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Introduction
Il y a plus d’un an, nous avions publié sur ce site, deux articles parlant de l’abeille. L’un s’intitulait : "les merveilles du miel" et l’autre : "couleurs de miel". Nous venons tout juste de publier un autre sur les araignées sous le titre : "La demeure la plus vulnérable".
A présent, et après une brève introduction sur.les insectes qui tournent autour de nos têtes, nous allons vous parler du "Royaume des fourmis", que nous foulons inopinément sous nos pieds.
Commençons d’abord par projeter sur ces "nobles" insectes quelques rayons coraniques, pour voir pourquoi le Livre d’Allah les a spécialement cités.
1- Le Moustique
Allah ne se gène pas (de vous) sommer avec n’importe quel exemple (de créature), un moustique ou toute (autre créature) plus élevée. Quant aux croyants, ils savent que ce (Coran) est vérité (et) vient de leur Seigneur ; quant aux mécréants, ils disent :"que veut donc dire Allah, par cet exemple" ? (En fait, Allah) pousse avec cet exemple de nombreuses (gens) à l’égarement et guide plusieurs autres dans la bonne voie ; en réalité Il n’en dévoie que les abjectes. (S2-V26)
Allah nous dit, qu’en dépit de son importance comme créature, le moustique n’est rien devant d’autres encore plus grandes. Nous verrons dans un prochain article, les capacités et les dons incroyables de cet insecte minuscule, que tout le monde sous-estime et lorsqu’il nous pique, nous tentons de le tuer, en nous donnant un coup de gifle!
Quand un Arabe veut ridiculiser quelqu’un, il le somme par le proverbe qui dit : "il ne vaut pas l’aile d’un moustique!"
Nous verrons, dans un prochain article, ce que vaut en réalité un moustique ; nous comprendrons pourquoi Allah ne se sent point gêné d’en parler dans son Saint Message à l’humanité.
2- La Mouche
Allah dit :
A vous les Humains ! Une parabole est apposée ; écoutez-la ! Ceux que vous priez en dehors d’Allah, ne créeront jamais une mouche même s’ils s’y mettaient tous ensemble. Et si la mouche leur subtilise quelque chose, ils sont incapables de la lui reprendre. Combien vulnérable est-il, et le poursuivant et le poursuivi ! (S22–V73)
Dans les pays chauds, les gens savent combien la mouche est agaçante ; même si vous lui donnez votre plat tout entier, elle va chercher une saleté ailleurs, puis, venir plonger dans verre d’eau où elle préfère crever. Quand rien ne l’allèche par l’odeur, elle va s’accrocher vos yeux ou à ceux des enfants pour les infecter de trachome, ou y déposer ses excréments. Bref, elle vous écœure, vous traque et vous empêche de dormir, à moins que vous ne fassiez en plein jour !
Dans le Verset précité, Allah veut frapper notre imagination en nous donnant l’exemple d’une petite créature et défie l’humanité toute entière de pouvoir la créer du néant, même si elle se mettait ensemble et associait la capacité et l’intelligence de tous !
Et pour souligner notre impuissance, il dit qu’une fois que la mouche soustrait à quiconque une chose aussi petite soit-elle, il est incapable de la récupérer. Il peut tout juste la tuer, mais jamais lui reprendre ce qu’elle aurait avalé dans la seconde qui suit sa conquête ! Le Coran pousse encore l’ironie plus loin, en affirmant que l’impuissance est aussi bien du côté de celui qui tente de reprendre ce que la mouche lui avait "piqué", que du côté de la mouche "la voleuse" qui vit et meurt d’un rien.
3- L’abeille
Après les deux insectes que nous croyons nuisibles et méchants, car vecteurs d’épidémies, relevons notre goût en disant quelques mots de deux autres plus nobles et plus utiles à nous et à notre environnement.
Ces deux insectes ont donné leur nom à deux Sourates (chapitres) du Coran dans lesquelles ils sont évoqués. C’est dire toute l’importance que le Créateur Suprême leur accorde.
Pour les abeilles nous vous invitons à vous reporter aux articles cités en introduction. Quand aux fourmis nous allons en parler dans les lignes qui suivent.
4- La fourmi
Résumé
De tous les insectes cités par le Saint coran, la fourmi tient une place privilégiée. En effet son sens de l’organisation dans la vie sociale de sa communauté, son sens de l’économie, son goût pour le labeur et sa cohésion sociale font d’elle une créature exceptionnelle citée en exemple par les hommes à travers les époques. Cependant, vous découvrirez à travers l’article qui suit que cet insecte doué d’une intelligence divine a aussi un coté pervers, égoïste et corrompu tout comme l’être humain.
La fourmi appartient à la famille des insectes nobles cités dans le Saint Livre de l’Islam. Elle joue un rôle important dans la conservation de l’environnement naturel et représente un modèle d’organisation et de communication.
Il existe plusieurs familles de fourmis selon leur mode de vie.
Organisation sociale
Les fourmis et certains autres insectes sociaux se rassemblent afin de créer une colonie
Organisée intelligemment : Chaque fourmilière est divisée en différents types de fourmis. Ces castes appelée polymorphisme sont au nombre de 3
- Les ouvrières (fourmis asexuées)
- La reine (fourmi sexuée)
- Les mâles (fourmis sexuées)
a- Les ouvrières
sont chargées de la vie de la cité fourmi. Leur premier rôle est de construire la fourmilière, elles assurent l’approvisionnement de la cité en nourriture. Grâce au « jabot social »,( c’est un deuxième estomac permettant de stocker les aliments prédigérés qui servent à nourrir d’autres fourmis ouvrières qui n’ont pas eu le temps ou les moyens d’aller se nourrir d’elles même. Ce mode d’alimentation s’appelle prophylaxie. Les aliments sont régurgités dans la bouche de la fourmi). Certaines ouvrières ont un rôle de nourrices car elles s’occupent des œufs pondus par la fourmi reine en attendant leur éclosion, et apportent aux jeunes fourmis les soins appropriés. Enfin d’autres ouvrières ont pour rôle de protéger la cité des attaques d’autres insectes ; on parle de fourmis soldats.
Elles sont chargées de la vie de "la cité fourmi". Leur premier rôle est de construire la fourmilière ; elles assurent l’approvisionnement de la cité en nourriture. Grâce au « jabot social », qui constitue un deuxième estomac ; la fourmi ouvrière stocke des aliments prédigérés afin de nourrir une autre fourmi ouvrière. Ce mode de nourriture chez certains insectes s’appelle trophallaxie. Certaines ouvrières ont un rôle de nourrices car elles s’occupent des œufs pondus par la fourmi reine en attendant leur éclosion, et apportent aux "fourmis nourrissons" les soins appropriés. D’autres ouvrières ont enfin pour rôle de protéger la cité des attaques d’autres insectes ; on parle de fourmis soldats. Nous verrons dans quelques instants un exemple de ce rôle évoqué justement par le Coran.
Sortant de l’œuf, la chenille reste environ 11 à 23 mois dans une fourmilière, avant de se métamorphoser en adulte et s’envoler au loin.
b- La reine
Il n’y a qu’une seule reine par colonie (monogénisme). C’est la plus grosse de toutes les fourmis et c’est la seule à pouvoir pondre. Elle pond des milliers voire des millions d’œufs dans sa vie en fonction des besoins de la cité. Elle vit entre dix et quinze ans et c’est elle qui transmet le code d’identité génétique de la colonie.
c- Les mâles
Ils n’ont aucun rôle fonctionnel si ce n’est de féconder la reine. Ils meurent après l’accouplement, Dans le royaume des fourmis c’est la femelle reine et ouvrière, qui dirige la société.
d- La communication
La vie sociale des fourmis est organisée et structurée. La fonction de chaque fourmi est une énigme. Jeremy Thomas a écrit «… les fourmis n’ont pas besoin d’un chef pour les diriger dans leur travail. Les tâches sont faîtes naturellement et avec coordination… ». Dans le Livre des Proverbes attribué par les Juifs au Roi Salomon on lit par exemple : "Va voir la fourmi espèce de paresseux, observe ses voies et soit intelligent ; elle n’a ni chef ni expert ni commandant. Elle prépare sa nourriture en été …". A l’opposé, Le Coran nous informe que les fourmis communiquent entre elles. Elles peuvent s’appeler, s’avertir de la découverte d’une nouvelle source de nourriture, donner l’alerte lorsqu’il y a danger… etc. Bref, elles vivent avec une intelligence collective.
D’après l’article publié dans le magazine britannique "The Times" du 6 février 2009 et intitulé « les collines vivent aux sons des fourmis » ; elles se parlent. C’est une découverte scientifique précieuse dans le domaine de la communication entre des fourmis. Grâce aux nouvelles technologies sonores (microphones miniaturisés), les chercheurs ont découvert que dans les fourmilières les fourmis émettent des sons appelés stridulations qui leur permettent de s’exprimer.
Les chercheurs ont constatés que la reine donnait des instructions à ses ouvrières. le Pr J. Thomas de l’université d’Oxford explique que la mise en place de microphones miniaturisés dans la fourmilière et la reproduction des sons émis par une reine, ont permis aux chercheurs de faire réagir les fourmis. «… Lorsque nous avons reproduit les sons émis par une reine, les fourmis se sont mises en garde sans bouger, les antennes levées et les mandibules entrouvertes prêtes à attaquer. » A partir de cette expérience nous comprenons que chaque type de son provoque une réaction différente chez les fourmis.
La communication se fait aussi au moyen de produits chimiques volatiles (phéromones) produits par des glandes. Les fourmis sentent et se dirigent avec leurs antennes mobiles. Ce système d’orientation olfactive est combiné avec des composantes visuelles (points de repères, position du soleil). Les phéromones aident à repérer les sources de nourriture.
La récente recherche de Robert Hickling et Richard Brown publiée dans la revue : "Journal of Sound and Vibration", sous le titre de : « Analysis of acoustic communication by Ants » révèle bien que les fourmis émettent des sons. Ces chercheurs ont étudié pendant plusieurs années les différentes fourmis et les sons qu’elles émettent ; Ce qui a interloqué les chercheurs c’est que les sons émis différaient d’une fourmi à l’autre et différaient selon les circonstances. Ces stridulations enregistrées dans des différentes situations se trouvent sur ce lien : "différents sons des fourmis" ; elles expriment des situations de danger, de détresse, d’attaque ou de mouvement normal...
D’autres recherches ont remis en cause les anciens préjugés, notamment que le monde des fourmis seraient fait de travailleurs dévoués qui vivent dans une monarchie organisée pour le bien de la communauté. Ces nouvelles recherches montrent que leurs colonies sont en fait des foyers de sournois, d’égoïstes et de corrompus.
En effet, William Hughes, de l’Université de Copenhague, et ses collègues ont montré que, dans des colonies de fourmis champignonnistes, certains mâles pervertissent le système.
le statut de reine n’étant pas inné chez les fourmis, il dépend des aliments qui nourrissent les larves et permettent leur développement rapide en reines ; pour cela, il ya des conflits, des tricheries et des comportement antisociaux entre males pour s’acquérir la ligné royale.
Dr Bill Hughes affirme : "La rareté des lignes royale est en fait une stratégie d'évolution par la tricherie, pour échapper à la répression par l'altruiste des masses qu'ils exploitent. On croyait que les fourmis font exception, mais notre analyse génétique a montré que la corruption est également monnaie courante dans leur communauté"
"source- http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/"
Cette belle comparaison à la société humaine est bien traduire par le Verset 38 de la sourate 6 (Les Bestiaux ou Al-Anaâm) :
"Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté (ou des générations). Nous n'avons rien omis (d'écrire) dans le Livre. Puis, c'est vers leur Seigneur qu'ils seront rassemblés." (S6-V38)
Pour ajuster au mieux cette analogie entre humains et fourmis, disons que ce sont les mâles les instigateurs de la corruption, mais la "Reine Femelle" en est souvent le séductrice !
e- La trophallaxie
La majorité des fourmis pratiquent la trophallaxie, le processus alimentaire au cours duquel une fourmi régurgite une partie de la nourriture qu’elle a ingérée dans son jabot social pour la restituer à une autre fourmi.
f- Vie collective
Les fourmis ont une intelligence collective grâce à des interactions entre elles. C’est une organisation complexe. Elles vivent en colonies, elles ont une division du travail (polyéthisme) et une capacité à résoudre des problèmes complexes.
g- Rôle des fourmis dans l’environnement
En creusant leurs fourmilières, les fourmis contribuent à homogénéiser et aérer le sol donc à l’enrichir. Elles protègent les arbres en les débarrassant des insectes parasites. Elles contribuent enfin à disperser et à faire germer les graines (pollinisation).
Certaines espèces de fourmis sont introduites dans les cultures fruitières pour protéger les fruits des attaques d’insectes ou dans les plantations de café et de cacao.
Elles produisent naturellement des insecticides, fongicides, bactéricides et des virucides pour protéger leurs œufs et leurs cultures. Elles ont la capacité de résister à la radioactivité et au feu.
h- Aspect culturel
Les fourmis sont citées dans le Coran et la Bible. Elles sont utilisées dans les proverbes, les fables, les films de science-fiction ou d’animation et dans les romans.
Exemples :
La fable de Jean La Fontaine qui s’est inspiré du livre arabe Kalila wa Dimna d’Ibn Al-Moukaffaâ extrait lui-même de contes persans et hindous.
Dans cette fable, la cigale la chanteuse, (symbole de l’individualisme, la jouissance et l’improvisation), mendie en hivers de la nourriture à la fourmi (symbole de travail, de l’économie, et de la discipline sociale)
En voici un petit extrait :
"La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! Dansez maintenant."
5- La fourmi dans le Coran
Dans la Sourate "La Fourmi", Allah dit :
Les soldats de Soulaïman (Salomon), Hommes, Djinns, et oiseaux, lui furent rassemblés ; ils furent guidés naturellement. Lorsqu’ils arrivèrent dans la vallée des fourmis, une fourmi s’écria : O ! Fourmis, rentrez dans vos demeures ; sinon Soulaïman et ses soldats vont vous démolir, sans se rendre compte. Lorsqu’il entendit ses dires, il afficha un grand sourire, et dit : "Mon Seigneur faites que je sache reconnaitre votre grâce que vous m’avez accordée ainsi qu’à mes parents, et que je fasse le bien, de sorte que vous soyez satisfait… (S27-V17/18)
Dans ce couple de Versets on peut souligner plusieurs finesses et informations scientifiques découvertes seulement ces dernières années :
1- Que Soulaïman (Salomon) possédait une armée faite d’hommes, de Djinns, d’oiseaux et d’autres animaux ; ils sont mentionnés plus loin, lorsque la Sourate évoque l’histoire de la Reine de Sabbat. (S27-V37/39).
2- Que le Roi Soulaiman se déplaçait sur de longues distances et traversait ce jour-là une vallée dite : "Oued des fourmis". Cette vallée était habitée par de grandes colonies de fourmis.
3- Qu’une fourmi chargée de la surveillance du royaume, vit l’armée arriver de loin et eut le temps d’avertir ses collègues afin qu’elles regagnent leur demeure. Elle utilisa ce que la science a découvert aujourd’hui, une alerte chimique (phéromones) ou un signal de détresse sonore. (stridulations)
4- Que les fourmis disposent d’un abri sûr et d’une demeure où elles se réfugient, en cas de danger et surtout en hivers ou pendant les crues subites des cours d’eau.
5- Le signal d’alerte a été saisi par toute la communauté dans la vallée ; sonore ou chimique, sa portée était suffisante.
6- La fourmi a parlé de "démolition". Certaines critiques du Coran ont cru relever dans cette expression un non sens en disant :
"On écrase une fourmi mais on ne la démolit pas ! Ce n’est pas une bâtisse! Le Coran n’est pas un Livre du ciel ; il utilise des terme non appropriés !"
Quelques années plus tard, la science est venue les contredire et donner raison au Coran : On a découvert que le corps d’une fourmi est vitrifié et se fracasse. Dans le cas où il est piétiné il se démolit comme un corps solide! En plus, au-delà du nid en proximité, les fourmis disposent en profondeur d’un gite plus sûr. Le Coran qui utilise des termes très précis, parle de "logements" (Massakin), bâtis en profondeur.
7- Soulaïman, tel que le Coran le précise dans le Verset juste avant, possédait un grand royaume et comprenait le langage des oiseaux et des animaux :
Et Soulaïman hérita Daoud (David) ; il dit alors : "O gens ! Le langage des oiseaux nous a été enseigné et nous avons eu de tout, et c’est une véritable grâce !" (S27-V16)
Dans les Versets 36/37 mentionnés plus haut, Soulaiman menaça l’envoyé de la Reine de Saba de leur envoyer une armée à laquelle ils ne pouvaient jamais faire face (et qu’ils n’avaient jamais vue).
Des chercheurs allemands ont tenté de faire comme Soulaïman. Ecoutez donc un spécimen de ces communications que Soulaïman a entendu et compris :
Enfin, pour vous distraire, nous vous invitons à écouter des "chants" que vous n’avez jamais entendus sur les antennes de votre radio ou de votre téléviseur :
6- Quelques Vidéos :
Le son des fourmis selon les différentes situations:
1- En mouvement normal
Normal movement sounds of a group of ants with occasional bursts of stridulating sound from a single ant.
2- Lorsque la fourmi attaque un ennemi:
Sounds of ants attacking a caterpillar with stridulation sound from a single ant.
3- Fourmi en état de détresse:
Distress signals emitted by a single major worker with a caught antenna.
Reference: R. Hickling and R. L. Brown, "Analysis of acoustic communication by ants" Journ. Acoust. Soc. Amer.,Vol. 108, No. 4, pp 1920-1929, 2000.
Appel d’une reine à 6 pattes
The Sound of Six-Legged Majesty
Références et vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=8sgGgZdjCsU
Ces Sons de la stridulation des fourmis enregistré dans des différentes situations se trouve dans ce lien : "different sons des fourmis"
i. Ant sounds mimicked by invading butterflies - 5 February 2009
Large Blue's queen 'impressions' fool ant colonies
Queen Ants Make Distinctive Sounds That Are Mimicked by a Butterfly Social Parasite
The Sound of Six-Legged Majesty
http://www.wired.com/wiredscience/2009/02/anttraffic/
http://www.youtube.com/watch?v=fT2ZhG-utoc
Conclusion
Il n’y a pas une bête (qui bouge) sur terre ni un oiseau qui vole de ses deux ailes, qui ne soit pas (membre) de communautés (ou générations) comme vous; nous n’avons rien omis sur le Livre; et c’est à leur Seigneur qu’ils seront rassemblés. (S6-V38)
Le Coran entend souvent par "Oumma, pluriel Oumam", une période, une génération ou une communauté. Sur le plan génétique, tous les animaux, homme inclus, descendent de générations. Sur le plan social, même ceux qui vivent isolés, ou indépendants, commencent par faire partie d’une famille au moins (couple et progéniture), si ce n’est d’une communauté plus au moins organisée.
Chez la majorité, sinon la totalité des animaux, c’est la femelle qui dirige le royaume à partir de son foyer. On peut évoquer à ce titre quelques lignes d’un très beau poème de "l’émir des poètes" sur les abeilles, mais qui peut s’appliquer également aux fourmis :
Un royaume géré ; par une femme commandé
Elle impose sur les ouvriers et les artisans ; la charge de sa maîtrise
Admire les ouvriers qui élisent ; à leur tête une Tsarine
C’est une religieuse qui les gouverne ; fécondée, et couverte de poussière
Elle lève son aiguillon en l’air et relève ses vêtements
(pour découvrir sa jambe et se mettre au travail) …
Ceci nous amène à réfléchir sur le rôle que la civilisation occidentale impose à la femme en la forçant à sortir du foyer. Au lieu d’en faire une Reine, elle en fait une esclave et une bonne à tout faire. Une fois qu’elle a usé sa jeunesse et "dépensé sa beauté", l’homme ingrat et infidèle, l’abandonne pour une autre "femelle".
Au lieu d’être une armée de fourmis qui traille jour et nuit, et emmagasine ses provisions pour les saisons difficiles, la famille moderne s’effrite en une entité d’araignée, qui "consomme" en fin de séjour, sa liberté et ses jouissances, dans les asiles de vieux !
Principales références :
• Maurice Maeterlinck, La vie des Fourmis, 1932.
• Bernard Werber la trilogie des fourmis (1992,1993) : les fourmis, le jour des fourmis, la révolution des fourmis
• Bert Hölldobler et Edward O. Wilson (1994) Voyage chez les fourmis, Seuil (Paris), coll. Science ouverte : 247 pages.
• Julian Huxley (1955). Les Voies de l’instinct : fourmis et termites. À la Baconnière (Neuchâtel), coll. Observation et synthèse : 104 p.
• Pierre-André Latreille (1989). Histoire des fourmis de la France. Cité des sciences et de l’industrie (Paris) : 64 p.
• Luc Passera (1987). L’organisation sociale des Fourmis. Privat (Toulouse), coll. Bios : 280 p.
• Pierre Jaisson (1993) : La Fourmi et le Sociobiologiste. Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-0207-2)
• Luc Passera et Serge Aron (2005): Les fourmis: comportement, organisation sociale et évolution. Les Presses scientifiques du CNRC, OttISBN 978-0-660-97021-9)
• Luc Passera La véritable histoire des fourmis. Fayart (France) le temps des sciences. Octobre 2006 (ISBN 2-213-62886-6 3)3-60-3086-2/01
• Albert Raigner (1952). Vie et Mœurs des fourmis. Payot (Lausanne), coll. Bibliothèque scientifique, 11 : 223 p.
• Laurent Keller et Elisabeth Gordon (2006) : La vie des fourmis. Odile Jacob, 303 p.
• Wikipedia l’organisation sociale des fourmis
• Wikipedia Terra Nova
Rédigé par : A. Fouzia
Commenté par : Mohammed Messen
Corrigé par : Bakir Abousseddik
http://www.merveillescoraniques.net/index.php/la-nature/110-les-5-insectes-du-coran-l-araignee-la-mouche-le-moustique-l-abeille-et-la-fourmi


Les musulmans croient que les anges jouent un rôle important dans la vie des êtres humains. Cela commence peu de temps après la conception et se poursuit jusqu'à la mort. Les anges et les êtres humains interagissent même dans l'au-delà. Des anges font entrer des gens au Paradis et d'autres gardent les portes de l'Enfer. La croyance aux anges est l'une des croyances fondamentales de l'islam.
Selon certains hadiths du prophète Mohammed, quelques mois après la conception, l'âme est insufflée dans le fœtus, par la permission de Dieu. Un ange écrit alors les réponses à quatre questions dans le livre des actions de cette personne. Est-ce que ce sera un homme ou une femme? Cette personne sera-t-elle heureuse ou malheureuse? Combien de temps vivra-t-elle? Et fera-t-elle surtout de bonnes ou de mauvaises actions?[1]
D'autres anges ont la responsabilité de protéger des gens tout au long de leur vie.
« Devant et derrière chaque personne se trouvent des anges qui se relaient et qui veillent sur elle, par ordre de Dieu. » (Coran 13:10)
À chaque personne sont attribués deux anges qui mettent par écrit leurs actions, bonnes et mauvaises.
« Il vous envoie des gardiens, et lorsque la mort atteint l'un de vous, Nos messagers prennent son âme sans aucune négligence. » (Coran 6:61)
« Ou s'imaginent-ils que Nous ne pouvons entendre leurs pensées secrètes ni leurs conseils privés? Mais si! Nos envoyés, postés près d'eux, transcrivent tout. » (Coran 43:80)
« ...quand les deux (anges), assis à sa droite et à sa gauche, recueillent [ses moindres paroles et actions]. Il ne prononce pas une parole qu'un observateur installé près de lui ne soit prêt à inscrire. » (Coran 50:17-18)
« Certes, des gardiens veillent sur vous, de nobles scribes qui savent (tout) ce que vous faites. » (Coran 82:10-11)
Les anges transcrivent tout, de manière honorable, sans jamais faillir à leur tâche. Chaque parole, sans exception, est retranscrite. Mais comme toujours, Dieu demeure miséricordieux. Le prophète Mohammed a expliqué que Dieu a établit des règles sur la retranscription des bonnes et des mauvaises actions : « Quiconque avait l'intention de faire une bonne action, mais n'a pas pu la faire, une bonne action est tout de même inscrite à son compte. S'il accomplit la bonne action, elle est inscrite comme dix bonnes actions et, selon la volonté de Dieu, elle peut être multipliée jusqu'à sept cent fois ou plus. Quiconque avait l'intention de faire une mauvaise action, puis a décidé de ne pas la faire, elle lui est inscrite comme une bonne action. Mais s'il avait l'intention de la faire et qu'il la réalise, elle lui est inscrite comme une seule mauvaise action. »[2]
L'érudit musulman Ibn Kathir a ainsi commenté les versets 10 et 11 de la sourate 13 du Coran : « Il y a, aux côtés de chaque personne, des anges qui se relaient pour veiller sur elle jour et nuit, qui la protègent du mal et des accidents. Et il y a d'autres anges qui se relaient jour et nuit pour retranscrire ses actions, les bonnes comme les mauvaises. »
« Deux anges, l'un à sa gauche et l'autre à sa droite, mettent ses actions par écrit. Celui à droite écrit ses bonnes actions, tandis que celui à gauche écrit ses mauvaises actions. Deux autres anges veillent sur lui et le protègent, l'un derrière et l'autre, devant. Il y a donc quatre anges, à ses côtés, jour et nuit. »
À part ces quatre anges, d'autres anges visitent régulièrement les êtres humains, ce que rappelle Mohammed, à ses fidèles, dans un hadith : « Les anges vous rendent visite les uns après les autres, de jour comme de nuit, et ils se croisent tous au moment des prières du fajr (à l'aube) et de l'asr (l'après-midi). Ceux qui ont passé la nuit avec vous remontent au ciel et Dieu leur demande (bien qu'Il sache déjà la réponse) : « Dans quel état étaient Mes serviteurs lorsque vous les avez quittés? » Et les anges répondent : « Lorsque nous les avons quittés, ils priaient et quand nous sommes arrivés près d'eux, ils priaient également. »[3] Ils se rassemblent pour assister aux prières et écouter la récitation des versets du Coran.
Il est donc clair que les anges sont très impliqués dans la vie quotidienne des êtres humains et cette implication ne prend pas fin au moment où l'ange de la mort vient chercher l'âme d'une personne et après que d'autres anges l'aient interrogée dans sa tombe. Car des anges gardent le Paradis :
« Et ceux qui auront craint leur Seigneur et observé leurs devoirs envers leur Lui seront conduits par groupes au Paradis. Et quand ils y arriveront, ses portes s'ouvriront et ses gardiens leur diront : « Paix sur vous! Vous avez été bons : entrez donc (dans le Jardin des Délices), pour y demeurer éternellement. » (Coran 39:73)
« De chaque porte, les anges afflueront vers eux (en leur disant) : « Paix sur vous, car vous avez persévéré. Comme est excellente votre demeure finale! » (Coran13:23)
Et des anges gardent également l'Enfer :
« Et qui te dira ce qu'est Saqar ? Il ne laisse rien et n'épargne rien ; il brûle la peau et la noircit. Ils sont dix-neuf [anges] (à veiller dessus). Nous n'avons assigné que des anges pour être gardiens du Feu et Nous n'en avons précisé le nombre que pour éprouver les mécréants, pour que les gens du Livre soient convaincus, et pour renforcer la foi des croyants. » (Coran74:27-31)
Dieu a créé les anges à partir de lumière. Ils sont incapables de désobéir à Dieu et ils obéissent à Ses ordres sans jamais hésiter ni broncher. Les anges adorent Dieu. Ces nobles créatures jouent un rôle important dans la vie des êtres humains. Ils veillent sur eux et les protègent, mettent par écrit leurs actions et les rapportent à Dieu, et tiennent compagnie aux êtres humains qui invoquent Dieu.
Footnotes:[1] Sahih Al-Boukhari
[2] Sahih Al-Boukhari, Sahih Mouslim
[3] Ibid.
http://www.islamreligion.com/fr/articles/2807/


Dans certaines actions (a'mâl) se trouve donc seulement la dimension de 'ibâda ; dans d'autres se trouve seulement la dimension de mu'âmala ; dans d'autres encore se trouvent mêlées une dimension de mu'âmala et une de 'ibâdâ. Ce qui entre en jeu à ce sujet est, au sein de l'ensemble des éléments (ajzâ') constitutifs de l'action ('amal), la proportion d'éléments qui sont ta'abbudî. Ainsi...
-
I) La prière rituelle (salât) est une action de type "'ibâda mahdha" (pure), car elle est constituée uniquement d'éléments ta'abbudî.
La conséquence de cela est :
– qu'elle ne peut être accomplie que par la personne elle-même ;
– qu'aucun humain ne peut de son propre chef (c'est-à-dire sans que cela soit fondé sur un texte des sources) déclarer caduque la prière incombant à quelqu'un d'autre ;
– et qu'elle peut bien évidemment être accomplie dans la mosquée (les prières obligatoires seront accomplies en groupe à la mosquée, et cela revêt un caractère obligatoire ou fortement recommandé).
-
II) L'achat (ou la vente) est une action "'adâ mahdha" (pure) (plus précisément : "mu'âmala mahdha").
La raison en est qu'elle est constituée majoritairement d'éléments 'âdî, et que seulement des règles ta'abbudî concernent l'action. Il est donc interdit de conclure une vente dans une mosquée.
Pour ces deux actions, prière rituelle et achat, les choses sont évidentes.
Mais que dire des actions suivantes...
-
III) L'aumône obligatoire (zakât) : est-ce une action de pure "'ibâda", ou bien une autre dimension y est-elle également présente ?
Cela fait l'objet d'avis divergents, et,selon ces divergences, a des incidences différentes. Nous en avons parlé dans un autre article, où nous nous avons exposé que dire que la zakât n'est pas une pure "'ibâda", cela a comme incidence :
– qu'il est possible de charger une tierce personne de retirer de ses biens la somme due en zakât et de la remettre au percepteur ou directement au bénéficiaire (alors qu'on ne peut pas charger quelqu'un d'autre de faire la prière de sa part, de jeûner de sa part, ou, exception faite de cas d'incapacité irréversible, d'accomplir le pèlerinage de sa part) ;
– que s'il est impossible de modifier les taux d'imposition de la zakât, il reste en revanche possible de faire une analogie par rapport aux biens matériels qui sont sujets à la zakât (alors que pareille analogie quant aux causes, asbâb, est impossible pour les 'ibâdât pures telles que prière rituelle, jeûne ou pèlerinage ;
– que d'après certaines écoles – autres que la hanafite – la zakât est due même sur les biens (qui y sont sujets) que possède un enfant (alors que même d'après ces écoles un enfant n'est pas dans l'obligation d'accomplir les cinq prières quotidiennes, le jeûne du ramadan et le pèlerinage à la Mecque) ;
– que d'après certains ulémas – les hanafites ainsi que des ulémas de certaines autres écoles – on peut s'acquitter de la zakât sous une forme numéraire d'un montant égal au bien qui est dû , même si les textes des sources ont évoqué son acquittement sous une forme différente (alors que le principe appliqué par ces ulémas – exception faite des hanafites – est que pour pratiquer les actions de type "'ibâdât" on s'en tient strictement aux moyens évoqués dans les sources).
Pour plus de détails, se référer aux points III et IV de cet autre article.
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IV) Et qu'en est-il des actions qui appartiennent à la catégorie "ta'yîd ud-dîn" (il s'agit de l'objectif n° 2 dans l'article traitant de cela) (diffusion des sciences religieuses, amr bi-l-ma'rûf et nah'y 'an il-munkar, avec toutes les actions qui relèvent d'eux) : sont-ce des actions de type "'ibâda" pure, ou non ?
La réponse est : "Dans un certain sens oui, mais ce sens est forcément plus général que le sens évoqué à propos de la prière rituelle, etc.".
Ainsi, al-Qaradhâwî écrit-il que le amr bi-l-ma'rûf [cliquez ici] et le jihâd fî sabîllâh [termes qui n'ont pas un sens spécifiquement militaire, cliquez ici et ici pour en savoir plus] font partie des 'ibâdât (Al-'Ibâda fi-l-islâm, p. 213).
Ibn Nujaym écrit lui aussi que le jihâd et le qadhâ relèvent des 'ibâdât (Al-Ashbâh wa-nanzâ'ïr, p. 20).
De même, Ibn ul-Humâm souligne que le jihâd [voir, au sujet de ce terme, l'article auquel nous venons de renvoyer] est une "'ibâda mahdha, contrairement à la conclusion du mariage" (Fat'h ul-qadîr 4/417).
Mais en fait, si les actions de ta'yîd ud-dîn ont été qualifiées de "'ibâda pure", c'est seulement dans le sens où elles n'ont pas été instituées pour premièrement apporter un avantage temporel (dunyawî) – comme c'est le cas pour le mariage – mais pour servir le dîn en tant qu'institution. Malgré tout, ces actions de ta'yîd ud-dîn ne sont pas des 'ibâdât comme le sont la prière, le pèlerinage etc., vu qu'elles n'ont pas été instituées pour servir de moyens au développement du lien du cœur avec Dieu mais pour servir de moyens à la présence du dîn sur terre. C'est bien pourquoi la forme de ces actions peut changer (contrairement aux 'ibâdât pures). C'est aussi pourquoi, d'après les écoles malikite et hanbalite, lorsqu'on est en retraite spirituelle (i'tikâf), les actions auxquelles il est mieux de consacrer la grande partie de son temps sont les actions de 'ibâdât pure, et non d'enseignement des sciences religieuses (Al-Fiqh ul-mâlikî wa adillatuh, 2/116-117 ; Al-Mughnî 4/312-313).
Ibn ul-Humâm lui-même, qui a écrit (nous l'avons vu un peu plus haut) que le jihâd [voir, au sujet de ce terme, l'article auquel nous venons de renvoyer] est une "'ibâda mahdha, contrairement à la conclusion du mariage", a été amené à écrire la nuance suivante : "L'institution du jihad [voir notre rappel plus haut au sujet de ce terme] n'a été faite que pour [servir] la foi et l'établissement de la prière rituelle ; (le jihâd) est donc voulu et un bien parce qu'il [permet de réaliser] autre chose que lui ("hassan li ghayrihî") ; contrairement à la prière rituelle : (elle est) un bien pour elle-même, et elle est l'objectif pour lequel le (jihâd) a été institué" (Fat'h ul-qadîr 4/417).
Ces actions sont en fait des qurubât, c'est-à-dire des actions qui n'ont pas été instituées avec l'objectif essentiel d'apporter un avantage temporel (dunyawî). Et les qurubât forment un ensemble plus général que celui des 'ibâdât pures. Ces actions sont donc des qurubât non-ibâdât.
C'est parce qu'il s'agit d'une qurba (singulier de qurubât) que le qadhâ peut, d'après l'avis pertinent, être rendu dans la mosquée [en dehors du moment des prières obligatoires] (Al-Mughnî 13/510-512).
Et c'est toujours parce qu'il s'agit de qurubât qu'il y a divergence quant au fait de toucher un salaire pour le fait d'enseigner la récitation du Coran ou d'autres sciences religieuses (qui est une action non pas de 'ibâda pure mais de ta'yîd ud-dîn) : cela est :
– interdit d'après l'avis originel de l'école hanafite (pareil objectif constitue donc autre chose que ce pour quoi l'action a été instituée),
– autorisé d'après l'avis de l'école shafi'ite,
– déconseillé, sauf si la personne en a besoin (hâja), d'après l'avis de Ibn Taymiyya ; par ailleurs, toujours selon cet avis, si la personne se trouvant dans le besoin (hâja) a comme objectif essentiel l'acquisition des récompenses de l'au-delà par le biais de cette action d'enseignement, l'obtention du salaire n'étant perçue par elle que comme le moyen lui permettant de subvenir à ses besoins temporels tout en se consacrant à cette action, elle aura une récompense auprès de Dieu pour cette action de ta'yîd ud-dîn qu'elle fait ainsi (cf. MF 24/316). (Lire notre article détaillé sur le sujet.)
Or cette divergence n'existe pas à propos des 'ibâdât pures (MF 22/507).
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V) Et que dire encore du mariage (nikâh) : est-ce une action de type "mu'âmala" ou de type "'ibâda" ? Comment se fait-il qu'on ne peut effectuer une vente ou un achat dans la mosquée, mais qu'on peut y conclure un mariage ?
D'un côté il est évident que le mariage est une mu'âmala.
D'un autre côté Ibn ul-Humâm écrit que le mariage est une 'ibâda (Fat'h ul-qadîr 3/181), mais n'est pas une 'ibâda mahdha (Ibid. 4/417).
En fait le mariage ne relève ni des mu'âmalât pures (comme c'est le cas de la vente), ni des 'ibâdât pures (comme c'est le cas de la prière rituelle) : elle est à la fois une mu'âmala et une 'ibâda. C'est ainsi que Ibn ul-Humâm écrit que la dimension de "mu'âmala" est pure dans la vente, "à la différence du mariage" (Fat'h ul-qadîr 3/175).
C'est cela qui explique d'une part les similitudes que le mariage a avec les transactions en général, et d'autre part les différences qu'il présente par rapport aux autres transactions.
Ainsi, le mariage est comme la vente par rapport à certaines règles :
– dans le mariage, il faut, comme pour la vente et l'achat, le consentement des deux parties ;
– dans la vente, lorsque les deux parties s'étaient mises d'accord sur le fait que la marchandise doit contenir telle qualité (dont l'absence n'est pas déjà en soi un défaut), si cette clause n'a pas été respectée, chez les hanafites il y a alors la possibilité d'annuler le contrat ; cela constitue le "khiyâr ul-wasf" ou "khiyâru fawât il-wasf il-marghûb fîh" (Al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, p. 3206). Cela est-il possible dans le mariage ? est-il ainsi possible, lors de la conclusion du contrat, de stipuler comme clause que le conjoint ou la conjointe possède telle qualité ? D'après les hanafites ce genre de clause n'est pas pris en considération ; d'après les trois autres écoles cela l'est (Al-Fiqh ul-islâmî wa adillatuh, pp. 7058-7060 ; voir aussi Al-Mughnî 9/256).
Et puis il y a aussi des règles où le mariage apparaît différent de la vente ; ainsi :
– la vente est valide avec (en sus des autres conditions) le consentement des propriétaire et acheteur potentiel, alors que pour la validité du mariage il faut non seulement le consentement de la femme et de l'homme mais aussi – d'après un des avis – l'accord du père de la femme si celle-ci n'est ni veuve ni divorcée (cliquez ici) ;
– il n'est pas autorisé de procéder à une vente dans la mosquée, alors que cela est autorisé pour le mariage (l'explication de Ibn ul-Qayyim pour ce point est visible in A'lâm ul-muwaqqi'în 3/102) ;
– il existe, dans le commerce, la possibilité de spécifier une clause de possibilité de rétractation (khiyâr ush-shart), alors qu'une telle clause n'est évidemment pas possible dans le mariage (Al-Mughnî 9/270) ;
– dans le commerce, si la marchandise ou certaines parties importantes de la marchandise n'avait pas été vue ni décrite, la vente est interdite (fâssid) et moralement il faut la résilier (cliquez ici et ici) ; et si la marchandise n'avait pas été vue mais seulement décrite avant de conclure le contrat de vente, alors, d'après l'école hanafite l'acheteur dispose systématiquement du droit de résilier l'achat lorsqu'il voit la marchandise, tandis que d'après l'école malikite il ne dispose de ce droit que si la marchandise ne correspond pas à la description qui en avait été faite (cliquez ici). Or, dans le mariage, s'il est certes requis de regarder le visage et les mains, ainsi que – d'après certains ulémas – les parties du corps que le proche parent peut voir (cliquez ici), il n'est tout simplement pas licite de regarder d'autres parties du corps ni de les décrire, et le fait d'avoir conclu le mariage sans avoir vu ni décrit ces parties corporelles ne rend bien évidemment pas possible la résiliation du mariage (Al-Mughnî 5/356-357) ;
– voir encore un autre point de différence in Al-Mughnî 9/217-218.
Ensuite, d'après un avis, c'est la dimension de "mu'âmala" qui est dominante dans la conclusion du mariage (cf. Islâhî khutubât, Muftî Taqî, 11/55), tandis que d'après un autre avis, c'est la dimension de "'ibâda" qui y domine celle de "mu'âmala".
C'est peut-être ce qui explique la divergence suivante : d'après certains ulémas le mariage est entièrement valide s'il a été conclu dans une langue autre que l'arabe, même si les deux parties connaissent les termes de la formule en langue arabe ; mais d'après d'autres ulémas si les deux parties connaissent les termes de la formule en langue arabe mais ont prononcé ces termes dans une autre langue, le mariage n'est pas valide (Al-Mughnî 9/267). Ce second avis est peut-être relié à la perception du contrat de mariage comme étant une action où c'est la dimension de 'ibâdâ qui domine celle de mu'âmala.
http://www.maison-islam.com/articles/?p=620

Les versets du sage Coran et les hadith du noble Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) indiquent la nécessité de respecter les engagements et chartes et expliquent le caractère odieux de leur violation et de leur rupture. Leur violation peut même entraîner la mécréance. C'est ce qui arriva aux Fils d'Israël et à d'autres qui avaient rompu l'engagement et la charte qui les liaient avec leur Maître et abandonnèrent l'engagement qu'ils avaient pris auprès d'Allah en croyant en Allah et en suivant son Messager. Allah très haut dit: « Et n'approchez les biens de l'orphelin que de la façon la meilleur, jusqu'à ce qu'il atteigne sa majorité. Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements »(Coran,17:34) et dit: « Et ne vous approchez des biens de l'orphelin que de la plus belle manière, jusqu'à ce qu'il ait atteint sa majorité . Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n'imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s'il s'agit d'un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu'Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous. » (Coran,6:152). Il dit dans un hommage rendu à ses serviteurs croyants: «C'est lui qui vous fait voir l'éclair (qui vous inspire) crainte et espoir ; et Il crée les nuages lourds » (Coran,13:2).
Les textes du Lire et de la Sunna sont nombreux et clairs. Ils confirment la nécessité de la fidélité et l'interdiction de la trahison et de la traîtrise. Tous les versets dans les quels les termes engagement et pacte apparaissent abondent dans le sens sus indiqué explicitement ou implicitement. La Sunna pratique du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) en fournit la meilleure illustration et application.
Deuxièmement, Allah adjoint au respect de l'engagement de grands fruits que l'individu obtiendra dans sa vie d'ici bas et dans l'au-delà et ce, en plus de ses fruits évidents qui se concrétisent dans la bonne marche de la société et dans sa stabilité. Parmi les dits fruits figurent:
-Le respect de l'engagement fait partie des qualités des pieuses gens selon le livre d'Allah et des causes de l'acquisition de la piété. A ce propos le Très haut dit: « Au contraire, quiconque remplit sa promesse et craint Allah... Allah aime les pieux.» (Coran,3: 76).Le respect de l'engagement entraîne la sécurité ici bas et la préservation du sang (des vies) et la sauvegarde des droits des humains, musulmans et non musulmans. C'est à ce propos qu'Allah Très haut dit: «Ceux qui ont cru, émigré et lutté de leurs biens et de leurs personnes dans le sentier d'Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et secours, ceux-là sont alliés les uns des autres. Quant à ceux qui ont cru et n'ont pas émigré, vous ne serez pas liés à eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent. Et s'ils vous demandent secours au nom de la religion, à vous alors de leur porter secours, mais pas contre un peuple auquel vous êtes liés par un pacte. Et Allah observe bien ce que vous œuvrez.» (Coran,8:72).Le respect de l'engagement entraîne aussi l'expiation des mauvais actes et l'entrée au paradis. C'est ce que nous trouvons dans la parole du Très haut dans la sourate de la vache: «Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés. Si vous tenez vos engagements vis-à-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter.» (Coran,2:40). Ibn Djarir dit: «ceci signifie: leur engagement auprès de Lui selon lequel s'ils font cela , Il les accueillera au paradis.»

Dans la sourate du plateau bien garni, Allah le Transcendant mentionne qu'Il a conclu un pacte avec les Fils d'Israël. Ensuite Il explique ledit pacte et mentionne la récompense que génère son respect en disant: «Et Allah certes prit l'engagement des enfants d'Israël. Nous nommâmes douze chefs d'entre eux. Et Allah dit : Je suis avec vous, pourvu que vous accomplissiez la Salat, acquittiez la Zakat, croyiez en Mes messagers, les aidiez et fassiez à Allah un bon prêt. Alors, certes, J'effacerai vos méfaits, et vous ferai entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Et quiconque parmi vous, après cela, mécroît, s'égare certes du droit chemin !» (Coran,5:12). S'y ajoutent d'autres traditions assez claires pour permettre d'édifier celui qui médite le livre d'Allah et réfléchit sur la Sunna verbale et pratique de Son messager. Ce chapitre fait l'objet de nombreux versets et hadiths. Il est recommandé de se référer à l'ouvrage Riadh as-Salihine de l'imam an-Nawawi (Puise Allah lui accorder Sa miséricorde) et l'ouvrage de l'imam al-Moundhiri (Puise Allah lui accorder Sa miséricorde) intitulé at.-Targhib wa at.-Tarhib.
Troisièmement, la traîtrise est le contraire de la crédibilité et de la fidélité. Si les premières font partie des éléments constitutifs de la foi et de la piété, la traitrise et la trahison sont des composantes de l'hypocrisie et de la perversion. Qu'Allah nous en préserve.
D'après Abdoullah ibn Amr (P.A.a) le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Quatre qualités font de celui qui les possède un pur hypocrite : mentir dans le discours, manquer aux rendez vous; violer les engagements, radicaliser l'adversité. Celui qui en possède une est partiellement hypocrite aussi long temps qu'il la conservera.» (Rapporté par al-Boukhari ,3178) et par Mouslim (58).
D'après Ali ibn Abi Talib (P.A.a) le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Quiconque trahit un musulman sera maudit par Allah, par ses anges et par les hommes, tous. Rien ne sera accepté de sa part qui puisse modifier son sort.» (Rapporté par al-Boukhari, 1870 et par Mouslim,1370).
D'après Abdoullah ibn Omar (P.A.a) le Messager d'Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a dit: «Certes le traitre sera doté d'un drapeau au jour de la Résurrection et on dira: voilà la traîtrise d'un Tel.» (Rapporté par al-Boukhara,6178 et par Mouslim,1735).
Nous demandons à Allah de nous insérer parmi ceux qui respectent les engagements et les pactes et nous préserver contre la traîtrise et la violation des accords, et de nous assister à bien parler et agir. Louanges à Allah, Maître des univers.
Voir l'ouvrage intitulé: accords et pactes dans le saint Coran par le Professeur Nasser Soulayman al-Omar.
Islam Q&A

1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité