Chacun d'entre nous a déjà été pris d'une envie irrésistible de se gratter suite à l'apparition d'un bouton de moustique. Mais pourquoi ces piqûres grattent-elles plus qu'elles ne piquent ?
Si les boutons de moustiques gonflent et démangent, c'est à cause de la salive du moustique et de notre système immunitaire.
Quand elle pique, la femelle moustique injecte sa salive et un anticoagulant. En déclenchant une réponse immunitaire, celui-ci est responsable de la démangeaison.
Salive et réactions en chaîne
Lors de la piqûre, la femelle moustique ne fait pas que prélever du sang. Elle injecte également de la salive, contenant un anti-coagulant : celui-ci neutralise nos plaquettes afin que le sang reste liquide et ne bouche pas la trompe de l'insecte.
Mais ce produit provoque aussi une réaction immédiate des mastocytes, des cellules spécialisées situées dans la couche inférieure de la peau. Celles-ci sécrètent notamment de l'histamine, un neuromédiateur responsable d'une démangeaison désagréable. C'est même le meilleur inducteur de démangeaison connu !
L'histamine induit dans le derme une sensation de démangeaison en 30 à 60 secondes pour atteindre un maximum après 2 ou 3 minutes et se dissiper après environ 10 minutes. Voilà pourquoi le bouton démange de plus en plus si on ne se gratte pas.
Se faire mal pour se faire du bien
Mais alors, pourquoi se soulage-t-on en se grattant ? Pour répondre à cette question faisons un petit détour par le système nerveux. Le cerveau reçoit les différentes informations sensorielles provenant de tout le corps. Or, l'information concernant chaque type de sensation est acheminée selon des modalités différentes. Ainsi, la douleur est transmise par la même voie que la démangeaison, mais pas par les mêmes neurones. Cela implique que l'information de douleur et celle de la démangeaison voyagent côte à côte sans s'entremêler.
Cependant, certaines interactions sont possibles. Par exemple, la douleur peut inhiber la démangeaison par une communication entre leurs voies nerveuses au niveau de la moelle épinière. L'information sensitive provoquée par le grattage détournerait le message de démangeaison avant qu'il parvienne au cerveau. Voilà pourquoi l'action de se gratter soulage : en frottant, on engendre une douleur qui peut soulager à merveille la sensation désagréable de démangeaison.
http://www.linternaute.com/science/biologie/pourquoi/06/moustique-demangeaison/moustique-demangeaison.shtml
Le sommeil joue un rôle essentiel sur le bon fonctionnement de notre organisme. Alors que l’étude du sommeil est une science jeune, nous savons qu’un bon sommeil est très couramment un gage de bonne santé.
On entend communément parler de « sommeil réparateur » mais que se cache-t-il derrière ?
En réalité, le sommeil a de multiples effets sur le fonctionnement de notre corps. Alors que certaines fonctions de l’organisme ralentissent leur activité (rythme respiratoire – tension artérielle – activité motrice), d’autres fonctions sont favorisées par le sommeil.
Voici les principaux rôles du sommeil :
STIMULATION DES SÉCRÉTIONS HORMONALES
Cette fonction est primordiale en particulier chez le bébé et durant l’enfance, période à laquelle la production des hormones de croissance est nettement favorisée par le sommeil.
Chez l’adulte, le sommeil stimule notamment la sécrétion d’insuline, de prolactine et de testostérone.
MATURATION DU SYSTÈME CÉRÉBRAL
Le sommeil assure ce rôle davantage durant les premières années de la vie alors que le système nerveux est en pleine construction. Le sommeil joue cette fonction dès la vie intra-utérine.
RECONSTRUCTION ET RÉPARATION CELLULAIRE
C’est durant la période de sommeil que nos cellules se régénèrent. Si nous prenons l’exemple de la peau, la nuit est le moment privilégié de la cicatrisation des petits bobos ou encore du renouvellement naturel des cellules épidermiques.
RENFORCEMENT DE L’EFFICACITÉ DU SYSTÈME IMMUNITAIRE
Le système immunitaire se construit prioritairement durant notre sommeil. Il s’agirait notamment d’un pic de sécrétion d’hormones telles que la dopamine ou la prolactine qui agirait sur le renforcement de nos défenses immunitaires durant la nuit.
ACCROISSEMENT DE LA VIGILANCE
C’est bien sûr le sommeil en quantité et qualité suffisantes qui permet une attention assurée et ainsi une meilleure performance dans l’exercice de nos tâches quotidiennes. Dormir n’est donc pas une perte de temps, mais au contraire un gage d’efficacité pour la journée à venir.
AMÉLIORATION DE L’HUMEUR ET SOMMEIL
Vous l’avez certainement remarqué, le manque de sommeil, la fatigue entraînent une humeur morose ou irritable.
Chez certaines personnes, un état de fatigue prononcé entraînera un état dépressif, alors que chez d’autres ce sera un état plutôt hyperactif.
On remarque bien cet état d’hyperexcitation chez les enfants qui tardent le soir plus qu’à l’habitude et pour qui les signes de fatigue se sont déjà exprimés plus tôt dans la soirée.
CONSOLIDATION DES FONCTIONS D’APPRENTISSAGE ET MÉMORISATION
Si l’apprentissage s’effectue pendant la période de veille, la période de sommeil va permettre de traiter, trier et stocker l’information de façon davantage pérenne. Le sommeil intervient donc principalement au niveau de la fonction de mémorisation.
http://www.sommeil.org/index.php/comprendre-le-sommeil/role-du-sommeil/consolidation-des-fonctions-dapprentissage-et-memorisation/
« Je ne fume pas. Juste la chicha entre potes de temps en temps, mais ça c’est pas pareil… » Qu’y a-t-il dans la chicha, plus communément appelé narghilé ? Petit point sur les conséquences que cela entraîne…
La chicha est une manière de fumer traditionnelle au Maghreb et au Moyen-Orient. Importation du concept de la part de la population immigrée, mais également des touristes emballés. La chicha est devenue une manière « cool » et « in » de fumer entre amis, sans avoir l’impression de mettre en danger son corps. Fraise, abricot, ananas, autant de parfums qui laissent penser au consommateur que le narghilé, c’est plus du tabac, mais un bonbon dont on absorbe la fumée.
Le Prophète Mohammad (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : “ Il y a deux éléments que les gens n’apprécient pas à leur juste valeur : le temps et la santé. ” (Mouslim)
Contrairement aux idées reçues, chaque bouffée de narghilé a un volume 10 fois supérieur à une bouffée de cigarette. Le passage de la fumée dans l’eau n’élimine absolument pas les produits toxiques ! Cela retient peut être un peu de nicotine, effet pervers, puisque du coup le fumeur tire d’avantage sur l’embout pour avoir l’effet désiré, avec en prime plus de métaux lourds et de monoxyde de carbone que dans une simple cigarette à cause de la combustion du tabac et des braises. Et la nicotine entraîne un risque accru de dépendance.
Dans un bar à chicha, les endroits réservés aux « fumeurs avertis » ressemblent à un immense nuage, car la fumée est produite en grande quantité. Résultat ? Un tabagisme passif très important, aussi dangereux pour les fumeurs que pour ceux qui n’y touchent pas, c’est à dire les accompagnateurs se limitant au thé et les serveurs ! Et petite devinette, à la fin d’une soirée, devinez à combien de paquets de cigarettes vous êtes arrivés ? Entre 1,5 et 2 paquet en une soirée !
Pour être plus direct, âmes sensibles s’abstenir, la chicha provoque des maladies pulmonaires et cardiovasculaires, mais également des cancers, tout comme sa voisine la cigarette. D’autre part, il existe un risque infectieux à se transmettre l’embout entre partenaires de chicha, comme la tuberculose, l’herpès buccal et certaines hépatites virales !
Pour ceux qui ont réussi à nous suivre jusqu’ici (bravo !), voici à présent des petits rappels, quand au fait de fumer…
Ton corps a des droits sur toi !
Il est vrai qu’il n’existe aucun texte dans le Quran, ni même de hadith sur cette question. Certains préfèrent donc ignorer les avis juridiques sur la question, pourtant clairs sur le sujet. Cependant, d’après les règles de l’islam, les causes juridiques (illa) et les principes généraux (maslaha mursala), extraits des textes du Coran et des Hadîths, permettent de rendre une chose permise, déconseillée ou illicite par le biais de la recherche du principe, présent dans une chose donnée (c’est ce qu’on appelle le tahqîq ul-manât).
Il existe aujourd’hui plusieurs avis sur la question. Après les recherches scientifiques qui ont mis en avant la dangerosité de fumer le tabac, la majorité des savants s’accordent à dire que fumer est fortement déconseillé (mak’rûh tahrîman), voire interdit (harâm). Peu de savants rendent la chose permise à qui cela ne cause pas de tort, puisqu’il est très difficile de juger du tort que cela cause de l’extérieur.
Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit à un Compagnon qui avait fait le vœu de jeûner la journée et de veiller toute la nuit en prière : “ […] Ton corps a un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi […] ” (Mouslim)
Raisonnablement, et le musulman doit être raisonnable, nous devons encrer dans nos esprits que notre corps a des droits sur nous. Le jour du jugement notre corps témoignera pour ou contre nous ! Nous pouvons alors imaginer qu’il sera reconnaissant si nous lui épargnons ce type de soirée enfumée.
Le narguilé est aussi nocif que la cigarette
Une étude révèle que la pipe à eau, comme le narguilé ou le bong, affecte la fonction pulmonaire aussi gravement que la cigarette.
Utiliser une pipe à eau, comme le narguilé par exemple, permet-il de filtrer les éléments toxiques présents dans le tabac, et donc de réduire les risques pour la santé ? Si de nombreux utilisateurs, voire des médecins, ont longtemps pensé que tel était le cas, une étude vient aujourd'hui de montrer que la pipe à eau altère la fonction pulmonaire aussi gravement que la cigarette.
Pour parvenir à ce résultat, le Pr. Mohammad Hossein Boskabady et ses collègues de l'Université des Sciences Médicales de Mashhad (Iran) ont analysé la fonction pulmonaire et respiratoire de 4 groupes de volontaires : 57 utilisateurs de pipe à eau, 30 fumeurs de cigarettes ayant pour habitude d'inhaler profondément la fumée, 51 fumeurs de cigarettes inhalant normalement la fumée, et 44 non-fumeurs.
Des symptômes aussi fréquents chez les fumeurs de pipe à eau que chez les fumeurs de cigarettes
Résultat ? La sentence est grosso modo modo la même pour les fumeurs de pipe à eau que pour les fumeurs de cigarettes. Ainsi, 23 % des fumeurs de pipe à eau ont présenté une respiration sifflante, contre 30 % des fumeurs de cigarettes à inhalation profonde, et 21,6 % des fumeurs de cigarettes à inhalation normale.
Concernant l'oppression thoracique (un symptôme fréquemment observé chez les fumeurs), ce symptôme a été détecté chez 36,8 % des fumeurs de pipe à eau, 40 % des fumeurs de cigarettes à inhalation profonde, et 29,4 % des fumeurs de cigarettes à inhalation normale.
En comparaison, les chercheurs ont découvert que la prévalence de ces symptômes était nettement inférieure chez les non-fumeurs.
http://www.journaldelascience.fr/sante/articles/le-narguile-est-aussi-nocif-que-la-cigarette-2744
http://www.ajib.fr/2014/11/des-mefaits-de-la-chicha-a-son-interdiction-a-singapour/
Il est très difficile pour un homme, aussi cultivé soit-il, de se défaire de son passé. Le monde croisé n’est pas parvenu à tolérer l’Islam, et ce depuis que ce dernier est apparu. Il l’a affronté au cours de longues guerres, auxquelles ont participé tous les peuples d’Europe et dont les campagnes se succédèrent pendant un certain temps.
Si ces guerres ne sont pas venues à bout de l’Islam, leurs sanglantes séquelles ont bel et bien sédimenté dans les consciences croisées et se sont fondu dans les esprits au point de devenir de douloureux souvenirs qui consument les âmes.
Les responsables ecclésiastiques prennent de temps à autre un malin plaisir à verser de l’huile sur le feu pour raviver la flamme de la haine et pour empêcher toute velléité de réconciliation ou de pardon. Ces responsables sont même allés jusqu’à intervenir dans le cours l’histoire en poussant les relations internationales à emprunter des chemins qu’ils ont minutieusement tracés afin qu’aucune chance ne soit accordée à l’Islam pour qu’il reprenne son souffle.
Il est manifeste que la logique du croisisme est une logique de vengeance et d’appel au meurtre, et ce, au contraire de la logique du christianisme primitif qui repose sur le pardon et la miséricorde. La vérité est que le fossé qui sépare les valeurs chrétiennes des comportements croisés est immense. L’opposition qui sépare deux doctrines aussi radicalement différentes est consommée.
Comme nous l’avons dit, le monde croisé est dominé par une civilisation humaine dont l’édification est le fruit du concours d’éléments juifs, chrétiens, athées et agnostiques. La haine des Juifs envers l’Islam est notoire, car ceux-ci considèrent que les Arabes ont usurpé le statut de la prophétie qui était jusque-là le monopole des Enfants d’Israël. Tout comme ils considèrent que les Arabes sont les premiers à avoir chassé les Juifs hors du Hedjaz et à avoir hérité de leurs biens. Cette rancœur a enfin pu s’exprimer lorsque les champs d’action du monde croisé se sont ouverts aux Juifs. Comment ces champs d’action se sont-ils ouverts ?
Nous pensons que ce sont les caractéristiques humaines générales propres à la civilisation occidentale qui ont permis aux Juifs de travailler, de produire et d’atteindre leurs objectifs. Par ailleurs, un autre point important est que l’inadéquation des préceptes croisés avec les exigences du monde contemporain d’une part, et avec l’Ancien Testament d’autre part, ont favorisé l’émergence des sciences humaines, telles que la psychologie, la sociologie, l’économie et la politique, en tant que substitut à la religion pour combler le vide spirituel existant.
Les Juifs sont parvenus à prendre les rênes de ces sciences et à y incorporer les concepts qu’ils désiraient. Grâce à elles, ils pouvaient diriger les médias écrits et audio-visuels. C’est ainsi que se rencontraient la haine juive et la haine croisée pour dénaturer la réputation de l’Islam et pour déformer tout ce qui s’y rapporte.
La raison de la haine des athées à l’encontre de l’Islam est également connue. Le discours sur Dieu et sur Ses Droits n’a en effet jamais été aussi puissant qu’il ne l’est dans l’Islam. L’athéisme a réussi à soustraire de nombreuses nations à leur héritage spirituel et à leur inculquer la seule pensée matérialiste. Les Musulmans, quant à eux, n’ont cessé de se cramponner à leur religion et d’y revenir à chaque fois que les circonstances les en éloignaient.
Ces nombreuses sources débordantes de ressentiments contre l’Islam et sa nation se sont retrouvées aujourd’hui pour décider du sort de leur ennemi commun [1] Le jour où les Musulmans se réveilleront de leur sommeil profond, toutes ces sources se transformeront en poussière emportée par le vent. Le temps n’est-il pas venu d’accomplir ce réveil tant attendu ?
Pour chaque heure qui passe sans éveil de notre part, nous payons le prix fort, tandis que nos adversaires la mettent à profit pour s’assurer des victoires faciles. Je ne crois pas que le monde contemporain ait méprisé des droits ni rabaissé des causes autant qu’il l’a fait avec nos droits et nos causes. Le plan à long terme consiste à ce que jamais, nous ne nous relèvions.
P.-S.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, Humûm Dâ'iyah, éditions Nahdat Misr, troisième édition, décembre 1998.
Notes
[1] Sheikh Muhammad Al-Ghazâlî, qui a écrit ces lignes dans les années 1980, dresse ici un portrait sévère des adversaires de l’Islam, un portrait que ne peut adoucir l’actualité de l’époque. D’abord, le conflit arabo-israélien rythme la vie quotidienne du Proche et du Moyen-Orient : les massacres sionistes contre les civils arabes, l’invasion du Liban, le silence complice de l’Occident sont tout autant de sujets ravivant les rancoeurs passées contre les Juifs, qui soutiennent dans leur majorité l’entité sioniste. Ensuite, les campagnes d’évangélisation agressive en Afrique et en Asie musulmanes rappellent au Sheikh que le monde musulman est sur la défensive face aux activités missionnaires (catholiques et évangélistes notamment) qui aimeraient pouvoir éradiquer l’Islam, vieux rêve qu’elles caressent depuis la période coloniale. Enfin, l’invasion soviétique de l’Afghanistan et les positions de l’URSS face à ses minorités religieuses démontrent que des Etats laïques et athées ne réservent pas un meilleur sort à l’Islam que les tenants des religions judéo-chrétiennes, et ce, en raison des différences fondamentales de conception du monde et de l’homme qui les séparent. NdT
http://www.islamophile.org/spip/Pourquoi-tant-de-haine-envers-l.html
La thérapie génique
est une stratégie thérapeutique qui consiste à faire pénétrer des gènes dans les cellules ou les tissus d'un individu pour traiter une maladie. La thérapie génique vise à remplacer ou complémenter un allèle mutant défectif par un allèle fonctionnel ou à surexprimer une protéine dont l'activité aurait un impact thérapeutique.
Alors que ce concept est né sur l'idée de traiter des pathologies héréditaires, il s'est rapidement orienté vers le traitement de toutes les affections, héréditaires ou non, dans lesquelles il était possible d'imaginer que certains gènes étaient défectueux ou qu'il était possible d'envisager un rôle pour de nouveaux gènes. Les cancers, les infections virales, la douleur, les affections cardiaques, les atteintes traumatiques du système nerveux…
La position de l'Islam
Un des mérites de l’Islam est qu’il embrasse aisément le progrès scientifique et ne met aucune limite à la créativité dans les domaines de la science et de la technologie. Tout au long de l’histoire, on ne trouvera aucune preuve de conflit entre l’Islam et la science, contrairement aux autres religions où les conflits furent nombreux, à tel point d’ailleurs que des scientifiques furent persécutés et jugés pour leurs découvertes.
L’acquisition de la connaissance — essentielle pour le bien-être de l’humanité — est profondément enracinée en Islam. Elle est considérée comme une obligation de suffisance communautaire [1]. La Communauté musulmane devrait avoir un nombre suffisant de scientifiques musulmans maîtrisant au plus haut degré les connaissances scientifiques, et ce, dans tous les domaines.
Dans le Coran, Dieu dit qu’Il a accordé au genre humain un énorme potentiel et des talents lui permettant de découvrir les secrets de la nature et d’apprendre les lois de l’univers. L’être humain est en effet le vicaire de Dieu sur Terre et tout l’univers est à son service.
Dieu Tout-Puissant dit : "Ne voyez-vous pas que Dieu vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos de Dieu, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant." [2]
"C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux. Et Il est Omniscient." [3]
Par conséquent, puisque l’univers entier est au service de l’homme, il lui est permis de l’explorer et d’en sonder les secrets. Dieu Tout-Puissant dit : "Il y a sur terre des preuves pour ceux qui croient avec certitude, ainsi qu’en vous-mêmes. N’observez-vous donc pas ?" [4]
On ne doit pas penser que les découvertes et le progrès de la science sont des transgressions envers Dieu : elles n’ont été accessibles que par l’aide et la guidance de Dieu. Le Tout-Puissant dit dans les premiers versets révélés du Coran : "Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume. Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas." [5]
Les découvertes peuvent être considérées parmi les signes que Dieu a promis de montrer à l’humanité : "Nous leur montrerons Nos signes dans l’univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que ceci (le Coran) est la Vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute-chose ?" [6]
Notre religion nous enseigne que la science est sans limite. Dieu dit : "Et vous n’avez reçu qu’une faible part de connaissance." [7]
"Et dis : "Ô mon Seigneur, accrois mon savoir !" [8] Ceci inclut toutes les catégories de connaissances utiles, qu’elles soient religieuses ou scientifiques, à condition qu’elles soient conformes à la foi et aux valeurs morales, et qu’elles ne soient pas livrées à elles-mêmes sans les restrictions de la religion, de l’éthique et de l’intérêt général.
Dans le Coran, Dieu Tout-Puissant nous donne deux exemples d’utilisation de la connaissance d’une façon inséparable de la religion.
Le premier exemple est l’histoire de Salomon qui montre comment "celui qui était pourvu de la connaissance des écritures" prit le trône de Balqîs, la Reine de Saba, en un clin d’œil. Ceci signifie qu’il put déplacer le trône du Yémen vers la Palestine instantanément. Le plus important ici est que Salomon, bien que Dieu l’ait pourvu de tout, ne devint pas vaniteux ; au contraire, il dit : "Cela est une grâce de mon Seigneur, pour m’éprouver et déterminer si je suis reconnaissant ou ingrat. Quiconque est reconnaissant, c’est dans son propre intérêt qu’il l’est. Et quiconque est ingrat, alors mon Seigneur Se suffit à Lui-même et est Généreux." [9]
Le second exemple provient de l’histoire de Dhû Al-Qarnayn. Ce dernier fabriqua une énorme barrière entre les corrompus par le mal, Gog et Magog, et les croyants pacifiques. "Ainsi, ils ne purent guère l’escalader ni l’ébrécher non plus." [10] Son objectif atteint, il dit : "Ceci est une miséricorde de la part de mon Seigneur. Mais, lorsque la promesse de mon Seigneur viendra, Il le nivellera. Et la promesse de mon Seigneur est vérité." [11]
Les Musulmans ont établi de grandes civilisations fondées sur la religion, la foi et la science, combinant ainsi la sublimité spirituelle et le progrès matériel. Dans ces civilisations, la science est employée au service de la foi et de la morale.
Le problème avec la civilisation occidentale est que la science a été séparée de la religion et que la mentalité scientifique a été détachée de toutes valeurs morales et religieuses. C’est pourquoi il n’est pas étrange de s’apercevoir que la science a été employée en tant que moyen de destruction. Dieu Tout-Puissant dit : "Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer la corruption et saccager culture et bétail. Et Dieu n’aime pas la corruption." [12]
A vrai dire, nous saluons cette nouvelle grande découverte sur le génôme humain qui est considérée comme une des plus grandes découvertes de l’histoire. Ces conclusions sont le fruit d’énormes efforts et d’une longue recherche auxquels plusieurs pays occidentaux ont participé. On dit même que c’est une plus grande réalisation que la découverte de la pénicilline ou le premier pas sur la Lune. Nous approuvons toutes ces réalisations et nous espérons que cette découverte sera employée au service de l’humanité.
Il ne fait aucun doute qu’il y a certaines applications où il est permis d’utiliser le génôme humain, telles que le traitement des maladies héréditaires, en identifiant les gènes à l’origine de ces maladies. Ceci est conforme à la règle juridique dérivée du Coran et du Hadith stipulant que : "Aucun mal ne sera infligé ou accepté" et il est des savants qui disent que la prévention contre le mal est prioritaire sur la recherche du bénéfice.
J’aimerais préciser que nous ne pouvons pas donner un avis tranché sur ce qu’il est permis de faire et ce qui est interdit puisque nous ne cernons pas complètement toutes les dimensions de ce problème. En effet, les juristes ne doivent pas interférer dans les domaines où ils n’ont aucune connaissance. Dieu Tout-Puissant dit : "Nul ne peut t’informer comme le ferait un parfait connaisseur." [13]
Cependant, dans une telle situation, nous pouvons donner notre avis après avoir consulté des experts qui nous auront expliqué les tenants et aboutissants de cette affaire et nous auront clarifié le pour et le contre. Ce faisant, notre opinion sera établie sur des bases solides à la fois scientifique et religieuse.
Les juristes ont toujours eu pour habitude, lorsqu’ils sont interrogés sur des questions médicales, scientifiques ou économiques, de consulter des experts de ces domaines avant de donner un avis légal sur la licéité ou non de l’affaire en question.
Nous aimerions souligner ici que nous devons mettre en garde contre les abus de la génétique et du clonage humain, et nous espérons que les scientifiques seront suffisamment sages pour ne pas employer ces techniques afin de trafiquer la création de Dieu sous prétexte d’améliorer la race humaine, ou de créer un nouveau sur-homme. Nous ne devons pas dérégler la création de Dieu, car de telles interventions ne mèneraient qu’à de graves conséquences. Ainsi, lorsque des scientifiques ont fait absorber des protéines sous forme de fourrages artificiels aux animaux herbivores, cela a mené à l’irruption de la maladie de la vache folle.
Le génôme humain peut être exploité dans le traitement des anomalies congénitales, des malformations fœtales intra-utérines ou dans d’autres voies qui servent la santé de l’être humain.
Il ne devra jamais être employé pour le luxe des personnes riches ou privilégiées qui veulent user de leur influence sur le monde via la richesse, l’intelligence, la santé, la beauté et la puissance. La science devrait être au service de chacun de manière égalitaire. D’ailleurs, elle devrait se préoccuper avant tout d’aider les pauvres et les faibles afin d’accomplir ses véritables objectifs.
Et Dieu est le plus Savant.
[1] En Islam, on distingue les obligations individuelles et les obligations de suffisance communautaire. Les premières doivent être accomplies par chaque individu musulman. Leur abandon est considéré comme un péché. Par opposition, les obligations de suffisance communautaire concernent la communauté dans son ensemble. Dès lors qu’un nombre suffisant d’individus s’en chargent, les autres en sont exemptés. En cas de pénurie, il devient de la responsabilité de chacun de s’y atteler.
[2] Sourate 31, Luqmân, verset 20.
[3] Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 29.
[4] Sourate 51, les Éparpilleurs, Adh-Dhâriyât, versets 20 et 21.
[5] Sourate 96, l’Adhérence, Al-`Alaq, versets 1 à 5.
[6] Sourate 41, les Versets détaillés, Fussilat, verset 53.
[7] Sourate 17, le Voyage nocturne, Al-Isrâ’, verset 85.
[8] Sourate 20, Tâ-Hâ, verset 114.
[9] Sourate 27, les Fourmis, An-Naml, verset 40.
[10] Sourate 18, la Caverne, Al-Kahf, verset 97.
[11] Sourate 18, la Caverne, Al-Kahf, verset 98.
[12] Sourate 2, la Vache, Al-Baqarah, verset 205.
[13] Sourate 35, L le Créateur, Fâtir, verset 14.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9rapie_g%C3%A9nique
http://www.islamophile.org/spip/La-position-de-l-Islam-sur-la.html
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité