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Articles de islamiates

Satan dans La Bible

Adversaire de Dieu, Mal personnifié. D’après la Bible, Satan Satan serait un être bien réel, un esprit créé par Dieu même. et les esprits qui ont choisi de le suivre se sont rebellés contre Dieu, qui les a expulsés du Ciel. Les théologiens pourraient bien se demander pourquoi le Tout-Puissant n’a pas annihilé ces «anges déchus» comme Il l’a fait pour ses autres créatures lorsqu’elles se sont écartées du droit chemin (à l’exception de Noé et des siens, bien sûr). Au contraire, Il a laissé Satan établir son propre royaume infernal et envoyer ses démons rôder partout sur Terre à la recherche d’âmes à s’emparer. Le Diable ne semble exister que pour une seule raison: tenter tenter les humains pour qu’ils se détournent de Dieu. Le Livre de Job offre un semblant de réponse: on y décrit Satan comme un ange travaillant main dans la main avec Dieu. Lorsque Job demande à Dieu pourquoi Il laisse Satan le tourmenter, la réponse tombe, brutale et définitive: As-tu un bras comme le Seigneur? Ce récit de la Bible reçoit de nombreuses interprétations de la part des exégètes, mais son véritable sens est sûrement: Dieu est Dieu; Il fait comme bon Lui chante. Nous n’avons pas à savoir pourquoi Il laisse Satan nous tourmenter; il faut croire sans murmurer.

En tant qu’esprit, Satan n’est ni homme ni femme, mais comme son créateur, on parle souvent de lui au masculin. Beaucoup croient que Satan peut «prendre possession» des êtres humains. L’Église catholique accomplit encore des exorcismes sur ceux qu’elle considère possédés. Jésus ayant été censé chasser les démons, c’est-à-dire effectuer des exorcismes, l’Église croit avoir reçu de tels pouvoirs de son fondateur. Au cours des siècles, bien des croyants ont pris certaines affections physiques ou mentales pour de la possession démoniaque.

Plus fréquemment, par contre, on a accusé des hommes ou des femmes d’entretenir des relations avec le Malin, réputé posséder le pouvoir de se manifester sous forme humaine ou animale. Ces relations sont souvent vues comme purement physiques, et principalement sexuelles.

Au cours de la majeure partie de l’histoire du Christianisme, on a raconté comment Satan a entretenu des relations sexuelles avec des humains, soit sous forme d’incube (démon masculin) ou de succube (démon féminin). De telles unions étaient censés naître lessorciers et sorcières, considérés comme particulièrement pernicieux, car ils héritaient d’une partie des pouvoirs du Diable.

Selon Carl Sagan, les histoires de relations charnelles avec le Diable constituent un phénomène culturel répandu:

De même nature que les incubes, on retrouve les djinns arabes, les satyres grecs, les bhuts hindous, le hotua poro samoan, les dusii celtes...
(Sagan 1995, p. 124)
En fin de compte, le Diable cherche à nous tenter, tout simplement, et cette tentation, plus souvent qu’autrement, prend une forme sexuelle. La seule façon de s’en prémunir est de prier constamment pour conserver notre pureté, ce qui traduit assez bien notre peur inconsciente de notre propre sexualité.

Satan, gravure de Gustave Doré
"Satan", gravure de Gustave Doré
L’une des méthodes les plus radicales de lutte contre le Malin, toutefois, est venue du Pape Innocent VIII, qui a lancé le grand mouvement de persécution contre les sorcières et les hérétiques au Moyen-Âge. Une bulle papale avait en effet proclamé que des «anges du mal», c’est-à-dire des démons, forniquaient avec des hommes et des femmes. Ce n’était pas la première fois qu’on affirmait ce genre de choses. Des gens comme Thomas d’Aquin s’étaient déjà penchés sur la question en détail. Thomas d’Aquin avait compris que le Diable, qui n’est pas humain, ne pouvait créer de semence humaine. Il devait donc se transformer en femme, séduire un homme, conserver sa semence, se transformer en mâle, séduire une femme et la féconder. Quelque chose de démoniaque passant dans la semence au cours du processus, l’enfant qui en résulte n’est pas normal. Apparemment, Satan a mis du temps à comprendre que pour devenir le maître du monde, la meilleure façon était de s’hybrider avec la race humaine. Envahir les corps serait plus rapide et efficace qu’essayer d’envahir les esprits. Heureusement, le Pape et d’autres esprits éclairés veillaient au grain, et conçurent un plan pour exterminer la diabolique engeance: la torture et le bûcher! Il fallait bien libérer la Terre de l’emprise de Satan... En fait, le comportement sadique et monstrueux des pieux inquisiteurs suffirait sans doute à faire croire à l’existence du Diable au plus sceptique des incroyants.

Le thème récurrent du pacte avec Satan constitue l’un des aspects les plus intéressants de la démonologie. La légende de Faust en est l’exemple le plus connu: en échange de son âme, Satan lui confère richesse ou pouvoir pour un temps limité. Dans la plupart des versions, Faust réussit à tromper le Diable et conserve son âme, mais dans l’originale, Satan tue et mutile Faust à la fin de son contrat. Sa cervelle éclabousse les murs de sa chambre, ses yeux et ses dents roulent par terre, et le reste de son corps finit sur un tas de fumier (Smith, p. 269).

De nos jours, il y a encore des gens qui croient à l’existence de Satan, mais on n’entend plus guère parler d’incubes et de succubes. Ce qui se rapproche le plus de ces anciennes histoires, ce sont les récits d’enlèvements par des extraterrestres et tout ce qu’on dit sur les enfants des étoiles. Heureusement pour ceux qui se prétendent victimes de tels enlèvements ou d’expériences génésiques futuristes – dans lesquelles les petits bonshommes verts remplacent les démons d’antan – il n’y a plus l’équivalent de l’Inquisition pour les torturer et les exterminer.

On remarque comment la plupart des génocidaires et des meurtriers motivés par une idéologie quelconque insistent pour faire croire qu’ils accomplissent quelque chose de grand en commettant leurs crimes. Ne ressemblent-ils pas en cela à ceux qui s’adonnaient à la chasse aux sorcières au Moyen-Âge? Derrière l’Inquisition, ancienne ou moderne, se profile une idée inattendue du Mal, celui qui se fait passer pour une bonne cause.

D’un point de vue philosophique, la croyance universelle en l’existence du Diable vient d’un besoin d’expliquer l’effarante propension de l’être humain à la cruauté. En un certain sens, Satan sert d’excuse à nos horreurs et atténue notre sentiment de responsabilité. D’un point de vue psychologique, les démons pourraient bien être une projection de nous-mêmes, de ce qu’il y a de pire dans notre nature ou de ce que nous en craignons le plus. Si le Diable n’existait pas, il faudrait ainsi l’inventer. Il joue d’ailleurs un rôle crucial dans une bonne partie de nos littératures – en un sens, il nous intéresse beaucoup plus que son homologue divin.

Satan anodin
Les différentes églises chrétiennes ont perdu une bonne partie de leur puissance, et Satan les a suivies dans leur chute. Si le Diable a connu les meilleurs moments de sa carrière à l’apogée de la Chrétienté, ce n’est pas un hasard. Au Moyen-Âge, on disait que c’était le Diable qui avait érigé le mur d’Hadrien entre l’Écosse et l’Angleterre, qui avait déplacé les lourdes pierres des alignements mégalithiques et des dolmens, qui avait construit des ponts comme celui de Saint-Cloud et le pont Valentré, à Cahors, contre l’âme de la première personne qui les franchirait, etc. Dans ces temps-là, Satan faisait de la magie, mais il ne faut pas oublier que les religions chrétiennes sont fondamentalement des religions magiques, offrant des sacrements capables de protéger les fidèles de l’emprise du démon et de faire de pain et de vin le corps et le sang du Christ, des religions de miracles allant à l’encontre des lois de la nature, des religions de la résurrection des morts et de promesses de vie éternelle. Satan représentait l’envers de cette forme de magie: la magie noire, les pactes avec le Diable, la promesse de la jeunesse éternelle et de pouvoirs extraordinaires. L’Ordre satanique a été une création de l’Église, nécessaire pour qu’elle puisse asseoir son pouvoir sur l’ensemble du monde. Les hérétiques, les sorciers et les sorcières représentaient une menace contre la domination ecclésiastique; il fallait les éradiquer. À mesure que les ennemis de l’Église se faisaient de plus en plus nombreux et puissants, les pouvoirs et le règne de terreur de l’Église se sont affermis.

démon
Mais à mesure que la puissance de l’Église a diminué, au fil des siècles, en tant que force sociale et politique dominante dans la culture occidentale, celui de Satan s’est réduit comme peau de chagrin. Au XVIIIe siècle, en Europe, du moins, on a cessé de brûler les sorcières et les hérétiques. De nos jours, on considérerait barbare et criminel d’emprisonner et de condamner à mort des gens accusés d’avoir entretenu un commerce avec Satan. Même les personnes trouvées coupables de crimes qu’elles affirment avoir commis au nom de Satan sont jugées pour ces crimes, et non pour leur présumée association avec le Malin. La plupart des représentants de la police qui auraient à traiter avec des satanistes les considéreraient comme des déséquilibrés plutôt que comme des démoniaques.

Si les progrès de la science moderne ont quoi que ce soit à voir avec la fin de la suprématie de l’Église dans la culture occidentale, alors ils ont sans doute également à voir avec la perte d’importance du Diable dans nos consciences. Bien sûr, Satan n’est pas mort, mais il tient son pouvoir de Dieu, et si Dieu perd de son influence, le Diable doit suivre. Peut-être qu’un jour et Dieu et Diable ne seront plus qu’un lointain souvenir dans la psyché humaine, mais il ne faut pas trop y compter. Beaucoup de théistes croient aujourd’hui que la multiplication des maux qui frappent notre monde viennent d’une plus grande présence de Satan et d’une baisse d’influence de la religion. À les en croire, nous devrions tous tomber à genoux et prier davantage pour échapper aux griffes du Malin. Mais n’a-t-on pas bien plus à craindre de toutes ces pieuses personnes qui cherchent à modifier la Constitution pour introduire la prière à l’école? N’a-t-on pas davantage à craindre de ceux qui assassinent les employés des cliniques d’avortement au nom de Dieu?

Les satanistes modernes trouvent consolation dans le monde occulte de la magie, mais aussi dans tout ce qui semble s’opposer au christianisme. Ils puisent leur inspiration dans les grandes oeuvres de l’art et de la littérature, créées avant tout par des chrétiens mêmes durant leur guerre contre leurs ennemis, mais aussi par des fidèles de cultes pré-chrétiens comme le culte de Seth, ou encore par des occultistes comme Aleister Crowley et Anton LaVey. De vertueux chrétiens les accusent de meurtres rituels d’enfants, de mutilations, de sacrifices d’animaux, d’inscription dans des CD de messages inversés incitant au meurtre, de l’envoi de messages secrets ou subliminaux par l’utilisation de symboles diaboliques, afin de hâter la décadence de notre civilisation, etc. Les satanistes nient tout, et il faut bien reconnaître qu’il n’y a pas grand preuve qu’ils sont aussi dangereux ni aussi puissants que l’affirment leurs ennemis. En fait, les partisans du bon Dieu posent peut-être un danger plus grand encore, comme le montre les chasses aux sorcières qu’ils ont organisées ces dernières années, à propos de présumés sévices sexuels sataniques d’enfants. Et ils ont reçu l’aide dethérapeutes, de procureurs et de policiers animés par une foi quasi fanatique.

Soigner le rhume en naturopathie

Écrit par Azais Khalsi   

Renforcer ses défenses immunitaires par une alimentation saine et équilibrée

Le premier rempart contre le rhume (et contre beaucoup d'autres infections!) consiste à renforcer ses défenses immunitaires.

Pour les naturopathes un excès d'acidité de l'organisme en est la principale cause. Comme en médecine chinoise, les naturoapthes accorde une grande importance au Foie, organe de soutien, très souvent surchargé.

La naturopathie conseille d'abord de veiller à son hygiène de vie: sommeil suffisant et de bonne qualité, exercice  physique permettant d'évacuer le stress, alimentation équilibrée, riches en fruits et légumes frais et bio (pour les vitamines, minéraux, et substances anti-oxydantes), des céréales complètes, des graisses végétales de bonne qualité (huiles 1ère pression à froid, non raffinées).

Quelques conseils pour un mode de vie équilibré :

  • Pratiquer une activité physique régulière et adaptée.
  • Pratiquer des activités de relaxation
  • Favoriser le contact avec la nature
  • Prendre des saunas et des bains chauds.
  • S'octroyer des plages suffisantes de loisir et de détente
  • Veiller à dormir suffisamment et privilégier un sommeil naturel
  • Pratiquer régulièrement des respirations amples et profondes.

Alimentation

Les aliments à privilégier pour renforcer ses défenses immunitaires sont les suivants :

En cas de Rhume (ou rhino-pharyngite) il sera préférable de se mettre à la diète, ou du moins de limiter l'alimentation à des bouillons, des soupes, des légumes et des fruits doux. Dans tous les cas, les aliments acides, en particulier les agrumes, doivent être totalement supprimés, de même que le lait et les produits qui en sont dérivés. Cela est encore plus vrai pour les enfants qui font des rhinos à répétition.

Quelques conseils : 

  • Les probiotiques, renforcent la flore intestinale et aident ainsi à combattre les infections 
  • L'ail et l'oignon, qui agissent comme des antibiotiques naturels,
  • L'echinacée (plante originaire d'Amérique du Nord), immunostimulante: à consommer en cure préventive, à l'automne ou au début de l'hiver,
  • Les aliments riches en zinc, qui stimule la production des leucocytes (ou globules blancs) et limite la capacité de reproduction des virus,
  • Les aliments riches en vitamine C: plutôt que d'absorber des comprimés de vitamine C de synthèse (dont l'efficacité est controversée), privilégiez plutôt les aliments tels que les agrumes, le kiwi, le persil, les épinards, les chouxverts (en particulier le brocoli -à consommer croquant, avec une cuisson courte, car la vitamine C est thermosensible), l'acérola...
  • Le gingembre, stimulant immunitaire.

Soigner un rhume installé

Et si, malgré tout, le virus a réussi à s'installer, rien n'est perdu! Outre des paquets de mouchoirs (en papier recyclé!), il est encore temps de vous procurer:

  • De la propolis (cire sécrétée par les abeilles), puissant antibiotique, anti-infectieux, anti-septique, anti-viral, anti-fongique et anti-inflammatoire: un gramme, 1 à 3 fois par jour,
  • De l'huile de nigelle (anti-infectieux, détoxifiant et protecteur de l'appareil respiratoire): une cuillère à café le matin, à jeun, et une le soir, avant le dîner,
  • De l'huile essentielle d'eucalyptus, de pin, de cyprès, de myrte: en diffusion pour assainir l'atmosphère, ou en inhalation (3 gouttes dans un bol d'eau bouillante, durant 10 minutes, 1 à 3 fois par jour), ou encore en gargarismes en cas de toux (3 gouttes dans un demi verre d'eau chaude),
  • Du thym, de l'origan en infusion (antiseptique), ou encore du gingembre (anti-tussif),
  • D'autres produits de phytothérapie comme l'hysope (bon expectorant contre la toux, l'enrouement), la camomille (dégage les sinus) ou la marrube (fluidifie les sécrétions et expectorant),
  • Le Chlorure de magnésium : boire 10 cl par jour à raison de 20g dilués dans un 1l d'eau.
  • Jus d'argousier : 1 cuil à soupe le matin, Ou acérola 1g par jour.
  • Enfin, la tisane de thym, au citron et au miel est toujours utile pour enrayer un rhume débutant

L'esclavage entre L'Islam et Le Christianisme

Pour L'Islam

"L’Islam a clairement et catégoriquement interdit la pratique primitive de la capture d’un homme libre, pour le réduire à l’esclavage ou pour le vendre en tant qu’esclave. Sur ce point, des propos clairs et péremptoires du Prophète — paix et bénédiction sur lui — disent : "Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent." (rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Mâjah). Les termes de cette tradition prophétique sont généraux : ils n’ont pas été édictés ni restreints à une nation, à une ethnie, à un pays en particulier ou aux adeptes d’une religion précise.

Les Européens tirent une grande fierté en prétendant qu’ils ont aboli l’esclavage dans le monde, bien qu’ils aient eu la décence de le faire au milieu du siècle passé seulement. Avant cela, ces puissances occidentales pillèrent l’Afrique sur un très large plan, capturèrent les hommes libres, les réduisirent à la servitude et les transportèrent vers leurs nouvelles colonies. Le traitement infligé à ces malheureuses personnes a été pire que celui réservé aux animaux. Les livres écrits par les auteurs occidentaux eux-mêmes témoignent de ces faits.

Après l’occupation de l’Amérique et des Indes occidentales, et durant trois cent cinquante ans, la traite des esclaves a perduré. Les côtes africaines — où les Africains de peau noire furent capturés et apportés de l’intérieur des terres puis embarqués à bord des bateaux — étaient connues comme les Côtes des Esclaves. Pendant seulement un siècle (de 1680 à 1786), le nombre de gens libres ayant été capturés et asservis seulement pour les colonies britanniques s’élève, selon l’évaluation des auteurs britanniques, à 20 millions d’êtres humains. Sur une durée d’un an seulement (1790), il est dit que 75.000 êtres humains ont été capturés et envoyés pour des travaux forcés dans les colonies. Les bateaux utilisés pour transporter les esclaves étaient exigus et sales. Ces malheureux africains ont été jetés dans les cales des bateaux comme du bétail, empilés les uns sur les autres jusqu’au plafond, et bon nombre d’entre eux ont été enchaînés à des poutres en bois sur lesquelles ils pouvaient à peine se mouvoir tellement ils étaient à l’étroit. Ils ne recevaient pas de nourriture convenable, et s’ils tombaient malades ou étaient blessés, aucun traitement médical ne leur était prodigué. Les auteurs occidentaux eux-mêmes déclarent qu’au moins 20% du nombre total des personnes capturées pour l’esclavage et le travail forcé ont péri durant leur transport de la côte africaine vers l’Amérique. Ils ont également estimé que le nombre de personnes qui ont été capturées pour l’esclavage par les diverses nations européennes pendant l’apogée de l’institution esclavagiste atteint la centaine de millions au bas mot.

Voici l’histoire des personnes qui dénoncent les Musulmans jour et nuit pour leurs considérations sur l’esclavage. C’est comme si un criminel pointait du doigt un homme innocent.

Maintenant examinons rapidement la position et la nature de l’esclavage dans l’Islam ! L’Islam essaya de résoudre le problème des esclaves qui étaient en Arabie en encourageant par différentes manières les propriétaires à libérer leurs esclaves. Les Musulmans furent avisés que pour l’expiation de certains de leurs péchés, ils devaient affranchir leurs esclaves. Libérer un esclave de son propre chef était considéré comme un acte de grand mérite, à tel point que le Prophète déclara que les membres d’un individu qui libérerait un esclave seraient protégés du Feu de l’Enfer, et ce, en contrepartie des membres de l’esclave qu’il avait libéré. Le résultat de cette politique fut tel que lors du Califat orthodoxe [1], tous les anciens esclaves de l’Arabie furent libérés. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — libéra à lui seul quelque soixante-trois esclaves. Le nombre d’esclaves libérés par `Â’ishahétait de soixante-sept, `Abbâs en libéra soixante-dix, `Abd Allâh Ibn `Umar en libéra mille, et `Abd Ar-Rahmân en racheta à lui seul trente mille puis les affranchit. De même, d’autres compagnons du Prophète — paix et bénédiction sur lui — libérèrent un grand nombre d’esclaves. Les détails sont donnés dans les traditions et les livres d’histoire sur cette période.

Ainsi, le problème des esclaves en Arabie fut résolu sur une courte période de trente ou quarante ans. Après cela, la seule forme d’esclavage qui fut conservée dans la société islamique était celle des prisonniers de guerre, capturés sur le champ de bataille. Ces prisonniers de guerre étaient maintenus par le gouvernement musulman jusqu’à ce que le gouvernement adverse acceptât de les reprendre en échange des soldats musulmans faits prisonniers, ou par le paiement d’une rançon. Si les soldats capturés n’étaient pas échangés contre les prisonniers de guerre musulmans, ou que personne ne payait leur rançon, le gouvernement musulman les distribuait aux soldats de l’armée qui les avait capturés. C’était une manière plus humaine et plus appropriée de se défaire d’eux au lieu de les détenir comme du bétail dans des camps de concentration, en les contraignant aux travaux forcés et, si leurs femmes étaient également capturées, en les poussant à la prostitution.

Plutôt que se débarrasser des prisonniers de guerre d’une manière si cruelle et indigne, l’Islam préféra les répartir dans la population, les mettant ainsi en contact avec d’autres êtres humains. D’autre part, leurs gardiens étaient enjoints de bien les traiter. Le résultat de cette politique éminemment humaine était que la plupart des hommes qui furent capturés sur les champs de bataille adverses puis amenés en territoire islamique comme esclaves enbrassèrent l’Islam, et leurs descendants furent de grands disciples, Imams, juristes, exégètes, hommes d’état et généraux de l’armée musulmane, à tel point que plus tard ils devinrent même des gouverneurs du monde musulman.

Dans les guerres modernes nous constatons également que si un gouvernement est complètement mis en déroute, sans possibilité de négociation pour les prisonniers de guerre, et que l’ennemi vainqueur obtient facilement des prisonniers, l’expérience a prouvé que les prisonniers de guerre de l’armée vaincue étaient maintenus dans des conditions beaucoup plus mauvaises que celles des esclaves. Quelqu’un peut-il nous renseigner sur le sort des milliers de prisonniers de guerre des armées défaites de l’Allemagne et du Japon capturés par la Russie durant la Seconde Guerre mondiale ? Personne n’a pu les comptabiliser jusqu’à présent. Personne ne sait combien de milliers d’entre eux sont encore vivants et combien de milliers ont péri en raison des conditions de vie inhumaines des camps de travail et de concentration russes. Le travail forcé auquel ils furent contraints était pire que le service exigé d’un esclave. Peut-être même qu’au temps des antiques Pharaons d’Egypte, le travail exigé des esclaves pour construire les pyramides d’Egypte n’était pas comparable à celui exigé des prisonniers de guerre en Russie pour développer la Sibérie et d’autres régions reculées de la Russie, ou pour travailler dans les mines et le charbon, et ce, par des températures glaciales, mal vêtus, mal nourris et traités brutalement par leurs surveillants."

Pour le Christianisme

 Aucune parole divine ne condamnant l’esclavage dans la Bible, le christianisme ne l’interdira pas et aura une attitude longtemps équivoque vis à vis de l’esclavage. Pour tirer profit de la traite, ses papes autoriseront puis approuveront l’esclavage par les Portugais, et sous couvert de la légende de Cham, ils condamneront l’esclavage des Indiens d’Amérique mais accepteront celui des noirs. Ce n’est que progressivement que la condamnation de l’esclavage apparaît dans l’église catholique, complice et bénéficiaire du système, mais elle se limite, le plus souvent, à une condamnation de la traite.

A L’ORIGINE, UN OUBLI IMPORTANT

Dans l’Ancien et le Nouveau Testament l’esclavage apparaît comme une pratique naturelle et légitime. Aussi, lors de l’élaboration de la doctrine chrétienne par Paul, le terme d’esclavage n’apparaît pas parce que la soumission à Dieu s’applique à tous les êtres humains. Comme aucune parole divine ne la condamnera, la servitude humaine subsistera.

Devenu religion d'état dans l'empire romain du IV° siècle, le christianisme n'interdit pas l'esclavage et considère toujours maîtres et esclaves comme égaux devant Dieu ; l’Eglise condamne seulement le fait que des chrétiens appartiennent à d'autres chrétiens.

Avec le Moyen Age apparaît le servage et l'esclavagisme disparaît peu à peu en occident mais la possession et la traite des esclaves non-chrétiens, même dans les États pontificaux, n'est toujours pas condamnée. Mais le pire est à venir.

 

L’ALLIANCE DU PORTUGAL ET DE L’EGLISE

En 1435, alors que les Espagnols se battent avec les Portugais pour la possession des îles Canaries et exploitent leur population, la bulle Sicut-Dudum du pape Eugène IV condamne l’esclavage des habitants noirs, sous peine d’excommunication, mais en Espagne, à cette époque, l’autorité du pape est peu reconnue et la bulle reste sans effet.

A partir de 1441, tout change lorsque les Portugais mènent leurs expéditions maritimes et militaires le long des côtes d’Afrique et capturent les premiers esclaves. Ce premier acte négrier est à l’origine de la traite atlantique (ou occidentale). Des esclaves seront offerts au même pape Eugène IV, qui, à partir de cette époque, va entériner les conquêtes portugaises en Afrique et notamment celles du prince Henri le navigateur, prince du Portugal et précurseur de l’expansion coloniale européenne. Aux yeux des portugais, ces expéditions se justifiaient pour des raisons commerciales et pour contenir l’expansion de l’islam.

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Calixte III De Las Casas Henri le Navigateur Paul III

QUAND L’EGLISE ŒUVRE POUR TIRER PROFIT DE LA TRAITE.

Par une série de bulles, le pape Eugène IV et ses successeurs (Nicolas V, Calixte III et Sixte IV) approuveront les expéditions portugaises, y voyant l’occasion de convertir au christianisme toutes ces populations de païens et Sarrasins incroyants. En échange de la soumission des populations, l’Eglise accordera le monopole commercial de l’Afrique au roi du Portugal, Alphonse V. Ces bulles prendront soin de préciser que ces soumissions salutaires pouvaient passer par l’asservissement, voire par une réduction en esclavage des « nègres de Guinée » et qu’elles devaient être confiées à l’Ordre du Christ, la confrérie d’Henri le navigateur. En plus de ces bulles, l’église chrétienne, par son pape Alexandre VI, organise le partage du monde entre le Portugal et l’Espagne avec le Traité de Tordesillas en 1494.

La prise de position de l’église catholique en faveur de la traite ne sera pas un épiphénomène. Trop contente de disposer de nouveaux territoires d’évangélisation forcée, celle-ci encouragera l’esclavagisme tout au long de la période de la traite négrière.

 

DES BULLES, DES BULLES …

Voici les noms de quelques bulles célèbres (avec les dates et les papes qui s’y rattachent).

1442 Illius qui (Eugène IV) : entérine les conquêtes du prince Henri le navigateur en Afrique

1452 Dum diversas (Nicolas V) : donne au roi du Portugal toute latitude pour soumettre les Sarrasins, païens et autres incroyants, voire les réduire à un esclavage perpétuel.

1455 Romanus Pontifex (Nicolas V) : espère que les populations naturelles soient bientôt converties au christianisme et donne son approbation au monopole commercial des Portugais en Afrique.

1456 Inter caetera (Calixte III) : affirme que l'administration des nouvelles possessions portugaises et leurs intérêts doivent être confiés à l'ordre du Christ, la confrérie d’Henri le navigateur.

1481 Aeterni regis (Sixte IV) : les terres conquises en Afrique sont accordées au Roi du Portugal.

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LE DÉBAT SUR L’ESCLAVAGE DES INDIENS D’AMÉRIQUE

Au Brésil, sous souveraineté portugaise, les premières plantations sucrières voient le jour et les Portugais utilisent les indiens comme travailleurs serviles, suivis par les Espagnols en Amérique centrale. Les dominicains s’en émeuvent et la persévérance de Bartolomé de Las Casas pour avoir dénoncé les pratiques des colons espagnols et défendu les droits des Indigènes va payer. En effet, en 1537, le pape Paul III, dans une lettre à l’archevêque de Tolède puis dans une bulle, condamne et interdit l’esclavage des Indiens d’Amérique. Malgré cette bulle, l’esclavage se développera sans gêne jusqu’au XIX° siècle.

Mais pourquoi l’église catholique, qui a aboli l’esclavage des Indiens au XVI° siècle, va accepter celui des Noirs jusqu’au XIX° siècle ? Parce que la récupération, puis la propagation d’une théorie sans fondement, tirée de la Bible, vont permettre la justification de l’esclavage des noirs.

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Noé, Cham et ses frères Esclave indien et conquistadors Esclaves et missionnaire

LA LÉGENDE DE CHAM OU LA JUSTIFICATION DE L’INJUSTIFIABLE ESCLAVAGE

Dans la Genèse (ancien testament) un passage relate l'épisode de la malédiction de Cham, un des fils de Noé. Cham aurait aperçu son père nu et passablement éméché et se serait moqué (une autre interprétation dit qu’il l’aurait violé); furieux Noé dit à son réveil : "Que Chanaan (le fils de Cham) soit maudit, et qu'il soit à l'égard de ses frères, l'esclave des esclaves ». Puis les descendants de Cham, devenus noirs, se dispersèrent et peuplèrent l'Afrique.

Il semblerait que l’idée d’identifier les africains aux descendants maudits de Cham, condamnés à jamais à n’être que des esclaves, soit le fait de théologiens musulmans a partir de textes de la Bible, mais aucun texte coranique ne traite de la malédiction de Cham, pas plus que d'une justification de l'esclavage des noirs fondée sur celle-ci. D'une manière générale, on trouve peu de traces sur l'utilisation de ce passage de la Genèse pour justifier l'esclavage; sauf à partir du XVII° siècle où les traces de la légende deviennent plus persistantes, au fur et à mesure que la traite des noirs se développe et qu’émergent la polémique et les mouvements abolitionnistes.

On pense que l’histoire de cette malédiction des noirs par Dieu, colportée pendant le Moyen Age, fut popularisée par l’Eglise et sa légende récupérée à des fins idéologiques : ces lointains africains, païens incroyants, par leur couleur étaient les descendants de Cham, fils maudit de Noé dans la Bible, et devenaient des esclaves par nature.

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DU XVI AU XIX° SIÈCLE, DES ARGUMENTS IDÉOLOGIQUES CONTRE L'ABOLITION

La conversion des esclaves noirs, maudits par Noé et Dieu lui-même, apparaît ensuite comme primordiale. Les négriers avaient donc l’obligation de baptiser les captifs embarqués en Afrique et ces esclaves, noirs et païens, au lieu d’être voués à l'enfer iraient au paradis. Pour certains hommes d'Eglise (et bien d’autres), cet argument était fondamental, et pour eux, les esclaves étaient les bénéficiaires et l’évangélisation justifiait l’esclavage.

Le « Code Noir » de Louis XVI est très clair à ce sujet et stipule dès l’article 2 que : « Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine » et rajoute (article 3) : « Interdisons tout exercice public d'autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine ».

Même l’Eglise anglicane a joué un rôle dans l’esclavage via la « Société pour la propagation de la parole dans les contrées lointaines ». D’ailleurs, dans ses plantations à la Barbade, son nom était marqué au fer rouge sur la poitrine des esclaves appartenant à l’église anglicane et parmi les dirigeants de la « Société » on trouvait l’archevêque de Canterbury et les évêques de Londres et de York. Lors de l’émancipation des esclaves, l’Eglise sera même indemnisée pour la perte de ses esclaves dans ses plantations de la Barbade.

A l'époque de la Restauration (1815-1830), et durant les premières années de la Monarchie de Juillet, le clergé des vieilles colonies françaises, craignant les idées libérales et les révoltes d'esclaves, ne participe pas au mouvement abolitionniste et la traite est encore considérée comme une chance, pour les esclaves asservis, de pouvoir suivre l’évangile. L’abbé Rigord, curé à Port Royal en Martinique et anti abolitionniste notoire, écrit encore en 1845 (trois ans avant l’abolition) : « on est porté à considérer la traite comme un fait providentiel (...) Que de milliers de ces malheureux ont trouvé dans la servitude la liberté des enfants de Dieu ».

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D’une manière générale, de Saint Augustin, en passant par Saint Thomas et jusqu’à Grégoire XVI (pape en 1839), la théorie de l’esclavage de Saint Paul et la légende de Cham restera la doctrine officielle de l’Église catholique romaine.

 


P.-S.

Traduit de la Banque de Fatâwâ du site Islamonline.net.

Pourquoi l'Arabie Saoudite ne peut pas intervenir en Palestine

Drapeau de larabie saoudite

L’Arabie saoudite s’implique de plus en plus dans le conflit syrien. Le rôle de cet allié des Etats-Unis est plus qu’ambivalent. Mais ce rapprochement historique entre Riad et Washington ne plaît pas forcément dans le Proche et le Moyen-Orient. Analyse de l’influence saoudienne dans la région.

Le Proche et Moyen-Orient sont une poudrière. Les anciens régimes s’effondrent, les frontières se fissurent, les rapports de force changent. Autant de bouleversements qui contraignent l’Arabie saoudite à agir. Depuis la chute de Saddam Hussein, ce royaume strictement sunnite a perdu de son influence hors de ses frontières. En Iran, en Irak, en Syrie et dans les territoires libanais dominés par le Hezbollah, l’autorité des Chiites grandit. Dans le conflit syrien, l’Arabie saoudite, alliée des Etats-Unis, s’emploie à présent à faire tomber le régime de Damas et, par la même occasion, à fragiliser l’Iran. Dans cette région du monde, Riyad et Téhéran se livrent en effet une concurrence acharnée pour la suprématie. L’alliance étroite entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite répond aux intérêts des deux pays. Mais elle est plus problématique que jamais.

Une collaboration efficace

L’Arabie saoudite reconnaît le droit à l’existence d’Israël. Ses services secrets collaborent même étroitement avec ceux de Jérusalem, notamment dans l’échange d’informations sur le programme nucléaire iranien. Selon certaines rumeurs, dans le cas d’attaques contre les installations nucléaires iraniennes, l’Arabie saoudite serait disposée à laisser les avions israéliens survoler son territoire. Le royaume collabore économiquement avec les Etats-Unis depuis plusieurs décennies et il s’est souvent avéré être un allié fiable.

Comment les Etats-Unis sont arrivés en Arabie saoudite ?

Les Américains sont attirés dans le désert par le pétrole. Dans les années 30, le roi Ibn Saoud concède à la compagnie Standard Oil of California une première autorisation de forage. L’Arabie saoudite, qui n’a jamais été colonisée, est ce territoire vierge d’influence dont les Etats-Unis ont grand besoin. Depuis la fin de l’empire ottoman, d’autres territoires arabes sont en effet sous domination britannique et française. Le premier grand champ de pétrole sera découvert en 1938. La Aramco – Arabian American Oil Company- est fondée en 1944.

De Roosevelt à la doctrine Carter

Le pétrole est le carburant de la Seconde Guerre mondiale. En 1945, le président américain Théodore Roosevelt et le roi Ibn Saoud instaurent une relation étroite entre leurs deux pays. 35 ans plus tard, le président Jimmy Carter définit le Golfe Persique comme une région « vitale » pour les Etats-Unis. Dès lors, toute tentative d’une autre puissance d’en gagner le contrôle sera contrecarrée, au besoin par des moyens militaires. Cette stratégie, appelée doctrine Carter dans les années 80, est toujours d’actualité. Après 1945, les deux alliés, bien que de force inégale, livreront de nombreux combats communs : contre le socialisme arabe de Nasser en Egypte, contre le communisme et l’Union soviétique, contre Khomeiny et les régimes baasistes, et aujourd’hui contre la Syrie. Depuis la première guerre du Golfe, des troupes américaines sont stationnées en Arabie saoudite. L’armée du royaume ne compte que 115.000 hommes.

Au-delà du pétrole

En contrepartie, l’Arabie saoudite bénéficie des retombées économiques du pétrole. Ces revenus assurent le train de vie de la famille dirigeante qui compte entre 6.000 et 20.000 personnes. Ils permettent aussi à la dynastie Saoud de financer ses vassaux et d’asseoir ainsi son pouvoir. Les descendants des bédouins, peu enclins au travail physique, confient de nombreuses tâches à des travailleurs étrangers et à des Chiites du nord-est.

Le budget de l’Etat est directement déterminé par le cours du pétrole et la quantité d’or noir extraite. Cette situation de dépendance n’évolue que lentement. De nouveaux secteurs d’activité apparaissent. A deux pas des lieux de culte de La Mecque, des centres commerciaux accueillent les fidèles du monde entiers. Selon le magazine « The Middleeast », les hommes d’affaires saoudiens auraient investi aux Etats-Unis leurs réserves de revenus générées au plus fort du boom pétrolier, soit un total de 700 milliards de dollars.

Vers un wahhabisme éternel ?

En dehors de leurs intérêts, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite n’ont rien en commun. Les antagonismes ne pourraient pas être plus grands. L’Arabie saoudite est un Etat autocratique, dirigé par une seule famille. La vie quotidienne est réglementée par des lois rigides, dont l’application est contrôlée par les services de sécurité et la police religieuse.

Une telle prévalence de la religion est unique au monde. Elle remonte à la fondation de la dynastie Saoud en 1744 qui a instauré en religion d’Etat le wahhabisme, une forme radicale de l’Islam basée sur l’application stricte du Coran et de la sunna. La protection et la promotion de la religion sont garanties par l’Etat saoudien. Cette symbiose entre Etat et spiritualité confère un large pouvoir au souverain. Un pouvoir qui suppose pourtant que les sujets saoudiens acceptent le principe de cette symbiose et que la raison d’Etat ne contrevienne pas aux principes du wahhabisme.

L’histoire, matière inflammable

Le wahhabisme a vocation à s’étendre. Son enthousiasme missionnaire est intact, et permet depuis 1744 à Ibn Saoud et ses descendants d’asseoir leur domination sur la péninsule arabique. C’est de ces descendants qui a fondé l’Ikhwan, une milice religieuse extrêmement utile avant de s’avérer encombrante et d’être écrasée par l’armée en 1929. Mais en Arabie saoudite, l’esprit de ces miliciens religieux perdure. Il est le levier du djihadisme. L’expansion de la charia se fait en partie par la violence, notamment par le biais d’Al-Qaida, ce qui constitue une menace pour la maison royale. Mais la charia est également promue par l’Etat et par de riches mécènes qui investissent dans des œuvres de charité et la construction de gigantesques mosquées en Bosnie, en Allemagne, en France et dans le monde entier. Selon le magazine « Internationale Politik », l’Arabie saoudite aurait dépensé 70 milliards de dollars en 2002 pour des actions de ce genre.

Tensions actuelles

Si la maison royale ne respecte pas les principes du wahhabisme, elle court le risque d’un soulèvement, comme en 1979, lorsque des Islamistes héritiers de la tradition de l’Ikhwan, prirent en otages des milliers de pèlerins à La Mecque. L’épisode donna lieu à de graves violences. A la pression des fondamentalistes religieux s’ajoute, dans une moindre mesure, celle des modernistes. De nombreux entrepreneurs et des intellectuels, souvent formés en occident, réclament davantage de libertés civiques. Pour apaiser les tensions, le roi Abdallah a instauré un « dialogue national » incluant tous les groupes en présence.

Les Chiites et le conflit syrien

Un dialogue auquel a également été conviée l’opposition chiite. Celle-ci est actuellement dans une situation difficile : pour les Sunnites et pour le wahhabisme des descendants de Mohammed, les Chiites sont en effet perçus comme une secte extérieure à l’Islam. Le lien avec le conflit syrien se trouve ici. Le régime de Bachar el-Assad est tenu par les Alaouites, c’est-à-dire des Chiites. En Syrie, l’Arabie saoudite soutient l’opposition conservatrice sunnite et les Frères musulmans. Comme le Qatar et la Turquie, elle livre des armes. La CIA la conseille pour savoir à quels groupes ces armes sont destinées. Al-Qaida aimerait en récupérer une partie. Comme en Syrie, les Islamistes utilisent la moindre instabilité pour semer le trouble par des actions violentes. Les Salafistes d’Arabie saoudite s’emploient eux aussi à soutenir les rebelles syriens. A Riyad, le pouvoir craint de plus en plus que les moyens réunis dans ce but ne servent à armer les Djihadistes.

Le rapprochement de l'Arabie saoudite avec Israël

Solder l’ère Bandar

Sous couvert de guerre contre le terrorisme, l’Arabie saoudite a opéré un rapprochement tangible avec Israël, criminalisant la confrérie des Frères musulmans, renouant avec Mahmoud Abbas, dans une tentative de renflouement de la question palestinienne, la grande oubliée du «printemps arabe», en vue d’accompagner le règlement du conflit israélo-arabe selon un schéma américain conférant un statut minoré au futur Etat palestinien.

Mais la chute de la place forte islamiste de Yabroud en Syrie, le verrou de Damas, aux mains des forces gouvernementales syriennes, le 15 mars 2014, le jour même du référendum du rattachement de la Crimée à la Russie traduit une exacerbation de la rivalité des puissances entre le bloc atlantiste et ses adversaires, à l’effet de fausser les plans des Américains et de leurs alliés saoudiens tant en Syrie que dans l’hinterland stratégique de la Russie et propulser l’ancien Empire des tsars au rang d’interlocuteur fiable au niveau du monde arabe, longtemps diabolisé du fait de l’athéisme marxiste soviétique.

La chute de Yabroud, 10 mois après le perte de Qoussayr, devrait sécuriser les voies de ravitaillement du Hezbollah libanais et tarir quelque peu le flux djihadiste de Syrie vers le Liban.Un tel développement stratégique, tant sur le plan militaire en Syrie que diplomatique en Ukraine, devrait donner plus d’écho à la retentissante mise en garde de Mahmoud Abbas, dépité par le comportement américain : «Ne faites jamais confiance aux Américains. Si vous voulez récupérer vos droits, adressez-vous aux Russes», a lancé le dirigeant palestinien exacerbé par les nouvelles requêtes américaines concernant de nouvelles concessions palestiniennes en faveur d’Israël.

Ni l’offre du Qatar de louer à des prix faramineux les deux bases russes en Syrie, sur la Méditerranée, ni la proposition mirobolante de Bandar Ben Sultan d’un partenariat énergétique entre l’Arabie saoudite et la Russie, -un pacte de non concurrence dans le domaine du pétrole et du gaz, doublé d’un contrat militaire de 14 milliards de dollars-, n’auront eu raison du soutien Russe à la Syrie en ce que Moscou a voulu apporter, dans la bataille de Syrie, au-delà des considérations stratégiques, la preuve de sa loyauté à l’égard d’un pays qui aura été, avec l’Algérie, le seul allié arabe fiable en dépit de l’effondrement de l’empire soviétique.

Soldant sans état d’âme l’ère Bandar, l’ancien patron de la nébuleuse islamiste, la dynastie wahhabite pense avoir déblayé la voie à la grande réconciliation saoudo-américaine, concrétisée par la visite à Ryad de Barack Obama, fin mars, une période correspondant à la reprise des négociations irano- américaines sur le nucléaire iranien. Cette programmation n’est nullement le fait du hasard. Elle paraît destinée dans l’esprit de Washington à signifier tant aux Saoudiens qu’à leurs alliés arabes et musulmans, dans l’ordre subliminal, la permanence et la solidité du Pacte de Quincy (1) en dépit des fritures dans les relations entre le meilleur allié des Etats-Unis dans le monde arabe et le protecteur d’Israël; en dépit des tentatives de rapprochement des Etats-Unis avec l’Iran, l’ancien super gendarme du Golfe du temps de Chah et désormais la bête noire de la dynastie wahhabite.

Dans un mouvement de balancier, le royaume saoudien a accordé le grand pardon royal à ses enfants prodiges djihadistes, diabolisant les Frères musulmans, son ancien pupille, et, dans un ultime cadeau d’un roi octogénaire en phase crépusculaire de son règne, le Roi Abdallah (88 ans) a couplé cette démarche en impulsant une refonte de l’archaïque système éducatif saoudien, si préjudiciable à l’image du Royaume, à l’image de l’Islam et à la stratégie de ses alliés du bloc atlantiste.

Fait sans précédent dans les annales du Royaume, une dame, Haya Al Sahmary, a été nommée à une fonction d’autorité au sein de la haute administration saoudienne, à la direction de la formation, en tandem avec le Prince Khaled Ben Faysal, le fils du défunt Roi Faysal, au poste de ministre de l’Education, avec à la clé un budget de plusieurs milliards de dollars pour mener à bien cette opération.

Au-delà des rivalités de voisinage et des conflits de préséance, la diabolisation des Frères musulmans, la matrice originelle d’Al Qaida et de ses organisations dérivées, apparait ainsi comme une grande opération de blanchissement des turpitudes saoudiennes et de dédouanement de la dynastie à son soutien à la nébuleuse du djihadisme erratique depuis son apparition dans la décennie 1980 lors de la guerre anti-soviétique d’Afghanistan. Un parrainage qui a valu à l’Irak d’assumer, par substitution, la fonction de victime sacrificielle d’un jeu de billard à trois bandes, en 2003, en compensation au châtiment de l’Arabe saoudite pour sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001 contre les symboles de l’hyperpuissance américaine.

Cette décision à l’encontre d’une confrérie, qu’elle a longtemps couvée, qui fut de surcroît son instrument docile dans sa guerre contre les régimes républicains du versant méditerranéen du monde arabe, témoigne du brutal retournement de situation à l’égard d’une organisation, jadis portée au pinacle désormais vouée aux gémonies. A l’apogée de sa puissance au début du «printemps arabe», en 2011, l’unique formation transnationale arabe se retrouve à son périgée trois ans plus tard, en butte désormais aux coups de butoir conjugués de son pays d’origine, l’Egypte, et de son pays incubateur, l’Arabie saoudite, les deux plus grands pays arabes, le premier par sa puissance militaire, le second par sa puissance économique.

La criminalisation des Frères musulmans a signé d’une manière spectaculaire l’entrée en fonction du nouveau patron du renseignement saoudien, le prince Mohamad Ben Nayef, ministre de l’Intérieur. Elle s’est doublée, dans la foulée, de l’inscription sur la liste des organisations terroristes, deux autres de ses excroissances, le Front As Nosra de Syrie et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), et pour faire bonne mesure, deux organisations chiites, les rebelles zaïdites dits Houthis du Yémen, et, naturellement, le Hezbollah Libanais, le diable habillé en Prada iranien.

Elle a coïncidé avec le grand chamboulement du personnel diplomatique opérant sur le front de Syrie avec la mise à l’écart d’une personnalité majeure du conflit, Robert Ford, le cerbère américain auprès de l’opposition off–shore et l’évacuation sanitaire du prince Bandar Ben Sultan, conséquence des revers du camp atlantiste en Syrie et du déferlement djihadiste qui s’en est ensuivi. Il devrait être complété, selon toute vraisemblance, par la mise à l’écart du représentant français Eric Chevallier, ancien chargé de mission auprès de Bernard Kouchner.

Un tel ravalement cosmétique devrait doter les alliés arabes du bloc atlantiste d’une image bonifiée et offrir, dans l’esprit de ses ordonnateurs, une meilleure exposition médiatique à l’opinion internationale en cas de reprise des hostilités à grande échelle en Syrie dans l’hypothèse d’un échec durable de la conférence de Genève 2; ou en riposte compensatoire au coup de force de la Russie en Crimée.

Le nouveau patron du renseignement saoudien a d’ores et déjà pris langue avec un vieux cheval de retour, le général Rifa’at Al Assad, oncle paternel du président syrien Bachar Al-Assad, dans une démarche destinée à relancer la rivalité au sein du clan familial entre le bourreau de Hama, en 1982, en exil en Europe, et son neveu. Cette crise, la plus violente depuis la création du Conseil de coopération du Golfe, il y a trente ans, parait devoir entraver le fonctionnement de l’ultime instance régionale de coopération arabe encore en activité.

En pointe dans le combat de la contre révolution arabe, ce syndicat des pétromonarchies du Golfe, sous haute protection militaire occidentale, parait devoir réduire sa voilure, non seulement en raison de la guerre entre les frères ennemis du wahhabisme, mais aussi du fait du souci du 6 ème membre, le Sultanat d’Oman, de se maintenir à l’écart de ce conflit fratricide, cherchant auprès de l’Iran un contrepoids à la prééminence du duo saoudo-qatariote au sein de cette organisation. Un pont reliant Oman à l’Iran devrait être édifié via le détroit d’Ormuz concrétisant l’alliance scellée à l’occasion de la visite du président iranien Hassan Rouhani à Mascate, le 12 mars 2014.

Formé des six pétromonarchies du Golfe, (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Koweït, Qatar, Sultanat d’Oman), le Conseil de Coopération du Golfe a été mis sur pied dans la décennie 1970 au moment de l’accession à l’indépendance de l’ancienne côte des pirates, dans la foulée du retrait britannique à l’Est de Suez. Les six pétromonarchies abritent chacune une importante base occidentale, faisant de la zone la plus importante concentration militaire atlantiste, hors de l’Otan.

Que le Mufti de l’Otan (87 ans) soit parvenu, au soir de sa vie, à saborder les relations entre les meilleurs alliés de l’Otan, ses supplétifs dans la recolonisation du monde arabe donne la mesure de la fragilité de cet édifice et de ses adhérents.

Une guerre à outrance sur fond d’un contentieux territorial historique
La rivalité entre Qatar et l’Arabie est historique quoique feutrée. Elle remonte à la fondation du royaume wahhabite au début du XXe siècle, lorsque le Roi Abdel Aziz, fondateur de la dynastie wahhabite, avait ordonné le rattachement du Qatar à la province saoudienne d’Al Hassa, faisant de la principauté un département de son royaume. Un contentieux résolu en 1965 à la suite de fortes pressions de Haut-Commissaire britannique enjoignant aux deux pays de ratifier un accord de délimitation des frontières.

Le rebond de la crise résulte tant du refus viscéral de l’Arabie saoudite de cautionner des coups d’état comme mode de changement de régime au sein des pétromonarchies, -comme ce fut le cas à deux reprises au Qatar-, que de la volonté de Doha de se soustraire de la tutelle de l’Arabie saoudite, pesante sur le fonctionnement du Conseil de coopération du Golfe. En soutenant les Frères musulmans, honnis par la dynastie wahhabite et les Houthistes du Yémen, le Qatar a exacerbé les tensions entre les deux monarchies.

Les propos «incendiaires» du Mufti de l’Otan, Cheikh Youssef Al Qaradawi, en soufflant sur les braises, ont fait voler en éclat l’accord de réconciliation signé en décembre 2013 à Ryad, entre le Qatar, d’une part, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes Unis, d’autre part, en présence de l’Emir du Koweït et donné une tournure virulente à leur rivalité.

La mise à l’index des Frères musulmans tant par l’Arabie saoudite qu’auparavant par l’Egypte devrait fragiliser considérablement la branche syrienne de la confrérie, un des principaux vecteurs du combat anti Assad, de même que les formations rigoristes sunnites de Tripoli (Nord Liban).

Le pardon royal
Indice supplémentaire du changement de cap de la dynastie wahhabite: L’Arabie saoudite a offert le pardon royal aux djihadistes qui se rendraient dans les ambassades saoudiennes de lieu de leur déploiement (Liban, Turquie, Jordanie), et autorisée leur retour en Arabie saoudite sous condition qu’ils fassent l’objet d’une réhabilitation dans des camps affectés à cet effet Une méthode efficace qui permet à l’Arabie de faire plaisir à ses alliés occidentaux, notamment l’Amérique et de ficher en même temps ces propres djihadistes. Le pardon royal ne concerne toutefois pas les volontaires qui continuent de s’y rendre. Ce système ingénieux pour les Saoudiens est vécu comme un supplice de tantale par les Occidentaux en ce qu’il éponge une partie des djihadistes tout en continuant à ravitailler en homme le champ de bataille de Syrie et d’Irak

Ryad a ainsi conditionné la reprise de son aide financière et matérielle (armes) à la tribu d’Al Ahmar du Yémen, sous réserve que cette importante confédération tribale, l’une des deux plus importantes du Yémen, mène un combat sans relâche, non contre «Al Qaida» et les rebelles houthistes qui gagnent du terrain, mais contre…. les Frères Musulmans yéménites (soutenus par le Qatar).

Fin de l’amnésie saoudienne à propos des Palestiniens.
Rompant avec son coma, l’Arabie saoudite s’est à nouveau manifestée, début mars, sur le plan palestinien, le grand oublié du printemps arabe, s’engageant dans une concurrence médiatique avec son rival qatariote, envoyant l’un de ses plus flamboyants émissaires médiatiques à Ramallah, le prince Walid Ben Talal, pour y rencontrer Mahmoud Abbas.

Un message à triple sens, à triple destinataire:
Aux Etats Unis et à l’Europe: En missionnant un prince de sang royal, -celui-là même qui a acté publiquement la connivence de fait entre l’Arabie Saoudite et Israël, «les Arabes et les sunnites», dans leur combat contre la branche rivale de l’Islam, l’Iran chiite et ses alliés régionaux, la Syrie et le Hezbollah libanais» (2)-, en visite publique en Cisjordanie occupée pour y rencontrer le président de l’autorité palestinienne, cela signifie pour un Royaume au langage hermétique qu’il formalise de facto ses rapports avec Israël, en ce que cette visite n’aurait pu avoir lieu sans le blanc-seing des autorités d’occupation du siège administratif de l’embryon du problématique futur état palestinien.

B -A l’opinion internationale: Cette visite publique, amorcée avec les rencontres saoudo-israéliens de Monaco, le 10 Décembre 2013, et de Davos, en Février 2014, tranche avec les visites secrètes de l’ancien chef du renseignement saoudien, le Prince Bandar Ben Sultan et constitue un jalon complémentaire de la convergence saoudo israélienne. Elle confirme, concrètement, une tendance lourde de la nouvelle orientation saoudienne, le jeu à découvert sans faux fuyant, qui était auparavant la marque de fabrique traditionnelle de la diplomatie saoudienne.

C -Aux Palestiniens et au monde arabe et islamique: Une visite à Mahmoud Abbas, c’est-à-dire au rival direct du chef du Hamas, répond indirectement au souci de Ryad de rendre hommage à un dirigeant arabe qui a eu l’ingénieuse idée de se maintenir à distance des conflits interarabes et de déployer ses «bons offices» auprès des protagonistes du conflit syrien pour favoriser la tenue de Genève II, lui ouvrant ainsi la voie à une audience avec Barack Obama, le 15 mars prochain à Washington.

Au-delà de ses objectifs économiques, ce déplacement à forte portée symbolique, d’un prince de sang royal saoudien avec le consentement israélien, témoigne du bouleversement des rapports inter arabes et des rapports entre Israël et les pétromonarchies.

Au regard du précédent qatariote, la visite de l’Emir du Qatar à Gaza et le fiasco qui s’est ensuivi avec le discrédit qui a frappé le chef politique du Hamas, Khaled Mecha’al se pose la question de l’impact de ce déplacement et la durée de viabilité de son caractère «historique» dans un Moyen-Orient furtif et dérapant.

Les rencontres répétées avec les dirigeants israéliens de Turki Ben Faysal, le parrain originel d’Oussama Ben Laden durant la guerre d’Afghanistan, dans la décennie 1980, tant à Monaco, le 10 décembre 2013, avec son ancienne collègue du Mossad Tzipi Livni, chargée des négociations avec les Palestiniens, qu’à Davos, en février 2014 avec le président israélien Shimon Pérès, de même que le déplacement à Ramallah du prince Walid Ben Talal ont constitué les signes avant-coureurs de cette évolution. De même que l’attribution par l’Arabie saoudite à une société israélienne la responsabilité de la sécurité du pèlerinage à La Mecque et de l’aéroport de Doubaï, le lieu même du meurtre du dirigeant militaire du Hamas Al Mabhouh. La maison-mère G4S fournit non seulement des équipements de sécurité aux colons dans les territoires occupés palestiniens, mais participe aux interrogatoires musclés de détenus palestiniens dans plusieurs prisons israéliennes.

Dans le monde arabe, elle emploierait 44 000 personnes dans 16 pays, notamment aux aéroports de Bagdad et de Dubaï. Outre l’intérêt financier de ces contrats, la filiale saoudienne de la société israélienne Al Majal G4S peut disposer des relevés d’identité de millions de pèlerins musulmans, y compris leur photo et leurs empreintes digitales.

A l’instar de son rival du Qatar, la dynastie wahhabite, pour la survie de son trône, a fait donc le choix d’Israël contre l’Iran, pourtant en phase ascendante……sous couvert de lutte contre les Frères Musulmans, dont l’alliance contre nature avec le philo-sioniste Bernard Henry Lévy tant en Libye que dans la bataille de Syrie ne leur a été d’aucun secours, de même que leur rôle de facteur de nuisance des Etats Unis dans la zone depuis la fin de la 2eme guerre mondiale.

L’histoire retiendra que le poignard dans le dos des Frères Musulmans a été planté, non par de mécréants laïcs, ou d’affreux nationalistes arabes, voire même d’horribles communistes, mais par un régime théocratique se réclamant de la même religiosité intégriste qu’eux. La centralité de l’islam wahhabite dans la sphère spirituelle musulmane ne saurait souffrir la moindre compétition. Tel est le message de la dynastie wahhabite aux éventuels contestataires de son leadership. Autrement dit, «plus religieux que les wahhabites tu meurs»: Telle pourrait être la leçon de cette tragique séquence en ce que le commerce de la religion peut réserver, parfois, de mauvaises surprises.

Notes:

1 –Le «Pacte de Quincy» a été scellé, en février 1945, sur le croiseur Quincy entre le Roi Abdel Aziz Ibn Saoud, fondateur du royaume, et le président américain Franklin Roosevelt, en route pour Yalta pour le sommet soviéto-américain portant sur le partage du monde en zone d’influence.
Il s’articule sur cinq points
-La stabilité de l’Arabie Saoudite fait partie des “intérêts vitaux” des Etats-Unis qui assurent, en contrepartie, la protection inconditionnelle du Royaume contre toute menace extérieure éventuelle. Par extension la stabilité de la péninsule arabique et le leadership régional de l’Arabie Saoudite font aussi partie des «intérêts vitaux» des Etats-Unis.
-En contrepartie, le Royaume garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain, la dynastie Ibn Saoud n’aliénant aucune parcelle de son territoire, les compagnies concessionnaires ne seraient que locataires des terrains. Les autres points portent sur le partenariat économique, commercial et financier saoudo américain ainsi que sur la non-ingérence américaine dans les questions de politique intérieure saoudienne. Le «Pacte du Quincy» s’est révélé être une alliance contre nature entre une puissance qui se veut la plus grande démocratie libérale du monde et une dynastie qui se revendique comme la plus rigoriste monarchie théocratique du monde.

2-Déclaration de Walid Ben Talal à propos de l’Iran et d’Israël http://www.lemondejuif.info/prince-ben-talal-les-musulmans-sunnites-sommes-israel-contre-liran/

http://monde-arabe.arte.tv/quel-est-le-jeu-de-larabie-saoudite/

http://oumma.com/201959/rapprochement-de-l-arabie-saoudite-israel

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Le romarin pour vos problèmes hépatiques et gastro-intestinaux

Romarin

Noms communs : Encensier, herbe aux couronnes, rose des marins, rose de la mer, rose-marine.
Nom botanique : Rosmarinus officinalis, famille des labiées ou lamiacées.
Noms anglais : Rosemary.

Parties utilisées : Parties aériennes, idéalement à la floraison.
Habitat et origine : Plante vivace arbustive originaire des maquis, garrigues et rocailles du bassin méditerranéen, aujourd'hui répandue un peu partout sous les climats tempérés qui connaissent des hivers doux. La plante aime le plein soleil et tolère modérément la sécheresse. Sous les climats plus nordiques, on la traite comme une annuelle que l’on cultive par semis ou par bouturage, car elle ne résiste pas aux hivers rigoureux.

Posologie du romarin

Par voie interne

Fatigue, faiblesse, troubles digestifs et hépatiques, infections respiratoires et de la sphère ORL (oreilles, nez et gorge), maux de tête

  • Infusion. Infuser, pendant 10 minutes, 2 g de romarin séché dans 150 ml d’eau bouillante; prendre de 2 à 3 tasses par jour.
  • Extrait liquide (1:1 - 45 % éthanol). Prendre 2 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 -70 % éthanol). Prendre 10 ml, 3 fois par jour.

Stimulation hépatique

Pour une cure printanière ou d’automne destinée à stimuler et décongestionner le foie et la vésicule biliaire :

  • Huile essentielle (romarin à verbénone). Prendre chaque matin 2 gouttes sur un petit morceau de sucre ou avec un peu de miel, pour en adoucir le goût prononcé. Poursuivre durant 3 semaines.

 
Usage interne de l’huile essentielle

Certaines sources sont plus généreuses sur les dosages, par exemple, de 3 à 4 gouttes, 2 à 3 fois par jour. La Commission E recommande de 10 à 20 gouttes par jour, mais l'éditeur américain de la version anglaise de cet ouvrage estime ce dosage excessif et possiblement non sécuritaire : il recommande plutôt de s'en tenir à 2 gouttes par jour. Pour sa part, l’ESCOP recommande de réserver l’huile essentielle aux usages externes.

Il existe 3 types d’huile essentielle de romarin qui varient selon le lieu de culture et le moment de la récolte. Elles sont nommées selon le principe actif qui prédomine.

  • Le romarin officinal à camphre est moins fortement antiseptique, mais agit davantage sur le système neuromusculaire.
  • Le romarin officinal à cinéole est plus expectorant.
  • Le romarin officinal à verbénone est particulièrement efficace pour les problèmes digestifs et hépatiques, mais est neurotoxique et abortif à fortes doses.

 

Par voie externe

Troubles rhumatismaux et de la circulation sanguine périphérique (mains, pieds, jambes).

Décoction de base. Faire mijoter, pendant 10 minutes, 50 g de romarin dans 1 litre d’eau. Refroidir et filtrer.

  • Compresse. Imbiber les compresses de la décoction de base tiède (blessures) ou chaude (rhumatismes, circulation) et appliquer, au besoin, sur les parties à traiter. On peut également employer une solution renfermant de 6 % à 10 % d’huile essentielle diluée dans l’huile végétale.
  • Lotion à frictionner. Verser quelques gouttes (2 %) d’huile essentielle dans de l’alcool à 45 % (rhumatismes, antiseptique topique) ou dans de l’huile végétale (douleurs musculaires, troubles de la circulation).
  • Bain fortifiant pour combattre les rhumatismes et la fatigue ainsi que pour stimuler la circulation. Ajouter 1 litre de la décoction de base à l’eau du bain ou 10 gouttes d’huile essentielle mélangées à un peu de savon liquide. À faire de préférence le matin, car ce bain est stimulant et pourrait nuire au sommeil.
  • Préparations commerciales : lotions, pommades, gels ou onguents renfermant généralement de 6 % à 10 % d’huile essentielle de romarin.

Historique du romarin

Le romarin fait l’objet de très nombreuses mentions historiques et légendaires. Les anciens lui vouaient une grande vénération. On s'en servait généreusement dans toutes les fêtes, qu'il s'agisse de cérémonies nuptiales, funéraires ou de célébrations profanes. Les mariées portaient des couronnes de romarin, symboles d’amour et de fidélité, tandis que les invités recevaient des branches enjolivées de rubans de soie multicolores. On mettait aussi des brins de romarin sous les oreillers pour chasser les mauvais esprits et les cauchemars.

Les Égyptiens plaçaient des rameaux de romarin dans la tombe des pharaons afin de fortifier leur âme. Le romarin est un symbole du souvenir et de l’amitié. Les étudiants grecs s'en confectionnaient des couronnes, qu'ils portaient durant les examens pour stimuler leur mémoire.

Durant les épidémies de peste, le romarin était très populaire : on en faisait brûler des rameaux pour purifier l’air et on portait des sachets sur soi, que l’on respirait lorsqu’on passait dans les endroits touchés par cette terrible maladie. L'histoire veut aussi que la reine de Hongrie, qui souffrait de rhumatismes chroniques, ait été délivrée de ses problèmes grâce à un remède à base deromarin lorsqu’elle était âgée de 72 ans.

Dans certaines régions rurales, on fait tremper du romarin pour obtenir uneboisson fortifiante. On utilise aussi le romarin sous forme d'extrait à base d'alcool pour les plaies et sous forme d'onguent ou de baume pour soulager les rhumatismes et les névralgies, tant chez les humains que chez les animaux.

L'huile essentielle de romarin est largement utilisée comme composant aromatique dans l'industrie des cosmétiques (savons, parfums, crèmes, etc.), mais aussi dans l'industrie alimentaire (boissons alcoolisées, desserts, bonbons, conservation des lipides, etc.).

Recherches sur le romarin

Efficacité possible Stimulation de l’intellect. L’huile essentielle de romarin a eu un léger effet bénéfique sur la mémoire spatiale et la mémoire à court terme au cours d’un essai sur 144 sujets (48 exposés à l’huile essentielle de romarin, 47 exposés à l’huile essentielle de lavande et 48 dans le groupe témoin)1. Au cours d’un essai effectué auprès de 120 étudiants en soins infirmiers au moment de 4 de leurs examens, l’huile essentielle de romarin, en inhalation, a augmenté leur concentration2. Des études plus poussées sont nécessaires pour confirmer l’effet du romarin sur les facultés cognitives.

Usage reconnu La Commission E et l’ESCOP reconnaissent l'usage interne du romarin pour soulager les troubles gastriques et son usage externe, comme adjuvant, pour soulager les troubles rhumatismaux et de la circulation sanguine périphérique (mains, pieds, jambes). L’ESCOP recommande aussi le romarin pour améliorer les fonctions biliaires et hépatiques (foie) et, en usage externe, comme antiseptique léger.

Des essais in vitro et menés sur des animaux ont effectivement permis de démontrer que le romarin avait des propriétés hépatoprotectrices3-5, antiulcéreuses6, antispasmodiques7,8 et antimicrobiennes9-14. Des chercheurs indiens ont notamment constaté, en laboratoire, que l’huile essentielle de romarin est active contre des souches d’Escherichia coli et Candida albicansrésistantes aux médicaments15.

Deux essais préliminaires sans placebo tendent à confirmer l’usage traditionnel du romarin pour soulager les douleurs arthritiques16,17. On a aussi observé, in vitro, que l’acide rosmarinique, dont le romarin est riche, pouvait agir sur le métabolisme des prostaglandines, ce qui expliquerait ses effets anti-inflammatoires7,17. Ces effets pourraient également être attribuables à plusieurs composants aux propriétés antioxydantes3,14,18,19 que la plante renferme.

Usage traditionnel Inflammation des voies respiratoires. Les résultats d’essais menés sur des animaux indiquent que les émanations aromatiques du romarin peuvent soulager l’inflammation des voies respiratoires causée par les poussières domestiques allergènes20 et les particules émises par le pot d’échappement d’un moteur au diésel21.

Pelade (alopécie en aires ou en plaques). Les résultats d'une étude à double insu avec placebo indiquent qu'un mélange d'huiles essentielles de romarin, de lavande, de thym et de noix de cèdre peut être utile pour les personnes souffrant de pelade22. Cette étude, qui a duré 7 mois, comporte néanmoins des faiblesses méthodologiques : par exemple, la lotion utilisée comme placebo ne dégageait pas la même odeur que la lotion « active » et 32 % des sujets du groupe placebo ont abandonné le traitement avant la fin de l'étude, ce qui peut fausser les résultats.

Divers. Des résultats d’études in vitro et sur des animaux indiquent que le romarin pourrait inhiber la prolifération des cellules cancéreuses4,23-25. Les chercheurs attribuent les effets antiproliférateur26et antimutagène27 du romarin aux composés polyphénoliques qu’il renferme, notamment le carnosol et l’acide carnosique. Les propriétés antioxydantes du romarin intéressent aussi lesdermatologues28.

Sous forme d’huile essentielle utilisée en massage ou en inhalation, le romarin, associé à la lavande et à d’autres plantes a eu des effets bénéfiques contre la douleur29 et l’anxiété30.31. On ne sait cependant pas quel a été l’effet spécifique du romarin.

Précautions

Attention

  • Certains des constituants du romarin ont un effet convulsivant et 3 cas de crise d'épilepsie reliés à une consommation excessive de romarin ont été rapportés32.

Contre-indications

  • Jeunes enfants.
  • Femmes enceintes.
  • Certaines personnes ayant une hypersensibilité hépatique au romarin officinal à verbénone33.

Effets indésirables

  • La prise de grandes quantités d'huile essentielle de romarin peut provoquer une irritation de l'estomac ou des intestins et même des dommages rénaux28.
  • On a rapporté plusieurs cas de dermatite de contact associée au romarin ou à des produits renfermant des extraits34-39. La prudence serait donc de mise chez les personnes à la peau sensible. En revanche, les résultats d’un essai indiquent que des crèmes à base d’extrait de romarin ont réussi à prévenir la dermatite de contact causée par un composant du savon (laurylsulfate de sodium)40.

Interactions

Avec des aliments

  • Au cours d’un essai sur des humains, un extrait de romarin a légèrement réduit l’absorption du fer contenu dans des aliments de source végétale (fer non héminique)41.

Avec des plantes ou des suppléments

  • Aucune connue.

Avec des médicaments

  • Aucune documentée chez l’humain.
  • Les résultats d’un essai mené sur des rats42 indiquent que les effets de l’extrait aqueux de romarin pourraient, théoriquement, s’ajouter à ceux des diurétiques. Pour cette raison, il pourrait interférer avec un traitement au lithium. On n’a cependant pas rapporté de cas cliniques de telles interactions chez l’humain.

Notes

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2. The effects of lavender and rosemary essential oils on test-taking anxiety among graduate nursing students. McCaffrey R, Thomas DJ, Kinzelman AO. Holist Nurs Pract. 2009 Mar-Apr;23(2):88-93.
3. Oxidative stress modulation by Rosmarinus officinalis in CCl(4)-induced liver cirrhosis. Gutiérrez R, Alvarado JL, et al. Phytother Res. 2009 Oct 13.
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http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=romarin_ps

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