Dans les moments de peur ou de danger, il y a une molécule qui aide chaque être humain: l'adrénaline. Par exemple, cette hormone met en état d'alarme le cerveau d'un pilote dont l'avion a un problème avec le moteur. Il envoie plus de sang et de sucre aux cellules du cerveau, permettant ainsi au pilote de se montrer plus soigneux et plus attentif. En même temps, il augmente son pouls et sa pression artérielle, ce qui lui permet d'être plus vigilant et de réagir plus rapidement. Il donne aux muscles une force supplémentaire, augmente le niveau de sucre dans le sang et permet ainsi au pilote de générer l'énergie supplémentaire dont il a besoin.
Cette hormone miraculeuse produite – et stockée – par les glandes surrénales possède de nombreuses propriétés et est une preuve de la création impeccable et de la connaissance sublime d'Allah.
Comment l'adrénaline provoque-t-elle ces effets? Quand le danger survient, l'équivalent d'un bouton d'alarme est actionné dans le corps. Le cerveau émet un ordre ultra rapide aux glandes surrénales. Les cellules à l'intérieur de la glande entrent dans un état d'activation et sécrètent les molécules d'adrénaline. En entrant dans le sang, ces molécules sont distribuées aux différentes régions du corps (Figures 29 à 32).
Les molécules d'adrénaline, ainsi libérées, élargissent les vaisseaux sanguins menant aux organes vitaux comme le cerveau, le cœur et les muscles. De cette façon, ces organes obtiennent l'oxygène et les nutriments supplémentaires dont ils ont besoin pour faire face à une situation d'urgence5 (Figure 32).
Alors que les ajustements effectués par l'adrénaline élargissent les vaisseaux sanguins menant au cœur, au cerveau et aux muscles, ils réduisent ceux qui vont vers le foie et la peau (Figure 33).
Le corps reçoit ainsi le soutien dont il a besoin de la meilleure manière possible.
Il y a une autre raison pour laquelle la peau reçoit moins de sang: de cette façon, tout risque de perte de sang en cas de blessure est réduit au minimum. L’apparence pâle de quelqu'un qui est terrifié ou extrêmement excité résulte du fait que moins de sang est pompé vers la peau à ce moment-là.6
Les vaisseaux menant au cœur ou au cerveau ne sont jamais rétrécis par erreur et ceux qui mènent au foie ou à la peau ne sont jamais étendus. La molécule d'adrénaline fait très bien son travail. Les diamètres des centaines de vaisseaux sanguins dans le corps et la quantité de sang transmise par ceux-ci, et le lieu de cette transmission, sont tous réglés par une hormone dans des quantités trop petites pour être détectées avec nos sens ordinaires.
L'adrénaline a une signification différente pour chaque organe qu'elle rencontre. En allant aux vaisseaux sanguins, elle les étend, et quand elle va au cœur, elle y accélère la contraction des cellules musculaires. De cette façon, le cœur bat plus vite et les muscles obtiennent la circulation sanguine supplémentaire dont ils ont besoin pour produire une force supplémentaire (Figure 34).
Lorsque la molécule d'adrénaline atteint les cellules musculaires, elle leur permet de se contracter plus fortement (Figure 35). En arrivant au foie, les molécules d'adrénaline ordonnent aux cellules qui s'y trouvent de libérer plus de sucre dans le sang. Le niveau de sucre dans le sang augmente alors et les muscles obtiennent le carburant supplémentaire dont ils ont besoin (Figure 36).
Cette très petite molécule d'adrénaline sait très bien ce qu'elle a à faire et quand elle doit le faire, et ne laisse ainsi jamais le corps humain dans un état d'alarme au cas où il nécessiterait un besoin. En outre, elle n'oublie jamais quel genre d'ordre elle doit donner aux différentes cellules qu'elle rencontre. En outre, tout cela permet de montrer que cette hormone est très familière avec les cellules, les organes et leurs fonctions. Aussi, ça permet de voir que cette hormone ne fait jamais d'erreur lorsqu’il est nécessaire de mettre fin à l'état d'alarme, sinon le corps pourrait subir des dégâts irréparables à cause de la surstimulation.
Cependant, cette petite molécule fonctionne comme si elle avait la connaissance apparente de cette responsabilité. Comment est-ce qu'une molécule constituée de quelques atomes combinés dans une séquence spécifique – qui est inanimée, inconsciente et qui ne possède pas de cerveau ou d'yeux – peut montrer une telle intelligence, un comportement organisé et rapide? Est-il possible que toutes ces actions aient lieu grâce à l'intelligence et à la volonté d'une quantité de liquide trop petite pour être visible à l'œil nu? Bien sûr que non!
Tout ce que nous avons décrit ici est simplement une preuve qui prouve qu'Allah a créé chaque molécule de nos corps, lesquelles molécules agissent selon la puissance, la volonté, le contrôle et le commandement d'Allah Tout-Puissant à chaque instant, tout au long de notre vie. Allah Tout-Puissant manifeste Sa puissance, Son pouvoir, Son intelligence et Sa connaissance sublimes dans Sa création à tout moment et partout.
Comme le révèle Allah dans le Coran:
« C'est à Allah qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah embrasse toute chose (de Sa science et de Sa puissance). » (Sourate an-Nisa', 126)
http://harunyahya.fr/fr/works/150763/LE-SECOURS-DURGENCE--LADRENALINE-
Aspects quantitatifs de la respiration
Par le nez ou par la bouche, on respire d'abord parce que notre corps a besoin de l'oxygène contenu dans l'air. Quand on respire par le nez, l'air extérieur est conduit plus rapidement aux alvéoles pulmonaires. En effet, l'air qui passe par le nez doit franchir des rétrécissements, zones où le calibre du conduit aérien est réduit, dont un se situe au niveau du nez (la valve nasale). Ces rétrécissements opposent des résistances à l'écoulement de l'air inspiré. À cause de ces résistances, respirer par le nez demande davantage d'efforts. Pour autant, il ne faut pas en conclure trop vite que respirer par la bouche est meilleur pour le corps et la santé que respirer par le nez.
Aspects qualitatifs de la respiration
La qualité de l'air inspiré n'est pas la même, selon qu'on respire par le nez ou par la bouche. L'air qui arrive du dehors est à une température plus basse que celle du corps. Quand on respire par la bouche, c'est donc un air froid, chargé de bactéries et de particules (poussières, allergènes…) qui pénètre directement dans les voies aériennes jusqu'aux poumons. Au contraire, quand on respire par le nez, l'air inspiré est préparé avant de parvenir aux poumons. L'air inspiré est humidifié. Il est également réchauffé car les capillaires (vaisseaux du calibre d'un cheveux) de la muqueuse tapissant l'intérieur du nez lui communiquent la chaleur du corps. Les fosses nasales se comportent comme une sorte de calorifère (radiateur) qui élève la température de l'air inhalé. Quand on respire par le nez, l'air qui arrive aux poumons est plus chaud de 4 à 5° par rapport à l'air inspiré par la bouche. En plus d'être réchauffé, l'air qui passe par le nez est filtré. Ainsi, c'est un air propre car nettoyé de ses impuretés qui arrive dans les poumons.
Respirer par le nez refroidit le cerveau
Au niveau du nez, les échanges se produisent dans les deux sens. Le nez réchauffe l'air extérieur et en retour celui-ci lui communique sa fraîcheur. La fraîcheur de l'air extérieur se communique au sang qui du nez gagne le cerveau qui est à son tour rafraîchi. Dès que la température du cerveau augmente, le corps envoie davantage de sang au niveau du nez et des fosses nasales. Respirer par le nez permet donc au cerveau d'évacuer sa chaleur en trop et d'éviter la surchauffe ou coup de chaleur. Le nez est en quelque sorte le circuit de refroidissement spécial du cerveau. Quand on respire par la bouche, ce circuit ne fonctionne pas, ce qui pose un certain nombre de problèmes.
Qualité du sommeil et respiration par le nez
Un peu comme un ordinateur qui chauffe lui aussi beaucoup, a besoin d'être refroidi par un système de ventilation, le cerveau est très sensible à l'excès de chaleur, en particulier la nuit, durant une phase de sommeil appelée sommeil paradoxal. Chez la personne qui respire par la bouche, le nez ne refroidit pas le cerveau, ce qui perturbe le sommeil et aussi le comportement durant la journée. Quand on respire par la bouche, on risque ainsi d'avoir des difficultés à s'endormir, de souffrir d'un sommeil perturbé, d'un réveil précoce, lent et difficile. Dans la journée, la personne qui respire par la bouche a tendance à somnoler, à souffrir de troubles de la mémorisation, de l'attention et du comportement (irritation, nervosité…) parce qu'elle n'a pas bien dormi.
Dis-moi comment tu dors, je te dirai comment tu respire
Quand on est allongé sur le dos, il est plus difficile de respirer par le nez, surtout si on est enrhumé. On se met alors à respirer par la bouche. Cela permet de ne pas étouffer mais le cerveau n'est pas rafraîchi. D'autres mécanismes prennent alors le relais pour évacuer la chaleur du cerveau, mais ils sont moins efficaces que la respiration par le nez.
La transpiration par la tête permet d'évacuer l'excès de chaleur et ainsi de refroidir le cerveau, en particulier pendant la phase de sommeil paradoxal. Ainsi, quand on transpire par la tête au point de mouiller son oreiller, c'est probablement qu'on respire par la bouche et que le nez ne peut jouer son rôle de circuit de refroidissement du cerveau.
Se découvrir au cours de la nuit est un autre moyen de refroidir le cerveau en faisant baisser la température du corps. Un enfant se découvre durant la phase du sommeil paradoxal quand son cerveau est en surchauffe, puis il se recouvre ensuite. Au matin, son lit est en désordre, ses draps froissés témoignent de son agitation. Transpiration, agitation nocturnes, lit défait… sont des signes révélateurs d'une mauvaise respiration ou respiration par la bouche.
La meilleure manière de respirer
Respirer par le nez est la seule manière normale et physiologique de respirer car c'est celle qui procure au corps et au cerveau le plus d'avantages. En revanche, respirer par la bouche prive le cerveau de son circuit de refroidissement préférentiel et fait courir de nombreux risques à la santé, en particulier celui de mal dormir.
Rééduquer la respiration, priorité absolue
Rééduquer la respiration est une priorité absolue. Avant d'entreprendre un traitement d'orthodontie quel qu'il soit, le préalable est de rééduquer l'enfant pour lui permettre de respirer par le nez, seul mode respiratoire physiologique, garant de la stabilité des résultats obtenus à l'issue du traitement. Chez un enfant qui respire par la bouche, l'alignement dentaire obtenu n'est pas stable et le traitement d'orthodontie voué à une récidive inéluctable.
Vous pouvez faire cet exercice partout. Les deux points à respecter sont de garder le dos bien droit, et de respirer par le nez.
Ces exercices ont 3 objectifs:
- Vous faire prendre conscience des 3 différentes respirations
– Vous apprendre à contrôler votre respiration
– Diminuer l’angoisse et vous détendre intensément :)
Si en faisant l’exercice, vous avez des vertiges et la tête qui tourne un peu, c’est normal. Passer d’une respiration haute à une respiration basse entraine une modification du taux de dioxyde de carbone dans le sang. Persévérez et la détente viendra remplacer ces symptômes.
Tenez vous bien droit, et imaginez que vos poumons sont divisés en 3 sections, comme sur le schéma ci-dessus
1 – Respirez une première fois pour remplir la partie haute, celle des épaules
Puis prenez conscience de ce qui se passe en vous (détente? stress?…)
2 – Respirez une deuxième fois pour remplir la partie du milieu, celle du thorax
Puis à nouveau prenez conscience de se qui se passe en vous (détente? stress?…)
3 – Respirez une dernière fois pour remplir la partie basse, celle du ventre.
Vous aurez sans doutes remarqué que la respiration ventrale est la meilleure, celle qui permet le plus de se détendre.
C’est celui-ci que vous devez pratiquer le plus souvent possible! Allongé, assis ou debout, le dos droit:
Etape 1 – Abaissez le diaphragme en gonflant le ventre.
Etape 2 – Diriger l’air vers le milieu des poumons en ouvrant les côtes et en soulevant légèrement la poitrine.
Etape 3 – Terminez l’inspiration en dirigeant l’air vers les épaules et en les soulevant légèrement.
Plus vous deviendrez à l’aise, et plus vous pourrez le garder longtemps. C’est à ce moment que vous pouvez être un peu étourdi et même avoir le coeur qui accélère un peu : pas de panique, c’est normal :) Ca veut dire que vous n’aviez vraiment plus l’habitude de bien respirer !
Etape 1 – Commencez l’expiration en laissant tomber les épaules
Etape 2 – Puis continuez en laissant les côtes revenir en place
Etape 3 – Enfin finissez l’expiration en rentrant le ventre, puis en le faisant remonter légèrement afin de bien expulser tout l’air.
Ici, il est important de forcer un peu lors de l’expiration afin d’expulser un maximum d’air possible. L’expiration doit durer plus longtemps que l’inspiration.
Puis revenez à l’étape 1 et reprenez. Normalement, si vous avez expiré correctement, en forçant un petit peu, vous pouvez laisser votre ventre se gonfler tout seul, sans forcer, et diriger l’air vers le bas, le milieu, puis le haut.
Comment savoir si vous faites bien l’exercice? Si l’exercice vous calme, vous détend, que vous avez des petits gargouillements, que vous sentez vos muscles se relâcher…c’est que vous faites l’exercice correctement :)
Pour être sûr de comprendre, voici une vidéo sur la respiration complète.
Je ne vais pas vous dire « faites le 5, 10, 15, 20 fois… », mais faites le aussi souvent que vous le pouvez (et vous pouvez le faire souvent car vous pouvez le faire partout…donc aucune excuse possible). Comme pour un sport, plus vous en faites, et plus vous ressentirez vite les bienfaits et plus ces bienfaits seront présents sur le long terme. Et plus vous le faites, et plus cela redeviendra automatique. En tout cas, il vaut mieux faire cet exercice 3 fois par jour pendant 30 secondes, que 1 seule fois 1 minute 30.
http://www.holodent.fr/
http://guerir-l-angoisse-et-la-depression.fr/respiration-complete-contre-angoisse-lanxiete/
Un musulman a-t-il le droit de participer aux funérailles d’un proche si le défunt est non-musulman ? Peut-il se charger lui-même de le laver, de l’envelopper dans son linceul et de l'enterrer ? Peut-il lui rendre visite dans sa tombe ? Qu’est-ce qu’un musulman doit faire lors du passage du cortège funèbre d’un non-musulman ? Que doit-il dire au passage du cortège funèbre ?
Du point de vue de la sharî'ah, un musulman a parfaitement le droit le droit de suivre le cortège funèbre d’un proche non-musulman, décédé en étant resté non-musulman. Un hadîth relate en effet que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — ordonna à 'Alî — que Dieu l’agrée — d’enterrer son père, Abû Tâlib, qui était resté mécréant et n’avait pas embrassé l’islam. Les juristes se fondèrent sur cette tradition prophétique pour prouver qu’il était permis au musulman de suivre le cortège funèbre d’un parent non-musulman.
Le musulman peut tout à fait se charger personnellement de laver le défunt non-musulman, de l’envelopper dans son linceul, et de l’inhumer. Certains juristes affirment même qu’il est du devoir des musulmans d’envelopper les morts dans leurs linceuls et de les inhumer, même s’ils ne sont liés par aucun lien de parenté, dans le cas où aucun proche du défunt ne peut s’en charger.
Le musulman peut aussi rendre visite à la tombe d’un proche non-musulman car la moralité de la mort est aussi valable dans ce cas. Lorsqu’un musulman voit un cortège funèbre, il doit se lever, même lorsque le défunt est non-musulman. Il doit se tenir debout jusqu’à ce que le cortège funèbre soit passé ou que le défunt soit déposé, fût-il transporté sur les épaules ou sur tout autre moyen de transport, et ce, en vertu de l’enseignement du Prophète — paix et bénédictions sur lui — : « Si vous voyez un cortège funèbre, levez-vous jusqu’à ce qu’il soit passé ou que l’on dépose (le défunt). »
Un jour, alors que le Messager — paix et bénédictions sur lui — était assis, voyant arriver un cortège funèbre, il se leva. On lui dit qu’il s’agissait du cortège d’un non-musulman. Il s’indigna : « N’est-ce pas une âme ?! » Alors qu’ils étaient assis dans la cité d’Al-Qâdisiyyah, Sahl Ibn Hunayf et Qays Ibn Sa'd virent arriver un cortège funèbre, pour lequel il se levèrent. On leur dit : « C’est le cortège d’un non-musulman. » Alors, ils répondirent par le hadîth susmentionné.
La raison qui justifie qu’on se lève au passage des cortèges funèbres apparaît dans le hadîth attribué par 'Abd Allâh Ibn 'Amr au Prophète — paix et bénédictions sur lui — : « En vérité, vous vous levez par respect à Celui Qui rappelle les êtres » et dans une variante : « En vérité, vous vous levez par respect à Dieu — Exalté soit-Il — Qui rappelle les âmes. »
Enfin, il est recommandé, lorsqu’on voit un cortège funèbre, de dire : « Subhâna Allâhi Alladhî lâ Yamût Subhâna Al-Malik Al-Quddûs » (Gloire à Dieu Qui ne meurt point, gloire au Roi Très Saint).
Et Dieu est le plus savant.
P.-S.
Traduit de l’arabe du site islamonline.net.
De manière générale, la règle de base veut que les traditions et les us et coutumes suivent la Charia islamique et soient en concordance avec cette dernière. Par contre, si elles ne sont pas en accord avec la Charia islamique, il est alors obligatoire de les délaisser et de les remplacer par ce que la Charia prescrit, car notre religion islamique est une grande religion parfaite et complète, répondant à toutes les exigences de la vie et résolvant tous les problèmes. Donc, lorsque les us et coutumes s'opposent à notre religion, il faut les abandonner et les rejeter.
Par contre, lorsque les us et coutumes (qui sont ce que les gens ont l'habitude de faire) ne s'opposent pas à la Charia, l'Islam les prend alors en considération. Une des règles jurisprudentielles unanimement reconnue est : La coutume fait office de loi. Le fondement de cette règle provient de la parole d'Allah, exalté soit-Il, (sens du verset) : « Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. » (Coran 7/199)
Par contre, s'il s'agit du racisme, qui est l'intolérance raciale et le fait de considérer que sa propre origine est meilleure que celle d'un autre alors, il s'agit là d'une voie du diable qui a dit, comme Allah, exalté soit-Il, le rapporte (sens du verset) : « […] Il répondit : "Je suis meilleur que lui : Tu m'as créé de feu, alors que Tu l'as créé d'argile." » (Coran 7/12) C'est également une chose héritée de l'époque préislamique et que l'Islam a réprouvé. En effet, l'Islam met en garde contre le fait de se vanter de son origine ou de baser sa relation avec les gens sur cela. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :
« Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. » (Coran 49/13)
Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Prophète () a dit :
« Ô gens ! Allah vous a débarrassé de l’orgueil et de la fierté des ancêtres de l'époque préislamique. Il existe deux types d’hommes : un croyant pieux et un pervers voué au malheur. Vous êtes tous des fils d'Adam et Adam a été créé de poussière. Que ceux qui se vantent d'ancêtres qui ne sont rien d'autre que le combustible de la Géhenne cessent de le faire ; sinon, ils seront plus méprisables auprès d’Allah que le scarabée qui pousse les excréments avec son nez. » (Abû Dâwûd)
http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=253636
par le Dr. Abdulaziz Othman Altwaijri
Directeur Général de l'ISESCO
L’éducation politique découle de l’essence même de la religion islamique et fait partie intégrante des principes constitutifs et des finalités de la Charia. En effet, l’islam inscrit l’éducation islamique au cœur de sa philosophie, de son dispositif réglementaire et de ses enseignements spirituels. Elle est, de ce fait, une composante fondamentale du système de valeurs autour duquel s’organise la Charia islamique, dont l’application des principes oriente et l’individu et la communauté sur la voie du salut.
Compte tenu la largeur de ses vues et de son approche qui font de lui un modèle de vie complet, l’islam inclut évidemment la notion d’éducation islamique et en fait une articulation majeure de sa conception générale de l’éducation. Il serait, donc, aberrant de faire une quelconque distinction entre l’éducation politique, l’éducation morale islamique, l’éducation de l’individu et celle de la société. Car ces notions se rejoignent dans le cadre de l’unité de l’approche islamique et de son appréhension globale de la vie des hommes, des communautés et de l’univers.
Partant de cette interdépendance qui lie les uns aux autres les principes de l’éducation en islam, la théorie politique a été structurée sur les valeurs éternelles de l’islam, dont on peut énumérer quelques unes se rattachant au volet de la politique :
A) L’islam, qui est à la fois une croyance et une charia (dispositif légal et réglementaire), règle les détails de la vie spirituelle et matérielle. Il est foi et action, éthique et conduite. Il a établi les règles générales qui embrassent tous les volets de la vie. De ce fait, l’islam rejette l’adage qui “rend à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César ”, considérant que c’est là un principe qui heurte l’essence même de la religion islamique qui érige Dieu en principe absolu de cet univers. Hommes, vie et univers sont la propriété incontestée de Dieu.
B) L’islam n’a pas abandonné la vie dans l’ici-bas à l’anarchie et n’a pas laissé la communauté des hommes sans des règles qui régissent leur vie et confortent les fondements de la vie communautaire. Il a, en effet, veillé à l’organisation des relations sociales au sein de la famille, de la communauté et de la société. C’est dans cet esprit que le prophète Mohammed, paix et salut soient sur lui, a assis les piliers de la première société musulmane. Ainsi naquit le premier Etat islamique, avec pour constitution les commandements du saint Coran d’abord, puis les règles générales puisées dans la révélation faite au prophète -paix et salut soient sur lui- et les enseignements tirés de la vie de tous les jours et de l’expérience née de la prime genèse de la société islamique. Investi de plusieurs pouvoirs politique, administratif, financier et judiciaire, le prophète a été, outre sa mission d’envoyé de Dieu, le fondateur et le chef de l’Etat islamique. C’est ainsi que le premier Etat islamique de Médine est resté toujours un modèle à suivre pour les musulmans au fil des âges.
C) Bien que dépositaire d’un système de vie global, l’islam n’en a pas pour autant proposé des règles précises et détaillées du mode de gouvernement de l’Etat et de son dispositif économique, social et administratif. Il s’est suffi à décréter les principes généraux, les dispositions légales et les orientations, dont l’observation mène tout droit au salut et à la félicité dans le monde de l’ici-bas et de l’au-delà. De fait, l’islam a garanti à l’homme la liberté de pensée qui lui permet de construire des théories et d’imaginer des plans d’action pour la gestion de sa vie et des affaires de l’Etat et de la société, en conformité avec les prescriptions générales de la religion. C’est là une forme d’hommage que l’islam rend à l’homme en lui donnant toute la latitude de déployer son imagination et sa créativité et de prendre en considération les particularités de son temps et l’importance de ses ressources propres.
Le prophète -paix et salut soient sur lui- a su jeter les bases d’une société unifiée et chapeautée par un Etat unifié. Le système de gouvernement qu’il a mis en place a été servi de plate-forme aux gouvernements qui lui avaient succédé. En s’inspirant toujours de ce modèle pionnier. Ses califes ont mis sur pied d’autres matrices politiques pour le compléter. L’expérience de la gestion des affaires de l’Etat s’agrandissait alors au fil du temps pour donner enfin lieu à la théorie politique islamique.
D) L’approche islamique de la vie se caractérise par sa flexibilité qui est en harmonie avec l’essence humaine. C’est pourquoi l’islam s’est gardé d’imposer aux hommes un système figé pour la gestion des affaires générales et d’imposer un canevas de gouvernement réducteur. En se défendant également de constituer des règles immuables pour l’organisation des Etats et des gouvernements, il s’est suffi à instaurer un “cadre général” de la société ou un “système général” de l’appareil d’Etat. Ces deux schémas s’inspirent des principes intangibles de la charia islamique, puisés dans le saint Coran et la Sunna avérée du prophète. Il s’agit en l’occurrence de la justice, de la choura (concertation) et de l’égalité dans l’exercice des droits et l’accomplissement des devoirs. Dans le même ordre d’idées, l’islam a laissé aux hommes toute la latitude de régler leur conduite en fonction des intérêts des individus et de la communauté et à la lumière de ces principes génériques.
Aussi, le système de gouvernement islamique repose-t-il sur un dispositif de principes fondateurs qui sont loin d’être figés. Il marque ainsi son exception par rapport aux régimes totalitaires qui confisquent aux citoyens le droit à la créativité en matière de politique et au façonnement de leur devenir et des règles de vie.
C’est pour cela que la pensée politique islamique doit être vivace et évolutive pour pouvoir s’adapter aux changements du temps, tout en s’inspirant du cadre général islamique.
Parce qu’elle découle de cette matrice de principes, la conception islamique de la politique, qui vise l’instauration de la justice au sein des sociétés islamiques, est empreinte d’humanisme, d’ouverture et de flexibilité. Elle se caractérise aussi par sa capacité à se renouveler en permanence et à suivre les évolutions qui rythment la vie sur terre.
Nombreux sont les Oulémas et les intellectuels musulmans intéressés à l’élaboration théorique de la doctrine politique islamique, qui se sont accordés à désigner cette doctrine par le vocable de “politique religieuse”. Une telle appellation montre que cette doctrine est mise au service des intérêts des individus et du pays tant dans le monde de l’ici-bas que dans l’au-delà. Ils ont énoncé le principe selon lequel cette politique religieuse se conçoit en fonction de l’intérêt général. Certains docteurs de loi religieuse musulmane sont même allés jusqu’à ériger la théorie des “intérêts courants” en source de la réglementation religieuse, en ce sens que la loi de Dieu consacre de tout principe qui permet de préserver les intérêts de la Oumma. Autrement dit, c’est l’intérêt qui détermine l’œuvre de législation en matière de gestion politique. Ceci est d’autant plus vrai que ce principe fondateur procède d’une approche qui prend en considération les valeurs humanistes et les réalités existantes, loin de tout figement.
L’élaboration des fondements islamiques de la pensée politique se retrouvent dans une littérature abondante qui est l’œuvre de savants arabes et musulmans. Une œuvre qui a été conduite bien avant la naissance du mouvement de pensée qui a abordé la problématique politique en Europe, en tant que discipline faisant partie des sciences humaines. Citons de ces œuvres le traité d’Ibn Qotayba intitulé “Al-Imama wa Siyassa”, “Al-Ahkam Assoltaniyya” de son auteur Al-Mawardi, “Al-Ahkam Assoltaniyya” de Ibn Yaali Al-Firae, “la politique religieuse fi Islah Arrai wa Arraiyya” d’Ibn Quayyim Al-Jouziyya, “Siraj Al-Molouk” de Tartouchi, “Attibr Almasbouk fi Nassihat Al-Molouk” d’Al-Ghazali, “Al-Fakhri fi Al-Adab Assoltaniyya” d’Ibn Attaktouki et“Badai Assilk fi Tabaie Al-Molk” d’Ibn Al-Azrak. Quant à Ibn Khaldoun, il a inclus dans son Introduction des réflexions profondes et pénétrantes sur la politique, selon une approche scientifique empreinte de rigueur et de clairvoyance. C’est d’ailleurs cette doctrine politique qui lui a valu de compter parmi les plus éminents précurseurs de la pensée politique, sociale et architecturale du monde entier.
En sus de cette littérature particulièrement abondante, la pensée politique islamique a recouvert une multitude de courants et de doctrines, notamment ceux ayant trait à la question du califat et des critères de choix du chef de l’Etat, ainsi qu’à d’autres problématiques connexes qui ont fait l’objet de nombreuses polémiques. De notre part, nous appréhendons cette grande diversité qui a marqué l’histoire de la pensée politique islamique dans une optique diamétralement opposée à celle que préconisent la plupart des chercheurs contemporains, qu’ils soient arabes ou orientalistes. En effet, nous estimons que la différence d’opinions en matière de politique, responsable de la diversité des approches politiques islamiques, témoigne de la vitalité et de la fraîcheur du système islamique. C’est l’expression patente du génie musulman et du dynamisme de la société islamique et la négation du figement et de la résistance au progrès intellectuel.
Il est souhaitable d’énoncer dans le détail les principes et les règles du gouvernement et de la pratique politique qui ont présidé à l’instauration du premier Etat islamique, du temps du prophète. Pour cela, il convient de citer un certain nombre d’orientalistes, notamment des orientalistes allemands qui ont émis des jugements équitables à ce sujet.
Ainsi, Dr V. Fitzgerald a dit:
“Non seulement l’islam est une religion mais aussi un système politique. Même si vers la fin du vingt et unième siècle les voix de certains musulmans prétendument modernistes se sont élevées pour prêcher la séparation des deux volets, l’islam n’en reste pas moins fondé sur l’intime corrélation de la politique et de la religion, qu’il serait aberrant de dissocier”. Plusieurs d’entre eux ont fini par désavouer leurs prétentions.
M. C.A. Nallino affirme à son tour:
“ Mohammed a fondé une religion et un Etat qui se sont toujours chevauchés de son vivant ”.
Quant au Dr Shacht, il soutient :
“Plus qu’une religion, l’islam propose des théories juridiques et politiques. C’est somme toute un système complet qui englobe, en sus de la culture, religion et politique”.
Pour sa part, M.R. Strothmann affirme :
“L’islam est un fait religieux parce qu’il a été fondé par un prophète qui s’est distingué par sa sagesse en tant que politique (ou comme chef d’Etat).”
Et M. D.B. Macdonald, d’affirmer à son tour:
“Ici,-je veux dire à Médine-, le premier Etat islamique a vu le jour et la législation islamique était née”.
Pour sa part, Sir T. Arnold affirme:
“Le prophète était à la fois chef spirituel et chef d’Etat”.
A son tour, M. E. Gibb avance ce qui suit:
“Lorsque qu’il parut évident que l’islam n’était pas qu’un simple réceptacle de prescriptions religieuses destinées à l’individu, mais un système complet qui appelle la mise en place d’une société indépendant dotée de son propre mode de gouvernement, de ses propres lois et ses systèmes endogènes.”
Ce sont là autant de témoignages qui émanant d’éminents penseurs de l’Occident et qui attestent que l’islam est à la foi un système politique et une matrice religieuse. Il ne peut y avoir d’Etat sans théorie politique qui prenne forme dans la réalité et sans principes constitutionnels et sans éducation politique à laquelle les individus sont initiés au sein de la société.
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité