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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Se droguer et fumer en Islam

 

Le Qyas est une loi de la jurisprudence islamique qui n’a pu être trouvée directement dans le Qur'an, la Sunnah et l’Ijma, mais qui a été établie par analogie avec une loi trouvée dans l’une de ces trois sources :
Si un problème de jurisprudence ne peut être résolu en se référant directement aux trois sources fondamentales de l’islam, les savants essayent de trouver dans ces sources une loi possédant des raisons analogues pour traiter ce problème de la même manière.

Comme cette explication reste assez vague, voyons ensemble deux exemples concrets de Qyas avec la drogue et le fait de fumer.

a) La drogue

Les drogues comme la marijuana et la cocaïne n’existaient ni au temps du prophète, ni pendant celui des compagnons, donc rien n’a été précisé les concernant directement dans les trois sources fondamentales de la loi islamique. Cependant, le prophète a dit :

« Tout ce qui énivre est ‘khamr’ et tout ‘khamr’ est ‘Haram’ »

Le terme ‘Khamr’ signifie ' boisson alcoolisée' faite de grappes de raisin fermentées.

Quand nous observons ceux qui se droguent en fumant, ou par injections intra-veineuses, avec de la marijuana, de la cocaïne et autres produits stupéfiants, nous remarquons qu’ils perdent certaines, sinon toutes leurs facultés et deviennent fortement énivrés.
C’est pourquoi nous pouvons conclure que la marijuana et la coke sont des formes de ‘khamr’ et qu’ils sont donc ‘haram’. Quant à ceux qui disent que l’on peut en prendre un peu, car la petite quantité n'intoxique pas, le prophète a dit :

«  Tout ce qui enivre en grande quantité est haram en petite quantité. » Abu Dawud

b) Fumer

Quand les cigarettes et le tabac apparurent dans l’empire ottoman, au 17 siècle, la plus part des savants établirent par Qiyas que cela était makrouh, parce qu’en ce temps là, le seul effet négatif reconnu était que l'action de fumer donnait une haleine repoussante. Ce qui a été fondé sur un hadith :

« Celui qui mange de cette plante repoussante (l’ail) ne doit pas venir à la mosquée. Les gens ont dit : « Cela a été interdit ! Cela a été interdit ! » Lorsque c’est arrivé aux oreilles du prophète, il a dit :
« O gens je ne peux interdire ce que Dieu a permis, mais c’est une plante dont l’odeur est détesté. »
Muslim

Dans une autre occasion, il a inclu les oignons et les poireaux comme étant également des aliments donnant une haleine repoussante. D'après un Hadith recueilli par Muslim.
Cependant, de nos jours, la médecine a clairement établi que fumer provoque des cancers ainsi qu’un grand nombre d’autres maladies. Comme le cancer cause souvent la mort, on peut conclure que fumer tu. C’est pour cela qu’un nombre de savants a établi par Qiyas que fumer est Haram, car cela est semblable au suicide, hors Allah a dit :

« Et ne vous tuez pas vous-mêmes. »
Sourate An Nisaa, 4, verset 29

« Et ne jetez pas par vos propres mains dans la destruction. »
Sourate Al Baqarah, 2, verset 195

Le prophète a également dit : 

« Celui qui se suicide avec un couteau se retrouvera en enfer pour l’éternité entrain de se planter un couteau. Celui qui boit du poison et meurt se retrouvera en enfer pour l’éternité entrain de le boire. Et celui qui se suicide en se jetant du haut d’une montagne tombera pour toujours dans le feu de l’enfer. »

Selon la loi islamique, il n’y a pas de différence entre celui qui se tu en prenant un peu de poison ou beaucoup, ni sur le fait que le poison soit prit sur une courte ou une longue durée. Il est Haram de prendre une substance dont la dangerosité est notoire.

Entre parenthèse, si vendre de l'alcool est interdit, il est également interdit de vendre des cigarettes, surtout quand on pense à tous les gens à qui l'on peut en vendre et qui peuvent tomber malade ce dont on porte une part de responsabilité. Les propriétaires de magasins doivent donc réfléchir à cela et pas seulement au profit commercial.

Selon Ibn Abbas, le Messager de Dieu a dit:

"Celui qui demande assidument à Dieu de l'absoudre, Dieu lui ménage une issue pour chaque situation étroite, lui apporte la solution de tout ce qui le préoccupe et lui donne sa subsistance d'où il ne s'attendait pas"

Rapporté par Abou Dawud

Le statut de la plantation du tabac

Question : Quel statut l’Islam réserve t-il à la culture du tabac et aux fonds que les paysans tirent de sa vente ?

Réponse

Louange à Allah

Il n’est pas permis de planter le tabac ni de le vendre ni de l’utiliser, car il est interdit pour plusieurs considérations notamment ses graves effets négatifs sur la santé, sa mauvaise constitution et son inutilité. Le musulman doit l’abandonner, s’en éloigner et s’abstenir de le cultiver et d’en faire le commerce, car, quand Allah interdit une chose, il en interdit le prix. Allah le sait mieux.

Extrait des avis de la commission permanente, tome 13/62.

islamqa.com

[Il y a un autre avis sur le sujet qui dit que fumer est un acte Makrouh tahrimi pour vous donner une idée de la différence entre les deux, si on établissait la gravité sur une échelle de 1 à 5, le Haram serait de niveau 5, le Makrouh tahrimi de niveau 3.]

Importance du Qiyas

En utilisant le principe du Qiyas, les lois fondamentales de l’islam peuvent être appliquées à n’importe quelle époque et dans n’importe quel lieu. De nouvelles lois peuvent être établies pour n’importe quel nouvel événement, en se basant sur ses similitudes avec les lois primaires du Qur'an et de la Sunnah. De cette manière, les lois divines contenues dans le Qur'an et la Sunnah demeurent inchangées sans devenir dépassées.

Les lois islamiques peuvent être appliquées au 21 siècle bien qu’ayant 1400 ans. Les lois fondamentales de l’islam ont été faites par Dieu qui a créé l’homme et Qui sait parfaitement ce qui lui convient en n’importe quelles circonstances. Certaines caractéristiques de l’homme ne changent ni avec le temps, ni avec le lieu. C’est à ces domaines que les lois fondamentales s’adressent. Quant aux aspects évolutifs de l’homme, le Qur'an et la Sunnah fournissent également des principes fondamentaux qui peuvent être appliqués par Qiyas - raisonnement analogique, quand le besoin s’en fait sentir. C’est ainsi que l’islam peut s’adapter à tous les êtres humains et en tous lieux, qu’ils vivent sur terre, sur une autre planète ou sur une étoile éloignée.

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

http://www.aslamna.info/leqyas.html

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« Allah n’a pas fait descendre une maladie sans avoir descendu son remède »

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Dans les deux Sahîh, il est rapporté d'après Abî Hurayrah qui le remonte jusqu'au Prophète (sallallahou 'alaihi wa sallam) : 

« Allâh n'a pas fait descendre une maladie, sans avoir descendu en même temps son remède » [1]

Ce hadîth a déjà été cité auparavant.

Il y a divergence sur le sens de :  « la descente de la maladie et de son remède »
BUL036  Un groupe a dit

Allâh révéla à Ses adorateurs la connaissance de cela.

Certes, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a informé les gens qu'à tout mal est assigné un remède, mais la plupart des gens ne le savent pas.

Ainsi il dit :  « L'a connu celui qui l'a connu, et l'a ignoré celui qui l'a ignoré. » [2]

BUL036  Un autre groupe a dit

Ces deux choses descendues [maladie et remède] signifient qu'elles ont été créées et déposées sur terre, tel que cela a été dit dans un autre hadîth :  « Allâh n'a pas fait descendre une maladie, sans avoir déposé son remède » 

Et ce [hadîth] est proche de celui d'avant.

Et le terme « descente » est plus spécifique que les termes « créations » et « déposé ».

Il ne faudra guère omettre la spécificité du terme sans raison possible.

BUL036  Un autre groupe encore a dit

Ces deux choses descendues ont été révélées par l'intermédiaire des anges, chargés d'entreprendre la descente de la maladie, de son remède et autres que cela.

Certes, les anges sont en effet responsables de gérer ce monde et les sujets humains depuis la conception de l'homme dans l'utérus de sa mère jusqu'à sa mort.

La maladie et son remède sont descendus avec les anges. Et cela est plus proche de ce qui est juste par rapport aux deux points de vue précédents.

BUL036  Un autre groupe encore a dit

La plupart des maladies et remèdes sont descendus par l'intermédiaire de la pluie déversée du ciel et qui engendre les nourritures et les vivres, les remèdes et les maladies ainsi que leurs moyens, leurs causes et leurs dispositifs parmi lesquels figurent les métaux supérieurs qui proviennent des montagnes.

Ceux qui dérivent des vallées, des rivières et des fruits [...] Ceci est le fruit de la perfection de la sagesse du Seigneur - 'Azza wa Djal - et de la transcendance d'Allâh.

De même que les croyants subissent les maladies, [Allâh] les secourt en leur révélant les remèdes. Si Allâh les éprouve par des péchés [qu'ils commettent], Il les secourt en leur accordant le moyen de se repentir, ainsi que les catastrophes qui expient les péchés. Comme aussi ce que [Allâh] permet comme épreuves des mauvais esprits parmi les Satans sur les gens, Il les secours par l'armée des esprits saints qui sont les anges. Et comme Allâh les éprouve par les désirs, Il les secourt par les envies délicieuses et salutaires.

Ainsi [Allâh] - Subhânahu - ne les éprouve pas d'une chose sans leur accorder le moyen de trouver secours à ce malheur et de le repousser.

Et les divergences entre eux [les différents groupes] se situent au niveau de la science sur le sujet, et la science des chemins par lesquels les choses surviennent ainsi que les moyens permettant d'y parvenir.

Et c'est Allâh le secoureur !  [3]

Notes
[1] Hadîth authentique [Sahîh] - Authentifié par SHeikh al Albânî dans « as-Silsila as-Sahîha - n°451 »
[2] Rapporté par al-Bukhârî et dans « Sahîh al-Djâmi' - n°6604 »
[3] Kitâb « Zâd ul-Ma'âd fî hadî kheyr al-'Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/122-124

 

copié de manhajulhaqq.com

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Cheikh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya

Les parents peuvent-ils influer sur la productivité ?

Muslim and western tourists on a beach

Par Omar Taha

Chez moi, confortablement installé dans mon fauteuil –une habitude que j’ai prise ces dernières années- je me suis connecté à Internet et les mêmes histoires déchirantes défilaient sans cesse : « les protestations en cours contre le régime ont débouché sur des affrontements violents », « la guerre et les catastrophes naturelles laissent des millions de personnes sans-abris, contraintes de se déplacer », « le niveau de l’obésité nationale et le taux de criminalité sont les plus haut depuis des années », « le véto a été opposé aux palestiniens alors que l’oppression israélienne continue. », « la pauvreté augmente à une vitesse record, des millions de personnes manquent d’eau et de nourriture », « le conflit dans la région sème la division entre les gens ». J’ai fermé la page.

J’en avais assez lu pour la soirée ! J’étais frustré ! Alors que jusque-là, j’ai toujours été détaché de tous ces évènements mondiaux et locaux. Je me sentais impuissant et j’étais vraiment peu convaincu de l’impact que je pourrais avoir de là où ’étais, confiné dans ma maison.

Une pensée me hantait, je ne cessais de me demander : « Qu’est-ce que je peux faire pour mettre fin à tous ces problèmes ? ». Je ne trouvais aucune réponse, donc j’ai décidé d’aller voir mon père et de lui demander conseil. Laissant parler des années de sagesse, il m’a calmement dit :

« Les fondements et les racines de la société proviennent du socle familiale. Tu peux essayer de changer la situation actuelle dans la société, mais les problèmes persisteront, tant que la génération suivante n’est pas élevée et éduquée selon les principes Islamiques. »

Le nombre de musulmans vivant en Occident est monté en flèche ces dernières années, notamment avec l’augmentation du nombre des convertis et une immigration en hausse ; ce qui marque l’ère de la seconde génération de Musulmans ! Mais un problème a fait surface : celui consistant à pouvoir élever et éduquer ses enfants selon une éthique et des principes islamiques tels qu’enseignés par notre bien aimé Messager (Paix et bénédictions sur Lui), tout en s’attaquant aux défis que présentent certains maux sociaux répandus dans la société d’aujourd’hui.

Beaucoup de parents sont déconnectés de la réalité de leur environnement, alors que la jeunesse musulmane est victime d’une éducation partagée entre deux mondes; à savoir d’une part, un monde islamique à la maison dépourvu de l’enseignement véritable apporté par l’Islam -un mode de vie éclairé- et d’autre part la société- le monde occidental. Un monde, où richesse et prospérité côtoient décadence.

Nos enfants qui grandissent aujourd’hui, déchirés entre les traditions culturelles présentes dans leurs familles et l’attraction d’une société laïque, peuvent être plongés dans un vide spirituel et se détacher de la foi si un équilibre entre les deux mondes n’a pas été trouvé. Ce qui engendre souvent des problèmes entre les parents et les enfants avec pour conséquence un résultat bien trop commun, à savoir une famille désunie et une jeunesse qui se rebelle.

Ne pas supporter et guider l’enfant alors qu’il est dans une étape décisive de sa vie engendre des conséquences terribles dont les effets peuvent se faire ressentir dans tous les domaines de sa vie ; que ce soit le développement intellectuel, ou l’épanouissement moral et spirituel.

Une personne pourrait se demander : « Pourquoi devrais-je m’embêter à apprendre comment être un bon parent alors que mes parents n’ont pas eu besoin d’être éduqués sur ce sujet et en fin de compte je m’en sors bien dans la vie ? »

On néglige facilement le fait que le monde dans lequel les enfants grandissent aujourd’hui est bien différent du monde qui existait il y a quelques décennies. Les avancées technologiques et l’évolution des outils de communication font que les enfants sont maintenant grandement influencés par la télévision, Internet, et la publicité. Par exemple au Royaume-Uni, l’état de santé des enfants est au pire niveau que le pays n’ait jamais connu et, malheureusement, leur estime de soi et leur bien-être émotionnel ne cesse de se détériorer depuis des années.

Nous devons faire un choix : soit se contenter d’offrir à nos enfants confort et réussite uniquement dans ce monde, soit viser un objectif plus grand consistant à atteindre un confort et une réussite éternels. Réussir professionnellement et mener une vie à l’abri de la drogue et des MST sont, entre autres, des critères souvent fixés pour atteindre la réussite dans ce monde, mais qu’est-ce qui nous empêche de relever la barre afin d’assurer à nos enfants un haut statut dans l’Au-delà, dans le monde qui est éternel ?

Pourquoi ne pas leur fixer comme objectif d’acquérir la position la plus favorable dans l’au-delà (Akhira), ou au moins leur donner les moyens de gagner une ultime demeure confortable ?

Pour tous nos rendez-vous, que ce soit un examen, un entretien d’embauche, ou une réunion de famille, nous nous préparons toujours méticuleusement à l’avance afin de s’assurer le succès.. Cependant, la mort ne prévient pas, elle peut surgir à tout moment ; c’est le plus sinistre des rendez-vous. Pourtant, nous sommes souvent insouciants de cette réalité. Combien d’entre nous préparent leurs enfants pour ce moment, et pour l’inévitable Akhira ?

En l’absence d’éducation islamique dans leurs foyers, la vie de beaucoup de jeunes est modelée par les normes et principes du monde extérieur.

Un fossé d’incompréhension se crée entre les enfants et les parents qu’il est nécessaire de combler. Sans conseils avisés, un enfant sera livré à lui-même pour grandir, au risque d’être englouti par les mauvaises coutumes qui dominent dans la société ainsi que les chuchotements impulsifs de Sheytan.

Il est important de reconnaitre qu’un enfant doit être encouragé à découvrir et connaitre le monde dans lequel il vit, ainsi qu’interagir dans des sociétés multiculturelles. C’est ainsi que l’on peut comprendre les gens qui nous entourent, puis commencer à envisager un remède pour lutter contre les problèmes répandus à l’échelle locale et mondiale. Un enseignement profane fournit à l’enfant une tribune où il peut exceller académiquement et se lancer dans une brillante carrière qu’il aura choisi ; ce qui est une valeur importante pour les Musulmans.

Cependant, l’éducation des enfants Musulmans doit être équilibrée. Nous ne devons pas trop privilégier et nous focaliser sur un aspect tout en négligeant les autres ; ou épuiser la jeune génération dans la poursuite de l’excellence académique et des distinctions au détriment de leur santé, leur bien-être psychologique, leurs manières et comportements, les principes et valeurs islamiques ; ou sacrifier leur destination ultime.

Nous avons incontestablement la responsabilité d’aider nos enfants à réaliser leur potentiel et en faire des membres pieux, vertueux, responsables et productifs de la société.

Notre Bien aimé Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui) a dit :

« Vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau : l’imam (guide) est un berger pour les gens qu’il dirige et l’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère au sein du foyer conjugal et elle sera responsable de son troupeau. Le domestique est un berger par rapport aux biens de son patron et il est responsable de son troupeau ». Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux. » (Al Bukhari et Muslim)

En plus de la réalisation de notre objectif, Insha Allah, nos enfants deviendront notre sadaqah jaariyah (œuvre continue), sans parler du fait qu’ils pourront œuvrer pour eux-mêmes et leur Akhira, par la Miséricorde d’Allah.

« Quand l’enfant d’Adam meurt, toutes ses œuvres prennent fin sauf trois : une aumône continuelle, une science utile et un enfant vertueux qui invoque pour lui. » (Sahih Mouslim).

Voici la dichotomie à laquelle nous faisons face aujourd’hui : comment fonder une famille et construire une communauté fermement attachée aux principes et valeurs islamiques, qui excellent dans l’éducation et la justice sociale et sont des exemples à suivre pour les autres?

L’approche que vous adoptez avec vos enfants, l’exemple que vous leur montrez et la sagesse que vous leur transmettez joueront un rôle majeur pour façonner leur personnalité et leur caractère. De plus, l’école que vos enfants fréquentent, leurs amis et tout ce qu’ils observent autour d’eux, tout ceci joue aussi un rôle important. Toutefois, l’histoire du Prophète Noé (Paix sur lui) et de son fils, prouve que l’influence d’un parent est bien évidemment limitée ! Les parents ne devraient pas succomber à la pression consistant à croire qu’ils sont entièrement responsables du sort de leur enfant ; plusieurs facteurs entrent en compte, dont le fait que c’est Allah qui guide.

Cependant, les parents font une différence, et c’est seulement en comprenant comment l’enfant pense et se développe, ainsi qu’en ayant recours aux techniques d’éducation et d’enseignement testées et approuvées, que nous pourrons, en tant que communauté, espérer passer le flambeau à une nouvelle génération de Musulmans en bonne santé, motivés, dotés d’un comportement exemplaire et porteurs de valeurs fortes qui les aideront à bâtir une société de demain qui sera meilleure.

« Seigneur, fais que nos épouses et nos enfants soient pour nous une source de bonheur ! Daigne faire de nous des modèles de piété pour ceux qui craignent le Seigneur ! » [Surah Furqaan, 25 v 74]

A propos de l’auteur :

Omar est actuellement en dernière année de médecine à l’université de Londres. Il est diplômé en psychologie incluant la psychologie de famille et des enfants. Omar est l’une des figures clé de « HomeGroup » qui est un projet unique visant à responsabiliser les parents via des connaissances, des compétences et la confiance en soi afin de faire face aux défis de la société moderne. Il a aussi contribué, et contribue, à réunir des professionnels en vue d’organiser des séminaires sur le rôle parental du point de vu islamique, à Londres, sous le nom de « HomeGroup ».

http://musulmanproductif.com/booster-sa-foi/les-parents-peuvent-ils-influer-sur-la-productivite#more-2119

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5 qualités productives pour étudier avec efficacité

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Par Yaqub Ali

Beaucoup de personnes lisent mais lorsqu’on leur demande de se rappeler des livres qu’elles ont lus, elles ont bien du mal ! Est-ce votre cas ? Avez–vous assisté à des cours de sciences islamiques, impatient d’apprendre la religion, mais avez l’impression de ne rien retenir ? Pendant le cours est-ce que vous vous dites « il n’y a aucune chance que j’oublie ce propos donc pas besoin de l’écrire » ; et puis une semaine plus tard vous êtes incapable de vous souvenir de quoi que ce soit ?

Chaque fois que vous allez en cours ou lisez un livre, ou même écoutez une conférence islamique sur votre lecteur MP3, il y a des habitudes productives que vous devriez essayer d’adopter avant d’étudier.

Voici quelques-unes des habitudes que nous devrions avoir :

1.      Ikhlas (sincérité)

Vous devez vous poser les questions suivantes: «  pourquoi j’étudie, pourquoi je lis ce livre ? » « Est-ce pour que les gens m’appellent un érudit ? » « Est-ce pour remporter des débats ? »  « Est-ce pour attirer l’attention des gens ? » Si vous vous retrouvez dans une de ces questions, dans ce cas vous ne retirerez aucun bienfait de vos études.

Ibn Masoud disait : « le savoir, ce n’est pas la narration constante. Mais plutôt une lumière qu’Allah place dans le cœur ». [Cliquez ici pour tweeter !]

« De tous les serviteurs de Dieu, seuls les savants Le craignent véritablement ». [Sourate 35 Fâtir, verset 28]

Sufyan Ath-Thawrî disait : «  La supériorité du savoir tient uniquement au fait qu’il amène une personne à craindre et à obéir à Allah, sinon c’est comme tout le reste ».

2.      L’intention

La  toute première chose qu’il faut prendre en considération c’est que le savoir que vous êtes sur le point d’acquérir est une ibadah, c’est une forme d’adoration privée, un acte entre vous et Allah (Soubhanahou wa ta’ala).

Sufyan Ath-Thawrî disait : « Rien ne m’a été plus difficile à soigner que mon intention ».

Examinez vos actes, ceux accomplis en public et ceux accomplis en privé. Vos actions publiques sont elles plus nombreuses que vos actions privées ? Appréciez-vous plus les actions publiques que celles faites en privée ? Si c’est le cas vous devez examiner attentivement votre intention. Pour qui faites-vous cette action ? Pour les gens ou pour Allah (Soubhanahou wa  Ta’ala) ?

 3.      Taqwa

Celui qui se souvient de son Rabb (Seigneur) et celui qui ne s’en souvient pas s’apparentent respectivement au vivant et au mort.

L’étudiant en science se doit de commencer par le Nom d’Allah et être conscient qu’Allah (Subhanahou wa ta’ala) l’observe; ce qui apportera la Barakah dans vos études inchaAllah.

« Quiconque espère réussir sa quête de science tout en mangeant, buvant et dormant à l’excès cherche à accomplir l’impossible ». [Extrait du livre «  les manières de celui qui recherche la connaissance» - disponible ici en anglais, non traduit en français]

4.      Le silence

Parfois lorsqu’on étudie et on acquiert un savoir, on a tendance à avoir la langue bien pendue. Et parfois même, on aime parler plus qu’écouter.

«  Quiconque croit au jugement dernier qu’il dise du bien ou qu’il se taise » [Bukhari] [Cliquez ici pour tweeter ce hadith]

L’Imam Shafi’i disait : «  celui qui souhaite parler, qu’il réfléchisse avant de le faire. S’il  est convaincu que ses mots ne causeront aucun mal, alors qu’il parle. Mais s’il doute de l’utilité de ses mots, alors qu’il se taise ».

On demanda à Luqman (qu’Allah soit satisfait de lui) : « D’où te vient la sagesse ? Il répondit : je ne demande pas ce dont je n’ai pas besoin, et je ne parle pas de ce qui me concerne pas ». [Extrait du livre  « Les manières de celui qui recherche la connaissance »]

5.      L’humilité

Un autre comportement à adopter consiste à respecter nos enseignants et reconnaître qu’il y a toujours une personne plus instruite que nous.

Imam Shafi’î disait : «  je tournais les pages de mes livres doucement et discrètement devant Malik (qu’Allah soit satisfait de lui) de peur que le bruit le dérange, cela par respect pour lui ».

Ibn Abbas disait : «  j’ai fais preuve d’humilité quand j’étais étudiant, je suis donc devenu un honorable enseignant ».

Conclusion

La quête du savoir devrait rendre une personne humble. Si vous voyez des érudits qui ont un mauvais comportement, ce sont des personnes qui tiennent un discours seulement avec la langue, sans que le cœur l’ait accepté. Leur vie n’est pas imprégnée d’un savoir sincère.

Pour être productif nous devons apprendre les bonnes manières ; les bonnes manières et la science.

Abdoullah Ibn Moubarak a dit : «  j’ai passé trente ans à apprendre les bonnes manières et vingt à acquérir la science ». [Cliquez ici pour tweeter]

La prochaine fois que nous voulons étudier, voyons si nous pouvons mettre en pratique ces 5 qualités productives afin d’augmenter les bienfaits de nos efforts incha’Allah.


A propos de l’auteur :

Yaqub Ali est diplômé en psychologie. Il est membre de YMO (Young Muslim Organization) et investi dans le milieu éducatif.

http://musulmanproductif.com/booster-sa-foi/5-qualites-productives-pour-etudier-avec-efficacite


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La science est un remède


Beaucoup de personnes vivent leur vie souffrant de maladies. Ils errent, distraits et négligents, cherchant le remède à leurs maladies, mais ils ne le trouvent pas. Et ils cherchent une des voies qui les mènerait à cela pour qu'ils puissent s'y engager, mais ils ne sont pas capables de la distinguer ! Cependant, le remède est devant eux. Le remède est devant leurs yeux - en effet c'est la science.

L’imam Ad-Dhahabi (d. 748) a dit :

« Le cœur de tout homme est atteint par la maladie des doutes et des fausses notions, et cet état ne prendra pas fin à moins qu'il ne demande aux gens de science, pour qu'il apprenne la vérité qui repoussera sa maladie. Et ainsi elle (la maladie) ne l'affectera pas sérieusement. »

Le plus grand de ces remèdes est : avoir un besoin (constant) d'Allah (Al-Iftiqar) et implorer son aide (Al-Istighatha). Il faut donc répéter constamment cette invocation et augmenter sa prononciation :

' O Allah. Seigneur de Jibril, Mika'il et Israfil. Celui qui a révélé la Torah et l'Injil. Guide-moi dans ce sur quoi on a divergé en matière de vérité avec Ta permission Tu guides certainement qui Tu veux vers le droit chemin. ' [2]

Et il faut qu’il renouvelle constamment son repentir et sa demande de pardon. Et qu’il demande à Allah de lui accorder la certitude et le bien-être. Ainsi - si Allah le veut - ses jours ne prendront pas fin sans qu'il ne soit délivré - si Allah le veut - de sa maladie. Et on purifiera pour lui son Tawhid (accomplir des actions seulement pour Allah). Et il sera sauvé d'entrer dans la science de la rhétorique ('Ilm-ul-Kalam) [3], qui - par Allah, le plus Grand – si elle est apprise pour prévenir une maladie, engendrera beaucoup plus de maladies, qui peuvent probablement même le tuer! En fait, personne n'a beaucoup de doutes et d’idées fausses, que lorsqu’il se préoccupe des sciences de la rhétorique (Kalam) et de la logique (Hikma) [4]!

Donc le remède pour ces maladies est de jeter au loin ces questions destructrices et de les éviter complètement. Et d’accomplir beaucoup de récitations (du Qur'an), de prières, d’invocations et de craindre Allah.

Donc je lui garantis (par cela) que son Tawhid deviendra pur et que son Seigneur lui accordera le bien-être.

Et s'il ne se sert pas de ce remède. Et que la maladie est au lieu de cela traitée par une autre maladie. Et qu’il se noie avec les remèdes des avis et des choix intellectuels, alors il se peut qu’il soit délivré et il se peut qu’il soit détruit! Et il se peut même qu’il reste malade jusqu’à ce qu'il meurt! "[5]

Abu Ad-Darda a rapporté que le messager d'Allah (salallahu a‘layhi wa salam) a dit :

« Les savants sont les héritiers des prophètes. Or, les prophètes n’ont laissé en héritage ni dinars, ni dirhams, mais ils ont laissé la science. Ainsi quiconque s'en empare (c'est-à-dire la science), alors il s'est emparé d'une part énorme (de l’héritage). » [6]

L’imam Ibn Hiban (d. 354ème) a dit :

« Dans ce hadith il y a une preuve claire que les savants qui portent le mérite que nous avons mentionné (précédemment), sont ceux qui enseignent la science du prophète (salallahu a‘layhi wa salam) en dehors des autres types de science.

Ne l’avez-vous pas entendu (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) dire : ' les savants sont les héritiers des prophètes ? Les savants ne laissent rien comme héritage, sauf la science. Et la science de notre prophète est sa Sunna. Donc quiconque se prive d'en acquérir une science, alors il n'est pas des héritiers des prophètes. » [7]

Et parmi les belles expressions qui ont été exposées, est celle-ci :

"La science est l’héritage du prophète, comme il a été rapporté dans les textes et les savants, sont ses héritiers, l’élu (salallahu a‘layhi wa salam) n'a rien laissé derrière lui que ses hadith, Parmi nous, voilà ses biens et son capital."

Notes de bas de page :

[1] Cet article est traduit du magazine Al-Asalah (Rabi Ath-Thani n° 1 (1413), page. 50)

[2] Quelque chose de semblable a été rapporté par Muslim (n°770) dans une version marfu' (remontant jusqu’au prophète (salallahu a‘layhi wa salam). La formulation en arabe est comme suit :

"Allahumma, rabba jibril wa mika'il wa israfil. Munzil at-Tawrati wal-Injil. Ihdini limakhtulifa fihi min bi-idhnik Al-haqq. Innaka tahdi man tasha ila siratin mustaqim."

[3] Ce sont des types de philosophie!

[4] Le mot Hikma se réfère ici à un domaine de philosophie. Il ne signifie pas la Hikma (sagesse) que l'on loue dans le Livre et la Sunna.

[5] Masa'il fi Talab-il-'Ilm (pg. 202-203). Ce livre consiste en six traités sur le sujet.

[6] Rapporté par Abu Dawud (No 3641-3642) de deux chaînes de narration dont l’une renforce l'autre.

[7] Al-Ihsan Fi Taqrib Sahih Ibn Hiban (1/291)

Article tiré du site al-manhaj.com

Source : le Magazine Al-Asalah (n°1 (1413), page. 50)

Traduit par isma'l alarcon

Traduit en français par les salafis de l’Est

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=34

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