omnipotence, son Omniscience, son Éternité, sa Justice et sa Miséricorde, sa Paternité, sa Perfection, son nom ineffable (JHVH chez les juifs ou le centième nom chez les mystiques musulmans: Allah).

Quant à Dionysos pour Nietzsche, il symbolise la force vitale, parfois douloureuse, mais toujours joyeuse, suprêmement innocente car entièrement étrangère au sentiment de péché et à la mauvaise conscience, que l'on retrouve dans la rédemption chrétienne.

Nietzsche a philosophé à coup de marteau en critiquant la croyance en un idéal séparé du monde, l'idée de salut de l'âme, le bien et le mal... Mais sa critique ne peut se percevoir et se comprendre qu'à partir de son univers de référence (occidental et allemand de la fin du XIXème siècle).

Néanmoins, le point sur lequel Nietzsche en partie a raison lorsqu'il dit que "Dieu est mort", c'est que la société occidentale repose de moins en moins sur des valeurs religieuses, même si l'éthique et la Laïcité d'un point de vue Spinoziste ne peuvent se départir d'un vernis résiduel et individualiste du religieux, relégué dans la sphère du privé et non plus de la communauté. Quoique, à la base le droit reste imprégné de commandements religieux, comme tu ne tueras point, tu ne voleras point ...

Nietzsche avait prévu ce que Marcel Gauchet aura expliqué quelques années plus tard: le désenchantement du monde (chrétien). Il pensait que l'Homme ne peut se surmonter lui-même, s'il continue à croire aux dérisoires fables de l'arrière-monde.

Mais qu'en est-il de la perception islamique? Le malentendu est bien là. Qui connaît les textes élogieux de Nietzsche sur l'islamisme et son prophète Mohammed, religion authentique qui ne reconnait pas de ressentiment au sens chrétien, de rédemption (à chacun sa responsabilité, car pas de péché originel qui marquerait de malédiction le reste de l'Humanité)?

Il y voyait des Hommes héroïques dans le sens du romantisme allemand à la façon d'un Goethe, en phase avec leur époque et avec leur histoire, sensuels, ouverts sur le monde. Mais ce qu'il y a de plus déterminant, c'est cette figure de surhomme dont l'incarnation n'en est que le modèle prophétique Mohammadien. Quel est l'homme, comme se le demandait Lamartine, qui peut se prévaloir d'être en phase avec ses actes et ses dires? Le plus grand génie de l'Humanité.

Nietzsche lui-même critiquait les ascètes, alors qu'il en était un malgré lui à la fin de sa vie. Il faisait l'éloge de la jouissance du corps et de l'esprit à travers son Dionysos ou son Zarathoustra (fondateur du premier monothéisme au passage), alors que pour le corps il n'aura pas connu l'amour ou l'étreinte d'une femme (Andréa Lou Salomé). Que de contradictions! Tout comme Platon et Heidegger, l'un voulant aider le tyran de Syracuse et le second admirant les mains d'Hitler, qui ont cédé à la tentation de "changer leur séjour" (le monde philosophique) et de "s'insérer" dans le monde des affaires humaines (la réalité), en se fourvoyant dans l'illusion de la masse et de la tyrannie.

Quel est cette homme qui a le mieux concilié cette dimension de l'être et celle de l'étant, qui à partir du néant (désert) a donné à la dimension de l'être toutes ses dimensions de noblesse, si ce n'est Mohammed?

L'islam en cela est l'incarnation de cet accomplissement où les idoles sont anéanties, jusqu'à la plus dangereuse, celle de l'égo ou du nafs. Cette prétention qu'ont les clercs, les philosophes, les scientifiques, les hommes de toutes obédience de détenir la vérité ou de juger leur prochain. Le plus détestable dans la religion, est ce qu'en ont fait les hommes, ce que feu M. Arkoun appelait de ses vœux: sortir des clôtures dogmatiques.

Revenir au principe originel, à l'expérience du prophète Mohammed face à lui-même dans la grotte de Hira, seul dans le désert. Ou à celle de Moïse face au buisson ardent. Loin des Hommes, loin des prétentions puériles, des richesses, des orgueils, des vices. Retrouver la pureté originelle que décrit Rousseau à travers l'enfant: la Fitra ou pureté de l'être (notion islamique).

Ce que Mohammed avait réalisé, n'est ni plus ni moins, ce que Sartre avait ressenti, une acceptation totale qui est aux antipodes de la résignation. "C'est par moi que le monde vient à l'être", dit Sartre, ainsi, dans "l'humilité de la finitude", je retrouve "l'extase de la création divine". et Sartre d'ajouter "l'absence de Dieu est plus divine que Dieu". Ici est résumée la quintessence de la perception du Dieu en Islam et dans le judaïsme, immatériel, omniprésent et omniscient.

Ce que Heidegger pressentait dans son être et étant mais sauf que le Dieu chrétien qui est "étant" car incarné par Jésus sur la croix est en opposition avec le Dieu du judaïsme et de l'Islam incarné par l'Être immatériel. En effet, partant de ce postulat, la métaphysique (occidentale) est l'oubli de l'être au profit des "étants". Là est le malentendu fondamental! La vérité comme dévoilement de l'être, voilà ce que les mystiques et les prophètes ont ressenti.

Ceux qui n'en ont pas fait l'expérience, qui ne vivent que par procuration, à travers les clercs et les textes, ne peuvent comprendre le Dawq (le goût) de cette expérience unique qui font que l'être et l'étant se retrouvent en phase, à la façon de ce que pressentaient Nietzsche, Heidegger, et Sartre. Sauf, que ceux qui viennent d'un monde de référence occidental et matérialiste, dont l'Église à fait du sang et la chair le paradigme, et l'ostentation de ses richesses et la puissance du Vatican que Jésus aurait sûrement rejeté, le Roi des juifs, le Roi des pauvres, Saint parmi les saints, dans la lignée des saints prophètes. Voilà le malentendu!

Moïse, Jésus, et Mohammed sont bien issus de la même école, celle où l'étant et l'être ne font qu'un. Mais les Hommes ont souvent trahi ce message et cette réalité, créant des institutions religieuses qui souvent agissent à l'opposé de ce Message.

L’occident a volé les découvertes scientifiques des musulmans !!

Un chercheur allemand dit : l’occident a tout simplement volé les sciences des ‎musulmans et s’est les attribué à lui-même dans le plus grand vol dans l’histoire de la ‎science….‎

La série « le monde des miracles » présentée par la télévision allemande (la chaîne allemande RTL) a abordé un sujet concernant la civilisation islamique dans le domaine des sciences. La chose étonnante est que le film reconnaît le grand développement technologique qu’a vécu la civilisation islamique pendant de nombreux siècles.

L’un des chercheurs dans ce film dit : il y a près de mille ans le monde islamique était  développé dans une large mesure, tandis que l’Europe vivait dans un état d’arriération et d’ignorance. Les musulmans ont élaboré les livres, les découvertes et les inventions…dans le domaine de la médecine, les musulmans suivaient les méthodes scientifiques et les médicaments et menaient des opérations chirurgicales alors que l’occident suivait la méthode de la magie et de la sorcellerie pour guérir.

Dans le domaine de l’ingénierie, ils ont inventé des horloges (des montres) très précises et des méthodes de guerre évoluées…première idée du missile, première idée du tank…premier code secret, première méthode de verrouillage avec un cadenas qui fonctionne avec un code secret…et ainsi de suite…ce qui est remarquable, c’est que les savants musulmans ont adopté la méthode de la documentation scientifique, ils mettaient le nom de la référence sur laquelle ils se basaient dans leurs livres.

La chose que l’occident a tout simplement faite – comme dit le chercheur allemand dans le film – c’est qu’ils ont volé ces sciences après la défaite des musulmans, ont effacé les noms des auteurs et se sont attribués ces sciences, ces découvertes et ces inventions à eux-mêmes, le chercheur continue : « c’est le plus grand vol dans l’histoire de la science ».

De nombreux savants ont pris les découvertes des musulmans et se les sont attribués…la méthode la plus facile pour voler le savoir c’est le fait que tu prends le livre et tu le recopies littéralement…cependant tu effaces le nom de l’auteur original et tu mets ton nom à sa place !!

La phrase qui a attirée mon attention dans ce film et dans plusieurs films documentaires concernant la civilisation des arabes et des musulmansest que la civilisation de l’occident n’aurait jamais existé si les arabes n’avaient pas effectué cet immense progrès dans le domaine des sciences ! le plus important encore c’est que ces sciences et ces découvertes sont dues aux enseignements du Coran ! Le Coran incite au savoir, à la connaissance et à la découverte…

 

Premier modèle d’une pompe qui sert à soulever l’eau a été trouvé il y a près de mille an, conçu par un savant musulman

 

La carte du monde connu avant mille ans avec une précision pas trop mal dessinée par un savant musulman

 

Le premier qui a pensé à inventer une machine à voler est un savant musulman !!

 

La tasse à café…la brosse à dents…les hôpitaux… les crèches…les universités et l’enseignement académique…les opérations chirurgicales délicates…les avions et les missiles…l’ordinateur…les pompes, les moteurs, les montres (les horloges), le shampoing et le stylo à encre…les chiffres…les appareils photo…presque tout du vélo et jusqu’à l’échelle musicale et les échecs…les virements bancaires et les banques…sont des inventions islamiques…même l’algèbre, l’optique, la sphéricité de la terre et de nombreuses sciences modernes…ce sont les arabes qui ont élaboré leurs fondements ! bien évidemment, cela a été une surprise pour l’occident quand il est apparu récemment dans une exposition au musée des sciences de Londres intitulée 1001 inventions islamiques ..avec 1000 ans de l’histoire oubliée des inventeurs musulmans.

La chose que l’occident a faite tout simplement, c’est qu’il s’est présenté comme étant le propriétaire des découvertes scientifiques et que l’islam est une religion d’arriération, d’ignorance et de terrorisme…cependant le résultat était inverse puisque le nombre de ceux qui embrassent l’islam connait une grande augmentation… au point que certains rapports occidentaux mettent en garde contre « le danger » que représentera la domination de l’islam sur l’Europe dans les prochaines décennies car l’islam est la religion qui se propage le plus rapidement !

Par conséquent, ne nous sommes pas surpris si nous connaissons que le premier verset qui a été révélé au noble prophète « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé » (L’Adhérence 1) et le dernier verset qui a été descendu sur le cœur du prophète – que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui « Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu'elle aura acquis . Et ils ne seront point lésés » (La Vache 281). Méditez avec moi sur la magnificence de l’islam, le premier mot qui a été descendu c’est « Lis » pour indiquer le savoir et le dernier mot qui a été descendu c’est « Et ils ne seront point lésés » pour indiquer la justice…

C’est bien cela l’islam on le résume en deux mots : le savoir est la justice….les savants musulmans ont présenté les découvertes scientifiques, ils étaient justes en les attribuant à leurs propriétaires, lorsqu’un savant musulman prend une information d’un livre d’Aristote il mentionne cela, tandis que la civilisation scientifique de l’occident a été basée sur le vol et l’injustice, ils ont volé les efforts des autres ainsi qu’ils étaient injustes puisqu’ils ne les ont pas attribués à eux (leurs propriétaires) mais à eux-mêmes…c’est une claire falsification.

Finalement, nous pouvons dire que ces vérités répondent aux sceptiques et aux laïques surtout ceux des arabes qui halètent derrière l’occident…c’est la vérité de l’occident que vous haletez derrière lui…retournez-vous à votre religion,  lisez sur la civilisation de vos ancêtres et ne soyez pas comme les juifs dont le prophète avait adressé la parole en disant : «Voulez-vous échanger le meilleur pour le moins bon? »(La Vache 61)…nous demandons à Allah de nous instruire sur notre religion et de nous guider vers le droit chemin.

--------------------

Ecrit par: Abduldaem Al-Kaheel

www.kaheel7.com/fr

Références:

  1. http://lostislamichistory.com/
  2. http://www.mawhopon.net/ver_ar/category.php?cat_id=60
  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Al-Jazari
  4. http://en.wikipedia.org/wiki/Islamic_Golden_Age
  5. Campbell, Donald -  ArabianMedicine and Its Influence on the Middle Ages – 2001 .
  6. علوم الإسلام الدفينة - الجزء الأول 1
  7. http://www.youtube.com/watch?v=jD0HEFtCKRA
  8. علوم الإسلام الدفينة - الجزء الأول 2
  9. http://www.youtube.com/watch?v=WnaLz2jjHl8
  10. علوم الإسلام الدفينة - الجزء الثاني 1
  11. http://www.youtube.com/watch?v=OQuw_HXTAy8
  12. علوم الإسلام الدفينة - الجزء الثاني 2
  13. http://www.youtube.com/watch?v=Psak4bBL7ek
  14. علوم الإسلام الدفينة - الجزء الثالث 1
  15. http://www.youtube.com/watch?v=gD7SAjUx-6A
  16. علوم الإسلام الدفينة - الجزء الثالث 2
  17. http://www.youtube.com/watch?v=ra4clJiO0pQ
  18. http://www.independent.co.uk/news/science/how-islamic-inventors-changed-the-world-469452.html
  19. http://edition.cnn.com/2010/WORLD/meast/01/29/muslim.inventions/
  20. http://www.muslimheritage.com/

 

 

Pourquoi les femmes ont un hymen?

En biologie

Les femmes naissent avec une membrane qui ferme partiellement l'ouverture du vagin. L'hymen dérive de l'interface entre le sinus uro-génital et canaux de Müller qui se sont ouvert l'un dans l'autre pour former l'utérus. Au contact du sinus uro-génital, le tissu mésodermique müllerien s'épaissit puis va se vacuoliser. La vacuole va s'ouvrir du côté du sinus uro-génital et former l'hymen mais aussi du côté des canaux du Müller ce qui va former le col utérin.

Cette membrane sépare l'intérieur du vagin d'avec la vulve et se déchire lors du premier rapport sexuel et la jeune femme perd alors un peu de sang. Bien qu’il sépare la cavité vaginale de la vulve, l’hymen n’a pas d’utilité spécifique. Cette séparation est cependant partielle puisque l’hymen n’empêche pas l’écoulement des règles.
L’hymen peut ainsi se présenter de diverses manières :
- Avec une ouverture au centre, c’est l'hymen annulaire.
- Sous forme de fine fente horizontale ou verticale, c’est l'hymen labié.
- Avec plusieurs ouvertures, c’est l'hymen criblé.
- Avec une ouverture située contre la paroi vaginale, c’est l'hymen semi-lunaire.

La femme n'est pas le seul mammifère à avoir cette membrane. Ainsi on retrouve des hymens chez l'éléphante, les femelles lama, les chimpanzés ainsi que chez les rats.

Pourquoi les femmes ont un hymen?

Une des justifications proposées est que pour les sociétés humaines primitives ou préhumaines, une femme avait intérêt à rester en couple. La douleur du premier accouplement permet que la décision de s'accoupler ne soit pas prise à la légère, pour éviter aux femmes de se retrouver enceinte d'un homme qui les abandonnera.

Pour d'autres mammifères chez lesquels la femelle a un hymen mais l'accouplement ne crée pas de lien social. Il pourrait s'expliquer si les mâles avaient intérêt à rechercher des partenaires vierges, ce qui n'est pas le cas chez toutes les espèces pour lesquelles la femelle a un hymen. Une autre explication est que l'hymen est une conséquence de l'évolution depuis des espèces pour lesquelles il a un tout autre intérêt. Pour la baleine, elle protège son vagin de l'eau jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se reproduire.

Ces recherches se heurtent souvent au fait que toute tentative d'explication est confrontée à la critique féministe ou au contraire accusée d'être inventée pour donner des arguments aux féministes. Il en va de même pour l'« utilité » de l'orgasme féminin ou l'existence du clitoris.

Historiquement, l'existence de l'hymen a été un argument contre la transmission des caractères acquis. L'anecdote veut en effet que Trofim Denissovitch Lyssenko se soit trouvé incapable d'expliquer pourquoi l'hymen n'avait pas disparu alors que toutes les femmes ont un hymen détendu, et donc non apparent, avant la conception de leur premier enfant.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hymen_%28biologie%29

http://www.pourquois.com/corps_humain/pourquoi-femmes-ont-hymen.html

 

 e6un7


 

15 inventions nées du hasard

le pourriture des grappes destinées au sauternes est appelée pourriture noble.

 

Le hasard fait parfois bien les choses. Voici 15 inventions qui n'auraient jamais vu le jour s'il n'avait pas mis son grain de sel.

Jaune, rose, orange, carré, rectangulaire ou en cœur : le Post-it rencontre un succès phénoménal dans le monde. Rien ne pouvait laisser présager un tel engouement surtout pas celui par qui tout est arrivé. Qui ça ? Spencer Silver, chercheur à la société américaine 3Mdans les années 70. Celui-ci bûche sur la mise au point d'une superglue très puissante. Manque de chance pour lui, sa colle n'accroche absolument pas. Seul avantage : elle ne laisseaucune trace sur le papier et peut adhérer plusieurs fois de suite.

Son collègue Arthur Fry saura tirer profit de cette colle. En 1974, il cherche un moyen deconfectionner un marque-page collant qui n'abîme pas les pages de son livre de chants. Il utilise la colle sur un bout de papier et se rend compte du potentiel de ce procédé. La société 3M commercialise alors en 1981 ces bouts de papiers Post-it.

Un anesthésique hilarant

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'oxyde nitreuxdécouvert par Joseph Priestley en 1776 était utilisé uniquement à des fins récréatives.

C'est en 1844 que ce gaz trouva sa véritable fonction grâce au dentiste Horace Wells.

Lors d'une exhibition privée à Hartord, il observe qu'une personne sous l'emprise du gaz hilarant tombe, se blesse mais qu'elle ne semble nullement ressentir la douleur. Euréka ! La fonction anesthésiante du protoxyde d'azote est mise au jour et utilisée par son découvreur pour extraire des dents sans douleur.

Un emballage étirable

Comme quoi dîner au restaurant peut inspirer les cellules grises des inventeurs. Ce fut le cas pour l'ingénieur chimiste suisse Jacques Edwin Brandenberger. En voyant un convive faire tomber une bouteille de vin et ainsi tacher la nappe, il eut l'idée de concevoir une nappe anti-tâches. Nous sommes en 1900.

Il enduit le textile de viscose liquide pour le rendre imperméable mais cela ne fonctionne pas. L'étoffe devient rigide et très fragile. De ce composé, il extrude de la cellulose. Il fait passer la viscose à travers une fente étroite dans un bain d'acide. L'ingénieur chimiste obtient ainsi un film de cellulose étirable : la cellophane. Brandenberger aura travaillé huit ans sur ce projet.

Ces deux villes italiennes ont connu un sort tragique en 79 lors de la terrible éruption du Vésuve. Les villages furent littéralement détruits, ensevelis sous des tonnes de cendres chaudes qui tuèrent les habitants.

Ces joyaux historiques momifiés ont été mis au jour par hasard. Les premiers vestiges de Pompéi ont été découverts vers 1600 lors de travaux de déviation du fleuve Samo. Le creusement du canal par l'architecte Fontanapermit de révéler des édifices antiques couverts de mosaïques très bien conservées. A cette époque, l'archéologie intéressait peu et les fouilles commencèrent au XVIIIe siècle.

Pour ce qui est de la ville en front de mer Herculanum, elle fut découverte en 1709 grâce au forage d'un puits dans la propriété de Resina du prince autrichien Emmanuel-Maurice de Lorraine. Il tomba sur le temple antique de la ville.

Un iode bon pour la santé

En pleines guerres napoléoniennes, la poudre à canon était produite en quantité pour satisfaire les besoins de l'armée.

Cette fameuse poudre s'obtient en lessivant les terres riches en salpêtre puis par action de cendres de bois riches en potasse. Résultat : le salpêtre se cristallise. A l'époque, un problème se pose : les cendres de bois sont difficiles à obtenir et sont très chères.

Bernard Courtois, propriétaire d'une salpêtrière, se tourne vers le varech -algues marines- et ses cendres riches en potasse. Un de ses ouvriers aurait versé trop d'acide chlorhydriqueà la solution d'extraction des cendres d'algues riches. Un nuage violet se serait formé et des cristaux d'un composé inconnu étaient au fond du récipient. L'iode est mis au jour. Une autre version voudrait que la corrosion des récipients par l'iode ait attiré l'attention de Courtois.

Depuis l'iode est couramment utilisé en médecine mais aussi pour le développement photo

Une petite pause glacée

Pendant les chaudes journées d'été, quoi de plus agréable que de se désaltérer en rafraîchissant ses papilles avec un bâtonnet de glace ou de sorbet. Savez-vous que l'inventeur n'est autre qu'un enfant de 11 ans ?

Nous sommes en 1905, Franck Eppersonlaisse dehors un bol contenant de l'eau mélangée avec du soda en poudre et une baguette en bois pour touiller. La température extérieure à San Francisco est excessivement glaciale cette nuit là. Le lendemain, il découvre que le mélange est collé à la baguette. Il  nomme ce dessert glacé "epsicle". Il dépose le brevet en 1924.

Le médecin William Withering exerce à l'hôpital de Birmingham depuis 1779. Il suit un patient atteint d'hydropsie. Cette maladie provoque l'épanchement de liquide dans le tissu conjonctif. On peut comparer cela à un œdème.

Un jour, un infirmier le prévient que son patient se remet doucement et que son état s'améliore de jour en jour. L'homme en question absorbe une décoction de plantes -feuilles de digitale- pour le traiter.

Pour comprendre cette amélioration, Withering tente d'isoler le produit actif présent dans ce mélange de plantes. Il découvre une molécule qu'il nomme la digitaline, du nom des fleurs. Celle-ci augmente, entre autres, le débit rénal et réduit les œdèmes.

Elle agit aussi sur le cœur en renforçant sa contraction et en régularisant les battements.

La découverte de cet édulcorant de synthèse est vraiment le fruit du hasard. En 1965, le chimisteJ.Schlatter travaille pour la société Serale afin de mettre au point un médicament antiulcéreux composé d'acides aminés. Pour le synthétiser, l'aspartame est nécessaire. Il joue le rôle d'intermédiaire. En léchant son doigt pour tourner une page de livre, le chimiste découvre que l'aspartame présent a un goût sucré.

Composés de la L-phénylalanine et de l'acide L-aspartique, l'aspartame ne devrait pas avoir ce goût sucré, et pourtant. Sa configuration est l'unique responsable ; elle active en nombre les papilles de la langue responsables du "sucré" donnant ainsi une connotation de sucre plus appuyée que celle du saccharose.

Sa commercialisation est encore sujette à la controverse. Son innocuité est mise en doute. Le Comité scientifique sur l'alimentation de la Commission européenne n'a trouvé aucune preuve tangible pour confirmer les effets secondaires de cette molécule

Le symbole de la fête

Les grandes fêtes sont souvent accompagnées de magnifiques spectacles pyrotechniques : palmier, rosace, cheveux d'ange... Petits et grands s'émerveillent devant ces feux d'artifice. Qui a mis au point ce procédé ? Ne vous attendez pas à un célèbre chimiste car il n'en est rien. La légende voudrait que ce spectacle son et lumière soit le résultat d'une mauvaise manipulation d'un cuisinier chinois.

L'imprudent se serait essayé à mélanger dusalpêtre, du charbon de bois et du souffre ; ingrédients présents dans les cuisines à cette époque (il y a 2 000 ans).

Confinés dans un tube en bambou, la combustion des composés aurait commencé et produit une explosion colorée. Alors, mythe ou réalité ?

Une pudeur bien placée

Qui aurait pu penser que la découverte de cet instrument majeur dans le diagnostic de maladies cardio-pulmonaires serait née d'une gêne ?

En 1816, le docteur Laennec rend visite à une patiente. Au lieu de coller son oreille sur sa poitrine et de la mettre mal à l'aise, le médecin demande un cahier qu'il roule en tube puis applique sur son thorax. Il fut étonné d'entendre convenablement les battements du cœur.

Il se rend alors compte qu'en développant cet outil, il pourra entendre les bruits de la respiration et déceler des problèmes pulmonaires en plus de ceux du cœur. Le stéthoscope est né.

Attachez et détachez comme bon vous semble

Le mot Velcro® est une marque déposée par Velcro international BV. Ce nom a pourtant été donné par son auteur, Georges de Mestral,parce qu'il correspondait à la contraction deVelours Crochet.

Cette bande auto-aggripante que l'on retrouve partout est née d'une simple promenade à la campagne. De Mestral constate que son pantalon de velours ainsi que la fourrure de son chien sont plein de fleurs de bardane.

En les observant de près, il y distingue de petits crochets capables de s'agripper sur n'importe quel revêtement. Il met alors au point la bande velcro® en utilisant deux matériaux différents et il brevète son idée en 1951

Un revêtement anti-adhésif

Le Téflon® fait partie de notre quotidien : il estprésent dans la plomberie mais surtout dans les ustensiles de cuisine. Fini de récurer pendant des heures votre poêle grâce à ce revêtement anti-adhésif !

L'auteur de cette incroyable découverte est unjeune chimiste, Roy Plunkett, employé par la compagnie du Pont de Nemours & Company à Deepwater (New Jersey).

Au cours d'une expérience menée sur les réfrigérants, il sort une cuve de 45 kg remplie detétrafluorométhylène congelé. En ouvrant le tuyau, aucun gaz ne sort, ce qui l'interpelle. Il secoue le tuyau et récolte des paillettes blanches. En coupant le tuyau, il découvre unesubstance blanche cireuse. Le tétrafluorométhylène s'est en fait polymérisé en polyéthrafluorométhylène, soit le Téflon. 

Une pourriture de luxe

Là encore les histoires de grand-mère divergent. Deux versions expliqueraient la création de ce vin liquoreux : le Sauternes.

En 1847, le Marquis de Lur-Saluces se trouve en Russie pour chasser le loup. Il exige que ses employés attendent son retour pour commencer la vendange. Le soleil fait son œuvre et les grappes affichent une pourriture brunâtre. De retour à son château, le Marquis décide quand même de procéder aux vendanges. Il obtient, à sa grande surprise, un vin d'une puissance aromatique incroyable.

L'autre version relate qu'en 1836 le négociant bordelais Focke, d'origine allemande, aurait souhaité attendre la fin des pluies automnales abondantes pour procéder à la récolte. Le retour du soleil assèche les grappes, la pourriture noble apparaît et le négociant lance les vendanges. Le Sauternes est né.

Cette pâte à tartiner fait le bonheur des enfants et des gourmands. Cette recette est née au lendemain de la seconde Guerre Mondiale en1946. Le pâtissier piémontais, Pietro Ferrero,cuisine un gâteau recouvert d'une crème au chocolat.

Les temps sont durs et les fèves de cacao se font très rares. Il décide donc de remplacer la moitié du chocolat par des noisettes -qui sont abondantes dans la région du Piémont. Il obtient un dessert nappé d'une crème onctueuse qu'il baptise "Giandujot".

L'histoire ne s'arrête pas là. Trois ans plus tard, l'été est caniculaire en Italie. Le "Giandujot" fond complètement donnant cette pâte onctueuse que nous connaissons. La Supercrema est le premier nom du Nutella®.

Le père de la radioactivité naturelle

Le temps s'est joué du physicien Henri Becquerel mais pour de bonnes raisons.

Wilhelm Röntgen a découvert les rayons X ; Becquerel décide de travailler sur la relation entre ces rayons et la fluorescence. Il commence son expérience en disposant descristaux de sels d'uranium fluorescents sur des plaques photographiques enveloppées dans du papier noir. Après exposition au soleil parisien, les plaques se retrouvent imprimées. Logique pour Becquerel mais quelle ne fût pas sa surprise lorsqu'il découvrit sur une des plaques -enfermée dans un placard en pleine obscurité-  le négatif d'une croix de cuivre disposée entre l'uranium et cette même plaque.

Henri Becquerel a découvert la radioactivité, à savoir qu'un matériau peut émettre spontanément des radiations.

 

http://www.linternaute.com/

e6un7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Créer un site internet avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site