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L'Islam et les musulmans
La première chose qu'il convient de définir est le terme Islam. Nous pouvons affirmer que ce mot Islam n'est pas apparu après l'arrivée d'un homme ou l'accomplissement d'un phénomène. L'Islam est la véritable religion d'Allah (traduction en arabe du mot Dieu). En effet, c'est Dieu qui a choisit l'Islam, comme le montre le verset suivant :
| Sourate 5, Verset 3 | |
| ... Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. J'ai agréé l'Islam comme religion pour vous... | ![]() |
Cela fait des décennies que l’on parle de réforme dans le monde musulman. Les débats sont intenses et les affrontements intellectuels nombreux entre les tenants de « la nécessaire réforme » destinée à libérer l’esprit musulman et ceux qui s’y opposent à « la soi-disant réforme » qui en fait cacherait soit une trahison des principes de l’islam soit une dangereuse occidentalisation. On s’accorde à reconnaître que les musulmans à travers le monde peinent à trouver des réponses adéquates aux défis contemporains, que les crises (religieuse, identitaire, scientifique, politique ou économique) qu’ils traversent sont profondes, qu’un réveil s’impose mais les divergences quant aux moyens à mettre en œuvre et aux finalités de cet engagement sont inextricables.
Le concept qui revient le plus souvent dans les débats est celui d’ « ijtihâd » lequel signifie « la lecture critique des textes islamiques de référence » (Coran et tradition prophétique) et qui doit permettre de promouvoir une approche historique et contextualisée du texte révélé en même temps qu’il invite la rationalité humaine à plus de créativité dans l’élaboration de réponses aux problèmes de notre temps.
Le concept est omniprésent dans la littérature musulmane contemporaine et pourtant rien ne semble véritablement évoluer : les crises demeurent, voire s’amplifient, et l’intelligence musulmane paraît en panne dans des domaines aussi essentiels que l’éducation, l’éthique appliquée, les sciences, la démocratisation, le respect des droits fondamentaux dont ceux des femmes, la violence, etc. Quelles sont les raisons de ces blocages, comment inverser cette malheureuse spirale ?
Les savants musulmans (‘ulamâ’) des différentes tendances de l’islam ne sont pas d’accord sur les différentes définitions et interprétations des concepts clefs de la terminologie islamique. Pour les littéralistes et les traditionalistes, la « sharî’a » est un corps de lois qui forment un univers de référence clos et atemporel qui s’oppose à toute adaptation, à toute évolution et à toute lecture prenant en compte l’histoire ou le contexte.
La tradition réformiste, au contraire, a très tôt défini le concept de sharî’a comme « la voie de la fidélité aux principes de l’islam » au cœur de laquelle les domaines du dogme et de la pratique (al-‘aqîda, al-‘ibadât) sont distincts du domaine des affaires sociales et des relations interpersonnelles (al-mu’âmalât) : les prescriptions sont immuables dans les deux premiers alors les textes offrent une large marge de manœuvre à la rationalité humaine, et donc à l’ijtihâd, dans le second.
L’approche réformiste est depuis longtemps très connue et très répandue dans les sociétés et les communautés musulmanes à travers le monde et pourtant rien ne semble avancer. Les appels à l’ijtihâd sont permanents mais les résultats de ce dernier siècle sont peu probants.
L’une des raisons majeures de cet état de fait tient sans doute aux déficits dans les fondements de l’approche réformiste elle-même. On lit et on étudie depuis des décades des productions de ‘ulamâ’ qui travaillent de façon approfondie sur les textes, proposent de nouvelles interprétations et tentent ainsi d’apporter de nouvelles réponses aux nouveaux défis.
La contribution de ces savants du droit et de la jurisprudence musulmane ( fuqahâ’ ) est phénoménale et nul ne peut ignorer l’importance de leurs études et apports. Questionnés par le réel, interpellés par la nature des nouveaux défis (scientifiques, sociaux, économiques, etc.), les fuqahâ’ tentent d’offrir des réponses adaptées à leur époque : la nature même de leur travail exclusivement orienté sur les textes les met dans une position de perpétuel suivisme. Le monde avance, ils le suivent.
Réformer la lecture et la compréhension des textes consiste donc uniquement pour eux à s’adapter aux nouvelles réalités de l’époque. On pourrait imaginer que cela soit suffisant pour mettre en branle la nécessaire réforme mais force est de constater que cette approche, malgré l’apparence du mouvement et du renouveau, pêche quant à l’efficience des propositions. Ce sont des spécialistes des textes révélés qui discutent et jugent du monde sans avoir toujours une compréhension profonde de la complexité des domaines sur lesquels leur jugement se portent.
Ils s’expriment avec autorité sur les domaines de l’économie, des sciences exactes ou humaines sans maîtriser les savoirs et les savoir-faire nécessaires non seulement à s’adapter au monde mais à le transformer à la lumière des exigences de l’éthique islamique (respect de l’intégrité de la personne, justice sociale, égalité, etc.) Les savants et les penseurs musulmans ne représentent une force de propositions dans aucun de ces domaines.
Ce que cache cette réalité est, dans les faits, une crise d’autorité. Le chaos règne quant à savoir qui parmi les ‘ulamâ’ dit quoi et qui est légitimé à le dire : les avis de ces derniers sont souvent contradictoires et personne ne sait très bien à qui se référer. Au surplus, les ‘ulamâ’ sont jaloux de leur autorité dans les domaines de l’élaboration de la norme et des opinions juridiques (fatwâ) et ils ressentent souvent comme une intrusion dangereuse le questionnement ou la participation des spécialistes des sciences dites « profanes » dans l’élaboration d’une jurisprudence musulmane contemporaine. Sous prétexte que ces derniers ne sont pas des spécialistes du droit islamique, ils n’auraient rien à dire sur la question et seraient dénué de toute autorité en la matière.
La réforme radicale dont nous avons besoin se situe très exactement à ce niveau. Il s’agit de déplacer le centre de gravité du pouvoir et de l’autorité des ‘ulamâ’ au niveau du fondement du droit et de la jurisprudence islamique (usûl al-fiqh). En effet les textes ne sont pas les seules références normatives du droit musulman mais l’univers - le livre du monde selon l’expression d’al-Ghazâlî - est une source qu’il faut placer au même niveau que les textes.
Les savants et experts, spécialistes des sciences expérimentales (physique, biologie, psychologie, médecine, etc.), des sciences exactes ou des sciences humaines (philosophie, sociologie, économie, etc.) doivent pouvoir contribuer à l’élaboration de l’éthique musulmane contemporaine. Maîtrisant mieux les différents domaines de la connaissance contemporaine, ils sont mieux à même d’orienter la réflexion des ‘ulamâ’ et de produire une réforme de transformation par l’éthique plutôt que d’adaptation par la nécessité (comme c’est le cas aujourd’hui).
L’ijtihâd contemporain n’est pas seulement l’affaire des spécialistes des textes. Si nul ne peut contester leurs compétences dans ce domaine, il importe de convoquer à la table de cette lecture critique des textes, des femmes et des hommes versés dans les différentes sphères de l’activité humaine afin qu’ils puissent s’exprimer, proposer de nouvelles visions, de nouvelles orientations de réformes fidèles à l’éthique mais en phase avec les questions et les crises de l’époque.
Il s’agit d’établir des espaces d’un ijtihâd concerté qui, à différents niveaux (des questions globales aux réalités nationales), réconcilient les musulmans ordinaires avec leurs références en leur restituant une parole, une compétence, une autorité. Les chantiers sont immenses : la promotion de l’esprit critique et la réforme de l’éducation islamique et générale ; l’élaboration d’une éthique musulmane en matière de science ; la proposition d’alternatives en matière économique globale autant que locale ; la transformation radicale du statut des femmes dans les sociétés et communautés musulmanes ; la démocratisation, la formation de la société civile autant que la gestion de la violence et du rapport à autrui, etc.
La réforme radicale que nous appelons de nos vœux exige un déplacement du centre de gravité du pouvoir religieux à l’intérieur de l’univers islamique. Elle exige la conscientisation de chacun et établit que la libération des esprits et des consciences ne se fera que par la participation des acteurs directement concernés. Avec les ‘ulamâ’ des textes (an-nusûs) nous avons besoin de ‘ulamâ’ du contexte et de l’environnement (al-wâqi’) qui soient capables de donner, concrétiser un processus de réforme qui offre aux musulmans la possibilité de devenir une force de proposition pour transformer le monde et non seulement pour s’y adapter.
Le rôle de l’Occident et de ses intellectuels est ici majeur : par leurs questions, par leurs critiques constructives, par leur capacité à écouter la multiplicité des voix qui s’expriment parmi les musulmans (et non pas seulement celles qui apparemment leur plaisent), ils peuvent devenir les partenaires de cette révolution de perspectives. Au creuset de cette dynamique, tous les acteurs de ce dialogue critique découvriront qu’ils partagent de nombreuses valeurs universelles communes malgré la différence de route qu’ils empruntent et qu’il est possible non seulement de cheminer ensemble mais de s’engager ensemble à rendre ce monde meilleur. Loin des sirènes qui appelleraient à une modernisation sans principes et sans âme, il s’agit d’établir ensemble les principes éthiques d’une réforme de la résistance et de la transformation du monde au nom de la justice et de la dignité des êtres humains malheureusement oubliés dans le désordre de l’actuel ordre globalisé.
Islam : La Réforme Radicale

Par Dr Abd al-Fattah EI-Awaisi, conférencier dans l'université de Stirling en Angleterre
Jérusalem est considérée comme l'endroit distinct - sinon le plus distinct - sur la terre. C'est parce que Dieu l’Exalté l'a préférée indépendamment des autres endroits de la terre, en l'honorant et la glorifiant. Dieu Le Tout Puissant a mobilisé, pour cette ville, les âmes, les sentiments et les émotions des fidèles; Il a fait attacher leurs cœurs à elle et leur fait aspirer vers elle. Jérusalem est si liée à la foi des musulmans qu’elle représente une image vivante dans leurs esprits. En effet, de nombreux Versets Coraniques évoquent cette ville bénie. De plus, beaucoup de Hadiths du prophète Muhammad (bénédiction et paix sur lui) la mentionnent tout en énumérant ses vertus et ses traits spéciaux.
Une de ces vertus mentionnées dans le Saint Coran et la tradition du prophète Muhammad est qu'elle est considérée comme une terre bénie:
l. En ce qui concerne le prophète Abraham, le Saint Coran énonce: "Et Nous le sauvâmes, ainsi que Lot, vers une terre que Nous avions bénie pour tout l'univers". (21:71)
2. "Et (Nous avons soumis) à Salomon le vent impétueux qui, par son ordre, se dirigea vers la terre que Nous avions bénie. Et Nous avions en tout une bonne connaissance" (21:81)
3. "Et Nous avions placé entre eux et les cités que Nous avions bénies, d'autres cités proéminentes, et Nous avions évalué les étapes de voyage entre elles. Voyagez entre elles pendant des nuits et des jours, en toute sécurité." (34:18)
4. "Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies." (7:137)
5. "Gloire et Pureté à celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur (Muhammad) de la Mosquée al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles." (17:l)
6. Il est rapporté que le prophète Muhammad (bénédiction et paix sur lui) a dit: "Dieu a béni ce qui se trouve entre Al-'Arish et l'Euphrate, et a rendu la Palestine particulièrement sainte." (2)
La bénédiction, ici, comme l’expliquent les savants, est à la fois physique et morale. La bénédiction physique est représentée par son emplacement exceptionnel aussi bien géographique que stratégique. Sa bénédiction est surtout morale parce que, sur sa terre, les anges sont descendus et les Messagers d'Allah ont prêché. C'est le pays où des prophètes nobles comme Jésus, David et Salomon naquirent, grandirent et eurent leurs missions; la ville vers laquelle d'autres prophètes ont émigré, comme Abraham et Lot; la ville où des prophètes ont été enterrés, comme Abraham, Isaac, Jacob, Josèphe et Moïse. C'est le pays où le prophète Muhammad a prié avec les autres prophètes, en tant que leur Imam dans la Mosquée al-Aqsa au cours de son voyage nocturne et son ascension, comme rapporte l'Imam Ahmad Ibn Hanbal, dans son Musnad, de la part d'Ibn Abbas. C'est également l'endroit où les anges sont descendus. En effet, Gabriel descendait du ciel apportant l'instruction divine aux prophètes et aux messagers de Dieu pour la transmettre ensuite à l'humanité. D'autres anges descendaient pour accomplir une mission spécifique. Ainsi Le Saint Coran énonce les versets suivants: "T'est-il parvenu le récit des visiteurs honorables d'Abraham? Quand ils entrèrent chez lui et dirent: "Paix!" Il (leur) dit: "Paix, visiteurs inconnus." Puis il alla discrètement à sa famille et apporta un veau gras. Ensuite il l'approcha d'eux..."Ne mangez-vous pas?" dit-il. Il ressentit alors de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent: "N'aie pas peur" Et ils lui annoncèrent (la naissance) d'un garçon plein de savoir." (51:24-28).
En bref, le prophète Muhammad a décrit la bénédiction morale, selon AL-Tirmidhi dans son Sahih, de la part de Zaid Ibn Thabit AL-Ansari: "J'ai entendu le messager de Dieu dire: "Combien la Syrie (historique, al-Sham) est bénie ! Et combien la Syrie est bénie !" et comment est-ce? O messager de Dieu! Les gens lui demandèrent. "Les anges de Dieu ont répandu leurs ailes au-dessus de la Syrie" il répondit" (3).
Ibn Abbas ajouta: "Les prophètes ont construit Jérusalem, et y ont vécu. Il n'y a un seul pouce d’elle sans qu'un prophète n'y ait pas prié ou un ange ne s'y est pas tenu."
Parmi les aspects de cette bénédiction, physique et morale:
• L'endroit vers lequel le prophète Abraham a émigré
• La terre sainte
• La terre du Voyage Nocturne et de l'Ascension (La terre d'Israa et du Mi'rage).
• La terre vers laquelle les musulmans se sont tournés la première fois pour accomplir la prière (La première Qibla).
• La terre de lutte sainte pour l'amour de Dieu
• La terre de promesse
• Le centre pour le futur empire (Khilafa) islamique.
• L'endroit où les gens seront ressuscités et rassemblés le jour du jugement.
I L'endroit vers où le prophète Abraham a émigré
Dans la période de la souveraineté Cananéenne sur Palestine, le prophète Abraham (qui était un Amorrite des Arabes qui ont établi l'état babylonien en Irak) a émigré vers Jérusalem quand son peuple voulait le tuer. Il a laissé son pays, Ur en Irak, vers 1805 Avant Jésus-Christ, lui et son neveu Lot ainsi que d'autres fidèles, pour essayer de propager son message. C'est clairement indiqué dans les Versets Coraniques et la tradition sainte du prophète Muhammad, y compris ce qui suit:
l. "Nous dîmes: "O feu! Sois pour Abraham une fraîcheur salutaire". Ils voulaient ruser contre lui, mais ce sont eux que Nous rendîmes les plus perdants. Et Nous le sauvâmes, ainsi que Lot, vers une terre que Nous avions bénie pour tout l'univers". (21:69-71)
2. " Lot crut en lui. Il dit: "Moi, j'émigre vers mon Seigneur, car c'est Lui le Tout Puissant, le Sage" (29:26)
3. Abu Dawud rapporte qu'Abdullah Ibn Umar dit: "J'ai entendu le messager de Dieu dire: "Il y aura migration après migration. Le meilleur des habitants de la terre vivra dans l'endroit vers où Abraham a émigré, et les habitants mauvais resteront ailleurs sur terre" (4).
II La terre sainte
Elle s’appelle aussi la terre purifiée, parce qu'elle fut purifiée de l'idolâtrie et fut un logement pour les prophètes et les croyants, leur lieu saint et l'endroit de leur enterrement. Cette description fut rapportée dans les Versets Coraniques et la tradition du prophète, y compris ce qui suit:
l. Le Saint Coran a cité le prophète Moïse disant à son peuple, après leur départ de l'Egypte: "0 mon peuple! entrez dans la terre sainte qu'Allah vous a prescrite". (5:21)
2. Ibn Asakir a rapporté que Mu'adh Ibn Jabal dit: "La terre sainte se trouve entre Al-'Arish et l'Euphrate".
Elle fut également appelée la terre sainte en raison des lieux saints islamiques qu'elle contient, comme la Mosquée AL-Aqsa que l'Islam considère comme l'un de trois seuls endroits recommandés pour être visités. Al Bukhari et Muslim, dans leurs Sahihs sur la tradition du prophète, ont rapporté de la part d'Abu Hurayra que le messager de Dieu a dit: "Ne braquer délibérément un voyage qu'à trois mosquées: cette Mosquée la mienne (en Médine), la Mosquée sacrée (à la Mecque), et la Mosquée AL-Aqsa" (5).
Dans un autre hadith, le prophète (bénédiction et paix sur lui) a décrit la vertu de vivre près de la Mosquée Al-Aqsa et d’y accomplir la prière. Al-Tabarani et AL-Bazzar ont rapporté de la part d'Abu al-Darda' que le prophète Muhammad avait dit: "Une prière dans la Mosquée sacrée vaut 100.000 prières, une prière dans ma Mosquée vaut mille prières, et une prière à Jérusalem vaut cinq cents prières, que dans n'importe quelle autre Mosquée (6).
L'histoire de la Mosquée d'AL-Aqsa, selon un Hadith du prophète, retourne à la période d'Adam quand il a construit la première fois la Mosquée al-Aqsa après 40 ans de la construction de Ka'ba à la Mecque. Abu Dharr déclara: "J'ai demandé au messager de Dieu au sujet de la première Mosquée sur terre. Il a répondu: "la Mosquée sacrée (à la Mecque)"; j'ai demandé "et puis ?" Il a dit "la Mosquée AL-Aqsa"; J'ai demandé: "Et combien de temps était-il passé entre (la construction de) ces deux (Mosquée)?" Il a répondu "quarante ans". Ensuite elle a été rénovée - la première fois - par le prophète Jacob, et puis - pour la deuxième fois - par le prophète David. L'édifice fut achevé par le prophète Salomon. Ka'b al-Ahbaar - qui avait été un des grands savants juifs dans la période préislamique et qui est devenu musulman - a rapporté que "Salomon a construit Jérusalem sur ses anciennes bases." AL-Zarkashi a écrit dans la page 30 de son livre intitulé A'lam Al Masajid que "Salomon a rénové la Mosquée Al-Aqsa, il ne l'a pas construite"
III La terre du Voyage Nocturne et de l'Ascension (Al-isra' et Al-Mi'raj):
Le prophète Muhammad (bénédiction et paix sur lui) a voyagé la nuit de la Mecque (la Mosquée sacrée) à Jérusalem, puis il s’est fait monté aux cieux les plus élevés. Jérusalem était le point central entre son voyage terrestre (le Voyage Nocturne) et son Ascension. Elle était l'endroit où son voyage nocturne a terminé et son ascension a commencé. Le Saint Coran énonce:
l. "Gloire et Pureté à celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur (Muhammad) de la Mosquée al-Haram à la Mosquée Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentour, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles." (17:l).
2. Lors de son ascension, le prophète a vu Gabriel sous sa forme d'origine: "Il l'a pourtant vu, lors d'une autre descente, près de la Sidrat-ul-Muntaha (le lotus de la limite, un arbre au septième ciel); près d'elle se trouve le jardin de Ma'awa; au moment où le lotus était couvert de ce qu'il couvrait. La vue n'a nullement dévié ni outrepassé la mesure. Il a bien vu certaines de grandes merveilles de son Seigneur." (53:13-18).
IV La terre de la première Qibla (direction de la Prière)
Les musulmans avaient l'habitude de s'orienter vers Jérusalem quand ils priaient. Ceci continua pendant 16 ou 17 mois, jusqu'à ce que la direction de la prière ait été changée de Jérusalem vers la Sainte Ka'ba, au milieu du mois de Sha'ban, ou probablement pendant Rajab, la deuxième année après l'émigration du prophète vers la Médine: "Certes Nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages..." (2:144).
V La terre de l'immuabilité et de la lutte sacrée (Ribat et Jihad):
Il existe beaucoup de Hadiths du prophète Muhammad indiquant qu'une personne qui habite à Jérusalem est comme quelqu'un en état de lutte ou en garnison prêt à la défendre dans le sentier de Dieu. Parmi ces Hadiths, nous citons:
l. Mu'adh Ibn Jabal a rapporté que le prophète a dit: "O Mu'adh! Dieu Le Tout-Puissant vous permettra de conquérir la Syrie après ma mort, d'Al-'Arish à l'Euphrate. Leurs hommes et femmes seront mis en garnison jusqu' au jour de Jugement." (7).
2. L'Imam Ahmad a rapporté dans son Musnad qu'Abu Umama AL-Bahili a transmis ce dire du prophète: "Un groupe de ma communauté (Umma) est encore bien informé au sujet de la vérité, ils vainquent leur ennemi, et ceux qui sont en désaccord avec eux, ne peuvent pas leur nuire jusqu'à ce que la commande de Dieu Tout-Puissant vienne à eux. Ils sont ainsi." "ô messager de Dieu!" lui a été demandé, "où sont-ils?" Il répondit: "Dans et autour de Jérusalem" (8).
3. Au regard de la bataille décisive sur les rives du fleuve de Jordanie, Ibn Hajr Al'Asqalani a rapporté qu'Abu Idris Al-Khaulani a entendu Nahik Ibn Surim AL-Sakuni rapporte ces propos du prophète Muhammad: "Vous combattrez les infidèles jusqu'à ce que le reste de vous combatte sur le fleuve de Jordanie, vous à l'est et eux à l'ouest." AL-Saukuni dit qu'il ne savait pas où se trouve la Jordanie à cette époque (9). ceci signifie que cette bataille que le prophète a prévue aurait lieu sur les deux rives du fleuve de Jordanie. Le camp de musulmans serait à l'est du fleuve, en Jordanie, et les autres forces auraient leur camp à l'ouest du fleuve, en Palestine.
VI La terre de Promesse(10)
Dieu Gloire à Lui a promis Ses serviteurs qui croient en Lui et font du bien qu'ils défient leurs ennemis, qu’ils s'installent fermement et qu’ils gouvernent Jérusalem. Le Saint Coran indique à cet égard:
l. "Nous avions décrété pour les enfants d'Israël, (et annoncé) dans le Livre: "Par deux fois vous sèmerez la corruption sur terre et vous allez transgresser d'une façon excessive. Lorsque vint l'accomplissement de la première de ces deux (prédictions), Nous envoyâmes contre vous certains de Nos serviteurs doués d'une force terrible, qui pénétrèrent à l'intérieur de vos demeures. Et la prédiction fut accomplie. Ensuite, Nous vous donnâmes la revanche sur eux; et Nous vous renforçâmes en biens et en enfants. Et Nous vous fîmes (un peuple) plus nombreux: Si vous faîtes le bien, vous le faites à vous-même; et si vous faites le mal, vous le faites à vous (aussi). Puis, quand vint la dernière (prédiction) ce fut pour qu'ils (vos ennemis) affligent vos visages et entrent dans la Mosquée, comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu'ils détruisent complètement ce dont ils se sont emparés." (17:4-7).
2. "Et après lui, Nous dîmes aux Enfants d'Israël: "Habitez la terre." Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule." (7:104).
3. "Où qu'ils se trouvent, ils sont frappés d'avilissement, à moins d'un secours providentiel d'Allah ou d'un pacte conclu avec les hommes. Ils ont encouru la colère d'Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n'avoir pas cru aux signes d'Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé." (3:112).
4. "Et lorsque ton Seigneur annonça qu'Il enverra certes contre eux quelqu'un qui leur imposera le pire châtiment jusqu'au Jour de la Résurrection. En vérité ton Seigneur est prompt à punir mais Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux. Et Nous les avons répartis en communauté sur la terre. Il y a parmi eux des gens de bien, mais il y en a qui le sont moins. Nous les avons éprouvés par des biens et par des maux, peut-être reviendraient-ils (au droit chemin)." (7:167-168).
5. "Et Nous avons certes écrit dans le Zabur, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs" (21:105).
6. "Allah a promis à ceux d'entre vous qui ont cru et fait les bonnes œuvres qu'Il leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux. Il leur changerait leur ancienne peur en sécurité. Ils M'adorent et ne M'associent rien et celui qui mécroit par la suite, ce sont ceux-là les pervers." (24:55).
VII Le Centre pour la future Khilafa Islamique (11)
Quand les souffrances et les conflits s'intensifieront à la fin du temps, Jérusalem serait le centre et le siège pour la future Khilafa islamique. En effet:
l. L'Imam Ahmad a rapporté de la part de Ma'qal Ibn Yasar que le prophète avait dit: "La tyrannie ne sera pas longue pour apparaître après mon départ. Quand une tyrannie apparaît, une même quantité de justice partira, jusqu'à ce que des gens naissent sous la tyrannie et ne sachent jamais autre chose; alors Dieu apportera la justice, et quand la justice arrive, une même quantité de tyrannie disparaîtra, jusqu'à ce que les gens naissent sous la justice et ne sachent rien d'autre." (12)
2. L'Imam al-Nu'man a rapporté de la part d'Ahmad Ibn Bashir que le prophète avait dit: "La prophétie durera avec vous tant que Dieu le voudra. Ensuite, Il y mettra fin quand Il veut y mettre fin. Puis, il y aura une succession correctement guidée (Khilafa) selon la méthode de prophétie, et les choses seront comme Dieu voudra. Ensuite, Il y mettra fin quand Il veut y mettre fin. Puis, il y aura un royaume vorace, et les choses seront comme Dieu voudra. Ensuite, Il y mettra fin quand Il veut y mettre fin. Puis, il y aura un royaume puissant, et les choses seront comme Dieu voudra. Ensuite, Il y mettra fin quand Il veut y mettre fin. Après, il y aura une Khilafa selon la méthode de Prophétie." Puis il (le prophète) est resté silencieux.(13)
3. Ibn'Asakir a rapporté, d'après Yunus Ibn Maysara Ibn Halbas, que le prophète (bénédiction et paix sur lui) avait dit: "Cette question (la Khilafa) sera après moi à la Médine, puis en Syrie, puis dans la péninsule (Jazira), puis en Irak, puis à la Médine, puis à Jérusalem, Si elle est à Jérusalem, son pays d'origine est là-bas, et si n'importe quelle personne l'expulse, elle ne reviendra jamais là-bas." (14)
4. Les Imams Ahmad, AL-Hakim et Abu Dawud ont rapporté qu'Abdullah Ibn Zughb al-Ibadi a entendu Abdullah Ibn Hawwala al-Zadi dire: "Le prophète a mis sa main sur ma tête, et puis a dit: "Ibn Hawwala, si tu vois que la Khilafa a pris comme demeure la terre sainte, alors le tremblement de terre, les tribulations et les grands événements seront actuels, et la Dernière Heure ce jour-là sera plus proche au peuple que l'est ma main à ta tête" (15)
5. Ibn Sa'd a rapporté d'après Abd AL-Rahman Ibn Abi Umayra al-Mazni: " Il y aura un serment d'allégeance selon des conseils de guidage à Jérusalem." (16)
Huit: La terre où les morts seront ressuscités et rassemblés
Cette déclaration peut être trouvée dans les énonciations suivantes:
l. L'Imam Ahmad dans son Musnad a rapporté que la fille de Maymuna de Sa'd avait dit au prophète: "O prophète! donne-nous une déclaration (fatwa) au sujet de Jérusalem" Il répondit: "C'est la terre où ils seront ressuscités et rassemblés." (17).
2. Le Saint Coran indique: "Et sois à l'écoute, le jour où le Crieur criera d'un endroit proche" (50:41). Les commentateurs disent que l'endroit proche où Israfil soufflera sa trompette n'est autre que la roche de Jérusalem. Selon les théologiens, c’est sur cette terre que les gens seront rassemblés le jour du jugement.
Pour résumer, la dévotion des musulmans pour Jérusalem n'est pas un résultat des objectifs terrestres ou colonialistes, ni un désir matériel dans le but d'accroître leur royaume et leur domination; elle n'est non plus basée sur des réclamations nationalistes racistes fausses. C'est cette association des préceptes spéciaux qui constituent les raisons principales et fondamentales, et la motivation par laquelle les musulmans restent très soucieux à l'égard de Jérusalem et préoccupés de la façon dont il faut procéder pour la sauvegarder et la préserver tout au long des années.
http://www.angelfire.com/journal/sunnah/Dossier/statut_Jerusalem.html
Lorsque les Qoreish réalisèrent que les musulmans avaient à présent le soutien des gens de Madina, ils furent très furieux. Afin d’anéantir la détermination et le courage des musulmans, ils augmentèrent leurs efforts dans la persécution et le harcèlement des musulmans.
Les compagnons du Saint Prophète (s) se plaignirent à lui du sévère traitement qu’ils recevaient des mains des mécréants. Il leur demanda de lui laisser un peu de temps pour prendre une décision. Après quelques jours, il conseilla à tous les musulmans d’émigrer secrètement vers Madina et d’y attendre son arrivée.
Lorsque l’ordre d’émigrer fut donné, les musulmans quittèrent Makka un par un, prétextant des excuses à leur départ. Comme ils étaient effrayés de la réaction des Qoreish, ils gardèrent leur destination secrète. Par conséquent, la plupart d’entre eux eurent à abandonner leurs biens et leurs fortunes derrière eux. Les Qoreish réalisèrent soudainement que les musulmans quittaient tous Makka.
Ils essayèrent de retenir quelques-uns d’entre eux mais à ce moment-là, la majorité avait déjà fui et était en route vers Madina. A Makka, il ne restait que le Saint Prophète (s) et sa famille, Imam Ali (a) et quelques musulmans âgés et malades. Les derniers préparatifs de départ se faisaient aussi pour ces dernières personnes.
Les Qoreish étaient enragés de cette évasion massive. Ils savaient que les musulmans allaient à présent devenir un danger pour eux. A l’Assemblée de Dàr-oun-Nadwa, où toutes les décisions importantes étaient prises, les Qoreish décidèrent que la seule action qui pourrait stopper l’épanouissement de l’Islam serait le meurtre du Saint Prophète (s). Cette idée agréa tout le monde mais le seul problème était la revanche que les Bani Hashim, la famille du Saint Prophète (s), prendraient sur le meurtrier.
Finalement, Abou Jahl suggéra qu’au lieu d’envoyer une seule personne pour assassiner le Saint Prophète (s), ils doivent envoyer un jeune homme de chaque tribu. De cette manière, les Bani Hashim trouveraient impossible de rejeter la responsabilité sur une seule personne.
Ce plan fut approuvé et 40 jeunes hommes furent choisis pour exécuter la lâche action.
La même nuit où les Qoreish planifiaient de tuer le Saint Prophète (s), il fut ordonné au Saint Prophète (s) par Allah de quitter Makka pour Madina. L’Ange Jibraïl (a) informa le Saint Prophète (s) des mauvaises intentions des Qoreish.
Le Saint Prophète (s) dit à Imam Ali (a) ; « Dors dans mon lit ce soir et couvre-toi du drap dont j’ai l’habitude de me couvrir lorsque je dors ». Il prescrit ensuite à Imam Ali (a) de le suivre à Madina après avoir remis les biens que certaines personnes de Makka avaient laissés avec le Saint Prophète (s). Imam Ali (s) avait coutume de dire, des années plus tard, que, malgré le danger mortel, il dormit paisiblement cette nuit.
Comme la nuit approchait, la maison du Saint Prophète (s) fut encerclée par les 40 hommes des Qoreish. Ils décidèrent d’attendre jusqu’au matin avant de remplir leur mission.
Lorsque la moitié de la nuit fut terminée, le Saint Prophète (s) quitta sa maison pour commencer son voyage. Quand il sortit de la maison, il jeta un peu de sable vers les hommes qui attendaient pour le tuer et récita le verset suivant :
« et Nous mettrons une barrière devant eux et une barrière derrière eux; Nous les recouvrirons d'un voile : et voilà qu'ils ne pourront rien voir. » (sourah Yassine 36.9).
Le Saint Prophète (s) continua son chemin sans soulever les soupçons des hommes qui l’attendaient. Au matin, les hommes firent irruption dans sa maison et firent un grand bruit comme si chacun essayait d’être le premier à lui porter un coup.
En entendant ce remue-ménage, Imam Ali (a) leva calmement sa tête de l’oreiller et jeta le drap vert de côté. La vue d’Imam Ali (a) stoppa les prétendus meurtriers dans leur élan.
« Où est Mouhammad ? », demandèrent-ils. Imam Ali (a) répondit : « Me l’aviez-vous confié afin que je puisse vous le rendre ? De toute manière, il n’est pas dans la maison en ce moment ».
Les Qoreish furent frustrés de leur échec et laissèrent Imam Ali (a) sain et sauf car il n’avaient aucune haine contre lui. Ils quittèrent la maison, regrettant leur décision d’avoir attendu jusqu’au matin.
Pendant ce temps, le Saint Prophète (s) subissait d’autres aventures sur son chemin vers Madina, sachant qu’il était sauvé des ennemis car il avait eu la protection d’Allah.
Dans le Saint Coran Allah dit : « (Et rappelle-toi) le moment où les mécréants complotaient contre toi pour t'emprisonner ou t'assassiner ou te bannir. Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot, et Allah est le meilleur en stratagèmes » (Coran 8 :30)
Alors que Imam Ali (a) a prit la place du Saint Prophète (s) sur son lit, celui-ci (s) entreprit son voyage en quittant Makka. Au moment de quitter la ville, il rencontra Abou Bakr sur sa route et l’emmèna avec lui. Le Saint Prophète (s) savait que les Qoreish ne perdraient pas de temps à le poursuivre dès qu’ils apprendraint son départ, alors il se réfugia dans la grotte « Çaur » qui se trouve au sud de Makka sur la route de Madina.
Le sacrifice d’Imam Ali (a) qui a accepté de prendre la place du Prophète (s) la nuit de l’Hégire a tellement plu à Allah (swt) qu’Il révéla le verset suivant :
« Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l'agrément d'Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs » - Sourate Baqara 2 :207
Quand les Qoreish ont appris que Le Saint Prophète (s) avait quitté Makka, ils ont envoyé des hommes pour bloquer toutes les routes menant vers Madina. Ils ont également payé les services des spécialistes qui étaient capables de retrouver les voyageurs grâce aux empreintes des pieds sur la terre. Ils ont aussi annoncé que quiconque indiquerait la cachette du Saint Prophète (s) serait récompensé de 100 chameaux.
Un des meilleurs dépisteurs des Qoreish, nommé Abou Karz, a conduit les poursuivants jusqu’à la grotte « Çaur ». Cependant, quand les hommes sont arrivés à l’entrée de la grotte, ils ont trouvé qu’elle était barrée par une toile d’araignée et que des pigeons sauvages y avaient placé un nid plein d’œufs.
Les hommes ont conclu que s’il y avait quelqu’un dans la grotte, l’araignée et les pigeons n’y éliraient pas domicile, et que si quelqu’un y serait passé, il aurait endommagé la toile d’araignée. Ils ont alors abandonné cette piste sans y entrer. C’est donc par miracle qu’Allah a sauvé Son bien aimé Prophète (s).
Le Saint Prophète (s) est resté dans la grotte durant trois jours et trois nuits. Lors d’une de ces nuits, Imam Ali (a) est venu le visiter. Le Saint Prophète (s) lui dit de préparer des chameaux pour lui (s) et Abou Bakr.
Il lui a aussi dit d’annoncer le jour suivant à Makka que si quelqu’un avait confié ou emprunté des choses au Saint Prophète (s), il devrait regler ses comptes avec Imam Ali (a).
Il a ensuite donné des instructions à Imam Ali (a) de s’occuper des Fawàtim (Les trois Fatimà : Fatimà Az-Zahra (a), Fatima binti Assad et Fatima binti Zoubayr), ainsi que d’autres membres de Bani Hashim qui souhaitaient quitter Makka. Imam Ali (a) devait les escorter personnellement vers Madina.
Le quatrième jour, Imam Ali (a) a envoyé trois chameaux vers la grotte accompagnés d’un guide de confiance nommé ‘Ourayqit. Le Saint Prophète (s) et Abou Bakr ont ensuite voyagé vers Madina avec le guide, longeant des côtes pour éviter les cavaliers Qoreish.
Depuis cette nuit, les musulmans comptent le début de l’ère islamique ou le calendrier de l’Hégire. C’est cette migration qui marque le commencement de la centralisation des Musulmans à Madina et l’établissement du premier Etat islamique.
Le voyage vers Madina était de 400 kilomètres et ils ont souvent voyagé de nuit et se sont reposés le jour. Malgré leurs précautions, ils ont été vus par un homme qui a immédiatement rapporté aux Qoreish à Madina.
Dans le but de réclamer la récompense pour lui tout seul, un homme nommé Saraqah a convaincu les Qoreish que l’homme avait vu d’autres personnes et que ce serait une perte de temps que de les poursuivre. Il vint ensuite chez lui, pris des armes et enfourcha un cheval de course pour se diriger vers l’endroit où Le Saint Prophète (s) et ses compagnons ont été signalés.
Saraqah était un homme fort et son approche a rendu Abou Bakr très soucieux. Cependant le Saint Prophète (s) lui dit la même chose que quand ils étaient sur le point d’être découverts dans la grotte « çaur » :
« Si vous ne lui portez pas secours... Allah l'a déjà secouru, lorsque ceux qui avaient mécru l'avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu'il disait à son compagnon : “Ne t'afflige pas, car Allah est avec nous.” Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité “Sa sakina” et le soutint de soldats (Anges) que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d'Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage . » La sourate At-Tawba 9 :40
Entre temps, Le Saint Prophète (s) invoqua Allah pour la protection contre la mauvaise intention de Saqarah. Soudain, l’homme fut jeté violemment de son cheval. Il a tout de suite réalisé que ce n’était pas un accident, mais un avertissement contre sa mauvaise intention.
Il s’est par conséquent tourné vers Le Saint Prophète (s), lui demanda pardon et lui offrit son aide de quelque manière que ce soit. Le Saint Prophète (s) lui dit de retourner à Makka et d’arrêter les gens de le poursuivre.
Saraqah est donc revenu sur Makka disant à tous ceux qu’il croisait qu’aucune trace du Saint Prophète (s) n’était trouvée.
Le 12 Rabioul Awwal, Le Saint Prophète (s) est arrivé à Qoubà, aux abords de Madina. Il y attendit l’arrivée de son cousin Ali (a)
Le village de Qouba était le centre de la tribu de Bani Awf. Le Saint Prophète (s) s’est arrêté à cet endroit et est resté chez le chef du tribu. A Qouba, un grand nombre de musulmans attendait de l’escorter vers Madina, qui n’était pas très loin.
Le Saint Prophète (s) y est resté quelques jours car il attendait l’arrivée d’Imam Ali (a). Pendant ce temps, il a instauré la fondation d’une mosquée pour les Bani Awf. Ce fut la première mosquée de l’Islam.
Entre temps à Makka, Imam Ali (a) a déclaré aux gens que ceux qui avaient confié leurs biens au Saint Prophète (s) pouvaient venir les récupérer. Il est resté à Madina trois jours jusqu’à ce que tout soit remis correctement à leurs propriétaires appropriés. Puis il rassembla les femmes de la famille du Saint Prophète (s) ainsi que d’autres musulmans encore présents à Makka et se prépara à partir. Le groupe quitta pour Madina le soir.
Les espions des Qoreish ont appris la migration de ce dernier groupe de musulmans et les ont poursuivis. Ils ont rattrapé Imam Ali (a) à l’endroit nommé Zajnàan. Les Qoreish ont insisté pour que les musulmans reviennent à Makka et des échanges de mots dures eurent lieu entre les deux groupes.
Les femmes ont commencé à s’énerver de la présence des Qoreish et finalement Imam Ali (a) a estimé qu’il n’avait qu’à défendre les musulmans par la force s’il le fallait. Il se tourna donc vers les Qoreish et dit : « Celui qui souhaite que son corps soit coupé en morceaux et que son sang soit versé, s’avance »
Voyant le regard décidé d’Imam Ali (a), les Qoreish ont changé leur attitude et se sont résignés.
Imam Ali (a) dirigea le groupe vers Qouba, trois jours après l’arrivée du Saint Prophète (s). Ses pieds étaient enflés et saignaient, ce qui remplit de larmes les yeux du Saint Prophète (s).
Un jour après l’arrivée d’Imam Ali (a), Le Saint Prophète (s) partit pour Madina. Aussi bien les Mouhàdjir (les musulmans émigrants de Makka) et les Ansàr (les musulmans de Madina) se sont alignés dans les rues de Madina avec enthousiasme et impatience pour accueillir Le Saint Prophète (s). Quand son chameau s’est arrêté à une place nommé « Çànyatoul Widà » et qu’il a mis pied à terre, il fut salué avec enthousiasme par des gens passionnés et joyeux qui chantaient ensemble les vers ci-dessous :
« La lune s’est levée pour nous de Çànyatoul Widà , nous devons remercier pour cette bénédiction, jusqu’au jour où même une personne qui prie Allah et L’adore, demeure sur la Terre. »
L’arrivée du Saint Prophète (s) à Madina fut l’occasion d’une grande célébration pour les musulmans. Quand son chameau est entré à Madina, les chefs des différentes tribus se sont empressés pour attraper les rênes de l’animal, chacun insistant pour que Le Saint Prophète (s) devienne leur hôte.
Le Saint Prophète (s) pour ne mécontenter personne a dit : « Laisse le chameau marcher, je m’établirai où il s’assiéra ». Tout le monde observa avec attention où le chameau voudrait s’arrêter.
Le Chameau s’est assis finalement dans un grand terrain qui appartenait à deux orphelins nommés Sahl et Sohayl. Cette terre servait à faire sécher les dates et à l’agriculture. La maison la plus proche était celle de Abou Ayoub Ansari. Sa mère saisit l’opportunité pour amener rapidement les affaires du Saint Prophète (s) chez elle.
La compétition pour inviter Le Saint Prophète (s) à manger commença, mais Le Saint Prophète (s) apprenant que ses affaires étaient chez Abou Ayoub Ansari, a décidé de devenir leur hôte pendant environ sept mois, le temps que sa propre maison soit bâtie près de la mosquée.
Le Saint Prophète (s) a souhaité construire une mosquée sur le terrain où le chameau s’était arrêté. Les orphelins auxquels appartenaient le terrain ont voulu offrir leur terre au Saint Prophète (s), mais celui-ci refusa et a tenu à en payer le prix qui était de dix Dinars d’or.
Après l’achat, le terrain fut nettoyé de ses arbres et une mosquée de 50 mètres de large sur 55 m de long y fut construite en argile boueux. Le toit était en bois de palmier et couvert de branches et feuilles de palmiers. Sur un côté, des appartements furent construits pour Le Saint Prophète (s) et sa famille et sur l’autre, des chambres furent construites pour environ 70 démunis de Madina qui n’avait pas d’habitations. Ces chambres furent appelées « Souffa »
Le travail de construction fut partagé équitablement entre les Mouhàdjir (émigrants de Makka) et les Ansàr (gens de Madina)
Le Saint Prophète (s) lui-même participait aux travaux, bien que Ammar bin Yassir, un compagnon fidèle et converti des premiers temps veillait à ce que Le Saint Prophète (s) soit préservé et se chargeait d’accomplir la part du Saint Prophète (s)
Ammar fut le premier à commencer les travaux de la fondation de la mosquée. Un jour, Le Saint Prophète (s) nettoyant affectueusement son corps de la poussière de terre lui dit : « O, Ammar, tu seras tué par un groupe d’oppresseur alors que tu les inviteras à la vérité. »
Cette prophétie était célèbre, et 38 ans plus tard, Ammar fut tué en combattant aux côtés d’Imam Ali (a) contre Mouàwiyah à la bataille de Siffine. A ce moment, beaucoup d’homme de Mouàwiyah ont compris qu’ils étaient du mauvais côté et l’ont quitté.
Bien que la mosquée soit d’une structure simple, elle était la meilleure de toute l’histoire de l’Islam. Elle devint le centre d’activité des musulmans de Madina. Les prières quotidiennes et celle du Vendredi étaient tenues là. De cette mosquée, le Saint Prophète (s) enseignait la religion d’Allah aux gens et des milliers en sont devenus musulmans.
La mosquée fut nommée Masdjidoun Nabawi et s’y trouve encore à Madina de nos jours, bien qu’elle soit beaucoup plus grande.
Avant l’émigration du Saint Prophète (s), Madina s’appelait Yaçrib, mais après son arrivée, la ville a pris le nom de Madinatoun Nabi (La ville du Prophète) ou Madina tout court.
Le calendrier musulman de l’hégire a commencé cette année. Il y a par, conséquent, plus de 1433 ans que l’arrivée du Saint Prophète (s) à Madina a eu lieu.
Qu’Allah nous donne la force et la détermination de rester sur la voie de la religion enseignée par Le Saint Prophète Mouhammad Moustafa (s).
Source;"http://www.albouraq.org/

1 — Le dualisme des libres et des esclaves, fondamental dans toutes les sociétés antiques, a persisté jusqu'à une époque récente dans tous les pays arabo-musulmans, notamment au Maroc où il ne fut jamais expressément abrogé ; il a cependant disparu et l'on n'en rencontre plus que les vestiges dans quelques rares procès de filiation portés devant la cour suprême.
Ces procès de filiation tournent tous autour d'une institution musulmane, le concubinage légal, et du statut spécifique qui pouvait en découler, celui de la concubine-mère (oumm-el-walad, littéralement « mère de l'enfant »).
2 — Avant de définir ce statut, il importe de préciser les normes musulmanes qui, dans le domaine des relations sexuelles, expriment clairement le licite et le prohibé.
Dans la sourate XXIII, intitulée « les croyants », le prophète pose avec rigueur les principes « révélés » de la polygamie, du concubinage et du péché et crime de zina (fornication) :
1 — Heureux sont les croyants
5 — Qui gardent les lois de la chasteté
6 — Et qui bornent leur jouissance à leurs femmes et aux esclaves que leur a
procurée leur main droite ; dans ce cas ils n'encourront aucun blâme
7 — Mais celui qui porte ses désirs au-delà est transgresseur .
3 — Le mariage en langue arabe se dit nikâh, c'est-à-dire littéralement « coït » ; ce qui, a priori, caractérise essentiellement la conception islamique de cette institution . Pour les fouqahâ, en effet, le nikâh est avant tout un des deux procédés par lequel une femme devient licite à un homme ; la procréation des enfants n'est que l'incidence complémentaire de cette licéité (6).
Si les épouses sont limitées à quatre , le nombre des concubines est, en revanche, illimité.
Le concubinage du martre avec son esclave n'est certainement pas considéré par les docteurs de la loi d'un œil aussi favorable que le mariage, mais l'un ne saurait exclure l'autre ; il n'y a, pour un musulman marié, aucun inconvénient « moral » à prendre en plus de son (ou de ses) épouse (s), une ou plusieurs concubines .
Tels sont les deux procédés licites destinés, en terre d Islam, à satisfaire l'instinct sexuel. Il importe maintenant de définir plus précisément les limites du concubinage légal et le statut particulier de la concubine-mère qui peut en découler.
4 — On ne saurait parler de concubinage en-dehors des relations maitre-esclave. Il importe donc — et c'est la première condition — que le maître soit juridiquement propriétaire de l'esclave. Il doit « borner sa jouissance, dit le Coran, aux esclaves que lui a procurées sa main droite », c'est-à-dire celles qu'il a légalement achetées (10), celles qu'il a capturées (11), celles qui sont le produit de ses propres esclaves . La cohabitation sans mariage d'un homme libre avec l'esclave d'un tiers est, en effet, prohibée.
5—11 importe ensuite — et c'est la seconde condition — que l'esclave lui soit cano- niquement disponible. Il en irait différemment en cas de parenté par le sang , le lait ou l'alliance , en cas de mariage de l'esclave , en cas d'appartenance de cette dernière à une religion non dérivée du « Livre » .
6 — La transgression d'une de ces deux conditions rend les coupables passibles du h'add sanctionnant le crime et péché de zina que les docteurs de la loi considèrent comme la plus grave des infractions . Tout coi't pourra donc être pénalement qualifié zina lorsqu'il sera pratiqué avec un partenaire auquel on n'est pas uni par les liens, soit d'un mariage valable ou putatif, soit d'une propriété à titre d'esclave concubine .
Chez les Malékites, la sanction est la mort par lapidation pour l'homme libre marié, cent coups de verge et le bannissement pour l'homme libre célibataire, et cinquante coups de verge seulement pour la partenaire esclave, qu'elle soit mariée ou célibataire (22).
7 — Le concubinage légal ainsi défini à travers ses limites juridiques et la sanction de leur transgression ne confère à l'esclave qui partage la couche du martre aucune sorte d'avantages. Partie intégrante de ses biens, il en dispose à l'instar du bétail qu'il possède : il peut utiliser ses services — cela va de soi —, mais aussi la vendre , la donner en gage , la prêter , la louer, voire même la tuer .
8—11 peut en aller différemment si l'esclave se trouve enceinte des œuvres du maître. Les rapports sexuels avec la concubine légale ont pour but, estiment les docteurs de la loi, la seule satisfaction des désirs charnels, mais non la procréation, contrairement à ce qui se passe dans le mariage.
Le maître cependant peut et « normalement doit » reconnaître l'enfant qu'il a de sa concubine.
Dans cette hypothèse favorable à l'esclave, celle-ci accède à un statut particulier, celui de oumm-el-walad, concubine-mère, qui lui confère une situation privilégiée au sein de la famille servile :
— dès l'accouchement ou la fausse-couche, elle ne peut plus être vendue ni donnée en nantissement . Elle peut seulement être donnée en mariage, auquel cas le maître s'en interdit définitivement l'usage, du moins jusqu'au veuvage de la concubine- mère ;
— le maître ne peut plus utiliser ses services ou les louer à un tiers . Il peut seulement en « jouir » ;
— elle se trouve affranchie de jure à la mort du maître ;
— l'enfant dont la naissance lui confère ce privilège est légitime et bénéficie exactement des mêmes droits que ceux issus du nikâh .
9 — Un tel statut est évidemment subordonné à la reconnaissance par le maître de sa paternité. Cette reconnaissance est la clé du statut privilégié ; il importe de l'analyser.
La question qui se pose est donc la suivante : comment peut intervenir cette reconnaissance de paternité de l'enfant issu du concubinage légal ? Cette reconnaissance est fondée sur Yikrar, aveu par le martre que l'enfant mis au monde par sa concubine légale est issu de ses œuvres. Cet ikrar peut être indirect : le maître avoue avoir eu des relations sexuelles avec son esclave ; il peut également être direct si le maître revendique expressément ou tacitement la paternité de l'enfant.
LES CONDITIONS JURIDIQUES
DE L'ACCES AU STATUT DE CONCUBINE-MERE
EN DROIT MUSULMAN MALEKITE*
par François-Paul BLANC et Albert LOURDE
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remmm_0035-1474_1983_num_36_1_2004#

Les anges sont les nobles serviteurs de Dieu qui les a créé de lumière, ce sont les soldats de Dieu سبحان
Ils sont timides, car le prophète a dit :
"Ne dois-je pas m'intimiderd'un homme dont les anges s'intimident de lui?"
L'homme ici est Osman bin Affan. Ils se dérangent des choses odieuses comme de ceux qui ont mangé de l'ail et de l'oignon, ils ne rentrent pas dans les maisons où se trouve un chien ou une image. Ils obéisssent à Allah, comme inscrit dans le Qur'ân
"Mais ce sont plutôt des serviteurs honorés . Ils nedevancent pas Son Commandement et agissent selon Ses ordres."
Sourate Al anbiya, versets 26 et 27.
Allah les a créés partout dans son univers pour s’occuper des gens et exécuter Ses ordres.
1. Il y a Jibril, ,
Celui qui transmet « الوحي », le message, aux envoyés, c’est un peu l’ambassadeur entre Allah et les prophètes عليهم السلم .
Sourate les poètes, verset 192-195 :
« Ce (Coran) ci, c'est le Seigneur de l'univers qui l'a fait descendre,et l'Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. »
2. Israfil
C’est l’ange qui souffle dans la trompe « الصور », il le fera deux fois, la première fois tout le monde mourra et la deuxième fois tout le monde sera ressuscité.
« On soufflera dans la Trompe, et voilà que ceux qui seront dans les cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroyés, sauf ceux qu'Allah voudra [épargner]. Puis on y soufflera, et voilà debout à regarder. » Sourate
Azzumar, verset 68
3. L’ange de la mort :
Celui qui prend les âmes.
« Dis : “L'Ange de la mort qui est chargé de vous, vous fera mourir. Ensuite, vous serez ramenés vers Votre Seigneur”. »
Sourate Sajda, verset 11
« Il est le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs. Et Il envoie sur vous des gardiens. Et lorsque la mort atteint l'un de vous, Nos messagers (les Anges) enlèvent son âme sans aucune négligence. »
Sourate Al anam, verset 61
4. Les anges qui descendent près des croyants au moment de la mort
Pour nous calmer, nous rendre endurant et nous annoncer le paradis
« Ceux qui disent : “Notre Seigneur est Allah”, et qui se tiennent dans le droit chemin, les Anges descendent sur eux. “N'ayez pas peur et ne soyez pas affligés; mais ayez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. »
Sourate al fussilat, verset 30
5. Ceux qui arrachent violemment l’âme des non croyants
« Et quel pire injuste que celui qui fabrique un mensonge contre Allah ou qui dit : “Révélation m'a été faite”, quand rien ne lui a été révélé. De même celui qui dit : “Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu'Allah a fait descendre.” Si tu voyais les injustes lorsqu'ils seront dans les affres de la mort, et que les Anges leur tendront les mains (disant) : “Laissez sortir vos âmes. Aujourd'hui vous allez être récompensés par le châtiment de l'humiliation pour ce que vous disiez sur Allah d'autre que la vérité et parce que vous vous détourniez orgueilleusement des Ses enseignements”. »
Sourate Al Anam, verset 93
6. Ceux qui accompagnent l’âme des croyants jusqu’aux cieux, au 7 em ciel.
Ceux qui font monter les âmes des non croyants et les balancent sur terre quand les portes des cieux restent fermées.
Ceux qui questionnent les morts dans les cercueils, puis ils les torturent ou les traitent bien après leur avoir restitué l’âme.
7. Les gardiens du paradis et des gens du paradis
« Et ceux qui avaient craint leur Seigneur seront conduits par groupes au Paradis. Puis, quand ils y parviendront et que ses portes s'ouvriront, ses gardiens leur diront : “Salut à vous ! Vous avez été bons : entrez donc, pour y demeurer éternellement”. »
Sourate Az zumar, verset 73
8. Les gardiens de l’enfer et des gens de l’enfer
« ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d'un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne. »
Sourate Tahrim, verset 6
Dont le chef est Malik, :
« et ils crieront : “ô Malik ! que ton Seigneur nous achève ! ” Il dira : “En vérité, vous êtes pour y demeurer [éternellement]” ! »
Sourate Az Zuhruf, verset 77
9. Les scribes
Qui accompagnent et enregistrent les actes et les paroles des gens, ils réalisent pour chaque personne, un livre personnel de tout ses faits et gestes, ils le lui donnent au Jour de la résurrection.
« alors que veillent sur vous des gardiens, de nobles scribes, »
Sourate Al infitar, verset 10 et 11
10. Ceux qui veillent sur nous
Ils nous gardent pendant la journée ou la nuit…
« Il [l'homme] a par devant lui et derrière lui des Anges qui se relaient et qui veillent sur lui par ordre d'Allah.»
Sourate Araad, verset 11
« Il n'est pas d'âme qui n'ait sur elle un gardien. »
Sourate tariq, verset 4
11. Ceux qui font des invocations et demandent pardon pour les croyants
« . Ceux (les Anges) qui portent le Trône et ceux qui l'entourent célèbrent les louanges de leur Seigneur, croient en Lui et implorent le pardon pour ceux qui croient : “Seigneur ! tu étends sur toute chose Ta miséricorde et Ta science. Pardonne donc à ceux qui se repentent et suivent Ton chemin et protège-les du châtiment de l'Enfer. Seigneur ! Fais-les entrer aux jardins d'Eden que Tu leur as promis, ainsi qu'aux vertueux parmi leurs ancêtres, leurs épouses et leurs descendants, car c'est Toi le Puissant, le Sage. »
Sourate Ghafir, verset 7-8
12. Ceux qui suivent les rassemblements de rappel et d’adoration des croyants
Ils se collent à ceux qui lisent le Qur'ân et l’étudient comme il a été dit dans ce Hadith :
« Il n’y a pas des personnes qui s’assoient dans une des maisons de Dieu pour y lire le Qur'ân et l’étudier, sans que ne descende sur eux la tranquillité et la miséricorde ainsi que des anges qui se collent a eux et sans que Dieu ne les cite parmi les siens »
Le prophète a parlé des anges dans ses Hadiths en voici quelques uns:
"Le ciel fait entendre des craquements tellement les anges y sont nombreux , sérrés au point où il ne reste plus un pouce d'espace libre, tousentrain de se prosterner"
Ahmad
"Le jour de la prière du vendredi, des anges viennent se poster devant les portes des mosquées inscrire les arrivants selon leur arrivée, par ordre de mérite, du premier au dernier. Ensuite, dès que l'imam s'installe sur la chaire, ils ferment leurs registres et viennent écouter le prêche"
Al-Bukhâri
"Les anges du jour et ceux de la nuit s'alternent près de vous"
Al-Bukhâri
Les fruits de la croyance aux anges
La croyance aux anges apporte de nombreux bénéfices dans la vie du croyant nous vous rappelons ci-dessous les plus important :
1. Quand le croyant pense à la création des anges de lumière, dotés d’ailes, et à leur pouvoir, il se rend compte au combien Allah est grand, car même avec leurs pouvoirs les anges restent humbles devant Dieu et exécutent tous Ses ordres, ils ne parlent pas devant Lui. Cela augmente notre foi en la Majesté de Dieu.
2. Un sentiment de paix nous envahi quand nous nous rappelons que Dieu a mis des anges pour nous garder.
3. Nous sommes encouragés à adorer, à exécuter les ordres de Dieu et à bien agir quand nous nous apercevons que les anges, qui sont plus forts que nous, passent leur temps à adorer Dieu. Ce qui nous pousse à suivre leur exemple et à fortifier notre foi.
4. La croyance aux anges éloigne le croyant de la désobéissance visible ou invisible, car nous savons que les anges sont toujours avec nous et notent tous nos faits et gestes pour nous les donner sous forme de livre au jour de la résurrection
5. La foi aux anges nous rappelle et nous prépare au jour dernier : cette vie n’est pas éternelle, l’ange de la mort est là pour nous cueillir. On persévère donc sur le droit chemin en gardant notre foi et nos bons actes, on travaille pour le paradis, pour être saluer par les anges et nous éviter de tomber en enfer pour ne pas y être châtiés par les anges.
Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.
Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité