referencer site web - referenceur gratuit - $(document).ready(function(){ chargementmenu(); });

L'Islam et la vie sociale

"(L'islam) a substitué l'homme au moine. Il apporte l'espoir à l'esclave, la fraternité à l'humanité, et dévoile la quintessence de la nature humaine ".

Canon Taylor
Conférence au Church Congress de Wolverhampton, le 7 octobre 1887.
Texte cité par Arnold dans "The Preaching of Islam" pages 71,72.



"Une des plus belles aspirations de l'islam est la justice. En lisant le Coran, j'y rencontre une doctrine de vie dynamique, non pas des éthiques mystiques, mais une éthique pratique pour mener à bien une vie quotidienne, adaptable au monde entier".

Sarojini Naidu
Conférences sur "The Ideals of Islam" voir "Speeches and Writings of Sarojini Naidu", Madras, 1918, p. 167.



Pourquoi le halal et le haram?

 

Le Halal, d’abord une adoration

L’objectif de toute règle en Islam est d’aider le croyant à cheminer vers Dieu : « Dieu ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants » [Coran 5/6].

Ainsi, rechercher le halal dans ses actes, ses paroles ou sa consommation, est avant tout une démarche spirituelle qui permet au croyant de se rapprocher de son Seigneur. Le Prophète (pbsl) cite en ce sens, le cas d’un homme ayant perdu sa monture en plein désert, lors d’un long voyage. Comportant des signes d’ascèse laissant présager qu’il sera facilement exaucé, il tend alors ses mains au ciel et implore Dieu. Mais le Prophète demande : « … Comment peut-il être exaucé alors que sa nourriture est illicite, que sa boisson est illicite, que son habillement est illicite, et qu’il a été nourri d’illicite ? » [Muslim (1686), Tirmidhî (2915) et Ahmad (7998)].
Le Prophète met en exergue la relation entre la dimension spirituelle et le physique. Comment donc avoir une relation spirituelle saine si tout ce qui nous entoure, ce que nous disons, et ce que nous consommons, est fait d’illicite ?

Certains versets du Coran prolongent cette idée que les œuvres pieuses et la consommation halal sont étroitement liées : « Ô Messagers ! Mangez de ce qui est pur et faites des bonnes œuvres » (Coran 23/51).

Le Halal : un concept juridique

Malgré cette dimension spirituelle, le halal fait débat, notamment entre les juristes musulmans, car comme le dit le Prophète dans un hadith, entre le halal et le haram, il existe une zone équivoque :

« Le domaine du licite est certes clair et le domaine de l’illicite est certes clair. Entre eux deux se trouvent des choses équivoques que ne distinguent pas beaucoup de personnes. Celui qui s’abstient des choses équivoques préservera alors sa foi et son honneur. Et celui qui y succombe tombera dans [le domaine de] l’illicite. Tel le berger qui, à force de faire paître [son troupeau] autour d’un enclos privé, risque de le faire paître à l’intérieur même de l’enclos. Sachez que tout propriétaire a un enclos privé, et que l’enclos de Dieu est constitué par Ses interdits. En vérité, il existe dans le corps un morceau de chair qui, s’il est sain, rendra sain le corps entier, mais s’il est corrompu, le corps entier le sera. Ce morceau de chair est le cœur » [Bukhârî (50), Muslim (2996)].

Ainsi, les juristes musulmans ont entrepris de classifier les actes selon plusieurs catégories. Cinq selon la majorité des juristes :

Dans ce schéma, les actes obligatoires, recommandables et permis, sont clairement considérés comme halal, et les actes interdits comme haram. Les actes blâmables, bien que non interdits explicitement, doivent être toutefois scrupuleusement évités par celui qui chemine vers Dieu. A cet égard, il est rapporté que certains savants des premières générations allaient jusqu’à s’écarter de choses permises par peur de s’approcher des choses blâmables, susceptibles d’affecter leur cheminement.

Mais il ne faut pas oublier que le halal et le haram ne peuvent être définis que par Le Législateur en la matière : Dieu. Ainsi, tout acte déclaré interdit ou autorisé doit tirer directement ou indirectement sa source du Coran ou de la Sunna.

Le Halal dans le domaine de l’alimentation

Dans le domaine de l’alimentation, c’est le principe de licéité originelle qui prévaut, comme dans les mu‘âmalât en général. Ainsi, dans ce domaine tout est déclaré licite, sauf ce que Dieu a expressément interdit.

Par contre, il faut avoir à l’esprit que certaines limitent s’appliquent à cette règle :

1- Les grands interdits alimentaires sont mentionnés dans le Coran :
« Dis : Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit, à aucun mangeur d’en manger, que la bête (trouvée) morte, ou le sang qu’on a fait couler, ou la chair de porc – car c’est une souillure – ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre que Dieu.” Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux. » [Coran 6/145].

Mais la plupart des juristes, à l’exception de certains savants malikites, considèrent que d’autres interdits existent. Ils se basent sur un certain nombre de récits prophétiques authentifiés qui prohibent par exemple la consommation des ânes, des rapaces, des félins, etc.

2- Les produits alimentaires contiennent de plus en plus d’ajouts d’ingrédients ou même de transformation.

Dès lors deux règles s’imposent :

  •  Al-istihâla : Si un produit (impur ou pur) subit une transformation au point de changer complètement par rapport au produit originel, il faut alors, pour la majorité des juristes, reconsidérer sa qualification légale et lui en attribuer une qui soit conforme à sa nouvelle nature. Il se peut qu’il conserve sa nature originelle, mais cette qualification dépendra surtout de la possible nocivité du nouveau produit. Toutefois, plusieurs savants en particulier shafi’ite considèrent que c’est la nature originelle du produit qui définira sa stature finale.
  •  Al-istihlâk : Pour la majorité des juristes, si un produit haram est fortement dilué dans un produit halal, alors ce dernier conserve sa pureté et reste donc halal.

    3- Il existe des exceptions au principe de licéité originelle. Ainsi, les produits carnés n’entrent pas dans ce cadre, puisque comme l’affirme Ibn al-Qayyim à travers le commentaire bien connu d’un hadith "la règle générale dans les viandes c’est l’interdiction".

    Le Halal dans le domaine des viandes

    Dans le paragraphe précédent, nous avons fait référence à certains interdits dans le domaine des viandes. Nous avons rappelé que les principales catégories d’interdits sont mentionnées dans le Coran :

    "Vous sont interdits la bête trouvée morte, le sang, la chair de porc, ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui de Dieu, la bête étouffée, la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée – sauf celle que vous égorgez avant qu’elle ne soit morte. (Vous sont interdits aussi la bête) qu’on a immolée sur les pierres dressées…" [Coran 5/3].

    Ce verset, au-delà de certaines catégories particulières d’interdiction, nous enseigne que la mise à mort d’un animal, même licite à la consommation, doit répondre à différents objectifs :
    Le Prophète (PBSL) dit : « Égorge de manière rapide . Mange [tout animal] dont on a fait couler [jaillir] le sang, et sur lequel a été mentionné le Nom de Dieu… » [Bukhârî (2324), Muslim (3638)]

    Ainsi :
    1- Le sang de l’animal doit pouvoir s’évacuer correctement. C’est pourquoi la saignée doit être réalisée à l’aide d’un instrument tranchant. Dans le cas des espèces consommées en France, la saignée doit être pratiquée au niveau du coup par section des artères carotides, de l’œsophage et de la trachée artère. Ainsi, nous comprenons que toute autre méthode de mise à mort, y compris par assommage, est interdite.

    2- La mise à mort de l’animal doit se faire dans le respect du rituel rappelant la prééminence de Dieu sur l’Homme et l’animal. Ainsi, à travers cet objectif, l’Homme doit se souvenir que prendre la vie d’un animal n’est pas un acte de pouvoir, mais un acte dérogatoire accordé par Dieu dans sa générosité envers l’Homme. De ce fait, seul un croyant (musulman, juif ou chrétien) peut mettre à mort un animal qui sera considéré comme halal. Mais le plus important est qu’au moment de l’abattage, le nom de Dieu soit rappelé :
    « Au Nom de Dieu, Dieu est plus Grand » « Bismi-Llâh, Allâhu Akbar » [Muslim (3636), Bukhârî (5139)…]

    3- Même si ce n’est pas un élément pouvant rendre l’animal illicite, on constate, à travers ce hadith que l’objectif de l’abattage est aussi d’atténuer le plus rapidement possible les souffrances de l’animal. Un autre hadith du Prophète confirme ce propos : « Dieu a prescrit l’excellence (ihsân) en toutes choses. Lorsque vous tuez [une bête], faites-le de la meilleure façon, et lorsque vous égorgez, faites-le de la meilleure façon. Et que celui qui procède à l’égorgement affûte sa lame, (afin) et qu’il soulage (arâha) sa bête » [Muslim (3615), Tirmidhî (1329), Nasâ’î (4329)…].

    Ces quelques lignes se veulent être une introduction générale à la problématique du halal, mais il faut savoir que son étude est émaillée de détails particuliers, et ce à chacun des niveaux susmentionnés. De plus, le halal (au sens alimentaire) se heurte aujourd’hui à un certain nombre de difficultés supplémentaires relatives à l’environnement industriel et au contexte laïc de production. Nous y reviendrons prochainement, à travers une série d’articles sur le sujet.

    Porte-parole de l’organisation de certification AVS, Fethallah Otmani est un spécialiste de la question, et intervient dans différentes commissions afférentes.

    Son ouvrage, Le marché du Halal, entre références religieuses et contraintes industrielles co-écrit avec Mostafa Brahami, est une référence en la matière, de par sa double vocation : il rappelle le sens spirituel et les règles religieuses qui sous-tendent la production, la certification, et la consommation de viande halal, tout en expliquant le processus de production industrielle et les réalités d’un marché complexe et peu respectueux des exigences du consommateur musulman.

  •  

http://oumma.com/Le-Halal-une-ethique-en-actes-en

e6un7

Visiter les tombes: ce qu'il faut éviter

La visite des tombes est recommandée pour les hommes.

En effet, Ahmad, Muslim et les auteurs des Sunans ont rapporté d'après 'Abdallâh Ibn Burayda :

Le Messager de Dieu a dit :

"Je vous avais déconseillé de visiter les tombes, visitez-les désormais, car elles vous rappelleront l'Au-delà."

L'interdiction était due au fait que la période antéislamqie était encore proche et les habitudes de cette époque toujours présentes chez les gens. A ce moment-là les gens ne s'abstenaient pas du langage inconvenant et grossier; cependant quand il se sont convertis à l'Islam et ils ont connu ses principes, le Législateur leur a permis de les visiter.

On rapporte d'après Abu Hurayra :

"Le Prophète visita la tombe de sa mère et pleura tant que les présents se mirent à pleurer avec lui. Puis il dit : « J'ai demandé à mon Seigneur qu'Il m'autorise à invoquer pour elle le Pardon, mais Il me l'a refusé; je Lui ai demandé de m'autoriser à visiter sa tombe et Il me l'a accordé; visitez donc les tombes, car elles vous rappelleront la mort.»" [ Rapporté par Ahmad, Muslim, Abû Dâwûd, An-Nasa'i et ibn Mâja.]

Puisque le but de la visite est le rappel de la mort et de l'au-delà, la visite des tombes des incroyants est permise pour la même raison. Si ces derniers étaient des injustes et que Dieu les a puni pour leur injustice, pleurer et montrer sa faiblesse et son besoin absolus de la grâce de Dieu sont des actions louables quand on passe près de leurs tombes.

Al-Bukhâri a rapporté d'après Ibn Omar :

Le Prophète et ses Compagnons arrivèrent à al-Hijr, la contrée de Thamûd, il dit : « N'entrez au pays de ces gens voués aux châtiments de l'Enfer qu'en pleurs; si vous ne pouvez pleurer, n'y entrez pas car vous risqueriez de subir leur sort. »

La qualité de la visite

Lorsque le visiteur arrive à la tombe, il se dirige vers le défunt, il le salue, il invoque Dieu pour lui, et on rapporte à ce propos :

D'après Burayda : Le Messager de Dieu a appris aux gens lorsqu'ils visitaient les tombes, de dire :

« Que la paix soit sur vous, croyants et musulmans qui résidez dans ces demeures, nous vous rejoindrons lorsque Dieu le décidera. Vous êtes nos devanciers et nous sommes les suivants. Nous implorons Dieu qu'Il vous accorde la paix et la bénédiction, ainsi qu'à nous. » [ Rapporté par Ahmad, Muslim et autres traditionnistes ]

D'après Ibn Abbas :

Le Prophète passant près d'un cimetière à Médine, se mit face à lui et dit : « Que la paix soit sur vous, ô résidents des tombes ; que Dieu vous accorde Son Pardon, ainsi qu'à nous. Vous êtres nos devanciers et nous vous emboîtons le pas ». [ Rapporté par At-Tirmidhi ]

'Aisha rapporte

Chaque fois que le Prophète passait la nuit auprès d'elle, il sortait avant l'aube au Baqî' et disait: « Que la paix soit sur vous, croyants qui résidez dans ces demeures, bientôt ce qui vous a été promis sera réalité ; nous vous rejoindrons quand Dieu le décidera; Seigneur, pardonne aux résidents du Baqî' Al-Gharqad. » [ Rapporté par Muslim ]

On a rapporté d'après elle aussi qu'elle s'enquit auprès du Prophète :

« Comment m'adresserai-je à eux, ô Envoyé de Dieu? - Dis: Que la paix soit sur vous, croyants et musulmans qui résidez dans ces demeures que Dieu accorde Sa Miséricorde aux devanciers parmi nous et aux suivants ; nous vous rejoindrons quand Dieu le décidera. »

Alors ce que certains ignorants font comme passer la main sur le tombeau, les embrasser, et tourner autour d'eux sont des innovations illicites qu'il faut éviter et qu'il est interdit de faire. Il n'y a que la Ka'ba qui est digne de tels actes et rien ne lui est comparable, ni la tombe d'un prophète, ni le mausolée d'un Saint. Tout le bien consiste à suivre l'exemple des Pieux Ancêtres, toute innovation n'étant que mal et égarement.

Ibn Qayim a dit : Le Messager de Dieu visitait les tombes pour invoquer Dieu pour les morts, alors que ceux qui donnent à Dieu des associés invoquent le mort pour le prendre comme intercesseur et lui demandent d'exaucer leurs vœux. Cette conduite des polythéistes est à l'opposé de la tradition du Messager qui s'inscrit dans le cadre de l'Unicité et des bienfaits en faveur du défunt, alors que celle des polythéiste n'est qu'idolatrie et une offense pour leurs âmes et pour le mort.

Ces personnes se divisent en trois groupes:

Ceux qui invoquent le mortCeux qui font intercéder le mortCeux qui invoquent Dieu auprès de lui, soutenant que l'invocation en la présence du mort est plus à même d'être exaucée que dans les mosquées.

Or celui qui observe la conduite du messager de Dieu et ses compagnons remarquera la différence évidente entre ces deux voies.

La visite des tombes pour les femmes

Malek, certains hanafites et d'après Ahmad et la majorité des ulémas ont permis aux femmes de visiter les tombes et ceci d'après Aicha : « Comment m'adresserai-je à eux, ô Envoyé de Dieu ? .. »

'Abdallâh Ibn Abi Mulayka rapporte :

« 'Â'isha revint un jour du cimetière et je lui demandai: « Ô Mère des croyants, d'où viens-tu? - De la tombe de mon frère, 'Abd Ar-Rahmân », me répondit-elle. - Le Prophète n'a-t-il pas interdit de visiter les tombes? » m'enquis-je auprès d'elle. - Si, il l'avait interdit, mais il ordonna ensuite de les visiter.» répliqua t-elle. [ Rapporté par Hakem et Bayhaqî; ce dernier déclare que ce hadîth a été rapporté exclusivement par Basjâm Ibn Muslim Al-Basri ; Adh-Dhahabî le juge authentique ]

Dans les deux sahih, d'après Anas :

" Le Prophète passant près d'une femme qui pleurait sur la tombe de son enfant, lui dit :
« Crains Dieu et endure !»

- Que peux-tu comprendre à mon malheur! », répondit-elle.

Lorsqu'il fut parti, on apprit à la femme que son interlocuteur était le Prophète .

Elle fut atterrée et alla le trouver. Arrivée chez lui, elle ne trouva aucun gardien à sa porte, alors elle lui dit :
« Ô Envoyé de Dieu, je ne t'avais pas reconnu.»

- « C'est lors du premier choc que l'on doit faire preuve d'endurance », lui répondit-il.

On voit d'après ce hadith que le Messager de Dieu a vu la femme sur la tombe et il n'a pas empêché cela. Et puisque la visite est pour se rappeler l'au delà, et puisque les hommes ainsi que les femmes ont besoin de ce rappel, alors, les femmes peuvent visiter les tombes.

Certains ont considéré comme réprouvable la visite des tombes par les femmes à cause du hadith du Messager de Dieu : « Que Dieu maudisse les visiteuses des tombes ». [ Rapporté par Ahmad, Ibn Majâ et Tirmidhy qui l'a authentifié ]

Qurtubi a dit au sujet de ce hadith :

« La malédiction précitée dans le hadith est attribuée à celles qui visitent les tombes très souvent. De fait, l'expression arabe « zawwârât » employée par le Prophète exprime l'excès. En effet, ces femmes faillissent aux droits de leur époux et sont constamment exposées aux regards des autres hommes ... Toutefois, d'aucuns diront que si tous ces inconvénients sont évités, il n'y a pas de mal à leur autoriser de visiter les tombes, du moment que le rappel de la mort profite aussi bien à l'homme qu'à la femme. »

Ash-Shawkani commente les propos d'AI-Qurtubî et dit : « C'est le raisonnement qu'il convient d'adopter pour concilier les hadith qui semblent apparemment contradictoires dans le chapitre. »

http://sajidine.com/fiq/funeraille/visite_tombe.htm

 

 

  • e6un7

 

En Islam, qui est excusé pour son igorance?

Photobucket

 

 

Par l’éminent Imâm SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdullâh Ibn BâZ (rahimahullâh)

 

Qui est excusé pour son ignorance ? Est-on excusé pour son ignorance dans le domaine jurisprudentiel ? Ou dans le domaine du dogme et de l’Unicité d’Allâh ? Quelle est l’obligation des savants sur le sujet ?

L’ignorance excusable doit être différenciée, car toute ignorance n’est pas excusable. Et pour ce qui est des sujets liés aux enseignements de l’Islâm expliqués par le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) pour les gens, éclaircis par le Livre d’Allâh et répandus au sein des musulmans, l’ignorance n’est pas acceptée [comme excuse]. Et plus particulièrement lorsqu’il s’agit du dogme et des fondements de la religion. Certes, Allâh - ‘Azza wa Djal - a envoyé Son prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) aux gens afin qu’il éclaircisse et explique la religion de façon claire. Et il l’a fait de la manière la plus évidente puisqu’il a clarifié pour la Communauté la réalité de sa religion, et lui a expliqué toute chose et l’a placée sur la voie la plus claire de nuit comme de jour. Et dans le livre d’Allâh demeurent la droiture et la lumière.

Et si certaines personnes prétendent ignorer des choses élémentaires de la religion que tout le monde est sensé connaître par nécessité, et bien répandues parmi les musulmans, comme le fait de prétendre ignorer le polythéisme ou le fait de vouer le culte à un autre qu’Allâh - ‘Azza wa Djal - ou le fait de prétendre que la prière n’est pas obligatoire, ou de prétendre que le jeûne du Ramadhân n’est pas obligatoire, de même pour la Zakât et le pèlerinage à la Mecque alors que la personne en est capable, de telles choses et ce qui y ressemble sont inacceptables de la part d’une personne vivant au sein des musulmans, parce qu’il s’agit de choses bien connues de tous les musulmans. On sait que ces choses sont par nécessité connues en Islâm et cela est répandu au sein des musulmans. C’est pourquoi il est inacceptable de prétendre les ignorer.

Il en est de même de quelqu’un qui prétend ignorer le jugement quant à ce que les polythéistes font auprès des tombes ou près des idoles, en invocations adressées aux morts, en demandes de secours, en sacrifices pour eux, en formation de vœux de sacrifices dédiés aux idoles, aux astres, aux arbres et aux pierres, en demandes de guérison ou de victoire sur les ennemis adressées aux morts, ou aux idoles, ou aux djinns, ou aux anges, ou aux Prophètes. En effet, il est nécessairement connu dans la religion que ces choses relèvent du polythéisme majeur. Allâh l’a expliqué dans Son Saint Livre ainsi que Son Messager, qui a pendant treize ans à la Mecque mis en garde les gens contre le polythéisme, et de même à Médine pendant dix ans, il a expliqué la nécessité de vouer un culte sincère à Allâh exclusivement et récitait des versets du livre d’Allâh - Ta’âla - tels que :

« Et ton Seigneur a décrété : N’adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère »

 [1]

Et :

« C’est Toi (Seul) que nous adorons, et c’est Toi (Seul) dont nous implorons secours. »

 [2]

Et :

« Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la Salâ et d’acquitter la Zakâ. Et voilà la religion de droiture. »

 [3]

Et :

« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif. C’est à Allâh qu’appartient la religion pure. »

 [4]

Et :

« Dis : "En vérité, ma Salâ, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. »

 [5]

Il s’est aussi adressé au Messager en ces termes :

« Nous t’avons certes, accordé l’Abondance. Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. »

 [6]

Et a dit - Subhânahu wa Ta’âla :

« Les mosquées sont consacrées à Allâh : n’invoquez donc personne avec Allâh. »

 [7]

Et :

« Et quiconque invoque avec Allâh une autre divinité, sans avoir la preuve évidente (de son existence), aura à en rendre compte à son Seigneur. En vérité, les mécréants, ne réussiront pas. »

 [8]

Il en est de même du fait de se moquer de la religion, de la remettre en cause, d’en faire l’objet de raillerie et d’insulte. Tout cela relève de la mécréance majeure que l’on ne saurait excuser en évoquant l’ignorance. Car il est nécessairement connu dans la religion qu’insulter la religion ou le Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam) relève de la mécréance majeure. Il en est de même de l’attitude qui consiste à s’en moquer et en faire l’objet de raillerie. Certes Allâh - Ta’âla - dit :

« Dis : "Est- ce d’ Allâh, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?" Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. »

 [9]

L’obligation qui s’impose aux gens de science est qu’ils doivent répandre partout ce qui précède et l’éclaircir afin que les gens n’aient plus d’excuse, et que ces connaissances se propagent en son sein, que les gens cessent de s’accrocher aux défunts pour solliciter leur secours comme cela se fait un peu partout, notamment en Egypte, en Syrie, en Iraq, à Médine devant la tombe du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam), à La Mecque et ailleurs. Il faut avertir les gens et plus particulièrement les pèlerins et leur apprendre la loi d’Allâh et Sa religion. Le silence des savants est une des causes de l’ignorance et de la perdition de la masse. Il est obligatoire pour les gens de science, où qu’ils puissent se trouver, de transmettre la religion d’Allâh aux gens ; ils doivent leur apprendre l’unicité d’Allâh et les types de polythéisme pour qu’ils abandonnent celui-ci en connaissance de cause et vouent le culte à Allâh Seul.

Il en est de même de ce qui se passe devant la tombe de al-Badawî, ou de al-Hussayn (radhiallâhu ‘anhu), ou près de la tombe de SHeikh ‘Abd al-Qâdir al-Djilânî, ou de la tombe du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) à Médine ou d’autres. Il faut avertir les gens à ce sujet pour qu’ils sachent que le culte est un droit réservé exclusivement à Allâh Seul, comme Allâh - ‘Azza wa Djal - le dit :

« Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allâh, Lui vouant un culte exclusif »

 [10]

Et - Subhânahu :

« Adore donc Allâh en Lui vouant un culte exclusif »

 [11]

Et - Subhânahu :

« Et ton Seigneur a décrété : N’adorez que Lui »

 [12]

C’est-à-dire, ton Maître a donné l’ordre. Il est donc obligatoire aux gens de science, dans tous les pays musulmans et partout, d’apprendre aux gens l’unicité d’Allâh et de leur expliquer clairement la signification de l’adoration d’Allâh et de les mettre en garde contre le polythéisme, qui constitue le péché le plus grave. Car Allâh a créé les hommes et les djinns afin qu’ils L’adorent et leur en a donné l’ordre. Il dit :

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. »

 [13]

L’adorer, c’est Lui obéir et obéir à Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui vouer un culte sincère et orienter les cœurs vers Lui. Allâh - Ta’âla - dit :

« O hommes ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi atteindriez- vous à la piété. »

 [14]

Quant aux questions pouvant être ambiguës, comme certaines affaires sociales, certains aspects de la prière et du jeûne, on peut excuser celui qui les ignore. C’est pourquoi le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) avait excusé l’homme qui s’était mis en état de sacralisation vêtu d’un manteau et parfumé. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui avait dit : « ôte le manteau et lave le parfum. Et puis fais dans ta ‘Oumra [pèlerinage mineur] ce que tu as à faire dans ton pèlerinage ». Il ne lui avait pas donné l’ordre d’effectuer un acte de réparation en raison de son ignorance. C’est ainsi qu’il faut traiter les questions qui peuvent être ambiguës, on doit instruire l’ignorant et lui expliquer cela. Quant aux fondements de la croyance, les piliers de l’Islam et les interdictions évidentes, il est inadmissible qu’un musulman prétende les ignorer. Si quelqu’un qui vit au sein des musulmans dit : « moi je ne sais pas que la fornication est interdite », il n’est pas excusé, ou « je ne sais pas qu’il est interdit de maltraiter ses parents », il n’est pas excusé, bien au contraire, on doit le corriger. Ou s’il disait encore : « je ne savais pas que la sodomie était interdite », il ne serait pas excusé. Car ces choses sont clairement connues des musulmans dans l’Islâm. Si cette personne vivait dans des contrées éloignées des terres de l’Islâm ou dans des zones inaccessibles de l’Afrique, là où il n’y a pas de musulmans, on pourrait admettre qu’il ignore [ces choses là]. Et si cette personne meurt dans l’état d’ignorance, son sort sera réglé par Allâh, et son statut est assimilable à celui des gens ayant vécu dans une période de rupture transitoire.

Ce qui est le plus authentique, c’est que ces gens-là seront mis à l’épreuve le Jour de la Résurrection. S’ils répondent [correctement] et obéissent, ils entreront au paradis. S’ils désobéissent, ils entreront en enfer. Quant à celui qui vit au sein des musulmans et se comporte comme un infidèle et néglige les obligations bien connues, il ne sera pas excusé, car les ordres [religieux] sont clairs et les musulmans sont présents - al-HamdouLLiLLeh - Ils observent le jeûne et accomplissent le pèlerinage. Tout ceci est connu au sein des musulmans et répandu parmi eux. Et prétendre ignorer cet état est vain. Et Allâh est celui qui garantit l’assistance. [15]

Notes

[1] Coran, 17/23

[2] Coran, 1/5

[3] Coran, 98/5

[4] Coran, 39/2-3

[5] Coran, 6/162-163

[6] Coran, 108/1-2

[7] Coran, 72/18

[8] Coran, 23/117

[9] Coran, 9/65-66

[10] Coran, 98/5

[11] Coran, 39/2-3

[12] Coran, 17/23

[13] Coran, 51/56

[14] Coran, 2/21

[15] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ, 7/136-140

Sex-appeal, hormones et miracle d'un Haddith

152vu1 gif dikr anime 1

L'Islam interdit l'isolement d'un homme avec une femme

L'Islam n'a pas interdit la rencontre publique entre les hommes et les femmes ;il a plutôt interdit l'isolement où l'homme et la femme se retrouvent seuls à un endroit où personne ne peut les voir. Lorsque des femmes et des hommes se rencontrent sans isolement, l'Islam interdit à la femme d'exhiber ce qu'Allah lui a ordonné de couvrir de son corps, de ses atours et de son parfum ; ou de se tortiller dans sa marche et ses mouvements ou d'être trop complaisantes dans son langage (c'est-à-dire de parler avec affection dans le but de séduire). Il est également interdit de se toucher ou que les corps se frôlent. Ainsi, il se dégage de ce qui précède que les cas où la mixité entre les hommes et les femmes est interdite sont les suivants : -L'existence de l'isolement entre un homme et une femme -Le non-respect des normes islamiques évoquées ci-dessus. Et dans tous les cas, il faut que la cause de la mixité soit légale. Et la cause légale est celle qui est obligatoire, ou recommandée ou alors permise dans le moindre des cas.

Jâbir rapporte que le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « il est interdit à quiconque croit en Allah et au jour dernier de s'isoler avec une femme (non Mahram et non épouse) sans que celle-ci ne soit accompagnée d'un Mahram à elle. Autrement, leur troisième compagnon sera Satan (c'est-à-dire qu'il les mènera au péché). »
Ceci s'applique également aux membres de la famille du mari  comme nous en a informé le Prophète (paix et bénédictions sur lui) : il a dit : «Gare à l'isolement avec les femmes ! » Ils (les Compagnons) ont demandé : « Qu'en est-il d'un membre de la famille du mari, Ô Messager d'Allâh ? » Il a répondu : « Un membre de la famille du mari c'est la mort (c'est-à-dire la cause de la mort). » Cela est dû au fait qu'un membre de la famille du mari peut rester un long moment et par conséquent le risque de pécher est plus grand.

L’amour, simple question de sentiments ? Pas seulement

L’amour, c’est aussi une affaire d’hormones, de neurotransmetteurs et de réflexes archaïques profondément ancrés. Et si nous sommes heureusement des êtres de sentiments, il faut admettre que certaines choses nous échappent. « Tout ce qui se passe dans le corps est chimique : la digestion, la soif… l’amour aussi, explique Lucy Vincent, docteur en neurosciences et auteur de deux ouvrages sur la question. Notre comportement amoureux est une stratégie mise en place par nos gènes tout au long de notre évolution. Nous n’avons pas le choix puisque nous obéissons à deux priorités : survivre et assurer la reproduction de l’espèce. Nous sommes donc programmés pour tomber amoureux ! »

Les phéromones

Le terme phéromone provient du grec PHERAN (transférer) et HORMAN (exciter). Les phéromones sont des substances chimiques odorantes qui attirent les membres de notre propre espèce. Chez plusieurs espèces animales, les phéromones peuvent informer l’animal qu’un partenaire sexuel est situé à plusieurs kilomètres. Ce sont des substances dégagées par la peau qui transmettent un message chimique d’un individu à un autre de la même espèce. Dans certaines sociétés animales complexes, des phéromones spécialisées favorisent la coopération des individus dans de nombreuses tâches. Par exemple, les fourmis et les abeilles utilisent des phéromones d’alarme pour déclencher une réponse immédiate et violente lorsqu’une colonie est attaquée. Aussi, les lapins libèrent des phéromones de dispersion pour démarquer leur territoire et pour éloigner les membres du groupe en présence d’une quelconque menace. Si les phéromones spécialisées peuvent servir une quantité de buts précis selon les espèces, les phéromones sexuelles, elles, jouent un rôle identique dans toutes les espèces : elles conduisent l’excitation sexuelle et son expression en direction d’un partenaire potentiel.

La simple odeur des copulines, des phéromones sexuelles présentes dans les sécrétions vaginales du singe femelle Macacus rhésus provoquent chez le mâle une érection et une éjaculation. De plus, dès qu’une truie en chaleur sent l’odeur de l’androsténol, une phéromone mâle dégagée dans l’haleine du porc, elle s’immobilise et prend la posture caractéristique de l’accouplement. Ces deux exemples démontrent très bien l’action des phéromones sur l’excitation sexuelle chez les animaux.

Chez les humains maintenant, l’action des phéromones humaines pourrait expliquer en partie le choix des partenaires, car on peut supposer que chaque individu a ses propres phéromones comme il a ses propres gènes. Nous sommes tous émetteurs et récepteurs de phéromones; chaque sexe émet sa catégorie de phéromones, le bi-sexuel étant émetteur et récepteur des deux types (masculin et féminin).
En effet, chaque individu émet des phéromones ou messages subtils mais puissants, qui véhiculent un langage corporel spécial, des signaux sexuels ou, plus simplement, de l’attractivité, de la sympathie ou de l’antipathie. Les phéromones peuvent déclencher des comportements instinctifs liés à la sexualité, l’agressivité ou la reconnaissance de proches.

La thèse selon laquelle les phéromones peuvent influencer le comportement humain n’a été démontrée que récemment. En 1998, les effets des phéromones étaient démontrés chez les femmes : elles interfèrent dans le cycle menstruel de certaines femmes. Elles synchronisent le cycle menstruel de certaines femmes.

Une expérience célèbre ancienne qui consistait à faire entrer des femmes une par une dans une pièce remplie de chaises, dont l'une d'elles avait été aspergée au préalable de phéromones mâles (naturelles à l'époque). Les participantes à l'expérience devaient ensuite s'asseoir là où elles le voulaient. Que la plupart optèrent pour la chaise recouverte de phéromones laissa supposer que les récepteurs logés dans leur nez avait détecté à leur insu les effluves hormonaux. Et inconsciemment dicté leur conduite.
L’expérience avait été reproduite dans une salle d’attente avec plusieurs chaises libres,une seule ayant été occupée temporairement par un homme.

Depuis 1991, le Dr David Berliner clame avoir isolé deux phéromones humaines et les avoir testé sur plus de 300 personnes. « En leur présence, les gens se sentent détendus, chaleureux, enclins au dialogue et ils éprouvent un sentiment de confiance en soi inhabituel. L’une de ces molécules n’agit que sur les femmes et l’autre, que sur les hommes » Il a noté des effets plus objectifs comme une augmentation du rythme cardiaque et respiratoire dès l’inhalation de phéromones. Elles engendrent un bien-être général favorisant les relations humaines et non un désir sexuel bestial.

Le Dr Yvan Rodriguez affirme que « les comportements humains sont de toute évidence bien plus motivés par la vue que l’odorat. Il ne faut pas espérer que des phéromones humaines vendues en flacon de 100ml permettront un jour à certains d’attirer celles ou ceux qu’ils désirent. Ceci fonctionne très bien chez certains animaux, les insectes et les rongeurs, mais nous utilisons un nombre très important d’informations supplémentaires à celles provenant de notre nez lorsque nous faisons un choix de partenaire. »( BÊME, David, L’amour n’a pas d’odeur)

Les hommes, programmés pour être coureurs

L’expérience qui permet d’arriver à cette conclusion n’a pas été menée chez l’homme, mais chez le rat. Elle ne tient donc pas lieu de vérité absolue. Cependant, il existe un certain parallèle entre le comportement animal et celui des humains. Les paramètres culturels et les sentiments viennent bien sûr temporiser ces ressemblances. Le Dr Reynaud raconte l’expérience suivante : « Lorsqu’on place ensemble un rat et une femelle, il la monte sept fois. Puis il s’arrête. Si on lui en présente une autre, il la monte encore sept fois et se lasse. Et ainsi de suite. Autrement dit, lorsque le rat n’est confronté qu’à une seule femelle, son désir s’éteint, mais se poursuit avec une autre. Ce comportement illustre le début de la stratégie sexuelle masculine. » En gros, l’homme est programmé pour tomber les filles, car son but est de disséminer son patrimoine génétique le plus largement possible.

Les femmes, naturellement exigeantes

Et les femmes ? « Elles doivent trouver un homme, et le bon. Elles adoptent donc une tactique différente : elles sont sélectives. Elles choisissent celui par lequel elles vont accepter de se laisser séduire. » Et le spécialiste d’expliquer notre façon de faire (inconsciente bien évidemment !) : une femme qui se rend à une fête, par exemple, jettera tout de suite un coup d’œil aux hommes qui sont là. Si elle en repère un qui lui plaît suffisamment, il suffira d’échanger un regard avec lui, même bref, pour lui faire passer le message : « Tu me plais bien, toi, viens donc me voir… » Vraiment, c’est magique, non ?

Le Dr. David Buss est professeur de psychologie à l'Université du Texas. Ses recherches sont consacrées au désir et aux choix amoureux. Il a publié une étude en 1989 sur les préférences sexuelles auprès de 37 cultures humaines. D'une façon générale, ses études montrent que les femmes accordent plus d'importance au de leur partenaire masculin, tandis que les hommes se focalisent davantage sur les caractéristiques reproductrices des femmes telles que l’âge et la beauté physique.

Conséquence de sa plus forte libido, l'homme accorderait plus d'importance que la femme à l'aspect physique. Cela s'explique par les découvertes en neurologie sur l’ocytocine, l’hormone qui intervient dans la séduction chez l’homme. Pour les hommes, l’augmentation hormonale d’ocytocine se traduit par une sensation de bonheur que procure l’attirance physique … tel que la beauté du visage, la beauté du corps….

"Selon une étude de l'université de Valence (Espagne), 5 minutes passées en présence d'une femme attirante suffisent à faire grimper le niveau de cortisol, l'hormone du stress, chez un homme.

L'effet serait même amplifié chez les hommes qui pensent n'avoir "aucune chance" avec la jeune femme en question

Le cortisol, reconnu pour être lié aux maladies cardio-vasculaires, est produit par le corps sous l'effet d'un stress physique ou psychologique.

Les chercheurs ont menés leurs expériences sur 84 étudiants de sexe masculin, en demandant à chacun de s'asseoir seul dans une salle afin de remplir une grille de sudoku. Deux autres personnes, un homme et une jeune femme, étaient également présents dans la salle.

L'expérience révéla que le niveau de cortisol du sujet masculin n'augmentait pas lorsque la jeune femme quittait la salle, le laissant seul avec l'autre homme.

En revanche, lorsque ce dernier sortait de la salle, laissant alors le sujet masculin seul avec la jeune femme, son taux de cortisol augmentait notablement.

Conclusion des chercheurs : "cette étude nous permet de supposer que pour la plupart des hommes, la seule présence d'une femme attirante peut induire la perception d'une opportunité de séduction.

Même si certains hommes tendent à éviter les femmes avec lesquelles ils pensent n'avoir "aucune chance", la majorité d'entre eux ressentent une appréhension qui se vérifie par leur réponse hormonale.

Cette étude montre également que le taux de cortisol augmente après une brève interaction sociale (5 minutes suffisent) avec une belle et attirante jeune femme.

Secrété en petite quantité, le cortisol peut avoir des effets positifs sur l'organisme, tels qu'une sensation d'euphorie et de bien-être. En revanche, lorsque celui-ci est secrété de manière chronique et en plus grande quantité, la cortisol peut aggraver certains états de santé tels que le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l'hypertension et la fatigue chronique."

 

De là, l'Islam a interdit la fornication et a interdit tout ce qui pousse ou incite à la fornication. L'Islam interdit l'isolement avec une femme, le regard avec plaisir et il a interdit l'exhibition. L'Islam a interdit tous les moyens qui tentent l'homme à commettre la fornication. L'Islam est venu interdire tout ce qui peut mener à la fornication. L'Islam a commencé par l'éducation de l'individu en le purifiant, en le poussant à préserver sa chasteté, en baissant son regard que ce soit l'homme ou la femme. Allah dit "Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît" et ce qui en paraît c'est-à-dire ce qui est autorisé à montrer c'est le visage et les mains selon beaucoup de gens de science "et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines".

 

http://fr.islamtoday.net/node/1068

http://www.femmeactuelle.fr/amour/couple/l-amour-chimie-ou-alchimie-00594

http://www.espace-musculation.com/cortisol.html

e6un7

La conception islamique de l’Art


l'art de l'Islam - Leili Anvar par 7jslp

 
 

Au fil des siècles, sur l’immense étendue du monde islamique, différentes conceptions de l’art se développèrent, de sorte qu’il est totalement impossible d’énoncer les principes qui détermineraient la nature de son Art. La thèse selon laquelle le texte fondateur de la religion, le Coran, aurait aussi déterminé la forme de l’art est parfaitement défendable puisqu’il comporte des passages consacrés à l’Art, et qu’il énonce des points de vue à partir desquels peuvent être, et ont été parfois, formulées des théories artistiques. Toutefois, ces passages ont été différemment interprétés au fil des siècles. Nous trouvons tout d’abord des textes consacrés à la réalisation ou à la construction d’oeuvres d’art. Un certain nombre d’exemples portent sur des cas concrets, des édifices particuliers, tout en relation avec Salomon, roi et prophète, célèbre pour ses exigences en nature artistique et dont les artisans auraient été des esprits (Djinns). D’après le verset 11 de la sourate 34, Dieu aurait fait couler à son intention une source de métal en fusion, adaptation musulmane de la célèbre mère de cuivre du temple de Salomon à Jérusalem, dont parle l’Ancien Testament. Les Djinns (sourate 34, 12) auraient également confectionné pour Salomon des "maharib" (sing. mihrab), statues, ainsi que de la vaisselle et des ustensiles de cuisine. La notion de mihrab se retrouve dans plusieurs significations avant de désigner la niche qui se trouve dans le mur arrière de la Mosquée, nous reviendrons sur ce point par la suite. Il désigne fondamentalement une place d’honneur, mais il est difficile de dire ce dont il s’agit exactement dans ce passage. On peut noter toutefois que les ouvrages de Djinns sont avant tout des objets utilitaires et même des ustensiles d’utilité quotidienne, ce qui permet de relier sans difficulté ce passage à des particularités ultérieures de l’Art islamique, à savoir l’embellissement d’objets utilitaires, assiettes, pots, lustres, écritoires, etc. Suivant l’exemple de Salomon, il était bon que l’homme accordât toute son attention à l’environnement qu’il s’était crée.

image 350 x 223 (JPEG)

La Mosquée de Kairouan
Ce vénérable sanctuaire de l’islam fut construit en majeure partie au IXe siècle. C’est le plus ancien lieu de prière du monde musulman occidental.
La mosquée fut fondée en 669/670 par le conquérant arabe Sidi Oqba Ben Nafi.

Un autre passage du Coran qui traite également de Salomon, semble plus complexe. Au verset 45 de la sourate 27, il est question d’un "sarh", fait ou recouvert de plaques de cristal ou de verre. Salomon l’a fait confectionner pour mettre à l’épreuve la reine de Saba et lui prouver sa supériorité. La signification exacte du mot "sarh" est controversée, on peut traduire au mieux par "espace construit" sans préciser davantage. Le plus étrange est que la reine de Saba prend l’espace en question pour un cours d’eau, autrement dit pour autre chose que ce qu’il est réellement. La signification religieuse de cette parabole ne nous intéresse pas ici, l’important est pour nous de noter que l’édifice en question a été construit afin de créer une illusion de réalité. Deux aspects de cette histoire correspondent à des traits permanents de la conception de l’art selon l’Islam, aspects partiellement contradictoires. D’un côté, l’oeuvre d’Art doit susciter l’étonnement et l’admiration, elle relève de la catégorie des objets extraordinaires, les "ajaib" (pluriel de "ajib", merveilleux, étonnant) terme utilisé constamment pour faire l’éloge des oeuvres. D’un autre côté, les oeuvres d’Art sont des illusions, des mensonges, elles prétendent être autre chose que ce qu’elles sont. Ainsi, l’Art peut-il être considéré comme mauvais et nuisible, c’est même l’avis de plus d’un lettré de l’islam moderne.

image 166 x 250 (JPEG)

Behzad, Leïla et Mejnoûn à l’école, 1494. 22 × 14 cm. Khamsé de Nizamî (folio 106 verso). British Museum, Londres
Tirée de la Khamsé de Nizamî, peinte à Hérat, l’œuvre témoigne d’un raffinement caractéristique de l’art du peintre Behzad.
La description d’une scène de la vie quotidienne empreinte d’un grand réalisme permet à l’artiste de créer une savante mise en page et d’y déployer toute la richesse de sa palette.
La miniature relate un épisode de la jeunesse des deux héros de la Khamsé, histoire d’amour tragique écrite par Amir Kusrau au début du XIVe siècle.

Un thème domine depuis toujours le débat sur l’Art islamique, le problème de la représentation des êtres vivants. Le Coran lui-même ne formule aucune interdiction directe en la matière. D’après l’opinion générale, le fameux "aniconisme" musulman, la réticence à l’égard de la représentation picturale (par opposition à "l’iconoclasme", destruction des images par la violence qui n’intervint pratiquement jamais dans le cadre de l’Islam, ou alors essentiellement à des époques plus tardives) fut essentiellement une réaction à la richesse des représentations picturales que les musulmans trouvèrent dans les pays du pourtour de la Méditerranée et en Iran, puis en Inde et en Asie Centrale. Au départ, cette réticence était d’ordre social et psychologique, mais non idéologique, au fil des siècles toutefois, le refus des images fut intellectuellement et théologiquement fondé et l’on rechercha à l’appui de cette attitude, différentes maximes du Coran et des Hadiths retraçant les faits et gestes de Muhammad saws. Cela vaut en particulier pour le verset 43 de la sourate 3 racontant que Jésus donna vie à un oiseau dessiné pour prouver à travers ce miracle que seul Dieu est capable de donner la vie.

La toute-puissance unique de Dieu est un principe essentiel de l’Islam qui va de pair avec un rejet absolu des idoles. Il était possible de soupçonner dans la représentation artistique des êtres vivants l’amorce d’une idolâtrie, aussi, la plupart des théologiens la condamnèrent comme un péché. Selon différentes traditions, au jour du Jugement dernier, les artistes seraient sommés de donner vie aux créatures qu’ils auraient représentées, et comme ils en seraient incapables, ils seraient voués aux enfers. Cette interdiction des images fut toutefois interprétée avec assez de souplesse et un certain nombre de traités aboutissent à des conclusions différentes en la matière. Elle influença néanmoins de différentes manières l’Art islamique. La Foi elle-même ne pouvait être représentée par des images, la piété dut donc trouver d’autres formes pour s’exprimer visuellement, c’est-à-dire artistiquement au sens le plus étroit. On pense généralement que ce fut à travers l’écriture, et que la calligraphie devint ainsi la véritable forme artistique de l’islam. Cette attitude eut aussi pour conséquence que l’Art profane et en particulier l’artisanat d’Art occupèrent une place de premier plan, alors qu’à la même époque, l’art religieux dominait presque partout ailleurs. Mais la conséquence principale de l’interdiction des images fut que le livre sacré ne fournit pas la source d’inscription la plus riche et la plus durable de l’artiste. Il y eut des exceptions, surtout à partir du XIIIe siècle dans le domaine de l’Art iranien et dans l’Art populaire, mais furent rares : l’expression de la Foi ne joue pas un rôle très important dans l’Art islamique, mis à part l’architecture et la calligraphie.

image 186 x 200 (JPEG)

Lampe du XIVe siècle, destinée à être suspendue par les côtés.
Le corps échancré en verre transparent est agrémenté de caractères coufiques stylisés, qui sont gravés à la roue et émaillés.

Il faut mentionner pour finir deux thèmes qui furent dès le départ déterminants. Tout d’abord, la description extrêmement vivante, toujours très précise du Paradis, avec ses jardins, ses jeux d’eau et ses pavillons. Sans doute ces descriptions exercèrent-elles une influence directe sur l’Art décoratif musulman. On pense par exemple que le décor de mosaïque de la grande mosquée de Damas, qui date du début du VIIIe siècle, comporte une représentation du jardin du Paradis. Et même les jardins aménagés sous le règne des Moghols en Inde au XVIIe siècle sont à l’image des visions islamiques du Paradis. Même si nous ne sommes pas toujours en présence de représentation du paradis là où tel ou tel chercheur a cru les découvrir, le thème est incontestablement récurrent dans l’Art islamique de tous les pays. A l’époque moderne, certains architectes et urbanistes du monde musulman se sont réclamés de la maxime religieuse selon laquelle Dieu avait fait de l’homme son représentant sur terre et lui avait ainsi confié le soin de ce monde. Ils considèrent donc la préservation et l’entretien de la pureté de la nature comme partie intégrante des impératifs de l’Islam et, guidés par leur Foi, ils ont conçu plusieurs projets de constructions d’immeubles, de quartiers, voire de villes entières en harmonie avec la nature.

(Source : Extrait tiré de l’ouvrage : "Arts et civilisations de l’Islam", sous la direction de Markus Hattatein et Peter Delius, éditions Könemann, 2000)

 

Sawsan R.

Créer un site internet avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site