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"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.
"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.
De façon générale, un mariage valide doit remplir certaines conditions telles que la publication, le paiement de la dot, le consentement des deux parties, l’accord du walî (le gardien de la femme) et la présence des témoins.
En ce qui concerne le mariage civil pratiqué dans les pays occidentaux, notons que si le contrat de mariage comprend toutes les conditions et qu’il n’y a aucune raison spécifique de l’interdire du point de vue la sharî'ah, alors il est valide et permet au couple de jouir de leurs droits conjugaux. Cependant, si l’un des deux conjoints est originaire d’un pays musulman, le contrat doit être effectué dans un pays musulman (ou enregistré auprès de son consulat à l’étranger) afin que les droits des deux personnes soient préservés, conformément à la sharî'ah.
À ce propos, Sheikh Faysal Mawlawî, président du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche, affirme :
"Le mariage légal tel que pratiqué dans les pays occidentaux est islamiquement valide tant qu’il n’y a aucune raison du point de vue de la sharî’ah l’interdisant. Cela s’explique par le fait que la condition de base qui est l’accord des deux époux est présente dans le cas d’un mariage civil. De même, ce mariage implique généralement une publication. Concernant la condition des deux témoins, elle est, selon certaines écoles, requise dans le but de s’assurer que le mariage est rendu public, ce qui est le cas dans un mariage civil. Quant à l’accord du walî, il fait l’objet de divergences au sein des écoles de jurisprudence.
Ainsi, la seule condition qui invaliderait un mariage civil en occident est l’existence de toute raison interdisant le mariage du point de vue de la sharî'ah. A titre d’exemple, un musulman ne peut pas épouser sa sœur de lait bien que cela soit permis par les lois européennes. De la même façon, une musulmane ne peut pas épouser un non-musulman et un musulman ne peut pas épouser une non-musulmane autre que chrétienne ou juive, bien que tout type de mariage inter-religieux soit autorisé par les lois occidentales. Ainsi, si un mariage est contracté entre un musulman et sa sœur de lait dans un pays occidental, ce mariage n’est pas valide du point de vue de la sharî'ah puisqu’il existe un interdit allant à l’encontre de ce mariage ; il est donc illicite pour les deux partenaires d’avoir des relations intimes.
Lorsqu’au plan de la sharî'ah, il n’y a aucun interdit s’y opposant, le mariage effectué dans un pays occidental est considéré comme valide au regard de la shari’ah et peut être accepté par les tribunaux des pays musulmans. Cela concerne plus particulièrement les couples musulmans de nationalité ou d’origine européenne. Cependant, si l’un d’entre eux ou les deux possèdent la nationalité d’un pays musulman, ils doivent effectuer le contrat de mariage dans un pays musulman (ou l’enregistrer auprès du consulat afin que le mariage soit reconnu à l’étranger). Si, cependant, ils effectuent le contrat de mariage dans un pays non-musulman, le mariage est toujours valide tant qu’aucun interdit ne s’y oppose du point de vue de la sharî'ah mais ils commettront un péché en ne s’adressant pas à la justice d’un pays musulman et en acceptant d’appliquer les lois non-islamiques à la place.
Les raisons prohibant le mariage du point de vue de la sharî'ah sont les suivantes :
Lorsque la femme fait partie des femmes interdites en mariage dont la mère, la sœur, la fille, les tantes paternelles ou maternelles. [1]
Un musulman ne peut non plus épouser sa mère de lait ni sa sœur de lait.
Un musulman n’est pas autorisé à épouser une femme mariée ou une femme veuve ou divorcée qui observe toujours sa période de viduité, le mariage étant possible uniquement après cette période.
Un musulman n’est pas autorisé à être marié à plus de quatre femmes à la fois, ni de se marier avec deux sœurs en même temps, ni de se marier avec une femme et sa tante paternelle ou maternelle en même temps.
Une femme musulmane ne peut pas épouser un non-musulman et un homme musulman ne peut pas épouser une non-musulmane autre que chrétienne ou juive."
Allâh le Très-Haut sait mieux.
P.-S.
Traduit de l’anglais de la banque de Fatwâ de Islamonline.net
Notes
[1] Ces relations étant complètement symétriques, on peut bien entendu les transposer en leurs équivalents masculins : une femme ne peut épouser son père, son frère, son fils etc.
http://www.islamophile.org/spip/Le-mariage-civil-est-il-valide-du.html

"L’amour pour la patrie fait partie de la Foi". Est-ce un récit authentique et qui l’a rapporté, le sens du hadith est-il bon ?.
Al ‘ajlouni dit dans le livre ‘’ Kachf Al Khafa ’’ : « houbou al watan mina al iman - L’amour pour la patrie fait partie de la Foi ». As-Saghani dit qu’il est inventé.
Il a dit dans « Al Qassa_id » : ‘’je n’en ai pas entendu parler’’, le sens du hadith est bon, ‘’Al Qari’’ réplique en disant (sur le propos – le sens du hadith est bon), que : ce n’est pas conciliable d’aimer sa patrie avec la Foi. Il ajoute aussi la parole d’Allah : « [04/66] Si Nous leur avions prescrit ceci : "Tuez-vous vous-mêmes", ou "Sortez de vos demeures",…» [Jusque la fin du verset] ce verset montre qu’ils aimaient leur patrie sans que la Foi pénètre [leur poitrine]… [leur] ici désigne les hypocrites.
Par contre, il (Al ‘ajlouni) a été confortée par d’autres sur le fait que dans ses paroles n’apparaît pas « n’aime sa patrie qu’un croyant » ; Il y est plutôt dit que « l’amour pour la patrie ne contredit pas la Foi ».
Ce qu’on peut mieux comprendre du sens de ce hadith, apparemment, si on suppose qu’il est authentique, que la patrie dans ce cas peut signifier le Paradis, [c'est-à-dire] que c’est la première résidence de notre père Adam ou bien alors la Mecque (Mekka), car c’est Oumm Al Qura et la Qibla pour le monde entier. Il se peut aussi que se soit [l’endroit où vivent les proches…]… […].
Al Albani (Qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit dans le livre « Silsilat Al Ahadith Ad-Da’ifa » : « houbou al watan mina al iman - L’amour pour la patrie fait partie de la Foi » est un hadith inventé (mawdou’) , comme l’a dit As-Saghani et d’autres et le sens de ce hadith est incorrect car l’amour pour la patrie est identique à l’amour pour soi-même [nafs], pour l’argent et ce qui est semblable… [enfin]tout ce qui pousse la personne vers l’aversion. On ne peut pas dire de cela que c’est un bon [sentiment], ni même que cela fait parti des engagements de la Foi, ne voyez vous pas que tous les individus sont tous réunis dans cet amour et qu’il n’y aucune différence entre les croyants parmi eux et les mécréants d’entres eux. Et Allah sait mieux.
Source : www.al-islam.com
Fatawa de Sheikh ‘Abd Allah Ibn 'Abd Al ‘Aziz Ibn 'Uqayl (Qu'Allah le préserve)
Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de l’Appel et de l’Orientation
Traduction rapprochée : par AbuKhadidja Al Djazairy


Les hanafites soutiennent qu’il est permis de donner le sermon dans une autre langue que l’arabe que l’auditoire soit arabe ou non. Cependant, la majorité des juristes musulmans pensent qu’une des conditions requises pour le sermon du vendredi est qu’il soit donné en arabe.
Les malékites affirment que le sermon doit être donné en arabe, et qu’il n’est pas permis de le faire dans une autre langue, même si l’auditoire n’est pas arabophone.
Les hanbalites, quant à eux, disent que si le prédicateur est arabophone, alors le sermon doit être donné en arabe. Sinon, il lui est permis de le faire dans n’importe quelle autre langue qu’il maîtrise, que l’auditoire soit arabophone ou non. Dans tous les cas, les versets coraniques doivent être récités en arabe.
Les shaféites basent leur avis sur ce point, stipulant qu’une des conditions du sermon du vendredi est qu’il soit prononcé en arabe. Ceci s’applique lorsque l’auditoire est arabophone. Dans le cas contraire, l’imam n’est pas tenu de donner le sermon en arabe. Il peut parler dans sa propre langue mais les versets coraniques doivent être récités en arabe.
Sheikh Jâd Al-Haqq ajoute qu’étant donné que le but du sermon du vendredi est d’exhorter les gens, la priorité va à l’opinion d’Abû Hanifah autorisant l’usage d’une langue autre que l’arabe. Cela est plus en accord avec la nature et le but de l’assemblée.
Si toutefois on souhaite suivre l’opinion de la majorité des juristes, une autre alternative peut-être proposée. L’Imam peut donner les deux parties du sermon du vendredi en arabe, suivies d’une traduction pour chacune d’entre elles dans la langue de l’auditoire. De cette manière, comme l’a souligné Sheikh Jâd Al-Haqq, le message parvient à l’ensemble de l’auditoire sans aller à l’encontre des règles juridiques (de donner le sermon en arabe) et en réalisant l’objectif de guider les fidèles en prêchant dans leur langue maternelle.
Allah le Tout-puissant sait mieux.
P.-S.
Traduit de la Banque de Fatâwâ du site islamonline.net
http://www.islamophile.org/spip/Faire-le-sermon-du-vendredi-dans.html


– A) Il y a le fait de dire clairement à quelqu'un qui agit mal que ce qu'il fait est mal (inkâr) ; ou il y a le fait de ne rien lui dire mais de lui montrer par son comportement qu'il fait un mal.
– C) A l'extrême opposé, il y a le fait de dire à quelqu'un qui agit mal que ce mal qu'il fait est bien.
– B) Enfin, il y a le fait de ne pas dire à quelqu'un qui agit mal que ce qu'il fait est mal ; soit qu'on ne lui dise rien et qu'on se comporte bien avec lui, soit qu'on préfère même le féliciter pour un bien qu'il fait par ailleurs.
La façon C de faire est inadmissible, c'est clair.
Mais qu'en est-il du comportement B ?
De nombreux frères ne distinguent pas ce comportement B du C, et disent : "Si tu ne lui dis mot du mal qu'il fait, cela signifie que tu le cautionnes, car qui ne dit mot consent".
D'autres frères affirment que ce comportement B est de l'hypocrisie (au sens littéral et non i'tiqâdî du terme).
Qu'en est-il réellement ?
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Un récit avec le Prophète (sur lui la paix) :
Un jour un homme demanda la permission d'entrer auprès du Prophète, dans celui de ses appartements où il se trouvait alors. A Aïcha qui était présente, le Prophète dit à propos de l'homme qui voulait entrer : "C'est un mauvais frère de groupe". Il lui donna la permission d'entrer, et, une fois qu'il fut à l'intérieur, le Prophète se montra aimable et courtois à son égard. Une fois qu'il fut reparti, Aïcha fit cette remarque : "Messager de Dieu, tu as dit à son sujet telle et telle chose, puis, quand il est entré, tu t'es montré aimable envers lui ? – Aïcha, m'as-tu déjà vu être grossier ? Un de ceux qui auront la pire place auprès de Dieu le jour de la résurrection sera celui que les hommes auront évité pour se préserver de son tort" (al-Bukhârî 5685 etc., Muslim 2591).
Il y a ici quelques points à relever...
– Si le Prophète a dit de l'homme qui venait qu'il avait tel et tel défaut, c'était parce qu'il est autorisé de médire celui qui fait ouvertement le mal, surtout si on veut mettre en garde les gens à son sujet (Fat'h ul-bârî 10/579).
– Le Prophète n'a pas fait preuve ici de ce qu'il a dénoncé ailleurs sous l'appellation de "double visage" ("dhu-l-wajhayn"). Le "double visage" est celui qui, à certaines personnes, dit une chose, et dit aux autres son exact contraire. Alors qu'il y a par exemple un litige entre deux personnes, à X il dit : "C'est toi qui a raison, lui a tort", et à Y il dit : "C'est toi qui es dans le juste, lui a tort". Or si le Prophète n'a pas dit à l'homme entré chez lui qu'il était quelqu'un de mauvais comportement – comme il l'a affirmé à Aïcha –, il ne lui a pas dit non plus qu'il était quelqu'un de bon comportement ; simplement il ne lui a rien dit de son défaut et a été courtois envers lui (Fat'h ul-bârî 10/558).
– Quand il justifia sa courtoisie à l'égard de l'homme en disant : "Un de ceux qui aura la pire place auprès de Dieu le jour de la résurrection sera celui que les hommes auront évité pour se préserver de son tort", soit le Prophète a voulu parler ici de l'homme en question, voulant dire : "Je ne lui ai rien dit car il fait partie de ceux que les hommes évitent afin de se préserver du tort dont ils sont capables" (Fat'h ul-bârî 10/559) ; soit il a voulu dire : "Je ne peux pas reprocher sans cesse aux gens un défaut qu'ils ont, sinon les hommes m'éviteront ; or un de ceux qui aura la pire place auprès de Dieu le jour de la résurrection sera celui que les hommes auront évité pour se préserver de son tort" (Mirqât ul-mafâtîh 9/144).
– Ce hadîth est une preuve de la licité du fait de ne rien dire à quelqu'un afin de se préserver du tort dont on le sait capable (Fat'h ul-bârî 10/559).
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Plusieurs formes et plusieurs cas :
Al-Qarâfî écrit :
""Mudâhana" signifie : agir (et) parler avec les gens comme ils aiment. C'est en ce sens que se lit le verset coranique : "Ils aimeraient que tu fasses preuve de id'hân avec eux, en sorte qu'ils fassent preuve de id'hân avec toi" [Coran 68/8-9] ; c'est-à-dire : "Ils aimeraient que tu fasses les éloges de leur situation et de l'adoration qu'ils font, en sorte qu'ils disent la même chose à ton propos". Ceci est une mudâhana interdite. De même, toute personne qui fait l'éloge d'un homme pour l'injustice qu'il fait, ou d'un innovateur pour l'innovation qu'il pratique, ou d'un homme pour le faux qu'il commet, (commet) là une mudâhana interdite ("harâm"). Car cela sera le moyen d'augmenter cette injustice et ce faux de la part de cet homme.
Il est rapporté de [Abû-d-Dardâ'] qu'il disait : "Il arrive que nous sourions à des hommes alors que nos cœurs désapprouvent ce qu'ils font" [al-Bukhârî ta'lîqan, kitâb ul-adab, bâb n° 82, al-mudârâh ma'a-n-nâs] ; il parlait là des tyrans et mauvais, dont on se préserve du tort (en) leur souriant et en les remerciant par des propos véridiques ; car tout homme, fût-il parmi les plus mauvais, possède une qualité digne d'éloge ; on peut alors évoquer (devant le tyran) cette qualité qu'il a, avec l'intention de se préserver du tort qu'il fait. C'est là une mudâhana autorisée ("mubâh"). Elle peut même devenir nécessaire ("wâjib") si celui qui y a recours pourra ainsi repousser une injustice ou des actes interdits ne pouvant être repoussés que par un tel propos et que la situation nécessite cela. Et elle peut (également) être recommandée ("mandûb") si elle est conduit à une ou plusieurs choses recommandées.
Elle est, (enfin,) déconseillée ("mak'rûh") si elle provient d'une faiblesse, alors qu'il n'y a aucune nécessité à la faire, mais (qu'elle provient) d'une faiblesse dans le caractère ("khawr fi-t-tab'"), ou si elle conduit à quelque chose de déconseillé.
La mudâhana relève ainsi des cinq caractères légaux. Et la différence entre la mudâhana interdite et la mudâhana qui n'est pas interdite est devenue claire. Il est de notoriété parmi les gens de dire que la mudâhana est systématiquement interdite. Or ce n'est pas le cas, et la vérité est comme ce qui vient d'être relaté" (Al-Furûq, al-farq n° 246).
On voit que d'après les écrits de al-Qarâfî, il y a 3 critères qui entrent en jeu et qui doivent être considérés avant de dire si la mudâhana est permise ou non :
- 1) à quelle forme de mudâhana a-t-on recours ?
- 2) y a-t-il réellement une nécessité à pratiquer la mudâhana ?
- 3) à quoi cette mudâhana va-t-elle conduire ?
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– 1) Quelle forme de mudâhana ?
Le fait de "ne pas dire à un homme qu'il fait le mal" peut revêtir plusieurs formes :
B.a) on lui dit quelque chose ou on fait quelque chose dont on sait pertinemment que cela lui fera croire que l'on pense que l'acte de mal qu'il fait est bien ;
B.b) si on ne lui dit ni fait quelque chose qui le laisserait croire que ce que l'on pense que ce qu'il fait est bien, on ne reste pas non plus à l'écart de lui, mais, au contraire, on le fréquente, on lui parle parfois ; mais on ne lui dit mot du mal qu'il fait ; par contre, on le félicite pour le bien qu'il fait par ailleurs ; en résumé : on observe le silence sur le mal qu'il fait mais on le félicite pour le bien qu'il fait par ailleurs ; relève du même cas de figure le fait d'être présent dans une assemblée où on fait le mal et de ne rien dire ni se lever mais de se contenter de penser en son for intérieur que ce qui est fait est mal (cliquez ici) ;
B.c) si on ne lui dit ni fait quelque chose qui le laisserait croire que l'on pense que ce qu'il fait est bien, on ne reste pas non plus à l'écart de lui : au contraire, on le fréquente, on lui parle parfois ; mais on ne lui dit mot ni du mal qu'il fait, ni du bien qu'il fait par ailleurs : on observe le silence sur tout ce qu'il fait ;
B.d) on ne lui dit pas que ce qu'il fait est mal, on ne le félicite pas, non plus, pour le bien qu'il fait par ailleurs, et, plus encore, on ne le fréquente tout simplement pas.
La forme B.a est systématiquement interdite, sans considération pour les critères 2 et 3 ; c'est ce que al-Qarâfî avait ainsi exprimé : "Toute personne qui fait l'éloge d'un homme pour l'injustice qu'il fait, ou d'un innovateur pour l'innovation qu'il pratique, ou d'un homme pour le faux qu'il commet, (commet) là une mudâhana interdite ("harâm"). Car cela sera le moyen d'augmenter cette injustice et ce faux de la part de cet homme."
De même, certains actes relèvent en soi – et même sans qu'une parole les accompagne – de la mudâhana interdite, sans considération pour les critères 2 et 3. Ainsi, les idolâtres de la Mecque avaient dit au Prophète de toucher leurs idoles et ils cesseraient de s'opposer à lui ; le Prophète ne prit pas la ferme décision de le faire mais évalua leur proposition en disant : "Il ne devrait pas y avoir de problème si je le faisais, Dieu sachant que je ne vénère pas les idoles (Wa mâ 'alayya law fa'altu wallâhu ya'lamu minnî khilâfahû)". Dieu lui en rappela le caractère interdit en révélant alors ceci : "Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avons révélé, dans l'espoir que tu inventes autre chose que ceci, et alors ils t'auraient pris pour ami intime. Si Nous ne t'avions pas raffermi tu aurais failli t'incliner quelque peu vers eux [= vers leur demande]. Dans ce cas Nous t'aurions fait goûter le double (châtiment) de (cette) vie et le double (châtiment) d'(après) la mort, puis tu n'aurais trouvé aucun secoureur contre Nous" [Coran 17/73-75] (cf. Lubâb un-nuqûl, as-Suyûtî, Asbâb un-nuzûl, al-Wâhidî).
Nous parlons ici de se préserver en aval d'un tort dont on sait la personne en question susceptible de le faire, et qui consiste au fait de lancer contre soi une campagne de dénigrement, ou au fait de faire régner contre les musulmans une ambiance où ils seront amenés à se sentir oppressés (je n'ai pas dit : "opprimés"), etc. Le cas de la contrainte par claire menace de mort ou de coups et blessures est différent : cliquez ici pour en savoir plus.
Quant à la forme B.d, elle revient à ne pas dissuader de quelque chose qui est interdit (nah'y 'an il-munkar) ; or dissuader d'un interdit est obligatoire, sauf certains cas (par exemple quand cela sera la cause d'un problème plus grand que celui que l'on veut régler, ou quand on est certain que le rappel n'aura aucun effet). Cliquez ici pour en savoir plus.
C'est en fait seulement à propos des formes B.b et B.c que la question de la mudâhana se pose véritablement ; et ces deux formes peuvent être soit nécessaires, soit recommandées, soit simplement autorisées, soit fortement déconseillées, selon la prise en compte des deux autres critères 2 et 3, comme nous allons le voir…
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– 2) Y a-t-il une nécessité à pratiquer la mudâhana ?
Il faut qu'il y ait conviction (yaqîn) ou forte présomption (zann ghâlib) que, sans le recours à cette mudâhana, il y aura une mafsada (c'est-à-dire un problème qui touche à quelque chose qui est dharûrî ou hâjî) ou bien on tombera dans un acte interdit. Il faut donc d'une part qu'il y ait au moins forte présomption de la mafsada, et d'autre part forte présomption du fait que la mudâhana est le seul recours permettant de l'éviter. C'est ce que al-Qarâfî avait ainsi expliqué : "on peut alors évoquer (devant le tyran) cette qualité qu'il a, avec l'intention de se préserver du tort qu'il fait. C'est là une mudâhana autorisée ("mubâh"). Elle peut même devenir nécessaire ("wâjib") si celui qui y a recours pourra ainsi repousser une injustice ou des actes interdits ne pouvant être repoussés que par un tel propos et que la situation nécessite cela. Et elle peut (également) être recommandée ("mandûb") si elle est conduit à une ou plusieurs choses recommandées."
Par contre, comme nous l'avons vu sous la plume de al-Qarâfî, on ne peut avoir recours à la mudâhana sans qu'il y ait une nécessité reconnue comme telle ("lâ dharûrata tataqâdhâhu"). Comme il l'a écrit, la couardise ("khawr fi-t-tab'") n'est pas une cause valable.
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– 3) Il ne faut pas que le recours à la mudâhana conduise à quelque chose de plus grave que ce qu'il s'agissait d'éviter :
Ce point n'apparaît pas explicitement dans ce que al-Qarâfî a écrit, mais c'est un principe bien connu dans l'application du principe de la ta'ârudh bayna hassanatayn aw sayyi'atayn.
De plus, cela ressort explicitement d'un récit... Un jour les idolâtres de la Mecque proposèrent au Prophète de cesser de dire que leurs divinités ne valent rien, et ils cesseraient alors de s'opposer à lui. Dieu révéla alors : "Ils aimeraient que tu fasses preuve de id'hân avec eux, en sorte qu'ils fassent preuve de id'hân avec toi" (Coran 68/8-9) (cf. Bayân ul-qur'ân). Le Prophète avait, en tant de messager de Dieu, pour mission entre autres choses de rendre la Kaaba (fondée par Abraham et Ismaël pour l'adoration de Dieu) au culte de l'Unique ; à la Mecque et au Hedjaz la pratique du polythéisme ne devait plus être acceptée. Le Prophète ne pouvait donc que dire ouvertement et très franchement à ses compatriotes que les divinités qu'ils adorent ne valent rien et ne peuvent rien. Et c'est pourquoi ses compatriotes étaient autant opposés à sa mission, car il les invitait de la sorte à enlever les idoles de la Kaaba, de même que, ce faisant, à bouleverser l'ordre social qu'ils avaient mis en place. Le Prophète était en butte à une opposition farouche, au point qu'il dut autoriser certains de ses Compagnons à émigrer en Abyssinie. Mais ce verset lui rappela qu'il ne pouvait, au motif de faire cesser cette opposition, cesser de dénoncer la présence d'idoles dans la Kaaba. Il alla jusqu'au bout de sa mission, avec l'émigration à Médine, puis la résistance armée, avec des victoires mais aussi des défaites, enfin la conquête de la Mecque en l'an 8 de l'hégire, l'annonce faite en l'an 9 que les idolâtres ne pourraient dorénavant plus entrer dans le périmètre de la Mosquée Sacrée et du Haram, puis qu'ils ne pourraient plus habiter le Hedjaz (d'après un des avis existant sur le sujet) (cliquez ici pour en savoir plus sur ce point).
-
Mudâhana ou mudârâh ?
Al-Qarâfî a écrit, nous l'avons vu plus haut : "La mudâhana relève ainsi des cinq caractères légaux. Et la différence entre la mudâhana interdite et la mudâhana qui n'est pas interdite est devenue claire. Il est de notoriété parmi les gens de dire que la mudâhana est systématiquement interdite. Or ce n'est pas le cas, et la vérité est comme ce qui vient d'être relaté."
Or les gens qui disent que la mudâhana est systématiquement interdite n'ont eux non plus pas tort. En fait leur propos ne contredit nullement celui de al-Qarâfî.
Pour lui, il y a une mudâhana qui est licite et une autre qui est interdite.
Chez eux, le terme "mudâhana" ne désigne que la "mudâhana interdite" ; quant à ce que al-Qarâfî nomme "mudâhana licite", ils ne la nomment pas "mudâhana" mais : "mudârâh". Il n'y a donc pas de divergence d'avis véritable, mais une simple différence de sens de nom ("ikhtilâf lafzî" / "sûrî").
Al-Bukhârî a pour sa part employé ce terme "mudârâh" : c'est ainsi qu'il a nommé le comportement du Prophète vis-à-vis de l'homme dont il avait dit que c'est "un mauvais frère de groupe" et dont nous avons vu le récit plus haut. Il a écrit : "La mudârâh avec les gens" (Sahîh ul-Bukhârî, kitâb ul-adab, bâb n° 82).
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

- Les orphelins dans le monde :
Chaque jour, des petits êtres deviennent orphelins : leur papa, leur maman voire les deux décèdent, les laissant derrière eux, livrés à eux-mêmes. Orphelin à cause d’une maladie (fin 1999, la pandémie de SIDA avait rendu orphelins 11,2 millions d'enfants dans le monde) (1), d’une guerre, de la pauvreté ou orphelin suite à des pressions sociales, politiques ou religieuses, leur nombre ne fait que s’accroître.
Des quatre coins du monde, ces enfants sont confiés à une famille proche ou lointaine, ou à des organismes tels que les orphelinats, les crèches, les foyers... Si certains responsables ont su respecter les droits de ces orphelins, d’autres n’hésitent pas à abuser de leur fragilité et à profiter de leur vulnérabilité, leur faisant subir des violences psychologiques et physiques. Certains seront aussi forcés de travailler pour rien, notamment dans des travaux durs comme les fermes. A l’aube de l’année 2002, il est malheureusement illusoire de penser que tous les enfants qui formeront la société de demain assouvissent leurs besoins les plus élémentaires.
Peu ignorent la situation catastrophique des orphelinats en Roumanie où 147 000 enfants sont abandonnés, en plus des enfants livrés à eux-même et qui dorment dans des cages d'escalier, des gares, des conduits du chauffage urbain...
Mais peut être certains ignorent qu’au XIXe siècle au Canada, des enfants orphelins ou abandonnés étaient confiés à des instituts psychiatriques où des traitements réservés alors aux malades mentaux leur étaient infligés : camisoles de force, isolement, électrochocs, médication excessive et inutile, privés d'éducation, sévices physiques et même viols.... (2)
Comment rester insensible en sachant qu’en Éthiopie, un enfant doit assumer le rôle de chef de famille, qu’au Mali, 70 % des enfants survivent jusqu’à l’âge de cinq ans (3), que plus de 90 % des orphelins du SIDA vivent en Afrique subsaharienne, qu’en Zambie, plus de la moitié des enfants sans foyer (qui seraient entre 75 000 et 90 000) sont des orphelins (1)...
- Les orphelins dans le Coran :
Allah, à travers de nombreux versets, incite les personnes à se préoccuper des orphelins, à leur apporter aide et subsistance.
Certains versets sont clairs et n’ont pas besoin d’explications :
Ils t'interrogent : ‹Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?› - Dis : ‹Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait›. (S.2.v.215 )
La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. (S.2.v.177 )
La piété ne consiste pas à tourner la face soit vers l’Orient, soit vers l’Occident s’il n’y en a ni obéissance ni observance des ordres divins. C’est pourquoi Allah les énumère et cite le devoir de donner biens et amour aux orphelins qui, après la mort de leurs parents, ne trouvent ni secours ni aide alors qu’ils sont faibles et mineurs ne pouvant assurer à eux seuls leur subsistance, leurs vêtements et leur demeure.
Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. (S.4 v.10 )
La sourate 4 “An-Nissa” (“Les femmes”) comporte plusieurs sujets, dont la protection des droits des orphelins. Aussi, ceux qui ont la charge des orphelins ont la responsabilité de préserver leurs biens et de leur conserver jusqu’à leur majorité. Par contre, ceux qui s’en approprieraient connaîtront un châtiment sévère.
Ainsi, Abou Barza a rapporté que l’Envoyé de Dieu (pbsl) a dit : “Au jour de la Résurrection, des hommes seront ressuscités de leurs tombeaux et un feu jaillira de leurs bouches. ” On lui demandera : “Quels sont -ils, Ô Envoyé d’Allah ?” Il répondit : “Ne voyez-vous pas que Dieu a dit : “Ceux qui gaspillent injustement les biens de l’orphelin” ?
Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, (S.4.v.36 )
On peut aussi considérer l’importance de la nécessité d’être bon envers les orphelins, qui sont nommés, dans de nombreux versets, juste après les proches.
Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. (S.93 v.9 )
Recommandation est faite de ne pas brimer l’orphelin, de ne pas l’humilier et d’être bienveillant à son égard au point d’établir envers l’orphelin une même relation qu’un père clément et affectueux envers son enfant.(4)
- Les orphelins dans la Sunna :
Selon Sahl Ibn Sa’d (DAS), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : “Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)”. (Boukhari)
Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (pbsl) a dit : “Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu” . Je crois même qu’il a ajouté : “....Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture”. (URA)
Abuddarda’ (DAS) a dit : “J’ai entendu dire le Messager de Dieu (pbsl) : “Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par égard pour vos faibles”. (Abou Dawud)
Asma (DAS), fille de Abu Bakr (DAS) rapporte : “Le Messager de Dieu (pbsl) m’a dit : ‘Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne.” (URA) (5)
- Les orphelins dans votre cœur :
Très tôt, toute personne est sensibilisée (inconsciemment) à la cause des orphelins : dans le cadre des contes et des dessins animés comme “Cendrillon”, cette gentille petite fille que sa belle-mère exploite ou Cosette, dans les “Misérables” maltraitée et malheureuse alors qu‘elle est si dévouée... Mais toutes ces histoires ont une fin heureuse et, après tout, ce n’est que de la fiction !
Mais si nous nous penchons davantage sur l’histoire des orphelins, on se rendra compte que bien souvent, la réalité rejoint voire dépasse cette fiction et qu’à l’ère où les fusées sillonnent l’espace, des enfants dorment dehors le ventre vide et les yeux humides de chagrin.
- Les orphelins, notre préoccupation !
Les orphelins sont davantage exposés à la malnutrition et aux retards de croissance que les enfants qui ont leurs parents pour s'occuper d'eux ; ils sont souvent les premiers à être privés d'éducation lorsque leur famille élargie ne peut pas payer des frais de scolarité.
Souvent fragilisés sur le plan affectif et dans une situation économique désespérée, ils risquent davantage d'être agressés sexuellement et de se laisser exploiter, par exemple par la prostitution, pour survivre. Traités pour certains comme des esclaves, pour d’autres comme des objets sexuels, ou encore comme des malades mentaux, comment, au terme de ces horribles parcours, où ils sont privés de dignité et d'identité, détruits jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, ces enfants pourront ils prétendre à un avenir heureux ?
C’est pourquoi il est important de se pencher sérieusement sur leur cas ; des associations vous proposent de contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants en les parrainant, en apportant financièrement de l’aide pour la construction d’orphelinats, d’écoles, de centres d’éducation et de développement, etc...
N’hésitez plus, et plus tôt vous ferez un geste (si minime soit-il), plus tôt un sourire se dessinera sur le visage de ces petits êtres qui ne demandent qu’à être aimés.
Yamina H.
Sources
(1). Children Orphaned By AIDS : Front-line responses from Eastern and Southern Africa, UNICEF et UNAIDS, décembre 1999.
(2) Les Orphelins de Duplessis
(3) Estimations de 1995
(4) L’interprétation du Coran par Ibn Kathir
(5) Riyad as-Salihin (Les jardins des vertueux) de l’Imam Mohieddine Annawawi
Abréviations :
PBSL : Paix et bénédictions d’Allah sur lui
DAS : que Dieu lui (leur) accord sa satisfaction
URA : unanimement reconnu authentique
« Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : ‹Leur faire du bien est la meilleur action›. » (S.2.v.220)
- Les orphelins dans le Coran :
Allah, à travers de nombreux versets, incite les personnes à se préoccuper des orphelins, à leur apporter aide et subsistance.
Certains versets sont clairs et n’ont pas besoin d’explications :
Ils t'interrogent : ‹Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?› - Dis : ‹Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait›. (S.2.v.215 )
La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. (S.2.v.177 )
La piété ne consiste pas à tourner la face soit vers l’Orient, soit vers l’Occident s’il n’y en a ni obéissance ni observance des ordres divins. C’est pourquoi Allah les énumère et cite le devoir de donner biens et amour aux orphelins qui, après la mort de leurs parents, ne trouvent ni secours ni aide alors qu’ils sont faibles et mineurs ne pouvant assurer à eux seuls leur subsistance, leurs vêtements et leur demeure.
Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. (S.4 v.10 )
La sourate 4 “An-Nissa” (“Les femmes”) comporte plusieurs sujets, dont la protection des droits des orphelins. Aussi, ceux qui ont la charge des orphelins ont la responsabilité de préserver leurs biens et de leur conserver jusqu’à leur majorité. Par contre, ceux qui s’en approprieraient connaîtront un châtiment sévère.
Ainsi, Abou Barza a rapporté que l’Envoyé de Dieu (pbsl) a dit : “Au jour de la Résurrection, des hommes seront ressuscités de leurs tombeaux et un feu jaillira de leurs bouches. ” On lui demandera : “Quels sont -ils, Ô Envoyé d’Allah ?” Il répondit : “Ne voyez-vous pas que Dieu a dit : “Ceux qui gaspillent injustement les biens de l’orphelin” ?
Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, (S.4.v.36 )
On peut aussi considérer l’importance de la nécessité d’être bon envers les orphelins, qui sont nommés, dans de nombreux versets, juste après les proches.
Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. (S.93 v.9 )
Recommandation est faite de ne pas brimer l’orphelin, de ne pas l’humilier et d’être bienveillant à son égard au point d’établir envers l’orphelin une même relation qu’un père clément et affectueux envers son enfant.(4)
- Les orphelins dans la Sunna :
Selon Sahl Ibn Sa’d (DAS), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : “Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)”. (Boukhari)
Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (pbsl) a dit : “Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu” . Je crois même qu’il a ajouté : “....Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture”. (URA)
Abuddarda’ (DAS) a dit : “J’ai entendu dire le Messager de Dieu (pbsl) : “Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par égard pour vos faibles”. (Abou Dawud)
Asma (DAS), fille de Abu Bakr (DAS) rapporte : “Le Messager de Dieu (pbsl) m’a dit : ‘Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne.” (URA) (5)
- Les orphelins dans votre cœur :
Très tôt, toute personne est sensibilisée (inconsciemment) à la cause des orphelins : dans le cadre des contes et des dessins animés comme “Cendrillon”, cette gentille petite fille que sa belle-mère exploite ou Cosette, dans les “Misérables” maltraitée et malheureuse alors qu‘elle est si dévouée... Mais toutes ces histoires ont une fin heureuse et, après tout, ce n’est que de la fiction !
Mais si nous nous penchons davantage sur l’histoire des orphelins, on se rendra compte que bien souvent, la réalité rejoint voire dépasse cette fiction et qu’à l’ère où les fusées sillonnent l’espace, des enfants dorment dehors le ventre vide et les yeux humides de chagrin.
- Les orphelins, notre préoccupation !
Les orphelins sont davantage exposés à la malnutrition et aux retards de croissance que les enfants qui ont leurs parents pour s'occuper d'eux ; ils sont souvent les premiers à être privés d'éducation lorsque leur famille élargie ne peut pas payer des frais de scolarité.
Souvent fragilisés sur le plan affectif et dans une situation économique désespérée, ils risquent davantage d'être agressés sexuellement et de se laisser exploiter, par exemple par la prostitution, pour survivre. Traités pour certains comme des esclaves, pour d’autres comme des objets sexuels, ou encore comme des malades mentaux, comment, au terme de ces horribles parcours, où ils sont privés de dignité et d'identité, détruits jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, ces enfants pourront ils prétendre à un avenir heureux ?
C’est pourquoi il est important de se pencher sérieusement sur leur cas ; des associations vous proposent de contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants en les parrainant, en apportant financièrement de l’aide pour la construction d’orphelinats, d’écoles, de centres d’éducation et de développement, etc...
N’hésitez plus, et plus tôt vous ferez un geste (si minime soit-il), plus tôt un sourire se dessinera sur le visage de ces petits êtres qui ne demandent qu’à être aimés.
Yamina H.
Sources
(1). Children Orphaned By AIDS : Front-line responses from Eastern and Southern Africa, UNICEF et UNAIDS, décembre 1999.
(2) Les Orphelins de Duplessis
(3) Estimations de 1995
(4) L’interprétation du Coran par Ibn Kathir
(5) Riyad as-Salihin (Les jardins des vertueux) de l’Imam Mohieddine Annawawi
Abréviations :
PBSL : Paix et bénédictions d’Allah sur lui
DAS : que Dieu lui (leur) accord sa satisfaction
URA : unanimement reconnu authentique
« Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : ‹Leur faire du bien est la meilleur action›. » (S.2.v.220)
http://www.e-monsite.com/manager/modules?p=blog&onglet=ajout
http://www.islam-medecine.com/article79.html

1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité