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Articles de islamiates

Nos émotions nous mentent

Les émotions ont longtemps inspiré de la méfiance, mais aujourd’hui, c’est plutôt le contraire. On ne les voit plus comme un danger. Nous les savons aussi indispensables que l’air que nous respirons ou les relations qui nourrissent nos échanges quotidiens. De nombreuses théories psychologiques nous invitent d’ailleurs à cultiver notre sensibilité, à explorer nos trésors émotionnels et à les instaurer en guides de nos vies. Les émotions ne mentent jamais, nous assure-t-on. Pourtant, loin de refléter notre vraie personnalité, certaines d’entre elles sont entrées en nous par effraction. Il vaut mieux apprendre à les reconnaître parce qu’elles n’ont aucune légitimité à orienter notre existence.

Elles naissent dans la confusion

L’ambiguïté des émotions vient des conditions de leur naissance. Le bébé, qui n’a pas le mode d’emploi du monde, intériorise les émotions de ses proches. Par exemple, il tombe, ne pleure pas, mais observe le visage de sa mère pour savoir comment réagir. Si elle est inquiète, il se met à pleurer, mais si elle sourit, il est rassuré et sourit à son tour. Il ne s’agit pas de télépathie. L’enfant lit les émotions dans le corps de l’adulte : par des mimiques, des postures, des gestes, un ralentissement ou une accélération du rythme cardiaque, une rougeur ou une pâleur qui s’inscrit sur le visage.

Mais il arrive que les émotions d’un parent soient complètement déplacées par rapport à une situation. Par exemple, j’ai connu un enfant qui avait peur chaque fois qu’on l’emmenait au square. En fait, il avait grandi avec une grand-mère qui associait cet espace à un traumatisme grave vécu dans son enfance. Il avait intériorisé cette émotion et l’éprouvait à chaque fois qu’on l’y emmenait. Et bien entendu, il n’était pas disponible à tous les plaisirs qu’il aurait pu y prendre. Sa grand-mère ne l’avait évidemment pas obligé à éprouver les mêmes choses qu’elle. Il l’avait fait spontanément parce qu’il l’aimait beaucoup et qu’il était très sensible à ce qu’elle éprouvait.

Elles peuvent être imposées par la force

Parfois, nous sommes obligés de ressentir certaines émotions. C’est le cas de l’enfant qui doit se réjouir d’un déjeuner chez une grand-mère sévère, ou d’un week-end avec une belle-mère ou un beau-père qu’il déteste ! Le risque est qu’il fasse tellement bien semblant qu’il finisse par oublier que ces émotions lui ont été imposées.
On le voit chez les enfants maltraités. L’adulte couvre son forfait en prescrivant des émotions à sa victime. Il lui dit par exemple : “C’est pour ton bien”, ou “C’est de ta faute.” L’enfant, qui devrait ressentir de la colère, se sent redevable ou honteux. Parfois, c’est pire encore. Il cache sa rage derrière une affection de commande, qu’il reporte plus tard sur des personnes qui le font souffrir : il croit aimer ceux qui le maltraitent.

Elles servent à garder l’autre en soi

Si nous intériorisons si bien les émotions d’un autre, c’est parce que c’est souvent une manière de rester avec lui, de le garder en soi. Par exemple, pendant très longtemps, j’ai eu peur de téléphoner. Je devais me faire violence pour passer le moindre coup de fil. Je n’arrivais jamais à décrocher le combiné. Un jour, j’ai réalisé que mon père avait cette peur : il était incapable de téléphoner. J’ai compris que ce n’était pas par peur de téléphoner que j’hésitais à le faire, mais que je m’angoissais exactement comme mon père pour ne pas le laisser seul avec sa peur et sa solitude. Et ma crainte du téléphone a cessé tout de suite ! Après, j’ai inventé d’autres façons d’être avec mon père, sans m’obliger à revivre des émotions qui lui étaient propres.

Elles semblent plus vraies que nature

On a souvent tendance à penser que plus un souvenir est chargé d’émotions, plus il a des chances d’être vrai. C’est ce qui a conduit des femmes, il y a quelques années aux Etats-Unis, à intenter un procès à des hommes de leur famille parce qu’elles avaient cru retrouver en psychothérapie le souvenir d’un abus sexuel. Elles en étaient convaincues parce qu’elles vivaient des émotions, des sensations et des états corporels qui semblaient prouver ces sévices. Même leurs thérapeutes y croyaient ! Mais l’immense majorité des procès a prouvé que ces viols n’avaient pas pu avoir lieu.

Cela s’explique très bien si nous faisons intervenir la proximité émotionnelle qu’un enfant entretient avec ses parents. J’ai vu plusieurs fois cela en psychothérapie. Une personne tourne autour de l’idée d’avoir vécu un traumatisme sexuel, et parfois elle découvre autre chose : elle a intériorisé, quand elle était enfant, des sensations, des émotions et des états du corps évocateurs de tels sévices parce qu’elle était en contact répété avec un parent qui les avait lui-même subis et y pensait sans cesse. Si les femmes américaines qui ont été déboutées de leur plainte n’avaient pas subi de sévices sexuels, je mettrais ma main au feu que, dans beaucoup de cas, un adulte très proche d’elles en avait souffert, notamment leur mère.

Parfois, un drame vécu à une génération précédente conduit à s’identifier non pas à une victime mais à un agresseur. Je pense à un homme qui, depuis l’âge de 15 ans, était ravagé par l’angoisse d’avoir violé une fillette. En réalité, il n’avait fait que la prendre dans ses bras et la serrer un peu fort. Rien de plus. Mais la certitude de l’avoir violée ne le quittait pas. C’est sa mère qui lui révéla finalement que quelqu’un avait en effet été victime d’abus sexuels dans la famille : sa demi-sœur, et l’abuseur était son propre père ! Les faits avaient eu lieu un an avant la naissance du garçon. Il avait évidemment pressenti le drame familial, mais comme il n’avait pas pu comprendre que cela avait eu lieu dans le passé familial, il l’avait projeté dans sa propre histoire. Parfois, certains sont même terrorisés à l’idée qu’un malheur les submerge alors que cela est arrivé à l’un de leurs ascendants, mais qu’on le leur a caché.
Dans toutes ces situations, une personne confond une histoire de famille avec un drame intime. Tout passe par les émotions que l’enfant perçoit dans son entourage, qu’il s’approprie, et autour desquelles il se construit ensuite des histoires. Du coup, il s’agit d’être très prudent. La certitude émotionnelle d’avoir vécu tel ou tel traumatisme prouve bien qu’un événement de ce type a eu lieu, mais c’est parfois à une génération précédente.

Elles s’échangent et se changent

La plupart des individus ont des idées bien arrêtées sur les émotions qui les lient à leur père et à leur mère. On entend souvent prononcer des jugements tranchés au début d’une psychothérapie : “Mon père est un homme formidable, je l’admire énormément”, ou “Ma mère est odieuse, je la hais.” Mais au fur et à mesure que l’on parle de son histoire, on découvre souvent que ces émotions en cachent d’autres. La tendresse et l’idéalisation peuvent notamment dissimuler l’hostilité. Ou bien l’agressivité cache un attachement très intense et angoissant. C’est en parlant de nos émotions que nous découvrons celles que nous éprouvons vraiment derrière celles qui leur servent de masque.

Comment faire la distinction entre nos émotions personnelles et celles qui sont comme des corps étrangers à l’intérieur de nous ? C’est simple : les émotions étrangères sont toujours intenses, répétitives et souvent inadaptées, comme des colères inexplicables ou des crises de larmes irrépressibles. Mais surtout, elles s’accompagnent souvent de l’impression de ressembler à quelqu’un qui nous était très proche.

Cessons de penser que ces émotions font partie de notre caractère. Souvent, c’est en réalité le caractère d’un autre que nous avons repris à notre compte, ou bien il s’agit d’émotions qui ont été introduites de force en nous sans que nous nous en souvenions. Apprenons à faire la différence entre celles qui sont le reflet de nos goûts et de nos désirs, et celles qui témoignent des états d’âme d’un autre, installés en nous à notre insu

Il est possible de s’en défaire

Nous pouvons aussi aider les autres dans ce domaine. Par exemple, lorsque nous observons des angoisses ou des tendances dépressives chez un proche et que nous retrouvons les mêmes émotions chez sa mère ou son père, nous pouvons lui dire que, peut-être, il a hérité d’un malaise qui n’est pas le sien.

Nous sommes trop enclins à croire que les émotions qui nous habitent nous appartiennent pour la simple raison que nous sommes habitués à elles. Cessons de penser que si nous sommes émotifs, anxieux, tristes ou depuis longtemps effrayés par la vie, nous ne pouvons rien y faire. En connaissant mieux l’histoire de notre famille, en interrogeant nos proches, en réussissant à nous poser les bonnes questions, nous pouvons nous défaire des émotions qui ne nous appartiennent pas vraiment. »

Trois idées vraies

Nos émotions ne sont pas spontanées
Pour construire sa vie émotionnelle et les traits principaux de son caractère, l’enfant intériorise les émotions de son entourage.

Une émotion peut en cacher une autre
Certaines servent de masque à ce que nous éprouvons vraiment.

Elles doivent être décodées
Particulièrement invivables et répétitives, elles peuvent révéler l’existence d’un secret de famille inavouable.

http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Emotions/Articles-et-Dossiers/Nos-emotions-nous-mentent/7Il-est-possible-de-s-en-defaire

e6un7

Le sourire prolonge –t-il la vie ?

Souhaitez-vous vivre une vie longue et paisible? Il y a une façon très simple d’y arriver ... C'est le sourire ....….

De nouvelles recherches scientifiques démontrent que le sourire a beaucoup plus d’impact que ce qu’on croyait. Le magazine "Sciences de la psychologie" a publié une étude réalisée sur des personnes qui ont vécu plus que d'autres. Ils ont en effet travaillé sur des photos qui ont été prises dans différentes situations et différents moments de la vie de ces personnes, ils ont remarqué que ces personnes ont gardé le sourire dans toutes les situations et à tous les moments de leur vie.

Les scientifiques disent que les gens qui ont tendance à sourire et a être heureux n’ont presque pas de problèmes psychologiques et leur santé est donc moins sujette aux maladies et vivent plus longtemps !

Il est bien connu que les gens qui mènent une vie joyeuse et dont les jours sont pleins de joie ont tendance à vivre une vie de couple plus heureuse et ont de meilleures compétences sociales que les autres. Cela se reflète sur leurs visages par de larges sourires.

Qu'en est-il de notre religion ?

Chers frères ! chaque fois que je lis une étude qui prétend être la première à découvrir un fait, je trouve le même résultat dans les enseignements de notre religion : l’Islam. Dieu nous a parlé de toutes les choses utiles et nous a mis en garde de tout ce qu’est nocif.

Notre prophète Salut et Paix soient sur lui nous dit « ET Sourire à ton frère est une charité ». Notre prophète nous encourage et nous apprend ainsi la « culture du sourire. » Le sourire répand la joie et rend la vie meilleure.

Quiconque étudie la biographie du prophète Mohammed Paix et Salut soient sur lui constate que sa vie était pleine d'optimisme, de sourires, de miséricorde et de joie. Il ne se fâchait jamais à cause d’une chose qui a attrait à ce monde de la vie si bas. Il ne s‘attristait pas non plus de cette vie passagère. Il n'était pas violent et vindicatif, mais patient et tolérant et voulait du bien à tout le monde.

Et ce n'est pas en vain que Dieu le Tout Puissant le décrit comme une miséricorde pour l'Univers. Il dit de : « Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers » les Prophètes , verset 107. Il est une miséricorde pour les croyants et une miséricorde pour les infidèles ! Parce que les enseignements qu’il a apportés si ils sont pratiqués, ils seront source de bonheur dans ce monde et dans l’au-delà.

Le miracle du prophète Paix et Salut soient sur lui se voit clairement dans le fait qu’il a fortement recommandé le sourire. On peut même dire qi’ il l a ordonné et ceci à une époque où l'ignorance règne dans la société Arabe et ou les arabes croient que le sourire est une faiblesse chez l'homme et donc il ne doit pas sourire, mais au contraire il doit afficher un visage sombre pour intimider les gens. Le Prophète avait donc pour mission de corriger ces concepts. Il souligne que le sourire est La meilleure chose qu’un croyant peut offrir à ses frères dans l’Islam.

Maintenant, voulez-vous que Dieu prolonge votre vie ? Il faut donc ,et à partir de ce moment , apprendre « l'art du sourire » pour vivre une vie paisible et heureuse et rester à l’abri du spectre de la maladie.

IL faut aussi savoir que la meilleure des choses qui nous incite à sourire est la miséricorde de Dieu. Ne dit-il pas aux croyants : « Ceci provient de la grâce d'Allah et de sa miséricorde; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent » Younis verset 58.

Abduldaem Al-Kaheel

http://www.nusrah.com/fr/articles/7412.article.htm

e6un7

Est-il permis de se souhaiter une bonne année hégirienne ?

medine

Nous entamons une nouvelle année hégirienne à savoir l’année 1435 et il est regrettable de constater que chaque année, certains de nos frères et soeurs fêtent le nouvel an musulman et ce, à travers tout le globe terrestre. Ainsi, il est commun d’entendre des musulmans se souhaiter une « bonne année » que ce soit en personne ou par téléphone. Rappelons que cette pratique n’a pas de fondements et est interdite en Islam. De même, certains vont plus loin en préparant des mets particuliers ou un environnement festif à la maison…

Nous ne devons pas fêter le nouvel an musulman car nous n’avons pas d’autres fêtes que les deux Aïd et cela a été affirmé par notre noble Prophète (‘alayhi salat wa salam). En effet, il a dit en ce sens : « Toute nation a ses festivités et voici les vôtres ». Pourquoi s’inventer d’autres festivités alors que nous en avons deux qui ont été légiférées pour nous ?

Par ailleurs, il n’y a pas de raison de se souhaiter « bonne année » car ce jour n’a rien de particulier dans notre religion. En effet, aucun texte sacré ni aucun récit prophétique ne mentionne une telle pratique. D’ailleurs, Cheikh al ‘Uthaymine (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Je ne connais rien venant des pieux prédécesseurs qui indique qu’ils se félicitaient mutuellement à l’occasion de la nouvelle année, mais plutôt, sachez que les pieux prédécesseurs n’ont adopté le mois de Mouharram comme étant le premier de l’année qu’à l’époque du Califat de ‘Umar ibn al Khattab ». Cela prouve que les pratiques relatives au nouvel an musulman sont des inventions et des innovations.

Ainsi, souhaitons nous une bonne fête lors des Aïd, comme le faisaient le Prophète (‘alayhi salat wa salam) et ses compagnons (qu’Allah les agrée). Le nouvel an musulman tout comme le 1er janvier sont des jours comme les autres. Il nous incombe de ne pas leur accorder de statut particulier incha Allah.

Faisons en sorte d’accueillir ce mois sacré avec jeûne et piété en bannissant à tout jamais les vœux et les festivités, incha Allah.

http://www.ajib.fr/2013/11/mouharam-1435/

e6un7

LES ÉTOILES ET LES PLANÈTES DANS LE CORAN

Étudions d'abord la signification du mot "étoile" dans le Coran. Comme cela a été révélé dans le Coran, les étoiles désignées par les mots "necm" (étoile) et "kandil" (lampe) ont deux fonctions principales: elles sont à la fois une source de lumière et elles sont utilisées pour la navigation.

Il est en particulier mentionné dans les versets décrivant le jour de la résurrection que la lumière des étoiles sera éteinte et deviendra faible. Par exemple, le mot "kandil" est utilisé lorsqu'il s'agit de décrire le Soleil, qui est aussi une étoile. Le même mot est utilisé lorsque l'on se réfère aux étoiles ornant le ciel. Cependant, il existe une très nette distinction entre les mots "nur" (lumière), qui est utilisé pour décrire la lune, et "kandil". C'est donc de cette façon que les étoiles sont distinguées des autres objets projetant de la lumière. Ce fait, qui ne pouvait pas être connu il y a 14 siècles, est l'un des miracles du Coran.

Selon les versets du Coran, la deuxième fonction des étoiles est de servir de guide pour la navigation. Ces versets sont clairs en ce qui concerne la possibilité de déterminer la bonne direction avec la seule aide des étoiles. Le mot "necm" est utilisé dans chacun de ces versets. En effet, avant l'invention de la boussole -qui a joué un rôle prépondérant dans les découvertes géographiques du Moyen Âge- la navigation n'était possible que de nuit et cela grâce à l'aide des étoiles.

Mais, comment les étoiles peuvent-elles nous indiquer la direction à suivre? Ceci n'est bien sûr possible que si elles sont rangées selon un certain ordre dans un endroit fixé pour chacune d'elles. Si une étoile apparaissait une nuit dans un endroit et une nuit dans un autre, il deviendrait alors impossible de se guider par rapport à elles. Dans un tel contexte, les endroits où apparaissent les étoiles dans le ciel ont une importance particulière. Dieu le souligne dans le Coran:

"Non! ... Je jure par les positions des étoiles (dans le firmament). Et c'est vraiment un serment solennel, si vous saviez." (Sourate 56, "l'évènement attendu", v. 75-76)

http://www.aimer-jesus.com/miracles_coran.php#ca5

  • e6un7

L'allaitement, statut et conditions

L’allaitement est une obligation pour la femme selon l’avis de plusieurs savants, lorsque la femme est capable de le faire. C’est un droit de la femme, et il n’est pas permis au mari d’interdire à sa femme d’allaiter si elle ne craint rien pour son enfant ou pour elle. Mais si elle est malade, une autre peut le faire à sa place.

ALLAH azawajal dit: » Et les mères qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de façon convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief à leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faites. « (S.2, v.233) -

Le nombre de prises nécessaires pour créer l'interdit

À première vue, il n'y a pas de nombre de prises spécifique pour créer l'interdit. L'allaitement, dans l'absolu suffit à le créer. Toutefois, il n'y a allaitement que si la prise est complète. On entend par prise complète, le fait que le nourrisson prenne le sein, tire le lait, puis interrompe la tétée de son propre fait. Ainsi, s'il ne suce le téton qu'une ou deux fois, cette action n'est pas suffisante pour créer l’interdit, puisqu'elle ne consiste pas en une prise complète et ne nourrit pas l'enfant.

L'Envoyé de Dieu a dit :

« Une ou deux succions ne créent pas l'interdit. »
[ D'après 'Âïsha. Rapporté par Muslim, Abû Dâwûd, at-Tirmidî, an-Nasâ'î, Ibn Mâja et Ahmad ]

Tel est l'avis qui nous paraît l'emporter, ceci dit, les docteurs de la loi ont plusieurs opinions sur cette question ; nous résumerons ces opinions de la manière suivante :

1- L'allaitement, qu'il soit en petit ou en grand nombre de prises, crée l'interdit.

On en a pour preuve non seulement le caractère absolu du sens du verset coranique qui traite de l'allaitement, mais aussi la tradition rapportée par al-Bukhârî et Muslim d'après 'Uqba Ibn al-Hârith :

« J'avais épousé Umm Yah à Bint Abî Ihâb, quand une femme noire vint nous trouver et nous déclarer qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Aussitôt je me rendis auprès de l'Envoyé de Dieu et lui dis : "J'ai épousé Umm Yahyâ Bint Abî Ihâb. Une femme noire est venue nous trouver et m'a déclaré qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Elle ment." Le Prophète s'étant détourné, j'allai me placer bien en face de lui et lui répétai : "Elle ment. — Que faire, s'écria le Prophète , du moment qu'elle affirme vous avoir donné le sein à tous deux. Laisse ta femme !" »

Ainsi que l'on peut le voir, l'Envoyé de Dieu n'a pas abordé la question du nombre de prises dans cette tradition ; ceci indique que seul l'allaitement doit être pris en considération. Il suffit donc qu'il y ait allaitement pour que l'interdit existe.

En outre, l'allaitement est comme l'acte sexuel en ce que l'un et l'autre créent l'interdit, or, le nombre d'actes sexuels n'étant pas pris en considération pour créer l'interdit, le nombre d'allaitements ne doit pas l'être non plus.

Enfin, le corps de l'enfant est nourri, quel que soit le nombre d'allaitements.

Cet avis est partagé par 'Alî, Ibn 'Abbâs , Sa'îd Ibn al-Musayyib, al-Hasan al-Basrî, az-Zuhrî, Qatâda, Hammâd, al-Awzâ'î, ath-Thawrî, Abû Hanîfa, Mâlik et Ahmad , dans une des opinions qui lui sont attribuées.

2- Ne crée l'interdit que l'allaitement qui comprend cinq prises distinctes.

On en a pour preuve cette tradition rapportée par Muslim, Abû Dâwûd et an-Nasâ'î d'après 'Âïsha :

« Parmi les versets du Coran qui ont été révélés, il y avait celui-ci : « Dix prises reconnues créent l'interdit. », puis il a été abrogé par un autre, faisant état de cinq prises reconnues.

Cette deuxième version était encore récitée après que l'Envoyé de Dieu fut décédé . »

Ainsi que l'on peut le remarquer, cette tradition constitue une restriction au sens absolu des versets coraniques et des traditions prophétiques ayant trait à l'allaitement.

Or, toute restriction au sens absolu d'un énoncé scripturaire est une mise au clair -bayân-, non une spécification -takhsîs- ni une abrogation -naskh-. N'eût été l'objection que n'est proprement coranique que le Coran qui nous a été transmis par voie de tawâtur, et n'eût été la remarque que si le propos de 'Âïsha avait été tel qu'elle l'a dit, il n'aurait pas échappé à la partie adverse, et en particulier à l'imam 'Alî et à Ibn 'Abbâs , cet avis aurait sans aucun doute prévalu sur tous les autres. En tout cas, c'est à cause de ces objections que l'imam al-Bukhârî a abandonné cette tradition.

Quoi qu'il en soit, cet avis est celui prôné par 'Abdallâh Ibn Mas'ûd ; il est rapporté d'après 'Âïsha dans une des versions qui lui sont attribuées ; c'est aussi l'avis de 'Abdallâh Ibn az-Zubayr, de 'Atâ', de Tâwûs, d'ash-Shâfi'î, d'Ahmad selon une version « apparente » -fî dhâhir al-madhhab- de son école, d'Ibn Hazm et de la plupart des traditionnistes.

3- Ne crée l'interdit que l'allaitement qui comprend trois prises et plus, en vertu du hadith suivant : « Une ou deux succions ne créent pas l'interdit ».

Or, cette tradition est explicite quant au fait qu'un allaitement inférieur à trois succions ne crée pas l'interdit ; ce qui fait que l'interdit ne doit porter que sur un allaitement supérieur à ce nombre. C'est là l'avis qu'adoptent Abû 'Ubayd, Abû Thawr, Dâwûd le Dhâhirite, Ibn al-Mundhir et Ahmad , dans une des versions qui lui sont attribuées.

Le lait de la nourrice crée l'interdit quelle que soit la manière dont il est donné

Le lait de la nourrice crée l'interdit, que la nutrition se fasse par le sein ou par le biberon, dès lors que le bébé est nourri, que sa faim est coupée et qu'il a ingurgité l'équivalent d'une tétée.

Le statut du lait de la nourrice, lorsqu'il est altéré par un corps étranger

Si le lait de la nourrice a été mélangé à un aliment ou à une boisson ou à un médicament ou à du lait de vache ou de chèvre ou autre, et que le nourrisson l'a bu, de deux choses l'une :

Ou la quantité de lait de la nourrice est supérieure, auquel cas le lait crée l'interdit ;
Ou elle est inférieure, auquel cas le lait ne crée pas l'interdit. Tel est l'avis des Hanafites, d'al-Muzanî et d'Abû Thawr.
La règle qui prévaut en la matière est que si le mélange peut toujours être appelé du lait, il crée l'interdit, par analogie à l'eau - sinon, il ne crée pas. »

Les qualités auxquelles la nourrice doit satisfaire

Le lait qui sort du sein de la nourrice crée l'interdit, que celle-ci soit pubère ou impubère, réglée ou non réglée, mariée ou non, enceinte ou non.

L'âge durant lequel l'allaitement crée l'interdit

L'allaitement qui crée l'interdit est celui qui intervient avant les deux ans lunaires de l'enfant. Cette limite d'âge est d'inspiration coranique.

Dieu dit : « Les mères allaitent leurs nourrissons deux années entières, pour quiconque veut que l'allaitement se parachève. » [ Sourate 2 – Verset 233 ]

En effet, durant cette période, le nourrisson est encore en bas âge et le lait de la nourrice suffit à son développement. De ce point de vue, le nourrisson fait donc corps avec sa nourrice, raison pour laquelle il s'associe dans l'interdit aux enfants qu'elle a par le sang.

Ad-Dâraqtunî et Ibn Adî rapportent d'après Ibn 'Abbâs le hadith suivant : « Pas d'allaitement au-delà de deux ans ».

Abû Dâwûd rapporte également en tant que tradition remontant au Prophète le propos suivant : « Il n'y a allaitement que lorsque les os s'en trouvent fortifiés et la chair, développée. » Or, ceci n'a lieu que lors des deux premières années de l'enfant, lorsque tout son corps se développe par le lait nourricier.

Par ailleurs, si le nourrisson est sevré avant ses deux ans et passe d'une alimentation en lait à une nourriture solide, puis qu'une femme l'allaite de nouveau, l'interdit est créé avec elle selon l'avis d'Abû Hanîfa et d'ash-Shâfl'î Ceux-ci se fondent sur le propos de l'Envoyé de Dieu : « Il n'y a allaitement que lorsque l'enfant a faim ».

Quant à Mâlik , il estime : « Que les prises soient importantes ou non, l'allaitement qui advient après les deux ans de l'enfant ne crée plus l'interdit et équivaut au fait de boire de l'eau. » Puis il dit ailleurs : « Si l'enfant est sevré avant ses deux ans ou qu'une nourriture solide a remplacé son alimentation en lait, tout allaitement qui advient après cela ne crée plus l'interdit. »

Au vu des arguments évoqués ci-dessus, il ressort que l'allaitement de la personne adulte ne crée pas l'interdit, et tel est précisément l'avis de la majorité des docteurs de la loi.

Toutefois, un groupe d'Anciens, ainsi que certains légistes de la génération qui leur a succédé, estiment à l'inverse que l'allaitement crée l'interdit, que l'individu allaité soit un vieillard ou un enfant en bas âge. C'est là l'opinion de 'Âïsha et celle rapportée d'après 'Ali , ainsi que 'Urwa Ibn az-Zubayr et 'Atâ' Ibn Abî Rabâh. C'est aussi l'avis d'al-Layth Ibn Sa'd et d'Ibn Hazm. Ceux-ci fondent leur opinion sur le propos rapporté par Mâlik d'après Ibn Shihâb au sujet de l'allaitement de l'adulte. Ibn Shihâb relate :

« 'Urwa Ibn az-Zubayr m'a rapporté que l'Envoyé de Dieu a ordonné à Sahla Bint Suhayl d'allaiter Sâlim, ce qu'elle fit. Or, celle-ci le considéra ensuite comme son fils. » Puis 'Urwa a fait cette remarque : « 'Aïsha, la Mère des Croyants, avait adopté cet avis en faveur de ceux d'entre les hommes avec lesquels elle voulait s'entretenir , elle ordonnait à sa sœur Umm Kulthûm ou à ses nièces, filles de son frère d'allaiter ceux avec lesquels elle désirait s'entretenir. »

Mâlik et Ahmad rapportent à l'instar du Prophète qui avait adopté Zayd, Abû Hudhayfa adopta Sâlim, alors qu'il était client d'une femme ansâr. Or, avant l'islam, quiconque était adopté par un individu était son fils et héritait de lui, jusqu'à ce que Dieu révéla le verset suivant :

« Donnez-leur le nom de leur père c'est plus équitable auprès de Dieu ; si vous ignorez leur père, qu'on
les tienne pour vos fières en religion ou pour vos alliés. » [ Sourate 33 - Verset 5 ]

Suite à quoi on leur donna le nom de leur père. Quant à celui dont on ignorait le père, il était tenu pour frère en religion ou pour allié. Mais un jour, Sahla vint trouver le Prophète et lui dit :

"Ô Envoyé de Dieu ! Nous considérions Sâlim comme notre propre fils : il habitait avec nous et nous voyait dans notre plus simple habillement. Mais voilà que Dieu a révélé à son sujet le Verset que tu connais." L'Envoyé de Dieu répondit : "Allaite-le en cinq prises", en sorte qu'il devint comme le fils de lait d'Abû Hudhhayfa. »

On rapporte d'après Zaynab , fille d'Umm Salama le propos suivant :

« Umm Salama a dit à 'Âïsha – Dieu l'agrée : "Des adolescents rentrent chez toi, [alors] que je ne [les] fais pas rentrer chez moi celle-ci rétorqua : « L'Envoyé de Dieu n'est-il pas un modèle pour toi ? Sache que lorsque la femme d'Abû Hudhayfa dit au Prophète : "Ô Envoyé de Dieu ! Sâlim s'introduit chez moi bien qu'il soit adulte, or, Abû Hudhayfa en conçoit une certaine gène", celui-ci répondit : "Allaite-le pour qu'il puisse s'introduire chez toi." »

De ces deux avis, nous choisirons ce qu' Ibn al-Qayyim en a dit lui-même : « La tradition concernant Sahla n'est ni abrogée -mansûkh- ni spécifiée -makhsûs- ni générale -'amm- ; il s'agit d'une dérogation -rukhsa- accordée par nécessité à celui qui ne peut se passer de la présence d'une femme, comme Sâlim avec la femme d'Abû Hudhayfa. Il s'ensuit que si l'allaitement de l'adulte répond à une nécessité, il crée l'interdit, sinon, il ne le crée pas. » Cet avis est aussi celui du cheikh de l'islam, Ibn Taymiyya .

Le témoignage en matière d'allaitement

Le témoignage d'une seule femme est recevable en matière d'allaitement, dès lors qu'elle est agréée. On en a pour preuve le propos de 'Ugba Ibn al-Hârith :

« J'avais épousé Umm Yahyâ Bint Abî Ihâb, quand une femme noire vint nous trouver et nous déclarer qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Aussitôt je me rendis auprès de l'Envoyé de Dieu et lui dis : "J'ai épousé Umm Yahyâ Binât Abî lhâb. Une femme noire est venue nous trouver et m'a déclaré qu'elle nous avait donné le sein à tous deux. Elle ment." Le Prophète s'étant détourné, j'allai me placer bien en face de lui et lui répétai : "Elle ment. – Que faire, s'écria le Prophète , du moment qu'elle affirme vous avoir donné le sein à tous deux ? Laisse ta femme !" »

Tâwûs, az-Zuhrî, Ibn Abî Dhi'b, al-Awzâ'î et Ahmad dans une version, arguent, à partir de cette tradition, que le témoignage d'une seule femme est recevable en matière d'allaitement.

Cependant, le reste des docteurs de la loi, à savoir la majorité, estime que le témoignage de la nourrice n'est pas suffisant à lui seul, car il s'agit d'une forme d' « auto-témoignage ». Or, Abû 'Ubayd rapporte qu'Ibn 'Umar, al-Mughîra Ibn Shu'ba, 'Alî Ibn Abî Tâlib et Ibn 'Abbâs s'opposaient à ce que l'on sépare deux époux en vertu d'un seul témoignage. C'est ainsi que 'Umar a dit :« Sépare-les en vertu d'une preuve, sinon, laisse-les, à moins qu'ils aient eux-mêmes des scrupules. »

En outre, si on devait permettre ce genre de témoignage, toute femme désireuse de provoquer la séparation d'un couple aurait loisir de le faire.

C'est ainsi que pour les Hanafites, tout témoignage en matière d'allaitement doit être fait par deux hommes, ou un homme et deux femmes, et il n'est pas recevable de la part des femmes à elles seules. Ceux-ci invoquent la parole divine suivante :

« Prenez deux témoins parmi vos mâles, et s'il ne s'en trouve pas deux, un seul, plus deux femmes,
parmi les témoins agréés. » [ Sourate 2 - Verset 282 ]

Ils se fondent aussi sur une tradition rapportée par al-Bayhaqî affirmant qu'on amena une femme à Umar qui attestait avoir allaité un homme et son épouse. Celui-ci dit : « Non À moins que deux témoins mâles attestent de la chose, ou un homme et deux femmes. »

Pour ash-Shâfi'î , outre le fait que le témoignage de deux mâles, ou d'un mâle et de deux femmes est valable, il estime que le témoignage de quatre femmes l'est aussi, chaque couple de femmes équivalant à un homme.

De plus les femmes sont en général plus au fait de cette question, à l'instar de celle des naissances.

Quant à Mâlik , il estime le témoignage de deux femmes recevable à condition que leur propos soit connu avant que l'on requière leur témoignage.

Le mari de la nourrice est le père du nourrisson

Si une femme allaite un nourrisson, le mari de celle-ci devient son père, et le frère du mari, son oncle. On en a pour preuve le hadith de Hudhayfa et de 'Aïsha dans lequel l'Envoyé de Dieu a dit :

« Donne la permission d'entrer à Aflah, le frère d'Abû al-Qu'ays, c’est ton oncle. »

En effet, la femme d'Aflah avait allaité 'Âïsha .

Ibn 'Abbâs a été questionné sur le cas d'un homme qui a deux concubines : l'une allaite un garçon, l'autre, une fille ; est-il permis que le garçon épouse la fille ? Il répondit : « Non ! Car les deux femmes sont fécondées par un même homme. »

Tel est l'avis des quatre imams (Fondateurs des quatre écoles juridiques), d'al-Awzâ'î et d'ath-Thawrî ; quant aux Compagnons qui ont défendu cette opinion, on peut citer 'Alî et Ibn 'Abbâs .

Le laxisme en matière d'allaitement

Nombreux sont ceux qui font preuve de laxisme en matière d'allaitement, mettant leurs enfants en nourrice chez une ou plusieurs femmes sans se donner la peine de savoir qui sont les enfants et les sœurs de cette nourrice, ni les enfants et les soeurs de son mari, et appliquer les règles qui les concernent, comme la prohibition du mariage et les droits qui découlent de cette nouvelle parenté - en sachant que le Législateur suprême a fait de la parenté par le lait l'équivalent de la parenté par le sang. De la sorte, il est fréquent qu'un homme épouse sa sœur de lait, sa tante paternelle ou sa tante maternelle de lait, sans le savoir. (Voir là-dessus : Tafsîr al-Manar de Muhammad 'Abduh ; t. 4, p. 470.). Raison pour laquelle il convient d'être circonspect en ce domaine afin de ne pas tomber dans l'interdit. [...]

La raison de la prohibition du mariage entre parents par le lait

La raison de la prohibition du mariage entre parents par le lait est que Dieu , par miséricorde pour nous, a voulu élargir le cercle de la parenté en y joignant la parenté par le lait, faire que le corps du nourrisson se constitue à partir du lait de la nourrice et qu'il hérite d'une partie de sa nature et de ses moeurs, au même titre que les enfants qu'elle a enfantés.

http://www.sajidine.com/fiq/mariage/femme_interdit_permanent.htm

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