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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



L'orphelin: recommandations du coran et de la Sunna

-  

- Les orphelins dans le monde  :

Chaque jour, des petits êtres deviennent orphelins : leur papa, leur maman voire les deux décèdent, les laissant derrière eux, livrés à eux-mêmes. Orphelin à cause d’une maladie (fin 1999, la pandémie de SIDA avait rendu orphelins 11,2 millions d'enfants dans le monde) (1), d’une guerre, de la pauvreté ou orphelin suite à des pressions sociales, politiques ou religieuses, leur nombre ne fait que s’accroître.

Des quatre coins du monde, ces enfants sont confiés à une famille proche ou lointaine, ou à des organismes tels que les orphelinats, les crèches, les foyers... Si certains responsables ont su respecter les droits de ces orphelins, d’autres n’hésitent pas à abuser de leur fragilité et à profiter de leur vulnérabilité, leur faisant subir des violences psychologiques et physiques. Certains seront aussi forcés de travailler pour rien, notamment dans des travaux durs comme les fermes. A l’aube de l’année 2002, il est malheureusement illusoire de penser que tous les enfants qui formeront la société de demain assouvissent leurs besoins les plus élémentaires.

Peu ignorent la situation catastrophique des orphelinats en Roumanie où 147 000 enfants sont abandonnés, en plus des enfants livrés à eux-même et qui dorment dans des cages d'escalier, des gares, des conduits du chauffage urbain...

Mais peut être certains ignorent qu’au XIXe siècle au Canada, des enfants orphelins ou abandonnés étaient confiés à des instituts psychiatriques où des traitements réservés alors aux malades mentaux leur étaient infligés : camisoles de force, isolement, électrochocs, médication excessive et inutile, privés d'éducation, sévices physiques et même viols.... (2)

Comment rester insensible en sachant qu’en Éthiopie, un enfant doit assumer le rôle de chef de famille, qu’au Mali, 70 % des enfants survivent jusqu’à l’âge de cinq ans (3), que plus de 90 % des orphelins du SIDA vivent en Afrique subsaharienne, qu’en Zambie, plus de la moitié des enfants sans foyer (qui seraient entre 75 000 et 90 000) sont des orphelins (1)...

- Les orphelins dans le Coran :

Allah, à travers de nombreux versets, incite les personnes à se préoccuper des orphelins, à leur apporter aide et subsistance.

Certains versets sont clairs et n’ont pas besoin d’explications :

Ils t'interrogent : ‹Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?› - Dis : ‹Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait›. (S.2.v.215 )

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. (S.2.v.177 )

La piété ne consiste pas à tourner la face soit vers l’Orient, soit vers l’Occident s’il n’y en a ni obéissance ni observance des ordres divins. C’est pourquoi Allah les énumère et cite le devoir de donner biens et amour aux orphelins qui, après la mort de leurs parents, ne trouvent ni secours ni aide alors qu’ils sont faibles et mineurs ne pouvant assurer à eux seuls leur subsistance, leurs vêtements et leur demeure.

Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. (S.4 v.10 )

La sourate 4 “An-Nissa” (“Les femmes”) comporte plusieurs sujets, dont la protection des droits des orphelins. Aussi, ceux qui ont la charge des orphelins ont la responsabilité de préserver leurs biens et de leur conserver jusqu’à leur majorité. Par contre, ceux qui s’en approprieraient connaîtront un châtiment sévère.

Ainsi, Abou Barza a rapporté que l’Envoyé de Dieu (pbsl) a dit : “Au jour de la Résurrection, des hommes seront ressuscités de leurs tombeaux et un feu jaillira de leurs bouches. ” On lui demandera : “Quels sont -ils, Ô Envoyé d’Allah ?” Il répondit : “Ne voyez-vous pas que Dieu a dit : “Ceux qui gaspillent injustement les biens de l’orphelin” ?

Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, (S.4.v.36 )

On peut aussi considérer l’importance de la nécessité d’être bon envers les orphelins, qui sont nommés, dans de nombreux versets, juste après les proches.

Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. (S.93 v.9 )

Recommandation est faite de ne pas brimer l’orphelin, de ne pas l’humilier et d’être bienveillant à son égard au point d’établir envers l’orphelin une même relation qu’un père clément et affectueux envers son enfant.(4)

- Les orphelins dans la Sunna  :

Selon Sahl Ibn Sa’d (DAS), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : “Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)”. (Boukhari)

 

Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (pbsl) a dit : “Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu” . Je crois même qu’il a ajouté : “....Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture”. (URA)

Abuddarda’ (DAS) a dit : “J’ai entendu dire le Messager de Dieu (pbsl) : “Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par égard pour vos faibles”. (Abou Dawud)

Asma (DAS), fille de Abu Bakr (DAS) rapporte : “Le Messager de Dieu (pbsl) m’a dit : ‘Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne.” (URA) (5)

- Les orphelins dans votre cœur  :

Très tôt, toute personne est sensibilisée (inconsciemment) à la cause des orphelins : dans le cadre des contes et des dessins animés comme “Cendrillon”, cette gentille petite fille que sa belle-mère exploite ou Cosette, dans les “Misérables” maltraitée et malheureuse alors qu‘elle est si dévouée... Mais toutes ces histoires ont une fin heureuse et, après tout, ce n’est que de la fiction !

Mais si nous nous penchons davantage sur l’histoire des orphelins, on se rendra compte que bien souvent, la réalité rejoint voire dépasse cette fiction et qu’à l’ère où les fusées sillonnent l’espace, des enfants dorment dehors le ventre vide et les yeux humides de chagrin.

- Les orphelins, notre préoccupation !

Les orphelins sont davantage exposés à la malnutrition et aux retards de croissance que les enfants qui ont leurs parents pour s'occuper d'eux ; ils sont souvent les premiers à être privés d'éducation lorsque leur famille élargie ne peut pas payer des frais de scolarité.

Souvent fragilisés sur le plan affectif et dans une situation économique désespérée, ils risquent davantage d'être agressés sexuellement et de se laisser exploiter, par exemple par la prostitution, pour survivre. Traités pour certains comme des esclaves, pour d’autres comme des objets sexuels, ou encore comme des malades mentaux, comment, au terme de ces horribles parcours, où ils sont privés de dignité et d'identité, détruits jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, ces enfants pourront ils prétendre à un avenir heureux ?

C’est pourquoi il est important de se pencher sérieusement sur leur cas ; des associations vous proposent de contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants en les parrainant, en apportant financièrement de l’aide pour la construction d’orphelinats, d’écoles, de centres d’éducation et de développement, etc...

N’hésitez plus, et plus tôt vous ferez un geste (si minime soit-il), plus tôt un sourire se dessinera sur le visage de ces petits êtres qui ne demandent qu’à être aimés.

Yamina H.

Sources

(1). Children Orphaned By AIDS : Front-line responses from Eastern and Southern Africa, UNICEF et UNAIDS, décembre 1999.

(2) Les Orphelins de Duplessis

(3) Estimations de 1995

(4) L’interprétation du Coran par Ibn Kathir

(5) Riyad as-Salihin (Les jardins des vertueux) de l’Imam Mohieddine Annawawi

Abréviations  :

PBSL : Paix et bénédictions d’Allah sur lui

DAS : que Dieu lui (leur) accord sa satisfaction

URA : unanimement reconnu authentique

« Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : ‹Leur faire du bien est la meilleur action›. » (S.2.v.220)

- Les orphelins dans le Coran :

Allah, à travers de nombreux versets, incite les personnes à se préoccuper des orphelins, à leur apporter aide et subsistance.

Certains versets sont clairs et n’ont pas besoin d’explications :

Ils t'interrogent : ‹Qu'est-ce qu'on doit dépenser ?› - Dis : ‹Ce que vous dépensez de bien devrait être pour les pères et mère, les proches, les orphelins, les pauvres et les voyageurs indigents. Et tout ce que vous faites de bien, vraiment Allah le sait›. (S.2.v.215 )

La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu'amour qu'on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l'aide et pour délier les jougs, d'accomplir la Salat et d'acquitter la Zakat. (S.2.v.177 )

La piété ne consiste pas à tourner la face soit vers l’Orient, soit vers l’Occident s’il n’y en a ni obéissance ni observance des ordres divins. C’est pourquoi Allah les énumère et cite le devoir de donner biens et amour aux orphelins qui, après la mort de leurs parents, ne trouvent ni secours ni aide alors qu’ils sont faibles et mineurs ne pouvant assurer à eux seuls leur subsistance, leurs vêtements et leur demeure.

Ceux qui mangent [disposent] injustement des biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres. Ils brûleront bientôt dans les flammes de l'Enfer. (S.4 v.10 )

La sourate 4 “An-Nissa” (“Les femmes”) comporte plusieurs sujets, dont la protection des droits des orphelins. Aussi, ceux qui ont la charge des orphelins ont la responsabilité de préserver leurs biens et de leur conserver jusqu’à leur majorité. Par contre, ceux qui s’en approprieraient connaîtront un châtiment sévère.

Ainsi, Abou Barza a rapporté que l’Envoyé de Dieu (pbsl) a dit : “Au jour de la Résurrection, des hommes seront ressuscités de leurs tombeaux et un feu jaillira de leurs bouches. ” On lui demandera : “Quels sont -ils, Ô Envoyé d’Allah ?” Il répondit : “Ne voyez-vous pas que Dieu a dit : “Ceux qui gaspillent injustement les biens de l’orphelin” ?

Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant, (S.4.v.36 )

On peut aussi considérer l’importance de la nécessité d’être bon envers les orphelins, qui sont nommés, dans de nombreux versets, juste après les proches.

Quant à l'orphelin, donc, ne le maltraite pas. (S.93 v.9 )

Recommandation est faite de ne pas brimer l’orphelin, de ne pas l’humilier et d’être bienveillant à son égard au point d’établir envers l’orphelin une même relation qu’un père clément et affectueux envers son enfant.(4)

- Les orphelins dans la Sunna  :

Selon Sahl Ibn Sa’d (DAS), le Messager de Dieu (pbsl) a dit : “Moi et celui qui entretient l’orphelin sommes au Paradis comme ces doigts (et il groupa son index et son majeur puis les sépara)”. (Boukhari)

 

Selon Abou Hourayra (DAS), le Prophète (pbsl) a dit : “Celui qui entretient par son travail la veuve et l’orphelin est comme le combattant au service de Dieu” . Je crois même qu’il a ajouté : “....Comme celui qui passe toute sa nuit à prier et comme celui qui jeûne toute l’année sans rupture”. (URA)

Abuddarda’ (DAS) a dit : “J’ai entendu dire le Messager de Dieu (pbsl) : “Recherchez ma bénédiction en faisant du bien à vos faibles car Dieu ne vous donne Son soutien et votre subsistance que par égard pour vos faibles”. (Abou Dawud)

Asma (DAS), fille de Abu Bakr (DAS) rapporte : “Le Messager de Dieu (pbsl) m’a dit : ‘Ne ferme jamais la porte de ta caisse sinon Dieu te ferme la porte de la Sienne.” (URA) (5)

- Les orphelins dans votre cœur  :

Très tôt, toute personne est sensibilisée (inconsciemment) à la cause des orphelins : dans le cadre des contes et des dessins animés comme “Cendrillon”, cette gentille petite fille que sa belle-mère exploite ou Cosette, dans les “Misérables” maltraitée et malheureuse alors qu‘elle est si dévouée... Mais toutes ces histoires ont une fin heureuse et, après tout, ce n’est que de la fiction !

Mais si nous nous penchons davantage sur l’histoire des orphelins, on se rendra compte que bien souvent, la réalité rejoint voire dépasse cette fiction et qu’à l’ère où les fusées sillonnent l’espace, des enfants dorment dehors le ventre vide et les yeux humides de chagrin.

- Les orphelins, notre préoccupation !

Les orphelins sont davantage exposés à la malnutrition et aux retards de croissance que les enfants qui ont leurs parents pour s'occuper d'eux ; ils sont souvent les premiers à être privés d'éducation lorsque leur famille élargie ne peut pas payer des frais de scolarité.

Souvent fragilisés sur le plan affectif et dans une situation économique désespérée, ils risquent davantage d'être agressés sexuellement et de se laisser exploiter, par exemple par la prostitution, pour survivre. Traités pour certains comme des esclaves, pour d’autres comme des objets sexuels, ou encore comme des malades mentaux, comment, au terme de ces horribles parcours, où ils sont privés de dignité et d'identité, détruits jusqu'au plus profond d'eux-mêmes, ces enfants pourront ils prétendre à un avenir heureux ?

C’est pourquoi il est important de se pencher sérieusement sur leur cas ; des associations vous proposent de contribuer à améliorer le quotidien de ces enfants en les parrainant, en apportant financièrement de l’aide pour la construction d’orphelinats, d’écoles, de centres d’éducation et de développement, etc...

N’hésitez plus, et plus tôt vous ferez un geste (si minime soit-il), plus tôt un sourire se dessinera sur le visage de ces petits êtres qui ne demandent qu’à être aimés.

Yamina H.

Sources

(1). Children Orphaned By AIDS : Front-line responses from Eastern and Southern Africa, UNICEF et UNAIDS, décembre 1999.

(2) Les Orphelins de Duplessis

(3) Estimations de 1995

(4) L’interprétation du Coran par Ibn Kathir

(5) Riyad as-Salihin (Les jardins des vertueux) de l’Imam Mohieddine Annawawi

Abréviations  :

PBSL : Paix et bénédictions d’Allah sur lui

DAS : que Dieu lui (leur) accord sa satisfaction

URA : unanimement reconnu authentique

« Et ils t'interrogent au sujet des orphelins. Dis : ‹Leur faire du bien est la meilleur action›. » (S.2.v.220)

 

http://www.e-monsite.com/manager/modules?p=blog&onglet=ajout

http://www.islam-medecine.com/article79.html

  • e6un7

Quel est le statut du travail en islam et les règles qui le régissent ?

Il n’est pas licite pour un musulman de fainéanter et de ne pas chercher à gagner son pain, que la raison de cette oisiveté soit de se consacrer à l’adoration, ou au nom de la confiance en Dieu, car il ne pleut ni de l’or ni de l’argent.

Il ne lui est pas licite non plus de compter sur la charité alors qu’il a la capacité physique de travailler pour subvenir à ses besoins, aux besoins de sa famille et de tous ceux qui sont à sa charge. A ce sujet, le Prophète de l’islam - paix et bénédictions sur lui - dit : "L’aumône n’est pas permise au profit du riche, ni du bien portant."

L’une des choses auxquelles le Prophète - paix et bénédictions sur lui - s’est fermement opposé et qu’il a interdites au musulman est le recours à la charité, recours qui entame la dignité et l’honneur, en dehors de toute nécessité qui pousserait l’individu à tendre la main. Il dit - paix et bénédictions sur lui : "Celui qui tend la main sans être dans le besoin est comme celui qui empoigne des braises." Il dit aussi : "Celui qui tend la main pour s’enrichir hérite d’une balafre au visage le Jour de la Résurection et mange des braises de la Géhenne. Libre à chacun de se servir peu ou prou." Il dit également : "Nul n’aura de cesse de tendre la main jusqu’à ce qu’il comparaisse devant Dieu sans la moindre chair au visage."

Par ces terribles menaces, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - vise à sauvegarder la dignité du musulman et à lui inculquer la continence, le fait de compter sur soi-même et d’éviter la mendicité.

De plus, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - réprouve le mépris que certains manifestent envers certains travaux et métiers. Ainsi enseigne-t-il à ses compagnons que la dignité réside dans le travail quel qu’il soit et que le déshonneur et la perte de la face consiste à quémander l’assistance d’autrui : "Mieux vaut pour l’un d’entre vous de prendre une corde et de ramasser une cordée de bois qu’il transportera sur son dos, puis qu’il vendra, de sorte que Dieu lui épargne le déshonneur de tendre la main à untel, qui lui fera l’aumône ou la lui refusera."

Le musulman peut donc gagner sa vie dans l’agriculture, le commerce, l’industrie ou en tant qu’artisan ou fonctionnaire tant que cela n’est pas fondé sur une activité illicite, ou que cela contribue ou soit associé à l’illicite. Le musulman peut exercer une fonction, que cela soit pour le compte du gouvernement, pour le compte d’un organisme, ou pour un particulier, tant qu’il est capable d’honorer les responsabilités de son travail et de s’acquitter des devoirs qui sont les siens. Il n’est pas permis pour un musulman de postuler pour un travail dont il n’est pas digne, notamment dans les postes administratifs et judiciaires.

Abû Hurayrah - que Dieu l’agrée - rapporta que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : "Malheur aux princes, malheur aux chefs, malheur aux trésoriers. Il est des gens qui, le Jour de la Résurrection, souhaiteront être suspendus aux étoiles par les cheveux, entre les cieux et la terre, plutôt que d’avoir pris une responsabilité dont ils n’étaient pas dignes." Abû Dharr rapporte : "Je demandai au Messager de Dieu : ’Pourquoi ne m’attribues-tu pas une fonction ?’ Il me tapa l’épaule et me dit : ’Abû Dharr, tu es faible, et il s’agit d’un dépôt. Y faillir vaut la honte et les regrets le Jour de la Résurrection, sauf à celui qui est digne de s’en charger et qui s’acquitte des devoirs qui lui incombent.’" Il dit également - paix et bénédictions sur lui : "Les juges sont de trois types : un type ira au paradis alors que les deux autres iront en enfer. Ceux qui connaissaient la justice et qui ont jugé conformément à elle, ceux-là iront au paradis. Ceux qui connaissaient la justice mais la bafouaient, ceux-là iront en enfer. Et ceux qui jugeaient entre les gens tout en étant ignorants, ceux-là iront en enfer."

Mieux vaut donc pour le musulman de ne pas convoiter les grandes fonctions, ni de courir derrière elles, quand bien même il en serait digne car ceux qui divinisent les postes en deviennent les esclaves, et ceux qui consacrent toute leur attention aux apparences de ce monde seront privés du soutien du ciel.

`Abd Ar-Rahmân Ibn Samurah rapporta que le Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui - lui dit : "`Abd Ar-Rahmân, ne demande pas le principat car, si tu l’obtiens sans demande de ta part, tu seras aidé dans ta tâche, mais si tu l’obtiens suite à ta demande, tu seras livré à toi-même face à ta responsabilité."

Anas - que Dieu l’agrée - dit : "Celui qui demande le poste de juge et fait appel à des intercesseurs pour l’obtenir, y sera livré à lui-même. Mais celui qui endosse cette responsabilité malgré lui, Dieu lui enverra un ange pour l’assister dans ses décisions." Ceci vaut tant qu’on ignore que personne d’autre n’est compétent pour cette responsabilité et que l’intérêt général et la bonne marche des affaires pâtiraient si l’on ne se proposait pas. Aussi le Coran nous relate-t-il dans le récit de Joseph le véridique que ce dernier dit au roi : "Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et fin connaisseur." [1]

L’autorisation susmentionnée d’occuper une fonction vaut à condition que son exercice ne nuise pas aux musulmans. Par exemple, il n’est pas permis à un musulman de travailler en tant qu’officier ou soldat dans une armée qui combat les musulmans. Il ne lui est pas licite non plus de travailler dans une entreprise ou une usine d’armement partie prenante dans une guerre contre les musulmans. Il ne lui est pas permis de travailler dans un organisme ennemi de l’islam et qui combat les musulmans.

De même, tout métier aidant à l’injustice ou à l’illicite est illicite, à l’instar des métiers liés à l’usure, les débits d’alcool, les casinos et les lieux de débauche. Que l’on ne commette pas soi-même l’illicite n’est pas une excuse car, comme nous l’avons précisé précédemment, aider à l’accomplissement du péché est un péché. C’est pourquoi le Prophète - paix et bénédictions sur lui - maudit-il le scribe et les deux témoins d’une transaction usurière, tout comme il maudit celui qui empoche l’usure. Il maudit également celui qui presse le vin et celui qui le sert, au même titre que celui qui le boit.

Tout ceci vaut, bien entendu, en l’absence de nécessité impérieuse obligeant le musulman à gagner son pain dans ce genre de métiers. Si nécessité il y a, on en tient compte à sa juste mesure tout en détestant le métier en question et en cherchant en permanence un autre métier afin que Dieu lui facilite un gain licite, loin de tout péché.

Par ailleurs, le musulman se doit de s’écarter des choses douteuses susceptibles de fragiliser sa religion et d’affaiblir sa certitude, quand bien même il en tirerait une grande fortune. Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : "Abandonne ce qui te trouble au profit de ce qui apaise ton coeur." Il dit également : "Le serviteur n’atteint le rang des vertueux que lorsqu’il délaisse une part des choses bénignes par crainte de tomber dans les choses malignes."

 Docteur Yûsuf `Abd Allâh Al-Qaradâwî

http://www.islamophile.org/spip/Le-statut-du-travail-et-ses-regles.html

  • e6un7



Prendre la pilule pour retarder les règles pendant le ramadan ?

Nous savons que tous les jours du ramadan sont une bénédiction et souhaitons ne rien en manquer en termes de jeûne et de prière. À cette fin, serions-nous autorisées à prendre une pilule permettant de retarder les règles, vu que cela ne semble pas avoir de conséquences néfastes sur la santé ?

Les musulmans considèrent de manière unanime que la femme musulmane ayant ses règles est dispensée de jeûne pendant le mois de ramadan, à charge pour elle de rattraper les jours manqués ultérieurement. Il s’agit d’un allègement et d’une miséricorde envers la femme car les menstrues entraînent une fatigue physique et nerveuse. C’est pourquoi la femme ayant ses règles a l’obligation — on ne lui laisse pas le choix — de rompre le jeûne. Si malgré tout elle jeûnait, son jeûne n’est pas accepté et ne la décharge de son obligation. Elle devra compenser le jeûne correspondant à ses jours de règles ultérieurement. Telle est la coutume depuis le temps des Mères des Croyants et des femmes Compagnons — que Dieu les agrée — et des générations de femmes qui les ont suivies avec piété. Il n’y a donc aucun mal à ce que la femme musulmane qui a ses règles ne jeûne pas pendant le ramadan et qu’elle rattrape les jours manqués par la suite, comme cela est rapporté de la part de 'Â’ishah : « On nous ordonnait de rattraper le jeûne mais pas la prière. » [1]

Personnellement, je préfère laisser les choses suivre leur cours en harmonie avec la nature et avec la tradition. Puisque les règles relèvent de l’ordre naturel des choses, que les choses restent fidèles à la nature que Dieu — Exalté soit-Il — a créée. Si toutefois il existe un type de pilules ou de médicaments que les femmes peuvent prendre pour retarder les règles, comme c’est le cas avec certaines pilules contraceptives, et que certaines femmes veulent en user pour différer leurs règles et ne pas avoir à rompre le jeûne pendant le ramadan, alors il n’y a pas de mal en cela, à condition qu’elles s’assurent au préalable que cela ne nuit pas à leur santé, en consultant un spécialiste. Autrement dit, elles doivent consulter un médecin pour s’assurer de l’inocuité de ces pilules. Si l’inocuité des pilules est certaine, si la femme en prend et que ses règles s’en trouvent différées et si dans ces conditions elle accomplit le jeûne sans interruption, alors son jeûne sera accepté par la volonté de Dieu.

Et Dieu est le plus savant.

P.-S.
Traduit de l’arabe du site islamonline.net.
Notes
[1] Rapporté par Al-Bukhârî.

http://www.islamophile.org/spip/Prendre-la-pilule-pour-retarder.html

Al-Louqata (objet trouvé perdu) en Islam

Définition:

Linguistiquement, « Al-Louqata» renvoie à tout ce qui est trouvé et ramassé sur le sol. L'imam Ibn Qoudama, un érudit musulman, la définit comme étant: « Un bien que son propriétaire perd et qu’une tierce personne trouve et prend (pour le mettre à l’abri).»

Validité juridique
Les savants musulmans divergent quant à la règle :
Les juristes hanafites et chafiites soutiennent qu'il est préférable de prendre l’objet perdu car un musulman a le devoir de préserver la propriété de son frère musulman, comme en témoigne la parole du Prophète (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) quand il fut interrogé sur Al-Louqata: « Renseigne bien sur la sacoche et ses attaches puis annonce cela durant une année. Si elle n’est pas reconnue, utilise-la en la considérant comme un dépôt qui t’est confié une ‘’Amana’’. Si jamais son propriétaire se présente remets-la-lui. » [Al-Boukhari et Mouslim]
Selon les juristes malékites et hanbalites, c'est un acte ‘’Makrouh’’ (abhorré) de prendre un objet perdu. C'est aussi l'avis des deux Compagnons du Prophète, , Ibn Omar et d’Ibn Abbas. Ils ont soutenu que, en ramassant les objets perdus, on utilise quelque chose qui est considérée comme illégale. Ils ont également affirmé que celui qui les ramasse ne sera pas en mesure d'entreprendre son devoir efficacement à ce sujet, c’est-à-dire faire l’annonce publique, préserver l’objet et le rendre à son propriétaire.
Les règles concernant sa responsabilité
L’objet trouvé est comme un dépôt confié à la personne qui l’a trouvé, elle est considérée responsable si elle en abuse. Elle est également considérée responsable si elle le donne à quelqu'un sans la permission d'un juge.
Si l’objet se détériore alorsqu’il est encore en possession de celui qui l’a trouvé et après que celui-ci ait annoncé publiquement sa découverte (et ait demandé aux gens de le faire savoir à son propriétaire légitime), alors il n'est pas considéré responsable du dommage, car il s'est porté volontaire pour le garder en sécurité.
Les hadiths (déclarations prophétiques) à ce sujet sont très clairs. Le Prophète (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) a dit dans le hadith cité ci-dessus : « … mais gardez-la avec vous comme une ‘’Amana’’ (un dépôt)… »
Types d'Al-Louqata
1/ Si c'est un animal : celui qui le trouve doit juger s'il est capable de le protéger ou non (si l’animal est en sécurité ou non) ?
S’il en est capable, alors il n'est pas autorisé à l'emporter. Lorsque le Prophète (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) fut interrogé sur le jugement islamique concernant le chameau perdu, il répondit (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) : « Ce n’est pas votre problème. Laissez-le, car il a des pieds et une réserve d’eau, il trouvera de quoi manger et de quoi boire jusqu'à ce que son propriétaire le trouve.» [Al-Boukhari]

Toutefois, si l'animal est perdu et n'est pas en mesure de se protéger, comme un mouton, un chameau malade ou un cheval ayant une jambe cassée, celui qui le trouve est autorisé à le prendre. Lorsque le Prophète (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) fut interrogé sur la brebis perdue, il répondit : « Prenez-la, car elle est soit pour vous, soit pour votre frère (son propriétaire) ou pour le loup. » [Al-Boukhari]
2/ Pour les autres biens perdus (non animal) comme l'argent d'un propriétaire inconnu, on doit considérer les règles suivantes :
- Le règlement qui régit les objets de petite valeur :
Pour les objets de petite valeur ou de peu de valeur, comme une miche de pain, un journal, une datte ou quoique soit que les gens en général ne déclarent pas avoir perdu, selon la coutume prédominante, la personne qui trouve un tel objet est autorisé à le considérer comme sien sans l’annoncer publiquement. Elle est également autorisé à l’utiliser. Djaber Ibn Abdallahqui fut un des Compagnons du Prophète (Salla Allahou Alyhi wa Sallam), a dit : «Le Messager d'Allah nous a permis d'utiliser (les objets sans grande valeur comme) la tige, le fouet et la corde que nous l'avons trouvés. » [Al-Boukhari et Mouslim]
-Annoncer publiquement la perte de l’objet :
a) Si une personne trouve un objet, elle doit se familiariser avec les caractéristiques qui le distinguent de tous les objets similaires. Cela lui permettra d'identifier le titulaire de l’objet : s'il quelqu’un vient le revendiquer il lui posera des questions sur ses traits distinctifs.
b) S'il connait ses traits distinctifs, il doit l'annoncer dans les lieux publics, les marchés et en dehors des mosquées mais pas à l’intérieur de ces dernières, car cela est considéré comme un acte abhorré. Il devra ensuite attendre un an.

Comment doit-être indemnisé celui qui a trouvé l’objet pour avoir fait l'annonce de la découverte de l’objet, pour en avoir pris soin et pour les dépenses d'entretien ?
Les juristes hanafites et hanbalites soutiennent que celui qui trouve un objet doit être dédommagé pour ses dépenses.
L'Imam Malek a dit : «Le propriétaire a deux options : soit il réclame son bien à la personne qui l’a trouvé et il lui verse en retour une compensation pour ce qu'il a dépensé dans son entretien ou il lui laisse en retour des frais encourus ».
Les juristes chafiites disent que le juge doit prendre de l'argent du trésor public de l'Etat musulman et le donner à celui qui a trouvé l'objet perdu pour l'utiliser à faire l’annonce de sa découverte, ce dernier peut considérer cet argent comme un emprunt fait au propriétaire.

Rendre l’objet perdu à son propriétaire
Si quelqu'un vient et fait valoir que l'objet perdu est le sien, celui qui a trouvé l’objet doit l'interroger sur ses caractéristiques distinctives. Si le premier le décrit de manière adéquate et le distingue parmi d’autres objets similaires, ou s'il prouve avec clairement qu'il lui appartient - en décrivant son contenant ou la chaîne avec laquelle il est lié, par exemple - alors le second devra lui retourner l’objet, comme le Prophète (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) a dit à titre d'exemple : «Si le propriétaire se présente et décrit de manière satisfaisante le contenant, la chaîne à laquelle il est lié ou le montant d'argent, rendez-le lui. » [Muslim]
Une question se pose : après que le propriétaire ait fourni une description satisfaisante des biens perdus, à qui doivent-ils être restitués ? Celui qui a trouvé l’objet doit-il voir un juge pour établir la preuve ou les rendre directement à son propriétaire ?
Selon les écoles de Fiqh (jurisprudence) chaféites et hanafites, celui qui a trouvé l’objet n'est pas obligé de le restituer.
Les adeptes des écoles de Fiqh malékites et hanbalites ont affirmé qu'il est obligé de le restituer à son propriétaire si celui-ci en donne une description satisfaisante, conformément aux préceptes de la tradition prophétique mentionnée ci-dessus.
Revendiquer un objet perdu
Celui qui trouve l'objet perdu peut, après en avoir fait l’annonce de sa découverte, en revendiquer la propriété, s'il le possède encore après la période de temps requise. Dans un tel cas, si le propriétaire se présente et réclame son bien, il doit le lui donner ou donner une somme d’argent égale à sa valeur, comme le Prophète (Salla Allahou Alyhi wa Sallam) l’a dit : «Annoncer pendant un an. Si personne ne le revendique, utilisez-le en le considérant comme un dépôt qui vous est confié. » Il n'est pas permis de revendiquer sa propriété sans avoir annoncé sa découverte et avant la fin d’une année complète.
Certains spécialistes affirment qu'il n'est pas permis de considérer les biens perdus comme son bien, et quiconque trouve un bien doit, après l’avoir annoncé, le donner comme charité aux pauvres, car il est considéré comme étant la propriété d'autrui et il n'est pas permis de l'utiliser sans le consentement de son propriétaire, conformément au hadith prophétique suivant : le Prophète (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) a dit : « La propriété d'un musulman est illégale (pour un autre musulman), sans son consentement.» Il (Salla Allahou Alaïhi wa Sallam) a également dit : « L’objet trouvé n'est pas licite. Quiconque trouve un bien doit l’annoncer pendant un an. Si son propriétaire se manifeste et le revendique, il (celui qui a trouvé l’objet) doit le lui rendre, s'il ne se présente pas, il doit donner ce bien comme charité. » [Al-Bazzar& Ad-Daraqoutni]

http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=articles&id=157784&fromPart=67

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Le khimâr, le niqâb et le hijâb, que sont-ils ?

La définition des concepts, ou la compréhension correcte des désignations, est un fondement scientifique indispensable pour être en mesure de juger de toute chose. Ainsi devons-nous savoir ce que désigne les termes khimâr, niqâb et hijâb avant de nous prononcer sur leur statut.

Le khimâr est le singulier de khumur, terme qui figure dans la parole du Très-Haut " [...]et qu’elles rabattent leurs khumur sur leurs poitrines [...]" [1] et qui désigne tout ce qui couvre la tête de quelque forme qu’il soit : une mantille, un châle ou une écharpe, par exemple.

Le niqâb désine ce que la femme porte pour cacher son visage. On le désigne aussi par burqu' [2] et par nasîf. Cette pratique est connue chez les Juifs depuis très longtemps. Ainsi lit-on dans le livre de la Genèse, 24 : "64 Rébecca aussi leva les yeux, elle vit Isaac et sauta à bas du chameau. 65 Elle demanda au serviteur : Qui est cet homme qui vient à notre rencontre dans la campagne ? Le serviteur répondit : C’est mon maître. Alors elle prit son voile et se couvrit le visage." [3] Cette pratique avait également cours chez les Arabes avant l’avènement de l’islam. On le désigne également par lithâm (cache-nez) mais aussi par khimâr. Le brillant poète Adh-Dhubyânî dit dans sa description d’Al-Mutajarridah, l’épouse d’An-Nu'mân Ibn Al-Mundhir, lorsque de passage dans l’assemblée des hommes, elle perdit son niqâb : Son cache-nez (nasîf) tomba, tout à fait involontairement. Elle le ramassa, se cachant de nous de la main.

Le hijâb désigne linguistiquement le voile comme dans la parole du Très-Haut : "[...]Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un voile. [...]" [4] et dans Sa parole : "Elle mit entre elle et eux un voile. [...]" [5] Au plan juridique, on entend par ce terme tout ce qui prévient la séduction et les blandices entre les deux sexes. On atteint cet objectif par la couverture de la 'awrah, la retenue dans le regard, la prévention de l’isolement (khalwah), des paroles cajoleuses et du toucher.
Le hijâb est donc plus général que le khimâr et le niqâb, qui sont des moyens de le réaliser et d’atteindre les visées de la législation, à savoir la prévention de la séduction entre les deux sexes, ou du moins, la régulation de cette séduction afin que chacun des deux sexes accomplisse sa mission dans ce monde.

Et Dieu est le plus savant.

P.-S.
Traduit de l’arabe de la banque de fatwas du site islamonline.net.
Notes
[1] Sourate 24, An-Nûr, La lumière, verset 31.

[2] Par déformation, burqu' donne le terme français "burka".

[3] Traduction de la Bible du Semeur, disponible en ligne sur biblegateway.com. NdT.

[4] Sourate 33, Al-Ahzâb, Les coalisés, verset 53.

[5] Sourate 19, Maryam, Marie, verset 17.

http://www.islamophile.org/spip/Le-khimar-le-niqab-et-le-hijab-que.html

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