referencer site web - referenceur gratuit - $(document).ready(function(){ chargementmenu(); });
Créer un site internet

L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



conditions islamiques pour l’exercice du métier de l’avocat

L’exercice du métier d’avocat peut conduire une personne à défendre le mal parce que l’avocat cherche avant tout à prouver l’innocence de l’accusé qu’il défend… Est-ce que les gains de l’avocat sont illicites ? Existe-t-il des conditions islamiques pour l’exercice du métier de l’avocat ?

Le terme « muhama » dérive de « himaya » (défendre). S’il s’agit de protéger le mal et de le défendre, l’interdiction de l’action ne fait l’objet d’aucun doute. Car on tombe alors dans ce qu’Allah a interdit dans sa parole : «Entraidez- vous dans l' accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression.» (Coran, 5 : 2). Si l’intervention de l’avocat vise à protéger le bien et à plaider en sa faveur, elle est alors bonne et conforme à l’ordre du Très Haut ainsi exprimée : «Entraidez- vous dans l' accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression » (Coran, 5 : 2). Cela étant, celui qui se prépare à exercer ce métier doit bien réfléchir avant de plaider une cause. Si le droit est du côté de son client, il accepte de prendre son cas, soutient la vérité et celui qui la détient. En revanche, si la vérité est du côté de l’adversaire de son client, il peut aussi intervenir, pas nécessairement comme le souhaite son client, mais pour éviter à celui-ci d’entrer dans ce qu’Allah lui a interdit, à savoir une réclamation mal fondée. En effet, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « aide ton frère, agresseur ou agressé ! – Ils lui dirent : « ô Messager d’Allah ! S’il est agressé, nous comprenons qu’il soit soutenu, mais comment le soutenir s’il est l’agresseur ? » – « le soutenir dans ce cas, c’est l’empêcher de poursuivre l’agression ».

Si l’avocat sait que le client a tort, il doit lui donner des conseils, l’avertir et le mettre en garde contre l’enclenchement du procès, et lui montrer pourquoi son cas est indéfendable afin qu’il renonce au procès avec conviction.

La revue ad-Dawa n° 1789 p. 61

http://islamqa.info/fr/cat/83

e6un7


Les devoirs des musulmans vivant en Occident

De nombreux devoirs religieux incombent au musulman qui vit en Occident. Certains de ces devoirs religieux peuvent être classés comme suit :

Le devoir de préserver son identité musulmane
Ce devoir peut être réalisé en se cramponnant aux principes islamiques, en essayant de comprendre correctement le credo musulman, en montrant de la rigueur dans l’accomplissement de ses prières quotidiennes à la mosquée, en s’associant avec ses frères musulmans dans ce qui est bon et juste, en recherchant les connaissances religieuses auprès de savants dignes de confiance lorsqu’on est confronté à de nouvelles problématiques.

Le devoir envers les membres de sa famille
Bien que tout musulman soit tenu de prendre soin de sa famille, une telle obligation est soumise à des contraintes en Occident. Il suffit en effet que le musulman relâche un tant soit peu son attention pour que retentisse la sonnette d’alarme de la désagrégation familiale, sans parler du manque d’éducation islamique des enfants.

À plusieurs reprises, j’ai dit aux frères et sœurs vivant en Occident que s’ils trouvent difficile de donner à leurs enfants une éducation islamique, ils doivent retourner dans leurs pays d’origine, plutôt que de rester en Occident, où un mal irréparable est susceptible d’attendre toute leur famille. Il ne sert à rien d’amasser des richesses matérielles si c’est pour négliger les prescriptions religieuses.

Le devoir des musulmans les uns envers les autres
Etant donné que les musulmans forment une minorité dans ces pays non-musulmans, ils doivent s’unir tels un seul homme. À ce sujet, on a rapporté que le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : « Le croyant envers son frère croyant est comparable à un édifice dont les briques se soutiennent les unes les autres. »

En conséquence, les musulmans dans ces pays doivent s’unir et rejeter toute forme de division pouvant les transformer en proie facile pour autrui.

Le devoir des musulmans envers la société dans laquelle ils vivent
Les musulmans d’Occident se doivent d’être de sincères prédicateurs à leur religion. Ils se doivent de garder à l’esprit qu’inviter autrui à l’islam n’est pas un devoir exclusivement dévolu aux savants et aux sheikhs. Bien au contraire, ce devoir concerne tout musulman engagé. Tout comme les savants et les sheikhs délivrent des sermons et des conférences, écrivent des livres pour la défense de l’islam, il n’y a rien d’étonnant à ce que des musulmans du commun prêchent l’Islam dans la sagesse et la bonne exhortation.

Le devoir de soutenir et de faire siens les droits de la Communauté musulmane
Ce type de devoirs implique le soutien des causes musulmanes en Palestine, au Kosovo, en Tchétchénie (ainsi que dans les autres régions du monde où les musulmans font face à de terribles épreuves), avec la sincère intention de rendre les droits usurpés à leurs propriétaires légitimes.

Actuellement, nous voyons les juifs, des quatre coins du monde, soutenir et appuyer Israël. C’est pourquoi nous rappelons aux musulmans du monde entier qu’il est grand temps de soutenir les droits de leur Communauté musulmane.

P.-S.
Traduit de l’anglais du site Islamonline.net.

e6un7


Un Musulman peut-il hériter d’un parent non-musulman ?

Quelle est la situation des Musulmans vivant dans les pays occidentaux, notamment les convertis, vis-à-vis de l’héritage de leurs parents non-musulmans ? Les biens qui leur échoient en héritage au décès de leurs parents conformément aux lois occidentales sont-ils licites d’un point de vue islamique ?

Les juristes musulmans sont unanimement d’accord sur le fait qu’un non-Musulman n’a pas le droit de recevoir le moindre héritage de la part d’un Musulman. En ce qui concerne l’héritage que recevrait un Musulman de la part d’un non-Musulman, il existe des divergences à ce sujet parmi les juristes musulmans.

D’après la majorité des juristes musulmans, dont les Imams des quatre écoles de jurisprudence, un Musulman n’a pas le droit d’hériter d’un parent non-Musulman.

Néanmoins, certains savants dont Mu'âdh Ibn Jabal, Mu'âwiyah Ibn Abî Sufyân et Sa'îd Ibn Al-Musayyab sont d’avis qu’un Musulman peut hériter d’un parent non-Musulman. Cette opinion est celle retenue par Ibn Taymiyah et Ibn Al-Qayyim.

Les deux groupes de savants ont avancé des preuves en faveur de leurs opinions respectives. J’ai traité de cette question de manière détaillée dans mon livre intitulé Ahkâm Al-Mawârîth (Les règles de l’héritage). Personnellement, je préfère agir selon l’opinion de la majorité des savants dans les pays musulmans, tandis que je préfère la seconde opinion dans le contexte des pays non-musulmans.

Il convient de noter que mon opinion se base sur le fait que dans les pays non-musulmans un non-Musulman hérite de ses proches musulmans par la force de la loi. En même temps, un Musulman a le droit d’hériter de ses proches non-musulmans en vertu de la loi faite par les hommes. Par conséquent, je préfère la seconde opinion afin de maintenir l’égalité entre les Musulmans et les non-Musulmans dans ce domaine.

Et Dieu est le plus Savant.

P.-S.
Traduit de l’anglais du site islamonline.net.

e6un7


Quel est le meilleur jour de l’année ?

Extraits : Zâd el Ma’âd d’ibn Qaïyam el Jawziya (1/54-65).

Allah élit certains jours de l’année dont le meilleur est celui du Grand ‘Aïd (Yawm e-Nahr) ; c’est le « Grand Jour » du pèlerinage (el Hadj el Akbar) conformément au Hadith rapporté dans e-Sunan, et selon lequel le Prophète (r) déclare : « Le meilleur jour auprès d’Allah, c’est le Jour de l’Immolation, puis le jour du « séjour » (el Qarr) à Mina. »[1]
Selon une autre opinion, le Jour de ‘Arafa serait plus méritoire comme nous l’apprend la tendance la plus répandue des partisans de Shâfi’î, car assument-ils, ce jour-là correspond au « Grand Jour » du Hadj, et celui-ci permet d’effacer deux années de péchés.[2] En outre, il n’y a pas un jour où Allah affranchit le plus de Ses créatures de l’Enfer que celui de ‘Arafa,[3] et Lui-même (I) se rapproche de Ses serviteurs à l’occasion d’un rassemblement sur lequel Il se vante auprès des anges. La meilleure opinion reste la première, car aucun argument solide ne peut aller à l’encontre du Hadith sur la question.
Yawm el Hadj el Akbar correspond au jour de l’Aïd selon la bonne opinion comme le spécifie le Verset dans lequel le Très-Haut dit : (Et l’appel aux hommes de la part d’Allah et de Son Messager pour le Grand Jour du Hadj).[4] Il est notamment certifié dans les recueils d’el Bukhârî et de Muslim, qu’Abû Bakr (t) et ‘Ali (t) ont effectivement fait cet appel, le jour de l’Aïd non celui de ‘Arafa.[5]
D’après Sunan Abû Dâwûd également, le Prophète (r) informe avec une chaîne narrative plus authentique : « Le Grand Jour du Hadj, c’est le Jour de l’Immolation. »[6] Abû Huraïra et une partie des Compagnons s’accordent à dire la même chose. Par ailleurs, ‘Arafa vient juste avant l’Aïd ; le pèlerin y stationne, humble, repentant, suppliant et adjurant le Seigneur de lui venir en aide. Le jour suivant, il se rend à La Mecque pour visiter la kaaba. C'est pourquoi le Tawâf est désigné comme la visite de la Ka’ba. Les pèlerins, après s’être purifiés de leurs péchés la veille, le Seigneur les invite à Lui rendre visite dans Sa « Maison ». C'est pourquoi il est demandé ce jour-là d’immoler une offrande, de se raser la tête, et de jeter les pierres à la Jamara, ce qui constitue la plupart des rites du Hadj. Le lavage et les ablutions que l’on réserve le jour d’avant vient en préparatif à ce grand jour.
D’autre part, les dix premiers jours de Dhû el Hidja sont les meilleurs jours qui soient ; Allah les considère comme la meilleure période de l’année. Il est certifié dans Sahîh el Bukhârî, selon ibn ‘Abbâs (t), que le Prophète a affirmé : « Il n’y a pas de jours où les œuvres pieuses sont les plus aimées auprès d’Allah que ces dix premiers jours.
- Cela concerne même le Jihâd sur le sentier d’Allah ? Lui a-t-on demandé.
- Cela concerne même le Jihâd sur le sentier d’Allah, sauf pour un homme qui y aurait investi son argent et sa personne et qui y aurait tout laissé. »[7]
Ils correspondent aux jours par lesquels Allah jure dans Son Livre lorsqu’Il dit : (Par l’aurore • Par les dix nuits).[8] Il est donc plus recommandé au cours de cette période de proclamer la Grandeur d’Allah (en disant Allahou Akbar !), Sa Glorification (en disant Subhâna Allah !), et Ses Louanges (en disant el Hamdou li-lah !). Le Prophète (r) enjoint à ce sujet : « Multipliez-y de proclamer la Grandeur d’Allah, Sa Glorification, et Ses Louanges. »[9] Le mérite de ces jours, par rapport aux autres moments de l’année, est aussi différent que le mérite des lieux rituels du Hadj par rapport aux autres endroits du monde.
Concernant les mois de l’année, celui du Ramadhan est le meilleur d’entre tous, ses dix dernières nuits sont les meilleures de l’année, et la nuit du Destin vaut mille mois. Il est toujours possible de se demander lesquels d’entre les dix premiers jours de Dhû el Hidja et les dix dernières nuits du Ramadhan, ont plus de mérite ? Il est possible de répondre qu’en réalité les dix dernières nuits du Ramadhan sont plus méritoires que les dix premières nuits de Dhû el Hidja et qu’à l’inverse les dix premiers jours de Dhû el Hidja soient meilleurs que les dix derniers jours du Mois des jeûneurs.[10] Cette explication résout ainsi tout problème ! Pour preuve, les dix dernières nuits du Ramadhan ont une valeur particulière, car elles comptent en leur sein la Nuit du Destin. Quant aux jours de Dhû el Hidja, leur valeur particulière est due aux mérites de certains jours qui les composent comme celui de l’Aïd, celui de ‘Arafa, et les trois jours de Mina (Ayâm e-Tashrîq).
À la question, laquelle d’entre la journée du vendredi et celle de ‘Arafa a le plus mérite, en sachant qu’ibn Hibbân rapporte dans son recueil e-Sahîh, un Hadith d’Abû Huraïra, selon lequel le Prophète (r) a dit : « Il n’y a pas un jour plus meilleur sur lequel le soleil se lève et se couche que celui du vendredi. »[11] Dans le Hadith de Aws ibn Aws, il est également précisé : « Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève et se couche est le vendredi. »[12] Nous pouvons dire en réponse que certains savants favorisent effectivement le vendredi à ‘Arafa en s’appuyant sur le Hadith précédemment cité. El Qâdhî Abû Ya’la mentionne même une version d’après Ahmed disant que la nuit du vendredi est plus méritoire que la nuit du Destin. La bonne opinion consiste à dire en fait que si le vendredi est indiscutablement le meilleur jour de la semaine, ‘Arafa et le jour de l’Aïd sont les meilleurs jours de l’année ; cela concerne tout aussi bien la nuit du Destin au regard de la nuit du vendredi. C’est pourquoi, quand ‘Arafa tombe un vendredi, il a d’autant plus de faveurs que s’il tombait n’importe quel autre jour et cela pour les raisons suivantes :
Premièrement : ce rassemblement coïncide avec les deux meilleurs jours de l’année.
Deuxièmement : il y a une heure le vendredi où les invocations sont sûres de se voir exaucées ; selon l’opinion la plus répandue, cette heure a lieu après le ‘Asr, c’est l’heure à laquelle les pèlerins consacrent à ‘Arafa leurs humbles supplications à leur Seigneur.
Troisièmement : c’est le jour où le Messager d’Allah (r) se trouvait à ‘Arafa.
Cinquièmement : le jour où ‘Arafa tombe un vendredi, cela correspond au jour où tous les musulmans de la terre se réunissent en vue d’écouter le sermon et de faire la prière du vendredi. C’est le seul jour où tous les gens qu’ils soient dans leur mosquée ou sur le sol du périmètre de ‘Arafa, se consacrent à la dévotion ; en cela, cet événement est unique.
Cinquièmement : Le vendredi est un jour de fête hebdomadaire tout comme ‘Arafa est un jour de fête annuel en l’honneur des pèlerins qui s’y trouvent. C'est pourquoi il est déconseillé de jeûner lors de cette « manifestation spirituelle ». Les avis des savants divergent au sujet de savoir quelle sagesse se cache derrière la recommandation de ne pas être à jeun en vue d’affronter un tel événement. Une certaine tendance assume que cela permet de rester fort afin de mieux affronter les invocations spécifiques à ce jour. D’autres savants à l’instar de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya voient plutôt que ‘Arafa est un jour de fête pour les pèlerins qui s’y trouvent. Il est donc déconseillé de jeûner lors d’une telle occasion. L’argument s’incarne dans le Hadith rapporté dans e-Sunan, et selon lequel le Prophète (r) a dit : « Le Jour de ‘Arafa, le Jour du Sacrifice, et les jours de Mina sont des jours de fête pour nous les adeptes de l’Islam. »[13] Notre Sheïkh a fait le commentaire suivant : « ‘Arafa est un jour de fête pour les gens qui s’y réunissent en raison justement de leur rassemblement, contrairement aux gens d’autres horizons qui se réunissent le lendemain leur jour de fête à eux ; ainsi, quand ‘Arafa et le vendredi tombent un même jour, cela signifie que deux fêtes sont réunies lors d’une même occasion. »
Sixièmement : C’est le jour où le Très-Haut a parachevé Sa religion en faveur des croyants et où Il les a parfait de Ses bienfaits comme il est certifié dans Sahîh el Bukhârî, selon Târiq ibn Shihâb, un juif s’est présenté devant ‘Umar ibn el Khattâb pour lui dire : « Ô commandant des croyants ! il y a un Verset que vous lisez dans Votre Livre Sacré s’il avait été révélé à nous les juifs et que nous connaissions le jour où il a été révélé, nous l’aurions pris comme jour de fête !
- Quel est ce Verset ? Lui demanda-t-il.
- Celui-ci : (Aujourd’hui, J’ai parachevé votre religion, Je vous ai parfait de Mes bienfaits, et Je vous ai agréé l’Islam comme religion).[14]
- Je connais le jour et l’endroit où il fut révélé ; il fut révélé au Messager d’Allah un vendredi à ‘Arafa, alors que nous étions stationnés avec lui. »[15]
Septièmement : Ce jour coïncide avec le Grand Rassemblement et le Grand Événement, qu’est le Jour de la Résurrection qui aura lieu un vendredi, comme le souligne le propos prophétique suivant : « Le meilleur jour sur lequel le soleil se lève est le vendredi ; c’est le jour où Adam fut créé, où il fut introduit au Paradis, où il en fut chassé, et où l’Heure se déclenchera ; il y a une heure ce jour-là où chaque musulman qui implore un bien au Seigneur se le verra exaucé. »[16] C'est pourquoi Allah a prescrit à Ses serviteurs un jour où ils se réunissent afin de se remémorer le début et la fin du monde, le Paradis et l’Enfer. Il a réservé le vendredi aux membres de cette communauté, car c’est le jour où le monde commença et où il finira. De la même manière, ‘Arafa, qui est le plus grand événement sur terre rappelle le Grand Rassemblement après la fin du monde, au cours duquel les hommes seront confrontés au Seigneur (I) ; avant le milieu du jour, les bienheureux seront installés au Paradis et les malheureux en Enfer.
Huitièmement : La journée et la veille du vendredi se distinguent pour offrir plus de rituels que les autres jours de la semaine. La plupart des pervers eux-mêmes le respectent particulièrement. Ils n’osent pas y désobéir au Tout-Puissant de peur qu’Il leur précipite leur châtiment sans attendre. Cette conviction que l’expérience confirme est profondément ancrée en eux en raison du caractère exceptionnel et honorable de ce jour auprès d’Allah qui l’a choisi d’entre tous les autres jours. Nul doute que ‘Arafa lui donne ainsi un plus grand ascendant.
Neuvièmement : Le vendredi correspond au jour de la « faveur supplémentaire » (Mazîd) dont pourront jouir les habitants du Paradis ; ils se réuniront à cette occasion dans la vallée Afîh où il leur sera installé des chaires en perles et en or imprégnés de topaze et de rubis sur des dunes en musc. Ils contempleront leur Seigneur (I) qui se dévoilera à leurs yeux. Celui qui attend le plus cet événement est celui qui se rend le plus tôt au sermon du vendredi et qui se rapproche le plus près de la chaire de l’Imam. Les bienheureux sont impatients de découvrir ce jour du Mazîd qui se déroulera un vendredi ; le fait que ‘Arafa tombe ce fameux jour, cela lui donne une particularité supplémentaire et un mérite qu’aucun autre jour ne peut s’arroger.
Dixièmement : Allah se rapproche l’après-midi de ‘Arafa de Ses serviteurs présents à cette occasion et en faveur desquels Il se vante auprès de ses anges en proclamant : « Que veulent-ils tous ces gens ? Je vous prends en témoin que Je leur ai pardonné ! »[17] L’instant où le Très-Haut est près de Ses créatures correspond à une heure où les invocations sont inévitablement exaucées. Quiconque rempli d’humilité et de dévotion invoque un bien au cours de cette période ne sera pas déçu. Ainsi, il se produit deux sortes de rapprochement lors de cette occasion ; la réponse du Seigneur aux invocations est proche et indubitable d’une part, et d’autre part Lui-même est proche de Ses serviteurs présents à ‘Arafa. Les croyants ressentent dans leur cœur ces notions capables de redoubler en eux de force, de joie, de bonheur, de réjouissance, et d’espoir envers les faveurs et les dons de Leur Seigneur. Tous ces arguments et bien d’autres nous amènent à conclure que ‘Arafa est plus méritoire lorsqu’il tombe un vendredi.

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,
et tous ses Compagnons !

Traduction et adaptation : Karim Zentici
Révision : Abu Hamza Al-Germâny

Publié par
Le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)
www .islamhouse.com
L’islam à la portée de tous !

[1] Rapporté par Abû Dâwûd (1765) et Ahmed (4/350).
[2] Voir : Sahîh Muslim (1162).
[3] Voir : Sahîh Muslim (1348).
[4] Le repentir ; 3
[5] Rapporté par el Bukhârî (8/240), et Muslim (1347).
[6] Rapporté par Abû Dâwûd (1945).
[7] Rapporté par el Bukhârî (2/382, 383).
[8] L’aurore ; 1, 2
[9] Rapporté par e-Tabarânî dans el Kabîr (3/110/1).
[10] Sheïkh el Islâm ibn Taïmiya a donné cette réponse dans Majmû’ el Fatawa (25/287), lorsqu’on lui posa cette question. Si cette réponse suscita l’admiration de son disciple ibn el Qaïyam comme en témoigne son commentaire à cette Fatwa, on ne peut en dire autant de son disciple plus éloigné ibn Rajab qui estime que cette opinion provenant d’un savant des nouvelles générations, est très éloignée de la vérité ! [Voir : Latâif el Ma’ârif (p. 468)]
[11] Rapporté par ibn Hibbân (551).
[12] Cet énoncé est rapporté par Muslim (854).
[13] Rapporté par Abû Dâwûd (2419) et e-Tirmidhî (773).
[14] Le Repas Céleste ; 3
[15] Rapporté par el Bukhârî (1/97).
[16] Rapporté par Muslim (852, 854).
[17] Rapporté par Muslim (1348).

e6un7


Les devoirs envers les voisins,les compagnons et les hôtes

I- Les droits des voisins

L’Islam a recommandé de bien traiter le voisin, en donnant à ce mot ce sens le plus large, car Allah I dit : ( Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers vos parents, les proches, les orphelins, les pauvres, le voisin proche, le voisin éloigné, le compagnon, le voyageur dans le besoin, et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant. )[1]

Il a interdit de porter préjudice au voisin, que ce soit par la parole ou par l’acte. Abû Houreira t rapporte qu’il fut dit au Prophète r : « Unetelle jeûne le jour et passe la nuit en prière, mais cause du tort à ses voisins par sa langue. » Le Prophète r dit alors : « Il n’y a rien de bon en elle, elle sera en Enfer » Et on lui dit aussi : « Une telle accomplit ses prières obligatoires, jeûne le mois de Ramadan, donne en aumône du fromage frais et ne porte préjudice à personne par sa langue. » « Elle ira au Paradis », dit le Prophète r.[2]

L’Islam a attribué au voisin une place de choix et un droit immense, comme le dit le Prophète r dans ce hadith : « [L'Ange] Gabriel ne cessait de me recommander d’avoir des égards pour le voisin si bien que je crus qu’il allait lui donner le droit à l’héritage »[3].

Il considère que faire du tort au voisin est incompatible avec la foi, car le Prophète r dit : « Par Allah, il ne croit pas ! Par Allah, il ne croit pas ! Par Allah, il ne croit pas ! » « - Et qui donc, Ô Messager d’Allah, lui demanda-t-on, ne croit pas ? » Il répondit : « Celui dont le voisin n’est pas à l’abri de la méchanceté et des maux »[4].

Le Messager d’Allah expliqua les droits du voisin à celui qui lui demanda « Quels sont les droits de mon voisin sur moi ? » : « Rends-lui visite quand il est malade, quand il meurt, suis son cortège funèbre, s’il te demande un prêt, accorde-le-lui, s’il n’a pas d’habit, habille-le. Félicite-le s’il lui arrive un bien, console-le s’il est victime d’un malheur, n’élève pas ton édifice de manière à l’empêcher de respirer l’air frais, ne l’indispose pas avec l’odeur appétissante de ta cuisson, à moins de lui en offrir une partie. »[5]

On doit supporter ses torts et être indulgent à son égard. Un homme dit à Ibn Abbas t : « J’ai un voisin qui me porte préjudice, m’insulte et me rend la vie difficile. » Il lui dit : « Va, s’il désobéit à Allah en te portant préjudice, toi, obéis à Allah en lui faisant du bien. »[6]

Le voisin jouit de ces droits même quand il n’est pas musulman. Nous en avons pour preuve l’exemple d’Abdullah ibn Amr t : On égorgea une brebis chez lui. Quand il revint, il dit : « Avez-vous offert une part à notre voisin juif ? En effet, j’ai entendu le Messager d’Allah r dire : « [L’Ange] Gabriel ne cessait de me recommander d’avoir des égards pour le voisin à tel point que je crus qu’il allait lui donner le droit à l’héritage » [7]

II- Les droits des compagnons

L’Islam a vivement recommandé de s’occuper des compagnons et a prescrit la bienveillance à leur égard, car le Prophète r dit : « Le meilleur des compagnons auprès d’Allah est le meilleur envers son compagnon, et le meilleur des voisins auprès d’Allah est le meilleur envers son voisin. »[8]

III- Les droits des hôtes

Dans l’Islam, l’hôte a le droit d’être honoré, car le Prophète r dit : « Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier soit bienfaisant envers son voisin. Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier traite son hôte avec égards et lui donne sa récompense. Et qu’elle est sa récompense, ô Envoyé d’Allah ? lui demanda-t-on. – C’est, répondit-il, un jour et une nuit et la durée de l’hospitalité est de trois jours. Tout ce qui est accordé au-delà est considéré comme une aumône. Que celui qui croit en Allah et au Jour Dernier ne dise que du bien ou qu’il se taise. »[9]

Dans l’Islam, honorer l’hôte fait partie des meilleures œuvres, car le Prophète r dit : « Il n’y a pas un homme meilleur que celui qui, montant sur son cheval, combat dans le sentier d’Allah et se met à l’abri des méfaits des hommes, ou que celui qui vit dans le désert avec ses moutons a des égards pour son hôte et lui donne son dû. »[10]

Il a aussi instauré une étiquette à observer avec l’hôte, notamment l’accueillir chaleureusement à son arrivée et prendre congé de lui convenablement. Le Messager d’Allah r dit : « Raccompagner son hôte jusqu’à la porte de la maison, fait partie de la Sunna. »[11]

L’invité doit aussi tenir compte de la situation de son hôte en évitant de lui imposer ce qu’il ne peut pas supporter, car le Prophète r dit : « Il n’est pas permis au musulman de séjourner chez son frère au point de le faire pécher –Ô Messager d’Allah, comment le faire pécher, dirent-ils ? – En séjournant chez lui alors qu’il n’a rien pour lui accorder l’hospitalité, répondit-il. »[12]

Relu et adapté pour islamhouse par :

Gilles KERVENN

Publié par le bureau de prêche de Rabwah (Riyadh)

www.islamhouse.com

[1] Sourate 4, verset 36.

[2] Al-Mustadrak (4/184), hadith n°7305.

[3] Al-Bukhârî (5/2239), hadith n°5668.

[4] Al-Bukhârî (5/2240), hadith n°5670.

[5] Al-Mu‘jamu-l-kabîr (19/419), hadith n°1014.

[6] 'Ihyâ'u ‘ulûmi-d-dîn (2/212).

[7] Voir la note 3 précédente.

[8] Ibn Khuzaïma (4/140), hadith n°2539.

[9] Al-Bukhârî (5/2240), hadith n°5673.

[10] Al-Mustadrak (2/76), hadith n°2378.

[11] Ibn Mâjah (2/1114), hadith n°3358.

[12] Muslim (3/1353), hadith n°48.

e6un7


Créer un site internet avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site