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Articles de islamiates

Pourquoi tousse t'on?

La toux

La toux accompagne souvent les infections des voies respiratoires, hautes (rhinopharynx) ou basses (bronches et poumons). Le traitement symptomatique de la toux ne se conçoit que si celle-ci perturbe les activités ou le sommeil du patient.

EXPLICATION

La toux est un phénomène naturel de défense de l'organisme visant à éliminer les mucosités ou les particules inhalées et à protéger l'arbre trachéo-bronchique.

Lors d'une agression broncho-pulmonaire virale ou bactérienne, les sécrétions produites par la muqueuse stimulent des mécanorécepteurs, déclenchant un arc réflexe aboutissant à la toux, avec contraction des muscles respiratoires et du diaphragme. L'écoulement nasal postérieur en cas d'infection ORL produit le même résultat, la toux ayant pour but d'empêcher le passage des sécrétions nasales dans les voies respiratoires basses.

La toux peut aussi être une réponse réflexe à une irritation de la muqueuse des voies respiratoires hautes ou basses. En cas d'infection des voies aériennes, la stimulation de chémorécepteurs, via la production de médiateurs de l'inflammation, déclenche le phénomène de toux.

D’autres stimuli peuvent faire tousser : fumée de tabac, changements de température, médicaments, reflux gastro-osophagien, asthme…

Les récepteurs sont présents surtout au niveau de la trachée et des grosses bronches, du pharyngo-larynx, de l'oreille, mais on en trouve aussi au niveau du diaphragme, de la plèvre, du péricarde.

Les voies de conduction font intervenir notamment le nerf vague (Xe paire crânienne). Au niveau cérébral, les centres de la toux sont situés dans le tronc cérébral, mais ils sont mal connus.

Ainsi, si l'on se limite au contexte de la toux d'origine infectieuse, celle-ci peut provenir non seulement d'une atteinte infectieuse directe de l'arbre trachéo-bronchique (bronchite, pneumonie), mais aussi d'une infection nasopharyngée, laryngée ou sinusienne, associée ou non à une infection basse. Dans les deux cas, la physiopathologie fait intervenir des stimuli physiques et/ou chimiques qui sont in fine responsables de la mise en jeu du réflexe de toux. Selon les situations, la toux est irritative ou productive. Par définition, une toux aiguë dure moins de 3 semaines.

LA PRESCRIPTION

Le premier traitement de la toux est celui de la cause. En cas de congestion nasale, le lavage pluriquotidien des fosses nasales avec du sérum salé permet de débarrasser le nez des mucosités qui l'encombrent et de réduire le phénomène de jetage postérieur.

Le plus souvent, l'atteinte étant d'origine virale, les antibiotiques sont inutiles. Ils ne se justifient qu'en cas de suspicion d'atteinte bactérienne (pneumonie) et ils ne raccourcissent pas la durée de la toux.

Les antitussifs sont réservés au traitement des toux sèches gênantes interférant avec le sommeil ou les activités, et ne doivent pas être utilisés en cas de toux grasse. Ils agissent en réduisant le réflexe de toux. Si la toux est productive, un mucolytique peut être prescrit.

La kinésithérapie de drainage bronchique est utile dans certains cas de toux très productive.

En l’absence de signes de gravité ou cliniques évoquant une pneumonie, la radiographie thoracique n'est pas indiquée en présence d'une toux aiguë d’origine supposée infectieuse.

CONSEIL:

Respecter une toux grasse et dans ce cas, proscrire les antitussifs, qui gênent l'évacuation des sécrétions.

Éviter la fumée de tabac et plus généralement, les endroits enfumés et les irritants (aérosols). Aérer souvent le logement.

Si la toux perturbe le sommeil, surélever la tête.

L'humidification de l'air de la chambre peut contribuer à réduire l'irritation des voies respiratoires.

Et ne pas oublier, toujours se couvrir la bouche lors des épisodes de toux, en toussant dans un mouchoir, dans le creux de son coude ou dans ses mains afin d'éviter de contaminer l'entourage; se laver les mains ensuite.

PRECAUTIONS:

Consulter en cas d'essoufflement, de cyanose, de difficultés respiratoires, ou si la toux se prolonge ou s'accompagne de malaises.

Indépendamment de tout épisode infectieux, ne pas banaliser une toux matinale en cas de tabagisme. Consulter si la toux se modifie.

En cas d'épisode infectieux respiratoire survenant sur un terrain de maladie respiratoire pré-existante (asthme, BPCO), rester attentif aux signes de décompensation spécifiques à chaque pathologie et consulter le cas échéant.

Attention au risque de somnolence lié à l'emploi des anti-tussifs.

Dr I. Cibois Honnorat, D'après Dr Pascale Naudin-Rousselle

Le Généraliste  N° 2618 – 19 octobre 2012

 

Source: http://www.docvadis.fr/dr.ciboishonnorat/page/mon_guide_m_dical/la_maladie/pourquoi_tousse_t_on.html#sthash.L2YHDUct.dpuf

 

 

LA GESTION DE LA VIE CONJUGALE EN ISLAM

Il est évident que c'est la personne la plus consciente qui doit tenir la responsabilité de la gestion et de la planification. Dans la vie conjugale, il se peut qu'il y ait harmonie et équivalence des niveaux de conscience de l'homme et de la femme. Mais il se peut que l'un soit plus conscient que l'autre. Dans le premier cas, les deux conjoints doivent s'accorder sur la planification de leur vie et sur la distribution des rôles qu'ils doivent remplir pour mieux gérer cette vie en tout ce qui touche la responsabilité de chacun envers l'autre, ou envers leur vie commune.

 

Si le niveau de conscience n'est pas le même, la partie qui est plus consciente doit se charger de la planification pour la gestion de la relation conjugale. Elle doit chercher à contenir la pensée de l'autre dans sa conscience, à l'inciter à participer à la planification et à la gestion à travers la découverte et le développement des éléments positifs de sa personnalité, dans le sens de l'intégration et de la complémentarité des rôles dans la gestion commune.

 

La question de la planification au sein de la vie conjugale ressemble à la question de la planification dans la vie sociale. La planification peut relever des responsabilités de l'élite, comme de celles de la société toute entière, à travers le suffrage universel qui détermine les éléments importants pour le présent et pour l'avenir.

 

Si la femme est plus consciente que l'homme, elle peut avoir besoin d'étudier la nature des éléments positifs de sa personnalité afin de ne pas provoquer ses susceptibilités quant à la question du niveau de conscience. Elle ne doit pas toucher au sentiment, même s'il est morbide, de sa virilité, sentiment qu'ont les hommes qui imaginent que l'élément masculin est supérieur à l'élément féminin. La femme doit, dans les situations de ce genre, essayer de pénétrer dans sa conscience, dans ses sentiments, pour lui présenter le projet comme s'il était produit en commun. Puis, elle doit passer à l'étude des détails de la gestion au sein de la vie conjugale pour les partager avec l'homme. La femme peut arriver, par son tact, par sa finesse et par sa conscience, à gérer la vie conjugale dans les affaires intérieures, ou aussi, dans certaines affaires extérieures. Mais cela doit se faire d'une manière qui respecte l'importance, pour l'homme, de sentir qu'il a raison et qu'il est important. La femme ne doit pas dépasser les limites au-delà desquelles l'homme commence à sentir que le mouvement de sa femme devient de plus en plus étouffant de sa propre personnalité et de son propre sentiment de soi-même.

http://francais.bayynat.org.lb/femme_en_Islam/34.htm

 

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Comprendre ce qu'est La Salafiya

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  Qu'est ce que la Salafiya ?

As-Salafiya est le nom attribué aux personnes apparentées aux Salafs As-Saleh (les ancêtres vertueux), à savoir aux musulmans des trois meilleurs siècles (les trois premiers) en raison du Hadith rapporté par Boukhari, qu'Allah lui fasse miséricorde, dans son Sahih où le Prophète, , signale que les meilleurs gens sont ses Compagnons puis ceux qui leur succédèrent et puis ceux qui succédèrent à leurs successeurs. Quiconque les suit en les imitant est donc Salafi.

La base de la méthode des Salafs est l'observance de la conduite des Compagnons en s'appuyant sur le Coran et la Sunna, que ce soit au niveau des idées théoriques ou de la pratique, qu'il s'agisse de la compréhension ou de l'application. Cette méthode demeurera jusqu'au Jour du Jugement Dernier et c'est juste de s'y rallier.

Quant à ceux qui commettent des innovations ou sont connus pour avoir des croyances sectaires réprouvées par l'Islam comme Al Khawaridj, Ar-Rawafidh, les Moâtazilites, Al Mordjia, Al Djabriya et toute autre secte égarée, ceux-là ne font pas partie de As-Salafiya et au contraire la combattent. Le Prophète, , informa dans le Hadith rapporté par Boukhari et Muslim, qu'Allah leur fasse miséricorde, qu'un groupe, de sa nation, suivant la vérité sera toujours sauvegardé et ceux qui les délaissent ne leur porteront point préjudice; il en sera ainsi jusqu'au Jour du Jugement Dernier.

Les mouvements Salafis, réformateurs, les plus connus sont: le mouvement de Cheikh Mohammed Ibn Abdelwahheb, qu'Allah lui fasse miséricorde, qui incita à purifier la conception du monothéisme et combattit le polythéisme ainsi que les moyens y conduisant et ses partisans. Ce mouvement a fait face aux extravagances du Soufisme, élimina les innovations religieuses et autres superstitions et raviva l'obligation du Djihad. Il y a également le mouvement Ahl al Hadith qui est l'un des plus anciens mouvements et associations islamiques dans la péninsule indienne. Parmi les desseins de ce mouvement on note: celui de purifier l'Islam des innovations et des superstitions, suivre la méthode des Salafs vertueux que ce soit sur le plan théorique ou pratique et reprouver le fanatisme doctrinal. Il y a également l'association des Ansar As-Souna Al Mohammadiya (les partisans de la Sunna du Prophète ). Cette association s'est élaborée au début en Egypte, puis s'est répandue dans d'autres pays sur la base du monothéisme pur, de la Sunna authentique, de la purification des convictions, de la réprobation des innovations et des superstitions comme conditions du rétablissement du Califat et de la renaissance de la nation islamique.

De ce qui précède de la définition d'As-Salafiyya, nous distinguons l'importance des objectifs de ce mouvement qui appelle à un Islam pur et exempté des souillures du polythéisme, des superstitions, des innovations et des actes blâmables. Ce mouvement a également pour but d'affermir dans la personnalité du musulman le concept de l'alliance et du désaveu et la récusation du fanatisme pour les personnes, les noms et les étiquettes quelles qu'elles soient.

Quant à l'attitude du mouvement Salafi vis-à-vis des autres mouvements, celle-ci ne dépasse pas la relation fraternelle que le musulman doit entretenir avec son frère, à savoir qu'ils sont dans le même rempart. Ils sont tel un édifice compact dont les structures se soutiennent les unes les autres. Ils acceptent la vérité des bienfaisants, pardonnent les fautes des pécheurs, cherchent à concilier les cœurs, à unir les musulmans, faire sortir la Nation du concept étroit des partis politiques et des alliances limitées et la guider vers l'immense espace de l'Islam et son universalité en se basant sur le principe suivant : "Aimer l'homme et le prendre comme allié suivant sa piété; le détester et lui manifester de l'inimitié suivant sa désobéissance."

Que disent les Oulémas sur As-Salafiya ?

As-Salafiya ne fait pas partie des diverses sectes égarées de la communauté de notre Prophète, , mais c'est une méthode qui signifie le retour à la même compréhension du Coran et de la Sunna que les pieux prédécesseurs de cette communauté parmi les Compagnons et ceux qui les suivirent et le fait d'œuvrer en conséquence.

L'expression "les pieux prédécesseurs" désigne les généreux Compagnons, leurs successeurs et ceux qui les suivirent de la meilleure façon.

Le Prophète, , a privilégié son siècle et les deux ou trois siècles suivants, en les qualifiant de "meilleurs", comme cela a été transmis par Imrane Ibn Hausseine, qu'Allah soit satisfait de lui, bien qu'il n'ait pu précisé exactement s'il s'agissait d'un ou deux siècles après le siècle du Prophète .

Boukhari et Muslim, qu'Allah leur fasse miséricorde, rapportent que le Prophète, , a dit à ses Compagnons qu'après leur époque, viendraient des gens qui trahissent et à qui personne ne fait confiance, qui témoignent sans que leur témoignage ne soit demandé, qui font des promesses qu'ils ne tiendraient pas, et que l'obésité s’extériorisera parmi eux.

Allah, Exalté soit-Il, s'est adressé aux nobles Compagnons en ces termes: « Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. » (Sourate 3/ Verset 110)

Il incombe à cette communauté de s’unir sur la base de cette méthode, au lieu de se disperser en plusieurs partis lesquels sont soumis aux passions des gens.

Il n'y a pas de mal à s'apparenter aux pieux prédécesseurs en disant qu'on est Salafi, mais l'important c'est de suivre leur méthode, leur croyance et leurs actions, car enfin ce qui compte ce sont les actes du musulman et non le nom auquel il s'apparente. Ceci est l'opinion des Oulémas et Cheikhs que vous avez nommés dans votre question.

Cheikh Ibn Othaimine, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit que les gens de la Sunna wal Djamaâ sont les Salafs dans la croyance, même celui qui est retardé jusqu'au Jour du Jugement est considéré comme tel s’il suit la voie du Prophète, , et de ses Compagnons

Saleh Al-Fawzane a défini la doctrine Salafi en disant qu'elle désigne la voie des pieux prédécesseurs de cette communauté parmi les Compagnons, leurs successeurs, et les grands imams, en ce qui concerne la croyance juste, la méthode correcte, la foi sincère et l'attachement à l'Islam en tant que foi, législation, moralité et comportement; contrairement aux innovateurs, aux déviants et déliquescents.

Parmi les plus célèbres personnes qui ont appelé à adopter la doctrine Salafi il y a : les quatre imams (Abou Hanifa, Malek, Chafiï et Ahmed), Cheikh Al-Islam Ibn Taymiya et ses élèves, le Cheikh Mohammed Ibn Abd Al-Wahab et ses disciples, et bien d'autres parmi les réformateurs et rénovateurs qu'Allah leur fasse miséricorde, car il n'y a pas une époque sans qu’il y ait un réformateur juste et rien n'empêche de les nommer les gens de la Sunna wal Djamaâ afin de faire la distinction entre les gens du vrai et ceux du faux.

Cheikh Al-Albani, qu'Allah lui fasse miséricorde, et ses frères parmi les Oulémas du Hidjaz, Nadjd et ceux qui s’en rapprochent, étaient tous des adeptes de cette méthode et ne s'accusaient pas les uns les autres d'innovation ou de perversité. Il y a simplement eu une controverse entre eux sur des questions sur lesquelles les Oulémas ont divergé à différentes époques sans que les uns n'éprouvent d'animosité envers les autres. Que les gens se contentent de ce qui était la source de satisfaction de ces nobles et bienfaisants prédécesseurs.

Que les musulmans prennent garde de ne pas suivre les pas du diable qui désire les diviser en sectes et partis et s’attirer ainsi la colère d'Allah Exalté soit-Il.

Ceci ne veut pas dire que ces Oulémas sont irréprochables et ne commettent pas de fautes, ni d'erreurs. Il se peut que certains prédicateurs et Oulémas se trompent sur certains sujets sur lesquels il ne faut pas les suivre, cependant cela ne permet pas au musulman de porter atteinte à leur dignité. Bien au contraire, les Oulémas musulmans doivent être respectés au plus haut point, surtout que leurs œuvres pieuses multiples absolvent le peu d'erreurs qu'ils ont !

http://www.islamweb.net/

 

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Qu’est-ce qu’un Arabe ?

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A l’origine le mot "Arabe" était un nom désignant trois types de gens :

1. Ceux dont la langue était l’Arabe

2. Ceux qui étaient enfants d’Arabes

3. Ceux qui vivaient sur les terres des Arabes qui correspondent à la péninsule arabique, à partir de la mer Qulzum [1], la mer de Basra et de l’extrême limite du Yémen jusqu’à l’entrée du Shâm. Donc le Yémen est inclus dans leur terre mais pas al-Shâm. C’était la terre des Arabes, au temps de l’éveil et de la propagation des Arabes, et avant cela.

Lorsque l’Islam est apparu et s’est répandu jusqu’au grandes villes, les Arabes sont restés vivre dans ces terres, de l’extrême orient à l’extrême occident, et des côtes du Shâm et de l’Arménie. Et dans ces terres habitaient les Perses, les Romains, les Berbères et d’autres.

Les terres se divisaient en deux catégories :

1. Les lieux profondément marqués par la langue arabe au point où les gens ne connaissaient rien d’autre que la langue arabe.

Ou : les gens connaissaient l’Arabe et celui qui était "fabriqué" et qui s’était introduit dans la langue Arabe. C’est le cas de la majorité des gens du Shâm, l’Irak, l’Egypte, l’Andalousie etc... Et je pense que ce fut aussi le cas pour la Perse et le Khurasân dans le passé.

2. Les lieux où les non-arabes étaient nombreux ou en majorité comme les terres des Turcs, Khurasân [2], l’Arménie, l’Azerbaïjan [3] et d’autres pays semblables.

Ces endroits se divisent en deux : ceux qui étaient Arabes depuis le début et ceux qui étaient Arabes par résidence, et ceux qui ne sont pas Arabes.

Ainsi, les origines se divisent en trois catégories :

1. Les gens qui ont un lignage d’arabes et qui ont conservé la langue et le lieu d’origine arabes. Ou qui ont gardé la langue mais pas le lieu d’origine, ou le lieu d’origine mais pas la langue arabe. [4]

2. Les gens qui sont d’une descendance arabe à l’origine, en fait ils sont des Bâni Hâshim mais leur langue et leur lieu de résidence sont devenus non-arabes, ou l’un des deux [est devenu arabe]. [5]

3. Les gens qui ne connaissent pas leurs origines et qui ne savent pas s’ils ont une lignée Arabe ou non. La majorité des gens aujourd’hui sont dans ce cas, sans se soucier du fait qu’ils étaient Arabes par la langue et la résidence, ou non-arabes dans l’un des deux [cas].

Aussi, les Arabes se divisent en trois catégories au niveau de la langue :

1. Les gens qui parlent Arabe dans la prononciation, l’articulation et l’accent.

2. Ceux qui parlent Arabe dans la prononciation mais pas dans l’accent. C’est le cas de ceux qui se sont "arabisés", au début, ils n’ont pas étudié la langue arabe auprès des arabes, et parlaient d’autres langues. Puis ils ont par la suite appris la langue arabe. C’est le cas pour la plupart des gens de science qui ont appris l’arabe.

3. Les gens qui ne parlent que très peu l’arabe.

Donc dans ces deux groupes de gens, il y a ceux qui étaient profondément marqués par l’arabe, ceux qui ont été plus influencés par la langue non arabe, et

ceux qui sont concernés par les deux cas, que ce soit par coutume ou tradition.

Donc si l’arabe doit se diviser selon l’origine, la langue, et la résidence, alors les règles sont différentes selon les cas, surtout en ce qui concerne le lignage et la langue.

Ce que nous avons mentionné jusqu’ici au sujet de l’interdiction d’imiter les non-arabes était très important aux débuts de l’Islam, pour les tout premiers hommes (les Sahabah). Puisque tout ce qui était le plus proche de leur guidée est préférable, et tout ce qui s’en éloignait est contradictoire, que l’opposant de cette guidée aujourd’hui soit un Arabe de par sa lignée ou par la langue. Et c’est ce qui nous est connu des Salaf. [6]

Al-Hâfidh Abu Tahir as-Silafi, dans " Les vertus des Arabes ", rapporte de Abu Shihâb al-Hannât, de Jâbir bin Mûsa, de Abu Ja’far Muhammad bin ’Ali bin al-Hasan ibn ’Ali qui dit : "Quiconque naît dans l’Islam, est un Arabe." C’est ce qui est rapporté par Abu Ja’far. Ceci, car celui qui est né dans l’Islam, est né dans un milieu arabe et s’est familiarisé avec leur langue. [7]

Et celui qui médite sur ce que nous venons de parler dans ce chapitre, connaîtra l’intention de la Sharî’ah dans ce que nous avons mentionné comme consensus ordonné et divergences interdites à ce sujet, puisque j’ai commencé par les indiquer, avec leurs raisons et ce qu’ils contiennent comme sagesses (hikma).

Information
Auteur : Shaikh ul-Islam Ibn Taymiyyah (avec des fawâ-id de Shaikh Ibn Uthaymîn et Shaikh Al-Albâni -rahimahumullah).

Source : Extrait de "Iqtidâ us-Sirât al-Mustaqim li Mukhalifa Ashâb ul-Jahîm".

Traduit à partir du texte original en arabe et de la traduction anglaise de www.salafimanhaj.com (pour les fawâ-id).

Traduit par l’équipe de Sounna.com

Notes

[1] Il s’agit de l’ancien nom de la mer rouge.

[2] Khurasân est une grande province dans le nord-est de l’Iran, s’étend de l’Irak à l’ouest jusqu’aux frontières de l’Inde à l’est. Ses principales villes sont Naysabûr (Nishapur) et Mashhad. Les Muslims y ont connu l’Islam à l’époque des Sahabas. L’ancien "grand Khurasân" inclut des terres qui sont maintenant en Iran, en Afghanistan, au Turkménistan et en Uzbékistan. Quatre des principales villes historiques de la Perse sont situées dans l’ancien Khurasân : Nishapur (aujourd’hui en Iran), Mery (aujourd’hui au Turkménistan), Herat et Balkh (tous les deux en Afghanistan). Les Mongols l’ont conquis en 1220 (de l’ère grégorienne) et un tremblement de terre dévastateur toucha la province en 1997.

[3] L’Azerbaïjan est actuellement situé à l’extrême nord de l’Iran, une de ses célèbres villes était Tabriz, au Nord de l’Iran.

[4] Dans son explication de "Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm" (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin (rahimahullah) fut interrogé en ces termes : "Est-ce possible qu’une personne qui ne connaît pas la langue arabe puisse être arabe par résidence et par descendance, même si elle n’en maîtrise pas la langue et le parler ?" Le Shaikh répondit : "Oui, cela est possible, de manière claire, par exemple, si une personne réside dans la péninsule arabique mais ne sait pas parler l’arabe. Les domestiques et employés que nous avons et qui ne savent pas parler la langue arabe, ils se font adresser la parole par des enfants avec la langue des domestiques et des employés. Et parfois, un traducteur est nécessaire, alors un enfant traduira la langue du domestique en arabe. Ils ne sont pas arabes à l’origine, mais il est possible pour eux d’être arabes par la résidence, et non par la langue."

[5] Dans son explication de " Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm " (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin (rahimahullah) fut interrogé en ces termes : "Qu’en est-il d’une personne qui est arabe par langue et lignage, mais qui aime les pays de l’Occident et des non-Arabes, est-ce que cette personne est arabe ?" Le Shaikh répondit : "Cela n’est pas bien, une telle personne est arabe par la langue et la descendance, mais n’est pas arabe dans sa manière de penser."

[6] Concernant cela, le Mujaddid de cette époque, le Muhaddith, Shaikh Nasir ud-Din al-Albâni (rahimahullah) a dit dans Silsilat ul-ahadith al-dha’ifah , dans le commentaire d’un hadith inventé faisant l’éloge des Arabes : "La gloire de l’Islam, son succès et son honneur ne dépendent pas du pouvoir et de la force des Arabes. Cela peut même être réalisé sans eux, comme ce fut le cas durant la période Ottomane, surtout les (au) débuts de leur règne lorsque Allah (subhanahu wa ta’ala) accorda la gloire à l’Islam à travers eux au point que l’Islam pénétra au cœur même de l’Europe. Mais lorsque les Ottomans ont commencé à abandonner les lois islamiques, les remplaçant par des lois européennes (échangeant le noble pour le bas), leur pouvoir et leur influence s’amoindrit dans ces régions, jusqu’à ce qu’ils perdirent le pouvoir politique dans leur propre pays. Aujourd’hui, tout ce qui en reste n’est qu’une infime partie de ces apparences qui montrent leur Islam du passé ! Avec leur chute, toute la Ummah fut profondément humiliée. Les ennemis de cette Ummah entrèrent dans leurs terres et les colonisèrent toutes, sauf quelques parcelles de terres ici et là. Maintenant la situation est telle que même s’ils ont réussi à se débarrasser des colonisateurs, ils sont restés leurs esclaves dans beaucoup de manières. En tous les cas, le fait est que l’Islam gagne ou perd de sa gloire, succès et honneur par ses adhérents, qu’ils soient arabes ou non, et comme le hadith mentionne "Les arabes ne sont pas supérieurs aux non arabes sauf par la taqwa" . Ceci dit, il faut noter qu’en tant que peuple et nation, Allah a préféré les Arabes sur les autres peuples (en ayant nommé Son dernier Prophète parmi eux). Ceci est mon opinion même si je suis Albanais. Et c’est également l’avis de Ahl us-Sunnah wal-Jama’ah. Elle est prouvée par de nombreux ahadiths rapportés sur ce sujet. L’un d’eux mentionne : "Parmi les fils d’Ibrahim, Allah a choisi Isma’il, et parmi les fils d’Isma’il, Banu Kinânah, des fils de Bânu Kinânah, les Qurashites, des Qurashites, Bânu Hashim, et des Bânu Hashim, Allah m’a choisi." Le hadith a été recueilli par Ahmad (4/107), Tirmidhi (4/392) qui le déclare Sahih, et il est également dans le Sahih Muslim (7/84), Bukhari dans Tarikh as-Saghir (p.6) par Wathilah bin Aqsa’. Le hadith est renforcé par un autre rapporté par une deuxième chaîne de transmetteurs commençant par ’Abbâs bin ’Abdil Muttalib, qui se trouve dans Tirmidhi (qui le juge sahih) et Ahmad. Une autre version peut être trouvée rapportée par Ibn ’Umar, dans Hâkim (4/84) qui confirme aussi son authenticité.

Néanmoins, cela ne doit pas amener un Arabe à avoir de la fierté dans sa nationalité. Une telle fierté nationaliste fait partie de l’époque de la Jâhiliyyah que le Prophète (sallallahu’alayhi wasallam) a détruite. Et les Arabes ne doivent pas oublier le fait que ce fut leur intelligence, leur langue et leur caractère qui les a menés à leur choix d’être les premiers porteurs du message de l’Islam. Si un Arabe réalise cela aujourd’hui, alors il devrait garder ces qualités et en faire un devoir de répandre la parole de l’Islam. Mais s’il les abandonne, alors il n’a aucune supériorité sur personne. En fait, un non arabe qui réunit les mêmes qualités, est, sans aucun doute, supérieur à un Arabe. La vraie supériorité provient donc du fait de suivre la voie du Prophète (sallallahu’alayhi wasallam), et peut être atteinte par quiconque possédant des qualités approuvées par l’Islam, comme l’imân, la vertu, la vie pieuse, l’ihsân, etc. Le Prophète (sallallahu’alayhi wasallam) a dit : "Celui qui a délaissé ses actions, ne sera pas rattrapé par son lignage." En résumé, le véritable mérite est dans l’ornement de soi avec certaines qualités. Lorsqu’elles sont perdues, le mérite est perdu : "Les arabes ne sont pas supérieurs aux non arabes sauf par la taqwa" Et cela devrait montrer l’hypocrisie de celui qui appelle au nationalisme arabe alors qu’il ne possède même pas les qualités qui y sont liées (avec le fait d’être un arabe). Au contraire, une telle personne est occidentale dans l’apparence et dans l’âme !

[7] Il est mentionné dans l’explication de " Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm " (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), par le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin (rahimahullah), une narration de as-Silafi de Abu Qâsim al-Hallâl, de Abu Muhammad al-Hasan bin Husayn an-Nawbakhti, de ’Ali bin ’Abdillah al-Mubashir, de Ibn Harb al-Masha’i, de Ishaq al-Azraq, de Hishâm ibn Hassan, de Hasan qui le tient de Abu Hurayrah (radhiallahu’anhu) qui dit : " Quiconque parle arabe est un arabe"

 

 

http://www.sounna.com/spip.php?article94

 

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Histoire de l’Islam politique

L’histoire de l’Islam politique revêt un intérêt particulier en raison de sa richesse et de son caractère passionnant. Mis à part les efforts somme toute louables des anciens historiens tels que Tabari, Ibn Qathir, ibn al Athir, Ibn Khaldoun et d’autres qui n’ont pas manqué de composer des volumes sur l’histoire politique et sociale de l’Islam, les historiens modernes ne semblent attacher que peu d’intérêt à cette matière dont le manque est ressenti avec regret par les milieux intellectuels aussi bien laïcs que musulmans. Si je me suis permis d’aborder un domaine qui n’est pas le mien, c’est bien à cause de ce vide que le devoir m’incite à combler.

Néanmoins, étant donné que l’écriture de l’histoire n’est pas chose facile— les historiens vous le diront – c’est en simple amateur que j’essaie de présenter brièvement au lecteur un aperçu de l’histoire mouvementée de l’Etat islamique.

Seulement, faut-il le rappeler, l’histoire n’a d’utilité que si elle peut servir de source d’inspiration pour améliorer le présent et orienter vers des lendemains meilleurs. Si l’on se borne à raconter des récits sans tirer profit de leurs enseignements, on perdrait son temps dans les fantasmes et l’imagination stérile. Or, tout l’intérêt de l’histoire est qu’elle contient des faits et des vérités qui doivent servir de leçons. Certains faits sont à éviter, à bannir, d’autres sont à rechercher, à imiter, à rééditer.

Par exemple, la communauté de Médine, ses qualités morales et sociales, la foi et la piété qui la caractérisent, les vertus de fraternité et d’amour qui sous-tendent les relations entre ses membres, les principes d’équité et de justice qui étaient appliqués, l’exemple de solidarité, de générosité, l’esprit de sacrifice pour la cause de Dieu qui l’anime, la cohésion sociale, l’unité malgré la diversité sociale et culturelle de ses membres, toutes ces valeurs sont à prendre en considération si l’on aspire à l’instauration d’une société semblable à celle de Médine. En revanche, les querelles pour le pouvoir, la division, les excès, le dogmatisme religieux et philosophique, le clanisme, l’extrémisme de certaines sectes, le despotisme de certaines dynasties… sont à éviter. Ces attitudes sont à bannir parce qu’elles sont à l’origine de tous les malheurs de la communauté et surtout de la décadence qui lui a fait perdre sa place comme puissance et comme civilisation.

Après le décès de son fondateur (paix et salut sur lui), la communauté-Etat n’a pas connu dans l’immédiat de grands bouleversements susceptibles de porter atteinte à sa stabilité et au fonctionnement normal de ses institutions. Mis à part les troubles, très tôt dissipés, de l’apostasie de certaines tribus arabes, on peut dire que la société a fonctionné harmonieusement grâce à un système d’équité et de justice mis en place par les Califes. Les troubles ont commencé à la fin du règne du troisième Calife Othman ibn Affane à la suite des événements subversifs suscités par Abdallah ibn Sabaa, un Juif que tous les historiens désignent comme un faux converti à l’Islam. C’était le début d’une succession de révoltes qui vont marquer l’histoire de l’Islam et entamer la cohésion sociale de la communauté. La désobéissance de Moawia, gouverneur du Cham, aux ordres du Calife fut l’acte fondateur de la division de la communauté et des luttes fratricides qui s’ensuivirent.

Cet événement a engendré le grave schisme (Sunnite/ Chiite) qui va se perpétuer et affaiblir à jamais la communauté musulmane.

Ensuite, l’ouvrage aborde de manière plus ou moins détaillée les différentes dynasties à partir des Omeyyades jusqu’aux Ottomans, en passant par les Abbassides, les Fatimides, les Ayyubides, les Mamelouks, etc.

L’exposé des dynasties n’est pas exhaustif. Certaines dynasties dont l’énumération peut paraître ennuyeuse n’ont pas été citées. Cette étude n’a pas pour objet de recenser mais de rendre compte des grands événements qui ont marqué l’histoire de l’Islam.

L’important est que ce modeste travail permette d’ouvrir un champ de réflexion ou servir de base à des travaux plus consistants et plus approfondis.

 

L’Auteur Maître Ahmed Simozrag

 

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