"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.
"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.
Le Coran est peu prolixe sur ce sujet . C'est dans la Sunna que le sujet est traité.
Mais, paradoxalement, ce n'est pas tellement dans le chapitre libâs ("manière de se vêtir") qu'il est question des problèmes de tenue vestimentaire. On y trouve en effet des questions du genre suivant: a-t-on le droit de porter de la soie, une bague en or, des vêtements avec des dessins d'animaux .... ?
Il faut chercher dans les chapitres sur la prière, où l'on définit la tenue liturgique de l'homme et de la femme
Mais que vient faire la tenue liturgique dans le problème de la tenue vestimentaire de la vie de tous les jours ?
C'est que pour l'islam il n'y a pas de différence entre la tenue liturgique et la tenue de la vie quotidienne. En effet, la fonction essentielle du vêtement de la vie quotidienne, c'est de permettre, et même de faciliter l'accomplissement de la prière:pour l'islam il y a un continuum entre la vie quotidienne et la vie liturgique; on passe de l'une à l'autre, cinq fois par jour (la prière constitue en effet comme la colonne vertébrale de l'existence, son axe), et le vêtement doit faciliter ce passage.
Il n'y a donc pas de vêtement qui soit à la fois musulman et profane. Le vêtement doit s'adapter à la prière: or cette prière n'est pas une prière purement mentale. Elle implique l'homme tout entier, corps et âme, elle engage le corps, puisqu'elle est enchaînement de mouvements et de postures (depuis la position debout jusqu'à la prosternation complète). Le vêtement doit donc pouvoir épouser les mouvements du corps. C'est pour cela que dans tous les pays musulmans, le costume traditionnel se distingue par son ampleur. Il doit aussi permettre les ablutions.
Le costume européen est sur bien des points à l'opposé du costume musulman traditionnel: il rend difficile les ablutions prescrites par le Coran et empêche directement, par ses plis rigides, les gestes et les positions de la prière canonique.
En outre, le vêtement européen souligne la forme du corps. Le vêtement musulman, lui, voile les formes du corps, non pas pour les nier, mais pour les reléguer au rang des choses qui ne doivent se dévoiler que dans l'intimité et qui à cause de cela doivent demeurer cacher aux yeux de la foule.
En islam, la vie religieuse et la vie profane sont beaucoup plus imbriquées l'une dans l'autre: on passe constamment de l'une à l'autre sans aucune transition autre que les ablutions (la transition n'est pas marquée par le changement de vêtements comme chez les prêtres chrétiens). Toutes ces observations doivent être gardées à l'esprit quand on aborde la problématique du voile féminin.
En Occident, après tout, il y a aussi des femmes voilées. Nul ne s'en offusque d'ailleurs, on les tient même en haute considération, ce sont les religieuses des divers ordres monastiques. Même les diaconesses protestantes portent le voile. Personne ne songerait d'ailleurs, ne serait-ce qu'un instant que ce serait le signe d'une oppression quelconque, voire d'une humiliation. Ce serait même plutôt un élément valorisant dans l'inconscient de l'homme occidental.
Par contre, quand l'Occidental se trouve en face d'une musulmane voilée, fonctionnent d'autres réflexes, des associations d'idées exactement inverses: on verra dans le voile, quand il est porté par une musulmane, comme le signe d'une oppression, d'une humiliation ou d'une condition inférieure.
Les Occidentaux supportent très bien le voile des religieuses chrétiennes, car il se situe à l'intérieur d'une distinction entre le profane et le sacré qui leur est habituelle. Par contre, ils ne supportent pas le voile des musulmanes, car il brouille ou efface des frontières qui leur sont habituelles.
En islam, toute femme adulte peut être voilée, le voile n'est pas spécifique d'une catégorie de "religieuses", catégorie qui n'existe pas en islam, tout simplement parce que la distinction vie religieuse / vie profane qui justifie et valorise à nos yeux le voile des religieuses chrétiennes, n'est pas pertinente dans l'islam: toute vie profane est religieuse, en particulier toute vie féminine, ou pour l'exprimer autrement par une formule qui fait un peu formule-choc: l'islam est un couvent laïc, un couvent, parce que, comme dans les monastères chrétiens, les femmes sont voilées, les sexes strictement séparés; "laïc", dans ce sens que les sexes se rencontrent cependant pour une vie sexuelle normale. L'islam déteste le célibat ou le réprouve.
Les textes: le Kitâb al-Mughnî d'Ibn Qudâma (1146-1213)
La tenue vestimentaire en islam repose plus sur une tradition sociale qui se transmet de génération en génération que sur des textes sacrés explicites. Le Coran en parle très peu. Il faut chercher dans les ouvrages de la Sunna ou dans les manuels de fiqh.
Les manuels de fiqh (charia) ont beaucoup de mal à justifier leurs conceptions vestimentaires ou leur conception de la décence par des textes sacrés explicites.
Nous allons maintenant résumer l'argumentation d'un ouvrage qui fait autorité en la matière, le Kitâb al-Mugnî d'Ibn Qudâma (né à Jérusalem en 1146, mort à Damas en 1213). C'est aussi un ouvrage qui a l'avantage de donner un tableau quasi exhaustif des positions en présence.
Il y a dans ce genre d'ouvrage une définition légale de la nudité: la 'awra. Cette définition n'est évidemment pas la même pour les deux sexes.
Pour l'homme, la nudité légale, c'est la partie du corps comprise entre le nombril et les genoux. On nous dira donc qu'il convient que l'homme couvre cette partie du corps. Ibn Qudâma précise qu'il y a consensus à ce sujet entre les fondateurs des quatre grandes écoles sunnites: Ahmad b. Hanbal, Mâlik, Châfi'î et Abû Hanîfa.
Question: faut-il y inclure la cuisse ?
Réponse: selon un incident rapporté par Bukhârî 8.12, dans l'expédition de Khaybar le Prophète a découvert sa cuisse, à tel point que le transmetteur qui rapporte cet incident (Anas b. Mâlik) vit la blancheur de la cuisse du Prophète. Selon ce hadîth, la cuisse n'entre donc pas dans la 'awra. mais, rétorque Ibn Qudâma, Ahmad b. Hanbal rapporte dans son Musnad un hadith de Djarhad auquel le Prophète aurait dit quand il le vit découvrir sa cuisse: "Couvre ta cuisse, car elle est 'awra".
Finalement, ce n'est qu'en toute fin de raisonnement qu'Ibn Qudâma lâche la citation scripturaire qui fait autorité en la matière, un hadith d'Ibn Hanbal (2.187, corroboré par Abû Dâwûd 2.26 et libâs 34): "Uniquement ce qui est entre le nombril et les genoux fait partie de la 'awra".
Question: si cette délimitation est ainsi acceptée, le nombril et le genou proprement dits font-ils partie de la 'awra (est-ce inclusif ou exclusif ?) ? .
Réponse: Selon Ahmad b. Hanbal, Mâlik et Châfi'î, ils n'en font pas partie. Selon Abû Hanîfa, seuls les genoux n'en font pas partie.
Cette zone ainsi délimitée, il convient de la couvrir avec quelque chose qui cache la couleur de l'épiderme, même si c'est léger.
Il faut également se couvrir les épaules. Ibn Qudâma cite à ce propos une parole du Prophète (Bukhârî 8.5.1): "Aucun d'entre vous ne priera vêtu d'une simple tunique (thawb), s'il n'a pas quelque chose sur les épaules ".
Pour la femme, le voilement du corps est la règle.
Le chapitre est rédigé de telle manière que le voilement du corps de la femme n'est pas une brimade, mais un droit de la femme à la discrétion et au caractère privé de son corps, qui n'a pas à être offert au regard public: "La femme n'a pas à découvrir quoi que ce soit de son corps, à part le visage et les paumes de la main. La femme peut donc prier le visage découvert [ sous-entendu: cela n'entame pas la validité de la prière]".
Peut-elle aussi découvrir ses pieds ? Selon Ahmad b. Hanbal, oui, car les pieds ne font pas partie de la nudité légale Ils ont même statut que le visage.
Ces règles fondent un principe de droit musulman qui est le suivant: "la femme tout entière est nudité, sauf son visage et les paumes de sa main" (principe énoncé par Mâlik, Awzâ'î et Châfi'î). En dehors de ces parties du corps, le corps doit être entièrement couvert.
Ibn Qudâma justifie ce principe par trois considérations:
1) Il invoque un commentaire fait par un célèbre compagnon du Prophète, Ibn 'Abbâs, de Coran 24.3 " Dis aux croyantes de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît". "Ce qui en paraît", c'est selon Ibn 'Abbâs, le visage et les paumes de la main.
2) IQ invoque un ordre du Prophète. Le Prophète a interdit à la femme mariée de porter des gants et le voile sur le visage (niqâb). Si le visage et les paumes de la main, dit IQ, était compris dans la nudité légale, le Prophète n'aurait pas interdit de les couvrir. C'est notamment parce que les nécessités de la vie exigent un visage découvert et des paumes découvertes (par exemple dans les transactions commerciales, les paumes de la main sont nécessaire pour prendre et donner).
3) IQ invoque enfin une parole du Prophète citée dans le recueil de Tirmidhî (Ti 10 [Radâ'].12) qui est très explicite, trop explicite même au goût d'IQ, parce qu'il est obligée d'en donner une interprétation restrictive: "La femme est 'awra". Pourquoi IQ est-il obligé d'en donner une interprétation restrictive ? Parce que ce hadith pourrait laisser croire, encore une fois, que le corps féminin tout entier doit être voilé, interprétation qu'IQ désire précisément éviter.
IQ concède que ce hadîth est certes authentique, puisqu'il est cité dans l'un des six recueils canoniques. Mais, dit-il, ce hadîth n'exclut pas l'autorisation de dévoiler le visage et les paumes de la main pour les nécessités évidentes de la vie quotidienne et IQ de citer, par exemple, la demande en mariage.
Puis IQ cite les opinions contraires des tenants du maximalisme vestimentaire:
1) Abû Bakr b. al-Hârith b. Hichâm dit: " La femme tout entière est nudité, jusques et y compris les ongles".
2) Uu hadith d'Umm Salama (Abû Dâwûd, 2 [Salât].83): "J'ai interrogé l'Envoyé de Dieu: la femme a-t-elle le droit de prier vêtue d'une simple chemise (dhir') et d'un khimâr [voile couvrant la tête et le visage] sans porter d'izâr [tunique] ? - Oui, dit le Prophète, si elle va jusqu'à terre et couvre ses pieds ".
Copyright Ralph Stehly, Professeur d'histoire des religions.
La plupart des gens, bien qu’ils n’en aient pas conscience, sont sous l’influence d’une fausse religion. C’est une religion secrète qui ne se fait pas connaître ouvertement. Elle n’a aucune règle écrite. Elle n’a même pas d’appellation. Or elle prend sous contrôle le mode de pensée des gens, leurs mouvements et leurs attitudes. La plupart des gens, sans en avoir conscience, se conforment tout au long de leur vie aux règles de cette religion. Ils vivent selon ses ordres et interdits. Cette religion n’est pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Il est possible que ceux qui obéissent à cette religion, une fois demandé répondent "Je suis musulman" ou bien "Je suis chrétien". Certaines personnes peuvent être incroyantes ou athées. Seulement ils sont tous adhérents de cette religion secrète.
Est-ce donc le jugement du temps de l'ignorance qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? (Sourate al-Maidah, 50)
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[Yusuf] commença par les sacs des autres avant celui de son frère ; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérames-nous cet artifice à Yusuf. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la religion du roi… (Sourate Yusuf, 76)Dans le Coran, on est informé dans plusieurs versets, que ceux qui nient sont aussi adhérents d’une religion. Par exemple, Pharaon a parlé comme suit au sujet du Prophète Moïse (psl) :
Et Pharaon dit : "Laissez-moi tuer Moïse. Et qu’il appelle son Seigneur ! Je crains qu’il ne change votre religion ou qu’il ne fasse apparaître la corruption sur terre." (Sourate Gafir, 26)Dans d’autres versets, il est expliqué que les incroyants, face à la vraie religion du Prophète Mohammed (pbsl), montrent leurs attachements à leurs anciennes religions comme suit :
Et ils (les Mecquois) s’étonnèrent qu’un avertisseur parmi eux leur soit venu, et les infidèles disent : "C’est un magicien et un grand menteur, réduira-t-il les divinités à un Seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante." Et leurs notables partirent en disant : "Allez-vous en, et restez constants à vos dieux : c’est là vraiment une chose souhaitable. Nous n’avons pas entendu cela dans la dernière religion ; ce n’est en vérité que pure invention !" (Sourate Sad 4-7)Jusque-là, il est possible de voir que chaque individu a une religion. Ceux qui ne se conforment pas à la religion d’Allah ou même ceux qui se font passer pour des athées ne sont pas sans religion dans la réalité. Ils ne sont que les adhérents d’une fausse religion. De nos jours, il se peut qu’une partie de ces religions ne soient pas définies en tant que telles. Or comme il est mentionné dans le Coran, ce sont toutes des religions. Par exemple, le marxisme est aussi dans un sens une religion. Car cette idéologie est “une route” qu’empreinte une partie des gens. Les marxistes ont assimilé le système de pensée fabriqué par Marx. Ils ont accepté sa méthode de réflexion. Ils ont apprécié le monde en fonction de ses critères. Ils ont expliqué le pourquoi de l’existence et la signification de la mort d’après la logique de Marx (et d’Engels). Bref, ils ont cru au marxisme et orienté leur vie et leur appréciation des faits selon lui.
Dis : "Moi , mon Seigneur m’a guidé vers un droit chemin, une religion droite, la religion d’Ibrahim, le soumis exclusivement à Allah et Qui n’était point parmi les associateurs." Dis : "En vérité, ma prière (salat), mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers." (Sourate al-Anam, 161-162)Pour une personne l’objectif de base de la vie est d’obtenir la satisfaction d’Allah. Comme nous l’avons déjà précisé, un être n’a pas de responsabilité personnelle vis-à-vis des autres gens. Mais dans le Coran, Allah a fait savoir comment se comporter envers les autres. La responsabilité que l’on ressent envers Allah induit, face aux autres, le comportement le plus droit, le plus juste et le plus équitable. Dans le Coran, la vision des croyants sur ce sujet est décrite ainsi :
Ils accomplissent leurs voeux et ils redoutent un jour dont le mal s’étendra partout. Et offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier, (disant) : “C’est pour le visage (satisfaction) d’Allah que nous vous nourrissons : nous voulons de vous ni récompense ni gratitude. Nous redoutons, de notre Seigneur, un jour terrible et catastrophique.” (Sourate al-Insan, 7-10)
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… et attachez-vous fortement à Allah. C’est Lui votre Maître. Quel excellent Maître ! Et quelle excellent Soutien ! (Sourate al-Hajj, 78)Quand on compare la religion de l’ignorance à la vraie religion définie dans le Coran, il ressort ouvertement entre les deux une grande différence. Cette différence est celle de la foi et de l’impiété. En d’autres termes, la religion d’Allah et la fausse religion fabriquée par le diable. Par conséquent, il n’y a aucune similitude entre la religion de l’ignorance et l’Islam. Il est hors de propos que les musulmans s’approprient une quelconque partie de la religion de l’ignorance. Pour cette raison, les membres de cette religion distinguent de suite le croyant dans la foule. Ils comprennent qu’il n’est pas des leurs après un court instant. Mais ils n’arrivent pas à comprendre qu’il ait un caractère si opposé à leur religion. La logique du croyant est complètement antagoniste à la leur. C’est pour cette raison, que tout au long de l’histoire, les adhérents de la religion de l’ignorance n’ont jamais compris la logique des croyants. Ils les ont traités de "fous".
Or, il y a des gens qui discutent au sujet d’Allah sans aucune science, ni guide, ni livre pour les éclairer, affichant "une attitude orgueilleuse" pour égarer les gens du sentier d’Allah. A lui l’ignominie ici-bas ; et nous lui ferons goûter le Jour de la résurrection, le châtiment de la fournaise. (Sourate al-Hajj, 8-9)De plus, pour comprendre et pratiquer la vraie religion du Coran, il est nécessaire d’avoir toute son intelligence et sa conscience d’esprit. Seuls les croyants ont cette spécificité. Les incroyants et les hypocrites ont la conscience fermée, ainsi que leur perception. Allah les décrit comme des personnes qui ne peuvent pas comprendre et ce dans bien des versets :
Allah a scellé leurs cœurs et leurs oreilles ; et un voile épais leur couvre la vue ; et pour eux il y aura un grand châtiment. (Sourate al-Baqarah, 7)Il résulte donc, que la religion de l’ignorance est la religion des insensés et des inconscients. Alors que l’intelligence et la conscience d’esprit inclinent à vivre la moralité de la vraie religion (Islam). La vraie gloire de l’être humain, son honneur et son bonheur éternels sont dans cette vraie religion (Islam). Le choix entre les deux religions dépend de l’homme. Dans un verset, le propos est expliqué comme suit :
Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’hommes pour l’enfer. Ils ont des cœurs, mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux, mais ne voient pas. Ils ont des oreilles, mais n’entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants. (Sourate al-Araf, 179)
… Allah détourne leurs cœurs, puisque ce sont des gens qui ne comprennent pas. (Sourate at-Tawbah, 127)
Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est audient et omniscient. (Sourate al-Baqarah, 256)
Les formes communes de psychologie et de comportement dans la religion de l'ignorance >>>
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En principe, tout ce qu’une personne possède de son vivant revient à ses héritiers après sa mort. A ce propos, Allah Très haut dit : « Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches, que ce soit peu ou beaucoup: une part fixée.. » (Coran, 4 :7). Aussi n’est-il permis à personne de s’emparer de la part de l’héritage d’un héritier ni de lui demander d’y renoncer malgré lui car cela est une injustice et une agression. En effet, le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Il n’est pas permis de jouir des biens d’autrui sans son consentement. » (Rapporté par Ahmad, 20172 et jugé authentique par al-Albani dans sahih al-Djaami sous le n° 2780).
Si l’allégation formulée par votre belle-mère selon laquelle la partie en question lui appartient n’est pas fondée sur une preuve authentique, votre épouse n’est pas tenue à renoncer à son droit à la succession. Le refus de renoncer à sa part de l’héritage ne constitue aucunement un mauvais traitement de sa mère.
Dire que la belle-mère n’a aucun droit sur cette partie de l’héritage ne signifie pas qu’elle ne doit plus être bien traitée. Bien au contraire, votre épouse doit continuer à faire preuve de douceur dans ses échanges verbaux avec sa mère et chercher à faire intervenir des gens de bien et de piété pour parvenir à résoudre ce problème. Peut-être Allah guidera-t-Il vers la vérité le cœur de la belle-mère.
Si votre épouse accepte de bon gré de renoncer à une partie de l’héritage ou à la totalité au profit de sa mère en vue d’obtenir la récompense divine, c’est bien et conforme à la piété filiale. Cependant, comme il a déjà été dit, l’épouse n’est pas tenue d’agir dans le sens indiqué, et ne commettrait aucun péché en ne donnant pas satisfaction à sa mère. Pour davantage d’informations, voir la réponse donnée à la question n° 144234 et à la question n° 178308.
Allah le sait mieux.
L'Islam incite instamment à la préservation de la vie privée dans ses différentes formes sociales. C'est pourquoi il enjoint à tout fidèle de retenir sa langue, de ne pas s'engager dans la médisance ou les commérages, de respecter la vie, les biens et l'honneur aussi bien de lui-même que des autres. Le Prophète () a dit : ''Ô assemblée de ceux qui ont exprimé leur soumission verbalement et dont la foi n'est pas encore parvenue au cœur, ne causez pas du tort aux musulmans, ne les humiliez pas et ne restez pas à l'affût de leurs défauts, car celui qui reste à l'affût des défauts de son frère musulman, Allah restera à l'affût des siens. Et celui dont Allah est à l'affût de ses défaut, Il le déshonorera, même s'il se (cache) au cœur de sa maison.'' (Rapporté par Ahmed et Abou Dawoud).
Dans le souci de la préservation d'une vie paisible et décente, l'Islam a interdit l'entrée dans les maisons sans autorisation préalable de leurs propriétaires. Ainsi, Allah, exalté soit-Il, dit : « Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans des maisons autres que les vôtres avant de demander la permission [d'une façon délicate] et de saluer leurs habitants. Cela est meilleur pour vous. Peut-être vous souvenez-vous. Si vous n'y trouvez personne, alors n'y entrez pas avant que permission vous soit donnée. Et si on vous dit : “Retournez”, eh bien, retournez. Cela est plus pur pour vous. Et Allah, de ce que vous faites est Omniscient. » (Coran 24/27 et 28).
Non seulement le Messager d'Allah () enseignait à ses honorables Compagnons (qu'Allah soit satisfait d’eux) comment ils devaient demander la permission, mais il les y exhortait et leur ordonnait de le faire. Ahmed, Abou Dawoud et al-Tirmidhî ont rapporté d'après 'Abdullah ibn Qays (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Prophète (
) a dit : «Si l'un de vous dit : "Assalâm 'alaykum (que la paix soit sur vous)" trois fois sans recevoir de réponse, il doit rebrousser chemin ».
Bien plus, l’Islam a tenu à ce que les domiciles ne soient pas violés mais plutôt préservés. Ainsi, il recommande au visiteur de ne pas se mettre en face de la porte d’entrée de la maison, mais de se tenir à côté pour éviter de promener ses regards à l'intérieur et de les porter sur des choses que les locataires ne voudraient pas que les autres voient.
Abou Dawoud a rapporté, d’après 'Abdullah ibn Yusr (qu’Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (), avait l'habitude, en se rendant chez quelqu'un, de ne pas se tenir face de la porte, mais à côté de celle-ci en attendant de recevoir la permission d'entrer.
En conséquence, quiconque se permet de violer les domiciles, de s'y faufiler et d'y promener délibérément son regard sans la permission des propriétaires, s’expose, conformément aux préceptes de l’Islam, à des sanctions répressives. Il a été rapporté, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah () a dit : « Si jamais quelqu'un regarde dans ta maison sans ta permission et que tu lui lances une pierre qui lui crève l'œil, tu n'encours aucune peine en conséquence.» (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
« Celui qui lit la lettre de son frère sans sa permission a le regard tourné vers le feu (dans lequel il sera précipité) ».
Même absent l'individu jouit, de la part de l’Islam, du respect de son intimité et de la garantie des mêmes droits qu’ils lui sont reconnus quand il est présent. Al-Bayhaqî a rapporté, d’après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah () a dit : « Quiconque prend la défense de son frère en l'absence de celui-ci, sera assisté par Allah dans ce monde et dans l'au-delà ». « Quiconque protège un croyant contre un hypocrite, Allah protègera sa chair du Feu, le Jour de la Résurrection. » (Hadith rapporté selon différentes variantes par les Imams Ahmed et Abou Dawoud).
Aussi devons-nous garder à l'esprit que l'Islam a interdit toute forme de méchanceté envers les musulmans que ce soit par la provocation verbale agressive, l'insulte, la diffamation ou la malédiction. Il a été rapporté par 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Prophète () a dit : « Insulter un musulman relève de la perversité et le combattre relève de la mécréance. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
Thâbit ibn Dahhâk (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit que le Messager d'Allah () a dit : « Maudire un croyant équivaut à le tuer » (Rapporté par Boukhari).
Enfin, l'Islam a interdit l'espionnage et la concentration sur les défauts des autres. Non seulement il a défendu au croyant de s'y adonner, mais il lui a vivement recommandé, si jamais il vient à en découvrir, de les dissimuler soigneusement. Il lui a également ordonné de taire leurs secrets qui parviennent à ses oreilles de crainte que les autres en apprennent quoi que ce soit. Toutes ces dispositions sont prises dans le but de respecter l'inviolabilité des personnes et de leurs domiciles. Al-Baghawî rapporte d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Prophète () a dit : « Tout fidèle qui, dans ce monde, garde secrets les défauts d'un autre musulman, verra ses propres défauts dissimulés par Allah le Jour de la Résurrection.».
http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=177825&fromPart=61
Une action n'est acceptée par Allah le Béni et le Glorifié, que si elle contient deux
conditions :
Puissant et Majestueux.
sunna, sans s'y opposer. Il a été confirmé par les chercheurs des gens de science, que tout
acte présumé d'adoration que le prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam ) n'a pas légiféré par sa parole , ou qu'il n'a pas exécuté pour se rapprocher d'Allah - est en opposition avec la sunna. Donc la sunna consiste en deux parties, sunnatul fi'iliyyah (la sunna des actions) et
sunnatut tarkiyyah (la sunna de délaissement). Ainsi quels soient les actes d'adoration que
le prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam ) a délaissé, alors c'est une sunna de les délaisser.
Ne voyez-vous pas les exemples de cela pour l'adhan (l'appel à la prière) des deux 'ids et
pour l'enterrement des morts, bien qu'une personne puisse être occupée dans le souvenir et
la glorification d'Allah le Puissant et Majestueux. Il n'est pas permis de se rapprocher d’Allah par cela.
En effet les compagnons du prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) ont compris cette
signification, donc ils ont émis des avertissements généraux contre les innovations, comme
ce qui est rapporté à ce sujet de Hudhayfa (radiyalaahu ' anhu), qui a dit : "Tout acte
d'adoration que les compagnons du messager d'Allah n'ont pas exécuté, alors ne les faites
pas." ' Abdullah Ibn Mas'oud (radiyallahu ' anhu) a dit : "suivez et n’innovez pas, car en effet vous avez été comblés. Accrochez-vous aux anciennes questions. [2]
Ainsi quiconque établit son adoration d'Allah conformément à la sunna de son prophète
(sallallahu ' alayhi wa sallam ) et ne la mélange pas avec l'innovation, et se réjouit ensuite de
l'acceptation d'Allah de son obéissance. Allah le placera sûrement au Paradis. Qu’Allah
nous mettent parmi ceux qui entendent la parole et obéissent ensuite dans la bonté.
Sachez que l'innovation que vous rencontrerez est de deux types :
-Les innovations qui ont été extrapolées d'un texte et leur nouveauté sont mentionnées dans
les livres des gens de science et c'est un signe qu'elle est parvenue à eux, et ce type est
abondant.
-L'autre type est, les innovations qui ne sont trouvées dans aucun texte. Au contraire la
connaissance des principes et des fondations jugent qu'elles sont des innovations. Donc
c'est la preuve qu'elles sont dépourvues d'origine.
Donc ces innovations proviennent des questions suivantes :
de les attribuer au prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam ). Selon ce que j'ai expliqué dans
l'introduction de ' Sifatus Salatun Nabee ', ce genre d’action ne nous est pas permis, et
c'était la méthodologie d'un groupe des gens de science comme Ibn Taymiya.
question est bien connue de quelques fuqahaa ` (juristes légaux), aujourd’hui encore ils
basent toujours leurs décisions sur eux. Ceux-ci sont de l'essence même de l'innovation et
des questions nouvellement inventées!
légaux - particulièrement les derniers parmi eux - non soutenu par quelconque preuves
légales. Plutôt elles ont continué, comme une question accepté par les musulmans, jusqu’à
ce qu'elles soient placées au rang de sunnahs qui doivent être suivies! Il n'est pas inconnu
de celui qui a la compréhension dans sa religion, qu’il n'est pas permis de suivre cela,
puisque rien ne peut être légiféré à part ce qui est légiféré par Allah. Ainsi si une action est acceptable selon le juge- s'il est un mujtahid - alors Allah ne le punira pas pour cela. Quant aux gens qui le prenne comme une législation, ou une sunna, alors non. Ainsi comment
cela peut-il être quand certaines de ces actions s'opposent aux actions rapportées de la
sunna, comme suivront si Allah, le Glorifié, le veut.
sont pas attestées par l'intellect, bien que certains des gens ignorants puissent oeuvrer
selon elles et les prendre comme révélation. Ceux-ci ne peuvent pas être soutenus par
leurs autorités, même si certains d'entre eux sont des prêcheurs vers la science, ou de ceux
qui ont leur aspect.
Alors vous devez savoir que le danger de ces innovations n’est pas seulement dans une
question, plutôt il est sur plusieurs niveaux. Certains d'entre eux sont clairement du shirk
(donner des associés à Allah) et de la mécréance, comme vous pouvez le voir, et certains
d'entre eux sont moins que cela. Cependant, il nous est obligatoire de savoir que la plus
petite innovation qu'un homme apporte dans la religion est interdite après que sa question
ait été clarifiée (la religion est complète). Donc les innovations ne sont pas - comme le
pensent certaines personnes - seulement au niveau du makrouh (détestable). Comment
cela pourrait-il en être ainsi quand le messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) a dit :
"toute innovation est un égarement et tout égarement est dans le Feu." ? [3] ce qui signifie,
que celui qui le fait est dans le Feu.
En effet l’imam Ash-Shatibi a confirmé cela avec les meilleurs des explications dans son
livre, 'Al-I'itisam' . C’est pourquoi, la question de l’innovation est un grand danger. La plupart des gens sont ignorants de cela, à part un groupe des gens de science. Ainsi, vous suffit comme une preuve quant au danger de l’innovation, la parole du messager d'Allah : "en
vérité Allah voile le repentir de toute personne de l'innovation, jusqu’à ce qu'il ne laisse son
innovation." Ceci est rapporté par Tabarani et par Diya`ul Maqdisi dans ' Al-ahadithul
Mukhtarah ' , et d'autres qu'eux avec une chaîne authentique de narrateurs et Al-Mundhiri
l’a déclaré bon. (Hassan) [4]
Donc je finis avec ces grands conseils au lecteur, d'un grand savant des premiers savants
des musulmans : Shaykh Hassan Ibn ' Ali Al-Barbahari, qui était parmi les compagnons des
compagnons de l'imam Ahmad, il est mort en l’an 329. Il a dit :
" Prenez garde aux petites innovations, parce qu'elles poussent et deviennent grandes.
C'était le cas de chaque innovation apportée dans cette Umma. Elle commençait comme
quelque chose de petit, portant une ressemblance à la vérité, c’est pourquoi ceux qui y sont
entrés ont été induits en erreur et étaient ensuite incapables de la laisser. Donc elle a
grandi et est devenue la religion qu’ils ont suivi, ainsi ils ont dévié du chemin droit et ont
ainsi quitté l’islam. Qu’Allah vous fasse miséricorde! Examinez soigneusement le discours
de tous ceux que vous écoutez, à votre époque en particulier. N'agissez pas donc avec
hâte, ni n’entrez dans tout de cela, avant que vous ne demandiez et voyiez : qui des
compagnons du prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) en parle, ou qui (des premiers)
savants ? Ainsi si vous trouvez une narration d'eux à propos de cela, accrochez-vous y, et
n’allez pas au-delà, ni ne donnez la préséance à quelque chose sur cela , sinon vous
tomberez dans le Feu. "
Apprenez donc – qu’Allah vous fasse miséricorde - que l’islam d’un serviteur n’est pas
complet, jusqu’à ce qu’il ne devienne un musulman obéissant et véridique. Ainsi quiconque
prétend que quelque chose reste de la question de l’islam, non achevé par les compagnons
du messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam), alors il a, certes, menti sur eux et a
causé un schisme en faisant cela et il a menti sur eux. Donc il est un innovateur, égaré et
égarant (les gens), innovant dans l’islam ce qui n’en fait pas partie. [5]
L’imam Malik, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit :
"La dernière partie de cette umma ne sera rectifiée, que par ce qui a rectifié sa première
partie. Ainsi tout ce qui ne faisait pas partie de la religion à cette époque, ne peut pas faire partie de la religion aujourd'hui. [6]
Qu’Allah fasse miséricorde à notre prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam ) qui a dit :
"Je n'ai rien laissé qui vous rapproche d'Allah, sans que je ne vous l’ai commandé et je n'ai
rien laissé qui vous éloigne d'Allah et vous rapproche du Feu, sauf que je ne vous l’ai
interdit. [7]
La louange est à Allah, par la faveur de qui les actions justes sont perfectionnées.
Notes de bas de page :
[1] C'est une traduction (p. 100-105) du livre, ' Nabi Hujjatun ' de shaykh Muhammad
Nasirud Din Al-Albani.
[2] Notes des traducteurs: Rapporté authentiquement dans Ad-Darimi (no) 211) - Tabarani
dans Al-Kabir (No 8870), Al-Bayhaqi (No 204), Ibn Wadah dans Bid'ah wan-Nahi ' Anha (p. 10) et aussi de Qatadah (p.11). Rapporté aussi par Abi Khaythamah dans Al-'Ilm (No 54). Shaykh Al-Albani a authentifié la narration dans Bid'ah wan-Nah ' Anha.
[3] Notes des traducteurs: Voir : Sahih Muslim(3/11), Ahmad (3/381), Nasa`i (1/234), Al-
Bayhaqi (3/214). Une vérification complète de ce hadith peut être trouvée dans le livre, '
Khutbatul Hajah ' de shaykh Muhammad Nasirud din Al-Albani.
[4] Notes des traducteurs: Voir Silsilatul Ahadithus Sahihah (No 1620).
[5] Rapporté dans Tabaqatul Hanabilah (2/18-19), d'Ibn Ab Ya'ala.
[6] Notes des traducteurs: Rapporté dans Ash-Shifa ` de Qaie ` Iyyadh, (2/676).
[7] Notes des traducteurs: Rapporté dans les Sunan de l’mam Ash-Shafi'i (1/14) et par Al-
Bayhaqi (7/76) et par Al-Khatib dans Al- Faqeeh wal-Mutafaqqih (1/93). Voir l'introduction de shaykh Salim Al-Hilali dans sa vérification de Hidayatus Sultan pour une vérification appropriée de ce hadith .
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité