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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Islam: crimes et châtiments

La sécurité et la stabilité sont des besoins humains de base qui ne sont pas moins importants que le fait d’être convenablement vêtu et nourri.  Sans sécurité ni stabilité, l’être humain ne peut mener une vie quotidienne normale ni contribuer à hausser le niveau de civilisation de la société dont il fait partie.

L’homme est conscient de son besoin de sécurité dès les premières années de sa vie et exprime ce besoin de diverses façons.  Avec la formation et l’évolution des sociétés humaines, il a exprimé ce besoin, ainsi que d’autres besoins essentiels, par l’établissement d’États et de lois.  Cela pour assurer une sécurité générale, régler divers types de conflits menaçant la société et pour exercer une opposition aux menaces extérieures provenant d’autres nations.  Le développement de ces lois n’a été perfectionné qu’au cours des derniers siècles, après une longue série d’essais et erreurs.

En revanche, la Loi islamique fut transmise à Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) dans sa forme complète et parfaite, faisant partie du dernier message de Dieu à l’humanité.  La Loi islamique porte une attention toute particulière à la sécurité et fournit un système légal complet.  Elle tient également compte des circonstances changeantes, au sein des sociétés, de même que de la constance de la nature humaine.  Elle contient donc des principes globaux et des règles générales qui suffisent à traiter la majorité des problèmes pouvant survenir en tout temps et en tout lieu.  De même, elle a établi, pour certains crimes, des châtiments immuables qui ne subissent aucune modification en fonction des conditions ou des circonstances.  C’est ainsi que l’on retrouve, dans la Loi islamique, de la stabilité et de la fermeté, mais aussi une certaine flexibilité.

Quelle approche l’islam adopte-t-il pour combattre le crime?  Sur quels principes se base le code pénal islamique?  Quels sont les caractéristiques distinctives de ce code?  Quels sont les types de châtiments que l’on retrouve, en islam et quels en sont les objectifs?  Telles sont les questions auxquelles nous répondrons dans les pages qui suivent.

L’approche islamique pour combattre le crime

L’objectif ultime de toute injonction légale islamique est d’assurer le bien-être de l’humanité en ce monde comme dans l’au-delà.  Ce faisant, l’islam s’assure également de former une société plus vertueuse, qui adore Dieu, qui sait utiliser les forces de la nature pour bâtir une civilisation au sein de laquelle chaque être humain peut vivre dans un climat de paix, de justice et de sécurité.  Une civilisation qui permet à chaque personne de répondre à ses propres besoins spirituels, intellectuels et matériels en plus de cultiver positivement tous les aspects de sa personnalité.  Le Coran fait maintes fois allusion à cet objectif ultime.  Dieu dit :

« Nous avons effectivement envoyé Nos messagers avec des preuves évidentes, et Nous avons révélé, par leur intermédiaire, l’Écriture et la Balance, afin que les gens établissent la justice.  Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable, mais aussi maintes utilités pour les gens... » (Coran 57:25)

Et Il dit :

« Dieu veut vous faciliter les choses et non vous les rendre difficiles. » (Coran 2:185)

Et Il dit :

« Dieu veut vous expliquer les choses et vous guider à travers les exemples de ceux qui vécurent avant vous; et Il souhaite accueillir votre repentir.  Dieu est Omniscient et Sage.  Il souhaite accueillir votre repentir, alors que ceux qui suivent leurs vaines passions cherchent à vous égarer totalement.  Dieu veut alléger vos obligations, car l’homme a été créé faible. » (Coran 4:26-28)

Et Il dit :

« Certes, Dieu enjoint la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches.  Et Il interdit l’indécence, l’injustice et la rébellion. » (Coran 16:90)

Les injonctions légales islamiques visent le bien-être des êtres humains et elles rejoignent en cela les principes universels de bien-être que l’on retrouve un peu partout, soit :

1.     La préservation de la vie

2.     La préservation de la religion

3.     La préservation de la raison

4.     La préservation des liens du sang

5.     La préservation des biens

Le système pénal islamique vise à préserver ces cinq besoins universels.  Pour préserver la vie, il prescrit la loi de la rétribution.  Pour préserver la religion, il prescrit le châtiment contre l’apostasie.  Pour préserver la raison, il prescrit le châtiment contre l’alcool.  Pour préserver les liens du sang, il prescrit le châtiment contre la fornication.  Pour préserver les biens, il prescrit le châtiment contre le vol et contre le banditisme de grands chemins.

Les crimes contre lesquels l’islam a prescrit des châtiments clairs sont les suivants :

1.    Crime contre la personne (meurtre ou agression)

2.    Crime contre la propriété (vol)

3.    Crime contre les liens du sang (fornication et fausses accusations d’adultère)

4.    Crime contre la raison (usage de substances illicites, incluant alcool et drogues)

5.    Crime contre la religion (apostasie)

6.    Crime contre les biens et la personne (banditisme de grands chemins)

 Types de châtiments en islam

Caractéristiques distinctives du système pénal islamique

Dans les principes mentionnés précédemment, la loi islamique et les lois laïques coïncident souvent, bien que la loi islamique soit venue avant.  Le système pénal islamique possède toutefois des vertus uniques et des caractéristiques distinctives, dont les plus importantes sont :

1.    La force de dissuasion que l’homme possède naturellement au fond de sa conscience morale s’accompagne d’une « supervision » extérieure.  Cela parce que la loi islamique, lorsqu’elle traite de problèmes sociaux comme le crime, ne s’appuie pas uniquement sur la législation et les moyens de dissuasion externes.  Elle se concentre plutôt sur les moyens de dissuasion internes, insistant beaucoup plus sur la conscience morale de l’homme.  Elle s’efforce de développer cette conscience chez les gens dès l’enfance, afin que chaque personne grandisse en cultivant un caractère moral noble.

La loi islamique promet succès et salut à ceux qui pratiquent la vertu et met en garde les malfaiteurs contre le mauvais sort qui les attend.  Elle fait donc appel à la conscience et aux émotions des gens, amenant le criminel à laisser tomber ses mauvaises habitudes et à se tourner vers Dieu avec espoir en Sa miséricorde, crainte de Son châtiment, adhésion à ses vertus morales, amour d’autrui, et avec un désir d’être bons envers les autres et de s’abstenir de leur causer du tort.

2.    Une conception équilibrée du rapport entre l’individu et la société.  Alors que la loi divine protège la société en établissant des châtiments et des mesures dissuasives contre le crime, elle ne marginalise pas pour autant l’individu au profit de la société.  Au contraire, elle protège en priorité l’individu, sa liberté et ses droits.  Elle lui fournit toutes les mesures préventives pour qu’il n’ait pas à recourir au crime.  Elle ne se concentre pas sur le châtiment, mais met plutôt l’accent sur la création d’une société saine dans laquelle l’individu peut arriver à mener une vie vertueuse et heureuse.

Types de châtiments en islam

La loi islamique se base sur deux principes se complétant l’un l’autre.  Ce sont, d’abord, la stabilité et la permanence de ses doctrines fondamentales et ensuite, le dynamisme de ses injonctions secondaires.

Pour les aspects immuables de la vie, la loi islamique contient des textes de loi fixes.  Pour les aspects plus dynamiques influencés par le développement social et le progrès du savoir, la loi islamique propose des principes généraux et des règles universelles pouvant être appliqués de diverses façons et dans plusieurs circonstances.

Lorsque nous appliquons ces principes au système pénal, nous réalisons que la loi islamique contient des textes très clairs prescrivant des châtiments immuables pour ces crimes auxquelles n’échappe aucune société et qui ne varient pas dans leur forme parce que liés aux facteurs inchangeants de la nature humaine.

La loi islamique aborde d’autres crimes en émettant les principes généraux qui indiquent clairement leur interdiction, laissant aux autorités de chaque pays le soin de décider de la façon dont ils doivent être traités.  Les autorités peuvent alors prendre en considération les circonstances particulières de chaque individu et déterminer la meilleure façon de protéger la société et les individus contre un tel crime.  Conformément à ce principe, les châtiments, dans la loi islamique, sont de trois types :

1. Châtiments prescrits

2. Vengeance

3. Châtiments discrétionnaires

 « Houdoud » : châtiments prescrits

1.      Les châtiments prescrits

Les crimes qui tombent sous cette catégorie peuvent être définis comme des actes légalement interdits que Dieu prévient vigoureusement à l’aide de châtiments prescrits et immuables dont l’exécution est considérée comme le droit de Dieu.

Ces châtiments ont certaines particularités qui les distinguent des autres.  Parmi elles, les suivantes :

1.    Ces châtiments ne peuvent être ni diminués ni augmentés.

2.    Ils ne peuvent être annulés par un juge, par les autorités politiques ou la victime après que les crimes pour lesquels ils s’appliquent aient été portés à la connaissance des responsables.  Avant que ces crimes ne soient portés à la connaissance des responsables de l’État, il demeure possible à la victime de pardonner au criminel si le tort causé ne se situait qu’à un niveau personnel.

3.    Ces châtiments sont le « droit de Dieu », c’est-à-dire que le droit légal dont il est question est de nature générale là où le bien-être de la société est pris en considération.

Les crimes suivants tombent sous la juridiction des châtiments fixes (prescrits) :

1.      Le vol

Le vol est défini comme le fait de s’emparer secrètement du bien d’autrui avec l’intention d’en jouir, alors que ce bien se trouvait à l’abri, dans un endroit sécurisé.

2.      Banditisme de grands chemins

Le banditisme de grands chemins est défini comme l’activité d’un individu ou d’un groupe d’individus qui se rendent sur les voies publiques avec l’intention d’interdire le passage aux gens ou de voler les passants, ou encore de leur infliger des blessures.

3.      Fornication et adultère

Cela est défini comme tout acte où un homme a une relation avec pénétration avec une femme qui ne lui est pas licite.  Toute relation qui n’implique pas une pénétration ne fait pas partie de cette catégorie et les personnes impliquées n’encourent pas le châtiment prescrit.

4.      Fausses accusations

Cela est défini comme le fait d’accuser de fornication ou d’adultère une personne chaste et innocente.  Cela inclut également le fait de prétendre qu’une personne n’est pas la fille ou le fils d’untel ou d’unetelle.  Les fausses accusations incluent toute accusation de fornication ou d’adultère qui n’est pas soutenue par une preuve jugée acceptable par la loi islamique.

5.      Consommation d’alcool

L’un des plus grands objectifs de l’islam est le bien-être des êtres humains et d’éviter le plus possible tout ce qui peut leur nuire.  C’est pourquoi l’islam permet les bonnes choses et interdit les mauvaises.  Il protège ainsi la vie des gens, de même que leurs facultés rationnelles, leurs biens et leur réputation.  L’interdiction de l’alcool et le châtiment pour ceux qui en consomment font partie des lois qui démontrent à quel point l’islam se soucie de ces choses, car l’alcool est de nature destructrice et peut gravement affecter la vie d’une personne, ses biens, son intellect, sa réputation et sa religion.

Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez!  Les boissons alcoolisées, les jeux de hasard, les autels dressés pour les idoles et les flèches de divination ne sont que des abominations, des œuvres de Satan.  Éloignez-vous-en, si vous tenez à la réussite.  Satan ne cherche qu’à susciter l’inimitié et la haine entre vous à travers les boissons alcoolisées et les jeux de hasard, et à vous détourner de l’invocation de Dieu et de la prière.  Y renoncerez-vous donc ? » (Coran 5:90-91)

6.     L’apostasie

L’apostasie est définie comme le fait, pour un musulman, de faire une déclaration ou d’accomplir un acte qui le fait sortir de l’islam.  Le châtiment prescrit pour l’apostasie, dans la sounnah, est l’exécution et il sert de remède à un problème qui était déjà connu à l’époque du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  À l’époque, il arrivait qu’un groupe de personnes se convertisse à l’islam, puis quitte l’islam ensemble afin de semer le doute et l’incertitude dans le cœur des croyants.  Le Coran nous parle d’ailleurs de cette réalité :

 « Et une partie des gens du Livre dit : « Le matin, croyez en  ce qui a été révélé aux (musulmans), mais le soir, reniez-le; peut-être les ferez-vous revenir [à leur ancienne religion]. » (Coran 3:72)

Le châtiment contre l’apostasie fut donc institué afin que cet acte ne puisse plus être utilisé comme moyen pour semer le doute chez les croyants.

Il faut cependant préciser que l’on accorde à l’apostat trois jours pour se repentir, de sorte que s’il est lui-même en proie au doute ou s’il a mal compris certains principes de l’islam, que ces choses lui soient expliquées et clarifiées.

Vengeance et châtiments discrétionnaires

2.      La vengeance (talion)

C’est le deuxième type de châtiment dans la loi islamique.  C’est lorsque celui qui a commis un crime contre une personne est châtié de la même façon.  S’il a tué sa victime, il est exécuté.  S’il a coupé un membre à sa victime ou lui a infligé une blessure, la pareille lui sera rendue.

Règles importantes au sujet de la vengeance (talion)

1.    Elle n’est permise que si le meurtre ou les voies de fait ont été commis de façon délibérée.  Dieu dit :

« Ô vous qui croyez!  La (loi du) talion vous est prescrite en matière de meurtres. » (Coran 2:178)

Il dit également :

« Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, et des représailles (de nature similaire) pour les blessures. » (Coran 5:45)

2.    Dans ces crimes où le criminel cause directement du tort à une autre personne, l’islam accorde à la victime ou à sa famille le rôle important de décider si le châtiment doit être appliqué ou non.  L’islam permet à la victime de pardonner à son agresseur parce que le châtiment, dans de tels cas, est considéré comme le droit de la victime.  L’islam va même jusqu’à encourager le pardon, promettant une récompense, dans l’au-delà, pour celui qui pardonne.  Dieu dit, dans le Coran :

« Mais quiconque y renonce (par charité), cela lui vaudra une expiation. » (Coran 5:45)

Celui qui pardonne a le droit d’exiger le prix du sang (compensation monétaire fixe), mais il peut aussi ne rien demander.  Dieu dit :

« Le renoncement est plus proche de la piété. » (Coran 2:237)

3.    Le châtiment doit être mis en application par le gouvernement et non par la famille de la victime.

La sagesse derrière le talion :

Concernant les châtiments islamiques en général et le talion en particulier, les deux possèdent des caractéristiques complémentaires.  D’abord, la sévérité du châtiment, qui sert à décourager le crime et à le limiter.

Ensuite, la difficulté d’établir la culpabilité, rendant plus difficile l’application du châtiment et protégeant par le fait même l’accusé.  C’est ainsi qu’en cas de doute, le châtiment est abandonné, et que l’on accorde toujours à l’accusé le bénéfice du doute.  Certains châtiments prescrits sont même annulés lorsque l’accusé se repent, comme cela arrive parfois dans les cas de banditisme de grands chemins.  Dans les cas de talion, ils peuvent également être annulés lorsqu’il y a pardon de la part de la victime et nous avons vu, plus haut, que le pardon est encouragé.

Ces deux éléments se complètent l’un l’autre et contribuent à décourager le crime, à protéger la société et à garantir les droits des accusés par le fait que les spéculations et les accusations faites à la légère ne peuvent justifier un châtiment.  Par le fait, également, que les accusés jouissent d’une garantie de justice et qu’ils évitent le châtiment lorsqu’il y a le moindre doute sur leur culpabilité.  Dans un tel système, la grande majorité des gens s’abstiennent de commettre un crime à cause de la sévérité du châtiment, et les châtiments sont rarement appliqués.  C’est ainsi que la sécurité de la société, en général, et les droits des individus, en particulier, sont atteints et respectés.

3.      Châtiments discrétionnaires

Ce sont des châtiments qui s’appliquent pour des crimes qui violent soit les droits de Dieu, soit les droits individuels, mais qui n’ont pas été déterminés par la loi islamique.

La catégorie des châtiments discrétionnaires est la plus grande de toutes, car tout compte fait, il existe peu de crimes pour lesquels le châtiment est déterminé par la loi islamique.

Les châtiments discrétionnaires sont également les plus flexibles, car ils tiennent compte de la réalité de la société, de ses besoins et de ses conditions sociales changeantes.  Par conséquent, ils sont suffisamment flexibles pour apporter un maximum de bénéfices à la société, réformer les criminels et réduire au minimum les torts causés à autrui.

La loi islamique fait mention de divers types de châtiments discrétionnaires, allant de la réprimande et à l’exhortation aux coups de fouet, aux amendes et à l’emprisonnement.  La décision d’appliquer ou non ces mesures discrétionnaires est laissée aux autorités légales et doit se positionner par rapport au principe universel de l’islam où un équilibre doit être atteint entre les droits de la société à être protégée du crime et les droits des individus à voir leurs libertés protégées.

Crime et châtiment en islam (partie 5 de 5) : Les objectifs du système pénal islamique


Les objectifs du système pénal islamique


Derrière le système pénal islamique se cachent divers objectifs, dont les plus importants sont les suivants :

Premier objectif : l’islam cherche à protéger la société contre le crime.  C’est un fait connu que si les crimes ne sont pas prévenus par la menace de sérieux châtiments, c’est la sécurité de toute la société qui sera menacée.  L’islam cherche à apporter la sécurité et la stabilité sociales et son action et ses châtiments sont basés sur ces considérations, afin de décourager le crime.  Le verset ci-dessous fait mention de ces objectifs :

« Dans la loi du talion, il y a la (préservation de la) vie, pour vous, ô hommes de raison; peut-être deviendrez-vous pieux. » (Coran 2:179)

Si un meurtrier, ou n’importe quel criminel, connaît pertinemment les conséquences que pourraient avoir ses actes sur son propre sort, il y pensera à deux fois avant de commettre un crime.  Connaître le châtiment retiendra le criminel de commettre son crime de deux façons.  D’abord, il est peu probable que celui qui a déjà connu le châtiment récidive.  Ensuite, ceux qui n’ont jamais commis de crime y penseront à deux fois avant d’en commettre un, connaissant d’avance le châtiment applicable.  Et pour créer un effet de dissuasion sur la société, l’islam a établi la pratique d’annoncer publiquement un châtiment sur le point d’être appliqué.  Dieu dit :

« Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. » (Coran 24:2)

Deuxième objectif : l’islam cherche à réformer le criminel.  Le Coran fait souvent mention du repentir, affirmant clairement que la porte du repentir est toujours ouverte au criminel qui décide d’abandonner ses mauvaises actions et modifier positivement son comportement.  L’islam a fait du repentir un moyen d’annuler un châtiment prescrit dans certains cas, comme, par exemple, le châtiment pour le banditisme de grands chemins.  Dieu dit, dans le Coran :

« ...sauf ceux qui se repentent avant de tomber en votre pouvoir. Sachez qu’alors, Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 5:34)

Dieu dit, au sujet du châtiment pour la fornication :

« Et s’ils se repentent et s’amendent, laissez-les en paix.  Certes, Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 4:16)

Après avoir mentionné le châtiment pour les fausses accusations, Il ajoute :

« ... à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et s’amendent.  (Envers ceux-là), Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 24:5)

Et, après avoir mentionné le châtiment prescrit pour le vol, Il ajoute :

« Mais quiconque se repent après son crime et s’amende, Dieu accepte son repentir. Car Dieu est, certes, Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 5:39)

Cet objectif est plus souvent associé aux châtiments discrétionnaires, où il incombe au juge de tenir compte des circonstances du criminel et où il doit choisir la peine qui sera la plus à même d’aider le criminel à s’amender.

Troisième objectif : le châtiment doit être à la hauteur du crime commis.  Ce serait une erreur de ne châtier que légèrement le criminel, car il représente une menace à la sécurité des individus.  Le criminel doit donc recevoir un châtiment juste s’il apparaît évident qu’il se complaît dans la mauvaise voie qu’il a décidé d’emprunter.  La société a droit à la sécurité.  Le Coran fait valoir cet objectif en mentionnant certains châtiments prescrits.  Dieu dit, dans le Coran :

« Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main.  C’est là la rétribution pour leurs actes et une punition exemplaire de la part de Dieu. » (Coran 5:38)

« La seule rétribution de ceux qui font la guerre contre Dieu et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre est d’être tués ou crucifiés, ou encore que leur soient coupés une main et un pied de côtés opposés, ou qu’ils soient expulsés de leur contrée. » (Coran 5:33)

 

La sécurité et la stabilité sont des besoins humains de base qui ne sont pas moins importants que le fait d’être convenablement vêtu et nourri.  Sans sécurité ni stabilité, l’être humain ne peut mener une vie quotidienne normale ni contribuer à hausser le niveau de civilisation de la société dont il fait partie.

L’homme est conscient de son besoin de sécurité dès les premières années de sa vie et exprime ce besoin de diverses façons.  Avec la formation et l’évolution des sociétés humaines, il a exprimé ce besoin, ainsi que d’autres besoins essentiels, par l’établissement d’États et de lois.  Cela pour assurer une sécurité générale, régler divers types de conflits menaçant la société et pour exercer une opposition aux menaces extérieures provenant d’autres nations.  Le développement de ces lois n’a été perfectionné qu’au cours des derniers siècles, après une longue série d’essais et erreurs.

En revanche, la Loi islamique fut transmise à Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) dans sa forme complète et parfaite, faisant partie du dernier message de Dieu à l’humanité.  La Loi islamique porte une attention toute particulière à la sécurité et fournit un système légal complet.  Elle tient également compte des circonstances changeantes, au sein des sociétés, de même que de la constance de la nature humaine.  Elle contient donc des principes globaux et des règles générales qui suffisent à traiter la majorité des problèmes pouvant survenir en tout temps et en tout lieu.  De même, elle a établi, pour certains crimes, des châtiments immuables qui ne subissent aucune modification en fonction des conditions ou des circonstances.  C’est ainsi que l’on retrouve, dans la Loi islamique, de la stabilité et de la fermeté, mais aussi une certaine flexibilité.

Quelle approche l’islam adopte-t-il pour combattre le crime?  Sur quels principes se base le code pénal islamique?  Quels sont les caractéristiques distinctives de ce code?  Quels sont les types de châtiments que l’on retrouve, en islam et quels en sont les objectifs?  Telles sont les questions auxquelles nous répondrons dans les pages qui suivent.

L’approche islamique pour combattre le crime

L’objectif ultime de toute injonction légale islamique est d’assurer le bien-être de l’humanité en ce monde comme dans l’au-delà.  Ce faisant, l’islam s’assure également de former une société plus vertueuse, qui adore Dieu, qui sait utiliser les forces de la nature pour bâtir une civilisation au sein de laquelle chaque être humain peut vivre dans un climat de paix, de justice et de sécurité.  Une civilisation qui permet à chaque personne de répondre à ses propres besoins spirituels, intellectuels et matériels en plus de cultiver positivement tous les aspects de sa personnalité.  Le Coran fait maintes fois allusion à cet objectif ultime.  Dieu dit :

« Nous avons effectivement envoyé Nos messagers avec des preuves évidentes, et Nous avons révélé, par leur intermédiaire, l’Écriture et la Balance, afin que les gens établissent la justice.  Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable, mais aussi maintes utilités pour les gens... » (Coran 57:25)

Et Il dit :

« Dieu veut vous faciliter les choses et non vous les rendre difficiles. » (Coran 2:185)

Et Il dit :

« Dieu veut vous expliquer les choses et vous guider à travers les exemples de ceux qui vécurent avant vous; et Il souhaite accueillir votre repentir.  Dieu est Omniscient et Sage.  Il souhaite accueillir votre repentir, alors que ceux qui suivent leurs vaines passions cherchent à vous égarer totalement.  Dieu veut alléger vos obligations, car l’homme a été créé faible. » (Coran 4:26-28)

Et Il dit :

« Certes, Dieu enjoint la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches.  Et Il interdit l’indécence, l’injustice et la rébellion. » (Coran 16:90)

Les injonctions légales islamiques visent le bien-être des êtres humains et elles rejoignent en cela les principes universels de bien-être que l’on retrouve un peu partout, soit :

1.     La préservation de la vie

2.     La préservation de la religion

3.     La préservation de la raison

4.     La préservation des liens du sang

5.     La préservation des biens

Le système pénal islamique vise à préserver ces cinq besoins universels.  Pour préserver la vie, il prescrit la loi de la rétribution.  Pour préserver la religion, il prescrit le châtiment contre l’apostasie.  Pour préserver la raison, il prescrit le châtiment contre l’alcool.  Pour préserver les liens du sang, il prescrit le châtiment contre la fornication.  Pour préserver les biens, il prescrit le châtiment contre le vol et contre le banditisme de grands chemins.

Les crimes contre lesquels l’islam a prescrit des châtiments clairs sont les suivants :

1.    Crime contre la personne (meurtre ou agression)

2.    Crime contre la propriété (vol)

3.    Crime contre les liens du sang (fornication et fausses accusations d’adultère)

4.    Crime contre la raison (usage de substances illicites, incluant alcool et drogues)

5.    Crime contre la religion (apostasie)

6.    Crime contre les biens et la personne (banditisme de grands chemins)

 Types de châtiments en islam


Caractéristiques distinctives du système pénal islamique

Dans les principes mentionnés précédemment, la loi islamique et les lois laïques coïncident souvent, bien que la loi islamique soit venue avant.  Le système pénal islamique possède toutefois des vertus uniques et des caractéristiques distinctives, dont les plus importantes sont :

1.    La force de dissuasion que l’homme possède naturellement au fond de sa conscience morale s’accompagne d’une « supervision » extérieure.  Cela parce que la loi islamique, lorsqu’elle traite de problèmes sociaux comme le crime, ne s’appuie pas uniquement sur la législation et les moyens de dissuasion externes.  Elle se concentre plutôt sur les moyens de dissuasion internes, insistant beaucoup plus sur la conscience morale de l’homme.  Elle s’efforce de développer cette conscience chez les gens dès l’enfance, afin que chaque personne grandisse en cultivant un caractère moral noble.

La loi islamique promet succès et salut à ceux qui pratiquent la vertu et met en garde les malfaiteurs contre le mauvais sort qui les attend.  Elle fait donc appel à la conscience et aux émotions des gens, amenant le criminel à laisser tomber ses mauvaises habitudes et à se tourner vers Dieu avec espoir en Sa miséricorde, crainte de Son châtiment, adhésion à ses vertus morales, amour d’autrui, et avec un désir d’être bons envers les autres et de s’abstenir de leur causer du tort.

2.    Une conception équilibrée du rapport entre l’individu et la société.  Alors que la loi divine protège la société en établissant des châtiments et des mesures dissuasives contre le crime, elle ne marginalise pas pour autant l’individu au profit de la société.  Au contraire, elle protège en priorité l’individu, sa liberté et ses droits.  Elle lui fournit toutes les mesures préventives pour qu’il n’ait pas à recourir au crime.  Elle ne se concentre pas sur le châtiment, mais met plutôt l’accent sur la création d’une société saine dans laquelle l’individu peut arriver à mener une vie vertueuse et heureuse.

Types de châtiments en islam

La loi islamique se base sur deux principes se complétant l’un l’autre.  Ce sont, d’abord, la stabilité et la permanence de ses doctrines fondamentales et ensuite, le dynamisme de ses injonctions secondaires.

Pour les aspects immuables de la vie, la loi islamique contient des textes de loi fixes.  Pour les aspects plus dynamiques influencés par le développement social et le progrès du savoir, la loi islamique propose des principes généraux et des règles universelles pouvant être appliqués de diverses façons et dans plusieurs circonstances.

Lorsque nous appliquons ces principes au système pénal, nous réalisons que la loi islamique contient des textes très clairs prescrivant des châtiments immuables pour ces crimes auxquelles n’échappe aucune société et qui ne varient pas dans leur forme parce que liés aux facteurs inchangeants de la nature humaine.

La loi islamique aborde d’autres crimes en émettant les principes généraux qui indiquent clairement leur interdiction, laissant aux autorités de chaque pays le soin de décider de la façon dont ils doivent être traités.  Les autorités peuvent alors prendre en considération les circonstances particulières de chaque individu et déterminer la meilleure façon de protéger la société et les individus contre un tel crime.  Conformément à ce principe, les châtiments, dans la loi islamique, sont de trois types :

1. Châtiments prescrits

2. Vengeance

3. Châtiments discrétionnaires

 « Houdoud » : châtiments prescrits

1.      Les châtiments prescrits

Les crimes qui tombent sous cette catégorie peuvent être définis comme des actes légalement interdits que Dieu prévient vigoureusement à l’aide de châtiments prescrits et immuables dont l’exécution est considérée comme le droit de Dieu.

Ces châtiments ont certaines particularités qui les distinguent des autres.  Parmi elles, les suivantes :

1.    Ces châtiments ne peuvent être ni diminués ni augmentés.

2.    Ils ne peuvent être annulés par un juge, par les autorités politiques ou la victime après que les crimes pour lesquels ils s’appliquent aient été portés à la connaissance des responsables.  Avant que ces crimes ne soient portés à la connaissance des responsables de l’État, il demeure possible à la victime de pardonner au criminel si le tort causé ne se situait qu’à un niveau personnel.

3.    Ces châtiments sont le « droit de Dieu », c’est-à-dire que le droit légal dont il est question est de nature générale là où le bien-être de la société est pris en considération.

Les crimes suivants tombent sous la juridiction des châtiments fixes (prescrits) :

1.      Le vol

Le vol est défini comme le fait de s’emparer secrètement du bien d’autrui avec l’intention d’en jouir, alors que ce bien se trouvait à l’abri, dans un endroit sécurisé.

2.      Banditisme de grands chemins

Le banditisme de grands chemins est défini comme l’activité d’un individu ou d’un groupe d’individus qui se rendent sur les voies publiques avec l’intention d’interdire le passage aux gens ou de voler les passants, ou encore de leur infliger des blessures.

3.      Fornication et adultère

Cela est défini comme tout acte où un homme a une relation avec pénétration avec une femme qui ne lui est pas licite.  Toute relation qui n’implique pas une pénétration ne fait pas partie de cette catégorie et les personnes impliquées n’encourent pas le châtiment prescrit.

4.      Fausses accusations

Cela est défini comme le fait d’accuser de fornication ou d’adultère une personne chaste et innocente.  Cela inclut également le fait de prétendre qu’une personne n’est pas la fille ou le fils d’untel ou d’unetelle.  Les fausses accusations incluent toute accusation de fornication ou d’adultère qui n’est pas soutenue par une preuve jugée acceptable par la loi islamique.

5.      Consommation d’alcool

L’un des plus grands objectifs de l’islam est le bien-être des êtres humains et d’éviter le plus possible tout ce qui peut leur nuire.  C’est pourquoi l’islam permet les bonnes choses et interdit les mauvaises.  Il protège ainsi la vie des gens, de même que leurs facultés rationnelles, leurs biens et leur réputation.  L’interdiction de l’alcool et le châtiment pour ceux qui en consomment font partie des lois qui démontrent à quel point l’islam se soucie de ces choses, car l’alcool est de nature destructrice et peut gravement affecter la vie d’une personne, ses biens, son intellect, sa réputation et sa religion.

Dieu dit, dans le Coran :

« Ô vous qui croyez!  Les boissons alcoolisées, les jeux de hasard, les autels dressés pour les idoles et les flèches de divination ne sont que des abominations, des œuvres de Satan.  Éloignez-vous-en, si vous tenez à la réussite.  Satan ne cherche qu’à susciter l’inimitié et la haine entre vous à travers les boissons alcoolisées et les jeux de hasard, et à vous détourner de l’invocation de Dieu et de la prière.  Y renoncerez-vous donc ? » (Coran 5:90-91)

6.     L’apostasie

L’apostasie est définie comme le fait, pour un musulman, de faire une déclaration ou d’accomplir un acte qui le fait sortir de l’islam.  Le châtiment prescrit pour l’apostasie, dans la sounnah, est l’exécution et il sert de remède à un problème qui était déjà connu à l’époque du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  À l’époque, il arrivait qu’un groupe de personnes se convertisse à l’islam, puis quitte l’islam ensemble afin de semer le doute et l’incertitude dans le cœur des croyants.  Le Coran nous parle d’ailleurs de cette réalité :

 « Et une partie des gens du Livre dit : « Le matin, croyez en  ce qui a été révélé aux (musulmans), mais le soir, reniez-le; peut-être les ferez-vous revenir [à leur ancienne religion]. » (Coran 3:72)

Le châtiment contre l’apostasie fut donc institué afin que cet acte ne puisse plus être utilisé comme moyen pour semer le doute chez les croyants.

Il faut cependant préciser que l’on accorde à l’apostat trois jours pour se repentir, de sorte que s’il est lui-même en proie au doute ou s’il a mal compris certains principes de l’islam, que ces choses lui soient expliquées et clarifiées.

Crime et châtiment en islam (partie 4 de 5) : Vengeance et châtiments discrétionnaires

2.      La vengeance (talion)

C’est le deuxième type de châtiment dans la loi islamique.  C’est lorsque celui qui a commis un crime contre une personne est châtié de la même façon.  S’il a tué sa victime, il est exécuté.  S’il a coupé un membre à sa victime ou lui a infligé une blessure, la pareille lui sera rendue.

Règles importantes au sujet de la vengeance (talion)

1.    Elle n’est permise que si le meurtre ou les voies de fait ont été commis de façon délibérée.  Dieu dit :

« Ô vous qui croyez!  La (loi du) talion vous est prescrite en matière de meurtres. » (Coran 2:178)

Il dit également :

« Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, et des représailles (de nature similaire) pour les blessures. » (Coran 5:45)

2.    Dans ces crimes où le criminel cause directement du tort à une autre personne, l’islam accorde à la victime ou à sa famille le rôle important de décider si le châtiment doit être appliqué ou non.  L’islam permet à la victime de pardonner à son agresseur parce que le châtiment, dans de tels cas, est considéré comme le droit de la victime.  L’islam va même jusqu’à encourager le pardon, promettant une récompense, dans l’au-delà, pour celui qui pardonne.  Dieu dit, dans le Coran :

« Mais quiconque y renonce (par charité), cela lui vaudra une expiation. » (Coran 5:45)

Celui qui pardonne a le droit d’exiger le prix du sang (compensation monétaire fixe), mais il peut aussi ne rien demander.  Dieu dit :

« Le renoncement est plus proche de la piété. » (Coran 2:237)

3.    Le châtiment doit être mis en application par le gouvernement et non par la famille de la victime.

La sagesse derrière le talion :

Concernant les châtiments islamiques en général et le talion en particulier, les deux possèdent des caractéristiques complémentaires.  D’abord, la sévérité du châtiment, qui sert à décourager le crime et à le limiter.

Ensuite, la difficulté d’établir la culpabilité, rendant plus difficile l’application du châtiment et protégeant par le fait même l’accusé.  C’est ainsi qu’en cas de doute, le châtiment est abandonné, et que l’on accorde toujours à l’accusé le bénéfice du doute.  Certains châtiments prescrits sont même annulés lorsque l’accusé se repent, comme cela arrive parfois dans les cas de banditisme de grands chemins.  Dans les cas de talion, ils peuvent également être annulés lorsqu’il y a pardon de la part de la victime et nous avons vu, plus haut, que le pardon est encouragé.

Ces deux éléments se complètent l’un l’autre et contribuent à décourager le crime, à protéger la société et à garantir les droits des accusés par le fait que les spéculations et les accusations faites à la légère ne peuvent justifier un châtiment.  Par le fait, également, que les accusés jouissent d’une garantie de justice et qu’ils évitent le châtiment lorsqu’il y a le moindre doute sur leur culpabilité.  Dans un tel système, la grande majorité des gens s’abstiennent de commettre un crime à cause de la sévérité du châtiment, et les châtiments sont rarement appliqués.  C’est ainsi que la sécurité de la société, en général, et les droits des individus, en particulier, sont atteints et respectés.

3.      Châtiments discrétionnaires

Ce sont des châtiments qui s’appliquent pour des crimes qui violent soit les droits de Dieu, soit les droits individuels, mais qui n’ont pas été déterminés par la loi islamique.

La catégorie des châtiments discrétionnaires est la plus grande de toutes, car tout compte fait, il existe peu de crimes pour lesquels le châtiment est déterminé par la loi islamique.

Les châtiments discrétionnaires sont également les plus flexibles, car ils tiennent compte de la réalité de la société, de ses besoins et de ses conditions sociales changeantes.  Par conséquent, ils sont suffisamment flexibles pour apporter un maximum de bénéfices à la société, réformer les criminels et réduire au minimum les torts causés à autrui.

La loi islamique fait mention de divers types de châtiments discrétionnaires, allant de la réprimande et à l’exhortation aux coups de fouet, aux amendes et à l’emprisonnement.  La décision d’appliquer ou non ces mesures discrétionnaires est laissée aux autorités légales et doit se positionner par rapport au principe universel de l’islam où un équilibre doit être atteint entre les droits de la société à être protégée du crime et les droits des individus à voir leurs libertés protégées.

 Les objectifs du système pénal islamique


Les objectifs du système pénal islamique


Derrière le système pénal islamique se cachent divers objectifs, dont les plus importants sont les suivants :

Premier objectif : l’islam cherche à protéger la société contre le crime.  C’est un fait connu que si les crimes ne sont pas prévenus par la menace de sérieux châtiments, c’est la sécurité de toute la société qui sera menacée.  L’islam cherche à apporter la sécurité et la stabilité sociales et son action et ses châtiments sont basés sur ces considérations, afin de décourager le crime.  Le verset ci-dessous fait mention de ces objectifs :

« Dans la loi du talion, il y a la (préservation de la) vie, pour vous, ô hommes de raison; peut-être deviendrez-vous pieux. » (Coran 2:179)

Si un meurtrier, ou n’importe quel criminel, connaît pertinemment les conséquences que pourraient avoir ses actes sur son propre sort, il y pensera à deux fois avant de commettre un crime.  Connaître le châtiment retiendra le criminel de commettre son crime de deux façons.  D’abord, il est peu probable que celui qui a déjà connu le châtiment récidive.  Ensuite, ceux qui n’ont jamais commis de crime y penseront à deux fois avant d’en commettre un, connaissant d’avance le châtiment applicable.  Et pour créer un effet de dissuasion sur la société, l’islam a établi la pratique d’annoncer publiquement un châtiment sur le point d’être appliqué.  Dieu dit :

« Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. » (Coran 24:2)

Deuxième objectif : l’islam cherche à réformer le criminel.  Le Coran fait souvent mention du repentir, affirmant clairement que la porte du repentir est toujours ouverte au criminel qui décide d’abandonner ses mauvaises actions et modifier positivement son comportement.  L’islam a fait du repentir un moyen d’annuler un châtiment prescrit dans certains cas, comme, par exemple, le châtiment pour le banditisme de grands chemins.  Dieu dit, dans le Coran :

« ...sauf ceux qui se repentent avant de tomber en votre pouvoir. Sachez qu’alors, Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 5:34)

Dieu dit, au sujet du châtiment pour la fornication :

« Et s’ils se repentent et s’amendent, laissez-les en paix.  Certes, Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 4:16)

Après avoir mentionné le châtiment pour les fausses accusations, Il ajoute :

« ... à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et s’amendent.  (Envers ceux-là), Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 24:5)

Et, après avoir mentionné le châtiment prescrit pour le vol, Il ajoute :

« Mais quiconque se repent après son crime et s’amende, Dieu accepte son repentir. Car Dieu est, certes, Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 5:39)

Cet objectif est plus souvent associé aux châtiments discrétionnaires, où il incombe au juge de tenir compte des circonstances du criminel et où il doit choisir la peine qui sera la plus à même d’aider le criminel à s’amender.

Troisième objectif : le châtiment doit être à la hauteur du crime commis.  Ce serait une erreur de ne châtier que légèrement le criminel, car il représente une menace à la sécurité des individus.  Le criminel doit donc recevoir un châtiment juste s’il apparaît évident qu’il se complaît dans la mauvaise voie

Le sourire prolonge –t-il la vie ?

 

Souhaitez-vous vivre une vie longue et paisible? Il y a une façon très simple  d’y arriver ... C'est  le sourire ....….

De  nouvelles  recherches scientifiques  démontrent que le  sourire  a beaucoup plus d’impact que ce qu’on croyait.  Le magazine "Sciences de la psychologie" a publié  une étude réalisée  sur des  personnes   qui ont vécu plus que d'autres. Ils ont en effet travaillé sur des  photos  qui ont été  prises  dans différentes  situations et différents moments de la vie de ces personnes, ils ont remarqué que ces personnes ont  gardé le sourire dans toutes les situations et à tous  les moments de leur vie.

Les scientifiques  disent que les gens qui ont tendance à sourire  et  a  être heureux n’ont presque pas de problèmes  psychologiques et leur   santé est donc moins sujette aux maladies et vivent plus longtemps !

 

Il est bien connu que les gens qui mènent une vie joyeuse  et dont les jours sont pleins de  joie ont tendance à vivre une vie de couple plus  heureuse  et ont de meilleures compétences sociales que les autres. Cela  se reflète sur leurs visages par de  larges sourires.

Qu'en est-il de notre religion ?

 Chers  frères ! chaque fois que je lis une étude   qui prétend être la première à découvrir  un fait,   je trouve  le même résultat dans les enseignements de notre religion : l’Islam.   Dieu nous a parlé de toutes les choses utiles et nous a mis en garde   de tout ce qu’est  nocif.

Notre  prophète Salut et Paix soient sur lui nous dit « ET Sourire à ton frère est une charité ». Notre prophète nous encourage  et nous apprend ainsi la « culture du sourire. »  Le sourire  répand la joie et rend la vie meilleure.

Quiconque  étudie la biographie du prophète Mohammed  Paix et Salut soient sur lui  constate que sa vie était pleine d'optimisme, de sourires,  de miséricorde et de  joie.  Il ne se fâchait jamais à cause d’une chose qui  a attrait à ce monde de la vie si bas. Il ne s‘attristait pas non plus de cette vie passagère. Il n'était  pas violent et vindicatif,  mais patient  et tolérant et voulait du bien à tout le monde.

Et ce n'est pas en vain que Dieu le Tout Puissant le  décrit comme  une miséricorde pour l'Univers.  Il dit de : «  Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers »  les Prophètes , verset 107.  Il est une miséricorde pour les croyants et une miséricorde pour les infidèles ! Parce que les enseignements qu’il a apportés si ils sont pratiqués,  ils seront source de bonheur  dans ce  monde et dans l’au-delà.

Le miracle du prophète  Paix et Salut  soient sur lui se voit clairement dans le fait qu’il a fortement recommandé   le      sourire.  On peut même dire qi’ il l a ordonné et ceci à une époque  où l'ignorance règne dans la société Arabe et ou les arabes  croient que le sourire est une  faiblesse chez l'homme et donc il  ne doit pas sourire, mais au contraire il doit afficher un visage sombre pour intimider les gens.  Le Prophète avait donc pour mission  de  corriger ces concepts. Il  souligne que le sourire est La meilleure chose qu’un croyant peut offrir à ses frères dans l’Islam.

Maintenant, voulez-vous que  Dieu  prolonge votre vie ?  Il  faut donc ,et à partir de ce moment ,  apprendre «  l'art du sourire » pour  vivre une vie paisible et heureuse  et rester à l’abri du  spectre de la maladie.

IL faut aussi savoir que la meilleure des choses qui nous incite à sourire est la miséricorde  de Dieu. Ne dit-il pas aux croyants : « Ceci provient de la grâce d'Allah et de sa miséricorde; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C'est bien mieux que tout ce qu'ils amassent »   Younis verset 58.

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Ecrit par: Abduldaem Al-Kaheel

www.kaheel7.com/fr

 

La 'Aqîqa: et si le nouveau né meurt?

La 'Aqîqa est une Sunna confirmée, à raison de deux béliers pour le garçon et un seul pour la fille, régis par les mêmes règles de validité que la bête immolée pour le Sacrifice; l'immolation se fait le septième jour, et s'il le remet pour plus tard, il lui est valable de le faire à n'importe quel moment, sans pécher pour le retard, et le meilleur est de s'en acquitter le plus tôt possible.

 Mais lorsqu'un homme a un nouveau-né, et ne trouve pas d'argent; il peut immoler pour lui au bout d'un an

Si un homme a eu un enfant  né vivant après six mois de grosse, puis il est  mort par la suite. Est-il tenu de faire la 'Aqîqa (sacrifice pour un nouveau-né)

 Si l'enfant est sorti vivant après six mois de grossesse, la Sunna veut que sa 'Aqîqa soit faite, même s'il meurt, au septième jour de sa naissance, et qu'un prénom lui ait été attribué, d'après ce qui a été rapporté par 'Ahmad, Al-Boukhârî et les auteurs des Sounan d'après Salmân ibn 'Amir qui a rapporté que le Prophète (Salla Allah 'Alaihi Wa Sallam) a dit: A tout garçon une 'Aqîqa, alors égorgez un animal en son nom et ôtez-lui tout mal. Egalement ce qui a été rapporté par Al-Hassan d'après Samra, (Qu'Allah soit satisfait de lui) qui a rapporté que le Prophète (Salla Allah 'Alaihi Wa Sallam) a dit: Tout enfant est tributaire de sa "'Aqîqa" qui doit avoir lieu le septième jour de sa naissance où on lui rase la tête et on lui attribue un nom. Rapporté par 'Ahmad et les auteurs des Sounan
( Numéro de la partie: 11, Numéro de la page: 445) et authentifié par At-Tirmidhî. De plus, la 'Aqîqa se fait par l'immolation de deux béliers pour le garçon et un seul pour la fille, selon ce qui a été rapporté par 'Amr ibn Chou'ayb d'après son père, d'après son grand-père qui a rapporté que le Prophète (Salla Allah 'Alaihi Wa Sallam) a dit: Quiconque se voit octroyé un garçon et désire sacrifier la 'Aqîqa (En suivant la Sunna), qu'il sacrifie deux brebis équivalentes, et une seule brebis, si c'est une fille. Rapporté par 'Ahmad, Abou Dâwoud et An-Nissa'î d'après une bonne chaîne de transmission.

http://www.alifta.net/Fatawa/Fatawa

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INTERDIRE LA FORNICATION ET L'HOMOSEXUALITÉ, POURQUOI?

 1) L ‘interdiction de la fornication :

Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 32 de Sourate EL ISRAA (le voyage nocturne) : « N'approchez pas la fornication, c'est une infamie, une voie funeste ». Et dans un hadith, d’après Abdoullah Ibnou Abass, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Oh ! Jeunes de Koraiche préservez vos sexes des rapports illégitimes, donc ne commettez pas l’adultère, car celui qui aura préservé son sexe, aura le paradis » écrit par : El Tabarani dans son livre « le grand livre ».

Et selon El Haithame Bano Malek el Taai, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit :

«Il n y a pas pire péché, après le péché du polythéisme, qu’un spermatozoïde posé par un homme dans la matrice d’une femme qui lui est illégitime ».

Dans un autre hadith de Abi Hourayra (que Dieu l’agrée), le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Le fornicateur ne peut commettre une fornication, quand il fornique alors qu’il est croyant », édité par les deux scheiks[1]. Nous comprenons par cette subtilité de langage que : un fornicateur ne peut pas être croyant au moment où il pratique la fornication.

Allah a dit : « n’approchez pas la fornication », ça veut dire ne vous en approchez pas du tout, quelque soit la cause ou le prétexte, car la non abondance des causes peut y conduire, alors que c’est un acte très vil et un grand péché. 
II) La punition de la fornication :

Allah a aussi dit, dans le verset numéro 2 de Sourate EL NOUR (la lumière) : « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez les chacun de cent coups de fouets. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Et qu’un groupe de croyant assiste à leur punition »

Le sens apparent de ce verset, dans la punition des coupables de fornication, est cent coups de fouet, mais il été a prouvé dans la Sunna du Prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) que la punition des personnes adultères célibataires diffère de celle des mariés, tout en ajoutant aux cents coups de fouet une année complète d’exil.

III) L’interdiction de l’homosexualité

Le pire de ce qui a entaché l’histoire de l’humanité est l’éloignement d’une partie des humains, de la nature innée dont Dieu les a dotés.

Ils ne se sont pas contentés des relations sexuelles avec le sexe opposé sur la base des lois de la religion et de leur propre nature, mais ils ont laissé leurs âmes obéir à ce que leur dicte Satan, et se sont adonner à des pratiques éloignées de la bonne voie, et à pratiquer des relations sexuelles perverses soit avec leurs épouses (par exemple la sodomie) soit avec des humains du même sexe (l’homosexualité masculine ou féminine), jusqu'à arriver à la pire des bassesses en pratiquant des actes sexuelles avec des animaux (zoophilie) ou avec des cadavres (nécrophilie).

Et Dieu a interdit toutes ces différentes sortes de pratiques sexuelles perverses :

A) L’homosexualité masculine (EL LIWATE)

Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 165 et 166 de sourate EL CHOUARAA (les poètes) « accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs.»

Aussi Allah a dit dans le verset numéro 80 et 81 de sourate AL_A’RAF « Et Lot, quand il dit à son peuple : «Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier. »

Et le législateur dans l’islam a instaurer une punition formelle et stricte sur la base du Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) « Si vous trouvez quiconque en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez les, que ce soit celui qui commet l’acte ou celui qui le subit.» (El Tarmidi numéro 1376)

B) L’homosexualité féminine (EL SIHAKE)

C’est des pratiques contre nature auxquelles s’adonnent certaines femmes, et consistent en un rapport sexuel entre des femmes imitant ainsi les caresses et les attouchements intimes qui se produisent dans un couple hétérosexuel, et ces actes sont strictement interdits selon un Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix): «le lesbianisme (l’homosexualité féminine) entre femmes est une fornication entre elles» (El Tabarani ) 
C) L’interdiction de la sodomie (relation sexuelle anale)

Aussi Allah a dit dans le verset numéro 222 de sourate AL_BAQARA (la vache)

« Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah ».

Le prophète SWS a dit à ce propos : « Maudit celui qui prend sa femme par derrière » Abou Daoud numéro 1847.

VI) Les maux causés par les turpitudes et l’anarchie sexuelle :

Le docteur El Nassimi a résumé, en un ensemble de points, les conséquences de la liberté sexuelle en tant que maux néfastes et destructeurs pour l’individu et pour la société :

1/ Quand l’être humain s’abandonne à satisfaire ses envies sexuelles et à assouvir ses désirs et ses instincts primitifs cela conduit irrémédiablement à des résultats néfastes qui nuisent sa santé et détruisent la cellule familiale qui est l’élément de base constituant la société.

2/ Les turpitudes sont principalement les seules causes des M.S.T (Maladies Sexuellement Transmissibles) et le plus important mode de leur transmission et leur propagation, comme la syphilis, les chaudes pisses, Gonorrhea et le SIDA.

3/ Comme nous avons vu, l’homosexualité provoque des maux plus complexes que ceux provoqués par la fornication hétérosexuelle. L’homosexuel « actif » habitué aux relations avec les hommes pervertie et dénature ses envies sexuels vers une seconde nature et ses désirs s’orientent vers les hommes plus que vers sa propre femme. Cela conduit ou à un divorce ou à la pratique de perversions sexuelles avec elle en la sodomisant. Quant à l’homosexuel « passif », il s’expose à des déformations et déséquilibres physiques voir anatomiques et hormonaux avec complications et fini par être perturbé psychologiquement et devient efféminé.

4/ Le phénomène de propagation de la satisfaction du plaisir sexuelle par des voies interdites, et les facilités mises à dispositions pour y accéder, mènent la jeunesse au refus du mariage légal et à la fuite de la responsabilité de fonder une famille, qui est l’élément de base de la société. Ceci mène à la dissolution (l’explosion) de cette société et sa transformation en des individualités insociables sans aucun dénominateur en commun.

IV)Les principales maladies contractées par la fornicateurs et les homosexuels : 
Les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) :

Ces maladies ont été appelées autrefois maladies vénériennes relativement à Vénus (mot latin désignant la déesse de l’amour chez les grecs) et elles désignent un certain nombre d’affections contagieuses, transmissibles par les rapports sexuelles.

La diversité des maladies vénériennes ainsi que leurs modes de transmission ont fait que ce terme qui les désignent est devenu inapproprié et insuffisant, et le terme contemporain qui les regroupe est : « les maladies sexuellement transmissibles » ou M.S.T. Ces maladies peuvent se transmettre par n’importe quelle voie parmi les différentes sortes de rapports sexuels qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, qu’il soit vaginal ou anal, ou même par filiation (hérédité) (transmission mère-enfant).

Sans aucun doute, les M.S.T. représentent des avant-goûts de punitions divines subis par ceux qui ont osé violer la nature humaine et qui se sont écarté de la bonne voie en commettant des turpitudes tels que la fornication, l’homosexualité et autres.

La propagation de ces maladies résultat de la liberté sexuelle et la débauche n’est autre que la confirmation de la prophétie du messager de Dieu et la prédominance, la prépondérance et la prééminence prophétique se manifestent par le hadith évoquant ce sujet : «Et il n’apparaît de turpitude dans un peuple sans être annoncée par de graves maladies que leurs ancêtres n’ont jamais connu auparavant». Rapporté d’après Abdallah Ibnou Omar et dont l’authenticité a été confirmée par Al Albani.

En générale les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) sont :

1/ Syphilis :

C’est une maladie féminine (ou femelle) qui est apparue dans le continent européen au moyen age, et a fini par se propager dans le monde entier. Elle évolue en véritable épidémie de temps à autre, et cette évolution est liée aux périodes de guerre où les circonstances sont favorables à la contamination via les différents moyens anarchiques de satisfaction des besoins sexuels. La Syphilis est transmise par voie sexuelle et peut aussi être transmises par la femme enceinte à son enfant.

La liberté sexuelle actuelle, et la propagation du phénomène de l’homosexualité et de la débauche sont considérées comme étant les facteurs principaux de la propagation de cette maladie d’autant plus que ce phénomène est favorisé par les pilules de contraception, la facilité et la multiplication du phénomène de migration des populations.

Le germe responsable de la syphilis est une bactérie (Treponema pallidum) faisant partie de la famille des spirochètes. Elle est de forme filaire et sa longueur peut atteindre 20 microns. En dehors du corps humain ces microbes trouvent un environnement défavorable et meurent rapidement et c’est pour cela que leur transmission est limitée aux contacts chaux et humides existants dans les relations sexuelles et leurs préliminaires.

Notons qu’il y’a deux types de syphilis: la syphilis acquise et la syphilis congénitale.

1.a) La syphilis acquise :

La maladie évolue en phases successives. 
a.1- La syphilis primaire :

L’incubation silencieuse (entre la contamination et les premiers symptômes) est en moyenne de 3 semaines, mais peut se prolonger jusqu’à 3 mois.

La première phase se caractérise par l’apparition d’un chancre : lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer inaperçu. Des ganglions durs et indolores sont perçus dans la zone du chancre. 
a.2- La syphilis secondaire :

Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant.

La bactérie est responsable de manifestations variées en particulier cutanées (nombreuses lésions dont certaines sont contagieuses) et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). Ces signes cutanés et muqueux sont associés à de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Méningite, hépatite, atteintes rénales et articulaires sont possibles. 
a.3- La syphilis tertiaire :

Elle survient en l’absence de traitement, après quelques mois ou années silencieuses.

Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires, troubles psychiatriques. Pendant cette phase de la maladie, le patient n’est plus contagieux.

La syphilis latente se définit comme l’infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce (pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première année). 
1.b) Le syphilis congénitale (héréditaire). :

Lorsque la femme est enceinte elle peut transmettre, via le placenta, les microbes causant cette maladie qui peut être souvent mortelle pour le bébé.

2/ La Gonorrhea :

Ce sont des globules marrons ressemblent á des grains de café qui peuvent causées la maladie du Gonorrhea. Après trois jours de la relation douteuse une inféction touchant le sexe du mal provoquant des douleurs et des brulures au moment du contacte ou au moment des autres besoins biologiques. Ces mêmes microbes peuvent toucher les organes génitaux et urinaires. Pour le cas des femmes, les effets seront moins mais les microbes peuvent endommager le vagin, la vissé et la matrice jusqu'à même l’ovule et il peut causé même une stérilité permanente. Si la maladie et le probleme percistent, le microbe en question peut infecter le sang á 1% touchant par la suite les articulation au niveau des genoux comme elle peut provoqué des malaises cardiovasculaires qui conduisent généralement à la mort subite.
3/Le SIDA:

Le SIDA est la dernière station de l’homme avec les maladies contagieuses causées par les relations illégales et la pratique anarchique du sexe, le SIDA menace de détruire toute l’humanité plus que n’importe quelle autre maladie sur terre.

Le SIDA, abréviation de Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise, est une maladie liée à un virus appelé VIH (abréviation de Virus de l'Immunodéficience Humaine) ou HIV en anglais (pour Human Immunodeficiency Virus).

Donc le HIV est le principal Virus qui provoque le SIDA, ce virus est très vulnérable est sensible (en dehors du corps humain) á la chaleur et aux désinfecteurs chimiques, le

Virus en question ce trouve principalement dans le sang infecté, dans le sperme, dans le vagin et la matrice. Les relations sexuelles sont les voies principales pour la contamination quelques que soit la nature de ces relations (quelles soient hètero ou homo). Le risque de la contamination et de la transmission est plus élevé chez les homosexuelles vu la spécificité de la pénétration anale.

La transfusion incontrôlable et l’utilisation des instruments médicaux non stérilisés (seringues chez les toxicomanes par exemple) conduisent inéluctablement á la contamination, une étude statistique prouve que 30 % des toxicomanes en Europe sont contaminés par le SIDA, rappelons aussi que la femme enceinte peut transmettre le Virus à son foetus á un taux de 50 %. En résumé le Mode de transmission est comme suit :

Par voie sexuelle. C'est la voie de contamination la plus répandue.

Par voie sanguine: soit par transfusion soit par échanges de seringues

Pendant la grossesse, de la mère à l'enfant

Le développement de la maladie et ses caractéristiques : 
Que fait le virus?

Quand le virus a pénétré à l'intérieur du corps, celui-ci va détruire ce qu'on appelle le système immunitaire, c'est à dire ce qui est chargé de nous défendre contre les microbes qui nous entourent en permanence. La destruction du système immunitaire va prendre plusieurs années, ce qui explique pourquoi la plupart des gens porteurs du virus n'ont apparemment aucun symptôme.
Conséquences de la présence du virus dans le corps humain :

Un fois que le virus a fragilisé ou détruit en partie le système immunitaire, l'individu devient alors extrêmement fragile et peut alors développer des infections qu'il n'aurait pas développées en l'absence de fragilisation de ses défenses.

Ecrit par :

Triaki Mohamed

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Fiqh des priorités dans les œuvres de charité

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Certes, le fiqh des priorités est la norme qui régit toutes les œuvres profanes et religieuses, financières et physiques, matérielles et morales. Il permet de distinguer les actions à traiter en premier, les actions à retarder selon des critères religieux corrects auxquels conduisent la lumière de la Révélation et celle de la raison. Allah, le Très-Haut, dit (sens du verset) : «Lumière sur lumière» (Coran 24/35)

Parmi les œuvres religieuses et les fondements islamiques qui exigent le recours au fiqh des priorités : la distribution de la Zakât et des aumônes à ses vrais ayants-droit sans exagération ni négligence. En effet, l'état des pauvres diffère : l'on trouve parmi eux celui qui est capable de gagner sa vie, celui qui est incapable de le faire, l'employé, le chômeur, celui qui est en bonne santé, le malade, le bien portant, l'infirme, l'orphelin et celui qui n'est pas orphelin.

Ensuite, tous ces gens ont eux-mêmes des besoins variables : certains sont pauvres, d'autres très pauvres, les uns sont nécessiteux, d'autres sont d'une plus grande indigence, les uns vivent dans le besoin, d'autres éprouvent un besoin plus urgent, certains manquent des choses essentielles, d'autres ne manquent que de ce qui est complémentaire, les besoins de certains sont fondamentaux et ceux des autres accessoires.

Pour que les associations caritatives assument leurs responsabilités et s'acquittent de leur mission d'une manière parfaite qui assure le progrès de la société et le développement de la communauté, elles doivent être parfaitement au courant du fiqh des priorités qui leur permet de mettre chaque chose à sa place sans négligence ni exagération.

Les priorités dans les œuvres de charité :

Premièrement : priorité d'employer les chômeurs capables de gagner leur vie

Certes, de nombreux bénéficiaires des comités de zakât  et des associations de charité sont capables de gagner leur vie. Si ceux-ci sont bien orientés vers un travail convenable et qu'ils exercent effectivement ces métiers, ce sera un bien pour ces travailleurs dans le bas monde et dans l'au-delà ainsi qu'un bien et une bénédiction pour la communauté islamique.

Celui qui examine la Sunna prophétique, verra que lorsqu’un homme bien portant demanda l'aumône au Prophète () le Prophète ne lui versa pas d'aumône et l'orienta vers un travail convenable lui apportant des bienfaits meilleurs et plus durables que la mendicité. D'après Anas, qu'Allah soit satisfait de lui :

« Un jour, un homme des Ansars demanda au Prophète () une aumône. Le Prophète () l’interrogea :
- N'as-tu rien chez toi ?
- Si, un tissu qui nous sert en partie pour nous habiller et en partie pour couvrir le sol et nous asseoir, ainsi qu'un récipient dans lequel nous buvons de l’eau!», répondit l'homme.
- Apporte-les-moi, dit le Prophète ()
L’homme les lui apporta et le Prophète () les prit dans sa main et dit : Qui veut acheter ces objets ? Quelqu’un proposa un dirham. Le Prophète () répéta à deux ou trois reprises :
- Qui renchérit?
- Je les achète pour deux dirhams, dit un autre. Le Prophète lui remit les objets et prit les deux dirhams qu’il donna à l’Ansari. Ensuite, il lui dit :
'Avec un dirham tu achèteras à manger pour ta famille et avec le dirham qui reste, tu achèteras une pioche et tu me l’apporteras '.
L’homme lui apporta la pioche et le Prophète () y attacha un manche en bois et lui dit : 'Va couper du bois, vends-le et reviens me voir dans deux semaines. L’homme alla donc couper du bois et le vendit. Ayant gagné dix dirhams, il acheta avec une partie de ceux-ci un vêtement et de la nourriture. Le Prophète () lui dit alors :

«Cela est mieux que la mendicité qui te vaudra une tache noire sur le visage le jour de la Résurrection. La mendicité n’est permise que pour trois genres de personnes : la personne très pauvre, l’homme qui a beaucoup de dettes et celui qui a du mal à payer le prix du sang à qui de droit » (al-Tirmidhî)

D'ailleurs, le placement des chômeurs capables de gagner leur vie exige à notre époque une campagne intensive par le biais des mosquées, des écoles, des instituts, des centres et des medias, qui leur expliqueront l'importance du travail, les y pousseront, feront valoir ses avantages, les mettront en garde contre le chômage ainsi que la mendicité et ses méfaits, dans le bas monde et dans l'au-delà.

Deuxièmement : priorité du savoir sur tout le reste

Il est incontestable que les premiers versets coraniques révélés et le premier appel du Noble Coran concernent la science (sens des versets) :

«Récite, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Récite ! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas» (Coran 96/1-5)

Parmi les hadiths qui affirment que le mérite du savant dépasse celui de l'adorateur, car l’adoration profite exclusivement à l'adorateur, alors que la science profite à tout le monde, nous en citerons seulement deux : le Prophète () a dit :

• «Je préfère le mérite de la science à celui de l'adoration, et le meilleur rang dans la religion est celui de la piété » (al-Hâkim)

• «Le mérite du savant par rapport au dévot est analogue à mon mérite par rapport au plus méprisable d'entre vous» (al-Tirmidhî).

Dans son ouvrage Fiqh Al-Awlawiyyât, Dr. Yûssuf Al-Qaradhâwi dit : «Parmi les priorités les plus importantes reconnues par la Charia : la priorité du savoir sur l’action. En effet, le savoir devance l’action, l'oriente et la guide. Il a été rapporté de Mo'âdh : 'La science est un guide et l'action en dépend' (Ibn 'Abdul-Barr)»

La science a la priorité sur l'action, car c'est la science qui distingue la vérité de l’erreur dans les croyances, le correct du faux dans les opinions exprimées, la Sunna de la Bid'a dans les actes d'adoration, ce qui est juste de ce qui est corrompu dans les transactions, le licite de l'illicite dans les comportements, le vice de la vertu dans les mœurs, ce qui est accepté de ce qui est refusé dans les critères, ce qui est prépondérant de ce qui ne l’est pas dans les actes et les paroles» Fiqh al-Awlawiyyât, Dr. Yûsuf al-Qardhâwi

Plus loin, Dr. Yûsuf al-Qardhâwi dit : «Partant de là, les jurisconsultes ont établi que celui qui se consacre à l’adoration d’Allah n'a pas droit à la Zakât, contrairement à celui qui se consacre à la science, car le monachisme n'a été nullement prescrit dans l'Islam. En effet, l’activité exclusive de l'adorateur est dans son propre intérêt, alors que celle du savant est dans l'intérêt de la nation». Fiqh al-Awlawiyyât, Dr. Yûsuf al-Qardhâwi

Par conséquent, ceux qui étudient une science utile sont prioritaires par rapport à toute autre personne quand il s’agit de dépenser pour eux ; de même que les institutions scientifiques priment sur toute autre institution.

Troisièmement: Priorité des obligations par rapport aux sunna-s et aux actes surérogatoires :

Parmi les priorités importantes auxquelles on doit s’intéresser dans les œuvres de charité, figure le fait de donner à manger à ceux qui meurent de faim, d’aider ceux qui sont victimes de génocide et de liquidation physique, de fournir des médicaments aux malades, d'héberger les sans-abris, de parrainer les orphelins, de prendre soin des vieillards, des veuves, des infirmes, ainsi que de ceux qui sont victimes de campagnes d'évangélisation, et ne trouvent ni nourriture, ni boisson, ni vêtement, ni école, ni enseignant, ni maison de soins, ni infirmerie, ni centre de da'wa, ni école coranique. Toutes ces tâches ont la priorité par rapport à l'accomplissement répété des Hadjs et des 'Umras, aux dépenses faites pour ceux qui pratiquent la retraite spirituelle dans les mosquées, aux tables de charité au mois de Ramadan, à l'achat et à la distribution du siwâk, qui constituent des actes surérogatoires et des sunna-s.

Ibn Mas'ûd, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit : « A la fin des temps, augmentera le nombre de ceux qui accomplissent fréquemment le pèlerinage sans raison. Le voyage sera facile pour eux et ils auront des moyens abondants pour cela. Mais ils retourneront privés de leurs biens et priver de la récompense divine. L'un d'eux parcourt de longues distances désertiques à dos de chameau, alors qu'il ne s'est même pas donné la peine (avant son départ) de réconforter son voisin lourdement éprouvé. » (al-Ghazâlî).

En outre, d'après Abû Nasr al-Tammâr, un homme se présenta à Bichr ibn al-Harith et lui dit : Je me suis déterminé à faire le pèlerinage, as-tu une chose à m’ordonner ?
-Combien as-tu préparé d’argent pour ce voyage?, lui demanda Bichr
-Deux mille dirhams
-Que désires-tu de ce voyage : le détachement des biens du bas monde ? As-tu besoin de voir la Ka'ba ? Ou recherches-tu l'agrément d'Allah, exalté soit-Il?
-Je recherche l'agrément d'Allah, répondit l'homme
-Mais si tu gagnais l'agrément d'Allah en restant chez toi, en dépensant les deux mille dirhams et en étant persuadé de l'agrément d'Allah, le ferais-tu ?
-Oui, répliqua l'homme
-Alors donne-les à dix personnes endettées pour rembourser leurs dettes, à un pauvre pour remédier à sa situation, à un père pour subvenir aux besoins de sa famille, au tuteur d’un orphelin pour réjouir ce dernier ; et si tu veux les donner à un seul d’entre eux, fais-le. En effet, le fait de rendre un musulman heureux, de secourir l'affligé, de supprimer un tort ou d'assister une personne faible, vaut mieux que cent pèlerinages accomplis après le pèlerinage de l'Islam (obligatoire). Vas-y et verse cette aumône comme je te l'ai recommandé ; sinon dis-moi le fond de ta pensée ?
-Ô Abû Nasr, répondit l'homme, le pèlerinage m'est plus agréable
-Si une personne, répondit Bichr en souriant, obtient de l’argent suite à une transaction douteuse, cela la mènera à obéir aux passions de son âme, et à rechercher l’agrément d’Allah par la satisfaction de cette passion, or Allah S'est engagé à n'accepter que l'œuvre des pieux.» (al-Ghazâlî).

Quatrièmement: Priorité du travail permanent par rapport au travail temporaire :

Parmi les priorités les plus importantes sur lesquelles il faut se focaliser dans les œuvres caritatives, l'on trouve l'intérêt pour le travail permanent qui rapporte un revenu quotidien, hebdomadaire ou mensuel aux pauvres et aux nécessiteux au lieu de leur verser des dons ou des sommes d'argent qui peuvent être réduites ou interrompues.

Les associations caritatives, à notre époque, sont aptes à construire des usines, des ateliers, des boulangeries, des restaurants, des imprimeries, des salles de célébration de mariage, etc. Ensuite, elles embaucheront les pauvres et les veuves qui sont capables de travailler en leur versant des salaires quotidiens ou mensuels, selon l’association.

Certes, un tel procédé est meilleur, moralement et matériellement, pour ceux qui reçoivent l'aumône et préférable pour les associations caritatives car ces travaux leur rapporteront des revenus qui leur permettront de développer d’autres activités. D'ailleurs, celui qui examine de près la Sunna prophétique trouvera des hadiths qui donnent la priorité aux œuvres qui sont accomplies de façon régulière, aussi modestes soient-elles, sur les œuvres irrégulières.

Cinquièmement: priorité de l'œuvre profitable à autrui sur l'œuvre qui ne profite qu’à son auteur :

Parmi les œuvres qui ont la priorité dans les œuvres de charité et qui priment sur toute autre œuvre du point de vue de la Charia, l'on trouve celles qui sont les plus bénéfiques à autrui. En effet, plus l'œuvre est profitable aux gens, plus la société se développe, et plus la nation se fortifie, devient plus cohérente et plus évoluée ; et un tel acte est rétribué et récompensé par Allah, le Très Haut.

A ce propos, le Prophète () a dit :

« Les personnes les plus aimées d’Allah sont les plus utiles aux autres. Et l’œuvre la plus aimée d’Allah, exalté soit-Il, est le fait de rendre un musulman heureux en dissipant sa peine, en remboursant sa dette ou en le rassasiant. Il vaut mieux aider un frère dans le besoin que d'effectuer une retraite spirituelle d'un mois dans cette mosquée» (al-Tabarânî).

Parmi les œuvres les plus utiles aux autres et qui doivent bénéficier d’un intérêt particulier : la da'wa à Allah, le Très Haut, en dépensant pour elle, pour ceux qui s’en chargent, ses institutions et ses méthodes. Le Prophète () a dit :

« Celui qui appellera à suivre une voie droite se verra attribuer, outre la récompense correspondante, l'équivalent de la récompense de tous ceux qui l'auront suivie sans que leurs récompenses ne soient diminuées» (Mouslim)

L'enseignement du Noble Coran : en subvenant aux besoins des Cheikhs, des étudiants, des écoles coraniques et des concours. Le Prophète () a dit : «Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne aux autres» (Boukhari).

Le remboursement de la dette de la personne endettée : Le Prophète () a dit :

«Celui qui désire qu'Allah, Exalté soit-Il, le place sous l’ombre de Son Trône le Jour de la Résurrection, qu'il accorde un délai ou une remise de dette à une personne insolvable» (Ibn Mâdjah)

Construction de logements pour les sans-abris qui passent leurs nuits dans la rue ou qui habitent dans les cimetières, enfants, femmes et vieillards.

Sixièmement : priorité des œuvres dont l’utilité est la plus durable

Au lieu d'accorder aux pauvres et aux nécessiteux des dons divers et coûteux sur les plans matériel et moral, ainsi que des aides financières, qui s'épuisent rapidement, il est préférable que les associations caritatives leur accordent des dons dont l’utilité est plus durable, ce qui pourra leur rapporter des revenus, grâce à Allah, le Très Haut, pendant de longues années. A ce propos, le Prophète () a dit :

«La meilleure aumône est l'ombre d'une tente pour la cause d'Allah, le don d'un serviteur pour la cause d'Allah, ou le don d'une chamelle adulte pour la cause d'Allah» (Ahmed et al-Tirmidhî).

Parmi les bons maximes à ce sujet, citons : «Au lieu de donner un poisson à manger à un pauvre, donnez-lui un filet pour le pêcher».

Parmi les œuvres dont l’utilité est la plus durable et que les associations peuvent accomplir pour les pauvres, citons la distribution de chameaux, d’ovins et de bovins à ces pauvres et à leur famille avec le lait qu’ils produisent ; ainsi que la distribution de volailles, de chevaux, de machines, de petites voitures modernes, d’équipements pour les restaurants, etc.

Certes, le bénéfice, pour les pauvres, de telles œuvres est meilleur pour eux et plus grand que le bénéfice qu’ils tireraient d’un don ou d’une aide matérielle provisoire.

Nous demandons à Allah le succès et l’acceptation de nos œuvres. Que la paix et la bénédiction d’Allah fasse soient sur notre maître Mohammad, ainsi que sur sa famille et de ses Compagnons.

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=184597&fromPart=66

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