"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.
"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.
les sciences sociales, dans l'acception générale du terme, ont pour objet l'homme dans les aspects de sa vie psychique et intellectuelle, sociale et économique, cognitive et morale. Il est clair que l'existence de l'homme en société constitue l'essence même de la civilisation, car il en représente le pivot, le moyen et la finalité. Voilà pourquoi ces sciences, en prenant pour objet l'homme en société, deviennent l'une des plus belles réalisations qu'une civilisation puisse concevoir. Cette réalisation témoigne d'un très haut niveau de développement dans la connaissance de l'homme ; elle témoigne également des énigmes qu'il dissimule, des capacités insoupçonnées qu'il recèle, de ses relations avec son espèce et de son comportemnt avec son environnement, que ce soit la nature, la culture ou l'univers.
Quant à la méthode, ces sciences comme toutes les autres ont opté pour un processus qui convienne à l'objet de leur étude, cet objet désignant l'homme en societé et tout ce qui le diffère des autres créatures ; elles ont, contrairement aux sciences expérimentales, écarté toute expérimentation matérielle et toute statistique chiffrée, étant donné leurs différences quant au sujet et l'objet qu'elles s'assignent(...)
Du temps où la civilisation musulmane brillait de tout son éclat par sa puissance et sa prospérité, les peuples islamiques avaient pu, dans le domaine des sciences sociales, entre autre, produire une œuvre des plus généreuses qui n'a pas manqué d'imprégner profondément les autres nations jusqu'à ce jour.
Cette nation a donné naissance à d'éminents savants dans divers domaines : Psychologie et éducation, économie et sociologie, médecine, astronomie et mathématiques, politique et morale...Il suffit de considérer l'œuvre du génial Abderrahmane Ibn Khaldoun, dont les théories en philosophie de l'histoire sont toujours actuelles ; ce qui prouve non seuleument la sagacité de son esprit, mais aussi la grandeur de la civilisation qui l'a enfanté et l'excellence de la religion qui a généré cette civilisation.
Puis les nations islamiques ont connu la décadence pendant de nombreux siècles et dans tous les domaines. Période pendant laquelle leurs sources avaient tari, leur génie s'était flétri pour faire place au mimétisme et à la redondance.
Cette situation a eu pour conséquence d'annihiler les potentialités du patrimoine scientifique de la communauté islamique et de permettre au sous-développement de gagner tous les domaines de sa vie active.
Puis vint l'agression coloniale qui visait aussi bien le territoire que l'âme même et l'honneur de notre nation. Cette occupation s'assignait pour principal objectif de porter atteinte aux valeurs civilisationnelles des pays conquis et de ruiner les sources et les racines de leur authenticité, les obligeant ainsi à adopter le modèle occidental aux niveaux de la pensée et de la croyance religieuse, de l'économie et de la politique, de l'éthique et de la morale.
Les sciences sociales occidentales se prétendent scientifiques et objectives et se réclament de l'impartialité et de la neutralité, ce qui est totalement faux, car elles ont servi au colonisateur pour réprimer outrageuseument la volonté des peuples et concourir à la réalisation de ses desseins. La colonisation a trouvé alors en ces sciences un instrument de domination et d'asservissement des peuples colonisés, car elles lui permettaient d'étudier -en vue de les mieux connaître- les sociétés qu'elle voulait exploiter davantage.
Après la décolonisation, l'impact des sciences sociales occidentales sur les nations musulmanes s'était maintenu et prolongé au point qu'on le retrouvait dissimulé dans les systèmes d'enseignement implantés par l'occident dans ces pays alors nouvellement indépendants, et qui n'étaient pas encore en mesure de se rendre compte des séquelles laissées par ces systèmes sur leur esprit et leur croyance. Ces séquelles contenaient la marque du passé culturel et religieux de l'Europe exprimée dans la lutte entre l'Eglise et la Science et qui posait les assises d'un esprit scientiste et athée, et d'une vision matérialiste et utilitariste de l'homme fondée uniquement sur la puissance égoiste des biens d'ici-bas.
Après les étapes de confrontation avec le colonialisme, Dieu a voulu que ces nations, en dépit des épreuves endurées, prennent clairement conscience qu'elles se devaient de se libérer également des nouvelles formes que prenait la domination intellectuelle et culturelle qui comporte encore plus de danger que la domination militaire ou économique.
En effet, savants, dirigeants, militants et réformateurs, se sentant concernés par ce grave problème, ont fourni de louables efforts devant le défi que constituait ce danger qui menaçait les générations montantes de leur pays. Ils avaient appelé à restituer aux sciences sociales leur caractère authentique et les adapter à la méthodologie islamique. Leurs efforts ont été couronnés de succès divers, et il s'en est suivi le sentiment de la nécessité que les nations s'unissent en une ligue islamique au niveau international. Ce rassemblement a donné naissance à l'Organisation Islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture -ISESCO-, chargée de l'orientation et de la coordination de cette noble mission.
L'un des principaux objectifs de l'ISESCO, comme le spécifie sa Charte, est de faire de l'éducation islamique le pivot des programmes d'enseignement des pays membres d'une part, et de renforcer d'autre part l'identité culturelle de ces pays en développant leurs énergies et leurs capacités scientifiques et éducatives.
Il résulte de cette orientation que l'ISESCO est appelée à veiller au développement des sciences humaines dans le monde islamique dans une véritable perspective islamique qui tienne compte d'une part de l'authenticité de la doctrine et de la charia, et d'autre part, du développement méthodologique qui correspond aux réalités contemporaines.
Ainsi, en rattachant la Oumma à son patrimoine, on la pourvoit convenablement afin qu'elle puisse relever les défis du siècle, et on la dote des moyens nécessaires qui lui permettront de mener à terme l'édification de la société sur des bases solides.
Les efforts de l'Organisation Islamique pour promouvoir les sciences sociales dans le monde islamique ont prit diverses formes. La plus importante a consisté en la préparation d'un programme commun pour l'enseignement de ces sciences dans les pays membres, et en assurer la publication et la diffusion. Ce programme est en mesure de susciter une prise de conscience et de créer le climat idéal à la réalisation du développement équilibré de l'éducation et de la civilisation.
En plus de cette démarche fondée sur la planification, l'authentification et l'établissement des bases islamiques dans l'enseignement des sciences sociales, l'ISESCO a distribué un grand nombre de bourses à des étudiants des pays membres et à des communautés islamiques à l'étranger afin qu'ils se spécialisent dans le domaine des sciences sociales et pour qu'ils puissent, par la suite, participer à leur développement et à leur authentification à partir d'une approche islamique.
L'Organisation Islamique est déterminée à accorder encore plus d'intérêt à ces programmes et à renforcer son activité dans ce domaine pour le rendre plus efficace. Elle est également déterminée à consolider à ce sujet la coopération, la concertation et la coordination avec les instances scientifiques et éducatives à l'échelle du monde islamique.
Si le développement des sciences sociales ne se réalise pas en se basant sur les données de la civilisation islamique, il déviera de la voie droite qui lui a été tracée. Un pareil développement s'opposera à la volonté du monde musulman d'atteindre le développement, de réaliser le progrès et de promouvoir son nouvel essor.
C'est pourquoi, l'Organisation Islamique s'emploie, à travers ses divers plans d'action, à implanter les jalons du développement sientifique, culturel et éducatif sur la base de l'équilibre entre l'authenticité selon les critères de la véritable pensée islamique d'une part, et de la modernité définie par les paramètres du progrès réel à même d'assurer au monde musulman le bien-être matériel et spirituel d'autre part.
Il est d'ailleurs temps de redéfinir, à la lumière de ces critères et de ces paramètres, les nombreux et divers concepts des sciences sociales, de prendre en considération le fait que ces sciences, de par la diversité de leurs branches et leurs spécialités, s'appuient à l'heure actuelle sur des programmes purement occidentaux. Ces programmes ne sont pas sans contenir les manifestations du matérialisme qui écartent dans leurs réflexions et préoccupations, totalement ou partiellement, la révélation divine.
Extrait de: Sciences sociales et concepts islamiques, 'Dr. Abdulaziz Othman Altwaijri'
Jouir de ce que Dieu met à notre disposition
Lorsque l’homme observe autour de lui, il constate comme nous l’avons déjà dit que toute la nature lui offre ce qui lui est nécessaire pour subvenir à ses besoins et qu’i trouve, tant dans la végétation que dans le monde animal, tout ce dont son corps a besoin pour rester en bonne santé. Mais l’homme ne réfléchit pas quant à la provenance de ces biens. Et il en profite sans se poser de questions !
Quant au musulman, il doit se souvenir combien il est redevable envers Dieu ! C’est une des raisons pour lesquelles il doit sans cesse Le Louer, Le remercier et Lui être reconnaissant de cette abondance et de Sa générosité.
Si chacun y prend une part active, en préservant ce que nous consommons, en nous gardant de polluer l’eau, l’air, la nourriture, oui, certainement, si ensemble, nous agissons ainsi, peut-être est-il encore temps d’assurer à nos enfants et nos petits enfants des conditions de vie convenables… Si Dieu le veut !
Pour la même raison, nous devons user de tout ce qui est nécessaire à notre subsistance de façon parcimonieuse, en respectant ce que nous ne consommons pas et en évitant le gaspillage, l’un des nombreux maux de notre époque.
« Ô fils d’Adam !... Mangez et buvez et ne commettez pas d’excès car Dieu n’aime pas ceux qui commettent des excès… Mais évitez tout gaspillage, car Dieu n’aime pas ceux qui gaspillent ! »
Si l’on évoque le gaspillage, cela ne concerne pas uniquement ce qui est destiné à la nourriture, mais également toutes ressources dont nous disposons. Une évidente s’impose au musulman : tout excédent, qu’il s’agisse de nourriture ou d’autre chose doit être distribué à ceux qui sont dans le besoin, et surtout, ne rien jeter qu’il soit possible d’utiliser.
Le prophète a dit : « Mangez, buvez, habillez-vous et faites l’aumône sans ostension, ni prodigalité. Dieu aime voir les traces de ses bienfaits sur son serviteur ».
Cependant, l’islam n’interdit pas de profiter de ce que Dieu met à disposition parmi les choses licites, bien au contraire.
La condition qui est mise à cette permission est que nous en disposons avec un cœur rempli d’humilité et de reconnaissance, sans faire preuve d’orgueil ni de vanité.
Abdallah Ibn Mas،ud a rapporté que l’Envoyé de Dieu a dit : « Quiconque a dans le cœur la moindre trace d’orgueil n’entrera pas au paradis ». Un compagnon qui était présent demanda : « Et si l’homme aime porter de beaux habits et de belles sandales ? » Le Prophète lui répondit : « Dieu est beau et aime ce qui est beau ! »
Nous savons que les premiers musulmans, au début de la Révélation, étaient issus de divers milieux, certains étaient de riches commerçants, d’autres étaient des pauvres ou des esclaves. Lorsqu’ils émigrèrent vers Médine, ils furent réduits à tous vivre pauvrement ; même les plus nantis avaient dû abandonner leur bien à la Mecque.
« La famille de Muhammad n’a jamais fait deux repas dans la même journée sans que l’un d’eux ne consistât qu’en dattes ».
http://www.paradise-islam.fr.gd/Jo%EFr-de-ce-que-Dieu-met-%E0-notre-disposition.htm
Notre monde a connu ces dernières années l’explosion et la révolution des réseaux sociaux ainsi que l’apparition d’un grand nombre de moyens de communication modernes qui sont devenus un phénomène qui mérite qu’on s’y arrête afin de sonder ses mystères et de saisir l’étendue de son influence dans le domaine de la communication et de l’interaction naturelles des individus. Cette profusion redoutable de mondes virtuels et de moyens de communication fait qu’aujourd’hui un individu moyen utilisateur des nouvelles technologies est connecté à six ou sept moyens de communications différents, c’est ainsi que les utilisateurs de ces programmes sont sous une grande pression et sont sans cesse sollicités.
Ainsi, étant donné que le plus souvent les « amis » de tous ces réseaux se trouvent aux quatre coins du monde, il est impossible de rester en contact avec eux de manière permanente à moins de rester éveillé 24 h sur 24. Outre cet inconvénient, il nous faut mettre en évidence le fait que ces mondes et systèmes sociaux virtuels arrachent petit à petit ses contributeurs de la réalité jusqu’à ce que ceux-ci deviennent dépendants au point que très vite ces derniers coupent peu à peu le contact avec la société réelle dans laquelle ils vivent, avec leur épouse ou époux, avec leurs connaissances ou encore avec leurs proches de manière générale, pire on constate parfois que cette addiction amène des individus à négliger leurs adorations et leurs obligations religieuses.
Heureusement, le constat n’est pas toujours aussi sombre ; ainsi, dans certaines situations ces moyens de communication permettent le développement humain à travers la formation de groupes d’individus qui peuvent participer à des programmes de développement personnel ou visant à une élévation des compétences professionnelles et scientifiques des participants, cela génère pour eux des opportunités, leur permet de penser collectivement et aussi d’accéder à des conseils bénéfiques émanant des expériences des « amis » et des participants de ces réseaux.
De plus, ces réseaux sociaux sont considérés comme étant un domaine important permettant l’apparition de nombreuses innovations écrites ainsi que leur développement et leur maturation en les proposant à un large public constitué en grande partie de gens de culture et de lettres issus de toutes les spécialités académiques et scientifiques possédant souvent un vécu très riche qui aide à affiner les talents naturels.
Outre ce que l’on vient de dire, nous pouvons ajouter que les réseaux sociaux contribuent à générer le sentiment profond de la réalisation de soi, car, en effet, ils donnent à l’individu un espace ouvert dépourvu de surveillance ou d’entraves à l’expression des sentiments et avis que le sujet a dans la tête, lesquels génèrent des réactions de la part des autres contributeurs.
Ces réseaux sociaux comblent largement les désirs des participants de vouloir se mettre en avant via des photos, des vidéos et des commentaires laissés sur les pages personnelles quotidiennement ou pris sur les pages des autres « amis ». Il ne fait aucun doute que ces réseaux sociaux servent également à renouer avec des anciennes connaissances perdues de vue, à étendre son réseau de relations sociales ou encore à réduire les distances géographiques entre les contributeurs et leurs proches où qu’ils soient dans le monde.
Toutefois, les phénomènes négatifs liés à ces réseaux sociaux restent très problématiques et peuvent avoir de graves conséquences. Ainsi, certains développent une dépendance à ces réseaux et une poursuite des basses passions qui les maintiennent entre le monde réelle et le monde virtuel ; et bien que la plupart de ces réseaux sociaux ont pour condition – ou au moins encouragent – l’enregistrement des données personnelles réelles de ces utilisateurs, on constate que l’écrasante majorité de ces derniers utilisent des identités fictives qui génèrent inévitablement de l’illusion et de la frivolité, à l’inverse le fait de donner ses vraies données personnelles évitent les délires et excès des gens qui dès lors doivent assumer la responsabilité légale et morale de ce qu’ils écrivent ou publient car il est possible de les suivre grâce à ces données.
Enfin, nous pouvons dire que le fait de se réfugier dans ces nouveaux moyens de communication et de substituer la réalité par leurs mondes virtuels est un indicateur très fort de l’incapacité des gens qui en deviennent accros à communiquer directement et de manière naturelle avec leur environnement réel et à exprimer leurs sentiments avec leurs proches ou avec leurs amis. Par ailleurs, il a été observé que l’addiction à l’utilisation de ces nouveaux moyens de communication a pour conséquence l’isolement social ainsi que l’émergence grandissante du sentiment de stress et d’angoisse chez les sujets concernés.
http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=202198&fromPart=51
Le thème abordé est d’une grande importance, car il a un impact direct dans la vie individuelle ou collective.
L’homme tout au long de sa vie connaitra des situations où la réconciliation sera de mise. C’est à cet effet qu’Allah a longuement insisté sur ce principe moral. Lui le Créateur connait mieux l’homme que quiconque, Il sait les différences qu’il peut avoir au sein même de la structure familiale, entre associés, entre pays, au sein des villages, des tribus.
Notre histoire regorge de sagesses de proverbes qui mettent en exergue cette notion, laquelle est un acteur positif dans la vie des gens. Dans la suite de ce qui précède, nous constatons que chaque civilisation installait un système dans lequel étaient abordées toutes les affaires sociales en y établissant une cellule qui vise le règlement des litiges à l’amiable.
De nos jours encore, bon nombre de pays vont vers une pensée commune ’ la médiation’. Aussi ils tendent à la vulgarisation de ce précepte qui puise sa source dans le coran.
En islam, devrons-nous nous souvenir, la réconciliation est un acte de piété, en dehors du fait que c’est une pratique faisant partie de notre héritage socio- culturel.et la médiation
Explication :
Lorsqu’on évoque le mot réconciliation, ce qui nous vient immédiatement à l’esprit c’est qu’à l’origine existe un conflit suscitant la dite réconciliation.
Les palliatifs pouvant remédiés à une situation conflictuelle sont envisagés dans deux voies :
La première est le règlement à l’amiable, fort recommandée en islam, et l’autre est celle de la justice.
Le mot réconciliation dans la langue arabe comporte plusieurs significations allant vers le sens ; bon, meilleur, complet.
Sachons aussi que cette notion est à maintes fois mentionnée dans le coran, il faut retenir que ce n’est pas chose facile, que cela nécessite beaucoup d’efforts, de sacrifices d’où la grande récompense à ceux qui s’y prêtent.
Dans un premier temps, nous allons extraire les versets explicites qui y font mention.
1). Son origine :
Le coran et la sunna (tradition musulmane) sont les deux sources canoniques de la législation islamique ; à titre d’illustration, dans un premier temps, nous allons extraire les versets explicites qui y font mention.
a). Selon le coran :
La réconciliation est évoquée trois fois dans ce verset, ce qui explique l’importance qui lui est accordée: « Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n’est pas un péché pour les deux, s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portés à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux… Allah est certes, Parfaitement connaisseur de ce que vous faites». Les femmes /128.
Dans le verset suivant, la réconciliation est rattachée à la crainte divine, aussi celui qui ne croit pas en Dieu, ne craint pas Allah et ne pourra pas réussir dans cette entreprise.
«Ils t’interrogent au sujet du butin. Dis : « Le butin est à Allah et à Son Messager. Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants». Le butin/1.
« Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l’un deux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre d’Allah. Puis, s’il s’y conforme, réconciliez avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables’». Les appartements/. Réconcilier est un impératif en islam, car cela préserve une autre notion fondamentale ; la fraternité entre musulmans.
«Il n’y a rien de bon dans la plus grande partie de leurs conversations secrètes, sauf si l’un d’eux ordonne une charité, une bonne action, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait, cherchant l’agrément d’Allah, à celui-là Nous donnerons bientôt une récompense énorme» les femmes/114/128. L’islam est bienveillant à l’égard des hommes, il se soucie de toutes les situations auxquelles l’homme peut -être exposé.
Il dit: «O mon peuple, voyez-vous si je me bas sur une preuve évidente émanant de mon Seigneur, et s’Il m’attribue de mon Seigneur, et s’Il m’attribue de Sa part une excellente donation ?...Je ne veux nullement faire ce que je vous interdis. Je ne veux que la réforme, autant que je le puis. Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, et c’est vers Lui que je reviens repentant. Hud/88.
«Et ceux qui se conforment au Livre et accomplissent la Salat, (en vérité), Nous ne laissons pas perdre la récompense de ceux qui s’amendent ». Al Araf/170.
Il serait trop long de rapporter les versets nous invitant à la réconciliation, mais comme on peut le constater à travers eux ; réconcilier les gens est un acte de foi fortement préconisé.
2). Selon la tradition musulmane
La tradition musulmane, elle aussi contient son lot de hadiths, de témoignages qu’elle porte sur ce sujet.
1) L’homme a sur chaque articulation, une aumône. Chaque jour où le soleil se lève et où tu réconcilies deux adversaires, tu fais une aumône. En aidant un homme à enfourcher sa monture, en lui portant sa marchandise, tu fais une aumône ; une bonne parole, c’est une aumône ; chaque pas que tu fais pour te rendre à la prière, c’est une aumône ; en écartant un obstacle du chemin, tu fais une aumône‘.
2) Ne vous détestez pas, ne vous jalousez pas, ne vous tournez pas le dos, les uns aux autres. En tant que serviteurs de Dieu, soyez frères. Il n’est pas licite pour un musulman, de rompre les relations avec son frère en islam plus de trois jours.
3) Oum Keltoum bent Oqba Ben Abit Mouait a dit : j’ai entendu le Messager de Dieu dire : ‘ il n’est pas menteur celui qui réconcilie entre les gens en rapportant des propos mensongers ou en disant du bien’.
4) Dans une autre version de Moslim elle a dit : ‘ je ne l’ai jamais vu autorisé le mensonge sauf dans trois cas : la guerre, la réconciliation des gens, ce que dit l’homme à sa femme et la femme à son mari ‘.
5) Selon Abou Horeira, le prophète a dit : « Dieu façonna les créatures. Alors, la création achevée par lui, la parenté dit : « Ici c’est l’endroit où l’on peut se réfugier auprès de toi contre la rupture des liens de parenté ! Oui, répondit Dieu « Ne consens-tu pas à ce que Je sois favorable à ceux qui viendront à toi et que Je rompe Mes relations avec ceux qui les rompront avec toi ? certes, oui Seigneur, répondit-elle. Et bien cela t’est accordé, reprit Dieu.
6) Un jour, alors qu’une tribu s’entredéchirait le prophète dit à ses compagnons : « Levez-vous et allons les réconcilier.»
7). On n’insistera jamais assez sur l’attitude du prophète Muhammad, lors du traité D’Hodaibiya qu’Ali rédigea. Rappelons ce fait : le prophète chargea Ali Abi Taleb de rédiger un écrit, ce dernier inscrit la formule usuelle : au nom d’Allah le plus Miséricordieux des Miséricordieux et Mohammed est Son prophète. Les mécréants contestèrent, ils voulaient que le nom de prophète soit effacé. Ali refusa d’effacer, le prophète effaça lui-même, au lieu de se montrer intransigeant, il opta plutôt pour l’indulgence. En usant de diplomatie, il sût calmer les esprits de ses adversaires.
La réconciliation est fortement recommandée, sauf lorsqu’elle autorise ce que Dieu a défendu, et interdit ce que Dieu a permis.
3). Les fruits de la réconciliation :
1).Se conformer à la loi divine qui préconise la réconciliation.
2) Chercher une solution pacifique
3) Dissiper la haine, le ressentiment entre les protagonistes.
4) Cela fait gagner du temps, dispense des dépenses financières
5) Cela permet de répandre l’amour entre les gens, de consolider leurs relations
6) Ce principe, une fois appliqué incite au pardon.
a) Théoriquement notre patrimoine oral est très riche, à titre d’illustration, il nous plait de rapporter deux proverbes kabyles qui démontrent bien tout le bien fondé de l’expression suivante: et la réconciliation est meilleure ‘ : Celui qui délaisse une part de ses droits, en sortira vainqueur’. C’est une manière d’exhorter les gens à ne pas être à cheval, lorsqu’il est question de leurs droits et d’être plutôt enclins au pardon.
Voici un autre proverbe où il est dit : « Le fleuve du bien n’a pas de sang ». le fait de se réconcilier n’engendre pas de blessure. Dans le cas où une des deux parties est lésée par rapport à l’autre, retenons que cela n’aura pas d’impact négatif sur sa propre personne, en agissant de la sorte, il aide à promouvoir cete idée qui priviligie l’intérêt collectif.
b). Sa pratique :
Comme nous l’avons cité précédemment, la société algérienne favorise ce moyen pour régler les conflits pacifiquement à titre d’exemple ; dans la société kabyle tajmaat est une institution juridique gérant les affaires sociales des villageois en l’occurrence ; les litiges . Dans le béni m’zab, les mozabites de Ghardaia jouissent eux aussi de ce système pour résoudre leurs différents. Une assemblée Ahzaven connue pour ses muliples efforts consentis à cette noble tâche, tient un conseil’ ahzave’ où elle réceptionne et traite les cas qui lui sont soumis.
Ce mécanisme répond à une logique édictée dans le coran, et dans la tradition prophétique.
5. Les qualités inhérentes du médiateur.
1) Le postulant doit avant toute chose ; croire en la noblesse de sa tâche, y mettre son cœur.Il ne pourra pas être efficace s’il n’adhére pas moralemnt à ce principe.
2) Avoir l’esprit du sacrifice, en d’autres termes ne pas lésiner sur les facteurs suivants : le temps qu’on concède lors du règlement car les négociations reposent sur lui, les efforts tant physiques qu’intellectuels. Parfois le médiateur peut avoir recours à sa bourse ne serait-ce que pour les dépenses liés à l’affaire .
3) La patience est indispensable, d’autant plus lorsqu’on fait face à des protagonistes coriaces. - avoir une bonne méthode de travail, expliquer, démontrer toutes les données de l’affaire, les étudier sous tous les plans.
4).être à l’écoute des plaignants, avoir l’art de bien écouter,
5) Etre communicatif, disponible, privilégier le dialogue,
6) connaitre les données suffisantes, être bien informé de la question
Les régles pour réconcilier :
Il est à rappeler qu’entreprendre une médiation nécessite de se réferer aux légales de la bienséance.
1) Avoir une compréhension profonde du conflit. Rassembler les données claires et justes avant la séance de médiation. On ose imaginer ce que peut engendrer des données fausses sur l’évolution et le dénouement de l’affaire.
2) Gagner la confiance des parties, ne pas avoir de préjugés.
3) Il faut porter son attention sur le problème et non sur les adversaires.
4) Ne pas interrompre, ne pas lancer des remarques personnelles désobligeantes à l’égard des parties.
5) Se montrer objectif et impartial ; accorder le même temps à la parole, recevoir les parties de la même manière .
6) Prendre en considération les différences sociales ( niveau de vie, rang social, sans causer de tort à quiconque).
7) Il faut prendre le temps nécessaire pour traiter l’affaire, et ne pas la bacler,
8) Inviter les parties concernées à s’impliquer pour trouver des solutions idoines,
9) Dissiper la pression sur les protagonistes,
10) demander l’avis des experts,
11) respecter les limites édictées par Allah,
12) Rédiger un procés verbal aprés la séance de médiation, et y retourner en cas de besoin pour se rappeler de ce qui a été convenu.
Pour conclure, retenons que le médiateur doit avoir une prédisposition à remplir ce rôle, être doté d’un potentiel intellectuel qu’il mettra au profit des autres.
Conclusions :
1) La réconciliation est un acte noble.
2) La cellule de conciliation ne remplace pas la justice,
3) Le médiateur collabore avec la justice,
4) Il faut constituer des conseils de médiation et développer leurs fonctions
5) L’opinion internationale est portée vers ce moyen de régler les dissensions pacifiquement,
6) Se servir des expériences réussies dans le domaine,
http://www.bouizeri.net/francais/index.php?option=com_content&view=article&id=160:la-reconcilliation-en-islam&catid=1:sunna&Itemid=3
La fornication, que l’on soit marié ou pas, est un péché absolument catastrophique car en plus d’avoir irrémédiablement perdu sa chasteté, la personne n’a alors plus que deux options en matière de mariage (24:3), l’une d’elles étant de se marier avec un ou une polythéiste. Si elle choisit cette option, elle sort clairement de la religion musulmane, à moins que la personne polythéiste ou non croyante n’ait l’intention de se convertir à l’Islam, auquel cas un grand péché pourrait finalement être partiellement atténué par la miséricorde de Dieu.
La deuxième option est celle de deux personnes qui ont commis la fornication (ensemble ou de façon séparée) et qui peuvent être pardonnées aux yeux de Dieu et de la communauté musulmane et se marier ensemble si ils elles s’amendent et suivent les commandements de Dieu, et ainsi rester dans le giron de l’Islam.
En revanche, la loi décrétée en 24:3 indique indiscutablement que se marier à une personne qui a commis le péché de fornication est strictement interdit à tout musulman ou musulmane qui ne l’a jamais commis. Le fornicateur n’est ainsi plus jamais considéré au même niveau que les autres musulmans en matière de loi maritale, et montrent en tout cas qu’un tel acte est si grave que cela revient en réalité à quasiment se bannir de facto de la religion musulmane.
L’adultère, compte tenu des répercutions en matière de droit marital, implique automatiquement la dissolution du ou des mariages impliqués dans la relation illicite. Un ou une épouse peut par contre décider de pardonner une liaison extra maritale si la relation n’est pas allé jusqu'à une relation de type sexuel.
Une personne musulmane non mariée coupable de fornication et qui ignorait sincèrement que la punition décrite dans le Coran (100 coups de fouet) s’applique également aux personnes non mariées par manque de connaissance du Coran peut être pardonnée de la sentence à mon sens, à condition qu’elle se réforme sincèrement et ne commette jamais plus un tel acte. Il est un fait que beaucoup de musulmans n’ont pas une connaissance claire des lois coraniques, et qu’il est alors injuste de condamner une personne qui n’a pas agi en pleine connaissance de cause. Il serait alors certainement plus juste pour le futur conjoint que la personne se marie par la suite à une personne qui comme elle aurait également commis le péché de fornication sans comprendre l’étendue des répercussions, par exemple avec la personne avec qui l’acte a été commis.
(39:53) Proclame : « Ô mes serviteurs qui ont franchi les limites au détriment de leurs âmes, ne désespérez jamais de la miséricorde de Dieu. » En vérité Dieu pardonne tous les péchés. En vérité, Il est Celui qui pardonne, le miséricordieux. (39:54) Et revenez vers votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que le châtiment ne vous frappe; aucun secours n’est [en effet] par la suite possible.
Une personne qui se convertit à l’Islam commence une nouvelle vie et devient une personne chaste, quelque soit son passé. Les restrictions suite à la fornication ou à l’adultère ne leur sont pas applicables et ils doivent être conscient et si possible préalablement informés des lois qui leur incombent une fois qu’ils embrassent l’Islam.
(46:31) Ô notre peuple, répondez à celui qui [vous] appelle vers Dieu et croyez en lui. Il [Dieu] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux.
8. Accuser une personne de fornication/adultère: 4 témoins requis; punition en cas de manque de preuves
Quatre témoins sont requis pour qu’une personne soit convaincue de fornication/adultère (24:4, ).
Accuser à tort une personne de fornication est un pêché presque aussi catastrophique que la fornication elle-même, puisque cela équivaut à 80% du péché de fornication lui-même (80 coups de fouet au lieu de 100). Si une personne a été témoin d’un acte de fornication mais ne peut produire quatre témoins fiables au sujet de l’acte supposé - ce qui est quasiment impossible à moins que la personne ait été filmée (et même là il faudrait faire preuve d’extrême réserve tant qu’il n’y a pas preuve d’un acte sexuel en tant que tel) - il faut se garder de faire des accusations publiques car les conséquences peuvent être catastrophiques. Il y a des raisons profondes pour lesquelles même trois témoins visuels sont insuffisants pour accuser une personne de fornication. Dieu embrasse tout de sa sagesse.
L’évolution de la science rend plus facile le fait de prouver la fornication/adultère, puisqu’on peut identifier une personne en analysant son sperme, ou établir la parenté par une analyse génétique. Quatre experts fiables peuvent très bien attester d’un lien de parenté ou tenter de déterminer l’origine du sperme qui aurait été trouvé avec une femme suite à une relation illicite. Toute personne(s) - qui devrait obligatoirement être une ou des personnes physiques - qui aurait lancé une telle accusation et procédure judiciaire et aurait payé une telle analyse aurait intérêt à ne pas se tromper car elle encourrait alors une punition de 80 coups de fouet.
Une lecture des versets 24:2-10 montre que les personnes (musulmanes) coupables de fornication sont déchues du même rang que les autres musulmans en matière de droit de mariage. De même, les personnes qui se livrent à de fausses perdent le droit de servir de témoins pour le reste de leur vie (24:4), à moins qu’elles se repentent et soient pardonnées par la communauté.
Les quatre témoins requis pour prouver la fornication d’un musulman doivent être des témoins fiables, donc des musulmans dans le contexte coranique, si l’on se réfère à 5:106 qui donne l’exemple de deux témoins fiables requis pour un testament oral: Ils doivent obligatoirement être musulmans puisqu’ils doivent prêter serment après avoir accompli la prière rituelle.
D’un autre coté, une personne qui indiquerait à son entourage avoir été témoin qu’une personne semblerait avoir une liaison extra maritale ne devrait pas être inquiétée par une sentence de 80 coups de fouet tant qu’elle n’a pas lancée une accusation formelle d’adultère. Une telle sentence n’est applicable qu’une fois que l’accusation est spécifique et a été portée devant un tribunal. Avoir une relation extra maritale est très grave mais ne signifie pas forcément que la personne ait commis l’acte de fornication/adultère.
9. Les communautés non musulmanes sont elles soumises à la loi coranique dans une société islamique ?
(5:42) Ils écoutent le mensonge et sont avides de gains illicites. Alors, s'ils viennent à toi, juge entre eux ou éloigne-toi d'eux. Et si tu t’éloigne d'eux, jamais ils ne pourront te faire le moindre mal; mais si tu juges, alors juge entre eux avec équité. En vérité, Dieu aime ceux qui sont équitables. (5:43) Mais comment peuvent-ils [donc] te demander d'être leur juge alors qu’ils ont en leur possession la Thora dans laquelle se trouve le jugement de Dieu ?! Ils se détournent ensuite après cela, et ne sont point du nombre des croyants. (5:44) En vérité, Nous avons révélé la Thora qui contient voie de rectitude et lumière. Les prophètes qui se sont soumis à Dieu ont prononcé, par son entremise, [leur] jugement envers ceux qui faisaient partie de la foi juive, de même que les rabbins et les docteurs à qui le livre de Dieu fut confié, et qui en furent témoins. Alors ne craignez pas les gens: Craignez-Moi ! Et ne troquez point [l’enseignement de] Mes versets en l’échange d’un vil prix. Et quiconque ne jugent point par l’entremise de ce que Dieu a révélé, voilà donc ceux qui sont mécréants ! (5:45) Et Nous y avons décrété à leur intention: Une âme en l’échange d’une âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent; les blessures entrent dans le cadre [de la loi] du talion. Mais quiconque y renonce par charité, bénéficie d’une absolution [de péchés] en sa faveur. Et quiconque ne jugent point par l’entremise de ce que Dieu a révélé, voilà donc ceux qui sont injustes. (5:46) Et Nous avons envoyé Jésus, fils de Marie, [pour marcher] dans leurs traces, et confirmer ce qu’il avait [hérité] entre ses mains de la thora, et Nous lui avons donné l'Evangile, qui contient voie de rectitude et lumière, confirmant ce qu’il avait [hérité] entre ses mains de la thora, ainsi que voie de rectitude et admonition pour ceux qui se refugient dans la piété. (5:47) Et laisse les gens de l’évangile juger par ce que Dieu y a révélé. Et quiconque ne juge pas par ce que Dieu a révélé, alors voilà ceux qui désobéissent. (5:48) En vérité, Nous t’avons révélé le livre (Ô Mohammed), confirmant le livre avant celui que tu as [hérité] entre les mains, et le subrogeant. Alors juge entre eux d’après ce que Dieu a révélé, et ne t’incline pas vers leurs vains désirs, maintenant que la vérité t’est parvenue. Pour chacun d’entre vous, nous avons prescrit une loi et une règle de vie; Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule et même communauté, mais Il vous met à l’épreuve au travers de ce qu’Il vous a décerné; alors rivalisez de bonnes œuvres; vous serez tous ramenés à Dieu, et il vous informera alors au sujet de vos disputes.
Une société islamique est une société basée sur la loi de Dieu, c'est-à-dire le Coran. Les versets ci-dessus reconnaissent aux chrétiens et aux juifs le droit d’avoir leurs propres cours de justice basées sur la Bible. Les religions non monothéistes et non basées sur la Bible ou le Coran sont considérées comme n’ayant pas hérité de la loi de Dieu, et ne sont pas donc pas éligibles à mettre en place leurs propres cours de justice; Elles sont donc sujettes à la loi coranique. Si des chrétiens ou des juifs demandent l’assistance de musulmans parce qu’ils ne peuvent résoudre leur différents, le verset 5:48 indique alors que c’est la loi coranique seule qui prévaut.
Les musulmans doivent être respectueux des lois en vigueur dans un pays non musulman s’ils désirent y habiter, et ne pas chercher à imposer la loi coranique si elle n’est pas acceptée par la majorité d’une population ou si on ne leur donne pas l’autorisation de mettre en place leur propre système de justice. Ils doivent par contre défendre leurs droits de façon pacifique s’ils sont persécutés, et ne jamais recourir à la violence à moins qu’on ne tente de les forcer d’abandonner leur religion ou que la persécution dépasse les limites. Certaines lois comme la sentence de 100 coups de fouet en cas de fornication ne doivent pas être appliquées dans un pays qui n’accepterait pas que les musulmans mettent en œuvre cette loi. Si un pays non musulman autorise les musulmans à avoir leur propres cours de justice, il est bien évident que la loi coranique s’appliquerait seulement aux musulmans.
Si les musulmans respectent les lois dans une société non islamique, les non musulmans doivent respecter les lois islamiques dans une société islamique. C’est une question de bon sens et de réciprocité.
10. L’homosexualité:
L’homosexualité est interdite dans le Coran et considérée comme une abomination (26:165-166); deux personnes impliquées dans une relation homosexuelle et convaincue d’avoir eu un rapport de nature sexuelle encourent, par équivalence de la loi qui implique un homme et une femme, la même punition de 100 coups de fouet puisque c’est aussi un cas de fornication. Par équivalence du verset 4:15-16, la punition peut être doublée d’emprisonnement ou d’assignation à résidence (dans le but de les isoler de la société) si les coupables ne se repentent et ne se reforment pas.
11. Le viol:
Violer une personne implique par définition l’acte de fornication, mais le coupable commet une double fornication puisqu’il force une personne non consentante. Par équivalence, le châtiment est donc de deux cents coups de fouets, sévères, puisque le coupable a utilisé la force pour parvenir à ses fins. La loi du talion répond dans ce cas à la violence par la violence. De plus un violeur doit être mis à l’écart de la société (emprisonnement) jusqu'à sa mort, par équivalence avec 4:15-16 (qui traitent des cas d’immoralités qui présentent des dangers pour la société), et du fait du danger qu’il présente dans le futur.
Dans le cas d’un viol couplé de meurtre, ou d’un violeur en série, la sentence peut être commuée en peine de mort ou autre type de sentence par équivalence avec le verset suivant:
(5:33) La seule récompense pour ceux qui combattent Dieu et Son messager et font tout leur possible pour semer la corruption sur la terre est (1) qu’ils soient mis à mort, (2) qu’ils soient crucifiés, (3) que leurs mains et pieds soient tranchés à l’opposé, ou (4) qu’ils soient bannis du pays. Cela équivaut pour eux au déshonneur dans cette vie, et à un châtiment terrible dans l’au delà.
Nous voyons donc que même dans le cas de crimes en série les plus extrêmes (5:33 suggère des crimes répétés), la sentence de peine de mort n’est pas forcément automatique et le Coran propose une variété de sentences, dont l’une pourrait être plus appropriée au type de crime commis, à sa gravité, aux circonstances et au choix de la proche famille de la victime qui décide (2:178) soit de l’application de la peine de mort, soit d’un dédommagement financier. Dans le cas de crimes en série d’une exceptionnelle gravité tels ceux dont il est question en 5:33, un dédommagement et une sentence alternative à la peine de mort sont envisageables à la place de la peine de mort. C’est une question de bon sens. 5:33 couvre beaucoup de cas de figure, un bannissement pourrait être justifié par exemple en cas d’échange de prisonniers de guerre.
Conclusion:
Le Coran est clair que le châtiment pour fornication est valable que l’on soit marié ou non (24:2).
Le Coran est clair que le châtiment en question est de 100 coups de fouet pour une personne libre (mariée ou non) et de 50 pour une femme qui vivait sous le joug de l’esclavage avant le mariage. Toute personne qui applique ce châtiment doit craindre Dieu et rejeter l’exemple des incrédules qui se comportent de façon impitoyable. Si le châtiment est réel, il n’est que superficiel. La sentence appliquée devant un groupe de témoins et les interdictions qui en découlent sont en réalité de loin l’aspect le plus marquant. L’emprisonnement ou assignation à résidence en cas de zinâ est levé si une personne (homme ou femme) se repent et se réforme.
Le Coran est clair qu’une femme mariée qui était esclave avant le mariage ne reçoit que la moitié de la punition d’une personne libre. On peut diviser 100 par 2 (= 50 coups de fouet), mais il est strictement impossible de diviser la mort par deux.
Le Coran est clair qu’une personne qui a reçue le châtiment pour avoir eu des relations sexuelles hors mariage peut se remarier à une personne semblable ou un polythéiste. On ne peut marier une personne morte par lapidation.
Le Coran est clair que seuls les idolâtres pratiquent la lapidation.
Le Coran est clair que tuer une personne volontairement et injustement (par exemple pour fornication ou adultère) se situe hors du strict cadre de la justice coranique (la justice de Dieu) et est donc passible de la peine de mort.
Seuls les gens sans foi, sans cœur, et aveugles peuvent oser subroger la loi de Dieu en matière de fornication ou d’adultère et la substituer par la loi de satan. Comment oser mettre en pratique la lapidation alors que le Coran met en échec et détruit cette loi païenne de façon si spectaculaire et irréfutable ?!
http://www.islamcoranique.org/fornication-adult-re
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité