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"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".
Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.
"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".
Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.

L’islam et le noble coran estiment que le peuple constitue l’un des piliers fondamentaux de l’Etat. Dans le noble coran, nous lisons : « Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice la justice ». 1[1] Par conséquent, l’Islam a des programmes pour l’instauration de la justice sociale. L’Islam confère la valeur de la justice à ce qu’elle soit appliquée et établie par les gens eux-mêmes, non pas par l’Etat et les gouvernants. S’agissant du rapport entre le peuple et l’Etat, on peut le résumer dans les axes suivants :
1. Choir le système de l’Etat islamique par le peuple :
Dans l’état islamique, le peuple choisit, avec conscience conscience, enthousiasme, effervescence, et intérêt, le système islamique et réclame l’application en bonne et due forme des lois divines. Au fond, l’Etat islamique n’a aucun moyen exécutif sans le choix et l’appui du peuple. C’est pour cette raison que l’Imam Ali (béni soit-il), en dépit du fait qu’il avait été désignée par Dieu pour assurer le leadership du peuple et prendre en main la direction de la société islamique, ne fit rien pour s’en charger avant que les gens ne lui prêtent allégeance, car les conditions de son leadership n’y étaient pas réunies. Mais, une fois ces conditions réunies, le vénéré Ali n’a pas refusé d’assumer la responsabilité pour s’en charger. A ce propos, le vénéré Ali dit : « Si le présent n’était pas présent, si la preuve n’était pas faite par la présence de partisans et si Dieu n’avait pas engagé les savants à ne pas taire l’iniquité des injustes et la souffrance des opprimés, j’aurai laissé aller les choses et vous aurai montré que votre monde-ci est moins intéressant pour moi qu’une crotte de chèvre ». 2[2], 3[3] Il ressort de ces propos du vénéré Imam Ali( béni soit-il) que même si la création d’un Etat, censé instaurer la justice et réhabiliter les droits des opprimés face aux oppresseurs est un devoir de quoi a chargé Dieu l’Imam, mais en raison du fait que l’accomplissement de ce devoir et de cette mission n’est possible qu’avec la présence, l’allégeance et l’appui du peuple, l’Imam infaillible( béni soit-il), n’a pas d’obligation en cette matière tant que le peuple ne répond pas présent pour la mise en place d’un gouvernement islamique, autrement dit l’Imam infaillible n’a pas de mission ni de devoir pour forcer les gens à lui obéir et à le suivre. La mission de l’Imam consiste à éclairer les gens pour rendre le terrain favorable à leur présence sur la scène. A propos de l’importance du serment d’allégeance du peuple, l’honorable Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis), dit : « la prise en charge des affaires des Musulmans et la création de l’Etat sont liés aux suffrages des gens, tout comme cela a été mentionné dans la Constitution et qualifié, aux premiers temps de l’Islam, d’allégeance avec « Wali (dirigeant) des Musulmans ». 4 [4]
Les dirigeants de l’Ordre islamique sont là pour exécuter et appliquer les lois et les ordres de Dieu, et c’est exactement et uniquement dans ce droit fil que l’acceptation du serment d’allégeance se justice et prend un sens, une signification.
2. Election des responsables du gouvernement islamique par le peuple :
Dans l’Etat islamique, les responsables du pays (Guide, Président de la République, les députés du parlement, etc.), sont, tous, élus au suffrage universel direct et indirect. Le peuple choisit au suffrage universel direct, le Président de la République, les députés de l’Assemblée consultative islamique (le parlement), les élus des conseils municipaux dans les villes et les villages. Le Guide est élu par le peuple au suffrage indirect, autrement dit par (l’intermédiaire), de l’Assemblée des Experts. Le peuple joue, également, d’une manière indirecte, son rôle dans l’élection des Ministres et d’autres hauts responsables du pays, nommés et choisis par le Président de la République ou l’Assemblée consultative islamique(le Majlis islamique). L’élection des responsables du pays par le peuple, est une exigence, une priorité au sein de l’Etat islamique. A ce propos, le grand architecte de la révolution islamique, l’honorable Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis), dit : « Il revient au peuple d’élire les gens qualifiés et fiables et leur confier la responsabilité de s’occuper des affaires du pays ». 5[5] A une autre occasion, il dit : « Nous disons que la personne qui veut gérer le pays, Celui à qui nous voulons confier nos affaires, doit être quelqu’un qui soit élu par le peuple, quelqu’un qui soit le choix du peuple ». 6 [6]
3. Les dirigeants de l’Etat islamique donnent des consultations aux gens :
Il est nécessaire que le souverain soit informé et averti des avis du peuple et d’en bénéficier, d’une meilleur manière possible, pour mieux gérer les affaires de la société. Mais, il lui revient de prendre la décision finale, c’est-à-dire, de trancher, à lui seul, ou de s’appuyer sur l’avis des autres. Là où il est question d’une chose prescrite par Dieu ou les Infaillibles (que la paix divine soit sur eux), le dirigeant de la société musulmane a obligation de l’appliquer, bien que cela soit opposé à l’avis du peuple. Les gens n’ont pas le droit d’objection et de protestation, car ils ont admis, eux-mêmes, que leur gouvernement repose sur des ordres divins et des lois et règles islamiques. A ce propos le vénéré Imam Ali (béni soit-il) dit : « Vous me reprochez le fait de ne pas vous consulter. Par Dieu, je ne désirais point le commandement, la gouvernance, mais vous m’avez invité et vous m’avez choisi. Je ne me suis pas opposé par crainte de voir l’Oumma être frappé par des divisions et des dissensions. Une fois élu, j’ai consulté le Livre de Dieu et la Sunna du Prophète au sujet de ce qui nous est prescrit et j’ai suivi la ligne qui nous est tracée. Je n’ai pas eu besoin pour le faire ni de vos avis ni des avis d’autres personnes. Si je m’étais trouvé face à une situation qui n’est pas qualifiée par le Livre de Dieu ou la Sunna de son Messager et au sujet de laquelle la consultation s’imposait, je vous aurais consultés ». 7 [7] Le vénéré Imam Ali (béni soit-il), réputé pour son rang scientifique très élevé, disait, à plusieurs occasions : « interrogez-moi avant que vous ne me perdiez ». 8[8] Il consultait, dans les cas qu’il jugeait nécessaire. Les leaders non-infaillibles ont, tout naturellement, besoin de mener des consultations avec les gens avertis et spécialisés, et ils en ont l’obligation d’agir ainsi, dans des questions naissantes, contemporaines. Le fait de mener des consultations et de suivre l’avis de la majorité des experts, est une nécessité qui est, actuellement, prévue et déterminée par la loi et les institutions. Les prises de décisions générales et importantes des pouvoirs exécutif et législatif se reposent sur l’avis de l’Assemblée consultative islamique et le fait de se soumettre à l’avis de la majorité est reconnu, à cette échelle. S’agissant du Guide, c’est le Conseil du discernement du bien de l’Ordre islamique et également les groupes de conseillers qui sont le bras puissant et efficace pour les prises de décisions générales par le Guide. Par Conséquent, le peuple dispose des moyens pour participera, par le biais de ses représentants, au processus des législations (dans les cas qui concernent les lois courantes du pays), ainsi qu’au processus des prises de décisions et des affaires courantes du pays.
4. Participation au processus des législations :
Le peuple assiste, par le biais de ses élus à l’Assemblée consultative islamique, qui est le pouvoir législatif du pays, à l’adoption des lois et des décisions exécutives du pays. A cela s’ajoute, également, le fait que la Constitution aussi, qui sert de base et de référence pour la gestion du pays, est l’expression de la volonté populaire, car cette loi constitutionnelle avait été soumise, à travers d’un référendum, au vote du peuple.
5. Surveillance du peuple sur les dirigeants :
Le peuple surveille, avec des yeux ouverts et des oreilles attentifs, tous les actes, les comportements et les paroles des dirigeants. Il bénéficie, depuis longtemps, du levier et de l’outil de surveillance sur la classe régnante pour jouer son rôle dans la souveraineté. En effet, les gens, en procédant à la critique et à l’analyse des actes et des programmes du gouvernement ; ils barrent la route aux déviations. Dans l’Etat islamique, le peuple veille, également, sur la bonne et juste application des lois divines, ainsi que sur le respect des rituels et mœurs islamiques, tels que le respect de l’équité et de la justice, l’élimination de la discrimination et de l’inégalité, la gestion et les capacités nécessaires fournies au peuple pour gouverner, le refus de l’orgueil et de l’égoïsme, le sens de la responsabilité vis-à-vis de Dieu et du peuple, procéder à l’auto-purification avant d’en avoir une telle exigence aux autres, l’honnêteté, la probité, l’intégrité, et bref, l’application des prescriptions du Coran et de la Sunna. Cette surveillance s’effectue par diverses méthodes qui sont ainsi de suite :
Le fait de recommander le bien et d’interdiction le mal : Les enseignements religieux exhortent, encouragent les gens à accomplir cette grande obligation, surtout, par rapport aux gouvernants. Le vénéré Imam Ali (béni soit-il), dit : « Toutes les œuvres de bienfaisance et le jihad dans le sentier de Dieu sont en comparaison avec le fait de recommander le bien et d’interdire le mal comme une goutte d’eau face à une mer immense et mouvementée. Le fait de recommander le bien et d’interdire le mal n’approche pas la mort et ne diminue pas la subsistance. Le plus important de tout cela est de dire la vérité devant le souverain tyrannique ». 9
[9]
l’importance du fait de dire la parole de justice et de vérité devant les souverains tyranniques s’explique par cette raison que les gens sont, généralement, soumis et subordonnés à leurs dirigeants, un acte qui peut conduire aux déviations, au sein de la société. Donc, le fait de rappeler à l’ordre les dirigeants de la société, en les exhortant à appliquer le bien et à blâmer le mal, est d’une valeur inestimable. Le vénéré Imam Baqer (béni soit-il) dit : « Quiconque se rend auprès d’un sultan tyrannique pour l’appeler à la piété et l’avertir contre l’issue de l’impiété, aura la même récompense que les Djinns et les Humains reçoivent pour leurs actes ». 10
[10]
Du point de vue de l’islam, l’importance du fait de recommander le bien et d’interdire le mal est si immense et telle que son abandon entraine le châtiment divin. A ce propos, le vénéré Imam Ali dit : « Dieu ne châtie jamais les masses populaires pour les péchés commis, secrètement, par les élites, mais si les élites (la classe régnante) commettent, publiquement et ouvertement, des péchés sans qu’ils reçoivent d’objection et de protestation de la part des gens, tous les deux groupes (les élites et les gens ordinaires), auront à subir à subir le châtiment divin ». 11
[11]
Donner des conseils aux dirigeants de la société
Pour définir les droits réciproques entre lui(en qualité d’Imam) et le peuple (l’Oumma), le vénéré Imam Ali dit : « Ô gens ! Vous et moi, nous avons des droits réciproques. Le droit que vous avez à mon égard est de rester fidèle à l’allégeance que vous m’avez prêtée et de me donner, ouvertement, des conseils (faire preuve de bienveillance). 12 [12]Ici le conseil veut dire la bienveillance vis-à-vis des Imams (bénis soient-ils), autrement dit les gens devront, dans un esprit de bienveillance, avoir une surveillance sur les affaires de la société, ainsi que sur les méthodes de gouvernance de leurs dirigeants. Et pour ce faire, ils ne devront pas ménager, dans le chemin de vérité, aucune entre-aide, ni coopération et collaboration à leurs dirigeants, et devront leur obéir, pleinement.
Surveillance du peuple sur les dirigeants dans la Constitution de la République islamique d’Iran
Surveillance directe
Dans le huitième principe du premier Chapitre de la constitution iranienne, il est précisé : « Dans la République Islamique d’Iran, inviter à la charité, au fait de recommander le bien et d’interdire le mal est un devoir général et réciproque des individus les uns envers les autres, du gouvernement envers le peuple et du peuple envers le gouvernement. Ses conditions, ses limites et sa nature sont déterminées par la Loi ». 13[13]
Surveillance indirecte :
En raison de l’étendue des sociétés et de la multiplication des activités et des obligations des responsables de l’Etat, la surveillance directe de l’ensemble du peuple sur l’ensemble des dirigeants et des responsables est diminuée, tandis que les moyens d’exercice d’une surveillance indirecte par le par le peuple sont réunis et favorisés. Le peuple élit ses représentants pour se charger des affaires liées à la souveraineté et confient à ses représentants, outre la responsabilité d’assurer leur mandat, la charge de procéder à la surveillance, tout en ne se privant pas, de cette mission (c’est-à-dire, le fait d’exercer, lui, cette surveillance). L’élection par le peuple de ses représentants pour se charger et s’occuper des affaires du pays, est mentionnée dans plusieurs principes de la Constitution de la République islamique d’Iran, dont :
L’élection des représentants de l’Assemblée consultative islamique qui, outre leur mission importante consistant à légiférer et à interpréter les lois ordinaires du pays, exercent, par divers moyens, leur rôle de surveillance. L’Assemblée consultative islamique a le droit d’enquête et d’investigation dans toutes les affaires du pays, ainsi que de faire des remarques, de poser des questions et de poser une motion de censure à l’endroit de chacun des Ministres et du Président de la République et d’examiner les plaintes contre le fonctionnement de divers organes du pays. 14
[14]
L’élection du Président de la République pour diriger le pouvoir exécutif, veiller sur l’application en bonne et due forme de la Constitution, contrôler et superviser les affaires exécutives du pays et les activités de chacun des Ministres. 15
[15]
L’élection des Représentants de l’Assemblée des Experts pour désigner le Guide ayant toutes les conditions requises, veiller sur son action et vérifier le maintien des conditions spéciales prévues pour le leadership de la société islamique. 16
[16]
Afin d'assurer des progrès rapides dans les programmes sociaux, économiques, d'aménagement, de la santé publique, culturels, éducatifs et d'autres activités d'intérêt général avec la coopération de la population, prenant en considération les particularités locales, la gestion des affaires de chaque village, district, ville, département ou province s'effectue sous la surveillance d'un conseil dénommé Conseil du village, du district, de la ville, du département ou de la province, dont les membres sont élus par la population locale. 17
[17]
Le peuple dispose d’autres moyens à sa disposition pour exercer son rôle de surveillance sur les dirigeants et les responsables du pays, qui sont entre autres :
Les partis et les groupes politiques et culturels. 18
[18]
La presse et les mass médias. 19
[19]
Les rassemblements et les manifestations. 20
[20]
6. Le rôle du peuple pour appuyer et accompagner le gouvernement
L’Etat islamique a, tout comme il besoin d’allégeance du peuple pour sa création, a besoin du soutien et de l’accompagnement du peuple pour sa pérennité et sa survie. L’accompagnement du peuple peut immuniser l’Etat face à tous les ennemis intérieurs et extérieurs. Dans une lettre adressée à Malek Ashtar, le vénéré Imam Ali (béni soit-il), lui recommande de s’appuyer, en toutes circonstances et pour toutes choses, sur les masses laborieuses, et d’éviter de prendre comme appui les riches et les fortunés égoïstes et exigeants, et de sonder, en constance, à satisfaire le premier groupe non pas le second. 21[21]
A ce propos, l’honorable Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis), dit : « Le peuple doit être l’appui des gouvernements, un gouvernement qui n’a pas d’appui, échouera ». 22[22] Et à une autre occasion, il dit : « Nous avons besoin du peuple. Cela veut dire que la République islamique d’Iran a, jusqu’au bout, besoin du peuple, c’est le peule qui a porté là, cette République et c’est le peuple qui mènera cette République jusqu’au bout ». 23 [23]
7. Le gouvernement islamique au service du peuple :
Dans l’optique de l’Islam, l’Etat et le gouvernement islamiques sont un outil, un moyen pour appliquer les lois et les ordres divins et pour instaurer l’ordre, établir la sécurité intérieure et extérieure, assurer le bien-être et la prospérité au peuple, éliminer l’oppression et l’injustice, etc.
Du point de vue de l’Islam et des Infaillibles (bénis soient-ils), l’Etat islamique prend sa valeur, seul dans le cas où il est un moyen pour réhabiliter les droits bafoués des opprimés, servir les défavorisés et les nécessiteux, bref, contribuer à la croissance et à l’élévation et à la promotion, tant sur le matériel que spirituel, des créatures défavorisées du Tout-Puissant. Dans une lettre à l’adresse de Malek Ashtar, le vénéré Imam Ali (que la paix de Dieu soit sur lui), dit : « Sois tendre avec le peuple et comporte-toi en en tant qu’un ami, très gentiment, avec les gens. Ne te comporte jamais comme un animal féroce pour te permettre de les dévorer ; car les gens se divisent en deux catégories : Le premier groupe, ce sont tes frères en religion et le deuxième, ils t’apparentent en terme de création. ». 24 [24] Et l’honorable Imam Khomeiny ( que sa demeure soit au paradis), en suivant le chemin tracé par le vénéré Imam Ali( béni soit-il), décrit, en ces termes, le gouvernement islamique : « Dans l’Etat islamique, le gouvernement doit être au service du peuple et le peuple dispose, même , le droit de porter plainte contre le Premier ministre, s’il y a une oppression et de le traduire en justice et de le punir pour ses actes, s’il est reconnu coupable ». 25 [25]
Nous vous avons expliqué dans le présent texte, ne serait-ce qu’une partie des droits réciproques que l’Islam reconnait pour le peuple et le gouvernement, l’un envers l’autre. Pour plus d’information, nous vous recommandons de consulter les livres suivants :
1. Droits fondamentaux et institutions politiques, Abul Fazl, Qazi Shari’at Panahi.
2. Droits humains, A’likhani.
3. Surveillance et les institutions de surveillance, Mohsen, Malek Afzal Ardakani.
4. Droits essentiels dans la République islamique d’Iran, Seyyed Mohammad, Hashémi.
5. La Constitution de la République islamique d’Iran.
6. La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, Institut de la Rédaction et la Publication des œuvres l’Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis).
7. La revue de l’Etat islamique, Secrétariat de l’Assemblée des Experts, N° 4, p. 134 et de suite.
[1] Sourate 57, Le fer (Al-Hadid), verset 25
[2] « Voie de l’Eloquence », traduit par Mohammad Dashti.
[3] Idem.
[4] La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, p. 9, Institut de la Rédaction et la Publication des œuvres l’Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis),
[5] Idem, p. 10, publié par l’Institut de la Rédaction et la Publication des œuvres l’Imam Khomeiny (que sa demeure soit au paradis),
[6] Idem, p. 11.
[7] Cheikh Toussi, Al-Amali, p. 173 ( Narm Afzar( logiciel), Nour II).
[8] « Voie de l’Eloquence », sermons 5 à 189.
[9] « Voie de l’Eloquence », Sagesse 373.
[10] Wasa’el al-Chi’a, tome 12, chapitre 3, passages portant sur le fait de recommander le bien et d’interdire le mal, hadith 11.
[11] Idem, hadith 1.
[12] « Voie de l’Eloquence », sermon 34.
[13] Premier chapitre, le huitième principe.
[14] Les principes 62-76-79-88-90 de la Constitution de la République islamique d’Iran et l’article 9 du règlement intérieur de l’Assemblée consultative islamique.
[15] Le 134ème principe de la Constitution.
[16] Le 107ème principe.
[17] Le 100ème principe.
[18] Le 126ème principe.
[19] Le 124ème principe.
[20] Le 127ème principe.
[21] « Voie de l’Eloquence », lettre 53.
[22] La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, p.162.
[23] Idem, p. 166.
[24] « Voie de l’Eloquence », lettre 2652
[25] La place du peuple dans l’Etat islamique du point de vue de l’Imam Khomeiny, p.50.
http://www.islamquest.net/fr/archive/question/fa111


« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.»
L’amour connait trois différents langages, ils sont tous essentiels. Ces langages peuvent être résumés par : parle-moi, montre-moi et touche-moi.
Parle-moi
L’idée principale est de dire assez fréquemment à son partenaire combien on l’aime. Aimer son partenaire n’est pas seulement le ressentir dans son cœur, ce sentiment doit se matérialiser par des mots, il faut le lui dire.
Développer votre propre langage, un langage intime comme par exemple se donner des noms affectueux. Le Prophète () avait pour habitude de donner des surnoms affectueux à ses épouses et à ses Compagnons.
Accompagnez vos échanges par des mots doux et des formules de politesse agréables à entendre : Jazâka Allahu khayran, puisse Allah te récompenser par un bien meilleur, fi amâni-llah, puisse Allah te mettre en sécurité, etc.
Vous pouvez aussi appeler votre conjoint(e) durant la journée ou lui envoyer un email ou un sms juste pour lui demander comment il/elle va. Lorsque vous l’appelez faites lui part de vos sentiments à son égard, par exemple dites-lui à quel point il/elle vous manque.
Montre-moi
Montrez à sa moitié combien on tient à elle peut se faire de différentes manières.
Faites-lui des petits cadeaux, c’est le geste qui compte et les petites attentions sont souvent les meilleures. Offrez-lui quelque chose qui lui prouve que vous êtes à son écoute et que vous le/la connaissez suffisamment pour savoir ce qui va lui faire plaisir. Le Prophète () a dit : « Faites-vous des cadeaux les uns les autres car cela permet de développer l’amour entre vous. »
Faites un sourire lorsque vous voyez votre époux(se), n’oubliez pas qu’un sourire c’est aussi un acte de bienfaisance. Le Prophète () a dit : « Le fait de sourire à ton frère est une aumône. Le fait de recommander le bien et d'interdire le mal est une aumône. Le fait de renseigner un homme qui s'est égaré est une aumône. Le fait d'enlever de la voie publique les saletés, les épines et les os est une aumône. Le fait de verser de l'eau de ton récipient dans celui de ton frère est pour toi une aumône. Le fait d'aider un homme malvoyant est une aumône. » (Boukhari).
« Ne méprise aucune bonne action, ne serait-ce qu’en rencontrant ton frère avec un visage souriant. » (Mouslim).
Il faut toujours chercher à être de bonne humeur et faire preuve d’humour. Parfois nous faisons des efforts pour nos frères et sœurs en Islam alors qu’avec notre conjoint pas le moindre effort n'est entrepris, nous nous laissons aller.
Touche-moi
Aicha, Puisse Allah l’agréer, a dit : «Le Prophète s’appuyait sur mon giron alors que j’étais en état de menstrues, et il récitait le Coran. »
Avant de sortir de chez vous pour vous rendre au travail ou à la mosquée, n’oubliez pas de saluer votre épouse, prenez-la dans vos bras et embrassez-là.
Le contact dans le couple est essentiel, faites-vous réciproquement des massages, spécialement après une longue journée de travail, au bureau ou à s’occuper de la maison. Les massages sont un moyen très efficace pour se détendre, évacuer le stress et créer un moment agréable.
Comme nous l’avons déjà dit, le contact est essentiel, pensez à avoir ces moments d’intimité où vous vous prenez simplement dans les bras l’un de l’autre. Partagez des moments juste entre époux ; ainsi, Aicha a dit : «Je prenais mon bain avec le Prophète alors que nous étions en état de grande impureté en se servant du même récipient. » (Boukhari, Sahîh).
La plupart des couples peuvent en apprendre davantage sur leurs besoins dans leurs relations en apprenant à se connaitre mutuellement. L’idée principale est que la vie conjugale doit être empreinte de démonstrations d’affections, cette affection n’a d’autre effet que de rendre le lien entre les époux fort et solide. En fait le lien qui unissait le Prophète () et Khadija, Puisse Allah l’agréer, était si fort que bien longtemps après la mort de cette dernière, il () avait l’habitude de prier pour elle et de la désigner comme le premier des musulmans et son plus proche allier dans le sentier d’Allah.
Il ne fait aucun doute que de s’aimer les uns les autres pour Allah le Tout-Puissant est le meilleur type d’amour possible. D'après Abû Idrîs al-Khawlanî : « Alors que Mu'âdh ibn Djabal était en train de prier, je l'ai attendu jusqu'à ce qu'il termine puis je suis allé le voir et je l'ai salué puis je lui ai dit : Je jure par Allah que je t'aime vraiment pour Allah.
Il a dit : Tu jures par Allah ?
J'ai dit : Je jure par Allah.
Il a dit : Tu jures par Allah ?
J'ai dit : Je jure pare Allah.
Alors il a attrapé mon vêtement et m'a tiré vers lui puis il a dit : « Reçois la bonne nouvelle, j'ai certes entendu le Prophète () dire : « Allah a dit : « Mon amour est obligatoire pour les gens qui s'aiment pour moi, pour ceux qui s’assoient pour moi, pour ceux qui se rendent visite pour moi et pour ceux qui dépensent pour moi. » » (Ibn Hibbân et authentifié par al-Albânî).
Si nous nous penchons sur ce hadith, nous y verrons que l’amour pour Allah est le seul et véritable amour. Cet amour qui permet aux deux époux de se développer, d’avancer dans leur vie et de connaitre le succès, le véritable succès.
« A ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour. » (Coran 19/96).
L’expérience accumulée au cours de nombreuses années de pratique dans le cadre des consultations conjugales montrent que les couples qui résolvent leur problème sont ceux qui ont bien compris qu'il fallait prendre soin des relations maritales. Le Prophète () avait pour habitude d’embrasser ses épouses fréquemment. Un autre geste d’affection se trouve dans le hadith suivant : Aicha, Puisse Allah l’agréer, a dit : « Je buvais en état de menstrues et je donnais à boire au Prophète ; il posait ses lèvres là où j'avais posé les miennes. »
Parle-moi, montre-moi et touche-moi sont donc les trois langues qui composent le discours de l’amour et qui sont nécessaires à une bonne communication. Ces trois dialectes sont la base vous permettant de faire sentir à votre conjoint(e) qu’il/elle est la personne la plus importante à vos yeux. Voici des exemples vous montrant comment créer cet environnement dans vos esprits et dans vos demeures :
-« Croire en son époux(se) ». Ceci est une règle absolument incontournable pour solidifier la relation maritale et aider votre moitié à atteindre l’épanouissement et par là réaliser ses buts. Khadija, puisse Allah l’agréer, la première ayant cru en la prophétie du Prophète () en est le parfait exemple. Il pensait beaucoup à elle après sa mort et priait pour elle au point qu'Aicha, puisse Allah l’agréer, fut jalouse et dit au Prophète (Salla Allahou alayhi wa Sallam) : « Allah t'a en vérité donné mieux que cette vieille femme. » Le Prophète () se mit en colère et dit : « Non, par Allah, je jure qu’Allah ne m'a jamais rien donné de meilleur qu'elle. Elle fut la femme qui crut en moi quand personne d'autre ne me croyait. Elle a affirmé que je disais vrai quand tout le monde m'accusait de mentir. Elle me soutint avec son argent quand tout le monde m'infligeait des privations. Et Allah m'apporta à travers elle des enfants, alors qu'aucune autre femme ne m'en a donné. »
-Avoir une perception positive et pleine d’amour de son époux a un grand impact sur la relation, de même qu'une perception négative affecte cette dernière. Toutefois, il est plus facile de se laisser aller et de laisser les pensées négatives construire un cadre de perception menant à la ruine de la relation plutôt que de faire un effort pour les combattre et pour créer un système de pensées qui mène au succès.
-Nous savons que les épouses du Prophète, puisse Allah les agréer, eurent un rôle important dans la propagation du message de l’Islam. Nous pouvons tirer de ceci certaines implications pour nous. Les époux doivent comprendre la nécessité de la place des épouses dans la société, les laisser exprimer leur talent, créativité et sagesse. Leur donner une place importante ne peut que renforcer la confiance qu’elles ont en elles, leur ouvrir une voie vers l’épanouissement et leur permettre de réaliser ce pour quoi elles sont destinées.
-Donnez à votre moitié le meilleur de vous-même, le meilleur de votre temps et de votre attention. Passez du temps à essayer de comprendre ses attentes et ses ambitions. Ecoutez ses rêves, ses peurs, ses sentiments, ses pensées et ses besoins. En agissant ainsi vous aurez créé une ambiance propice au développement des membres de votre foyer, chacun pourra s’exprimer sans avoir peur de se faire juger ou de se sentir ridicule. Lorsque l’on aime quelqu’un on fait preuve à son égard de plus de miséricorde, de patience et tolérance.
En conclusion, apprendre ces trois composantes du langage de l’amour est un aspect essentiel pour construire une relation maritale saine, joyeuse et vouée au succès.

Après son mariage, on s’attend à ce qu’une femme reste mariée à vie. Mais ce n’est pas toujours le cas et il y a parfois des raisons de réclamer le divorce. Cependant, il semble que dans la société musulmane, une telle femme est stigmatisée par le divorce. Y a-t-il quelque chose dans le Coran ou la Sunnah qui incite les musulmans à éviter ou à ignorer une femme divorcée ?
Le mariage, en Islam, est un contrat solennel censé durer à vie. Pour assurer cet objectif, l’Islam interdit la vie matrimoniale à durée déterminée, tel que le mariage provisoire de jouissance (zawâj al-mut'ah). Aussi, l’Islam fixe-t-il certaines conditions qui garantissent la stabilité du mariage pour qu’il puisse apporter ses bons fruits. En réalité, cela n’est possible que lorsqu’il existe une harmonie entre les époux, de l’amour, de l’affection ainsi que le respect mutuel pour les droits du conjoint ; c’est ce qui doit dominer leur vie matrimoniale.
Cependant, il peut arriver que des dissensions s’immiscent dans la vie conjugale et que les époux constatent que leur vie commune devient insupportable. Si tous les efforts de réconciliation entre eux échouent, la dernière solution permise par la Législation islamique est le divorce.
En réponse aux réalités amères de la vie, lorsque les difficultés ne peuvent être résolues que par la séparation des deux parties d’une façon honorable, l’Islam permet au couple de recourir au divorce. Mais il ne l’a permis qu’à contre-cœur et non pas par plaisir, ni en guise de recommandation. Dans ce contexte, le Prophète — que la paix et les bénédictions soient sur lui — dit : "Parmi les choses licites, le divorce est celle qu’Allah déteste le plus." [1]
En Islam, le divorce n’est pas une fin en soi. C’est plutôt une solution à laquelle on peut recourir, après l’échec de tous les efforts de réconciliation entre les conjoints, pour mettre fin à une vie matrimoniale devenue insupportable.
Il n’y a tout simplement aucun verset coranique ni aucune tradition prophétique qui mésestime la personne divorcée, qu’elle soit homme ou femme. Au contraire, le Saint Coran fixe des lois spécifiques régissant la question du divorce par la détermination de ses règles, de son éthique et des devoirs qu’il implique. Si le fait d’être divorcé était si stigmatisant, le Prophète — que la paix et les bénédictions soient sur lui — n’aurait pas épousé Zaynab Bint Jahsh après que Zayd Ibn Hârithah eut divorcé d’avec elle.
Quant à la question du divorce, Allah Tout-Puissant s’adresse à Son Messager — que la paix et les bénédictions soient sur lui — par ces paroles : « Ô Prophète ! Quand vous divorcez avec vos femmes, divorcez avec elles conformément à leur délai de viduité ; et décomptez le délai ; et craignez Dieu votre Seigneur. Ne les expulsez pas de leurs maisons, et qu’elles ne les quittent pas d’elles-mêmes, à moins qu’elles n’aient commis une turpitude prouvée. Telles sont les lois de Dieu. Quiconque cependant transgresse les lois de Dieu, se fait du tort à lui-même. Tu ne sais pas si d’ici là Dieu ne suscitera pas quelque chose de nouveau ! » [2]
Il n’est pas permis à un époux de violer les droits de l’épouse divorcée, car le divorce n’exempte pas l’homme de ses devoirs, ni ne supprime les droits de la femme. Le divorce prescrit en réalité des droits complémentaires à la femme divorcée. Allah Tout-Puissant dit : « Les divorcées ont le droit de jouir d’une pension convenable. C’est un devoir pour les pieux. » [3]
Le divorce ne permet en aucun cas de transgresser les limites qu’Allah a fixées, ni Ses Commandements. Allah Tout-Puissant dit : « Le divorce est permis par deux fois uniquement. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, soit la libération avec bienfaisance. » [4]
Même après le divorce, Allah Tout-Puissant s’adresse aux hommes et aux femmes de la manière suivante : « Et n’oubliez pas la grâce échangée entre vous. Car Allah voit parfaitement ce que vous faites. » [5]
Les versets coraniques mentionnés ci-dessus éclairent davantage la position islamique au sujet du divorce. C’est notre devoir de n’adhérer qu’aux lois d’Allah et de ne jamais les transgresser.
P.-S.
Traduit de l’arabe du site Islam-Online.net.
Notes
[1] Hadith rapporté par Abû Dâwûd.
[2] Sourate 65, Le Divorce, At-Talâq, verset 1.
[3] Sourate 2, La Vache, Al-Baqarah, verset 241.
[4] Sourate 2, La Vache, Al-Baqarah, verset 229.
[5] Sourate 2, La Vache, Al-Baqarah, verset 237.
http://www.islamophile.org/spip/Etre-divorcee-n-est-pas-un.html


La Sunna nous apprend que le croyant qui passera le Sirât (le pont) le Jour de la résurrection et sera sauvé de l’Enfer aura la possibilité d’intercéder en faveur de ses frères qui obéissaient à Allah, exalté soit-Il, avec lui dans ce monde, mais qui sont entrés en Enfer à cause de péchés qu’ils ont commis. Un long hadith rapporté par Boukhari, qu'Allah lui fasse miséricorde, parle du jour de la Résurrection et du passage des gens sur le Sirât . Voici un extrait de ce hadith :
« Il y aura trois catégories de gens traversant le Sirât : le musulman qui sera sauvé, celui qui sera écorché par le feu de l’Enfer puis en sera sauvé et celui qui y tombera à la renverse. Après le passage du dernier homme en rampant, les croyants ayant été sauvés Me supplieront en faveur de leurs frères plus qu'ils ne le faisaient dans le bas monde en Me réclamant un droit. Ils diront : "Ô Seigneur, nos coreligionnaires accomplissaient la prière, jeûnaient et œuvraient avec nous." Allah, exalté soit-Il, leur dit alors : "Allez et faites sortir du Feu quiconque a dans son cœur le poids d’un dinar de foi." Allah, exalté soit-Il, préservera alors leur visage du Feu et ils se renderont auprès d’eux. Certains se trouveront dans le Feu jusqu’aux chevilles et d’autres jusqu’à la mi-mollet. Ils feront alors sortir de l’Enfer ceux qu’ils reconnaîtront puis reviendront et Allah, exalté soit-Il, leur dira : "Faites sortir du Feu quiconque a dans son cœur le poids d’un demi-dinar de foi." Ils feront sortir ceux qu’ils reconnaîtront puis reviendront et Allah, exalté soit-Il, leur dira : "Faites sortir du Feu quiconque a dans son cœur le poids d'un atome de foi." Ils feront sortir ceux qu’ils reconnaîtront. » (Boukhari)
http://www.islamweb.net/frh/index.php?page=showfatwa&FatwaId=227125


Dans un hadith hassan rapporté par at-tabaranî, le Prophète dit :
« Celui qui nuit à un musulman dans son chemin, leur malédiction (des musulmans), lui est applicable »
Quand on regarde la situation actuelle, on voit un grand laisser-aller de la part des musulmans quant à leur comportement dans la rue. Parmi les erreurs que l’on voit, on constate par exemple, les attroupements de jeunes dans beaucoup de coins de rue et qui embêtent leur monde, soit par le bruit qu’ils font jusqu’à des heures tardives ou même la journée, ils importunent les passants, ils jouent au foot n’importe où, en plein milieu de la rue, risquant de heurter les voitures ou de briser des vitres.
D’autres sont en train de fumer leurs cigarettes ou leurs joints à tous les coins de rue et donnent un mauvais exemple aux gens et surtout aux petits. D’autres encore sont dans les rues pour voler ou agresser les gens et j’en passe…
Egalement, on constate le phénomène des cortèges de mariage avec ce qui s’en suit comme colonnes de voitures, les klaxons, celles qui s’arrêtent en plein milieu de la route, en double file, causant des grands dérangements.
Egalement le phénomène de la musique. Certains vont mettre le volume « à fond » dans leur voiture la nuit pour bien réveiller tout le monde alors qu’il y a des gens qui doivent aller travailler assez tôt, il y en a qui ont des bébés, etc.…
D’autres jettent leurs ordures n’importe où, n’importe comment, des mégots de cigarettes ou bien, ils sont en train de manger dans la rue et jettent les emballages, les canettes à tout bout de champs.
D’autres encore qui se réservent une place de parking de manière définitive, à chaque fois qu’ils sortent de chez eux, ils installent une caisse ou une chaise.
D’autres encore parmi nos frères, lorsqu’ils sortent de la mosquée, s’attardent pendant une demi-heure ou quarante minutes ou moins ou plus devant la mosquée. Et cela est une chose à éviter.
On remarque que ces faits sont dus soit à l’ignorance des gens et du musulman par rapport à ces bienséances, soit à de la négligence et à un laisser-aller. Et certains croient que cela n’est pas important, que c’est insignifiant, que ça n’a rien à voir avec l’Islam, que l’Islam n’a pas de jugement par rapport à ces choses-là.
On va voir que c’est tout le contraire et que cette conception est tout à fait erronée.
Nous allons citer certains ahadiths insha allâh dans lesquels le Prophète nous met en garde sur le fait de s'asseoir, de rester dans les chemins, sur la voie publique.
Dans le premier hadith (rapporté par al-bokhari et Muslim), le Prophète dit :
« Ne vous asseyez pas sur la voie publique, les chemins, les routes ». Et les Compagnons ont dit : « Ô Messager d’Allâh nous n’avons pas le choix ». Et le Prophète dit : « Si vous n’avez pas d’autre possibilité que de vous asseoir sur le chemin alors donnez à la route son droit »
C’est en partant de ce hadith que l’on va rassembler toutes les bienséances, les comportements dont doit se doter le musulman concernant les droits de la route.
Dans ce même hadith, les compagnons ont posé la question :
« Quel est le droit de la route ô Messager d’Allâh ? » Et le Prophète dit : « Baissez le regard, ne portez pas nuisances aux autres, rendez la salutation, ordonnez le bien et condamnez le blâmable ». Dans cette version rapportée par Al-Bokhari et Muslim on retrouve cinq bienséances sur les droits de la route.
Dans un autre hadith rapporté par Abû Talha qui dit : Nous étions assis devant les demeures et le Prophète est venu et nous a dit : « Qu’avez-vous à vous asseoir dans les endroits publics et sur la route ? Evitez les assemblées sur les routes. » Ils ont dit : « Nous sommes réunis sans faire de mal, nous sommes assis ensemble pour discuter entre nous. » Et le Prophètea dit : « S’il n’y a pas d’autres possibilités, donnez le droit à la rue : baisser le regard, répondre à la salutation et la belle parole » (rapporté par Muslim)
Lorsque l’on rassemble tous les ahadiths dans leurs différentes versions concernant les droits de la route, on peut encore dénombrer les bienséances suivantes :
dire « Yarhamok allâh » à celui qui éternue et qui dit "Al-Hamdulillâh".
guider le voyageur qui ne trouve pas le chemin
porter assistance à celui qui subit une injustice et celui qui est désespéré
aider la personne à porter des charges ou autre, des objets
montrer son chemin à l’aveugle
le rappel d'Allâh de manière abondante.
Al-hafidh ibnu hajar , dit que cette injonction du Prophète de ne pas s’asseoir sur les chemins a été faite pour les raisons suivantes : par exemple pour ne pas apercevoir les femmes ou ce qui peut amener une tentation. De même, il y a des droits de musulmans dont il ne pourra peut-être pas s’acquitter.
Nous allons insha allâh passer toutes ces bienséances en revue une par une.
1) Baisser le regard
C’est devenu à notre époque quelque chose de difficile car parmi les signes de la fin des temps, il y a ces femmes habillées et dévêtues à la fois, qui sont beaucoup plus nombreuses qu’auparavant et c’est devenu une épreuve pour beaucoup de gens le fait de baisser le regard. Cela est donc dû à la manière de se vêtir de beaucoup de femmes et hélas de beaucoup de nos soeurs musulmanes également.
Et Allâh dit :
« Et dis aux croyants de baisser leurs regards et de préserver leurs sexes,
Al –hafidh ibnu kathir dit : « Ceci est un ordre d’Allâh à Ses serviteurs, de baisser, de dévier le regard par rapport à ce qui leur a été interdit de regarder et de ne regarder que ce qui est permis de regarder. Et si leurs regards devaient malgré tout tomber sur ce qui est interdit, qu’ils dévient leurs regards le plus rapidement possible »
Al imam al-qourtoubî, dit : " Le regard est la principale voie vers le coeur et c’est une voie très dangereuse et baisser le regard est obligatoire par rapport à tout ce qui est interdit et tout ce qui peut constituer une tentation."
Et le Prophète a dit : « Il a été prescrit pour le fils d’Adam sa part de fornication à laquelle il ne peut pas échapper ... et la fornication de l’œil, c’est le regard. »
Pourquoi la fornication de l’oeil ? Parce que cela est une introduction qui mène à la fornication avec le corps.
Et le Prophète a également mis en garde de faire suivre le premier regard du second, car si le premier n’est pas pris en compte, l’homme est tenu responsable du second.
Dans un hadith hassan rapporté par l’Imam Ahmad,le Prophètefait une recommandation à Ali:
« Ne fais pas suivre le regard d’un autre regard, car le premier est pour toi mais pas le second.
Dans un autre hadith, un Compagnon a interrogé le Prophètesur le regard inopiné et il a dit qu’il lui avait ordonné de détourner son regard et dans une autre version il lui a dit : « Baisse ton regard » (Rapporté par Muslim)
Dans le Verset du Coran : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. » (sourate 24 ; verset 30)
Le terme « min » dans la langue arabe peut avoir plusieurs significations et dans ce cadre-ci, les Savants ont concluent qu’il s’agissait d’ « une partie ». Il y a donc des exceptions ou le musulman peut regarder une femme : par exemple lorsqu’il veut se marier, il a le droit de regarder la femme avec laquelle il désire se marier.
Et l’on tire cela d’un hadith rapporté par Abou hureira où un homme est venu voir le Prophète et lui a dit : « Je veux me marier avec une des femmes des Ansars (médinois). » Et le Prophète lui a demandé : « Est-ce que tu l’as regardée ? ». Il a dit : « Non, je ne l’ai pas fait ». Le Prophète lui a dit « va et regarde-là car il y a dans les yeux des Ansars quelque chose de particulier. »
Et il y a plusieurs autres ahadiths qui montrent la permission de regarder la femme avec qui l’on veut se marier.
Egalement en cas de force majeure, par exemple pour sauver une femme de la noyade ou un incendie ou pour une opération urgente où il n’y a pas de médecins femme ou autre cas, il est permis de la regarder.
L’interdiction de regarder le sexe opposé s’applique également aux femmes et Allâh dit : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté… » ( sourate 24 ; verset 31)
Ibn ul-qayyim al-jawzia a dénombré tous les bienfaits que l’on tire du fait de baisser le regard. (voir ici )
2) S’abstenir de nuire aux gens dans la rue
Par rapport aux passants c’est de ne pas se mettre là où cela pourrait les gêner, de ne pas laisser d’obstacle qui pourrait les gêner ou, comme le font certains, s’asseoir sur le pas de leur porte ou carrément s’asseoir sur leur voiture ou dans les halls d’immeuble. Tout cela porte nuisance aux gens dans l’espace public.
Ne pas jeter ses restes de nourriture dans la rue, ou bien des détritus.
Les ahadiths allant dans ce sens sont très nombreux et également le hadith qui cite la grande récompense pour le musulman qui ôte quelque chose de gênant du passage des gens.
Le Prophète a dit que la Foi est constituée de 70 et quelques branches et la plus basse de ces branches est le fait d’ôter tout ce qui obstrue le passage des gens.
Dans un autre hadith, le Prophète dit : « Alors qu’un homme marchait sur une route, il a trouvé une branche épineuse qui était sur ce chemin, il l’a mise sur le côté et Allâh l’a remercié pour cela et Il l’a pardonné. » (Rapporté par Al-bokhari et Muslim)
Ne pas uriner sur les murs. Le Prophète a dit : « Prenez garde aux deux choses qui attirent la malédiction des musulmans et des gens.» On lui demanda quelles sont ces deux choses et il répondit : « Celui qui fait ses besoins sur le chemin des gens ou dans les endroits ombragés (où les gens peuvent se réfugier de la chaleur) » (Rapporté par Muslim)
Il y a une chose qui semble être surtout une caractéristique des gens du Maghreb et qui est le fait de ramasser les morceaux de pain et ils se basent sur un hadith que certains gens de science ont rendu authentique et qui dit : « Faites honneur au pain. » Et donc, lorsque les gens voient du pain, ils ont l’habitude de le mettre sur un endroit élevé. Ce n'est pas un mal mais il ne faut pas que cela provoque une nuisance aux gens en le mettant par exemple sur un rebord de fenêtre. Car ce rebord de fenêtre ne vous appartient pas.
3) Rendre la salutation
L’imam An-nawawi, a dit : « Il faut au moins lorsque l’on prononce cette parole élever la voix de manière à ce que le musulman l’entende et puisse lui répondre. Et s’il ne se fait pas entendre, il n’aura pas concrétisé le « Salam » et il n’est pas obligatoire de lui répondre. »
Il y a, une exception pour celui qui rentre dans une pièce où il y a des gens qui dorment et d’autres sont réveillés. A ce moment-là, la sounnah comme il est dit dans un hadith rapporté par At-tirmidhi : Le prophètevenait la nuit et lorsqu’il saluait, il saluait d’une salutation qui ne réveillait pas ceux qui dormaient mais qui était entendue de ceux qui étaient éveillés. » Il faut donc modérer sa voix.
L’imam an-nawawi dit encore : « Il est détestable lorsque l’on rencontre un groupe de gens de spécifier certains avec le Salam car le Salam est légiférer pour amener l’entente, la fraternité, l’amour entre les musulmans. »
Ce que font certains c’est que lorsqu’il y a tout un groupe de gens, la personne ne salue qu’un seul ou bien il précise le prénom de tel ou tel en saluant et il ignore le reste du groupe. Cela peut amener du ressentiment chez les autres. C’est une erreur et il faut généraliser le Salam à tout le groupe.
Parmi les ahadiths qui ont stipulé les mérites de donner le « Salam », il y a celui de Al-bokhari dans lequel Abdullâh ibnu amr dit qu’un homme est venu trouver le Prophèteet lui a demandé quel était le meilleur islam. Le Prophète a dit : « C’est de nourrir les pauvres, de dire le « Salam » à ceux que tu connais et à ceux que tu ne connais pas »
As-Salam est aussi un des noms de Allâh et le fait de propager le salam constitue un « dikhr ». Et le Prophètedit à ce propos : « Le Salam est un nom parmi les noms d’Allâh, propagez-le entre vous. » Et dans une autre version il dit : « c’est un nom parmi les noms d’Allâh qui a été mis sur Terre, propagez-le entre vous » Dans un autre hadith, le Prophètenous a montré la manière d’amener et d’instituer l’amour et l’entente entre les musulmans en disant : « Vous n’entrerez pas au Paradis jusqu’à ce que vous croyez et vous ne croirez pas jusqu’à ce que vous vous aimiez entre vous. Ne vous indiquerais-je pas un moyen qui si vous le mettez en application vous vous aimerez ? Le fait de propager le Salam entre vous. »
Et parmi le sens du mot « salam » lorsque l’on dit « assalamu alaykum », les Savants ont plusieurs paroles, Al-Qadi 3iyyad a dit que c’est un nom parmi les Noms d’Allâh et c’est comme si l’on disait : « que la protection d'Allâh soit sur toi. ». Certains ont dit que cela signifie si on le dit à des gens qui désobéissent que Allâh sait ce que tu fais et vois ce que tu fais. D’autres ont dit que sa signification c’est : la sécurité, la quiétude. Lorsque le musulman dit « assalamu alaykum » à son prochain, il lui déclare qu’il est à l’abri de toute nuisance de sa part et qu’il n’a aucune crainte à avoir par rapport à lui.
Il est détestable de saluer avec un signe de la tête, du doigt ou de la main, à l’exception du cas de celui qui est loin et qui ne peut pas se faire entendre. A ce moment-là, il fait un signe de la tête ou de la main tout en prononçant le salam.
Dans un hadith rapporté par al-bokhari, le Prophètea dit : « Il n’est pas permis à un musulman de rompre les relations avec son frère plus de trois jours et le meilleur des deux est celui qui renoue les relations et pour renouer les relations il suffit de dire « As-salamu alaykum ». Dans un autre hadith, le Prophète dit : « Les deux personnes qui se rencontrent celui des deux qui précède l’autre avec le Salam c’est lui le meilleur. » Il dit également dans un autre hadith : « La personne la plus proche d’Allâh, c’est celle qui dit le Salam en premier »
Le Prophètea dit aussi : « Lorsque la personne passe devant un groupe et les salue et qu’ils lui rendent ce salut, c’est lui qui a un degré en mérite en plus car il leur a rappelé le salam. Et si ces personnes ne lui répondent pas, des gens meilleurs qu’eux vont répondre à cette personne, ce sont les anges ».Il ne faut donc pas se mettre en colère lorsque des gens ne nous répondent pas car nous avons notre récompense malgré tout.
Egalement il a été dit par le Prophèteque parmi les Signes de l’Heure, la personne salue uniquement les gens qu'elle connaît. Quelle est la règle, le jugement dans le fait de dire as-salam en premier : Al hafidh ibnu hajar dit qu’il n’y a pas de divergence quant au fait de dire que prononcer le Salam en premier est recommandé, ce n’est pas obligatoire. C'est-à-dire que si la personne n’a pas salué en premier elle n’a pas un péché mais celle qui le dit en premier a une grande récompense. Le fait de répondre au Salam est obligatoire, et si la personne ne le fait pas, elle est en état de péché, sauf si le Salam est adressé à un groupe et que l’un d’entre eux répond alors cela suffit et il a évité le péché pour les autres. Cette réponse est obligatoire par rapport au Verset où Allâh dit : « … répondez de manière meilleure ou répondez au moins à la salutation »
On dit aussi qu’il est recommandé d’ajouter au Salam qui a été dit : « …wa rahmatullâh wa barakatuhu »
Une erreur fréquente consiste à ne pas rendre le salut en entier. Dans un hadith, une personne a dit : « assalamu alaykum » et le Prophètea dit : « 10 », puis un autre est venu et a dit : « assalamu alaykum wa rahmatullâh », et le Prophète a dit : « 20 », une troisième est venu et a dit : « assalamu alaykum wa rahmatullâh wa barakatuhu » (que la Paix d'Allah Sa Miséricorde et Ses Bénédictions vous accompagne) et le Prophètea dit : « 30 ». Il s’agit du nombre de hassanat, de récompenses qu’ils ont acquis chacun. Il y a donc parfois des gens qui viennent et qui disent à leurs frères : « assalamu alaykum wa rahmatullâh wa barakatuhu » et l’autre répond : « wa alaykum as-salam ». Cela est une erreur car il va à l’encontre du Verset du Coran cité. C’est une erreur qui vient de l’insouciance ou du laisser-aller, et il faut y faire attention.
Parmi les bienséances que nous a enseigné l’Islam c’est lorsque le musulman veut pénétrer dans une demeure, il faut demander l’autorisation en disant d’abord « as-salam ». Et également avant de parler à quelqu’un, il convient de commencer pas le « Salam ».
Le petit nombre doit commencer à saluer le grand nombre : celui qui est seul doit saluer le premier ceux qui sont deux et ceux qui sont deux doivent saluer ceux qui sont plus nombreux et ainsi de suite. De même, le plus jeune commence à saluer le plus âgé. Celui qui est debout salue celui qui est assis. Et tout cela a été rapporté dans un hadith rapporté par al-boukhari et muslim, où le Prophète dit : « Le plus jeune salue le plus âgé, le piéton salue celui qui est assis et le plus petit nombre salue le plus grand nombre ». Egalement, celui qui est véhiculé dit le Salam à celui qui est à pied, celui qui marche le dit à celui qui est en position fixe et si deux personnes sont dans une situation identique, alors la meilleure est celle qui dit le Salam en premier.
Celui qui prie rend le Salam en tournant le dos de la main vers le haut, vers son visage, cela a été relaté dans plusieurs ahadiths.
Il ne faut pas négliger le Salam par rapport aux enfants, le Prophètesaluait les enfants.
Il est permis aux hommes de saluer les femmes et vice et versa mais sans tentations.
Il ne convient pas de saluer en premier un non musulman avec le Salam. Mais si un besoin se fait sentir, il n’y a pas de mal à leur dire d’autres formules de politesse. La formule « As-Salamu alaykum » est spécifique aux musulmans. Si l'on se trouve devant un groupe où il y a un mélange de musulmans et de non musulmans, on dit le Salam en visant les musulmans et c’est cela la Sunnah. Le Prophèteest passé près d’un groupe où il y avait des mélanges de polythéistes et de musulmans et il a dit « As-Salamu alaykum » en visant les musulmans.
Lorsque quelqu’un est en train de commettre une désobéissance, par exemple lorsque vous passez devant quelqu'un en train de boire de l'alcool ou autre, sur ce moment là, il ne faut pas le saluer pour montrer que l’on est en désaccord avec ce qu’il fait. Si on lui dit, c’est comme si on l’honorait alors qu’il est en train de désobéir à Allâh de manière claire et évidente au su et vu de tout le monde. Il ne faut pas le saluer jusqu’à ce qu’il abandonne sa désobéissance.
Lorsque l’on se sépare, il faut dire le Salam. Dans un hadith rapporté par l’imam Ahmad , le Prophètedit : « Lorsque celui qui est avec les gens veut se lever qu’il dise assalamu alaykum, car la première n’est pas plus obligatoire que la seconde. » Cela signifie que le fait de dire as-salam en arrivant n’est pas plus important que de le dire en partant. La seconde est tout autant indiquée que la première.
Quelles sont les situations où il est détestable de dire le Salam ou de le rendre ?
Par exemple, lorsque la personne est en train de faire ses besoins il est conseillé de répondre après avoir terminé.
4) Ordonner le bien et condamner le blâmable
Ce sujet nécessiterait une conférence à lui seul et d’ailleurs la conférence a eu lieu. J’invite donc les frères et sœurs à s'y reporter. (note de sajidine : voir ce lien en cliquant ici )
5) La bonne parole
El-Qadi 3iyyad a dit : "c’est une exhortation pour le musulman à bien se comporter avec les croyants et avec celui qui se trouve dans la rue car il se peut que les gens lui adressent la parole et lui posent des questions. Et, il doit leur répondre de la meilleure des manières et non pas de manière exaspérée et de manière dure."
De nombreux ahadiths exhortent à la bonne parole et Allâh a ordonné à Ses Serviteurs de ne parler que de la meilleure des manières car Shaytan peut utiliser l’arme de la parole pour semer la discorde et le ressentiment entre les gens. En effet Allâh dit : « Et dis à Mes serviteurs de n’utiliser que les meilleures des paroles, Shaytan sème la discorde entre eux. Certes Shaytan est pour l’homme un ennemi déclaré »
Dans de nombreux ahadiths, le Prophètenous a conseillé de ne dire que de bonnes paroles : « Il y a au Paradis des pièces dont l’extérieur se voit de l’intérieur et dont l’intérieur se voit de l’extérieur qu’Allâh a spécialement préparé pour les gens qui ont une parole douce et gentille ».
6) Faire l’invocation en faveur de celui qui éternue
La formule à utiliser c’est « yarhamokallâh » - (qu’Allâh te fasse miséricorde) lorsque la personne qui éternue dit « al-hamdulillâh » (louange à Allah). Dans un hadith rapporté par al-boukhari, le Prophètedit : « Certes Allâh aime l'éternuement et Il déteste le bâillement. Donc, si l’un d’entre vous éternue et qu’il loue Allâh , il convient à chaque musulman qui l’a entendu de dire : « yarhamokallâh » (qu’Allâh te fasse miséricorde). »
Dans un second hadith, le Prophètedit : « Si l’un d’entre vous éternue, qu’il dise « al-hamdulillâh » et que celui qui est présent dise « yarhamokallâh » et que le premier réponde « yahdikum Allâh wa yuslih balakum » (qu’Allâh vous guide et arrange vos affaire). »
Il y a une condition pour que l’on puisse faire cette invocation en faveur de celui qui éternue, c’est qu’il dise « al-hamdulillâh ». Certains font l’erreur de dire l’invocation alors que celui qui a éternué n’a pas dit « al-hamdulillâh ». Il ne faut pas le faire mais par contre, il faut lui enseigner cela. Il ne faut pas le dire non plus au mécréant mais on peut lui dire « yahdikum Allâh wa yuslih balakum »
Il y avait des Juifs qui venaient à l'époque chez le Prophèteet ils éternuaient dans l’espoir que le Prophète leur dise « yarhamokum allâh » et le Prophète leur disait : « yahdikum Allâh wa yuslih balakum »
Pour celui qui éternue plus de trois fois de suite, à la quatrième, c’est qu’il est enrhumé et à ce moment là, il est conseillé d’invoquer en sa faveur pour qu’Allâh le guérisse.
Il ne faut pas dire cette invocation (ainsi que le Salam), pendant la khutba de l’imam. Il faut se taire et le dire à la fin de la khutba car le fait d’écouter l’Imam est obligatoire.
Egalement, pour celui qui est dans les toilettes il faut attendre qu’il sorte et lui-même doit attendre d’être sorti pour louer Allâh.
On ne le dira pas non plus à celui qui est en prière, lui, peut dire al-hamdulillâh s’il éternue mais les autres ne doivent pas lui dire yarhamokallâh.
Il y a des ahadiths authentiques dans lesquels la formule suivante a été donnée : « al-hamdulillâh ‘ala kulli hal » (Louanges à Allâh dans toute situation) et aussi « al-hamdulillâh rabbi al-‘alamine»
Parmi les comportements qu’il convient d’observer pour celui qui éternue, c’est d’étouffer le plus possible l'éternuement et d’élever sa voix pour dire « al-hamdulillâh ». Il doit couvrir son visage ou du moins son nez et sa bouche et ne pas tourner sa tête à gauche ou à droite pour éternuer. Dans un hadith rapporté par Abu Dawoud et at-tirmidhi , il est dit que lorsque le Prophète éternuait, il mettait sa main sur sa bouche et il étouffait l’éternuement.
Parmi les formules qui existent pour répondre à celui qui dit yarhamokallâh il y a celle qui est la plus répandue :
« yahdikum Allâh wa yuslih balakum » et ibnu Omar disait : « yarhamouna Allâh wa yakum wa yaghfiroullâhu lanâ wa lakum »
7) Aider la personne à porter des choses
Il convient au musulman de venir à l’aide de celui qui a besoin de porter quelque chose.
Le Prophètedans un hadith rapporté par al-bokhari , dit que le fait d’aider une personne à monter sur sa monture est une sadaqah et dans la deuxième partie de hadith de l’aider à charger ses biens cela aussi constitue une sadaqah. Dans un autre hadith, le Prophètedit que porter pour quelqu’un de faible est une sadaqah.
Ceci rentre dans le fait d’alléger les souffrances et les peines des musulmans, le fait de s’occuper de ses besoins et le fait de l’aider dans le bien.
Le Prophètea dit que celui qui allège à un croyant un malheur ou une douleur ou une épreuve parmi les épreuves de ce bas monde, Allâh lui allège une épreuve parmi les épreuves du Jour du Jugement Dernier.
Dans le même hadith à la fin, le Prophètedit : « Allâh aide Son serviteur tant que le serviteur aide son frère. (Rapporté par Muslim)
Dans un autre hadith, le Prophètea dit : « Celui qui s’empresse à aider son frère dans ses besoins, Allâh s'occupe de ses besoins et celui qui allège une souffrance, une douleur, une difficulté du musulman, Allâh lui allège une difficulté parmi les difficultés du Jour de la Résurrection »
Par contre, il faut faire attention à ne pas aider à porter quelque chose d’interdit.
8) Porter assistance à celui qui subit une oppression, une injustice
Le Prophètea dit : « Prêtez assistance à celui qui subit une injustice »
Cela suppose de l’aider à récupérer une chose qui lui a été prise injustement ou de l’aider à repousser une oppression. Le Prophète dit également : « Porte assistance à ton frère, qu’il soit injuste ou qu’il subisse une injustice. S’il est injuste, empêche-le de faire le mal et si c’est lui qui subit l’injustice viens-lui en aide. »
Dans un autre hadith, le Prophètedit : « Le musulman est le frère du musulman, il ne lui fait pas subir d'injustice, il ne l'abandonne pas lorsqu’il doit lui porter assistance »
Malheureusement, on voit que certains se réjouissent lorsqu’ils voient leur frère se faire agresser ou insulter ou humilier et c’est même un spectacle pour eux que de contempler cela. Et pire il y en a qui aide le coupable à faire son délit !
Si les gens abandonnent cela, le Prophètedit : « Si les gens voient l’oppresseur et ne l’empêchent pas de faire son injustice, Allâh va tous les toucher par un châtiment. »
Cela fait partie de l’action d’ordonner le bien et de condamner le blâmable et il y a bien sûr des critères à respecter.
9) Montrer le chemin au voyageur
Le Prophètea dit : « Le fait d’aider un voyageur dans une terre qu’il ne connaît pas est une aumône » .
Bien sûr il ne faut pas que cela soit dans l’interdit. (Boîte de nuit, bar…)
10) Aider celui qui est désespéré
Par exemple l’enfant qui s’est perdu ou les parents qui ne trouvent plus leurs enfants.
Le Prophètea dit de venir en aide à celui qui est désespéré.
11) Guider l’aveugle
Cela fait partie aussi des aumônes, le Prophètea dit qu’il faut guider l’aveugle et faire comprendre au sourd et au muet jusqu’à ce qu’il comprenne.
12) Le rappel d’Allâh en abondance
Le Prophète se rappelait Allâh dans toutes les situations et à l’homme qui est venu demander une recommandation il lui a dit : « Que ta langue ne cesse d’être humidifiée par le rappel d’Allâh »
Donc plutôt que de marcher dans la rue à regarder le ciel, les murs, les oiseaux à gauche ou à droite, il vaut mieux que le musulman s’il doit sortir qu’il se remémore Allâh , ou s’il est dans sa voiture, qu’il écoute le Coran ou un cours. Cela sera plus bénéfique que de laisser le temps se perdre sans en tirer aucun bénéfice.
http://sajidine.com/au-quotidien/regles-bienseance/comportement-rue.htm

1. Par islamiates le 02/07/2024
Salam Les sourates sont données à titre d'exemple. Merci pour votre réactivité