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L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Comment rattraper le jeûne du défunt

Ramadan 1

 

Celui qui meurt sans avoir rattrapé des jours de jeûne du mois de Ramadan qu’il devait, doit-on jeûner à sa place en toute circonstance, ou alors doit-on jeûner seulement les jours pour lesquels il avait fait vœu de jeûner?

L’imam Ahmad a opté pour l’avis que l’on a à jeûner pour le mort que dans le cas où il avait fait vœu à Allah de jeûner et qu’il n’avait pas pu le faire.

Quant au jeûne obligatoire (Fardh) que le mort n’a pas accompli, on n’a pas à l’accomplir pour lui, mais on verse en aumône l’équivalent de la moitié d’un Sa’ de nourriture  pour chaque jour de jeûne manqué.

La preuve avancée par l’imam Ahmad, qu’Allah lui soit clément, est le hadith suivant: «Nul ne peut prier, ni jeûner pour une autre personne»

Mais la plupart des savants ne font pas de différence à ce niveau entre le vœu et le jeûne obligatoire, et disent que l’on doit jeûner pour le mort, ainsi que le prouve le hadith suivant rapporté par ‘Âïcha, qu’Allah l’agrée: «le Prophète, prière et salut sur lui, a dit: «Quiconque meurt sans avoir jeûné des jours qu’il doit jeûner, que ses proches (Wali) jeûnent pour lui»

Quant au hadith avancé comme preuve par l’imam Ahmad, il concerne les vivants, c’est-à-dire qu’une personne vivante ne peut charger une autre d’accomplir une quelconque adoration à sa place, sauf dans certains cas bien spécifiques.
Donc l’avis correct –si Allah veut- est qu’il faut rattraper le jeûne manqué du mort qu’il ait fait vœu de le faire ou que ce soit un jeûne obligatoire.

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Fatwa de Cheikh ibn Jibrine

Tirée de livre «fatawa assiyam» compilé par Rachid Azahrani- page 124, 125

 

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Les trois niveaux de langages en amour

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« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.»

L’amour connait trois différents langages, ils sont tous essentiels. Ces langages peuvent être résumés par : parle-moi, montre-moi et touche-moi.

Parle-moi

L’idée principale est de dire assez fréquemment à son partenaire combien on l’aime. Aimer son partenaire n’est pas seulement le ressentir dans son cœur, ce sentiment doit se matérialiser par des mots, il faut le lui dire.

Développer votre propre langage, un langage intime comme par exemple se donner des noms affectueux. Le Prophète () avait pour habitude de donner des surnoms affectueux à ses épouses et à ses Compagnons.
Accompagnez vos échanges par des mots doux et des formules de politesse agréables à entendre : Jazâka Allahu khayran, puisse Allah te récompenser par un bien meilleur, fi amâni-llah, puisse Allah te mettre en sécurité, etc.

Vous pouvez aussi appeler votre conjoint(e) durant la journée ou lui envoyer un email ou un sms juste pour lui demander comment il/elle va. Lorsque vous l’appelez faites lui part de vos sentiments à son égard, par exemple dites-lui à quel point il/elle vous manque.

Montre-moi

Montrez à sa moitié combien on tient à elle peut se faire de différentes manières.

Faites-lui des petits cadeaux, c’est le geste qui compte et les petites attentions sont souvent les meilleures. Offrez-lui quelque chose qui lui prouve que vous êtes à son écoute et que vous le/la connaissez suffisamment pour savoir ce qui va lui faire plaisir. Le Prophète () a dit : « Faites-vous des cadeaux les uns les autres car cela permet de développer l’amour entre vous. »

Faites un sourire lorsque vous voyez votre époux(se), n’oubliez pas qu’un sourire c’est aussi un acte de bienfaisance. Le Prophète () a dit : « Le fait de sourire à ton frère est une aumône. Le fait de recommander le bien et d'interdire le mal est une aumône. Le fait de renseigner un homme qui s'est égaré est une aumône. Le fait d'enlever de la voie publique les saletés, les épines et les os est une aumône. Le fait de verser de l'eau de ton récipient dans celui de ton frère est pour toi une aumône. Le fait d'aider un homme malvoyant est une aumône. » (Boukhari).
« Ne méprise aucune bonne action, ne serait-ce qu’en rencontrant ton frère avec un visage souriant. » (Mouslim).

Il faut toujours chercher à être de bonne humeur et faire preuve d’humour. Parfois nous faisons des efforts pour nos frères et sœurs en Islam alors qu’avec notre conjoint pas le moindre effort n'est entrepris, nous nous laissons aller.

Touche-moi

Aicha, Puisse Allah l’agréer, a dit : «Le Prophète s’appuyait sur mon giron alors que j’étais en état de menstrues, et il récitait le Coran. »
Avant de sortir de chez vous pour vous rendre au travail ou à la mosquée, n’oubliez pas de saluer votre épouse, prenez-la dans vos bras et embrassez-là.

Le contact dans le couple est essentiel, faites-vous réciproquement des massages, spécialement après une longue journée de travail, au bureau ou à s’occuper de la maison. Les massages sont un moyen très efficace pour se détendre, évacuer le stress et créer un moment agréable.

Comme nous l’avons déjà dit, le contact est essentiel, pensez à avoir ces moments d’intimité où vous vous prenez simplement dans les bras l’un de l’autre. Partagez des moments juste entre époux ; ainsi, Aicha a dit : «Je prenais mon bain avec le Prophète alors que nous étions en état de grande impureté en se servant du même récipient. » (Boukhari, Sahîh).

La plupart des couples peuvent en apprendre davantage sur leurs besoins dans leurs relations en apprenant à se connaitre mutuellement. L’idée principale est que la vie conjugale doit être empreinte de démonstrations d’affections, cette affection n’a d’autre effet que de rendre le lien entre les époux fort et solide. En fait le lien qui unissait le Prophète () et Khadija, Puisse Allah l’agréer, était si fort que bien longtemps après la mort de cette dernière, il () avait l’habitude de prier pour elle et de la désigner comme le premier des musulmans et son plus proche allier dans le sentier d’Allah.

Il ne fait aucun doute que de s’aimer les uns les autres pour Allah le Tout-Puissant est le meilleur type d’amour possible. D'après Abû Idrîs al-Khawlanî : « Alors que Mu'âdh ibn Djabal était en train de prier, je l'ai attendu jusqu'à ce qu'il termine puis je suis allé le voir et je l'ai salué puis je lui ai dit : Je jure par Allah que je t'aime vraiment pour Allah.
Il a dit : Tu jures par Allah ?
J'ai dit : Je jure par Allah.
Il a dit : Tu jures par Allah ?
J'ai dit : Je jure pare Allah.
Alors il a attrapé mon vêtement et m'a tiré vers lui puis il a dit : « Reçois la bonne nouvelle, j'ai certes entendu le Prophète () dire : « Allah a dit : « Mon amour est obligatoire pour les gens qui s'aiment pour moi, pour ceux qui s’assoient pour moi, pour ceux qui se rendent visite pour moi et pour ceux qui dépensent pour moi. » » (Ibn Hibbân et authentifié par al-Albânî).

Si nous nous penchons sur ce hadith, nous y verrons que l’amour pour Allah est le seul et véritable amour. Cet amour qui permet aux deux époux de se développer, d’avancer dans leur vie et de connaitre le succès, le véritable succès.
« A ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour. » (Coran 19/96).

L’expérience accumulée au cours de nombreuses années de pratique dans le cadre des consultations conjugales montrent que les couples qui résolvent leur problème sont ceux qui ont bien compris qu'il fallait prendre soin des relations maritales. Le Prophète () avait pour habitude d’embrasser ses épouses fréquemment. Un autre geste d’affection se trouve dans le hadith suivant : Aicha, Puisse Allah l’agréer, a dit : « Je buvais en état de menstrues et je donnais à boire au Prophète ; il posait ses lèvres là où j'avais posé les miennes. »

Parle-moi, montre-moi et touche-moi sont donc les trois langues qui composent le discours de l’amour et qui sont nécessaires à une bonne communication. Ces trois dialectes sont la base vous permettant de faire sentir à votre conjoint(e) qu’il/elle est la personne la plus importante à vos yeux. Voici des exemples vous montrant comment créer cet environnement dans vos esprits et dans vos demeures :

-« Croire en son époux(se) ». Ceci est une règle absolument incontournable pour solidifier la relation maritale et aider votre moitié à atteindre l’épanouissement et par là réaliser ses buts. Khadija, puisse Allah l’agréer, la première ayant cru en la prophétie du Prophète () en est le parfait exemple. Il pensait beaucoup à elle après sa mort et priait pour elle au point qu'Aicha, puisse Allah l’agréer, fut jalouse et dit au Prophète (Salla Allahou alayhi wa Sallam) : « Allah t'a en vérité donné mieux que cette vieille femme. » Le Prophète () se mit en colère et dit : « Non, par Allah, je jure qu’Allah ne m'a jamais rien donné de meilleur qu'elle. Elle fut la femme qui crut en moi quand personne d'autre ne me croyait. Elle a affirmé que je disais vrai quand tout le monde m'accusait de mentir. Elle me soutint avec son argent quand tout le monde m'infligeait des privations. Et Allah m'apporta à travers elle des enfants, alors qu'aucune autre femme ne m'en a donné. »

-Avoir une perception positive et pleine d’amour de son époux a un grand impact sur la relation, de même qu'une perception négative affecte cette dernière. Toutefois, il est plus facile de se laisser aller et de laisser les pensées négatives construire un cadre de perception menant à la ruine de la relation plutôt que de faire un effort pour les combattre et pour créer un système de pensées qui mène au succès.

-Nous savons que les épouses du Prophète, puisse Allah les agréer, eurent un rôle important dans la propagation du message de l’Islam. Nous pouvons tirer de ceci certaines implications pour nous. Les époux doivent comprendre la nécessité de la place des épouses dans la société, les laisser exprimer leur talent, créativité et sagesse. Leur donner une place importante ne peut que renforcer la confiance qu’elles ont en elles, leur ouvrir une voie vers l’épanouissement et leur permettre de réaliser ce pour quoi elles sont destinées.

-Donnez à votre moitié le meilleur de vous-même, le meilleur de votre temps et de votre attention. Passez du temps à essayer de comprendre ses attentes et ses ambitions. Ecoutez ses rêves, ses peurs, ses sentiments, ses pensées et ses besoins. En agissant ainsi vous aurez créé une ambiance propice au développement des membres de votre foyer, chacun pourra s’exprimer sans avoir peur de se faire juger ou de se sentir ridicule. Lorsque l’on aime quelqu’un on fait preuve à son égard de plus de miséricorde, de patience et tolérance.

En conclusion, apprendre ces trois composantes du langage de l’amour est un aspect essentiel pour construire une relation maritale saine, joyeuse et vouée au succès.

 

 

Incha Allah c’est quoi au juste ?

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Il est toujours très instructif de lire les mémoires des gens, surtout lorsqu’ils ont atteint un certain âge. Tout d’abord parce que leur vision du monde est « assez complète »; parvenus au sommet tels des oiseaux de montagne, leur vision de la vie est quasi panoramique panoramique, donc plus lucide, plus aiguë, enfin plus juste.

Le livre de Maurice Tubiana intitulé N’oublions pas demain, écrit à 87ans, ne déroge pas à la règle en dépit d’un point de vue très particulier que nous considérons en quelques occasions fragmentaire. Né en 1920 à Constantine (Algérie) dans une famille juive bourgeoise, il put comprendre une grande partie du XIXe siècle à travers le récit de ses parents et a été témoin direct de nombre de grands bouleversements du XXème. Son éducation et son instruction faites au milieu des livres et des intellectuels achevèrent de lui offrir une vision rigoureuse du monde. Son livre est donc utile et les réflexions qui y sont développées méritent qu’on y fasse halte.

Nous ne reprocherions qu’une chose à Tubiana : c’est de connaître si peu la civilisation islamique au point de nourrir à son égard une vision tellement fausse, lui qui est né au beau milieu de celle-ci (même si c’était pendant la période coloniale), qui jouit d’une culture quasi encyclopédique et qui adolescent, parlait de Nietzche et de Marx comme ceux d’aujourd’hui parleraient d’un footballeur ou d’un acteur. En fait, le cancérologue de renom ne fait pas de référence directe à l’Islam, mais il y fait parfois des allusions dont les présupposés et les sous-entendus laissent transparaître un regard bien particulier, teinté d’une certaine condescendance.

Dès son chapitre liminaire « Refuser la fatalité », il écrit : « J’ai appris, dès ma jeunesse, qu’il n’y a pas de fatalité, contrairement à ce « Mektoub » (« c’est écrit ») qui était sans doute le mot le plus fréquemment prononcé dans l’Algérie de mon enfance, généralement pour justifier la paresse et la résignation ». Cette phrase a le mérite de bien résumer ce que pense un certain nombre d’intellectuels occidentaux et orientaux à propos de l’islam : la civilisation islamique serait en décadence parce qu’elle contient en elle-même les germes de sa propre déchéance. Les formules « inchaAllah » (« Si Dieu veut »), « La hawla wa la quwata illa biLah » (« il n’est de pouvoir et de puissance qu’en Dieu »), « atawaqulu ‘ala Allah » (« le fait de se reposer sur Dieu », la prosternation en groupe, les invocations (dou’as) en formeraient les expressions les plus flagrantes. C’est cette fausse croyance que nous voudrions réfuter ici.

D’abord, si cela était réellement le cas, ladite civilisation n’aurait jamais connu ces nombreux siècles de développement inouï. En fait, on semble confondre deux choses foncièrement différentes : l’humilité et la fatalité. Le musulman se sait très petit, très fragile et fort dépendant dans cet immense univers ; il a parfaitement conscience que son existence ne tient à rien et que le moindre caprice météorologique au dessus de sa tête, la moindre secousse en dessous de ses pieds, un simple cyclone peut balayer des siècles d’œuvres humaines. Dans cette méditation où il trouve l’humilité, il sent qu’il a besoin de Dieu où qu’il se trouve au même titre que chaque créature sur ce globe et bien au-delà : « Tous ceux qui sont dans les Cieux ou sur la Terre implorent son secours, pendant que Lui [Dieu] se manifeste chaque jour dans la réalisation d’une œuvre nouvelle » (Coran : 55, 29).

Les invocations qui font partie intégrante du souvenir intime de Dieu porté à son summum par les cinq prières quotidiennes, rythment la vie du croyant et orientent ce dernier sur la voie d’un rappel qui cadence sa journée ; à l’aube, au zénith, au déclin, au coucher et en pleine nuit. Ces prières perpétuent le souvenir intime de Dieu et secondent le croyant dans une introspection régulière. D’ailleurs, ce même rappel ne peut se faire efficacement sans une profonde méditation sur l’œuvre divine : « Il y a, assurément, dans la création des Cieux et de la Terre et de l’alternance de la nuit et du jour des signes pour ceux qui font usage de leur intelligence. Ceux qui debout, assis ou couchés, ne cessent d’invoquer Dieu et de méditer sur la création des Cieux et de la Terre… » (Coran, 3, 191-192). Le rappel de Dieu ne prend ainsi vraiment sens que lorsqu’il est accompagné d’un singulier questionnement sur les environnements incroyables, célestes et terrestres, qui nous entourent et nous accueillent. Le croyant se sachant donc dépendant de l’espace, mais également du temps qui sont l’œuvre de Dieu et sur lesquels il n’a aucune emprise, doit retourner vers son Créateur pour appeler humblement Ses largesses infinies et solliciter Son accompagnement dans ses projets futurs. La formule incha Allah trouve tout son sens ! Ainsi, incha Allah c’est l’esprit d’entreprise sous les couleurs de l’humilité vis-à-vis de Celui qui détient les clés de l’espace et du temps. Molière avait cette belle formule dans Le Tartuffe : « On n’exécute pas tout ce qui se propose/ Et le chemin est long du projet à la chose ».

Cette humilité, nous l’aurons bien saisi, une fois acquise ne se révèle pas une entrave à l’action, elle est bien au contraire une force stimulatrice ; le croyant pour renforcer sa conviction doit sonder son univers et se donner les moyens de l’interroger pour mieux se comprendre et par la même occasion, jouer pleinement son rôle au sein de celui-ci : « : « Ô peuples de djinns et d’hommes ! Si vous pouvez traverser les espaces célestes et les espaces terrestres, faites-le ! Mais vous ne les traverseriez qu’à l’aide d’un pouvoir. » (Coran, 55, 33). De même, la recherche de l’interaction avec les hommes de tout bord, érigée en projet divin, constitue une priorité absolue : « Ô hommes, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle et Nous vous avons répartis en nations et en tribus dans le but que vous interagissiez… » (Coran, 49, 13). Ces deux éléments, à savoir une profonde méditation sur notre environnement qui doit déboucher sur un strict respect de celui-ci, de même que le respect et la volonté de connaître et d’échanger avec les hommes, deviennent un préalable indispensable pour penser correctement notre existence et éviter les folies meurtrières que nous connaissons depuis un siècle. La philosophe Hannah Arendt, qui à traité cette question ex professo, démontre dans son livre Les Origines du totalitarisme combien le lien est fort entre le mal, l’inhumanité et le fait pour l’homme de renoncer à penser son monde et les relations
qu’il entretient avec ses semblables.

Ainsi, tout acte de bonté est d’abord un acte d’humilité et l’action cohérente qui en découle est celle de la compassion, de la fraternité et de l’amour. L’être humain, sans l’humilité et la sollicitude peut basculer dans l’orgueil et devenir par la même occasion un tyran pour ses semblables. De la sorte, tout acte de progrès qui ne vise pas à rendre plus heureux les hommes est vain. Une nouvelle fois, cette formule incha Allah, loin d’être une expression d’inertie, affirme avant tout l’humilité du croyant et annonce toute la philosophie de bienveillance qui doit commander ses actes.

Le croyant, est appelé à agir sur son monde, à trouver les solutions à ses problèmes à améliorer sa condition de vie tout en se comportant en être responsable devant Dieu : « Invoquez votre Seigneur humblement et secrètement. En vérité, Dieu n’aime pas les transgresseurs. Ne semez pas le désordre sur la Terre, après que l’ordre y a été établi. Invoquez votre Seigneur avec crainte et espoir. La miséricorde de Dieu est à la portée de ceux qui font des œuvres salutaires. » (Coran, 7, 55-56). Cette exhortation à l’action traverse tous les domaines, qu’ils soient d’ordre médical, scientifique ou tout simplement ceux du savoir-vivre. Les versets coraniques abondent en ce sens.

La formule « il n’est de force et de puissance qu’en Dieu » est en réalité le résultat d’une profonde méditation sur la création ; elle est surtout l’aboutissement de l’humilité et de la juste reconnaissance de la Grandeur divine. Cette même sentence finit d’ailleurs souvent par se vider de sa substance et perdre ses couleurs lorsqu’elle est utilisée sans conscience, et de manière mécanique pour tout et n’importe quoi. Le croyant qui fait usage de cette expression a conscience d’une chose : tous ses projets ne peuvent être menés à bien qu’à l’aide d’une force bien au dessus de la sienne, car il ne détient en réalité aucun pouvoir entre ses mains, tout lui échappe et il est soumis aux lois de l’univers au même titre que toutes les autres créatures. Mais ladite force peut être sollicitée et c’est même un devoir que de la solliciter ! Conscient donc de cette formidable assistance qui peut lui être offerte grâce à la miséricorde divine, le croyant peut envisager tous les projets pour peu qu’ils soient nobles, et doit repousser sans cesse les limites pour mériter cette grande tâche qui consiste à être au service de ses semblables.

Toutes ses postures morales sont matérialisées physiquement par la soumission du corps (après celle de l’esprit) et exprimées lors des prosternations journalières et nocturnes. Elles sont surtout bien résumées dans les premiers mots de la sourate la plus récitée par le croyant : « Louange à Dieu, le Maître de l’univers, le Miséricordieux par essence, Le Très Miséricordieux par excellence».

Le croyant échappe à l’angoisse en prenant conscience que son Créateur l’encourage dans son effort à comprendre Son œuvre qu’Il lui dévoile progressivement et de manière quasi-pédagogique. L’homme face à tout cela, retrouve une pleine sérénité en se soumettant en
connaissance de cause et en vouant à Dieu une adoration non plus aveugle, mais pleine de bon sens.

Les récentes découvertes en astronomie achèvent de montrer la petitesse de l’homme dans cet incroyable et immense univers. L’être humain qui fait chaque jour des découvertes aussi surprenantes les unes que les autres, se rend en même temps compte de l’étendue de ses méconnaissances et surtout de son impuissance ; les quelques lois qu’il découvre sont une goutte d’eau dans l’immense océan de règles qui régissent le cosmos. Enfin, ces lois une fois découvertes, loin de se soumettre à la volonté humaine, continuent de s’imposer à l’homme ; l’univers, pour fonctionner, n’a nullement recours aux services de l’être humain et le romantique Gérard de Nerval nous avait fait don de ces deux magnifiques vers : « Des forces que tu tiens ta liberté dispose/ Mais de tous tes conseils l’univers est absent ».

Pour résumer et finir, le Coran loin de décourager les esprits pleins d’initiatives, invite les hommes à innover, à transformer, à rechercher et à interroger leur univers pour mieux en saisir le langage subtil. Dans cette quête de sens, l’homme retrouve progressivement et sûrement confiance en lui et parvient à parfaire sa soumission, une soumission pleine de grandeur puisqu’elle est
exprimée à l’endroit de Dieu : « Et c’est ainsi que nous étendîmes devant Ibrahim (Abraham) le Royaume des Cieux et de la Terre afin de le raffermir dans sa croyance » (Coran, 6, 75). Cette soumission enfin, oriente le croyant humble et entrepreneur sur la voie d’œuvres utiles à ses semblables et à l’environnement qui l’accueille.

« C’est par un effet de la grâce de Dieu que tu es [Ô prophète Muhammad] si conciliant envers les hommes, car si tu te montrais brutal ou inhumain avec eux, ils se seraient tous détachés de toi. Sois donc bienveillant à leur égard ! Implore le pardon de Dieu en leur faveur ! Consulte-les lorsqu’il s’agit de prendre une décision ! Mais, une fois la décision prise place ta confiance en Dieu, car Dieu aime ceux qui mettent en Lui leur confiance » ! (Coran, 3, 159).

A.Bouzelmate

http://havredesavoir.fr/incha-allah-cest-quoi-au-juste/

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Quelle est l'histoire de Achoura?

 

Entre tradition prophétique et culture, le jour de "Achoura" , revêt différentes significations. Achoura, dérivé de "achara", qui signifie dix, correspond au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane. De l’Islam sunnite à l’Islam chiite en passant par le Maghreb, Achoura est vécue différemment. Jeûne, fête ou commémoration, chacun marque à sa façon ce jour.

Pour comprendre le sens de Achoura, il faut remonter à l'an 622, lorsque Le prophète Mohammed (saw) et ses disciples, ayant quitté La Mecque, arrivent à l'oasis de Yathrib (la future Médine). Une des 3 tribus qui étaient installées dans l'oasis était juive, et le jour de l'arrivée de Mohammed cette tribu célébrait le Yom Kippour, jour de l'Expiation ou du Grand Pardon. Ce jour-là, les Israélites observent un jeûne absolu et ne travaillent pas car ils font mémoire et demandent pardon à Dieu d'avoir adoré le "Veau d'or" au cours de l'Exode. Ce jour-là également, le peuple hébreu demande pardon à Dieu pour tous les péchés commis, à l'égard de Dieu et des autres, au cours de l'année écoulée. Mohammed conseille alors à ses compagnons de jeûner : "Dieu remet les péchés d'une année passée à quiconque jeûne le jour d'Achoura".

Toutefois, 2 ans plus tard, lorsque le mois du Ramadan est révélé, le jeûne de Achoura devient recommandé mais non obligatoire, à condition de jeûner deux jours - dont Achoura - pour se différencier du judaïsme.
Les musulmans considèrent donc Achoura comme un jour de jeûne.

Mais dans certains pays des pratiques culturelles sont venues s’ajouter aux traditions religieuses. Les musulmans les plus avertis vous diront que ces pratiques sont des innovations et qu’elles ne relèvent pas de l’Islam. Mais elles n'en sont pas moins populaires.

En Tunisie, l'Achoura commémore aussi le martyre des petits-fils du prophète, Hassan et Hussein, morts assassinés en 61 de l’Hégire, le 10 Muharram, d'après une tradition. C’est un jour où l’on se souvient des morts : il est de coutume d’aller rendre visite aux défunts et d’allumer des bougies autour de la tombe du saint patron du cimetière.
Dans certains endroits, la veille au soir, les enfants font de grands feux (le feu, signe de purification) par-dessus lesquels ils sautent en chantant. Dans la région de Gabès, ils font la visite des maisons avec un petit roseau, appelé achoura, que les adultes remplissent de bonbons et de monnaie.

Au Maroc l'Achoura est perçue, depuis des siècles, comme la fête de l'enfance, de la famille et des traditions.
Cette manifestation revêt une signification spirituelle et sociale indéniable. C'est aussi un jour de partage et de charité. Elle rappelle l'obligation de faire l'aumône, de s'acquitter d'une contribution matérielle, la Zakat, destinée à assister les plus démunis.
Habillés de neuf, les enfants reçoivent des cadeaux, des trompettes, des tambours, des pétards et d'autres jouets.
Le lendemain de l'Achoura, c'est "Zem-Zem" (allusion au puits du même nom à La Mecque. Son eau est traditionnellement purificatrice). Les enfants y disposent d'une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants. Garçons et filles, dont l'âge n'excède pas 12 ans, trottent dans les rues à la recherche d'une proie ou d'un point d'eau pour s'approvisionner.

L'Achoura, qui n'est pas mentionnée dans le Coran, est considérée comme une fête mineure par les Sunnites.
Quant aux Chi'ites, ils lui accordent une extrême importance. C’est le jour de la commémoration de la mort de Hussein, petit-fils du Prophète et fils de Ali ibn abi Talib.

En Irak et en Iran, c'est le grand jour de deuil marqué par la représentation de la "Passion d'al-Hussayn". Dans les rues, Les hommes se flagellent et s’infligent des coups jusqu’au sang. Les gens se lamentent sur la mort de Hussein.

En effet, en 680, 61 de l'Hégire, Hussein quitte La Mecque avec sa famille et un petit groupe de partisans et marche sur l'Irak, pour faire valoir ses droits à la succession califale ouverte après l'assassinat de son père Ali, gendre de Mohammed et quatrième calife de l'islam,. Sur la route de Koufa, Hussein et ses partisans sont défaits par les troupes du calife Yazid 1er. La tradition rapporte qu'Hussein fut décapité et son corps mutilé à Karbala, où se trouve son tombeau, lieu saint des Chi'ites.

 

http://www.lavigerie.org/fr/contenu/achoura.html

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Le statut de la célébration du nouvel an de l’Hégire

 

Bonne annee de l hegir 1436 majda maalal

Certes, le fait de célébrer le nouvel an de l’hégire en en faisant un jour férié, d’organiser des fêtes et des festivals et d’envoyer des messages [de vœux], fait partie des innovations et des choses inventées que notre religion interdit. En effet, ce genre de festivités n’a jamais eu lieu à l’époque des meilleures générations de l’Islam et si cela contenait un quelconque bien, [les musulmans de l’époque] nous auraient précédé en cela.

Les plus célèbres à avoir instauré cette tradition innovée sont sans doute les gouverneurs de l’état des ‘Oubaydiyya en Egypte. D’ailleurs, Al-Maqrîzî dans ses Khoutat, a cité le nouvel an parmi les jours que les ‘Oubaydiyôun ont établi comme étant jours de fêtes et des occasions. De même que les califes fatimides accordaient une attention particulière à la veille du premier Mouharram de chaque année car cela représentait la première nuit de l’année et son commencement.

Aussi, il ne fait aucun doute qu’il n’y pas d’innovation qui se propage chez les musulmans sans qu’une sounna ne disparaisse en parallèle. Ainsi, tout le bien réside dans le suivi [des salafs] et tout le mal se trouve dans l’innovation.

Le Prophète - salla Allahou ‘alayhi wa sallam - a dit : « Prenez garde aux choses nouvelles, toute chose nouvelle est innovation et toute innovation est égarement», rapporté par Abou Dawôud.

Il dit aussi : « Quiconque innove dans notre affaire (la religion) une chose qui n'en fait pas partie, celle-ci sera alors rejetée ».

En plus d’être une innovation, la célébration du nouvel an de l’hégire constitue une imitation des juifs et des chrétiens dans leur tradition de fêter le nouvel an chrétien. Or, il nous a été interdit par les textes du Livre et la Sounna, de suivre les passions des gens du Livre et de les imiter.

Allah dit : « Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suit pas les passions de ceux qui ne savent pas. »
A ce propos, voir les explications d’Ibn Taymiyya concernant ce verset dans son précieux livre : Iqtidâ² As-Sirât Al Moustaqîm Moukhâlafat Ashâb Al Djahîm(Emprunter la voie de la droiture et contredire les habitants de la Géhenne).

Le Hadîth par ailleurs dit : « Celui qui imite un peuple, fait partie d’eux » et aussi : « Ne fait pas partie des nôtres celui qui imite autrui ».

Et il ne fait aucun doute que ceci constitue une menace terrible car le Prophète – salla Allahou ‘alayhi wa sallam - ne se désavoue pas [de la sorte] de celui qui commet [simplement] une chose détestable. Plutôt, il se désavoue du mécréant ou de celui qui a commis un interdit grave faisant partie des grands péchés dans le but de le menacer. Ainsi, l’imitation des mécréants dans leur koufr est une mécréance et les imiter dans ce qui est interdit est également interdit. Lorsqu’il s’agit de les imiter dans leurs traditions invalides, cela est également illicite comme l’a démontré Cheykh Al Islam, preuves à l’appui, dans son livre précité plus haut. Participer à leurs fêtes ou les suivre et les imiter en cela l’est aussi.

Il faut savoir que la célébration du nouvel an fait partie des fêtes citées par les juifs dans leur Thora falsifiée, ils appellent cela : Roch Hachana, le premier mois du nouvel an juif. Par la suite, les chrétiens suivirent et imitèrent cette tradition en célébrant le nouvel an chrétien. Plus tard, les ignorants parmi les musulmans en firent de même et transposèrent cette célébration au début de l’année hégirienne. Malgré cela, beaucoup d’autres parmi eux prirent également part à la célébration du nouvel an chrétien.

Evidemment, toutes ces choses sont des innovations et des choses blâmables auxquelles le musulman raisonnable s’abstient de participer. Il doit aussi réprouver ces agissements avec sagesse ; en prêchant la bonne parole aux gens et en enseignant aux ignorants parmi eux que les musulmans n’ont que deux fêtes : ‘Îd Al Fitr et ‘Îd Al Adhâ et qu’excepté cela, il n’est permis de célébrer aucune autre fête, qu’elle soit à connotation religieuse, nationaliste ou autre.
Et ce, en vertu du Hadîth rapporté par Anas - qu’Allah l’agrée - qui dit : « Quand le Prophète – salla Allahou ‘alayhi wa sallam - arriva à Médine, il trouva que les gens avaient l'habitude de s'amuser pendant deux jours qu'ils avaient choisis dans l'année. Il leur dit alors: " Allah vous a remplacé ces deux jours de fête par deux autres meilleurs : ce sont le jour d'Al Adha et celui d'Al Fitr " ».

Enfin, nous rappelons que les musulmans n’ont pas besoin de célébrer des fêtes et des festivals où ils imitent les mécréants afin de se rappeler la Hidjra(l’émigration) d’Al Moustafâ, salla Allahou ‘alayhi wa sallam.

Bien entendu, ils ne devraient jamais perdre de vue le véritable sens de la Hidjra, cet acte grandiose qui fut une étape déterminante et indispensable à l’établissement de l’Etat islamique. Cette émigration constitua une limite entre le Vrai et le Faux et entre les adeptes du monothéisme (tawhîd) et les adeptes de l’associationnisme (chirk).

Ainsi l’alliance et le désaveu font partie des principes les plus solides de la foi, le musulman doit réaliser ce principe et le vivre au quotidien en se séparant du chirket de ses adeptes et en s’alignant sur le tawhîd, en le secourant et en secourant ses adeptes.

Cette Hidjra doit leur rappeler la parole du Tawhid qu’ils prononcent et répètent jours et nuits en étant debout ou assis, lors de l’adhân, la salât, et durant toute leur vie. Ils devraient aspirer à réaliser toute la transcendance et la singularité que cette parole renferme, en veillant à épurer leur adoration de toute formes deChirk et à infirmer la Seigneurie à tout autre qu’Allah, ainsi qu’à exclure de leur alliance les non croyants et les adeptes de tout autre religion que l’islam, et à vouer une adoration exclusive à Allah dans le jugement et la législation.

Nous implorons Allah afin qu’Il gratifie les musulmans d’un beau retour vers leur religion.

Prières et salutations sur notre Prophète ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons.

 

Réponse du cheykh Abou Mohammed Al-Maqdissî

http://www.musulmans-du-monde.fr/article-le-statut-de-la-celebration-du-nouvel-an-de-l-hegire-64847921.html

 

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