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le Coran

Dossier sur la sorcellerie

 
 
Djin
Il existe trois sortes de sorcellerie 
 
La sorcellerie, semble aussi vieille que l’humanité. On en trouve trace dans les civilisations les plus anciennes. Tous les prophètes envoyés par Allah à une nation se firent insulter de magiciens ou de possédés. Allah dit dans le saint Coran :[ Ainsi, aucun Messager n’est venu à leurs prédécesseurs sans qu’ils n’aient dit : « C’est un magicien ou un possédé » ! ][ S51, v52 ] 

La sorcellerie se divise en trois catégories : 

- Sorcellerie figurée. 

- Sorcellerie d’illusion ou encore de prestidigitation. 

- Sorcellerie réelle. 

La première catégorie se base sur des arcanes chimiques, sur la légèreté de la main et la capacité de tromper et de mentir sur les faibles d’esprit. Elle est connue à notre époque par le charlatanisme. Ceux qui pratiquent ce genre de magie n’ont pas, dans la majorité des cas, de lien direct avec les diables comme ceux qui pratiquent la magie réelle. Mais plutôt le savoir-faire et la connaissance des propriétés des matières chimiques, des arcanes, du caractère des gens et la manière de les influencer et de les tromper. 


Exemples de tours de Sorcellerie figurée : 


Souffler sur un bout de tissus et y mettre le feu 

Le charlatan se base encore une fois sur une matière chimique : le phosphore qui s’enflamme au contacte de l’air. Lorsqu’une personne consulte le charlatan pour une maladie quelconque, ce dernier passe un bout de tissu sur le corps comme s’il récupérait la sueur du malade, ensuite il le met dans une boite fermée dont les parois sont enduites de phosphore puis demande au patient de répéter quelques versets avec lui. Il ouvre rapidement la boite et demande au malade de souffler. Le chiffon s’enflamme directement. le charlatan lui fait croire alors qu’il était atteint de la maladie du feu et qu’elle vient de sortir de sa bouche. 


L’écriture avec l’ancre magique 

Cette ruse est basée sur une arcane chimique dans laquelle on utilise le jus de citron ou le jus d’oignon. Le charlatan s’en sert pour écrire sur du papier blanc se qu’il veut faire croire ou écrit le nom d’une maladie en particulier, ensuite il place la feuille sur la poitrine du malade et lui demande de fermer les yeux et de répéter avec lui quelques versets pour le tromper. Il prépare ensuite des braises et y met de l’encens puis passe la feuille au-dessus. Lorsque la feuille chauffe l’écriture apparaît. Il fait croire ainsi au client que les esprits connaissaient sa maladie et l’ont écrite. 

Dans la deuxième catégorie le magicien utilise deux choses importantes par lesquels il peut agir sur l’imagination de l’ensorcelé comme il veut, il lui fait voir ce qu’il veut, c’est deux choses sont : l’ensorcellement des yeux et l’épouvantement. 

Exemples: 

1- Le magicien rassemble les gens autour d’une vache ou d’une chamelle puis ensorcelle leurs yeux. Il stationne au niveau de la tête une fois puis au niveau de la partie postérieure une autre fois. Par l’influence de la magie, les gens croient qu’il rentre par la bouche et ressort par le derrière de l’animal. 

2- Ce que font les clowns comme mensonge et tromperie: faire rentrer un œuf par la bouche et le faire ressortir par l’œil, avaler une quantité de lames de rasoirs reliés par un fil ou mettre une femme dans une boite qu’on transperce par la suite de plusieurs épées sans que la femme ne soit atteinte. 

3- Certains escroqueurs remplissent des valises de feuilles blanches que l’ensorcelé croit être de l’argent ( à blanchir). Le magicien l’attire en lui disant : « je te donne cent mille contre dix mille » et l’ensorcelé se fait avoir. Après quelques heures l’influence de la magie disparaît les cent mille deviennent des feuilles blanches sans valeur. 

4- Le magicien influence la pensée de la personne qui se soumet à lui et lui donne tout son argent de plein gré. Lorsque le pouvoir de la magie disparaît, l’ensorcelé découvre qu’il a été envoûté et volé. 

Dans la troisième catégorie, le sorcier utilise des incantations, des talismans, des sorts sataniques et des nœuds qui ont une forte influence dans les cœurs, les corps et les esprits 

Exemples: 

1- On envoie au sorcier une chose appartenant à la personne que l’on désir ensorceler tel un morceau de ses vêtements, ses cheveux ou ses ongles. Si cela est impossible, le sorcier se contente du nom de sa mère pour pouvoir trouver un signe par lequel il relie le sort et l’ensorcelé. Le sorcier fait des nœuds contenant la trace de l’ensorcelé et lit ensuite ses formules sataniques par lesquelles il demande l’aide aux mauvais esprits. Ces satans qu’il adore et auxquels il obéit en dehors d’Allah, l’aident et lui mettent à disposition des mauvais esprits qui s’attachent au corps de la personne visée. Le Satan attaché à l’ensorcelé s’appelle “le serveur de la magie”. Il l’accompagne jusqu’à ce qu’il trouve l’occasion propice pour pénétrer dans son corps et ne le relâche plus jusqu’à ce que le sort soit annulé et les nœuds défaits. Les nœuds attachés aux feuilles contenant les formules sataniques sont mises dans un endroit proche ou lointains de l’ensorcelé. 

Aïcha la femme de Mohamed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a rapporté que ce dernier avait été ensorcelé au point qu’il s’imaginait avoir fait une chose qu’il n’avait pas faite. Or, un certain jour qu’il était chez moi (dit-elle), il invoqua Allah à plusieurs reprises, puis il me dit : « Oh Aïcha, sais-tu qu’Allah vient de me donner la décision que je lui avais demandée.- Et comment cela, ô envoyer d’Allah, demandais-je.- Deux hommes, me répondit-il, vinrent à moi ; l’un s’assit à mon chevet, l’autre à mes pieds. Puis l’un d’eux dit à son compagnon : « De quoi souffre cet homme ? - Il a été ensorcelé.- Qui l’a ensorcelé ? - Lebid ben El Asam, le juif des Benou Zoraïq. -Et sur quoi ? - Sur un peigne, une mèche de cheveux et l’enveloppe d’une spathe de palmier mâle.- Ou sont ces objets ? - 

Dans le puits de Dzou Arouan. » Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) accompagné d’un groupe de ses compagnons, se rendit au puits; il le vit entouré de palmiers. Revenant alors auprès de Aïcha, il dit : « Par Allah ! on aurait dit que son eau était une infusion de henné et que ses palmiers avaient des têtes de démon.- O envoyé d’Allah, demanda Aïcha, as-tu retiré ces objets ?- Non, répondit-il, parce qu’Allah m’avait soulagé et guéri et que j’ai craint de provoquer par-là une animosité contre les fidèles. » Ensuite il donna l’ordre de combler le puits. [Rapporté par Al Bokhari] 


Verdict de l’islam concernant la sorcellerie et la peine du sorcier 


Le jugement de la magie se scinde en deux parties 
La sorcellerie réelle et la sorcellerie illusionniste 

Ces deux sortes de magie ne sont réalisées qu’avec l’aide des chayatines (satans) et leur adoration par les actes et les paroles, que ce soit directement ou indirectement. Ces deux sortes de magie ne sont que mécréance et association à Allah -le Très Haut-. Il n’est pas permis au musulman de les apprendre ni de les enseigner. 

Allah -le Très Haut- dit : [Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. 

Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ ce pouvoir ] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! (102)][ Al-Baqarah (2)] 

[ Jette ce qu'il y a dans ta main droite; cela dévorera ce qu'ils ont fabriqué. Ce qu'ils ont fabriqué n'est qu'une ruse de magicien; et le magicien ne réussit pas, où qu'il soit ». (69)][ Ta-Ha (20)] 

Personne ne peut soumettre ni posséder les djinns après l’invocation de Salomon (paix et bénédiction d’Allah sur lui) [ Il dit : « Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d’un royaume tel que nul après moi n’aura de pareil. C’est Toi le grand Dispensateur. »(35) ][ Sad (38)] 


Quel est donc le secret de la relation qu’ont les magiciens avec les satans ? Les satans mécréants parmi les djinns choisissent la mécréance, l’association et les interdits ; Ibliss et son armée parmi les satans désirent et cherchent le mal [ Il dit encore : « Vois-Tu ? Celui que Tu as honoré au-dessus de moi, si Tu me donnais du répit jusqu’au jour de la Résurrection, j’éprouverai, certes, sa descendance, excepté un petit nombre [parmi eux] ». (62)][ Al-Isra (17)]. Lorsque l’âme ou l’humeur de l’être humain se pervertissent, ce dernier désire tout ce qui nuit et y éprouve un énorme délice. Lorsqu’il s’approche des satans par ce qu’ils désirent comme mécréance et association, l’homme doit leur remettre des “pots-de-vin” en échange de leur service: La relation est donc basée sur la mécréance. 

Les satans ne répondent aux sorciers que lorsque ces derniers mécroient en Allah. La mécréance prend différentes formes selon les désirs des satans : L’écriture des versets coraniques avec l’urine ou le sang des menstrues ; jeter ou enterrer le coran dans les poubelles ou les toilettes après l’avoir déchiré ; consacrer aux diables certaines prières comme la prière de Fajr ou celle de l’Asr. 


Cette mécréance est le prix de l’apprentissage de cette magie. 

La peine légale « Hadd » de celui qui pratique la magie est la condamnation à mort. Le sorcier qui commet dans sa magie un acte qui fait sortir de l’Islam sera tué car il s’est détourné de la religion. Si sa magie a causé la mort de quelqu’un, on le tuera par loi du talion. Toutefois, il y a divergence au sujet de la peine légale de celui qui ne pratique pas dans sa magie quelque chose qui le fait sortir de l’Islam et qui n’a point tué. 

L’avis le plus correct est qu’il soit tué en raison de son apostasie: tel est l’avis d’Abou Anifa, l’Imam Malick et l’Imam Ahmad ( qu’Allah leur fasse miséricorde ) car il est devenu mécréant à cause de sa magie ; la preuve : [Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone ; mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant » ; ils apprennent auprès d’eux ce qui sème la désunion entre l’homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’avec la permission d’Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. 

Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ ce pouvoir ] n’aura aucune part dans l’au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes ! Si seulement ils savaient ! (102) ][ Al-Baqarah (2)] 

Dans le sahih d’Al-Bokhari : Bajala Ben Abda a dit : « Omar Ben Al-Khattab (qu’Allah l’agrée) a écrit : Tuez tout magicien et toute magicienne ; nous en avons tué trois. » 

Selon l’Imam Malick dans Al-Mouwatta, il a été certifié que Hafsa la mère des croyants (qu’Allah l’agrée) avait ordonné de tuer une esclave qui lui appartenait pour l’avoir ensorcelé ; elle fut exécutée alors. 


La magie figurée

Comme il a été démontré auparavant ce genre de magie est une sorte de tromperie qui se base sur l’habilité et la légèreté de la main. Il n’atteint pas le degrés de mécréance, donc dans ce cas, le sorcier peut ne pas être tué mais seulement punis. 


Consulter les sorciers et les devins 

La consultation des sorciers et des devins est devenue monnaie courante de nos jours, en effet de nombreux musulmans veulent causer du mal et tenter leurs frères dans l’islam. Faire du mal et affecter un musulman est un péché énorme. Allah -le Très Haut- dit : [ Et ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident. (58)][ Al-Ahzab (33)] [ Ceux qui font subir des épreuves aux croyants et aux croyantes, puis ne se repente pas, auront le châtiment de l’enfer et le supplice du feu.(10)][ Al-Buruj (85)] 

Abou Mass’oud a dit : « Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a déclaré illicite le prix du chien, la dot de la femme adultère et les honoraires des magiciens. »[Rapporté par Al Bokhari] 

Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) a rapporté que l’envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « le musulman est le frère du musulman: il ne doit ni le trahir, ni le mentir ni tarder à le secourir. La personne du musulman est sacrée pour tout musulman comme ils le sont : son bonheur, ses biens et son sang. La piété se trouve là (et il montra le cœur). Il suffit à un homme de commettre un acte de mal envers son frère en le méprisant » [Rapporté par Al-Tirmidhi] 

Le pire, c’est que le mal ne se restreint pas aux frères dans l’islam mais affecte les proches parents. On trouve alors des mères qui ensorcellent leurs fils pour qu’ils ne se détournent pas d’elles en faveur de leurs épouses ou des femmes qui ensorcellent leurs maris pour qu’ils ne les quittent pas. Tout cela est une ignorance de leur part et un embellissement de leur acte par satan. Ils ignorent que la magie a des conséquences douloureuses hormis celles qu’ils désirent comme par exemple des maux de tête qui ne peuvent pas être calmés même si l’on prend les plus fort antalgiques, des douleurs dorsales et d’articulation, l’insomnie, des dépressions ou des maux de ventre si le sort était mis dans la boisson ou la nourriture… 

On rapporte que Aïcha (qu’Allah l’agrée) a dit : « Certaines personnes ayant interrogé l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) au sujet des devins en obtinrent la réponse suivante : « Leurs paroles n’ont aucune valeur.- Mais, ô l’Envoyé d’Allah, répliquèrent-ils, il arrive par moments qu’ils nous rapportent des choses qui se vérifient.- Ces paroles vérifiées, repartit l’Envoyé d’Allah (paix et bénédiction d’Allah sur lui) ils les tiennent par surprise des génies qui les jettent dans l’oreille de son maître (le devin) et ceux-ci les mélangent avec cent discours mensongers. » [Rapporté par Al Bokhari] 

Le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui consulte un devin au sujet de quelque chose et le croit, ses prières ne seront pas acceptées pendant quarante jours.» [Rapporté par Moslim] 

Selon Abou Horaira (qu’Allah l’agrée) le prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) a dit : « Celui qui consulte un devin ou un sorcier et le croit, il a mécru en ce qui a été descendu sur Mohammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) [Rapporté par Ahmad] 


Deux sortes de personnes consultent les sorciers et les devins 

Ceux qui les consultent en sachant que leur but ne peut être réalisé qu’avec l’aide des chayatines (satans) et le rapprochement vers eux en mécroyant en Allah. S’ils acceptent cela et appliquent ce qu’on leur demande, nul doute qu’ils ont mécru car on peut leur ordonner de participer à la mécréance et à l’association en égorgeant pour satan. 

Ceux qui les consultent en ignorant leur manière de faire et que l’association et la mécréance sont derrière tout cela. Ceux-là, tombent dans deux dangers 

a- Ils ne sont pas à l’abri de la ruse du sorcier lui-même. 

b- Ils rentrent dans le cadre du hadith cité auparavant.
 
 
La sorcellerie dans l'islam, le Christianisme et le Judaisme
 
 
Dans l'ancien testament, l'on faisait déjà référence à la sorcellerie. Elle est qualifiée de pratique abominable. De ce fait, les praticiens sont soumis à des condamnations strictes et fermes. Augure, devin, astrologue, enchanteur et magicien rentrent tous dans cette catégorie. Les personnes qui en font partie sont susceptibles de subir une mort par lapidation. En Europe, les croyances païennes caractérisent les sorcières comme de simples femmes de chamans qui subissent le revers de la propagande chrétienne les qualifiant d'êtres malveillants. La pratique de la magie était déjà connue par les Européens bien avant l'arrivée duchristianisme. La magie faisait alors partie de la vie quotidienne. Avec l'arrivée des clergés, la population pensait apprendre une autre forme de magie et ne s'attendait pas du tout à une toute nouvelle réforme. C'est peut être pour cela que la chrétienté intègre les pratiques ancestrales en reprenant l'emploi de talismans et d'amulettes ainsi que les figurines des Saints et du Christdans les lieux de culte. En général, la sorcellerie désigne les pratiques qui visent à influencer les énergies d'un lieu, d'une personne ou d'un objet.

 
Les néo-païens associent la sorcellerie à une forme de projection chrétienne. Et pour cause, bien avant le monothéisme, des traditions religieuses et de magie blanche avaient déjà pour objectif de contrer les praticiens de la sorcellerie classée comme étant de la magie noire. Des anciennes écritures en provenance de Babylone et d'Égypte prouvent cette affirmation. Le fait que le praticien a le pouvoir d'agir sur l'esprit provoque de la malchance, des maladies inexplicables voire une mort brutale.

 
Face à ces effets négatifs, une autre forme de magie visant à rompre la malédiction voit le jour. Celle-ci a la capacité de briser l'enchantement et le sortilège. Ces idées reçues expliquent peut être la raison pour laquelle l'on considère bon nombre de pratiques magiques comme des actes de sorcellerie. Parmi les pratiques les plus connues, l'on peut citer la confection de poupées en cire, en argile ou en chiffon qui représente une personne réelle sur laquelle l'on désire jeter des sorts. Pour cela, toutes les actions que l'on inflige à la poupée se transmet directement à la personne que l'on souhaite atteindre. C'est ce que l'on a l'habitude d'appeler « la poupée vaudou ». L'on peut également évoquer la nécromancie. Il s'agit d'une pratique qui permet d'entrevoir l'avenir grâce à l'intervention d'un mort. D'après de nombreuses croyances, les pouvoirs que les sorcières et les sorciers détiennent leur ont été procurés après qu'ils aient signé des pactes avec le diable. Ils lui offrent leurs âmes et en contrepartie, celui-ci leur donne des pouvoirs surhumains. Pour les chercheurs, il s'agit d'une explication simpliste pour expliquer leurs pouvoirs surnaturels tels que tourmenter les esprits ou voler dans les airs.
sorcellerie

 
Mais c'est en Afrique que la pratique de la sorcellerie connaît une plus grande importance. Elle fait partie de nombreuses traditions et les cultes magiques entrent dans les us et coutumes. Le Vaudou, le Candomblé, l'Obeah et la Santeria sont originaires de ce continent. Les praticiens sont classés en deux catégories. D'un côté, l'on retrouve le « inyanga » qui veut dire guérisseur. Son travail consiste à recourir à une autre forme de magie pour soigner des maux causés par la sorcellerie. Il fournit des gris-gris censés conjurer le mauvais sort et libérer sa clientèle du joug du mal. Et d'un autre côté, l'on rencontre le « thakatha » qui pratique des actions malveillantes pour détruire autrui. Parfois, l'on retrouve une troisième entité baptisée « sangoma ». Il correspond à un devin qui se dit avoir le don de voir en l'avenir. Il prédit le futur, détecte les maladies et arrive même à identifier le responsable du mal ou l'identité du sorcier. Selon plusieurs sources, la différence entre les autres formes de magie et la sorcellerie réside dans le but de la pratique, la dernière étant toujours qualifiée de vecteur des forces du mal.

 

Les symptomes de la sorcellerie, de la possession, et du mauvais oeil 

La magie de la désunion

Allâh (تعالى) a dit : {Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Solayman. Alors que Solayman n'a jamais été mécréant mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Harout et Marout, à Babylone; mais ceux-ci n'enseignaient rien à personne, qu'ils n'aient dit d'abord : "Nous ne sommes rien qu'une tentation : ne soit pas mécréant"; ils apprennent auprès d'eux ce qui sème la désunion entre l'homme et son épouse.} (2/102)

Selon Jabir (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Iblis place son trône sur la mer. Puis il envoie ses armées à travers le monde. Celui de ses agents qui est le plus proche de lui est celui qui provoque la plus grande corruption. L'un d'eux vient et dit : "J'ai fait cela et cela".
Iblis lui répond : "Tu n'as rien fait".
Puis un autre arrive et rapporte : "Je ne l'ai pas quitter (l'homme) avant que de l'avoir fait divorcer de son épouse".
Iblis lui répond alors : "Oui, toi ! (tu as bien agi)""
. (Ahmad)

La magie de la désunion a pour but de séparer deux personnes ou de semer la haine entre deux amis ou proches.

Ses symptômes

- Un bouleversement du comportement et des sentiments de façon brusque. On passe d'un amour profond à une haine viscérale.

- Quand il est loin de chez lui, il éprouve une forte envie de retrouver sa famille, mais quand il rentre, il la haït

- Le soupçon non fondé quant aux agissements de l'autre.

- Le refus des excuses.

- Le fait d'aggraver les raisons d'un désaccord même si elles sont minimes.

- Dégoût des actes de l'autre, haine de tout ce que l'autre peut faire.

La magie de la passion

Cette magie n'a d'autre but que de se faire aimer ardemment par une personne déterminée ou bien afin qu'elle lui obéisse aveuglément.

Ses symptômes

- L'engouement et l'amour violent.

- Un désir ardent de faire l'amour plusieurs fois avec la personne en question.

- L'impatience.

- L'incapacité de s'éloigner d'elle.

- L'Obéissance complète. L'homme se soumet aveuglément à ses ordres.

Ses effets secondaires

- L'époux peut tomber malade du fait de cette magie.

- Parfois, la magie se renverse. L'époux éprouve du dégoût vis à vis de sa femme. Cela relève de l'ignorance du sorcier.

- Quelques fois, l'épouse emploie une sorcellerie double, de sorte qu'il déteste toutes les femmes hormis elle. Dans ce cas, l'époux va détester sa mère, ses soeurs, ainsi que toutes les femmes proches de lui.

- Cette double sorcellerie peut elle aussi se renverser. Dans ce cas, l'homme va détester toutes les femmes même la sienne.

La magie pour empêcher le mariage

Le sorcier demande un objet appartenant à cette fille ainsi que le prénom de sa mère. Et il charge un djinn ou plusieurs djinns de l'exécution de cette sorcellerie. Le djinn en question va à la rencontre de la fille que l'on veut envoûter et reste tout près d'elle jusqu'à ce qu'il trouve une faille pour entrer dans son corps. Lorsque le djinn a réussi à pénétrer dans le corps de la femme, il la met dans état de dérangement et de gêne à chaque fois qu'un homme demande sa main. Du fait de cette magie, la femme peut présenter des migraines et des céphalées.

Ses symptômes

- Migraine d'un moment à l'autre.

- Un resserrement au niveau du coeur qui devient de plus en plus fort à partir du coucher du soleil jusqu'à la moitié de la nuit.

- Le fiancé prend un aspect laid et repoussant.

- La distraction mentale, impossibilité de suivre une discussion.

- Angoisse et insomnie.

- Malaise et agitation de l'esprit.

- Sommeil agité.

- Maux d'estomac fréquents.

- Maux au niveau de l'épine dorsale.

Le nouage

C'est la défaillance de l'homme, qui bien que valide physiquement, ne peut avoir de rapports sexuels avec sa femme. C'est pour cela que l'on dit qu'il est "noué".

L'érection est causée par un flux sanguin dans les corps spongieux et caverneux de la verge. Lorsque l'homme veut avoir un rapport avec sa femme, le djinn associé à cette magie empêche ce flux sanguin si bien que le sang se retire rapidement de la verge qui se détend et devient sans vigueur.

On peut distinguer également de nouements chez la femme qui sont :

Le nouement de l'empêchement

La femme essaie d'empêcher son mari de faire l'amour avec elle en collant ses jambes l'une contre l'autre de sorte qu'il ne puisse pas accomplir l'acte sexuel.

Le nouement de l'apathie

Lorsque l'époux à l'intention d'entrer en relation sexuelle avec elle, le djinn la rend insensible à la séduction. Elle est totalement indifférente et insensible. Dans ce cas, étant donné que le plaisir est inexistant, les glandes femelles ne déversent pas les substances qui doivent normalement assouplir et humidifier les parties génitales de la femme. Par conséquent, l'orgasme n'est pas atteint et le rapport est rompu.

Le nouement de l'hémorragie

Ce nouement est une menstruation excessive causée par un djinn dans le cas où l'époux a l'intention d'accomplir l'acte sexuel.

Le nouement de l'obstruction

Quand l'époux veut faire l'amour avec sa femme, il se trouve devant un barrage insurmontable de la chair, par conséquent, l'acte conjugal est rompu.

Le nouement de l'enfoncement de l'hymen

L'homme épouse une jeune fille vierge et lorsqu'il veut consommer le mariage, il la trouve pas vierge jusqu'à ce qu'il se mette à douter de ses agissements. Ceci a pour but de rompre le mariage. Mais lorsque l'on traite la jeune fille et que l'on rompt la magie, l'hymen reprend sa place naturelle.

La stérilité non organique

Dans le cas de la femme, un djinn s'établit dans l'utérus pour empêcher la fécondation, ou bien après la grossesse, le djinn provoque un écoulement de sang ce qui conduit à l'avortement causé par exemple à un accouchement prématuré.

Ses symptômes

- Une succession de fausse couche

- Un resserrement au niveau du coeur de la tombée de la nuit jusqu'à sa moitié

- La distraction mentale

- Des douleurs au niveau du dos

- Les insomnies

- Les cauchemars.

La magie de l'imagination

Allâh (تعالى) a dit : {Ils dirent : "Ô Moïse, ou bien tu jetteras (le premier), ou bien nous serons les premiers à jeter". "Jetez" dit-il. Puis lorsqu'ils eurent jeté, ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie.} (7/115-116)

et : {Il dit : "Jetez plutôt". Et voilà que leurs cordes et leurs bâtons lui parurent ramper par l'effet de leur magie.} (20/66)

Ses symptômes

- Voir quelque chose d'immobile bouger devant nos yeux

- Voir ce qui est petit de façon immense et ce qui est grand de façon minuscule.

La magie de la folie

Ses symptômes

- La distraction, l'ébahissement et l'oubli excessif

- Le bouleversement du discours

- Avoir le regard hagard, fixité du regard

- L'impossibilité de garder une place fixe ou de rester dans un lieu trop longtemps

- L'impossibilité d'achever un travail donné

- Dans un état excessif, le malade erre ça et là, à l'aventure sans but. Il peut même se coucher dans des lieux déserts.

La magie de l'indolence

Ses symptômes

- L'amour de la solitude

- L'isolement complet

- Le silence continuel

- La distraction mentale

- L'insociabilité

- Mal à la tête perpétuel

- Lenteur et langueur continuelles

La magie de la maladie

Ses symptômes

- Douleur perpétuelle à l'un des membres du corps

- Crises d'épilepsie

- Paralysie d'un membre

- Paralysie totale

- Inaction d'un des 5 sens

Ces symptômes ne peuvent être dus qu'à une maladie organique. On distinguera entre les deux en faisant la roqiya au malade. S'il est pris de maux de tête et qu'il a le corps engourdi alors dans ce cas il est envoûté. Dans le cas contraire, il doit consulter un médecin.

La possession par un djinn

Il existe differents stade de possession

L'obsession

Ce cas n'est pas vraiment une possession mais le démon fait une pression sur les pensées de la personne par des pensées obsédantes et dont il ne peut les chasser de don cerveau ce qui fait qu'il se trouvera torturer moralement par ces pensées parasites qui avec le temps fera qu'il deviendra une personne nerveuse et instable qui s'énerve très facilement à cause de ces idées stressantes de meme qu'ils rendront cette personne très malheureuse.

La possession sur le cerveau

Dans ce genre de cas le djinn peut parler par la bouche du malade, le malade sent des sensations bizarre comme le fait de se dire que fait-il dans ce monde et il se sent étrange à lui-meme vivant dans un monde irréel comme s'il ne possède pas une volonté.

La possession d'une partie du corps

Ce genre de possession se manifeste par des douleurs dans une partie du corps et qui ne dure pas toute la journée les symptomes de cette possession se fait par des douleurs au dos, des céphalées, un bourdonnement dans la tete. Pendant la roqya dans ce genre de possession, soit le djinn parle de la bouche du malade, soit le malade sent cette douleur se déplacer dans son corps.

La possession de tout le corps

Dans ce cas de possession le malade se trouve dans un genre de coma profond du fait que le djinn à pris possession de tout le corps.

La possession indirecte

Le malade ressent des douleurs dans son corps mais lorsque il ferme les yeux ou lorsque il est endormi il voit une créature devant ses yeux. Ce genre de possession dans la plupart des cas à une relation avec un sortilège.

La possession partielle

Le malade se trouve parfois très bien mais des fois il ressent une force pénetrait dans son corps et qui fait qu'il change brusquement de caractère et devient irritable. Lorsque cette force le quitte il redevient normal.

Les symptomes d'une possession sont très variés :

Ses symptômes durant le sommeil

Ses symptômes à l'état de veille

  •  

    Angoisse et insomnie

    Les cauchemars très frequents

    La vision d'animaux dans les rêves tels que des serpents, des chiens noirs…

    Pousser des cris, rire ou pleurer

    Se lever durant la nuit et marcher tout en étant endormi

    Se voir tomber d'un lieu élevé durant son sommeil

    Se voir dans un cimetière, un endroit sale telle qu'une décharge publique

    Faire des rêves érotiques trop fréquemment (c'est le cas du djinn amoureux)

    Voir des gens ayant une apparence bizarre dans ses rêves

    Voir toujours une même personne ou un même animal dans un rêve

    Se voir parmi des morts durant ses rêves

    Les maux de tête fréquents, migraine

    Le fait de se détourner et de répugner fortement à l'écoute du Coran et de l'appel à la prière

    L'évanouissement, l'entrée dans une crise ou le fait de tomber quand on récite (du Coran) sur l'intéressé;

    Le fait que le démon qui possède l'intéressé parle quand on récite sur lui

    La distraction mentale, le malade est tout le temps absent

    L'indolence et la paresse, le malade n'a envie de rien faire, il se laisse aller

    Une douleur persistante dans un membre ou dans tout le corps

    Le malade parle seul ou ne parle pas du tout

    Pensées obsessionnelles

    Avoir la poitrine serrée à partir de la tombée de la nuit

    Troubles de la vision (flashs, filets grisâtres, visions étranges..)

    Les signes de la manifestation du djinn pendant la lecture du Coran

    - Le malade ferme les yeux ou se met à cligner des yeux très rapidement ou pose ses mains sur ses yeux.

    - Une violente convulsion dans le corps ou une légère sur les extrémités du corps.

    - Le djinn pousse des cris ou vocifère

    - Le djinn se présente en prononçant son nom.

    - Un violent sursaut du malade.

    Tu peux parfois croire que le djinn est sorti alors qu'il se trouve encore à l'intérieur du malade. Pour t'en rendre compte, pose ta main sur les genoux et sur la tête du malade. Si tu sens de légers tressaillements anormaux c'est qu'il est encore présent.

Les differences entre la possession par un djinn et l'ensorcellement

- Dans le cas de possession, le djinn va parler rapidement contrairement a la sorcellerie ou il ne parlera pas.

Et pour la sorcellerie uniquement :

- le malade se met à pleurer alors qu'il est saint d'esprit. Lorsque tu lui demandes pourquoi il pleure, il te répond que c'est malgré lui.

- Le malade vomit un caillot de couleur jaune ou noire. Il s'agit d'une sorcellerie bue ou mangée.

- Le malade ressent des brûlures au niveau du ventre.

Ce qui annule l'Islam: La sorcellerie 7/9 par abell95

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Le Coran et la météorologie: il y a quatorze siècles!

 

 Ce que dit le Coran au sujet des nuages:

L'étude des divers types de nuages a permis aux scientifiques de réaliser que la formation et l'aspect des nuages de pluie sont régis selon des systèmes bien précis et suivent certaines étapes qui varient selon les types de vents et de nuages.        

Un des types de nuages de pluie est le cumulo-nimbus.  Les météorologues ont étudié la formation des cumulo-nimbus et la façon dont ils produisent la pluie, la grêle et les éclairs.            

Ils ont découvert que les cumulo-nimbus passent à travers les différentes étapes suivantes pour produire de la pluie: 

1)  Les nuages sont poussés par le vent: Les cumulo-nimbus commencent à se former lorsque le vent pousse des fragments de nuages (cumulus) vers une aire où ces nuages convergent (voir illustrations 17 et 18).    

Illustration 17 (Cliquez ici pour agrandir)

Illustration 17: Photo satellite montrant les nuages se déplaçant vers les aires de convergence B, C, et D.  Les flèches indiquent les directions du vent. (The Use of Satellite Pictures in Weather Analysis and Forecasting [L'utilisation des images satellites dans l'analyse et les prévisions météorologiques], Anderson et al., p. 188.)  (Cliquez sur l'image pour l'agrandir.)

Illustration 18 (Cliquez ici pour agrandir)

Illustration 18: Petits fragments de nuages (cumulus) se dirigeant vers une zone de convergence près de l'horizon, où l'on aperçoit un gros cumulo-nimbus. (Clouds and Storms [Les nuages et les tempêtes], Ludlam, cliché 7.4.)  (Cliquez sur l'image pour l'agrandir.) 

2)  Les nuages se rassemblent: Ensuite les fragments de nuages se rassemblent pour former un nuage plus gros1 (voir illustrations 18 et 19).     

Illustration 19 (Cliquez ici pour agrandir)

Illustration 19: (A) Fragments de nuages isolés (cumulus).  (B) Lorsque les fragments de nuages de rassemblent, les courants d'air ascendants augmentent à l'intérieur du gros nuage nouvellement formé; le nuage se développe alors en hauteur.  Les gouttes d'eau sont indiquées par les ·. (The Atmosphere [L'atmosphère], Anthes et al., p. 269.)  (Cliquez sur l'image pour l'agrandir.)   

3)  Le nuage se développe en hauteur:  Lorsque les petits nuages se rassemblent, les courants d'air ascendants augmentent à l'intérieur du gros nuage nouvellement formé.  Les courants d'air ascendants qui sont situés près du centre du nuage sont plus forts que ceux situés près des bords.2Ces courants d'air ascendants provoquent le développement en hauteur du nuage, formant une structure en forme d'enclume (voir illustrations 19 (B), 20, et 21).  Ce développement en hauteur fait en sorte que le nuage s'étend jusqu'à des régions plus froides de l'atmosphère, et c'est là que des gouttes d'eau et des grêlons se forment et augmentent de volume.  Lorsque ces gouttes d'eau et ces grêlons deviennent trop lourds pour être soutenus par les courants d'air ascendants, ils commencent à tomber du nuage sous forme de pluie et de grêle.3    

Illustration 20: Un cumulo-nimbus.  Après que le nuage se soit développé en hauteur, formant une structure en forme d'enclume, de la pluie s'en échappe. (Weather and Climate [Conditions atmosphériques et climats], Bodin, p.123.) 

Illustration 20

Illustration 21

Illustration 21: Un cumulo-nimbus. (A Colour Guide to Clouds [Guide illustré des nuages], Scorer et Wexler, p. 23.) 

Dieu a dit, dans le Coran: 

N'as-tu pas vu que Dieu pousse les nuages?  Ensuite Il les réunit et Il en fait un amas, et tu vois la pluie sortir de son sein. (Coran, 24:43)

Ce n'est que récemment que les météorologues ont découvert ces détails sur la formation, la structure et la fonction des nuages, en utilisant des équipements de pointe tels que des avions, des satellites, des ordinateurs, des ballons d'essai, etc. pour étudier les directions du vent, mesurer l'humidité et ses variations, et pour déterminer les niveaux et les variations de la pression atmosphérique.4                   

Le verset précédent, après avoir mentionné les nuages et la pluie, parle de la grêle et des éclairs: 

 ...Et Il fait descendre, du ciel, de la grêle provenant de nuages comparables à des montagnes.  Il en frappe qui Il veut et l'écarte de qui Il veut.  Peu s'en faut que l'éclat de son éclair ne ravisse la vue. (Coran, 24:43)

Les météorologues ont découvert que ces cumulo-nimbus, desquels tombe la grêle, atteignent une hauteur variant entre 25 000 et 30 000 pieds (7600 à 9100 mètres) , ou 4.7 à 5.7 milles (7,5 à 9,2 kilomètres),5 une hauteur rappelant celle des montagnes, comme le dit le Coran: "...Et Il fait descendre, du ciel, de la grêle provenant de nuages comparables à des montagnes."(voir illustration 21 ci-haut).          

Ce verset peut nous amener à nous poser la question suivante: pourquoi est-il dit, dans ce verset, "son éclair" en parlant de la grêle?  Cela signifie-t-il que la grêle est la cause principale de la formation de l'éclair?  Voici ce que le livreMeteorology Today (La météorologie d'aujourd'hui) dit à ce sujet.  Il dit qu'un nuage devient électrifié lorsque les grains de grêle traversent une partie du nuage où circulent des gouttelettes très froides et descristaux de glace.  Lorsque les gouttelettes heurtent les grains de grêle, elles gèlent à leur contact et libèrent en même temps de la chaleur latente.  Cela fait en sorte que la surface des grains de grêle reste plus chaude que celle des cristaux de glace environnants.  Lorsque les grains de grêle entrent en contact avec les cristaux de glace, un phénomène important se produit: des électrons circulent de l'objet le plus chaud à l'objet le plus froid.  C'est alors que les grains de grêle deviennent négativement chargés.  La même chose se produit lorsque des gouttelettes très froides entrent en contact avec des grains de grêle et que de minuscules éclats de glace chargés positivement se détachent.  Ces particules positivement chargées, qui sont plus légères, sont alors transportées dans la partie supérieure du nuage par les courants d'air ascendants.  La grêle, qui est restée avec une charge négative, descend dans la partie inférieure du nuage; cette partie devient donc négativement chargée.  Ces charges négatives sont alors déchargées sous forme d'éclairs.6 Nous pouvons conclure de cette explication que la grêle est la cause principale de la formation de l'éclair. 

Ces informations sur la formation des éclairs n'ont été découvertes que récemment.  Jusqu'en l'an 1600, les idées d'Aristote sur la météorologie étaient dominantes.  Il croyait, par exemple,  que l'atmosphère contenait deux sortes d'émanations, l'une humide, l'autre sèche.  Il affirmait également que le tonnerre était le bruit de la collision entre l'émanation sèche et les nuages environnants, et que l'éclair était l'inflammation de l'émanation sèche à l'aide d'un faible feu de forme amincie.7 Ce sont là quelques idées sur la météorologie qui étaient dominantes à l'époque de la révélation du Coran, il y a quatorze siècles. 
 

Guide de l'islam
 
 

e6un7

 

Le Coran: sur la transformation des Juifs en singes et en porcs

Dans le verset 2:65 du coran, Allah dit que parce que les Juifs ont rompu le Sabbat, Il les a transformés en singes et en porcs. De nombreux islamistes vivant en Occident tentent souvent d’atténuer cette insulte extrême en disant que cette transformation n’est que figurative et ne doit pas être prise au sérieux.

 

 

« Ils ont commencé à utiliser des moyens mensongers pour éviter d’honorer le Sabbat en plaçant des filets, des cordes et des plans d’eau artificiels pour pêcher avant le Sabbat. Lorsque le poisson est venu en abondance le samedi comme d’habitude, ils ont été pris dans les cordes et les filets pour le reste du samedi. Au cours de la nuit, les Juifs ont recueilli les poissons après que le Sabbat eût pris fin. Quand ils ont fait cela, Allah les a changé d’humains en singes, les animaux ayant la forme la plus proche de l’homme ; les jeunes se sont transformés en singes hurlant avec des queues tandis que les gens plus âgés ont été transformés en porcs. Ils ont vécu sur terre seulement pour trois jours. Ils n’ont pas mangé ni bu ni procréé ».

 

Ibn Abbas écrit que cela s’est passé pendant le temps du prophète David.

 

Voici ce que Maulana Maududi (commentaire n° 2/83) écrit sur les Juifs:

 

« Tant les mots que la manière dont cet incident est relaté dans le Coran semblent suggérer que ce qui s’est passé a été une transformation physique de certaines personnes en singes plutôt qu’une simple métamorphose morale. Ce qui semble plausible pour moi, c’est que si leurs esprits ont été autorisés à rester intacts, leurs corps ont été modifiés en corps de singes ».

 

Maududi a des mots plus sévères pour les Juifs dans ses commentaires sur le verset 5:60 dans lequel Allah dit qu’il a transformé certains mécréants en singes et en porcs. Il écrit :

 

« Cela fait allusion aux Juifs dont l’histoire montre qu’ils ont fait l’objet, encore et encore, de la colère et du courroux d’Allah. Quand ils ont profané la loi du sabbat, les visages de beaucoup d’entre eux ont été déformés, et ensuite leur dégénérescence a atteint un seuil si bas qu’ils se sont mis à adorer Satan tout à fait ouvertement. Le but de dire tout cela est d’attirer l’attention sur leur audace criminelle alors qu’ils avaient sombré au niveau le plus bas du mal, de la transgression et de la décadence morale. Ils se sont opposés vigoureusement à tous ceux qui, grâce à leur foi, vivaient véritablement une vie pieuse et juste ».

 

Les versets 5:78, 7:166 et 5:27 du Coran répètent le même thème expliqué ci-dessus.

 

En ce qui concerne le verset 5:27, Ibn Kathir écrit que les Juifs et leurs semblables sont les frères des singes et des porcs.

 

http://pointdebasculecanada.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=822&catid=7&Itemid=102

 

  • e6un7

Le Coran:adéquation entre l’univers, l’eau et la vie

 L’eau est un liquide si familier pour l’homme, qu’il oublie si souvent qu’il en est très dépendant. Thalès pensait que l’eau était à l’origine de toute chose et Bentley la considérait comme « le sang vital de la Terre » [1]. Avant de rechercher toute trace de vie sur cet univers, il est nécessaire de savoir si eau il y a, et de préférence liquide :

image 155 x 122 (JPEG) « Dans un solide cristallin, où les atomes sont rangés en série régulière, comme dans un solide vitreux, où ils sont répartis de façon désordonnée dans l’espace, les atomes se trouvent en contact rigide les uns et avec les autres, ce qui ne laisse guère de possibilités à la réalisation de processus moléculaires dynamiques caractérisant la vie. Quant aux gaz, où les atomes consécutifs ont toute liberté de mouvement, ce type de matière est beaucoup trop volatil et instable pour fournir une matrice chimique à la vie. » [2]

Cette matrice chimique doit aussi être l’unique genre adapté à la vie biologique, pour pouvoir démontrer d’une manière scientifique que la théorie du hasard n’est pas sensée. Bien que persuadés, les biologistes défenseurs de la théorie du dessein, manquaient trop souvent de preuves à l’appui et les propos de Paley montrent bien dans quel type de difficulté se débattait la théologie naturelle de l’époque :

 « Nous savons bien que l’eau peut bouillir [...] geler [...] s’évaporer [...], sans savoir pour autant ce qu’est l’eau » [3]

Mais au fur et à mesure que le temps passait et par le principe d’accumulation des sciences, l’argumentation devînt de plus en plus convaincante. Avec Whewell, directeur du collège de la Trinité, le traité Bridgewater écrit en 1832, constitua une progression notable dans le domaine de la biochimie. Il présente dix-neuf phénomènes terrestres, dont la plupart sont liées au caractère adéquat de l’eau à la vie.

La chaleur latente

 Parmi les découvertes remarquables qu’il développa, fut celle de l’étude de la chaleur latente de l’eau. Elle apparaît fortement élevée : pour faire fondre 1 gramme de glace, il faut autant d’énergie que pour faire passer 1 gramme d’eau de 0°C à 80°C. En étudiant ce que cela pouvait avoir comme conséquence sur l’environnement, il conclut que celle-ci est « heureusement » haute, sinon :

 « les lacs et les rivières ne seraient plus que des phénomènes épisodiques, apparaissant pour de courtes périodes et s’évaporant presque instantanément, avant de bientôt renaître »

 image 132 x 180 (JPEG) Au début du vingtième siècle, Lawrence Henderson, ancien professeur d’Harvard, écrira en 1913 une thèse des plus remarquables sur le caractère adéquat de l’eau. The Fitness of environment, « L’adéquation de l’environnement » est restée d’ailleurs d’actualité. Avec une richesse sur les plans comparatifs et quantitatifs, il arrive à démontrer avec plus de force que l’eau est le seul constituant à prétendre servir de matrice à la matière vivante. Il affirme que :

« Par ses caractéristiques fondamentales, l’eau (c’est-à-dire les divers composés chimiques et processus physico-chimiques qui composent les êtres vivants, ainsi que les traits chimiques et physiques de l’hydrosphère) représente le havre le plus adéquat que l’on puisse imaginer pour la vie »

Son étude est originale car elle s’intéresse cette fois-ci plus précisément du monde vivant : l’eau est aussi le régulateur des organismes de grande dimension et est en particulier responsable de refroidissement adaptatif des animaux à sang chaud, une des conséquences de la chaleur latente :

 « Chez les animaux comme l’homme [...] la chaleur est un produit d’excrétion très important, qu’il est nécessaire d’éliminer en grandes quantités et dans ce but, seuls trois grands moyens sont disponibles : la conduction, le rayonnement et l’évaporation » Mais à la température qui est celle du corps « la conduction ou le rayonnement ne peuvent être responsables que d’une très faible élimination de chaleur, de sorte que le refroidissement produit par l’évaporation est le seul moyen important pour réduire la température »

La conduction thermique

Une des autres découvertes d’Henderson est cette forte conductivité thermique, qui est quatre fois supérieure à toute autre liquide. Les liquides sont généralement de mauvais conducteurs thermiques, mais celle de l’eau étant élevée c’est :

« Ce qui favorise l’égalisation de la température au sein des cellules vivantes, dont la structure empêche l’établissement de courants de convection »

Nous nous arrêtons là sur les propriétés thermiques de l’eau. Nous verrons dans la seconde partie, les propriétés chimiques de l’eau. Mais il apparaît déjà clairement, que l’eau semble déjà être le seul candidat idéal à tenir le rôle de matrice.

Le solvant universel mythique des alchimistes

L’eau n’aurait pas pu jouer son rôle biologique avec les propriétés physiques que nous avons mentionnées, si elle n’était pas un bon solvant. Presque tous les composés chimiques se dissolvent dans l’eau. Si ce n’est pas entièrement, on notera son action relative. C’est ainsi que la lente érosion des roches qu’elle entretient, va remplir les rivières, les fleuves et les mers, des minéraux utiles à la vie et utiles à l’homme. Les rivières du monde entier apportent chaque année à l’océan quelques cinq milliards de matériaux dissous

« Henderson répertorie trente-trois éléments différents pouvant être trouvés dans la mer. Et pour montrer l’utilité, dans les systèmes biologiques, de la capacité de l’eau à dissoudre les substances, il cite plus de soixante composés différents observables à l’état dissous dans l’urine humaine. » [1]

Une extraordinaire réactivité

L’eau est le catalyseur de très nombreuses réactions agissant sur terre. C’est-à-dire que les réactions ne se réaliseraient pas aussi rapidement en absence de l’eau. Mais quoiqu’elle soit très réactive, elle est beaucoup moins que d’autres liquides comme les bases et les acides, capables de dissoudre rapidement des composés presque insolubles dans l’eau. Mais n’oublions pas que le but de notre étude est de prouver que l’eau est sans équivoque la seule matrice chimique pouvant servir de matrice chimique à la vie. Or dans la vie organique, certaines molécules qui « baignent » dans le cytoplasme des cellules, seraient inévitablement dissous si la matrice était plus réactive.
Une autre donnée d’importance : on relève que l’eau possède -à première vue- deux défauts en matière de réactivité :

-  les composés contenant de longues chaînes paraffiniques, comme les lipides, sont pratiquement insolubles dans l’eau,
-  de nombreuses réactions de synthèse en chimie organique ne peuvent se produire qu’en l’absence de l’eau.

Or il s’avère aujourd’hui que ces deux défauts dans la réactivité, qui donnent l’impression d’un « fait exprès », sont au contraires deux preuves supplémentaires de l’adéquation de l’eau à la vie : la premier joue un rôle primordial dans le rôle vital de l’agencement de la cellule, le second concerne les nombreuses réactions de synthèses qui se réalisent dans des « chambres de réaction spéciales », excluant toute présence d’eau, au centre des protéines.

La viscosité de l’eau

Bien que cette propriété ne fut pas découverte par Henderson, Michael Denton s’est soucié de la compléter, comme propriété fondamentale permettent d’appuyer la thèse de l’adéquation. La viscosité de l’eau est l’une des plus faibles des liquides communs. Seuls les gaz à l’état liquide ont une viscosité généralement plus faible que l’eau. Mais cette viscosité est encore une fois inscrite dans un équilibre :

« L’eau perdrait toutefois en adéquation si sa viscosité était bien inférieure à celle de la sienne. Les structures des êtres vivants seraient soumises à des mouvements bien plus violents, sous l’action des forces de cisaillement [2], si la viscosité de l’eau avoisinait celle de l’hydrogène liquide. Des forces de cisaillement se manifestent au sein d’une structure lorsqu’une force appliquée à cette dernière tend à distordre sa forme. Une structure composée de poix, douée d’une forte viscosité, résistera bien plus efficacement aux forces de cisaillement qu’une structure composée de mélasse. [...] Si la viscosité était plus faible, les structures fragiles seraient facilement désorganisées par des forces de cisaillement et l’eau serait incapable de fournir un soutien à des structures microscopiques complexes permanentes. La délicate architecture moléculaire de la cellule ne pourrait probablement pas perdurer, tandis que les organes d’organismes complexes de grande dimension seraient brutalement ballottés de façon continuelle, même dans le cadre de mouvements doux ». [3]

L’eau et l’homme

Jusqu’à présent toutes les propriétés physico-chimiques ont prouvé que l’eau était sans doute la seule espèce pouvant prétendre à être la matrice de la vie. Mais il est encore plus intéressant de constater que chacune de ses propriétés indépendantes semblent s’assembler pour servir la même finalité biologique :

« Considérons par exemple l’altération des roches et son résultat final, la distribution dans toute l’hydrosphère des minéraux indispensables aux êtres vivants par le biais rivières puis des mers. C’est grâce à la tension de surface élevée que l’eau pénètre dans la fissure des roches ; c’est cette anormale dilatation lors de la congélation qui fait éclater les roches, engendrant de nouvelles fissures et accroissant la surface accessible à l’action dissolvante de l’eau, grâce à laquelle des éléments chimiques peuvent être extraits des roches et passer en solution. Par ailleurs, la glace possède la viscosité appropriée pour que les glaciers puissent éroder les roches brisées. [...] La faible viscosité de l’eau lui permet de s’écouler rapidement dans les rivières et dans les torrents de montagne, et de transporter à grande vitesse les minuscules particules abrasives de roche et de limon glaciaire, lesquelles vont accentuer les processus d’érosion des roches. La réactivité chimique de l’eau et son grand pouvoir dissolvant entrent aussi en ligne de compte, permettant l’extraction et le passage en solution des éléments minéraux contenus dans les roches et, finalement leur distribution dans toute l’hydrosphère ». [4]

En s’abreuvant l’homme va alors contribuer à sa survie, oubliant parfois que cet eau est loin d’être ordinaire. Il est la fin de cette chaîne, comme si cet énorme univers se dirigeait vers lui, comme s’il était la finalité de la vie.

Il apparaît clairement maintenant que si nous prenons à la fois les conclusions faites sur toutes ses propriétés « que si l’eau n’existait pas, il faudrait l’inventer ». Aucun liquide ne peut concurrencer l’eau sur le modèle d’une vie fondée sur le carbone. Et s’il existe une vie quelque part dans le cosmos, il doit forcément y avoir de l’eau. Avec toutes ces propriétés simultanément adéquates, nous disposons de suffisamment de preuves selon lesquelles les lois de la nature ont été façonnées de manière propice à assurer la vie des êtres vivants. Il y a donc une relation étroite entre la matière et la vie sur terre et l’eau est l’un de ses principaux vecteurs. Nous verrons les fois prochaines d’autres éléments venant s’inscrire dans cette thèse, remise en cause pertinente et argumentée, et non pas seulement une infirmation gratuite de la théorie de l’évolution.

 

[1] Richard Bentley, Confutation of Atheism from the Origin and Frame of the World, 1693

[2] Michael Denton, L’évolution a-t-elle un sens ? Editions Fayard p65

[3] Paley, The Miscellaneous Works of William Paley, Baldwin and Co, Londres

[4] La chaleur latente correspond à la chaleur absorbée lorsqu’un solide fond ou qu’un liquide s’évapore.

[1L’évolution a-t-elle un sens ?, Michael Denton , Editions Fayard, p81

[2] Des forces de cisaillement s’exercent au sein d’une couche d’un matériau donné lorsque la sous-couche supérieure presse sur la sous-couche inférieure, avec une force orientée parallèle à sa surface. Les forces de cisaillement sont responsables des glissements de terrain ; elles permettent également à la couche supérieure d’un glacier de glisser sur les couches inférieures.

[3] Ibid p93

[4] Ibid p84-85

Abdelhak O.

e6un7

Les arbres dans le Coran

Arbre

Le terme shajar (ashjâr au pluriel) désigne dans le vocabulaire coranique aussi bien les arbres proprement dits que tout végétal, plus précisément « ce qui pousse avec une tige grosse ou fine ». Certains arbres sont désignés, comme l’olivier, le palmier dattier, le grenadier, l’acacia et le figuier, mais d’autres comme l’arbre du paradis n’y sont pas identifiés.

Le Coran affirme qu’ils sont une grâce dont Dieu a fait don aux hommes, grâce à l’eau qu’il répand et qui est le plus souvent associée à la vie. Cette grâce est de deux ordres : elle est la manifestation miraculeuse de la beauté et le don divin de la subsistance accordée aux hommes. Les arbres sont aussi le signe de l’impuissance des hommes à produire d’eux-mêmes la beauté de la nature, comme le rappelle la sourate al-naml (27,60).

La Tradition considère que les végétaux furent créés en troisième après la terre et les montagnes, et comme toutes les choses créées, les arbres sont supposés se prosterner devant Dieu, se remémorer Dieu et proclamer sa gloire. Ils ont parfois été utilisés par le Prophète comme métaphores pour décrire les hommes, et un de ses propos déclare par exemple que le palmier est l’arbre qui ressemble le plus à l’homme et qu’il a été créé de la même argile qu’Adam. Les traditions insistent aussi sur l’importance de planter des arbres, et en font l’une des aumônes les plus nobles ; elles rapportent plusieurs cas où Mahomet aurait interdit de couper les arbres de certaines zones considérées sacrées à Médine et à La Mecque. Le Coran utilise abondamment les végétaux pour ce qui concerne  la  vie  des  hommes,  dans  la mesure où ils leur assurent une subsistance naturelle, et dans ses descriptions eschatologiques. L’utilisation  métaphorique   du végétal pour parler des hommes permet de désigner « les arbres excellents » dont les racines sont saines, qui poussent vers le ciel et donnent de bons fruits à chaque saison,  et « les arbres mauvais »,  plantes éphémères sans racines, faciles à arracher (14, 24-26). De même que les arbres sont associés à la vie et à l’eau et qu’ils fournissent de nombreuses images pour décrire l’atmosphère du paradis, certains arbres sont associés à l’enfer et à ses châtiments.

Le paradis est désigné par le terme janna qui signifie jardin, il est doté de multiples végétaux qui procurent une ombre apaisante et fraîche et de fruits dont les élus se délectent sans efforts. Les arbres du paradis donnent aussi des plats cuisinés faits de viandes et de volailles délicieuses, bien que cuites sans être bouillies ou rôties, et exhalant des parfums de musc et d’ambre. La description de ces mets accumule les métaphores tirées du monde végétal, soulignant ainsi par hyperbole l’importance extrême attachée au végétal dans la compréhension de la récompense promise aux croyants.

Les arbres du paradis sont d’un vert sombre, le vert jouant un rôle symbolique important dans l’islam, et le Coran mentionne parmi eux le lotus, le grenadier, le palmier, la vigne, l’acacia à gomme, le bananier sauvage et des plantes aromatiques. Un arbre du paradis porte sur chacune de ses feuilles le nom de chaque homme, et quand un individu doit mourir, « sa » feuille tombe. Certains ont identifié cet arbre au lotus, une mention qui renvoie aussi à l’une des conceptions que le Coran offre de la création et à la résurrection des hommes : le processus est comparé à la germination et à la croissance des plantes, de même que la littérature concernant l’ascension céleste du Prophète compare la naissance des houris à l’apparition des plantes.

Des traditions attribuées au Prophète indiquent en outre que les arbres et les pierres attestent de sa prophétie, et une tradition en particulier mentionne un arbre nommé al-shajara al-sumra auquel il se serait référé pour prouver sa qualité de prophète à un Bédouin qui l’interrogeait, et qui aurait prononcé cette attestation trois fois.

Des arbres spécifiques sont mentionnés dans le Coran, souvent au moyen de périphrases :

L’arbre vert (al-shajara al-khadrâ’) contient un feu rappelant le feu infernal aux hommes, mais qui a été trempé deux fois dans l’eau de manière à en diminuer l’effet et à permettre à ceux-ci d’en tirer profit.

« C’est lui qui, pour vous,
a dans l’arbre vert placé du feu
dont vous utilisez la flamme. » (36, 80)

« Avez-vous considéré le feu
que vous obtenez par frottement ?
Est-ce vous qui en faites croître le bois ?
Ou bien en sommes-nous les producteurs ?
.
Nous avons fait tout cela
comme un Rappel et une chose utile
pour les voyageurs du désert. » (56, 72-73)

Selon les exégètes, il s’agirait d’arbres poussant dans le désert. D’abord verts, ils se dessécheraient en vieillissant et s’enflammeraient spontanément ; ce sont des arbustes comme le markh et le ‘afâr.

L’arbre de l’immortalité (al-shajara al-khuld) « et du royaume perpétuel » est celui dont Dieu a interdit à Adam et Ève de s’approcher.

« Le Démon le tenta en disant :
Ô Adam !
T’indiquerais-je l’Arbre de l’immortalité
et d’un royaume impérissable ? (20, 120)

Il est aussi désigné par la littérature religieuse comme « arbre interdit ». Le Coran n’attribue aucune caractéristique physique à cet arbre qui permettrait de l’identifier.

L’arbre béni (al-shajara al-mubâraka) est mentionné dans la sourate de la Lumière :

« Dieu est la lumière des cieux et de la terre.
Sa lumière est comparable à une niche
où se trouve une lampe.
La lampe est dans un verre ;
Le verre est semblable à une étoile brillante.
.
Cette lampe est allumée à un arbre béni :
l’olivier qui ne provient ni de l’Orient, ni de l’Occident
et dont l’huile est près d’éclairer
sans que le feu la touche. » (24, 35)

assimilé à un olivier hors de toute orientation dont l’huile est lumineuse par essence.

L’arbre de la satisfaction (al-shajara al-ridwân) est celui sous lequel les musulmans sont censés avoir prêté allégeance au Prophète en l’an 6 de l’hégire (627 de l’ère commune), lors de la bataille d’al-Huday-biyya.

« Dieu était satisfait des croyants
quand ils te prêtaient serment sous l’arbre. » (48, 18)

L’arbre Thoubaa fait partie des arbres du paradis. Son nom se rapporte à une chose délicieuse, la meilleure chose, la beauté, la béatitude et la félicité. La Tradition considère que la communauté des musulmans sera réunie sous cet arbre au jour du Jugement. Le Prophète de surcroît aurait indiqué qu’il ne ressemble à aucun arbre existant dans le monde, on l’a donc décrit en utilisant les images les plus merveilleuses – son tronc immense est fait de rubis et il est parfumé de musc et d’ambre. Il a des fruits comme des perles au goût de miel et de gingembre, et ses racines laissent s’écouler des sources de vin. (voir en commentaires pour plus d’informations données par les hadiths)

L’ensemble des espèces citées parmi lesquelles dominent les arbres fruitiers dispense une ombre aussi rafraîchissante que durable (4, 57 ; 13,35). Enfin les branches pendant bas sont à portée de main (55, 54 ; 69, 23 ; 76, 14).
La végétation qui pousse dans le brasier infernal n’est à l’inverse composée que d’un seul arbre et d’un arbuste qui dispensent l’un et l’autre « de fumée noire, ni fraîche, ni généreuse » (56, 43-44) qui s’oppose comme telle à celle dispensée par les espèces paradisiaques.

L’arbre maudit (al-shajara al-mal’unâ) désigne pour sa part l’arbre nommé Zaqqoum, qui est l’opposé de l’arbre Thoubaa et qui pousse en bas de l’enfer. Il fait partie des châtiments réservés aux damnés : ses fruits sont des démons qui déchirent leurs entrailles.

« L’arbre de Zaqqoum
est l’aliment du pêcheur.
Il bout dans les entrailles comme du métal en fusion,
comme de l’eau bouillante. » (44, 43-46)

« N’est-ce pas un meilleur lieu de séjour que l’arbre de Zaqqoum ?
Nous l’avons placé comme une épreuve pour les injustes ;
c’est un arbre qui sort de la Fournaise ;
ses fruits sont semblables à des têtes de démons. » (38, 62-65)

« Oui, vraiment, ô vous les égarés, les négateurs !
Vous mangerez les fruits de l’arbre Zaqqoum » (56, 51-52)

Considéré par les exégètes comme un arbre propre à l’enfer, le Zaqqoum était pourtant connu du botaniste Dînawâri (vers 281/894): il s’agit selon lui, d’un arbre qui pousse au Yemen, de couleur poussière, au tronc noueux, sans épines, aux fleurs malodorantes et amères, et aux petites feuilles arrondies dont les extrémités sont très laides.

(cet arbre avec des fruits semblables à des têtes rappelle étrangement l’arbre Waq Waq).

Outre cet arbre, d’autres végétaux tapissent l’enfer, en particulier des plantes sèches, pestilentielles et qui écorchent les corps.

Enfin, l’arbre Yaqtin est associé à Jonas. Selon le Coran (37, 146), lorsque celui-ci fut rejeté sur la terre et qu’il se trouvait nu, Dieu fit croître cette plante afin qu’il se couvre de sa feuille. D’après la Tradition, il s’agirait d’une sorte de courge.

Il faut aussi signaler que le buisson ardent de la tradition biblique [1] n’est pas mentionné en tant que tel dans le texte coranique, même si cet épisode qui concerne Moïse est décrit dans trois longs passages (20, 9-14 ; 27, 7-9 ; 28, 29-30).
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Le Coran, traduit et annoté par Denise Masson, éditions La Pléiade, 1967.
Dictionnaire du Coran
, Mohammad Ali Amir-Moezzi, pp.78-79-260-353-899.
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L’illustration choisie est une calligraphie de Lassaâd Métoui, tirée du livre co-écrit avec Malek Chebel « Les cent noms de l’Amour », un livre superbe où on découvre que les Arabes disposent de 99 noms pour nommer Allah, et qu’ils en ont 100 pour parler de l’amour…

La calligraphie représente l’expression Houbb ilâhi :
Amour Divin, amour fondé sur la réciprocité entre le Créateur et sa Créature.

Il les aimera, et eux aussi l’aimeront. (Coran ; 5, 54).

http://krapooarboricole.wordpress.com/2010/05/06/les-arbres-dans-le-coran/

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