"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.
"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.
– A) Il y a le fait de dire clairement à quelqu'un qui agit mal que ce qu'il fait est mal (inkâr) ; ou il y a le fait de ne rien lui dire mais de lui montrer par son comportement qu'il fait un mal.
– C) A l'extrême opposé, il y a le fait de dire à quelqu'un qui agit mal que ce mal qu'il fait est bien.
– B) Enfin, il y a le fait de ne pas dire à quelqu'un qui agit mal que ce qu'il fait est mal ; soit qu'on ne lui dise rien et qu'on se comporte bien avec lui, soit qu'on préfère même le féliciter pour un bien qu'il fait par ailleurs.
La façon C de faire est inadmissible, c'est clair.
Mais qu'en est-il du comportement B ?
De nombreux frères ne distinguent pas ce comportement B du C, et disent : "Si tu ne lui dis mot du mal qu'il fait, cela signifie que tu le cautionnes, car qui ne dit mot consent".
D'autres frères affirment que ce comportement B est de l'hypocrisie (au sens littéral et non i'tiqâdî du terme).
Qu'en est-il réellement ?
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Un récit avec le Prophète (sur lui la paix) :
Un jour un homme demanda la permission d'entrer auprès du Prophète, dans celui de ses appartements où il se trouvait alors. A Aïcha qui était présente, le Prophète dit à propos de l'homme qui voulait entrer : "C'est un mauvais frère de groupe". Il lui donna la permission d'entrer, et, une fois qu'il fut à l'intérieur, le Prophète se montra aimable et courtois à son égard. Une fois qu'il fut reparti, Aïcha fit cette remarque : "Messager de Dieu, tu as dit à son sujet telle et telle chose, puis, quand il est entré, tu t'es montré aimable envers lui ? – Aïcha, m'as-tu déjà vu être grossier ? Un de ceux qui auront la pire place auprès de Dieu le jour de la résurrection sera celui que les hommes auront évité pour se préserver de son tort" (al-Bukhârî 5685 etc., Muslim 2591).
Il y a ici quelques points à relever...
– Si le Prophète a dit de l'homme qui venait qu'il avait tel et tel défaut, c'était parce qu'il est autorisé de médire celui qui fait ouvertement le mal, surtout si on veut mettre en garde les gens à son sujet (Fat'h ul-bârî 10/579).
– Le Prophète n'a pas fait preuve ici de ce qu'il a dénoncé ailleurs sous l'appellation de "double visage" ("dhu-l-wajhayn"). Le "double visage" est celui qui, à certaines personnes, dit une chose, et dit aux autres son exact contraire. Alors qu'il y a par exemple un litige entre deux personnes, à X il dit : "C'est toi qui a raison, lui a tort", et à Y il dit : "C'est toi qui es dans le juste, lui a tort". Or si le Prophète n'a pas dit à l'homme entré chez lui qu'il était quelqu'un de mauvais comportement – comme il l'a affirmé à Aïcha –, il ne lui a pas dit non plus qu'il était quelqu'un de bon comportement ; simplement il ne lui a rien dit de son défaut et a été courtois envers lui (Fat'h ul-bârî 10/558).
– Quand il justifia sa courtoisie à l'égard de l'homme en disant : "Un de ceux qui aura la pire place auprès de Dieu le jour de la résurrection sera celui que les hommes auront évité pour se préserver de son tort", soit le Prophète a voulu parler ici de l'homme en question, voulant dire : "Je ne lui ai rien dit car il fait partie de ceux que les hommes évitent afin de se préserver du tort dont ils sont capables" (Fat'h ul-bârî 10/559) ; soit il a voulu dire : "Je ne peux pas reprocher sans cesse aux gens un défaut qu'ils ont, sinon les hommes m'éviteront ; or un de ceux qui aura la pire place auprès de Dieu le jour de la résurrection sera celui que les hommes auront évité pour se préserver de son tort" (Mirqât ul-mafâtîh 9/144).
– Ce hadîth est une preuve de la licité du fait de ne rien dire à quelqu'un afin de se préserver du tort dont on le sait capable (Fat'h ul-bârî 10/559).
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Plusieurs formes et plusieurs cas :
Al-Qarâfî écrit :
""Mudâhana" signifie : agir (et) parler avec les gens comme ils aiment. C'est en ce sens que se lit le verset coranique : "Ils aimeraient que tu fasses preuve de id'hân avec eux, en sorte qu'ils fassent preuve de id'hân avec toi" [Coran 68/8-9] ; c'est-à-dire : "Ils aimeraient que tu fasses les éloges de leur situation et de l'adoration qu'ils font, en sorte qu'ils disent la même chose à ton propos". Ceci est une mudâhana interdite. De même, toute personne qui fait l'éloge d'un homme pour l'injustice qu'il fait, ou d'un innovateur pour l'innovation qu'il pratique, ou d'un homme pour le faux qu'il commet, (commet) là une mudâhana interdite ("harâm"). Car cela sera le moyen d'augmenter cette injustice et ce faux de la part de cet homme.
Il est rapporté de [Abû-d-Dardâ'] qu'il disait : "Il arrive que nous sourions à des hommes alors que nos cœurs désapprouvent ce qu'ils font" [al-Bukhârî ta'lîqan, kitâb ul-adab, bâb n° 82, al-mudârâh ma'a-n-nâs] ; il parlait là des tyrans et mauvais, dont on se préserve du tort (en) leur souriant et en les remerciant par des propos véridiques ; car tout homme, fût-il parmi les plus mauvais, possède une qualité digne d'éloge ; on peut alors évoquer (devant le tyran) cette qualité qu'il a, avec l'intention de se préserver du tort qu'il fait. C'est là une mudâhana autorisée ("mubâh"). Elle peut même devenir nécessaire ("wâjib") si celui qui y a recours pourra ainsi repousser une injustice ou des actes interdits ne pouvant être repoussés que par un tel propos et que la situation nécessite cela. Et elle peut (également) être recommandée ("mandûb") si elle est conduit à une ou plusieurs choses recommandées.
Elle est, (enfin,) déconseillée ("mak'rûh") si elle provient d'une faiblesse, alors qu'il n'y a aucune nécessité à la faire, mais (qu'elle provient) d'une faiblesse dans le caractère ("khawr fi-t-tab'"), ou si elle conduit à quelque chose de déconseillé.
La mudâhana relève ainsi des cinq caractères légaux. Et la différence entre la mudâhana interdite et la mudâhana qui n'est pas interdite est devenue claire. Il est de notoriété parmi les gens de dire que la mudâhana est systématiquement interdite. Or ce n'est pas le cas, et la vérité est comme ce qui vient d'être relaté" (Al-Furûq, al-farq n° 246).
On voit que d'après les écrits de al-Qarâfî, il y a 3 critères qui entrent en jeu et qui doivent être considérés avant de dire si la mudâhana est permise ou non :
- 1) à quelle forme de mudâhana a-t-on recours ?
- 2) y a-t-il réellement une nécessité à pratiquer la mudâhana ?
- 3) à quoi cette mudâhana va-t-elle conduire ?
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– 1) Quelle forme de mudâhana ?
Le fait de "ne pas dire à un homme qu'il fait le mal" peut revêtir plusieurs formes :
B.a) on lui dit quelque chose ou on fait quelque chose dont on sait pertinemment que cela lui fera croire que l'on pense que l'acte de mal qu'il fait est bien ;
B.b) si on ne lui dit ni fait quelque chose qui le laisserait croire que ce que l'on pense que ce qu'il fait est bien, on ne reste pas non plus à l'écart de lui, mais, au contraire, on le fréquente, on lui parle parfois ; mais on ne lui dit mot du mal qu'il fait ; par contre, on le félicite pour le bien qu'il fait par ailleurs ; en résumé : on observe le silence sur le mal qu'il fait mais on le félicite pour le bien qu'il fait par ailleurs ; relève du même cas de figure le fait d'être présent dans une assemblée où on fait le mal et de ne rien dire ni se lever mais de se contenter de penser en son for intérieur que ce qui est fait est mal (cliquez ici) ;
B.c) si on ne lui dit ni fait quelque chose qui le laisserait croire que l'on pense que ce qu'il fait est bien, on ne reste pas non plus à l'écart de lui : au contraire, on le fréquente, on lui parle parfois ; mais on ne lui dit mot ni du mal qu'il fait, ni du bien qu'il fait par ailleurs : on observe le silence sur tout ce qu'il fait ;
B.d) on ne lui dit pas que ce qu'il fait est mal, on ne le félicite pas, non plus, pour le bien qu'il fait par ailleurs, et, plus encore, on ne le fréquente tout simplement pas.
La forme B.a est systématiquement interdite, sans considération pour les critères 2 et 3 ; c'est ce que al-Qarâfî avait ainsi exprimé : "Toute personne qui fait l'éloge d'un homme pour l'injustice qu'il fait, ou d'un innovateur pour l'innovation qu'il pratique, ou d'un homme pour le faux qu'il commet, (commet) là une mudâhana interdite ("harâm"). Car cela sera le moyen d'augmenter cette injustice et ce faux de la part de cet homme."
De même, certains actes relèvent en soi – et même sans qu'une parole les accompagne – de la mudâhana interdite, sans considération pour les critères 2 et 3. Ainsi, les idolâtres de la Mecque avaient dit au Prophète de toucher leurs idoles et ils cesseraient de s'opposer à lui ; le Prophète ne prit pas la ferme décision de le faire mais évalua leur proposition en disant : "Il ne devrait pas y avoir de problème si je le faisais, Dieu sachant que je ne vénère pas les idoles (Wa mâ 'alayya law fa'altu wallâhu ya'lamu minnî khilâfahû)". Dieu lui en rappela le caractère interdit en révélant alors ceci : "Ils ont failli te détourner de ce que Nous t'avons révélé, dans l'espoir que tu inventes autre chose que ceci, et alors ils t'auraient pris pour ami intime. Si Nous ne t'avions pas raffermi tu aurais failli t'incliner quelque peu vers eux [= vers leur demande]. Dans ce cas Nous t'aurions fait goûter le double (châtiment) de (cette) vie et le double (châtiment) d'(après) la mort, puis tu n'aurais trouvé aucun secoureur contre Nous" [Coran 17/73-75] (cf. Lubâb un-nuqûl, as-Suyûtî, Asbâb un-nuzûl, al-Wâhidî).
Nous parlons ici de se préserver en aval d'un tort dont on sait la personne en question susceptible de le faire, et qui consiste au fait de lancer contre soi une campagne de dénigrement, ou au fait de faire régner contre les musulmans une ambiance où ils seront amenés à se sentir oppressés (je n'ai pas dit : "opprimés"), etc. Le cas de la contrainte par claire menace de mort ou de coups et blessures est différent : cliquez ici pour en savoir plus.
Quant à la forme B.d, elle revient à ne pas dissuader de quelque chose qui est interdit (nah'y 'an il-munkar) ; or dissuader d'un interdit est obligatoire, sauf certains cas (par exemple quand cela sera la cause d'un problème plus grand que celui que l'on veut régler, ou quand on est certain que le rappel n'aura aucun effet). Cliquez ici pour en savoir plus.
C'est en fait seulement à propos des formes B.b et B.c que la question de la mudâhana se pose véritablement ; et ces deux formes peuvent être soit nécessaires, soit recommandées, soit simplement autorisées, soit fortement déconseillées, selon la prise en compte des deux autres critères 2 et 3, comme nous allons le voir…
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– 2) Y a-t-il une nécessité à pratiquer la mudâhana ?
Il faut qu'il y ait conviction (yaqîn) ou forte présomption (zann ghâlib) que, sans le recours à cette mudâhana, il y aura une mafsada (c'est-à-dire un problème qui touche à quelque chose qui est dharûrî ou hâjî) ou bien on tombera dans un acte interdit. Il faut donc d'une part qu'il y ait au moins forte présomption de la mafsada, et d'autre part forte présomption du fait que la mudâhana est le seul recours permettant de l'éviter. C'est ce que al-Qarâfî avait ainsi expliqué : "on peut alors évoquer (devant le tyran) cette qualité qu'il a, avec l'intention de se préserver du tort qu'il fait. C'est là une mudâhana autorisée ("mubâh"). Elle peut même devenir nécessaire ("wâjib") si celui qui y a recours pourra ainsi repousser une injustice ou des actes interdits ne pouvant être repoussés que par un tel propos et que la situation nécessite cela. Et elle peut (également) être recommandée ("mandûb") si elle est conduit à une ou plusieurs choses recommandées."
Par contre, comme nous l'avons vu sous la plume de al-Qarâfî, on ne peut avoir recours à la mudâhana sans qu'il y ait une nécessité reconnue comme telle ("lâ dharûrata tataqâdhâhu"). Comme il l'a écrit, la couardise ("khawr fi-t-tab'") n'est pas une cause valable.
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– 3) Il ne faut pas que le recours à la mudâhana conduise à quelque chose de plus grave que ce qu'il s'agissait d'éviter :
Ce point n'apparaît pas explicitement dans ce que al-Qarâfî a écrit, mais c'est un principe bien connu dans l'application du principe de la ta'ârudh bayna hassanatayn aw sayyi'atayn.
De plus, cela ressort explicitement d'un récit... Un jour les idolâtres de la Mecque proposèrent au Prophète de cesser de dire que leurs divinités ne valent rien, et ils cesseraient alors de s'opposer à lui. Dieu révéla alors : "Ils aimeraient que tu fasses preuve de id'hân avec eux, en sorte qu'ils fassent preuve de id'hân avec toi" (Coran 68/8-9) (cf. Bayân ul-qur'ân). Le Prophète avait, en tant de messager de Dieu, pour mission entre autres choses de rendre la Kaaba (fondée par Abraham et Ismaël pour l'adoration de Dieu) au culte de l'Unique ; à la Mecque et au Hedjaz la pratique du polythéisme ne devait plus être acceptée. Le Prophète ne pouvait donc que dire ouvertement et très franchement à ses compatriotes que les divinités qu'ils adorent ne valent rien et ne peuvent rien. Et c'est pourquoi ses compatriotes étaient autant opposés à sa mission, car il les invitait de la sorte à enlever les idoles de la Kaaba, de même que, ce faisant, à bouleverser l'ordre social qu'ils avaient mis en place. Le Prophète était en butte à une opposition farouche, au point qu'il dut autoriser certains de ses Compagnons à émigrer en Abyssinie. Mais ce verset lui rappela qu'il ne pouvait, au motif de faire cesser cette opposition, cesser de dénoncer la présence d'idoles dans la Kaaba. Il alla jusqu'au bout de sa mission, avec l'émigration à Médine, puis la résistance armée, avec des victoires mais aussi des défaites, enfin la conquête de la Mecque en l'an 8 de l'hégire, l'annonce faite en l'an 9 que les idolâtres ne pourraient dorénavant plus entrer dans le périmètre de la Mosquée Sacrée et du Haram, puis qu'ils ne pourraient plus habiter le Hedjaz (d'après un des avis existant sur le sujet) (cliquez ici pour en savoir plus sur ce point).
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Mudâhana ou mudârâh ?
Al-Qarâfî a écrit, nous l'avons vu plus haut : "La mudâhana relève ainsi des cinq caractères légaux. Et la différence entre la mudâhana interdite et la mudâhana qui n'est pas interdite est devenue claire. Il est de notoriété parmi les gens de dire que la mudâhana est systématiquement interdite. Or ce n'est pas le cas, et la vérité est comme ce qui vient d'être relaté."
Or les gens qui disent que la mudâhana est systématiquement interdite n'ont eux non plus pas tort. En fait leur propos ne contredit nullement celui de al-Qarâfî.
Pour lui, il y a une mudâhana qui est licite et une autre qui est interdite.
Chez eux, le terme "mudâhana" ne désigne que la "mudâhana interdite" ; quant à ce que al-Qarâfî nomme "mudâhana licite", ils ne la nomment pas "mudâhana" mais : "mudârâh". Il n'y a donc pas de divergence d'avis véritable, mais une simple différence de sens de nom ("ikhtilâf lafzî" / "sûrî").
Al-Bukhârî a pour sa part employé ce terme "mudârâh" : c'est ainsi qu'il a nommé le comportement du Prophète vis-à-vis de l'homme dont il avait dit que c'est "un mauvais frère de groupe" et dont nous avons vu le récit plus haut. Il a écrit : "La mudârâh avec les gens" (Sahîh ul-Bukhârî, kitâb ul-adab, bâb n° 82).
Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).
- Les orphelins dans le monde :
Chaque jour, des petits êtres deviennent orphelins : leur papa, leur maman voire les deux décèdent, les laissant derrière eux, livrés à eux-mêmes. Orphelin à cause d’une maladie (fin 1999, la pandémie de SIDA avait rendu orphelins 11,2 millions d'enfants dans le monde) (1), d’une guerre, de la pauvreté ou orphelin suite à des pressions sociales, politiques ou religieuses, leur nombre ne fait que s’accroître.
Des quatre coins du monde, ces enfants sont confiés à une famille proche ou lointaine, ou à des organismes tels que les orphelinats, les crèches, les foyers... Si certains responsables ont su respecter les droits de ces orphelins, d’autres n’hésitent pas à abuser de leur fragilité et à profiter de leur vulnérabilité, leur faisant subir des violences psychologiques et physiques. Certains seront aussi forcés de travailler pour rien, notamment dans des travaux durs comme les fermes. A l’aube de l’année 2002, il est malheureusement illusoire de penser que tous les enfants qui formeront la société de demain assouvissent leurs besoins les plus élémentaires.
Peu ignorent la situation catastrophique des orphelinats en Roumanie où 147 000 enfants sont abandonnés, en plus des enfants livrés à eux-même et qui dorment dans des cages d'escalier, des gares, des conduits du chauffage urbain...
Mais peut être certains ignorent qu’au XIXe siècle au Canada, des enfants orphelins ou abandonnés étaient confiés à des instituts psychiatriques où des traitements réservés alors aux malades mentaux leur étaient infligés : camisoles de force, isolement, électrochocs, médication excessive et inutile, privés d'éducation, sévices physiques et même viols.... (2)
Comment rester insensible en sachant qu’en Éthiopie, un enfant doit assumer le rôle de chef de famille, qu’au Mali, 70 % des enfants survivent jusqu’à l’âge de cinq ans (3), que plus de 90 % des orphelins du SIDA vivent en Afrique subsaharienne, qu’en Zambie, plus de la moitié des enfants sans foyer (qui seraient entre 75 000 et 90 000) sont des orphelins (1)...
- Les orphelins dans le Coran :
Allah, à travers de nombreux versets, incite les personnes à se préoccuper des orphelins, à leur apporter aide et subsistance.
Certains versets sont clairs et n’ont pas besoin d’explications :
Ils t'interrogent : ‹Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?› - Dis : ‹Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait›. (S.2.v.215 )
La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. (S.2.v.177 )
La piété ne consiste pas à tourner la face soit vers l’Orient, soit vers l’Occident s’il n’y en a ni obéissance ni observance des ordres divins. C’est pourquoi Allah les énumère et cite le devoir de donner biens et amour aux orphelins qui, après la mort de leurs parents, ne trouvent ni secours ni aide alors qu’ils sont faibles et mineurs ne pouvant assurer à eux seuls leur subsistance, leurs vêtements et leur demeure.
Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. (S.4 v.10 )
La sourate 4 “An-Nissa” (“Les femmes”) comporte plusieurs sujets, dont la protection des droits des orphelins. Aussi, ceux qui ont la charge des orphelins ont la responsabilité de préserver leurs biens et de leur conserver jusqu’à leur majorité. Par contre, ceux qui s’en approprieraient connaîtront un châtiment sévère.
Ainsi, Abou Barza a rapporté que l’Envoyé de Dieu (pbsl) a dit : “Au jour de la Résurrection, des hommes seront ressuscités de leurs tombeaux et un feu jaillira de leurs bouches. ” On lui demandera : “Quels sont -ils, Ô Envoyé d’Allah ?” Il répondit : “Ne voyez-vous pas que Dieu a dit : “Ceux qui gaspillent injustement les biens de l’orphelin” ?
Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, (S.4.v.36 )
On peut aussi considérer l’importance de la nécessité d’être bon envers les orphelins, qui sont nommés, dans de nombreux versets, juste après les proches.
Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. (S.93 v.9 )
Recommandation est faite de ne pas brimer l’orphelin, de ne pas l’humilier et d’être bienveillant à son égard au point d’établir envers l’orphelin une même relation qu’un père clément et affectueux envers son enfant.(4)
- Les orphelins dans la Sunna :
Selon Sahl Ibn Sa’d (DAS), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : “Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)”. (Boukhari)
Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (pbsl) a dit : “Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu” . Je crois même qu’il a ajouté : “....Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture”. (URA)
Abuddarda’ (DAS) a dit : “J’ai entendu dire le Messager de Dieu (pbsl) : “Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par égard pour vos faibles”. (Abou Dawud)
Asma (DAS), fille de Abu Bakr (DAS) rapporte : “Le Messager de Dieu (pbsl) m’a dit : ‘Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne.” (URA) (5)
- Les orphelins dans votre cœur :
Très tôt, toute personne est sensibilisée (inconsciemment) à la cause des orphelins : dans le cadre des contes et des dessins animés comme “Cendrillon”, cette gentille petite fille que sa belle-mère exploite ou Cosette, dans les “Misérables” maltraitée et malheureuse alors qu‘elle est si dévouée... Mais toutes ces histoires ont une fin heureuse et, après tout, ce n’est que de la fiction !
Mais si nous nous penchons davantage sur l’histoire des orphelins, on se rendra compte que bien souvent, la réalité rejoint voire dépasse cette fiction et qu’à l’ère où les fusées sillonnent l’espace, des enfants dorment dehors le ventre vide et les yeux humides de chagrin.
- Les orphelins, notre préoccupation !
Les orphelins sont davantage exposés à la malnutrition et aux retards de croissance que les enfants qui ont leurs parents pour s'occuper d'eux ; ils sont souvent les premiers à être privés d'éducation lorsque leur famille élargie ne peut pas payer des frais de scolarité.
Souvent fragilisés sur le plan affectif et dans une situation économique désespérée, ils risquent davantage d'être agressés sexuellement et de se laisser exploiter, par exemple par la prostitution, pour survivre. Traités pour certains comme des esclaves, pour d’autres comme des objets sexuels, ou encore comme des malades mentaux, comment, au terme de ces horribles parcours, où ils sont privés de dignité et d'identité, détruits jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, ces enfants pourront ils prétendre à un avenir heureux ?
C’est pourquoi il est important de se pencher sérieusement sur leur cas ; des associations vous proposent de contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants en les parrainant, en apportant financièrement de l’aide pour la construction d’orphelinats, d’écoles, de centres d’éducation et de développement, etc...
N’hésitez plus, et plus tôt vous ferez un geste (si minime soit-il), plus tôt un sourire se dessinera sur le visage de ces petits êtres qui ne demandent qu’à être aimés.
Yamina H.
Sources
(1). Children Orphaned By AIDS : Front-line responses from Eastern and Southern Africa, UNICEF et UNAIDS, décembre 1999.
(2) Les Orphelins de Duplessis
(3) Estimations de 1995
(4) L’interprétation du Coran par Ibn Kathir
(5) Riyad as-Salihin (Les jardins des vertueux) de l’Imam Mohieddine Annawawi
Abréviations :
PBSL : Paix et bénédictions d’Allah sur lui
DAS : que Dieu lui (leur) accord sa satisfaction
URA : unanimement reconnu authentique
« Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : ‹Leur faire du bien est la meilleur action›. » (S.2.v.220)
- Les orphelins dans le Coran :
Allah, à travers de nombreux versets, incite les personnes à se préoccuper des orphelins, à leur apporter aide et subsistance.
Certains versets sont clairs et n’ont pas besoin d’explications :
Ils t'interrogent : ‹Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?› - Dis : ‹Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait›. (S.2.v.215 )
La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. (S.2.v.177 )
La piété ne consiste pas à tourner la face soit vers l’Orient, soit vers l’Occident s’il n’y en a ni obéissance ni observance des ordres divins. C’est pourquoi Allah les énumère et cite le devoir de donner biens et amour aux orphelins qui, après la mort de leurs parents, ne trouvent ni secours ni aide alors qu’ils sont faibles et mineurs ne pouvant assurer à eux seuls leur subsistance, leurs vêtements et leur demeure.
Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. (S.4 v.10 )
La sourate 4 “An-Nissa” (“Les femmes”) comporte plusieurs sujets, dont la protection des droits des orphelins. Aussi, ceux qui ont la charge des orphelins ont la responsabilité de préserver leurs biens et de leur conserver jusqu’à leur majorité. Par contre, ceux qui s’en approprieraient connaîtront un châtiment sévère.
Ainsi, Abou Barza a rapporté que l’Envoyé de Dieu (pbsl) a dit : “Au jour de la Résurrection, des hommes seront ressuscités de leurs tombeaux et un feu jaillira de leurs bouches. ” On lui demandera : “Quels sont -ils, Ô Envoyé d’Allah ?” Il répondit : “Ne voyez-vous pas que Dieu a dit : “Ceux qui gaspillent injustement les biens de l’orphelin” ?
Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, (S.4.v.36 )
On peut aussi considérer l’importance de la nécessité d’être bon envers les orphelins, qui sont nommés, dans de nombreux versets, juste après les proches.
Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. (S.93 v.9 )
Recommandation est faite de ne pas brimer l’orphelin, de ne pas l’humilier et d’être bienveillant à son égard au point d’établir envers l’orphelin une même relation qu’un père clément et affectueux envers son enfant.(4)
- Les orphelins dans la Sunna :
Selon Sahl Ibn Sa’d (DAS), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : “Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)”. (Boukhari)
Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (pbsl) a dit : “Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu” . Je crois même qu’il a ajouté : “....Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture”. (URA)
Abuddarda’ (DAS) a dit : “J’ai entendu dire le Messager de Dieu (pbsl) : “Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par égard pour vos faibles”. (Abou Dawud)
Asma (DAS), fille de Abu Bakr (DAS) rapporte : “Le Messager de Dieu (pbsl) m’a dit : ‘Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne.” (URA) (5)
- Les orphelins dans votre cœur :
Très tôt, toute personne est sensibilisée (inconsciemment) à la cause des orphelins : dans le cadre des contes et des dessins animés comme “Cendrillon”, cette gentille petite fille que sa belle-mère exploite ou Cosette, dans les “Misérables” maltraitée et malheureuse alors qu‘elle est si dévouée... Mais toutes ces histoires ont une fin heureuse et, après tout, ce n’est que de la fiction !
Mais si nous nous penchons davantage sur l’histoire des orphelins, on se rendra compte que bien souvent, la réalité rejoint voire dépasse cette fiction et qu’à l’ère où les fusées sillonnent l’espace, des enfants dorment dehors le ventre vide et les yeux humides de chagrin.
- Les orphelins, notre préoccupation !
Les orphelins sont davantage exposés à la malnutrition et aux retards de croissance que les enfants qui ont leurs parents pour s'occuper d'eux ; ils sont souvent les premiers à être privés d'éducation lorsque leur famille élargie ne peut pas payer des frais de scolarité.
Souvent fragilisés sur le plan affectif et dans une situation économique désespérée, ils risquent davantage d'être agressés sexuellement et de se laisser exploiter, par exemple par la prostitution, pour survivre. Traités pour certains comme des esclaves, pour d’autres comme des objets sexuels, ou encore comme des malades mentaux, comment, au terme de ces horribles parcours, où ils sont privés de dignité et d'identité, détruits jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, ces enfants pourront ils prétendre à un avenir heureux ?
C’est pourquoi il est important de se pencher sérieusement sur leur cas ; des associations vous proposent de contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants en les parrainant, en apportant financièrement de l’aide pour la construction d’orphelinats, d’écoles, de centres d’éducation et de développement, etc...
N’hésitez plus, et plus tôt vous ferez un geste (si minime soit-il), plus tôt un sourire se dessinera sur le visage de ces petits êtres qui ne demandent qu’à être aimés.
Yamina H.
Sources
(1). Children Orphaned By AIDS : Front-line responses from Eastern and Southern Africa, UNICEF et UNAIDS, décembre 1999.
(2) Les Orphelins de Duplessis
(3) Estimations de 1995
(4) L’interprétation du Coran par Ibn Kathir
(5) Riyad as-Salihin (Les jardins des vertueux) de l’Imam Mohieddine Annawawi
Abréviations :
PBSL : Paix et bénédictions d’Allah sur lui
DAS : que Dieu lui (leur) accord sa satisfaction
URA : unanimement reconnu authentique
« Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : ‹Leur faire du bien est la meilleur action›. » (S.2.v.220)
http://www.e-monsite.com/manager/modules?p=blog&onglet=ajout
http://www.islam-medecine.com/article79.html
Il n’est pas licite pour un musulman de fainéanter et de ne pas chercher à gagner son pain, que la raison de cette oisiveté soit de se consacrer à l’adoration, ou au nom de la confiance en Dieu, car il ne pleut ni de l’or ni de l’argent.
Il ne lui est pas licite non plus de compter sur la charité alors qu’il a la capacité physique de travailler pour subvenir à ses besoins, aux besoins de sa famille et de tous ceux qui sont à sa charge. A ce sujet, le Prophète de l’islam - paix et bénédictions sur lui - dit : "L’aumône n’est pas permise au profit du riche, ni du bien portant."
L’une des choses auxquelles le Prophète - paix et bénédictions sur lui - s’est fermement opposé et qu’il a interdites au musulman est le recours à la charité, recours qui entame la dignité et l’honneur, en dehors de toute nécessité qui pousserait l’individu à tendre la main. Il dit - paix et bénédictions sur lui : "Celui qui tend la main sans être dans le besoin est comme celui qui empoigne des braises." Il dit aussi : "Celui qui tend la main pour s’enrichir hérite d’une balafre au visage le Jour de la Résurection et mange des braises de la Géhenne. Libre à chacun de se servir peu ou prou." Il dit également : "Nul n’aura de cesse de tendre la main jusqu’à ce qu’il comparaisse devant Dieu sans la moindre chair au visage."
Par ces terribles menaces, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - vise à sauvegarder la dignité du musulman et à lui inculquer la continence, le fait de compter sur soi-même et d’éviter la mendicité.
De plus, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - réprouve le mépris que certains manifestent envers certains travaux et métiers. Ainsi enseigne-t-il à ses compagnons que la dignité réside dans le travail quel qu’il soit et que le déshonneur et la perte de la face consiste à quémander l’assistance d’autrui : "Mieux vaut pour l’un d’entre vous de prendre une corde et de ramasser une cordée de bois qu’il transportera sur son dos, puis qu’il vendra, de sorte que Dieu lui épargne le déshonneur de tendre la main à untel, qui lui fera l’aumône ou la lui refusera."
Le musulman peut donc gagner sa vie dans l’agriculture, le commerce, l’industrie ou en tant qu’artisan ou fonctionnaire tant que cela n’est pas fondé sur une activité illicite, ou que cela contribue ou soit associé à l’illicite. Le musulman peut exercer une fonction, que cela soit pour le compte du gouvernement, pour le compte d’un organisme, ou pour un particulier, tant qu’il est capable d’honorer les responsabilités de son travail et de s’acquitter des devoirs qui sont les siens. Il n’est pas permis pour un musulman de postuler pour un travail dont il n’est pas digne, notamment dans les postes administratifs et judiciaires.
Abû Hurayrah - que Dieu l’agrée - rapporta que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : "Malheur aux princes, malheur aux chefs, malheur aux trésoriers. Il est des gens qui, le Jour de la Résurrection, souhaiteront être suspendus aux étoiles par les cheveux, entre les cieux et la terre, plutôt que d’avoir pris une responsabilité dont ils n’étaient pas dignes." Abû Dharr rapporte : "Je demandai au Messager de Dieu : ’Pourquoi ne m’attribues-tu pas une fonction ?’ Il me tapa l’épaule et me dit : ’Abû Dharr, tu es faible, et il s’agit d’un dépôt. Y faillir vaut la honte et les regrets le Jour de la Résurrection, sauf à celui qui est digne de s’en charger et qui s’acquitte des devoirs qui lui incombent.’" Il dit également - paix et bénédictions sur lui : "Les juges sont de trois types : un type ira au paradis alors que les deux autres iront en enfer. Ceux qui connaissaient la justice et qui ont jugé conformément à elle, ceux-là iront au paradis. Ceux qui connaissaient la justice mais la bafouaient, ceux-là iront en enfer. Et ceux qui jugeaient entre les gens tout en étant ignorants, ceux-là iront en enfer."
Mieux vaut donc pour le musulman de ne pas convoiter les grandes fonctions, ni de courir derrière elles, quand bien même il en serait digne car ceux qui divinisent les postes en deviennent les esclaves, et ceux qui consacrent toute leur attention aux apparences de ce monde seront privés du soutien du ciel.
`Abd Ar-Rahmân Ibn Samurah rapporta que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - lui dit : "`Abd Ar-Rahmân, ne demande pas le principat car, si tu l’obtiens sans demande de ta part, tu seras aidé dans ta tâche, mais si tu l’obtiens suite à ta demande, tu seras livré à toi-même face à ta responsabilité."
Anas - que Dieu l’agrée - dit : "Celui qui demande le poste de juge et fait appel à des intercesseurs pour l’obtenir, y sera livré à lui-même. Mais celui qui endosse cette responsabilité malgré lui, Dieu lui enverra un ange pour l’assister dans ses décisions." Ceci vaut tant qu’on ignore que personne d’autre n’est compétent pour cette responsabilité et que l’intérêt général et la bonne marche des affaires pâtiraient si l’on ne se proposait pas. Aussi le Coran nous relate-t-il dans le récit de Joseph le véridique que ce dernier dit au roi : "Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et fin connaisseur." [1]
L’autorisation susmentionnée d’occuper une fonction vaut à condition que son exercice ne nuise pas aux musulmans. Par exemple, il n’est pas permis à un musulman de travailler en tant qu’officier ou soldat dans une armée qui combat les musulmans. Il ne lui est pas licite non plus de travailler dans une entreprise ou une usine d’armement partie prenante dans une guerre contre les musulmans. Il ne lui est pas permis de travailler dans un organisme ennemi de l’islam et qui combat les musulmans.
De même, tout métier aidant à l’injustice ou à l’illicite est illicite, à l’instar des métiers liés à l’usure, les débits d’alcool, les casinos et les lieux de débauche. Que l’on ne commette pas soi-même l’illicite n’est pas une excuse car, comme nous l’avons précisé précédemment, aider à l’accomplissement du péché est un péché. C’est pourquoi le Prophète - paix et bénédictions sur lui - maudit-il le scribe et les deux témoins d’une transaction usurière, tout comme il maudit celui qui empoche l’usure. Il maudit également celui qui presse le vin et celui qui le sert, au même titre que celui qui le boit.
Tout ceci vaut, bien entendu, en l’absence de nécessité impérieuse obligeant le musulman à gagner son pain dans ce genre de métiers. Si nécessité il y a, on en tient compte à sa juste mesure tout en détestant le métier en question et en cherchant en permanence un autre métier afin que Dieu lui facilite un gain licite, loin de tout péché.
Par ailleurs, le musulman se doit de s’écarter des choses douteuses susceptibles de fragiliser sa religion et d’affaiblir sa certitude, quand bien même il en tirerait une grande fortune. Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : "Abandonne ce qui te trouble au profit de ce qui apaise ton coeur." Il dit également : "Le serviteur n’atteint le rang des vertueux que lorsqu’il délaisse une part des choses bénignes par crainte de tomber dans les choses malignes."
http://www.islamophile.org/spip/Le-statut-du-travail-et-ses-regles.html
Le terme "La Sécurité Sociale", dans le sens moderne, signifie, les programmes et les projets communiqués par la loi, afin d'assurer la sécurité économique et le bien-être social de l'individu et de sa famille. Les systèmes de sécurité sociale varient de pays en pays, d'époque en époque, de nation en nation et de système économique en système économique, mais, en général, ils assurent le bien-être des vieillards, des veuves, des orphelins, des handicapés, des chômeurs, et incluent aussi une certaine provision pour les soins médicaux. Les principaux moyens de procurer les avantages sus-mentionnés de la sécurité sociale sont: l'assurance sociale, l'assistance pubique et le service public. Il est devenu le but de chaque Etat moderne de maintenir un système solide de sécurité sociale pour son peuple.
Le terme "sécurité sociale" tira son orîgine des Etats Unis dans la première moitié du 20ème siècle, mais son histoire et ses besoins sont aussi vieux que celles de l'homme. Le but d'établir un bon système de sécurité sociale a toujours reçu une grande attention de la part de l'individu et de la communauté. Plusieurs tentatives ont été faites afin d'atteindre ce but tant désiré, mais elles ont été toutes, soit des échecs en entier, ou ont été des réussites partielles, mais nul n'a pu trouver une solution équitable et balancée pour ce besoin étendu. Ces tentatives étaient orientées à la fois religieusement et temporellement. Les tentatives religieuses étaient faites par l'Hindoutisme, le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam. Mais toutes ces tentatives, à l'exception de celle de l'Islam, n'ont pu développer un système efficace pour la sécurité sociale. C'est seulement l'Islam qui a en sa possession un système équitable et balancé de sécurité sociale.
De l'autre côté, il y a des systèmes de sécurité sociale, qui sont allés d'un bout à l'autre et ont perdu leur équilibre. Soit que ces systèmes sont allés trop loin en protégeant les droits de l'individu et ont ignoré complètement le bien total de la société, soit ils ont détruit totalentent les droits des individus à l'égard de la société.
Voyons maintenant les systèmes de sécurité sociale dans ces deux systèmes économiques: le système capitaliste et le système socialiste.
LE SYSTEME CAPITALISTE
Dans le système capitaliste la sécurité sociale est maintenue par l'Etat et le rôle de la société, à cet égard, est limité à seulement, se grouper en des organisations. Le foyer, la famille, les parents, et les voisins, qui sont Les fondements principaux d'un système victorieux et naturel d'une sécurité sociale, ont été relégués au second plan. Les principes fondamentaux sur lesquelles le capitalisme est fondé ne préparent pas la société pour cette noble cause, mais ils créent plutôt un mauvais penchant dans la société. Ces principes sont: une compétition libre et sans contrainte, la liberté dans les affaires, et la liberté de dépenser; tous basés sur les intérêts et sur les motifs des bénéfices excessifs, et alors cette situation crée une distribution inéquitable de la richesse et divise la société en des "possesseurs" et en des "non possesseurs".
Sous le système capitaliste seul un système de la sécurités sociale opéré par l'Etat peut fonctionner. Ainsi l'Etat fait les arrangements nécessaires pour la securité sociale de son peuple. Les systèmes de sécurités sociale en opération dans quelques uns de ces Etats capitalistes (c a d les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, etc.) se composent de la pension de vieillesse, l'assurance des handicapés, l'assurance des chômeurs, l'assistance publique, les services de la santé et du bien-être, la compensation des travailleurs, l'assurance sociale pour les groupes sociaux, l'assurance de la santé (le soin médical), et les autres indemnités, telles que les bénéfices pour le chômage, les bénéfices maternels, la pension de la veuve, la pension de retraite, etc.
LE SYSTEME SOCIALISTE
Sous l'ordre socialiste-communiste, la sécurité sociale est la responsabilité de l'Etat, et aucun effort individuel ou privé, à cet effet, n'est permis. Tous les citoyens sont considérés comme les serviteurs de l'Etat qui vont à la rencontre de leurs nécessités dans la vie. La sécurité sociale dans une économie socialiste, peut être résumée ainsi:
- Chaque citoyen de l'Etat est pourvu de ses nécessités de base de la vie, c.à.d., deux repas par jour, quelques vêtements, un abri, et les traitements médicaux. En retour, on demande à chaque individu de travailler pour ses mérites et ses expériences.
- Chaque individu ayant un esprit sain et un corps solide, est employé (mais quoi qu'il fasse, il le fait pour l'Etat) et les invalides (s'ils sont permis d'avoir une existence), sont pris en charge par l'Etat.
Mais ce système est très coûteux pour l'individu qui a fait le sacrifice de sa liberté, de sa pensée, de sa voix et de son association et a renoncé à son droit légal de propriété à l'égard de cette modeste sorte d'assurance sociale. Ce système de sécurité sociale n'est pas naturel pour l'homme parce qu'il est une négation complète de son objectif et de sa personnalité. Il est privé de sa liberté d'agir et de penser; il est un esclave qui est entraîné par force vers un système dictatorial. Il doit accepter cette forme de sécurité sociale, qu'il l'aime ou non, et doit travailler pour la communauté. Il est une machine qui est huilée pour travailler.
Ce système de sécurité sociale est entrepris surtout pour l'accomplissement des objectifs économiques de l'Etat au lieu de l'assurance sociale. En outre, ce système de sécurité sociale tranche les racines mêmes du système familial dans son ensemble qui est d'ailleurs en lui-même une organisation paisible et heureuse de sécurité sociale dans le secteur privé. Les bonnes relations parmi les différents membres de la même famille sont détruites. Chaque membre d'une telle famille se sent isolé, et éventuellement pense que chaque autre membre de la famille est un espion du gouvernement.
LE SYSTEME ISLAMIQUE
Le système de la sécurité sociale envisagé par l'islam comporte deux secteurs: (i) Le secteur privé et (ii) le secteur gouvernemental.
Le Secteur Privé: Ce secteur est dirigé par la société musulmane sans l'aide de l'Etat islamique. Ses institutions et ses membres travaillent eux-mêmes car l'islam les obligent légalement et moralement à le faire; et l'Etat islamique intervient seulement quand il est nécessaire. Ce secteur est comparativement plus important parce qu'il constitue l'infrastructure de la sécurité sociale, proposée par l'islam.
Les institutions principales de ce secteur sont: le foyer, la famille, le voisinage, la tutelle, I'administration, la défense de l'exécution etc. L'islam a prescrit plusieurs mesures pour le maintien, de ce secteur comme la loi sur l'héritage, la tutelle, les parents, I'expiation en terme de monnaie, de testament, le sadaqat-Ul-Fitr, etc. Et les mesures qui sont interdites sont: I'interdiction des intérêts, la concentration de la richesse, l'accumulation et le marché noir, etc; tandis que les mesures facultatives sont: "Sadaqatul alNaflia" (la charité facultative), les dettes sans intérêts, la donation, les prêts, les obligations civiques, etc.
Le système islamique de la sécurité sociale pour le secteur privé est bâti sur les citations suivantes du Glorieux Qur'an et sur les traditions qui nous donnent une perspective profonde de l'esprit du système islamique sur l'assurance sociale.
"Vous devez user de bonté envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, le client qui est votre allié et celui qui vous est étranger." (4: 36)
Selon Abu Saeed Khudri, le Saint Prophète (pssl) dit, un jour: "Celui, dont les moyens et les ressources sont plus que ses besoins essentiels, doit donner l'excès aux pauvres". Le narrateur dit que le Saint Prophète (pssl), faisait mention de tant de choses, dont la possession, après avoir satisfait les besoins essentiels n'étaît pas permise et tous, ceux présents, sentirent que personne n'avait le droit d'avoir un surplus en quelque matière que ce soit.
Le Calife Umar (RA), durant la dernière année de son Califat avait dît que s'il avait connu auparavant ce qu'il savait maintenant, il aurait distribué immédiatement le surplus de la richesse des riches aux pauvres et aux nécessiteux.
Le Calife Ali (RA) a dit: "Allah a imposé une obligation sur les riches de servir les besoins des pauvres. Si malgré cette obligation les personnes pauvres continuent à être mal nourries et mal vêtues, ou vivent dans une détresse économique, ce sera seulement parce que les riches n'accomplissent pas le devoir qui leur fut dicté par Allah. Conséquemment, Allah les questionnera le Jour du Jugement et les donnera la punition appropriée.
Le Secteur Gouvernemental: L'Etat islamique est responsable de la provision d'un salaire de subsistance ou d'un secours quelconque à chaque individu, qu'il soit musulman ou non-musulman. A ce propos, il s'engage dans une double responsabilité.
Premièrement, il aura à réformer le secteur privé de la sécurité sociale (qui est sous la responsabilité de la société musulmane) et deuxièmement, il fera quelques arrangements nécessaires dans son propre secteur, se chargera de quelques institutions particulières et introduira une législation dynamique et spéciale, en se basant sur la Shariah, pour la sécurité sociale de ses citoyens.
Pour le déroulement sain du système islamique de la sécurité sociale dans le secteur privé, l'Etat Islamique ne peut et ne pourra permettre que les activités économiques suivent leurs propres cours, indifférentes aux valeurs morales, permettant ainsi à la vie économique d'aller à l'encontre des intérêts communs de la société. Afin d'assurer la justice sociale à travers une distribition équitable et profitable de la richesse, l'Etat islamique allouera les fonctions suivantes au secteur privé:
* L'exécution des lois islamiques sur le personnel.
* L'exécution de la loi islamique sur le Travail.
* La prohibition des moyens illicites de I'acquisition et de l'accumulation de la richesse.
* Une limitation du bien privé.
* La prohibition de l'usure et de la spéculation dans le commerce
* La prohibition d'une vie fastueuse et luxueuse.
* L'éradication de la mendicité comme profession, etc.
L'Etat islamique est susceptibIe de répondre à AIlah de la sécurite sociale des citoyens indépendamment de leur classe ou de Ieur croyance. Il a la responsabilite de leur fournir les nécessités de base de la vie afin de leur permettre de mener un vie complètement paisible. Le Saint Prophete (pssl) a parlé de la responsabilite de I'Etat à cet égard en ces mots:
"chacun d'entre vous est responsable (de certaines personnes ou certaines choses), et il sera questionné sur sa responsabilité, ainsi l'Ameer (le Chef de l'Etat) est responsable de (la sécurité sociale de) son peuple et il en est responsable (devant Allah, le Jour du Jugement); le père est responsable du maintien et de l'entraînement moral de ses enfants et de sa femme et il sera questionné sur cette responsabilité."
LA RESPONSABILITE DE L'ETAT
Cette tradition montre que la responsabilité de l'Etat en ce qui concerne la sécurité sociale de ses citoyens est égale à la responsabilité exercée par un père sur ses enfants. Comme le père est moralement et légalement responsable du bien-être et du maintien de sa famille, l'Etat est responsable également de ses citoyens. Si un Etat n'accomplit pas son devoir à cet égard, et si le niveau de vie tombe au-dessous du minimum et que "la dignité de l'homme" est en danger, dans ce cas précis on ne peut pas parler de cet Etat comme un "Etat Islamique".
L'Etat islamique est enjoint à accomplir les devoirs suivants pour assurer la sécurité sociale à l'égard de ses habitants:
* Il ne doit pas laisser accentuer un fossé entre les riches et les pauvres au dela des limites naturelles; et s'il en est ainsi, I'Etat doit prendre des mesures nécessaires pour la resserrer à des limites équitables et naturelles; parce que dans un Etat islamique le luxe et la privation des nécessités de base de la vie ne peuvent marcher main dans la main. Il ne tolérera jamais l'écoulement d'un excès de biens dans les poches de quelques gens, de manière à engendrer une pauvreté étendue.
* Il utilisera toutes les ressources économiques dans sa juridiction, fournissant ainsi à tous ses habitants des occasions adéquates pour gagner leur vie.
* Il ne permettra à aucun individu d'occuper et d'exploiter les ressources économiques primaires, et empêcher aux autres de jouir des nécessités de la vie. Dans sa juridiction, chaque citoyen ayant un esprit sain et un corps solide aura I'occasion de gagner sa vie on utilisant toutes les ressources de production. Tous les gens sont égaux à l'égard des nécessités de base de la vie, ainsi, tous ont le même droit de bénéficier des moyens primaires de production.
Ainsi, l'Etat islamique assurera les nécessités de base à tous ses habitants. L'Etat islamique accordera à chaque citoyen les droits constitutitionnels suivants:
(1) Aussi Iongtemps qu'une personne est physiquement et mentalement prête à travailler, on doit lui offrir un métier selon ses capacités et ses besoins. L'obligation de l'Etat à trouver du travail pour chacune de ces personnes est accentuée par la tradition suivante:
Un homme vint trouver le Saint Prophète (pssl), et lui demanda de lui trouver quelque chose qui pourrait le soutenir et lui faire vivre. Le Prophète (pssl), lui donna une corde et une hache, et lui conseilla d'aller dans la forêt où il y avait du bois, et lui demanda de vendre ce bois, ainsi l'argent qu'il gagnerait quand il vendrait ce bois, lui procurait certainement son pain. Il demanda aussi à l'homme de venir rapporter ses progrès."
Cette tradition rapporte les principaux faits suivants:
(a) Comme un chef d'Etat, le Prophète (pssl) assuma la responsabilité de trouver du travail pour tous les citoyens dans les circonstances qui prévalaient. (b) Le Prophète (pssl) mit l'emphase sur son sens de responsabilité quand il conseilla à l'homme de venir rapporter ses progrès.
(2) Pour le travail dont il est chargé, la personne doit tout d'abord être entraîné
(3) En cas de maladie, l'Etat sera responsable de son traitement médical.
(4) Si quelqu'un est handicapé et peut pas gagner sa vie, ou si une femme devient veuve, ou si des enfants deviennent des orphelins, ou si quelqu'un reste sans emploi en raison d'un chômage, dans tous ces cas I'Etat est responsable de se charger de tous leurs besoins.
Ce système de sécurité sociale était en fonction durant la période de Saint Prophète (pssl), et les Califes qui suivaient la ligne convenable pendant les premières années de l'Islam. Un recensement attentif fut introduit, chaque personne ayant fait une entrée afin de faciliter le travail et assurer que chacun était pourvu des moyens pour les nécessités de la vie. Même les écrivains européens admettent que le Calife Umar (qu'Allah soit content de lui) était le premier chef qui maintenait des registres qui montraient le nombre et les besoins des gens, permettant, ainsi, à l'Etat d'acquitter de ses devoirs envers le public efficacement.
LES NOUVELLES INSTITUTIONS
Afin que l'Etat islamique accomplisse sa responsabilité, pour une assurance sociale, il établira un ministère équipé pour la sécurité sociale. La fonction de ce ministère sera la collection de la Zakate et les autres taxes islamiques, et de leurs déboursements à leurs bénéficiaires, et aussi d'ériger des institutions pour la sécurité sociale, par exemple: des centres d'entraînement pour élever les enfants, des maisons pour les invalides, des maisons de convives, des orphelinats, des dispensaires gratuits, des déboursements aux clergés et des centres pour les aides financières etc.
Le ministère ouvrira ses bureaux dans le centre, dans les provinces et dans les districts où les riches seront conseillés de déposer leur Zakate et les autres taxes pour la sécurité sociale durant un mois spécifique; pour la collection du Ushr' (la dîme) et les taxes de la sécurité sociale, la méthode annuelle peut être adoptée.
En ce qui concerne l'administration de ce ministère, la personne qui serait en charge doit être un expert de la loi islamique et doit posséder une connaisance pratique sur le bien-être social, le service social et les plans et les procédures de la sécurité sociale. Les officiers exécutifs de ce ministère doivent avoir une connaisance solide sur le modèle islamique des finances publiques et doivent être sélectionnés à travers la commission pour le service public, dont les membres doivent aussi être des experts dans les domaines de la jurisprudence, de l'économie et de l'administration publique islamique.
LE FONDS DE LA SECURITE SOCIALE
Ce ministère établira un "Fonds pour la Sécurité Sociale". Une institution financière, ouvrira ses bureaux dans tous les quartiers généraux de chaque grande cité. Ces bureaux recevront des taxes de la sécurité sociale, et des donations, etc.
Ce fonds maintiendra le registre des revenus et des dépenses annuelles. Dans chaque bureau établi pour ce fonds de sécurité sociale il y aura un registre séparé pour les revenus de chaque revenu différent (par exemple I'Ushr) et sa distribution; et les revenus ainsi collectés sont ventilés selon les dépenses prescrite par l'Islam.
LES DONNEURS DE CE FONDS
Les source de ce fonds seront:
(1) Waqf.
(2) Zakate (le droit des pauvres)
(3) Ushr (la dîme).
(4) Khurns (1/5).
(5) Les Mines
(6) Les trésors.
(7) Les propriétés des défunts.
(8) Dharaeb (les taxes d'urgences).
Les assujettis ou donateurs apporteront de grosses sommes d'argent qui serviront, non seulement, à faire face aux nécessités principales des pauvres, mais qui seront aussi pour eux l'assurance d'une existence raisonnable.
CONCLUSION
(I) Le système islamique pour la sécurité sociale est en accord avec la nature de l'homme tandis que ceux du communisme et du capitalisme sont dénaturés.
(2) Il place ses fondements sur la liberté l'égalité de l'homme, la fraternité, l'amitié et la justice, tandis que le capitalisme divise la société en "possesseurs" et en "non-possesseurs" et le communisme essaye de placer chaque individu dans un moule.
(3) Il n'exerce aucune pression, menace, ni aucune contrainte, mais il convainc I'homme que ces principes assurent le bonheur dans ce monde et la bénédiction d'AIlah dans l'Au-delà, tandis que le système de sécurité sociale du communisme supprime tout d'abord l'individu et ensuite le place dans une mosaique totalitaire; et le capitaliste se pervertit dans un ultra-libéralisme.
(4) La spécialité du système islamique de la sécurite sociale prend en compte des facteurs importants de l'existence, accompagnés d'une paix complète de l'esprit et la sensation de sécurité. C'est une conception que les systèmes de sécurité sociale modernes ne pourront jamais atteindre. Le Glorieux Qur'an nous parle de cette réalité en ces mots suivants:
"Qu'ils adorent le seigneur de cette Maison; Il les a nourris; Il les a préservés de la famine; Il les a délivrés de la peur."
(106: 3-4)
Cette noble fin, dans le système islamique pour la sécurité sociale, est atteinte par l'Etat islamique.
Pour résumer, nous pouvons dire et ceci sans nul doute, que les systèmes de sécurité sociale de ces deux blocs majeurs, c.à.d., le capitalisme et le communisme, ont quelques effets positifs en ce qui concerne le côté matérialiste de la vie; mais ils ont complètement échoué spirituellement, la facette la plus importante de la vie: tandis que le système islamique pour la sécurité sociale assure un équilibre sur ce plan. C'est un système réalisable qui peut tirer l'humanité du gâchis présent. Le monde, réalisera, tôt ou tard, la valeur de ce système de sécurité sociale et l'adoptera même s'il n'embrassera pas l'islam formellement.
PATEL I.
Nous savons que tous les jours du ramadan sont une bénédiction et souhaitons ne rien en manquer en termes de jeûne et de prière. À cette fin, serions-nous autorisées à prendre une pilule permettant de retarder les règles, vu que cela ne semble pas avoir de conséquences néfastes sur la santé ?
Les musulmans considèrent de manière unanime que la femme musulmane ayant ses règles est dispensée de jeûne pendant le mois de ramadan, à charge pour elle de rattraper les jours manqués ultérieurement. Il s’agit d’un allègement et d’une miséricorde envers la femme car les menstrues entraînent une fatigue physique et nerveuse. C’est pourquoi la femme ayant ses règles a l’obligation — on ne lui laisse pas le choix — de rompre le jeûne. Si malgré tout elle jeûnait, son jeûne n’est pas accepté et ne la décharge de son obligation. Elle devra compenser le jeûne correspondant à ses jours de règles ultérieurement. Telle est la coutume depuis le temps des Mères des Croyants et des femmes Compagnons — que Dieu les agrée — et des générations de femmes qui les ont suivies avec piété. Il n’y a donc aucun mal à ce que la femme musulmane qui a ses règles ne jeûne pas pendant le ramadan et qu’elle rattrape les jours manqués par la suite, comme cela est rapporté de la part de 'Â’ishah : « On nous ordonnait de rattraper le jeûne mais pas la prière. » [1]
Personnellement, je préfère laisser les choses suivre leur cours en harmonie avec la nature et avec la tradition. Puisque les règles relèvent de l’ordre naturel des choses, que les choses restent fidèles à la nature que Dieu — Exalté soit-Il — a créée. Si toutefois il existe un type de pilules ou de médicaments que les femmes peuvent prendre pour retarder les règles, comme c’est le cas avec certaines pilules contraceptives, et que certaines femmes veulent en user pour différer leurs règles et ne pas avoir à rompre le jeûne pendant le ramadan, alors il n’y a pas de mal en cela, à condition qu’elles s’assurent au préalable que cela ne nuit pas à leur santé, en consultant un spécialiste. Autrement dit, elles doivent consulter un médecin pour s’assurer de l’inocuité de ces pilules. Si l’inocuité des pilules est certaine, si la femme en prend et que ses règles s’en trouvent différées et si dans ces conditions elle accomplit le jeûne sans interruption, alors son jeûne sera accepté par la volonté de Dieu.
Et Dieu est le plus savant.
P.-S.
Traduit de l’arabe du site islamonline.net.
Notes
[1] Rapporté par Al-Bukhârî.
http://www.islamophile.org/spip/Prendre-la-pilule-pour-retarder.html
1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité