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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Le concept de '’urf ou `âda": coutumes et us en Islam

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Introduction

Le bien commun, en philosophie et sociologie, correspond à accéder à des ressources équitablement partagées et à des intérêts qui soudent les membres d'une communauté et participent à son existence.

Le droit musulman a plusieurs sources, dont les sources fondamentales que sont le Coran et la sunna d'une part, et d'autre part les sources secondaires dont la coutume ('’urf ou 'âda).

En arabe, 'urf ou 'orf (arabe : عُرْف) signifie « us et coutume » ou « le convenable ».

C'est ainsi que certaines coutumes pré ou post-islamiques ont pu être intégrées dans le droit musulman, ces dernières étant jugées compatibles avec l'islam. Toutefois, la jurisprudence édifiée à partir de la coutume a pu parfois aller à l'encontre de la lettre de la sharia. La coutume n'est toutefois pas, en général, considérée comme source de droit (de même pour la jurisprudence, ou 'amal): ce n'est « pas une source légale », mais « une source spontanée et de caractère secondaire », qui permet « d'adapter la loi » plutôt que de la « modifier »

La question à se poser est : qu'est-ce qu'il y a dans l'Islam qui  sert le bien commun en tant que respect de la dignité de chaque personne. S'il y a la joie, l'inclusion, l'unité, la paix, le partage, la solidarité, le respect universels, on est en présence d'une foi ou d'une religion objective ou subjective qui sert le bien commun et la dignité de chaque personne. Si par contre il y a l'injustice, le mépris, la fausseté, la guerre, l'exclusion, on est en présence d'une foi ou d'une religion objective ou subjective qui sert un bien privé.

Ce concept de Al- Mâarouf est retrouvé plus de vingt fois dans le Coran. Il est souvent défini comme étant le Bien, le convenable, ce qui est moralement acceptable par tous et qui dans une société donnée correspondrait à un ensemble de valeurs autour desquelles les individus se seraient plus ou moins mis d’accord.

Cela correspond aussi à tout ce que l’on peut reconnaître comme étant source de bienfaits pour les êtres humains et ce terme désigne aussi tout ce que la raison reconnaît comme étant juste et dans l’intérêt de tous.

Ce concept de Mâarouf paraît être très proche, voire équivalent, de celui du « Bien commun » ou « bonum commune » concept traditionnel, aux racines antiques (Platon et Aristote) et médiévales (Thomas d’Aquin). Il a été en général compris comme étant l’expression d’un intérêt supérieur de caractère à la fois rationnel et divin.

L’Islam nous ordonne de faire le bien et d’éviter le mal

Les croyants apprennent les véritables significations du bien et du mal dans le Coran, livre révélé par Allah comme la Norme par laquelle discerner le vrai du faux. Des concepts tels que le bien et le mal, le vrai et le faux, sont expliqués dans le Coran à l’aide d’exemples que tout le monde peut comprendre. La crainte de Allah des croyants leur accordera la faculté de discerner le bien du mal. (Sourate al-Anfal, 29)

Les musulmans passent leur vie à appliquer ce que leur conscience leur dit du bien et du mal, comme il est écrit dans le Coran. Pourtant, ils prennent une autre responsabilité importante sur leurs épaules : inviter les autres à voir la vérité, à éviter le mal et à appliquer la morale du Coran. Les croyants passent leur vie à expliquer aux gens la différence entre le bien et le mal, parce que Allah a ordonné ceci aux croyants :

Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront. (Sourate Al-lmran, 104)

Dans le verset 110 de la Sourate Al-lmran, Allah souligne que ceux qui se conforment à ce commandement sont bien meilleurs que les autres :

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Les fidèles appliquent ce devoir coranique non seulement par respect pour ceux qui ignorent la différence entre le bien et le mal, et qui n’ont aucune connaissance de la religion, mais également par respect pour les fidèles eux-mêmes. Les gens ne tombent pas dans l’erreur uniquement par ignorance, mais parfois par négligence, par erreur ou lorsqu’ils sont animés par leurs désirs terrestres. Cela étant, le fidèle encourage à faire le bien et prévient le mal en rappelant à autrui les commandements du Coran. Ils s’avertissent les uns les autres dans ce monde, que ceux qui ne parviennent pas à éviter le mal subiront les tourments de l’enfer ; que seuls ceux qui font le bien et accomplissent leurs obligations religieuses avec dévotion seront récompensés par le Paradis. Cette formidable responsabilité signifie qu’ils ne ressentent jamais de lassitude ou de découragement tandis qu’ils continuent à avertir autrui avec compassion et affection, quelles que soient les erreurs qu’ils aient pu commettre. Dans bon nombre de versets, Allah révèle qu’Il aime ceux qui ont de la patience, et appelle les fidèles à être patients lorsqu'ils appliquent la morale du Coran :

O les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et la salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants. (Sourate al-Baqarah, 153)

Sauf ceux qui sont endurants et font de bonnes oeuvres. Ceux-là obtiendront pardon et une grosse récompense. (Sourate Hud, 11)

Et les conventions sociales ?

Dans notre religion aussi il existe des « conventions sociales ». Elles nous ont été dictées par notre Prophète salla Allah aleyhi wa salam ou directement dans le Coran, et des hadiths Qudsi (venant d’Allah Ta’ala). On y apprend à :

-Ne pas entrer chez les gens, comme il est  dit dans le verset 31 de la sourate An-Nour.
-Toujours proposer à manger et à boire à ses invités, comme nous l’explique un long hadith Qudsi rapporté par Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée) et noté dans Ryad as Salihin sous le numéro 896.
-Sourire entre sœurs et entres frères lorsque l’on se croise, même si l’on ne se connait pas : Abou Dahrr (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète salla Allah aleyhi wa salam m’a dit : « Ne méprise aucune bonne action si petite soit-elle, comme le fait d’accueillir ton frère avec un visage souriant ». [Muslim]

Et encore tant d’autres choses. Ce sont des choses qu’Allah ordonne ou recommande, en échange d’une grande récompense. Elles définissent le cadre d’un vivre ensemble, au sein d’une société musulmane, et ce pour le bien-être de tous.

Conclusion

Dès ses origines, le droit musulman a pris en compte le droit coutumier. Les imâms Malik, Abou Hanifa et Ibn Hanbal, Ach-Chafii, fondateurs des quatre écoles juridiques (madhhab) principales du sunnisme, se sont inspirés respectivement des coutumes de Médine, de l'Irak et de La Mecque pour établir la discipline de leurs écoles1. Les choses se sont compliquées à partir de l'an 40 de l'Hégire, au fur et à mesure de l'extension de l'empire musulman pour des raisons tenant évidemment aux traditions et habitudes des pays islamisés, par exemple pour les rites de célébration du mariage, les systèmes de poids et mesures, le règlement de l'usure (ribâ, ar. ربا), les règles de métayage, ou de tenure des terres, etc. Plus tard, les sultans ottomans se sont appuyés sur la coutume pour justifier certaines de leurs mesures en matière de fiscalité ou de recrutement des janissaires.

Quoi qu'il en soit, les juristes musulmans ont beaucoup débattu pour savoir si la coutume avait la valeur des sources de droit dérivées du Coran et de la sunna, (idjma' et qiyâs), autrement dit pouvait être considérée une source légale (asl). À l'exception de la plupart des auteurs malékites, notamment des malékites maghrébins2, ils ont estimé qu'il s'agissait d'une source secondaire, auxiliaire, dont le rôle était d'adapter la loi plutôt que de la modifier3.

Il n'empêche que dans tous les pays musulmans, la coutume interfère constamment avec la charia. Tel est le cas, par exemple, dans l'islam indien sunnite, ainsi qu'en Indonésie, où la vie quotidienne est plus commandée par la coutume (appelée 'âda) que par le fiqh4. Il en allait de même en Afghanistan sous le régime des talibans, où l'on appliquait la charia dans toute sa rigueur, mais en respectant le code coutumier des tribus pachtounes, le Pachtounwali.

 

http://www.asma-lamrabet.com/articles/l-ethique-coranique-de-l-union-conjugale-partie-i-le-concept-d-al-maarouf-ou-bien-commun/

http://m.harunyahya.fr/tr/works/21189/SEUL-LAMOUR-PEUT-VAINCRE-LE-TERRORISME/chapter/9298/Seul-l%E2%80%99amour-peut-vaincre-le-terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/%27urf

 

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Pourquoi Allah a caché La Nuit d'Al-Qadr

Nuit d al qadr

 

Le Coran fut révélé la Nuit de la Valeur [ou du destin], une des nuits du mois de Ramadan mois de Ramadan. C'est une nuit de grandes merveilles et de bénédictions queAllah sobhanaho wa Taala a décrit comme étant «meilleure que mille mois». Cela veut dire que le mérite de ceux qui feront preuve de dévotion durant cette nuit surpassera le mérite de mille mois de dévotion. Ce grand mérite est cité dans la sourate Al-Qadr.
Allah a révélé le Coran dans cette nuit. Allah dit : « Nous avons fait descendre le Coran dans la nuit de la valeur. Et qui te fera comprendre ce qu'est la nuit de la valeur. La nuit de la valeur a plus de valeur que mille mois ». Sourate 97 : 1-3.

Quand survient La Nuit d'Al-Qadr ?

La Nuit d'Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : « Cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan.» (Rapporté par Al-Bukharî et Muslim)

Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : « Cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan. » (Rapporté par Al-Bukhari)

Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d'Ibn 'Umar (رضي الله عنه) rapportant que quelques hommes des compagnons du Messager d'Allah ont vu la Nuit d'Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Je vois que tous vos rêves s’accordent qu'elle (la Nuit d'Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits. Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits. » (Rapporté par Al-Bukhari et Muslim)

Et c'est aussi basé sur le hadith de Muslim d'Ibn 'Umar (رضي الله عنه) que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d'entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. »

Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay Ibn Ka'b (رضي الله عنه) qui a dit : « Par Allah, je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C'est la vingt-septième nuit.» (Rapporté par Muslim)

La Nuit d'Al-Qadr n'est pas fixée à une nuit précise toutes les années. Plutôt elle change constamment. Ainsi un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d'Allah et Sa sagesse. Ce qui nous amène à cela est la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : « Cherchez-la (la Nuit d'Al-Qadr) quand lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c'est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème). »

Al-Hafidh Ibn Hajar (رحمه الله) a dit dans « Fath ul-bari » : « L'avis le plus le plus fort est qu'elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu'elle change constamment.»

Pourquoi Allah l'a caché

Allah a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu'ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant. Donc ils ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allah et Sa récompense. Et Il l'a aussi caché d'eux pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents. Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.

Et peut-être qu’Allah révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’il peut voir, de même que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a vu le signe qu'il serait prosterné dans la boue le matin suivant. Donc il a plut cette nuit et il a prié le matin (suivant), la prière de Fajr dans la boue.

Que devons nous faire la nuit du Destin?

Premièrement :
Le Messager d ’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam)augmentait ses efforts dans l ’adoration
pendant les dix derniers jours de Ramadhân,plus qu ’il ne le faisait en tout autre temps,en
priant,en lisant le Qor ’ân et en faisant des invocations [du ’â ] .

Al-Bukhârî et Muslim ont rapporté de ’Âisha (radhiallâhu ’anhu)que :« Quand les dix derniers jours de Ramadhân arrivaient,le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam)veillait la nuit et éveillait sa famille, et il s ’abstenait de toutes relations [sexuelles ] ».
Ahmad et Muslim ont rapporté :« Qu ’il pratiquait en s ’efforçant assidûment dans adoration pendant les dix derniers jours de Ramadhân comme il ne l ’a jamais fait en tout autre temps.»

Deuxièmement :
Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam)a commandé de rester debout à prier « Laylat al-Qadr » avec foi [imân ]et espoir de la récompense divine [ihtisabân ]. Il a été rapporté de Abû Hurayrah (radhiallâhu ’anhu)que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam)a dit :
« Quiconque reste debout à prier « Laylat al-Qadr » avec foi et espoir de récompense divine,ses péchés antérieurs lui seront pardonnés.» Rapporté par tous en dehors de Ibn Mâdja.
Ce hadîth indique qu ’il est prescrit d ’observer « Laylat al-Qadr » en passant la nuit en
prière.

Troisièmement :
Une des meilleurs invocations [du ’â ] qui peut être dite durant la nuit du destin [Laylat al-Qadr ]est ce que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam)a appris à ’Âisha (radhiallâhu’anha)quand elle dit dans un hadîth rapporté par At-Tirmidhî et classé comme sahîh : « J ’ai dit :Ô Messager d ’Allâh,si je savais qu ’elle était la nuit de « Laylat al-Qadr »,que devrais-je dire en cette nuit ?-Et le Prophète de répondre Dis :
« Allâhumma Innaka ’afou-oun tuhibou al-’afwa fâ ’fou ’ana »
« Ô Allâh,Tu es celui qui pardonne,et Tu aimes le pardon,aussi pardonne-moi »

 

http://imaniatte.over-blog.com/article-22136829.html

 

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Comment rattraper le jeûne du défunt

Ramadan 1

 

Celui qui meurt sans avoir rattrapé des jours de jeûne du mois de Ramadan qu’il devait, doit-on jeûner à sa place en toute circonstance, ou alors doit-on jeûner seulement les jours pour lesquels il avait fait vœu de jeûner?

L’imam Ahmad a opté pour l’avis que l’on a à jeûner pour le mort que dans le cas où il avait fait vœu à Allah de jeûner et qu’il n’avait pas pu le faire.

Quant au jeûne obligatoire (Fardh) que le mort n’a pas accompli, on n’a pas à l’accomplir pour lui, mais on verse en aumône l’équivalent de la moitié d’un Sa’ de nourriture  pour chaque jour de jeûne manqué.

La preuve avancée par l’imam Ahmad, qu’Allah lui soit clément, est le hadith suivant: «Nul ne peut prier, ni jeûner pour une autre personne»

Mais la plupart des savants ne font pas de différence à ce niveau entre le vœu et le jeûne obligatoire, et disent que l’on doit jeûner pour le mort, ainsi que le prouve le hadith suivant rapporté par ‘Âïcha, qu’Allah l’agrée: «le Prophète, prière et salut sur lui, a dit: «Quiconque meurt sans avoir jeûné des jours qu’il doit jeûner, que ses proches (Wali) jeûnent pour lui»

Quant au hadith avancé comme preuve par l’imam Ahmad, il concerne les vivants, c’est-à-dire qu’une personne vivante ne peut charger une autre d’accomplir une quelconque adoration à sa place, sauf dans certains cas bien spécifiques.
Donc l’avis correct –si Allah veut- est qu’il faut rattraper le jeûne manqué du mort qu’il ait fait vœu de le faire ou que ce soit un jeûne obligatoire.

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Fatwa de Cheikh ibn Jibrine

Tirée de livre «fatawa assiyam» compilé par Rachid Azahrani- page 124, 125

 

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La sexualité en Islam: amour affection

 

 

L’acte sexuel est une expression d’amour ultime ainsi qu’une rencontre totalement émotionnelle et physique. Dans une expression brève mais belle, le Quran se

rapporte à cette relation entre mari et femme disant :

"Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles" . (2 :187)
L’union sexuelle entre mari et femme est bien plus que le fait de rechercher à satisfaire son désir.

En effet, le prophète (pbsl) nous a enseignés que cela fait partie des oeuvres de bienfaisance en Islam.

Il disait à ses compagnons, énumérant des exemples d’actions charitables :

"Et quand l’un de vous fait l’amour (rapports sexuels) c’est une oeuvre gratifiante".

Ses compagnons surpris et lui demandèrent :

"Comment se fait-il que l’un de nous, tout en répondant au besoin de ses désirs, obtient par ce fait la récompense d’une charité?"

A laquelle le prophète (pbsl) répondit :

"Ne voyez-vous pas que s’il fait la même chose mais dans une situation interdite, ce sera compté contre lui comme un péché ? Et donc s’il le fait légitimement c’est compté pour lui comme une charité". (Mouslim)

 


Afin d’entretenir une relation heureuse et agréable, le mari et la femme devraient acquérir des habitudes d’hygiène et d’esthétique qui les rendent séduisants l’un envers l’autre. Il n’incombe pas seulement à la femme de s’embellir pour son mari, mais c’est un droit réciproque. Il est rapporté que le prophète (pbsl) avait réprimandé un homme qui apparaissait minable et négligé. Il lui conseilla de prendre soin de ses cheveux et de ses vêtements, tout en déclarant que c’était un droit pour sa femme que de paraître de la meilleure des façons pour elle, comme elle pour lui.

Ibn Abbas, un érudit notable du premier siècle islamique, déclara :

"Certainement je tiens beaucoup à me faire beau pour ma femme, de la même manière que j’aime qu’elle se fasse belle pour moi, en accord avec les paroles de Dieu dans le Quran qui sont " :

"Quand à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance”. (2 :228)


Ce n’est pas seulement le devoir d’une femme, mais en vérité, c’est son privilège que de s’embellir à la vue de son mari. Les maris effectuant un voyage devraient annoncer leur retour plutôt que de surprendre leur femme, afin qu’elles aient le temps de s’embellir avant de rencontrer leurs maris.

Chaque fois que la caravane du prophète (pbsl) était de retour à Médine, les voyageurs campaient dans les faubourgs de la ville, envoyaient un messager pour annoncer leur arrivée et rentraient dans leur foyer après un certain délai. Il dit dans une de ses traditions :

"Si vous êtes en voyage, n’entrez pas dans votre maison soudainement pour que les femmes ayant les cheveux en pagaille se coiffent et que les femmes non prévenues s’apprêtent". (les cinq sauf Nissa’i)

Il y a quatorze siècles, l’Islam reconnaissait déjà le droit "à l'orgasme", comme en témoigne les paroles du prophète (pbsl) :

"Si l’un de vous a des rapports avec sa femme, qu’il soit attentionné. S’il atteint son plaisir avant elle, il ne devra pas la presser jusqu’à ce qu’elle atteigne également son plaisir". (Anas)

Les écrits classiques en sexologie ces dernières décennies ont décrit la réponse sexuelle de la physiologie humaine et l’ont classifiée en quatre phases : excitation, du plateau, orgasme et résolution. Idéalement ces phases devraient coïncider entre les deux partenaires, autrement il y aurait une mésentente sexuelle ; il arrive bien souvent que l’homme atteint l’ orgasme pendant que la femme attend toujours ardemment avec un désir enflammé d’atteindre également l’orgasme.

Comme l’orgasme est suivi par la phase de résolution, phase dans laquelle l’organe du mâle devient mou et l’homme entre dans une période réfractaire après que son désir sexuel ait été satisfait à travers l’orgasme, la conclusion de l’acte à cette étape serait injuste envers la femme qui aura été excitée mais non satisfaite, et c’est contre cet incident que le prophète (pbsl) avertissait.

L’homme ne devrait pas juste se retourner et s’en aller ou dormir, laissant sa femme frustrée. L’exercice du coït devrait continuer jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite.

Une méthode efficace pour corriger cette forme de mésentente sexuelle est de consacrer du temps à jouir de leur intimité et de s’aider l’un et l’autre à découvrir son corps en totalité, avant de progresser jusqu’au rapport génital. Les plaisirs du sexe s’étendent eux-mêmes au-dessus d’une partie beaucoup plus vaste que la région génitale, tel que s’embrasser, se cajoler et caresser le corps, spécialement au dessus des zones érogènes du corps de la femme. Ceci, en effet, est une méthode normale et recommandée pour aborder le sexe.



Il s’ajoute à l’élément mécanique du sexe, la dimension émotive d’un amour tendre et d’une affection réciproque, représenté admirablement dans le Quran par :

"Elles sont un vêtement pour vous comme vous l’êtes pour elles".

Cela garantit aussi que lorsque le couple aborde la pénétration génitale, la femme aura été suffisamment éveillée et aura atteint un niveau d’excitation tel qu’elle sera relativement prête pour atteindre son orgasme. Dans le jargon médical moderne ce prélude s’appelle les "préliminaires" mais bien avant que de tels droits de la femme soit rêvés dans le reste du monde, le prophète de l’Islam (pbsl) donna le même conseil se référant poliment aux préliminaires comme le “messager”, dans ses dires :

"Ne laissez pas l’un de vous tomber sur sa femme comme une bête (chameau) tombe. C’est plus approprié d’envoyer “un messager” avant l’exécution de l’acte".

Toujours dans le cadre d’une bonne éthique sexuelle, le couple devrait être sensible aux besoins et limites de chacun, ainsi que de leurs points forts et leurs points faibles. Même une excuse vertueuse telle qu’une participation profonde en adoration n’est pas acceptée si l’homme oublie ou ignore les droits de sa femme. Dans de tels cas, il est du droit de la femme de protester.

L’histoire rapporte qu’une femme se rendit auprès d’Omar ibn al Khattab (deuxième calife, qu’Allah soit satisfait de lui) et lui dit :

“Mon mari jeûne toute la journée et prie toute la nuit, et je suis embarrassée de m’en plaindre dans la mesure où il passe son temps à adorer Dieu ”.

L’homme fut convoqué pour une audience. Le verdict final était de consacrer trois nuits à sa propre adoration et de tenir compte des besoins de sa femme le reste de la semaine.

Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) demanda aussi à sa fille Hafsa combien de temps une femme pouvait tolérer l’absence de son mari ; sur sa réponse, il décréta que les troupes combattantes (soldats) auraient la permission de revenir à la maison tous les six mois.

De même une femme ne devrait pas être indifférente à l’appel de son mari. Voyant que l’homme est plus enclin à un éveil sexuel dû à une variété de stimuli visuels étant donné qu’il se déplace toute la journée, le conseil du prophète (pbsl) était que l’épouse devait toujours répondre à l’appel de son mari :

"Le droit du mari est que lorsqu’il appelle sa femme au sexe, elle ne devrait pas lui refuser". (Tialissi)

Notons que le temps utilisé indique bien qu'il est conseillé à la femme de ne pas refuser à son mari un rapport sexuel si ce dernier à des pulsions importantes. Elle n'est pas obligée si elle n'en a vraiment pas envie ou si elle n'est pas en condition (règles, maladie...). Bien entendu, l'inverse est applicable!

Le prophète (pbsl) conseillait aussi qu’à chaque fois qu’un homme voyait quelque chose suscitant son désir sexuel, devait rentrer dans son foyer et avoir des rapports avec sa femme. Les femmes ont également des pulsions et ce qui est conseillé à l'homme à ce niveau l'est aussi pour la femme! Même si, statistiquement, elle est moins enclin à l'adultère que l'homme (Nous nous devons d'accepter nos faiblesses! Personne n'est à l'abri de l'adultère - qu'ALLAH nous en préserve).

Traduit avec l’aimable autorisation du site www.islamset.com par la soeur Mariam Joannes (qu‘Allah la récompense ).

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Comment le Coran affirme l’Heure du Jugement dernier

Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy (Qu’Allah l’agrée) dit :

C’est le troisième des fondements sur lesquels tous les Messagers et toutes les Législations [révélées] ont concordé, à savoir : le Tawhîd, la Prophétie, et la question de l’Heure [du Jugement dernier] et du rassemblement des créatures [lors de la résurrection].

Allah a mentionné ce [fondement] maintes fois dans Son Noble Livre et Il l’a affirmé de différentes façons dont :

L’annonce de cette Heure par Le plus Véridique et l’annonce de la rétribution complète qui y aura lieu. En plus des nombreuses mentions de cette Heure, Allah a juré à son propos trois fois dans son livre, comme dans le verset suivant : « Non ! Je Jure par le Jour de la Résurrection. » [1]

L’affirmation de la perfection de la Puissance d’Allah, de la réalisation certaine de Sa Volonté et du fait que rien ne Le réduit à l’impuissance. Par conséquent, ressusciter les créatures après leur mort est un des effets de Sa Puissance.

Le rappel aux serviteurs de leur première création et du fait que Celui qui les a créés, alors qu’ils n’étaient même pas une chose mentionnable, les retournera certainement à la vie comme Il l’a fait la première fois, et la répétition est encore plus facile pour Lui. Il a répété ce sens-là dans plusieurs passages avec divers procédés.

Sa revivification de la terre morte et inerte après sa mort et le fait que Celui qui l’a revivifiée ressuscitera les morts. Il a confirmé ceci par Sa Capacité à faire plus que cela, à savoir la création des cieux, de la terre, et des grandes créations. Si ceux qui réfléchissent reconnaissent ceci - et ils ne peuvent le renier - pourquoi alors excluent-ils la résurrection des morts ?

L’étendue de Sa Science et la perfection de Sa Sagesse [qui impliquent] qu’il ne Lui sied ni ne Lui convient de laisser Ses créatures abandonnées, sans obligations à observer, sans subir d’ordre ni d’interdit, sans être récompensées ni punies. C’est un moyen par lequel Allah a affirmé [à la fois] la Prophétie et la question de l’Heure [du Jugement Dernier].

Allah a affirmé la résurrection, la rétribution des bienfaisants et la punition des malfaisants aussi par le rapport de Ses lois - glorifié soit-Il - qui se sont appliquées aux peuples antérieurs et aux générations passées : comment Il a sauvé les prophètes et leurs compagnons et anéanti ceux qui les ont démenti en reniant la résurrection, comment Il leur a envoyé divers châtiments et leur a fait subir des punitions exemplaires. Ceci étant un châtiment précipité et un échantillon de ce qu’il y aura dans l’au-delà, Allah l’a exposé à Ses serviteurs « pour que périsse, sur preuve, celui qui périt et pour que vive, sur preuve, celui qui vit. » [2]

Parmi [les preuves exposées dans le Coran], il y a aussi les exemples de résurrection, qu’Allah a montré à Ses serviteurs dans la vie d’ici-bas, comme ce qu’Allah a rapporté de l’histoire de l’homme [qu’Allah a ressuscité après avoir demandé aux juifs d’égorger] une vache [3], les milliers de personnes du peuple de Bénî Isrâ`ïl [4], [l’histoire de] « celui qui passait par un village désert et dévasté » [5], l’histoire d’Ibrâhîm Al-Khalîl et des oiseaux [qu’Allah a ressuscité] [6], la résurrection des morts par ’Issâ fils de Mariam et autres choses encore qu’Allah a exposées à Ses serviteurs dans cette vie pour qu’ils sachent qu’Il est Puissant et Capable [de toute chose], et que les serviteurs devront inévitablement aller à la demeure finale, soit le Paradis soit l’Enfer.

Allah a affirmé et répété ces notions dans de nombreux passages. Et Allah est le plus savant.

Post-Scriptum :

Source :
 
Extrait du livre "Al-Qawâ’id ul-H’icên fî Tafsîr il-Qor`ân"
Auteur :
Cheikh ’Abd Ar-Rah’mân As-Sa’diy
Traduction :
Adel Abd Allah

Notes :

[1] Sourate Al-Qiyâmah ; verset 1.

[2] Sourate 8 ; verset 42.

[3] cf Sourate 2 ; verset 67-73.

[4] cf Sourate 2 : verset 243

[5] Sourate 2 ; verset 259.

[6] cf sourate 2 ; verset 260.

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